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septembre 11, 2026

11 septembre 2001 : le jour où la puissance américaine découvrit sa première et réelle vulnérabilité

11 Septembre, 25 ans après : la guerre perdue contre le terrorisme islamiste

Vingt-cinq ans ont passé, mais les images n’ont pas vieilli. Un ciel bleu sur Manhattan, un avion qui disparaît dans une tour, des hommes et des femmes aux fenêtres, puis cette poussière grise qui avale New York. Le 11 septembre 2001, Al-Qaïda ne frappa pas seulement l’Amérique : dix-neuf terroristes transformèrent quatre avions de ligne en armes et firent près de 3 000 morts. La riposte était légitime. Elle était même inévitable. Mais Washington transforma progressivement une guerre nécessaire contre une organisation terroriste en projet idéologique de remodelage du Moyen-Orient. L’Afghanistan devint une guerre de vingt ans ; l’Irak, qui n’avait pas organisé le 11-Septembre, fut envahi en 2003 ; les États furent déstabilisés, les sociétés fracturées et le djihadisme trouva de nouveaux terrains. Un quart de siècle plus tard, l’Occident a tué Ben Laden et détruit le califat territorial de Daech, mais il n’a pas supprimé l’idéologie qui les avait produits. Pour l’Europe, la leçon est désormais vitale : le danger djihadiste demeure, tandis que l’islam politique pose un défi distinct, plus lent, idéologique et social. Le nier par confort serait aussi imprudent que de confondre cette menace avec l’ensemble des musulmans européens.


11 septembre 2001 : le jour où la puissance américaine découvrit sa vulnérabilité

À 8 h 46, le vol American Airlines 11 frappe la tour nord du World Trade Center. À 9 h 03, le vol United Airlines 175 percute la tour sud. À 9 h 37, le vol American Airlines 77 s’écrase contre le Pentagone. À 10 h 03, le vol United Airlines 93 tombe en Pennsylvanie après la révolte de passagers qui comprennent que l’appareil doit servir d’arme. Les deux tours s’effondrent. New York devient en quelques heures le théâtre d’une catastrophe que des centaines de millions de personnes regardent presque en direct.

Les dix-neuf pirates de l’air ont été formés par Al-Qaïda. Quinze sont Saoudiens ; les autres viennent des Émirats arabes unis, d’Égypte et du Liban. Plusieurs membres clés du complot sont passés par la cellule de Hambourg. Leur cible est moins un territoire qu’un système de puissance : le World Trade Center représente la centralité économique américaine ; le Pentagone, sa force militaire ; le Capitole ou la Maison-Blanche, probablement visés par le quatrième appareil, son pouvoir politique.

Le génie sinistre de l’opération tient à cette économie de moyens. Quelques hommes, une préparation clandestine et une idéologie capable de transformer la mort en instrument stratégique suffisent à infliger à la première puissance mondiale un choc historique. Le terrorisme réussit lorsqu’il obtient un effet politique sans disposer de la puissance classique d’un État.

Al-Qaïda n’apparaît pourtant pas le 11 septembre. Ben Laden et son organisation ont déjà déclaré la guerre aux États-Unis, frappé les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998 et attaqué l’USS Cole en 2000. Le rapport de la Commission sur le 11-Septembre montrera que la menace était connue mais que les institutions américaines étaient mal adaptées à un adversaire transnational et clandestin.

Le choc est donc double. L’Amérique découvre qu’un océan ne la protège plus et qu’une organisation non étatique peut frapper son territoire au cœur. L’OTAN invoque pour la première fois l’article 5. Une immense solidarité internationale accompagne les États-Unis. La question n’est alors pas de savoir s’il faut répondre. Il faut répondre. La question décisive est : à quoi, comment et jusqu’où ?


Une riposte légitime devenue projet de transformation du monde

L’intervention en Afghanistan répond à une logique stratégique claire. Le régime taliban abrite Al-Qaïda et son infrastructure. Détruire les sanctuaires, renverser le régime qui les protège et empêcher la préparation de nouveaux attentats relève de la légitime défense. En quelques semaines, le pouvoir taliban s’effondre. Mais la victoire militaire initiale contient déjà le piège de la suite : que faire d’un pays une fois l’ennemi chassé de sa capitale ?

Washington passe progressivement de la destruction d’un sanctuaire terroriste à la reconstruction politique d’un État. La mission s’élargit, les objectifs deviennent mouvants, la présence occidentale s’installe. Les talibans, défaits mais non détruits, se réorganisent. Vingt ans plus tard, en août 2021, ils reprennent Kaboul. L’image des évacuations chaotiques à l’aéroport résume l’écart entre la puissance militaire mobilisée et le résultat politique obtenu.

