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septembre 04, 2026

Le double verrou, entre jeu étatique et patience !

Sommaire:

A) - Vous êtes nommé ministre du Budget. Votre mission : réduire le déficit.

B) - Le double verrou

C) - Jusqu'où la patience est-elle infinie ? 

D) - Budget 2027 : « Encore plus de mauvaise foi »… Pourquoi la présidentielle rend la tâche de Lecornu impossible

 

 


 

A) - Vous êtes nommé ministre du Budget. Votre mission : réduire le déficit.

Problème : 

 🏥 l’Hôpital veut plus d’argent 

🎓 l’Éducation aussi 

👴 les retraités refusant les économies 

🏛️ les ministres défendent leur budget 

🇫🇷 les Français refusent les hausses d’impôts 

💣 et la dette explose. 


 Bienvenue dans La Bataille du Budget. Un jeu où chaque décision vous rapproche du succès… ou de la crise. 

🎮 Jouez ici : http://labatailledubudget.netlify.app 

Quel sera votre premier arbitrage ?

Quel dircab choisir-vous en général ? Je vous présente en-dessous les avantages de chaque profil ⤵️

🤝Le dealmaker 39,5 %  

📓Le technocrate 39,2 %  

🎙️Le spin doctor 21,3 %


Le technocrate a pour principal avantage de débloquer chaque début d’année une réforme structurelle : retraites, santé, fonction publique, collectivités, fiscalité… Au total, une dizaine de réformes structurelles à débloquer qui peuvent générer de grosses économies budgétaires… ou échouer lamentablement !

Rayan Nezzar 
@Rayan_Nezzar 
Professeur des universités associé à @Univ_SPN , haut-fonctionnaire, ex-conseiller ministériel @Matignon @Education_Gouv @Economie_Gouv , milieu de terrain

Le jeu est juste. C’est même ça qui gêne.


Il ne décrit pas une panne de courage. Il décrit un système qui fonctionne comme il a été conçu : chacun défend ce qu’il reçoit, personne n’accepte ce qu’il paie, et le ministre du Budget est chargé de réconcilier l’irréconciliable jusqu’à la prochaine échéance.

Les retraites sont « intouchables » parce que le coût d’y toucher est immédiat et nominatif, tandis que le coût de ne pas y toucher est lointain et anonyme. L’hôpital et l’école veulent plus d’argent pour la même raison. Une dépense visible crée des alliés. Une économie crée des ennemis. Dans ces conditions, le déficit n’est pas un échec. C’est le résultat.

On vous demande de ramener les comptes à 3 %. Comme si le problème était un écart de gestion.
Le jeu montre autre chose : tant que l’État promet plus qu’il ne prélève, le ministre n’arbitre pas entre le bien et le mal. Il choisit seulement qui sera mécontent aujourd’hui, et qui le sera plus tard.

C’est pour cela que le jeu est bon. Il ne ment presque pas sur les contraintes. Il ment seulement sur la victoire. Gagner ici, c’est durer dans les règles actuelles. 

Redresser vraiment le pays, ce serait changer de jeu. 


B) - Le double verrou

La France est trop endettée pour être maître de son propre destin. Si l’on n’agit pas vite, le budget 2027 sera déjà entre les mains du Rassemblement national (RN), qui en fera un désastre, et d’ici 2034, la France n’aura plus son mot à dire sur la manière dont est dépensé le budget européen. Ma nouvelle chronique pour @lesechos est en ligne. Le double verrou Lien dans la bio. https://attali.com/geopolitics/the-double-lock/ 

                             Image : L'Écluse de Jean-Honoré Fragonard, tableau vers 1777-1778

En écoutant les débats en France aujourd’hui – qui, pour le moment, ressemblent davantage à ceux qui ont précédé l’élection d’un maire de village en 1920 qu’à une campagne présidentielle en 2026 – j’ai l’impression que trop peu de candidats comprennent, ou sont prêts à admettre publiquement, quelle est la véritable situation du pays : malgré ce que pourraient affirmer ceux qui l’ont récemment dirigée – et tous ceux qui prétendent la diriger demain –, la France n’est plus, dans le monde d’aujourd’hui, capable de prendre une décision véritablement souveraine. C’est, en réalité, le cas pour presque tous les pays du monde, et il serait tragique de continuer à le nier. 

La France n'est plus cette heureuse province agricole autosuffisante, à l'abri de toute menace, capable de survivre à une occupation, une guerre ou une épidémie. Elle est prise dans un réseau mondial dont aucun des régionalismes extrémistes qui la menacent ne pourra la libérer. Plus encore : elle ne peut plus revendiquer sa souveraineté tout en vivant aux crochets de ses voisins. 

À cela s'ajoutent désormais au moins deux nouvelles contraintes qui viennent de s'abattre sur elle : 