Mais la rupture stratégique majeure survient en Irak. Saddam Hussein est un dictateur brutal et un adversaire des États-Unis ; son régime n’a cependant pas organisé les attentats du 11-Septembre. En 2003, l’administration Bush choisit pourtant l’invasion au nom notamment des armes de destruction massive qui ne seront pas trouvées et dans un climat intellectuel marqué par l’idée qu’un changement de régime pourrait transformer le Moyen-Orient.

C’est ici que l’influence néoconservatrice devient déterminante. Une partie des élites de Washington croit que la supériorité américaine peut être convertie en ingénierie politique : abattre les dictatures, installer des institutions démocratiques et provoquer un effet d’entraînement régional. Le raisonnement contient une intuition généreuse, les peuples ne sont pas condamnés à l’autoritarisme, mais une erreur géopolitique considérable : les sociétés ne sont pas des pages blanches.

L’Irak possède une histoire, des communautés, des rivalités confessionnelles, des réseaux tribaux, un appareil d’État et des équilibres régionaux. La destruction du régime baasiste et la dissolution de l’armée créent aussi du vide, de l’humiliation, du chômage armé et une compétition féroce pour l’État. L’insurrection se développe, Al-Qaïda en Irak prospère et les fractures sunnites-chiites s’aggravent. Plus tard, une partie de ce chaos nourrira l’essor de l’organisation État islamique.

Le paradoxe est cruel. La guerre lancée pour empêcher la répétition du 11-Septembre contribue, par certains de ses choix, à élargir les espaces de radicalisation et de guerre. Elle renforce également l’Iran en supprimant à Bagdad un adversaire qui contenait sa puissance. La première puissance mondiale remporte rapidement la guerre conventionnelle et découvre ensuite qu’elle ne maîtrise pas la géopolitique produite par sa victoire.

Le coût est gigantesque. Le projet Costs of War de Brown University estime à environ 8 000 milliards de dollars le coût des guerres américaines de l’après-11-Septembre. Plus de 940 000 personnes auraient été tuées directement dans les principaux théâtres concernés ; les estimations incluant les morts indirectes atteignent plusieurs millions. Plus de 38 millions de personnes ont été déplacées. Ces chiffres couvrent des conflits différents et ne signifient évidemment pas que toutes ces morts seraient imputables aux seules forces occidentales. Ils donnent la mesure d’un cycle de guerres dont les conséquences ont largement dépassé les objectifs initiaux.

Le bilan ne doit pas être caricaturé. Al-Qaïda a été profondément affaiblie, Ben Laden a été tué en 2011, de nombreux attentats ont été empêchés et le califat territorial de Daech a été détruit. Les services de renseignement occidentaux ont considérablement amélioré leur coopération. Mais la victoire tactique n’a pas produit la victoire stratégique annoncée. Le djihadisme a muté, essaimé et trouvé de nouveaux foyers.


2026 : le djihadisme n’a pas disparu, et l’Europe ne peut plus se payer le déni

Vingt-cinq ans après Manhattan, l’erreur serait de croire que le terrorisme islamiste appartient à une époque révolue. Les organisations ont changé de forme. Elles exploitent les États fragiles, les guerres civiles, les réseaux numériques et les trajectoires individuelles de radicalisation. L’idéologie circule désormais à une vitesse et avec une décentralisation que Ben Laden lui-même n’aurait pu imaginer.

Les données européennes invitent à la vigilance sans céder à la panique. Dans son rapport 2026, Europol recense 45 attaques terroristes dans l’Union européenne en 2025, toutes idéologies confondues, dont 22 commises, 20 déjouées et 3 échouées. Sur 486 arrestations liées au terrorisme, 71 % concernent le djihadisme. Les attaques djihadistes ont causé cinq morts et 81 blessés. Europol souligne surtout une menace plus fragmentée et plus difficile à détecter, dans laquelle les écosystèmes numériques facilitent la radicalisation de petits groupes ou d’individus autonomes.

À l’échelle mondiale, la menace reste structurée. L’évaluation américaine des menaces pour 2026 estime qu’Al-Qaïda compterait entre 15 000 et 28 000 membres et l’État islamique entre 12 000 et 18 000, avec une croissance particulièrement concentrée dans les conflits africains. Daech-Khorasan, Al-Qaïda dans la péninsule Arabique et des réseaux liés à l’État islamique en Syrie figurent parmi les acteurs susceptibles de soutenir des projets extérieurs. Cela ne signifie pas qu’un nouveau 11-Septembre soit annoncé ou inévitable. Cela signifie que la capacité, l’intention et l’écosystème idéologique n’ont pas disparu.