La première est celle imposée par les six pays les plus économes de l'Union européenne : l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède. Réunis le jeudi 27 août 2026 à Berlin, sous l'impulsion du chancelier allemand Friedrich Merz, ils ont pris des décisions historiques passées presque inaperçues : en l'absence des autres dirigeants européens – et notamment de la France, exclue pour la première fois d'une réunion en petit comité des principaux États membres de l'Union –, ces six dirigeants ont décidé de l'avenir des finances européennes. Ils ont rejeté le budget de 2 000 milliards d’euros sur sept ans (2028-2034) proposé par la Commission européenne comme cadre financier pluriannuel (qui aurait représenté une augmentation de 60 % en prix courants par rapport au cadre actuel (2021-2027)) ; ils ont exigé (voire insisté) une réduction de plusieurs centaines de milliards d’euros de ce budget et ont rejeté toute nouvelle dette commune au niveau européen ; autrement dit, ils ont décidé de mettre un terme à l’émission d’euro-obligations. Autant de mesures auxquelles la France était très attachée et dont elle a absolument besoin pour financer sa dette. Ce diktat des pays frugaux peut être considéré comme l’acte fondateur d’un nouveau « cercle restreint de l’euro », remplaçant le duo franco-allemand dans ce rôle. De plus, ces six pays (sur 27 États membres), qui financent à eux seuls près de 40 % du budget de l’Union européenne, exigent désormais un contrôle précis de l’utilisation de ces fonds et souhaitent réorienter l’intégralité des décaissements vers la compétitivité, la maîtrise des migrations, le soutien à l’Ukraine et la sécurité de l’Union face à la menace d’une attaque russe imminente contre un pays européen – quitte à consacrer une part importante de ces fonds à l’achat d’armes américaines, qu’ils présentent comme les seules disponibles en cas d’urgence. Toutes les autres priorités (agricoles, industrielles, technologiques, scientifiques, environnementales, sociales, culturelles ou d’aide au développement) chères à la France seront reléguées au second plan. En bref, d’ici à 2034, la France n’aura plus voix au chapitre quant à l’utilisation du budget européen.

Le second obstacle est celui que le Rassemblement national (RN) peut (et va probablement) imposer au budget de 2027. Ce budget ne peut être adopté que de deux manières : soit par ordonnances (une procédure inédite, manifestement antidémocratique puisqu’elle contourne la responsabilité première du Parlement, et qui témoignerait de l’impuissance radicale d’un gouvernement moribond) ; soit par le recours répété à l’article 49.3, ce qui ne peut réussir que si le RN s’abstient. Or, le RN s’apprête sans aucun doute à faire de son abstention une monnaie d’échange très coûteuse : on imagine déjà Marine Le Pen expliquer que, certaine d’être élue en mai prochain, elle est déterminée à ne pas perdre une minute et exige que le budget 2027 s’aligne sur ses priorités politiques, puisqu’il lui sera impossible de le modifier avant septembre 2027, date à laquelle le budget 2028 devra être présenté. Par conséquent, en échange de son abstention lors du vote du budget 2027, elle exigera l’inclusion des mesures phares de son programme : une réduction de 50 % de la contribution de la France au budget européen, la suppression des aides sociales pour tous les étrangers en situation irrégulière, le retour à la retraite à 60 ans pour les carrières longues, 125 milliards d’euros d’économies et des droits de douane sur les importations industrielles — y compris celles provenant de pays de l’Union européenne. Si le gouvernement cédait à de telles mesures, la France romprait avec ses engagements européens, ce qui est précisément ce que recherche le Rassemblement national (RN). Il lui serait alors facile de soutenir que la France n’est plus souveraine et qu’il faut y remédier au plus vite. C’est un argument de campagne puissant, surtout face au « diktat » des pays du Nord évoqué plus haut. 

Ces deux obstacles — dont l’actuel gouvernement français porte la responsabilité première et qui viennent s’ajouter à tous les autres — subsisteront même en cas d’élection de Marine Le Pen. Ils lui donneront toutes les raisons de provoquer une crise avec nos partenaires les plus « frugaux », une crise qui ne pourra se solder que par sa soumission ou par un « Frexit ». 

Il est encore temps d’éviter ce double piège, en commençant enfin à assainir nos finances et en s’abstenant de promettre des miracles pour l’après-2027. Les Français sont prêts à l’entendre.

Jacques Attali  

Jacques Attali est docteur en économie, diplômé de l'Ecole Polytechnique et conseiller d'Etat. Conseiller spécial du président français François Mitterrand pendant dix ans, il est le fondateur de quatre institutions internationales : Action contre la faim, Eureka, BERD, Positive Planet. Jacques Attali est l'auteur de 86 ouvrages (dont plus de 30 spécifiquement consacrés à l'analyse future), vendus à plus de 10 millions d'exemplaires et traduits en 22 langues. Il est chroniqueur aux journaux financiers Les Echos et Nikkei, après l'avoir été également à L'Express. Jacques Attali dirige également régulièrement des orchestres à travers le monde.

https://www.attali.com/en/geopolitics/the-double-lock/




C) - Jusqu'où la patience est-elle infinie ?

Pourquoi le même acte change-t-il de nom selon celui qui le commet ? 

Ici : légitime défense. 

Là : crime de guerre. 

Ici : démocratie. 

Là : propagande. 

Ici : une victime dont le monde doit connaître le visage. 

Là : une statistique. 

Et si le véritable sujet était devenu notre capacité à appliquer les mêmes principes à tous ?


 Il existe des questions auxquelles on peut répondre librement. Et d’autres que l’on préférerait que vous ne posiez même pas. « Peuple élu ». Khazars. Gaza. Russie. Macron. Doubles standards. Censure. Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi. Je vous demande de regarder les faits et d’oser poser les questions.

Bertrand SCHOLLER 

@55Bellechasse




D) - Budget 2027 : « Encore plus de mauvaise foi »… Pourquoi la présidentielle rend la tâche de Lecornu impossible

Le Premier ministre Sébastien Lecornu mise sur un nouveau « compromis » pour faire adopter ses textes budgétaires, mais la campagne présidentielle pourrait s’inviter lors des débats dans l’hémicycle

  • L'essentiel

  • Sébastien Lecornu a réuni cette semaine son gouvernement pour un séminaire de rentrée consacrée au budget 2027.

  • Le Premier ministre vise à faire adopter un budget de « compromis », un an après avoir échappé à la censure grâce à un accord avec les socialistes.

  • Mais cette année, en pleine campagne présidentielle, les stratégies des différents camps politiques pourraient lui compliquer la tâche.