Le risque d’attentats de masse doit donc être pris au sérieux, mais formulé avec rigueur. Aucun service sérieux ne peut prédire la répétition d’un 11-Septembre à une date donnée. En revanche, l’histoire de 2001 enseigne que l’absence d’attaque spectaculaire pendant plusieurs années ne prouve pas l’absence de préparation. La sécurité consiste à penser le scénario grave avant qu’il ne devienne probable.

L’Europe affronte en outre un problème qui ne se confond pas avec le terrorisme : l’islam politique. Tous les musulmans ne sont évidemment pas islamistes, et l’immense majorité des citoyens européens de confession musulmane n’a rien à voir avec le terrorisme. Confondre une religion, des populations diverses et une idéologie politique serait intellectuellement faux et stratégiquement désastreux. Mais l’erreur inverse consiste à nier l’existence de mouvements qui cherchent à faire de la norme religieuse un principe d’organisation politique et sociale.

Le défi est alors moins spectaculaire qu’un attentat, mais plus diffus : influence associative, séparatisme social, pressions communautaires, propagande numérique, financement extérieur, intimidation de ceux qui contestent les normes religieuses et exploitation des libertés démocratiques contre la société ouverte elle-même. Une démocratie doit combattre ces phénomènes par le droit, le renseignement, la transparence financière, l’école et la défense de la liberté individuelle, sans transformer des millions de citoyens en suspects collectifs.

La politique migratoire entre dans cette équation, mais elle doit être pensée avec précision. Une frontière mal contrôlée constitue une vulnérabilité parmi d’autres ; elle n’est pas l’explication unique du terrorisme européen, dont plusieurs auteurs sont nés ou ont grandi sur le continent. Contrôler les entrées, identifier les personnes présentant un risque, exécuter les décisions d’éloignement légalement prononcées et mieux partager le renseignement relèvent de la souveraineté élémentaire. Mais la prévention passe tout autant par le traitement de la radicalisation intérieure.

Une politique sérieuse doit simultanément protéger les frontières, surveiller les réseaux violents, combattre les organisations qui cherchent à subvertir l’ordre démocratique et préserver l’adhésion des citoyens musulmans qui refusent l’islamisme. La sécurité nationale ne se construit pas par la stigmatisation ; elle se détruit tout autant par le déni.

Faut-il pour autant affirmer que cette menace est « plus grave que la Russie » ? La comparaison brute serait trompeuse. La Russie est une puissance nucléaire engagée dans une guerre majeure en Europe et dispose de capacités militaires, cybernétiques et de déstabilisation sans commune mesure avec celles d’un réseau terroriste. Le djihadisme relève d’une autre catégorie stratégique : il menace directement les sociétés de l’intérieur, exploite leurs vulnérabilités et peut frapper sans préavis des populations civiles. Pour l’Europe, les deux menaces sont réelles mais de nature différente. Les opposer risquerait précisément de reproduire l’erreur de 2001 : laisser une obsession stratégique rendre aveugle à d’autres dangers.

À lire aussi : Djihadisme et Radicalisation : Meilleure Analyse Engagée


Ne pas refaire l’erreur du 10 septembre

Le 11 septembre 2001 a montré qu’une puissance pouvait être frappée au cœur par un adversaire qu’elle avait trop longtemps regardé comme périphérique. Les États-Unis ont ensuite commis l’erreur inverse : donner à cet adversaire une réponse si vaste qu’elle finit par transformer une opération de sécurité nécessaire en guerre idéologique sans limites claires.

Vingt-cinq ans plus tard, la leçon devrait être double. Il ne faut ni sous-estimer le terrorisme islamiste ni lui déclarer une guerre abstraite contre des sociétés entières. Il faut identifier précisément l’ennemi, ses réseaux, ses sanctuaires, ses financements, ses relais idéologiques et ses vulnérabilités, puis agir avec constance, proportion et lucidité.

Pour l’Europe, cette exigence est d’autant plus forte que la menace se joue aussi sur son propre territoire. Le contrôle des frontières, la maîtrise des flux migratoires, la lutte contre les filières clandestines, la surveillance des réseaux djihadistes et la résistance aux entreprises de l’islam politique sont, lorsqu’ils sont conduits dans le cadre de l’État de droit, des fonctions normales de la souveraineté.

Mais la lucidité impose également de refuser les amalgames. L’islamisme politique n’est pas l’islam ; le terroriste n’est pas l’immigré ; et aucune société ne se protège durablement en désignant une population entière comme ennemie. L’enjeu est au contraire de séparer ceux qui acceptent la loi commune de ceux qui veulent la subordonner à un projet théologico-politique.