 

Le retour de l’infernal casse-tête pour Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a réuni ce lundi son gouvernement pour un séminaire de rentrée. Avec un seul sujet au programme, et non des moindres, la préparation du budget 2027. Après un exercice 2026 périlleux et le recours à de multiples 49.3, la tâche s’annonce encore plus délicate. Car les débats budgétaires se feront ces prochains mois dans un contexte de campagne présidentielle explosif. Au point de menacer Sébastien Lecornu et son gouvernement d’une censure ?

Les difficultés budgétaires de l’automne sont désormais une rengaine depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022. Faute de majorité, aucun Premier ministre n’a réussi à faire adopter un budget sans l’utilisation de l’article 49.3. « La réalité, c’est qu’il y a onze familles politiques à l’Assemblée. Faire adopter un budget dans ces conditions est une chose complexe… », résume Prisca Thévenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine. « Sébastien Lecornu fait du mieux qu’il peut, mais trouver une majorité pour adopter un budget ne tient aujourd’hui que d’un point de vue philosophique », ajoute l’ex-porte-parole du gouvernement Attal.

Une difficulté se rajoute cette année à cette mission quasi-impossible. Pas moins de neuf candidats ou potentiels candidats à la présidentielle seront dans l’hémicycle lors des échanges budgétaires : les chefs de file de Renaissance et du Rassemblement national, Gabriel Attal et Marine Le Pen, l’ex-insoumis François Ruffin, l’écologiste Delphine Batho, quatre candidats à la primaire socialiste, et l’ancien président de la République, François Hollande. « Il faudra s’accorder sur un budget, même minimaliste, pour la stabilité du pays. Mais est-ce que les uns et les autres seront capables de sortir de leurs postures présidentielles et feront passer l’intérêt des Français avant l’intérêt de leur propre écurie ? », interroge Xavier Albertini, député Horizons de la Marne.

Une primaire PS qui chauffe à blanc

Le Premier ministre aimait se présenter l’année passée comme « le jaune d’œuf dans la mayonnaise ». Autrement dit, comme un « liant » entre les différents groupes politiques pour arriver à un compromis. Mais la mayonnaise pourrait cette fois-ci tourner au vinaigre. Car les socialistes, qui avaient topé pour un accord de non-censure l’année dernière, vont bientôt batailler pour remporter leur scrutin interne. Et à l’université de rentrée du Parti socialiste, le week-end dernier, Olivier Faure a donné le ton : « Je ne vois pas comment Gabriel Attal ou Édouard Philippe se mettraient cette année à chercher le moindre compromis avec la gauche. Le suspense, il est faible, vous connaissez la fin, il y aura une censure », a prévenu le Premier secrétaire et candidat à cette primaire, organisée à la mi-octobre.

« Nous jouerons le jeu, mais si la copie présentée par le gouvernement n’est pas acceptable, nous n’aurons pas la main qui tremble », confirme le député socialiste Romain Eskenazi. « Peut-être que le magicien Lecornu y arrivera, mais dans le contexte de campagne présidentielle, il y a le risque que chacun veuille avancer ses pions et campe sur ses positions », ironise l’élu du Val-d’Oise. « La présidentielle va tout compliquer, on l’a déjà vu avec les déclarations tapageuses de Lecornu et Faure. Il y aura cette année encore plus de mauvaise foi et de calculs… », soupire un élu proche de Raphaël Glucksmann.

Le RN en arbitre ?

Le gouvernement a tenté de mettre la pression sur les groupes politiques, rappelant le contexte économique morose, et le risque de dérapage du déficit public, au-delà de l’objectif fixé à 5 % du PIB. « On est actuellement dans le brouillard, avec des vents contraires. Mais le scénario catastrophe n’est bon pour personne. Et ce, quelle que soit couleur du futur gouvernement en 2027 », prévient Xavier Albertini. Le gouvernement chiffre à environ 15 milliards d’euros un « scénario catastrophe » où la France n’aurait pas de budget en fin d’année. Une facture qui ne manquera pas d’atterrir sur le bureau du futur locataire de l’Elysée. « On considère aussi que la dette est un problème, mais si le débat mène encore à la suppression de l’AME [aide médicale d’Etat] pour sauver la France, ce sera sans nous », prévient Eskenazi.

Si les socialistes rejoignent l’ensemble de la gauche sur la censure, le destin de Sébastien Lecornu pourrait dépendre de l’attitude du Rassemblement national. Marine Le Pen, la cheffe des députés RN et quadruple candidate à la présidentielle, risquera-t-elle de provoquer l’instabilité en pleine campagne ? « Le cap pour le pays sera fixé dans huit mois, mais ce budget n’est pas non plus un exercice superflu. Nous aurons des lignes rouges et tout dépendra de l’attitude du gouvernement », prévient le député RN de l’Yonne, Julien Odoul, qui ajoute : « Pour l’instant, celui qui a les cartes en main, c’est Sébastien Lecornu. » Pas certain que son jeu suffise empêcher sa chute.


Dette : alerte rouge en France... et dans le monde
 
Ce sont des chiffres qui donnent le vertige. Aux États-Unis, le taux des emprunts à dix ans a récemment flirté avec les 5 %. Au Japon, il vient de franchir les 3 %, un niveau que le pays n’avait plus connu depuis trente ans. Au Royaume-Uni, il atteint 5, 22 %. Et en France, le coût de la dette ne cesse de grimper. Elle a payé mercredi 4,27 % de taux d'intérêt pour les emprunts qu'elle devra rembourser d'ici dix ans. C'est plus que la Grèce, et du jamais vu depuis 2008. 
 