La Russie, la Chine, les rivalités de puissances et la guerre en Ukraine occupent légitimement les états-majors européens. Pourtant, une stratégie continentale digne de ce nom ne choisit pas une menace pour oublier les autres. La Russie peut menacer des frontières et l’équilibre militaire européen ; le djihadisme peut frapper les sociétés en leur cœur. L’un appelle dissuasion, défense et diplomatie ; l’autre renseignement, police, frontières, coopération internationale et bataille idéologique.

Le véritable hommage aux morts du 11-Septembre n’est donc ni la peur ni la vengeance. C’est la mémoire stratégique. Se souvenir qu’avant les tours en flammes, il y eut des signaux, des attentats, des rapports et des avertissements que l’on ne sut pas assembler. Se souvenir aussi qu’après les tours, l’émotion d’une nation blessée permit des décisions dont le prix fut immense.

Le 10 septembre 2001, le danger existait déjà. Il était simplement plus confortable de ne pas mesurer jusqu’où il pouvait aller. Vingt-cinq ans plus tard, l’Europe n’a plus le droit de commettre cette erreur, ni celle, symétrique, de perdre sa raison en prétendant se défendre.

Le Diplomate

https://lediplomate.media/11-septembre-menace-djihadiste-europe/


 

Mes jumelles !
 
Je me souviens de ce jour écrit à l'encre de sang dans ma mémoire.
Le matin était beau, baigné de lumière et j'allais insouciante prendre mon avion.
J'étais heureuse. Sept heures de vol m'attendait alors j'étais joyeuse de quitter le sol.
Jamais je n'ai été heureuse collée au sol. 
 
Mes idées volent au rythme haletant de mon coeur qui bât la chamade. Je suis comme une enfant chaque fois. Car chaque fois est nouveau. Je m'émerveille car chaque fois redevient la première fois.
Le matin était si lumineux…
Et puis soudain, l'autoroute de Toulouse est bloquée.
Quid ?
Quelques heures plus tard, je dois prendre mon avion qui me mènera à Montréal.
Je vais à Laval et je n'oublierai jamais ce jour.
Un jour qui a endeuillé le monde par sa brutalité.
Des jumelles sont tombées, entrainant des milliers de vies avec elles.
Je me remémore ce jour comme un état de barbarie qui ensauvage nos pays.
Le monde civilisé est en deuil.
Les morts ne sont que des occidentaux qui allaient ou étaient au travail.
Un acte de barbarie tel que l'absence des jumelles signent en lettres de sang.
De la poussière et du sang signe cet acte de guerre.
Et aujourd'hui, où en sommes nous ?
Sommes-nous racistes ou islamophobes de crier à l'infamie Pour ce sang des innocents versés pour une idéologie de haine.
Et aujourd'hui où en sommes nous ?
On pleure et on oublie.
On pleure et on oublie.
On pleure et on oublie.
Les deuils effacent lentement les pleurs des innocents.
On pleure et on oublie.
On reconstruit ce que la barbarie a détruit.
On refait le monde par petits bouts.
On pleure et on s'indigne,
mais on oublie. 
 
Il a fallu que des barbares, des sauvages versent le sang innocent des occidentaux pour comprendre et oublier.
On pleure et on oublie.
La mort fait recette, des centaines et des milliers de morts envahissent les journaux… Cela fait de beaux clichés.
On pleure et on oublie.
Et encore et encore des occidentaux sont harcelés par la mort qui s'invite chez eux.
Chaque jour, la barbarie d'une idéologie meurtrière vient frapper sur nos sols
Le sang des innocents arrose nos terres, nos villes, nos pays.
Mais on pleure et on oublie.
On pleure et on pardonne.
Je n'ai pas cette capacité de pardonner l'impardonnable
Que Dieu me pardonne, mais je reste fidèle et loyale
À la force de nos convictions, à la joie de nos libertés.
Si on y prend garde, elles nous seront confisquées par une meute hurlante qui se déchaine dans nos rues.
Ils transpirent la haine et le dégout ces enfants de la liberté.
Une liberté qu'ils n'ont pas acquise, ils l'ont reçu gratuitement, sans heurts ni malheur, ils l'ont reçu des mains des anciens.
Ils ont reçu la liberté en héritage, et ils bouffent cette donation en hurlant comme des sauvages.
Brulez tout, on reconstruira encore…
Si on y prend garde, nos civilisations vont descendre dans la grotte de la barbarie.
Et qui se lèvera pour reconquérir nos libertés, nos avancées sociétales,
Qui ?
Tant que l'on pleurera et qu'on oubliera les conquêtes faites par nos ancêtres, sur l'infamie de l'invasion castratrice de nos libertés, on continuera de pleurer et d'oublier. De pleurer et de pardonner
comme si sur cette terre de France, une assemblée de lâches criaient en chœur "pardonnez ces saigneurs, ils savent ce qu'ils font"
On pleure, on reconstruit et on oublie. 
 