Après des années d’argent presque gratuit, le monde découvre une nouvelle réalité : emprunter coûte cher, et cela change tout. Alors pourquoi les taux d’intérêt flambent-ils ? Chocs géopolitiques à répétition, inflation et bataille pour l’épargne disponible entre États endettés et géants de la tech… Jusqu’où cette remontée des taux peut-elle aller ? Et avec quelles conséquences en cascade ?
 
Pour les ménages, les crédits immobiliers vont coûter plus cher. En France, les taux moyens de ces crédits sont déjà passés en août à 3,23 % sur 15 ans (+ 0,07 point en un mois), 3,43 % sur 20 ans (+ 0,13) et 3,53 % sur 25 ans (+ 0,10), détaille Cafpi dans une note publiée mardi. Plus largement, les populations paient de plus en plus cher pour emprunter, avec le risque de plonger les Etats dans la récession.
 
Derrière cette remontée mondiale des taux, il y a aussi une autre menace : l’inflation. La guerre et les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, peuvent provoquer de nouvelles flambées des prix de l’énergie et des matières premières. Et une énergie plus chère se transmet rapidement au prix des transports, de l’alimentation et de nombreux biens et services. Un scénario que les banques centrales redoutent : une inflation qui repart alors même que les économies ralentissent. 
 
Et la France est particulièrement exposée à cette équation complexe. Car la remontée des taux va aussi augmenter la charge des intérêts de la dette qui dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros. Elle devrait atteindre 64 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2026, anticipait le ministre de l’Économie Roland Lescure fin juin, avant le passage des 4 % à dix ans. En 2027, elle pourrait atteindre environ 74 milliards d’euros. Une somme vertigineuse, supérieure au budget consacré à certains ministères régaliens, que le gouvernement doit intégrer dans la préparation du budget 2027 particulièrement difficile. D’autant que le calendrier électoral rend la situation encore plus explosive. 2027 sera l’année de l’élection présidentielle. La dette comme le pouvoir d’achat devrait s’imposer comme l’un des grands sujets de la campagne. Avec une question qui sera impossible à éviter : qui doit payer ?
 
Pendant ce temps, sur le terrain, les entreprises commencent à payer le prix de cette conjoncture. Là encore, les chiffres sont préoccupants. Plus de 70 000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur douze mois à la fin du premier semestre 2026. Les procédures collectives restent à des niveaux élevés et continuent de progresser. Pour les entreprises les plus fragiles, la remontée des taux peut être le choc de trop. Nos journalistes sont allés à la rencontre d’un entrepreneur qui se bat depuis plusieurs mois pour éviter le dépôt de bilan.

http://bit.ly/EmissionCdanslair.

 


septembre 20, 2025

International News: Forces conservatrices et patriotiques - Sanctions UE contre Russie - Pologne Vs marchandises chinoises

 Sommaire:


A) L’avancée des forces conservatrices et patriotiques : un phénomène mondial en pleine expansion

B) Le 19ème paquet de sanctions de l’UE contre la Russie !!

C) La Pologne bloque l’accès des marchandises chinoises à l’Europe

D) La Pologne reconnait une nouvelle accusation sans fondement contre la Russie

 


A) L’avancée des forces conservatrices et patriotiques : un phénomène mondial en pleine expansion

Les peuples du monde entier expriment une lassitude croissante face à l’idéologisme dominant des idées de gauche, perçu comme déconnecté de la réalité quotidienne.

Ce phénomène se traduit par une progression fulgurante des idées conservatrices et patriotiques, qui attirent de plus en plus d’adeptes.

Portées par un désir profond de préserver l’identité nationale et de résister à une élite déracinée visant à transformer les citoyens en consommateurs interchangeables et en « robots » au service d’un mondialisme effréné, ces idées transcendent les frontières. Même sans toujours accéder au pouvoir immédiat, elles influencent les débats et pourraient se concrétiser dans de futurs gouvernements, comme le montrent les tendances de 2025 avec une hausse de la disruption politique liée au populisme et à « l’extrême droite ». Des élections récentes et des sondages illustrent cette dynamique, non seulement en Europe mais aussi à l’échelle globale, où des mouvements similaires remettent en question les systèmes des partis traditionnels.

 


 

La lassitude des peuples face à l’idéologisme de gauche et sa collaboration avec le mondialisme

Les idées de gauche, imprégnées d’un progressisme abstrait, ignorent souvent les réalités concrètes des citoyens : hausse du coût de la vie, insécurité liée à l‘immigration massive, et érosion des traditions culturelles. Paradoxalement, la gauche et le centre mou collaborent avec le mondialisme, un système qui les utilise pour avancer ses agendas d’uniformisation globale. Piloté par des élites déracinées, ce mondialisme promeut une perte d’essence nationale au profit d’un marché interchangeable. Les peuples aspirent à conserver leur identité et refusent d’être déclassés, relégués à des rôles sans racines. Cette frustration alimente un « vent de changement » mondial, où les idées populistes de droite – anti-globalisation, nativistes et protectionnistes – gagnent du terrain, influençant même la politique étrangère. En 2025, le populisme continue à façonner la politique globale, avec des cibles comme les élites gouvernementales et les agendas « woke ».

En France, cette collaboration prend une forme particulièrement cynique sous Emmanuel Macron, qui utilise l’extrême-gauche, notamment les antifas et les black-blocs, pour saborder les manifestations populaires et les discréditer.

 

Lors du mouvement des Gilets Jaunes en 2018-2019, ces groupes radicaux ont infiltré les cortèges, commettant des actes de violence qui ont servi à justifier une répression accrue et à dépeindre les protestataires comme des extrémistes, faisant ainsi des black-blocs les « idiots utiles » du pouvoir macroniste. Plus récemment, lors de la journée d’action « Bloquons Tout » le 10 septembre 2025 – une mobilisation massive inspirée des Gilets Jaunes, avec blocages d’autoroutes, sabotages et heurts avec la police –, des éléments d’extrême-gauche ont été impliqués dans des actes de vandalisme, comme des incendies à Paris, renforçant l’image de chaos et permettant au gouvernement de minimiser les revendications populaires contre la politique économique et sociale. Ces groupes tentent de substituer leurs idées mondialistes – wokisme, anti-frontières, immigration massive – aux demandes authentiques des manifestants, en apportant finalement leur caution au gouvernement en place. Ils trahissent ainsi totalement leur propre raison d’être anti-capitaliste, préférant s’aligner sur un pouvoir libéral qui les instrumentalise. Il est également à signaler que la gauche dans sa quasi-majorité a appelé à voter Macron deux fois, en 2017 et 2022, contre Marine Le Pen, formant un « front républicain » qui a consolidé le mondialisme au pouvoir au détriment de ses propres idéaux.

 


 

Les idées conservatrices et patriotiques gagnent des adeptes en Europe

En Europe, ces idées attirent un nombre croissant d’adeptes, même au-delà des partis au pouvoir. Les élections européennes de 2024 ont marqué un tournant, avec les partis dits « d’extrême droite » remportant plus de sièges au Parlement que jamais, influençant des pays comme la France, le Portugal, la Belgique et l’Autriche. En Allemagne, l’AfD mène avec 27 % dans les sondages ; en France, le Rassemblement National (RN) atteint 30 % et plus ; aux Pays-Bas, le PVV de Geert Wilders est en coalition ; en Italie, les Frères d’Italie de Giorgia Meloni dominent à 28-30 % ; en Hongrie, Fidesz d’Orbán dépasse 50 %. Nationalistes et populistes de droite remodèlent le paysage, avec une hausse en 2025 due à des défis comme la croissance économique faible et les crises sécuritaires. Des alliances comme « Patriots for Europe » – regroupant Le Pen, Orbán, Wilders, Salvini et Abascal – forment la troisième force au Parlement avec 84 sièges, prônant souveraineté, frontières sécurisées et préservation des racines judéo-chrétiennes. Même sans gouverner partout, ces idées pourraient briser le « cordon sanitaire » en 2025, avec une demande accrue pour inclure « l’extrême droite » dans des coalitions.

Une tendance mondiale : des Etats-Unis à l’argentine

Ce mouvement n’est pas confiné à l’Europe ; il gagne des adeptes dans le monde entier, avec des figures comme Donald Trump aux États-Unis, réélu en 2024 et inspirant un populisme autoritaire qui cible les élites et promeut l’anti-globalisation. En Argentine, Javier Milei incarne un populisme libertarien, combinant réformes économiques radicales et discours anti-élite, influençant d’autres leaders comme Trump qui adopte un populisme économique similaire. Au Brésil, l’héritage de Bolsonaro persiste malgré des revers, tandis qu’en Inde, Modi et en Turquie, Erdoğan renforcent des nationalismes populistes. Ces idées, vues comme une force légitime, pourraient mener à plus de gouvernements populistes, remplaçant la méfiance par une coopération transatlantique. Le populisme global n’est pas mort ; il évolue, avec des exemples comme Wilders aux Pays-Bas montrant sa résilience.

Les progrès spectaculaires en Grande-Bretagne : Nigel Farage et reform UK à l’assaut du pouvoir

 

En Grande-Bretagne, le renouveau patriotique se manifeste avec la percée de Nigel Farage et Reform UK. Artisan du Brexit, Farage positionne son parti comme alternative au bipartisme. En juillet 2024, il remporte cinq sièges ; depuis, des défections de conservateurs comme Danny Kruger et d’anciens ministres comme Nadine Dorries renforcent ses rangs. Les sondages de septembre 2025 créditent Reform UK de 32 %, devançant travaillistes et conservateurs. Farage se prépare pour gouverner, visant 2027, en s’opposant à l’immigration illégale et aux politiques woke. Cette ascension reflète un sentiment patriotique renaissant, amplifié par les récentes manifestations conduites par Tommy Robinson.

La nécessité d’une union des patriotes en France pour un futur gouvernement

En France, les idées conservatrices et patriotiques séduisent un public massif, bien que leur représentation actuelle par le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen soit entaché de compromissions qui trahissent ses électeurs. Malgré des sondages à plus de 30 % et une influence sur les crises politiques successives – comme la chute du gouvernement Bayrou en septembre 2025,

le RN s’aligne de plus en plus sur les positions du gouvernement Macron : pro-UE, pro-OTAN, et calqué sur la plupart des décisions de politique étrangère, à l’exception d’une rhétorique plus ferme sur l’immigration qui masque une convergence réelle.

Des rencontres secrètes avec des ministres macronistes, un refus systématique de soutenir des motions de censure ou de destitution contre Macron – malgré le soutien massif de sa base pour de telles actions –, et une posture « responsable » qui préserve l’institution présidentielle illustrent ce « renoncement national », transformant le RN en une opposition factice intégrée au système mondialiste.

Ce « cordon sanitaire » inversé, où le RN protège Macron au nom de la stabilité, révèle un fossé entre les élites partisanes et un peuple las des promesses non tenues. Avec la crise actuelle – Macron nommant un nouveau Premier ministre minoritaire pour la énième fois –, des élections anticipées pourraient bouleverser le paysage, mais seulement si les patriotes transcendent ces trahisons. Une union urgente s’impose : rassembler la gauche patriotique (Georges Kuzmanovic, Juan Branco) et la droite souverainiste (Les Patriotes de Florian Philippot, François Asselineau, Éric Zemmour, Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dupont-Aignan) pour former un front uni contre l’euromondialisme de Macron (NDLR : liste non exhaustive).