 

 

septembre 08, 2025

Désinformation - La russophobie : un réflexe pavlovien pour masquer les échecs de l’UE

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), 

Il ne s'agit pas d'être pro-Poutine, loin de là, comme de subir que de la propagande russe; cependant celle de l'UE via l'OTAN est fort présente aussi..! Stratégie d'une bipolarité par une guerre de la transparence !

Un bouc émissaire universel

Dans les couloirs du pouvoir à Bruxelles, la Russie semble être devenue le bouc émissaire universel, responsable de tous les maux qui affligent l’Europe. Cette russophobie institutionnalisée, alimentée par une élite atlantiste déconnectée des réalités, n’est pas seulement une posture géopolitique ; c’est un mécanisme de diversion systématique.

À chaque crise, à chaque échec interne, le doigt accusateur se pointe invariablement vers Moscou, sans preuves solides ni analyse nuancée.

Examinons comment ce réflexe pavlonien se manifeste, en mettant en lumière des exemples concrets qui révèlent une instrumentalisation flagrante de la peur pour consolider un agenda belliciste et anti-souverainiste.


 

L’affaire de l’avion d’Ursula von der Leyen : un complot inventé pour détourner l’attention

Prenons d’abord l’affaire récente de l’avion d’Ursula von der Leyen lors de sa visite en Bulgarie. Les autorités européennes et certains médias ont rapidement crié au scandale, imputant une prétendue interférence GPS aux Russes, comme s’il s’agissait d’une tentative de sabotage orchestrée par le Kremlin. Cette allégation, présentée comme une escalade dans les tensions hybrides, a fait les gros titres et alimenté l’hystérie anti-russe. Pourtant, face aux données irréfutables de services comme Flight Radar, qui ont démontré l’absence totale de perturbation, la Bulgarie a fini par renoncer à toute enquête, concluant qu’il n’y avait probablement rien du tout. Ce revirement n’a pas empêché l’incident d’être initialement brandi comme preuve d’une agression russe, occultant au passage les vraies raisons du malaise local : des dizaines de milliers de Bulgares manifestant contre l’adhésion forcée de leur pays à la zone euro, prévue pour le 1er janvier prochain. Ici, la russophobie sert de rideau de fumée pour masquer les contestations internes à l’UE, transformant une visite diplomatique ratée en complot international.

L’attentat contre Nord-Stream : des sanctions suicidaires au profit de la chine

 

Photo partagée par le commandement de la défense danoise montrant une fuite de gaz au niveau du gazoduc Nord Stream 2, dans la mer Baltique, au large de l’île danoise de Bornholm, le 27 septembre 2022.

Un schéma similaire se dessine avec l’attentat contre les pipelines Nord Stream.

Il y a deux ans, lorsque l’explosion a privé l’Europe d’une source vitale d’énergie, les accusations ont fusé contre les Russes, qualifiés de complotistes ceux qui osaient suggérer d’autres pistes.

Aujourd’hui, la justice allemande elle-même pointe du doigt les Ukrainiens comme responsables, possiblement aidés par de grandes puissances. Malgré cela, personne à Bruxelles n’a condamné cet acte de terrorisme, et les sanctions anti-russes qui ont suivi n’ont fait qu’aggraver la situation énergétique européenne. Double punition pour les Français, ces mesures ont profité directement à la Chine, qui a signé un accord gazier massif avec la Russie, obtenant des volumes équivalents à ceux autrefois destinés à l’Europe, à des tarifs encore plus bas. Résultat : Pékin renforce sa puissance industrielle grâce à une énergie bon marché, tandis que l’UE s’appauvrit et s’enlise dans une dépendance accrue vis-à-vis des États-Unis. Cette russophobie économique, loin d’affaiblir Moscou, accélère le déclin industriel européen et illustre le réflexe bruxellois de blâmer les Russes pour des choix politiques suicidaires.

La ministre allemande de la justice, Stefanie Hubig, fait une déclaration à la presse à Berlin, en Allemagne, le 21 août 2025, à la suite de l’arrestation en Italie d’un Ukrainien soupçonné d’avoir coordonné le sabotage du gazoduc Nord Stream en 2022.