Cette alliance, en priorisant la Nation au-delà des clivages, pourrait enfin « foutre dehors » les mondialistes et restaurer une France souveraine.

Mais si cette hypothétique union devait échouer à cause des égos surdimensionnés des leaders actuels, une personnalité extérieure aux partis traditionnels – charismatique et rassembleuse – devra émerger pour siphonner les électeurs de tous ces mouvements, y compris ceux du RN déçus par ces alignements.

En effet, les électeurs n’appartiennent à personne et restent libres de déserter des partis qui les ont trahis depuis des décennies, comme en témoigne le taux d’abstention record lors des élections récentes, signe d’une défiance profonde envers un système partisan corrompu et déconnecté.

En conclusion, les idées conservatrices et patriotiques ne se limitent pas aux partis au pouvoir ; elles attirent des millions d’adeptes mondialement, influençant débats et futurs gouvernements. De l’Europe aux Amériques, ce mouvement répond à un système défaillant. En France, il pave la voie à un changement radical. Le temps des élites déracinées s’achève ; place aux Nations fortes et identitaires ouvertes à toute collaboration mutuellement profitable sans exception idéologique raisonnable.

Un monde multipolaire comme nous le prônons tous les jours ici dans nos colonnes.

https://multipol360.com/lavancee-des-forces-conservatrices-et-patriotiques-un-phenomene-mondial-en-pleine-expansion/


 

B) Le 19ème paquet de sanctions de l’UE contre la Russie !!

Un suicide économique orchestré par Bruxelles et Washington

Adoption du paquet : une soumission aux diktats américains

L’Union européenne, dans une démonstration flagrante de soumission aux diktats américains, vient d’adopter son 19e paquet de sanctions contre la Russie, un ensemble de mesures hypocrites et autodestructrices qui accélèrent la dégringolade économique des peuples européens. Proposé par la Commission européenne le 19 septembre 2025 et soumis à l’approbation unanime des États membres, ce paquet cible principalement le secteur énergétique russe, sous la pression directe de Donald Trump, qui a conditionné ses propres sanctions à une rupture plus ferme des Européens avec Moscou. Au lieu de défendre les intérêts de ses citoyens, l’UE choisit de creuser sa propre tombe, en accentuant la dépendance vis-à-vis de Washington et en sacrifiant l’accès à une énergie abordable, vitale pour la compétitivité industrielle.

L’interdiction avancée du GNL russe : un coup dur pour la France

Parmi les mesures phares de ce paquet suicidaire figure l’avancée d’un an de l’interdiction totale des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, fixée désormais au 1er janvier 2027 au lieu de 2028. Cette décision, qui frappe directement la France – l’un des plus gros importateurs de GNL russe en Europe – illustre l’hypocrisie crasse de Bruxelles. Pendant que les dirigeants européens fanfaronnent sur leur « découplage » avec la Russie, des pays comme la France continuent d’acheter massivement ce gaz, souvent via des intermédiaires, tout en prétendant lutter contre l’agression russe en Ukraine. Résultat : les prix de l’énergie explosent pour les ménages et les entreprises européennes, favorisant une délocalisation massive des industries vers des régions plus stables et moins idéologiquement alignées.

Sanctions sur les navires et les pays tiers : vers une guerre commerciale globale

Mais l’absurdité ne s’arrête pas là. Le paquet inclut des sanctions contre 118 nouveaux navires de la « flotte fantôme » russe, portant le total à plus de 560 vaisseaux interdits, ainsi que des interdictions sur la réassurance de ces navires et des avions russes utilisés.

Pire encore, l’UE cible désormais des entreprises en pays tiers, notamment en Chine et en Inde, accusées de commercer des produits énergétiques russes ou de violer les sanctions existantes.

Des raffineries, traders pétroliers et sociétés pétrochimiques chinoises et indiennes sont listées, avec des contrôles d’exportation renforcés sur 45 entités supplémentaires dans ces pays. Cela équivaut à une déclaration de guerre commerciale contre les géants asiatiques, alignée sur les intérêts de Trump qui vise à isoler la Russie au prix d’une confrontation avec Pékin et New Delhi.

Les Européens, déjà affaiblis, se voient ainsi expulsés des marchés russo-asiatiques florissants, laissant la place libre aux Américains pour occuper ces espaces économiques lucratifs.

Mesures financières draconiennes : isolant l’Europe du reste du monde

Ajoutons à cela des mesures financières draconiennes : une interdiction totale des transactions avec davantage de banques russes et leurs filiales en pays tiers, un bannissement des plateformes de cryptomonnaies, et des restrictions sur les services crypto pour les nationaux russes. Le système de cartes de crédit russe MIR et les paiements rapides SBP sont également visés. Sans oublier des interdictions sur des exportations de produits chimiques, métaux, sels et minerais utiles à l’armée russe, ainsi que sur des services high-tech comme l’IA, l’informatique haute performance et les informations géospatiales.

L’hypocrisie européenne : des accusations sélectives et contradictoires

Ces décisions idiotes, dictées par une élite bruxelloise déconnectée, asservissent les peuples européens en les privant d’énergie bon marché et en les exposant à une inflation galopante.

Prenez la Hongrie et la Slovaquie : ces pays, dépendants à 70-80 % du pétrole russe via oléoducs, disposent de réserves limitées (30-45 jours) et ne peuvent se passer de ces approvisionnements sans catastrophe économique. Pourtant, sous la pression de Macron et consorts, on les accuse d’hypocrisie, alors que des géants comme l’Allemagne importent du pétrole « russe » via le Kazakhstan – où des compagnies russes comme Lukoil opèrent – ou que la France et d’autres achètent via l’Inde et la Turquie, générant des milliards de profits pour ces intermédiaires au détriment des peuples.

Les bénéficiaires invisibles : Turquie, Inde et autres intermédiaires

L’hypocrisie est totale : la Turquie, deuxième plus grand bénéficiaire des réexportations de pétrole russe vers l’Europe (5 milliards de dollars depuis 2022), échappe aux critiques, tout comme l’Inde. Pendant ce temps, les Européens paient le prix fort, avec des industries qui fuient vers les États-Unis ou l’Asie.

L’UE, main dans la main avec l’OTAN, pousse à l’escalade guerrière contre la Russie, alimentant un conflit que le peuple français rejette massivement.

Les sondages le montrent : les Français ne veulent pas de cette guerre par procuration, qui draine leurs ressources sans bénéfice tangible.

L’asservissement des peuples et l’urgence du FREXIT

Il est temps de dire stop à cet asservissement. La France n’a aucun intérêt à rester dans cette UE mortifère, où elle verse plus d’argent qu’elle n’en reçoit – contributeur net à hauteur de presque 10 milliards d’euros annuels, finançant des pays qui nous concurrencent ou nous défient. Une sortie de l’UE, suivie d’un rapprochement avec les BRICS+, offrirait une alternative vitale : accès à des marchés émergents dynamiques, énergie abordable via des partenariats avec la Russie, la Chine et l’Inde, et une souveraineté retrouvée loin des bellicistes de Bruxelles et de l’OTAN. Les peuples européens méritent mieux que d’être les pions d’une élite atlantiste qui les ruine pour plaire à Washington. Le Frexit n’est plus une option, c’est une nécessité pour survivre dans un monde multipolaire.

https://multipol360.com/le-19e-paquet-de-sanctions-de-lue-contre-la-russie/ 

 


C) La Pologne bloque l’accès des marchandises chinoises à l’Europe

La Pologne a récemment pris une décision radicale en fermant sa frontière avec la Biélorussie, incluant un point de passage ferroviaire stratégique qui servait de porte d’entrée principale pour les marchandises chinoises vers l’Union européenne.


Cette mesure, effective depuis le 12 septembre 2025, répond à des préoccupations sécuritaires liées à de très controversées incursions de drones russes dans l’espace aérien polonais, exacerbant les tensions régionales avec la Russie.

 

Le site concerné, un hub ferroviaire majeur, gérait jusqu’à 90 % du fret ferroviaire entre la Chine et l’UE, facilitant le transit de biens d’une valeur annuelle estimée à 25 milliards d’euros via une ligne express traversant la Russie. Bien que ce mode de transport ne représente qu’une fraction modeste des échanges globaux entre l’UE et la Chine – environ 3,7 % – il connaît une croissance rapide, avec une augmentation de plus de 10 % du volume de fret et une hausse de 85 % de la valeur des expéditions en 2024.

Cette fermeture, initialement présentée comme temporaire lors d’exercices militaires russes, s’est transformée en blocage indéfini, perturbant gravement la chaîne d’approvisionnement connue sous le nom de « Nouvelle Route de la Soie » ferroviaire. Pékin a exercé des pressions diplomatiques sur Varsovie pour une réouverture rapide, soulignant les risques pour les relations commerciales bilatérales, mais la Pologne a maintenu sa position, priorisant la sécurité nationale. L’Union européenne suit de près la situation, évaluant les impacts potentiels sur le commerce global, tandis que des alternatives comme la route maritime du Nord via la Russie émergent pour contourner le problème, bien que plus coûteuses et dépendantes des conditions climatiques. Cette interruption pourrait entraîner des hausses de prix pour les consommateurs européens et des retards dans les chaînes logistiques, affectant des secteurs comme l’électronique, l’automobile et d’autres biens de consommation courante.

 


Un contexte géopolitique en mutation : l’émergence de blocs alternatifs

Cet épisode s’inscrit dans un paysage géopolitique en pleine transformation, où les tensions entre l’Occident et les puissances émergentes comme la Chine et la Russie accélèrent le déclin de l’influence européenne et américaine. Des forums internationaux récents illustrent cette dynamique : des sommets regroupant des nations du Sud global, comme ceux impliquant des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, visent à établir un ordre mondial plus équilibré (OCS, BRICS+), loin de l’hégémonie des institutions traditionnelles telles que le FMI ou la Banque mondiale.

Par exemple, des discussions tenues récemment sous présidence brésilienne ont mis l’accent sur la dédollarisation, favorisant les échanges en monnaies locales pour réduire la dépendance au dollar américain. Ces initiatives, portées par un groupe élargi (BRICS+) incluant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, ainsi que de nouveaux membres comme l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Indonésie, représentent près de la moitié de la population mondiale et 40 % du PIB global. Les agendas incluent la réforme du commerce international pour contrer le protectionnisme occidental, la gouvernance de l’intelligence artificielle, et des projets de développement durable, tout en renforçant la coopération avec des partenaires d’Amérique latine et d’Asie du Sud-Est. Malgré des divergences internes, ces efforts consolident une coopération Sud-Sud, avec des outils comme une banque de développement pour financer des infrastructures et une plateforme de paiements unifiée.