 

Le dossier ukrainien : une fuite en avant belliciste sans soutien réel

Le dossier ukrainien incarne parfaitement cette obsession pathologique. Emmanuel Macron, porte-étendard de l’atlantisme européen, annonce fièrement que 26 pays seraient prêts à s’engager – sur mer, sol et air – dans une « force de réassurance » en Ukraine. Mais derrière ce chiffre gonflé, la réalité est bien plus modeste : sur une coalition théorique de 30 pays, seuls la France et le Royaume-Uni semblent réellement disposés à envoyer des troupes. La Pologne, deuxième armée de l’UE en effectifs, refuse catégoriquement sans un bouclier américain garanti. Les Allemands et les Italiens se contentent de promesses de soutien financier ou logistique, comme financer des usines d’armement en Ukraine sans déploiement militaire. Même le Canada, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont comptabilisés pour des contributions mineures, comme fournir du matériel. Cette fuite en avant, menée par un dirigeant français à la légitimité érodée (à peine 12-14 % dans les sondages), ignore les avertissements clairs de Poutine :

Toute troupe étrangère serait considérée comme une cible légitime.

 

En cas de cessez-le-feu – qui n’équivaut pas à une paix –, l’UE deviendrait cobelligérante, violant le droit international si elle déploie sans accord des deux parties. Un incident mineur, comme une opération ukrainienne non contrôlée par Kiev ou bien une false flag diligentée par l’occident, pourrait entraîner une riposte russe touchant des soldats français, déclenchant un casus belli direct. L’histoire nous le rappelle avec l’incident du Golfe du Tonkin en 1965, qui a lancé la guerre du Vietnam sur une escalade similaire. À Bruxelles, cette russophobie guerrière transforme l’Europe en mèche d’un baril de poudre, au nom d’un atlantisme obsolète que même Washington abandonne : le Pentagone annonce une forte réduction, voire un arrêt, du soutien financier aux pays baltes, forçant l’UE à payer pour une « occupation » américaine en Europe de l’Est. Les contribuables français, deuxièmes contributeurs nets au budget européen, financeront cela via de nouveaux impôts communautaires, au détriment de leurs propres intérêts.

 

 L’hystérie anti-russe dans l’armée française : un trouble profond qui menace la souveraineté

Cette hystérie anti-russe imprègne même les sphères militaires nationales. En France, des officiers de haut rang alertent sur le danger de cette focalisation exclusive sur la « menace russe », qui fait perdre de vue des périls bien plus immédiats. Le renseignement militaire dévie tous ses moyens vers le flanc est, laissant, par exemple, le pillage des ressources outre-mer impuni et dont Macron semble vouloir se débarasser. Parallèlement, le complexe militaro-industriel français s’illusionne en pensant que l’alerte russe gonflera les budgets de défense, profitant à l’industrie nationale. Or, les alliés européens achètent massivement américain, sous pression de Trump qui exige 5 % du PIB en dépenses militaires et des achats outre-Atlantique. Pire, les Allemands cannibalisent l’industrie française : rachats dans les blindés via KNDS, montée en puissance chez Airbus Défense, et tentatives de rouler la France sur le SCAF avec des transferts de technologie qui menacent la souveraineté nucléaire. L’État français, sous Macron, pousse même à ces compromis, rêvant d’européaniser la dissuasion atomique – ce qui signifierait demander la permission à Berlin pour défendre nos intérêts vitaux. Cette soumission à une UE germanocentrée, masquée par une rhétorique anti-russe, révèle un trouble profond dans l’armée française, illustré par le limogeage abrupt du chef d’état-major des armées après des avertissements internes sur l’épuisement des stocks dus aux livraisons en Ukraine.

 

Briser le cycle pour une Europe souveraine et en paix

En somme, la russophobie entretenue par Bruxelles n’est pas une réponse rationnelle à des menaces réelles, mais un réflexe systématique pour détourner l’attention des échecs internes : dépendance énergétique, contestations populaires, déclin industriel et perte de souveraineté. En blâmant les Russes pour tout – des pannes GPS aux explosions de pipelines –, l’UE perpétue un narratif belliciste qui isole l’Europe sur la scène mondiale, au profit de puissances comme la Chine et sous le joug d’un atlantisme agonisant. Il est temps de briser ce cycle vicieux, de privilégier la paix et la souveraineté nationale face à une élite bruxelloise qui ne rêve que de guerre.

https://multipol360.com/la-russophobie-un-reflexe-pavlovien-pour-masquer-les-echecs-de-lue/ 

Voir vidéo : Déclaration officielle de Arianna Podesta, porte-parole adjointe de la Commission européenne, dénonçant le bouillage GPS d’origine russe. Source Deutsche Welle (supprimée depuis)


 

 

novembre 21, 2015

Humour et poésies comme une arme de riposte massive aux attentats de Paris

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.