 

 

Un autre sommet (OCS), tenu fin août 2025 à Tianjin en Chine, a souligné la quête d’une stabilité eurasienne face à un Occident perçu en déclin économique et sociétal. Réunissant des leaders de la Chine, de la Russie, de l’Inde et d’autres États asiatiques, ce forum a promu une coopération en matière de sécurité, d’intelligence artificielle et d’extraction de ressources critiques, avec des propositions de financement massif pour des projets régionaux. Le commerce au sein de ce bloc a bondi de 25 % en 2023, atteignant des centaines de milliards de dollars, contrastant avec une croissance mondiale occidentale freinée à 2,3 % pour 2025, marquée par un ralentissement du PIB américain, une inflation persistante en Europe, une hausse du chômage et une érosion des valeurs traditionnelles.

Ces évolutions signalent un basculement vers un monde multipolaire, où les sanctions unilatérales et les doubles standards occidentaux sont contestés, favorisant des accords régionaux et une attractivité accrue pour les investissements directs étrangers.

La France face à un choix crucial : quitter l’UE pour sauvegarder son avenir

Dans ce contexte, la France se trouve à un carrefour stratégique. L’Union européenne, par ses alignements rigides sur des intérêts atlantistes et ses politiques qui exacerbent les tensions commerciales – comme cette fermeture polonaise qui pénalise l’ensemble du bloc – semble œuvrer à sa propre perte et à celle des peuples qui la composent. En persistant dans une dépendance vis-à-vis de Washington et en ignorant les opportunités offertes par les nouveaux pôles de puissance, l’UE risque l’isolement économique et géopolitique, aggravant les crises internes comme l’inflation, le chômage et la désindustrialisation.

Pour la France, il est impératif de se repositionner en souveraineté : quitter l’UE pour nouer des partenariats équilibrés avec les blocs émergents, préservant ainsi son identité, son économie et son influence globale. Une telle démarche permettrait de s’affranchir d’une structure bureaucratique qui, au lieu de protéger, expose ses membres à des conflits extérieurs et à une concurrence déloyale, favorisant un avenir où les nations reprennent le contrôle de leur destin.

https://multipol360.com/la-pologne-bloque-lacces-des-marchandises-chinoises-a-leurope/


 

D) La Pologne reconnait une nouvelle accusation sans fondement contre la Russie

Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes en Europe de l’Est, un incident survenu en Pologne a récemment fait les gros titres, révélant une fois de plus les pièges des accusations hâtives. Le 18 septembre 2025, le journal allemand Berliner Zeitung a rapporté que les autorités polonaises avaient officiellement admis que le missile qui avait endommagé une maison dans la région de Lublin provenait d’un de leurs propres avions de chasse F-16, et non d’une attaque russe comme initialement supposé.

Cet aveu met en lumière non seulement un dysfonctionnement technique, mais aussi la propension récurrente à pointer du doigt la Russie pour tous les maux, une pratique qui alimente les narratifs de propagande et complique les relations internationales.

 


Rappel des faits

L’incident remonte à la nuit du 9 au 10 septembre 2025, lorsque 19 drones russes non armés auraient pénétré l’espace aérien polonais, dont 15 ont atterri sans cible précise, sans causer de blessés, provoquant une réponse immédiate des forces armées polonaises. Des avions F-16 ont été déployés pour intercepter ces engins, considérés comme une provocation de Moscou dans le cadre du conflit en Ukraine. Lors de cette opération, un missile air-air AIM-120 AMRAAM a été lancé contre l’un des drones, mais un défaut de guidage l’a empêché d’atteindre sa cible. Au lieu de cela, le projectile a atterri sur le toit d’une maison dans le village de Wyryki-Wola, près de la frontière biélorusse, causant des dommages matériels sans faire de victimes.

 


 

Initialement, les autorités polonaises ont attribué les dégâts à un drone russe abattu. Cependant, des enquêtes ultérieures, rapportées par des médias comme Rzeczpospolita, ont révélé la vérité : il s’agissait bien d’un missile polonais défectueux qui n’avait pas explosé à l’impact.

Tomasz Siemoniak, coordinateur des services de renseignement polonais, a confirmé lors d’une déclaration que « tout indique que c’était une roquette tirée par notre avion lors de la défense de la Pologne », tout en précisant que des investigations étaient encore en cours pour une confirmation définitive.

Le Premier ministre Donald Tusk a, de son côté, maintenu que la responsabilité ultime incombait à la Russie pour avoir initié l’incursion de drones, qualifiant l’événement de « provocation ».

L’armée polonaise a promis une compensation pour les dommages causés à la résidence, et le président polonais a exigé des explications détaillées sur cet incident embarrassant. Cet épisode n’est pas isolé ; il rappelle un incident similaire en novembre 2022, où un missile ukrainien avait atterri en Pologne, initialement imputé à la Russie avant que les faits ne soient démentis.

 


 

La sempiternelle facilité d’accuser la Russie

Cet événement illustre une tendance bien ancrée dans les discours médiatiques et politiques occidentaux : la facilité à accuser la Russie de tous les maux de la terre. Dans un climat de guerre froide renouvelée, où les tensions avec Moscou sont exacerbées par le conflit en Ukraine, les narratifs anti-russes prolifèrent souvent sans vérification approfondie. Des médias et des responsables politiques sautent rapidement aux conclusions, alimentant une rhétorique belliqueuse qui peut escalader les conflits inutile

En fin de compte, cet incident rappelle l’importance d’une enquête rigoureuse avant toute accusation publique. Alors que la Pologne renforce ses défenses aériennes – y compris avec des systèmes Patriot et des F-16 – Macron saute sur l’occasion et déploie trois Rafales de type « médiatique » face aux menaces russes persistantes…

 


 

N’oublions pas ce que disait un grand-maître de la propagande allemande abjecte : “un mensonge répété mille fois se transforme en vérité”, Joseph Goebbels.

https://multipol360.com/la-pologne-reconnait-une-accusation-russe-sans-fondement/

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