N'en soyez point "terrassé"

Daesh qualifie dans son communiqué Paris de "la capitale des abominations et de la perversion". La flatterie ne les mènera nulle part.





Un cultivateur de l'Aveyron a été arrêté par les gendarmes et placé en garde à vue, suite à une conversation téléphonique interceptée, dans laquelle il annonçait à sa femme: "Je pars pour la scierie".
 
Aveyron : arrestation d'un dangereux terroriste présumé 17 janvier 2015 ·
C'est le jeudi 14 Janvier dernier que la DGSI se met en rapport avec la brigade de gendarmerie de Réquista dans l'Aveyron un terroriste présumé se préparerait à partir pour la Syrie faire le  Djihad.

Il n'en faut pas plus au brigadier-chef Jean-Loup Sanaïre pour mettre en place un plan épervier sur le Réquistanais. 

Une opération d'envergure qui a porté ses fruits puisque quelques heures plus tard, sur la D 902 qui relie la commune de Réquista à Cassagnes-Begonhès, le suspect barbu est intercepté au lieu dit Le moulin de Clary.

A bord de son véhicule, une Citroën C15, c'est un vrai arsenal que découvrent les gendarmes ... arme blanche de type couteau Laguiole en corne de vache Aubrac véritable, une hachette à manche fibré bi-matière de marque MacTruchon de chez Brico Pipo, un fusil de chasse a priori bien entretenu, une cartouchière richement fournie de plombs Tunet n°6 ainsi qu'un sac complet d'engrais Monsatanas qui entre, notamment, dans la composition de certaines bombes artisanales. 

Le suspect, Raymond Cubombet, un Réquistanais de 57 ans jusqu'alors inconnu des services de la gendarmerie, est immédiatement placé en garde à vue pour y être interrogé. Ce n'est que 7 heures plus tard qu'il en ressortira libre mais choqué par cette expérience.

Il témoigne : Bon, c'est vrai que cet été, entre le fauchage, l'agnelage tardif et les moissons, raconte-t-il, j'ai pas trop eu le temps de faire du bois... On s'est vite retrouvé à court à la maison avec les températures de ces jours-ci ! Du coup, j'ai appelé mon épouse sur mon Nokia pour lui dire que je partais pour la scierie. Acheter des chutes de bois quoi... C'est moins cher... Je pensais pas me retrouver au trou!

Une bavure qu'ont bien du mal à dissimuler les gendarmes de la petite  bourgade. Le brigadier-chef Sanaïre s'explique: "Dès le début de l'interpellation on a eu des doutes.

Alors qu'on s'attendait à entendre 'Allahou Akbar' comme il est de coutume avec les terroristes, le suspect n'arrêtait pas de répéter 'Diou me damne ! Diou me damne ! à tout bout de champ".  Il a donc fallu que Raymond Cubombet apporte la preuve de ses bonnes intentions pour finalement être mis hors de cause. Bon, c'est vrai que je porte la barbe, reconnaît-il. Mais ça fait 40 ans que je la cultive ! Vous savez, il fait pas chaud l'hiver ici, et la seule fois où je l'ai rasée, ma femme ne m'a plus parlé jusqu'à ce qu'elle repousse...

Après, ils m'ont reproché d'être basané. Moi je veux bien, mais quand on a passé presque 60 ans de sa vie le cul dans un Massey (Note de la rédaction : diminutif pour la marque Massey-Ferguson qui est au tracteur ce que Harley-Dadidson est à la moto) à bronzer derrière un pare-brise, ça tanne la peau vous savez...  Et quand on demande à Raymond de s'expliquer sur les armes retrouvées à l'intérieur de son véhicule, il n'est pas avare d'arguments. Ben, la hachette c'était pour faire du petit bois, c'est plus pratique pour allumer le feu.

L'engrais, c'est pour les champs. Je venais juste d'aller le chercher à la coop. Et le fusil c'était pour tuer un ou deux lièvres cet après-midi mais c'est foutu maintenant.... Ils m'ont coupé la chique avec leur histoire de terroriste... Quant au couteau, c'est traditionnel. Vous connaissez beaucoup d'Aveyronnais qui porte pas de Laguiole sur lui, vous ? En plus ça permet de me couper un bout de saucisse sèche en cas de fringale.

Un bout de saucisse sèche qui a changé le destin de Raymond Cubombet puisque, en menant leurs investigations, les gendarmes ont retrouvé un bout de ladite charcuterie estampillée Serres d'Alban dans un coin de la boîte à gant, le mettant définitivement hors de cause.

La DGSI s'est longuement excusée pour le désagrément occasionné expliquant : "On est un peu tendus en ce moment"....







Le "logeur" de Paris
Quand ils m'ont demandé si j'avais le Coran je leur est dit que oui EDF était passé dans la semaine
"Quand ils m'ont demandé "kalash as-tu ?" avec leurs accents belge j'ai rien capté j'ai répondu 26"
Le logeur de Abaaoud : "Kim m'a dit qu'il venait avec son canon. J'ai cru qu'il parlait de sa femme. Ji si innocent" 














La poésie, une manière de respirer.

Paris 1983







Je marche
de jour comme de nuit
dans Paris
depuis si longtemps déjà
que je me demande
qui habite l'autre
toujours ému de savoir
qu'un poète nommé Villon
l'a fait avant moi
qu'un libérateur comme Bolivar
y a séjourné en dandy
que mon jeune voisin Jean de la rue Masson
a fêté son vingtième anniversaire jusqu'à l'aube
dans un bistro situé en face
d'une petite place faiblement éclairée.
J'aime savoir qu'il existe une ville
où les femmes aiment marcher de nuit
sans s'inquiéter des ombres et aussi parce qu'on y
trouve une station de métro avant la fatigue.
J'aime flâner dans une ville où les quartiers contrastés
fleurissent au bout de nos rêves.
J'aime m'arrêter à la terrasse des cafés pour
observer le ballet des serveurs.
J'aime écouter dans le métro les conversations
des jeunes filles qui racontent la soirée d'avant.
J'aime voir les jambes nues tout le long de l'été.
Cet art de vivre qu'aucune autre ville ne connaît
mieux que Paris.
Et que personne n'a mieux chanté que Villon et Aragon
ou cette jeune fille croisée boulevard Richard-Lenoir
qui s'est exclamée: «Je me suis cassé le talon mais je m'en
fous si c'est à Paris.»
Me voilà dans cette baignoire à lire, cette fois,
Paris est une fête d'Hemingway
tout en me disant qu'elle le sera toujours quoi qu'il arrive.

(Souvenir de Dany Laferrière, Montréal, 16 novembre 2015)









Nous Sommes Paris
The City of Love became
The City of Pain in one night,
As a six-year-old learnt what death meant
When her mother never came home.

Her cry joined the hundreds of others,
And the world shattered from the sound waves.
Every heart grieved for one city
And the 129 lost members of our race.

Let the blood of the fallen
Water the roots of Hope,
So that Paris may blossom into
The City of Love once more.

-LC


I’m sorry for the gunshots, the bullets, the pain. I’m sorry for the blood that won’t wash out with the rain. I’m sorry for the bombs, the explosions, the tears. I’m sorry for those that take pride in our fears. I’m sorry to the world we keep scarring with our hate, I’m sorry for those who think it’s too late. I’m sorry for the chaos, the confusion, the madness. I’m sorry for the mornings stained with fresh sadness. I’m sorry for the terror, the darkness, the night. I’m thankful for all those, who still chase the light. 

#tylerknott #paris



Voici la traduction de ce texte: 
«Ce n’est pas pour Paris que nous devrions prier.
Mais pour le monde. C’est un monde dans lequel Beyrouth, 
qui titube après l’explosion de bombes deux jours avant Paris, 
n’est pas couvert par les médias.
Un monde dans lequel une bombe explose
lors de funérailles à Bagdad
et où aucun statut ne mentionne Bagdad,
Parce qu’aucune personne blanche n’est morte dans cette attaque.
Priez pour le monde
qui accuse la crise des réfugiés d’être responsable des attaques terroristes.
Qui ne prend pas le temps de faire la différence entre l’attaquant 
et la personne qui fuit la même chose que vous. 
Priez pour un monde
où les gens qui traversent des pays pendant des mois,
Avec ce qu’il leur appartient sur le dos, 
apprennent qu’ils n’ont aucune place où aller. 
Priez pour Paris par tous les moyens, 
mais priez plus, 
pour le monde qui ne prie pas 
pour ceux qui n’ont plus de maison à défendre. 
Pour un monde qui partout tombe en ruine,
et pas seulement dans les tours et les cafés qui nous semblent familiers.»
Karuna Ezara Parikh



 Bassem Braiki de Vénissieux


"C'est à nous, musulmans de France, qui prônons les valeurs de la République, qui prônons les valeurs de l'islam, c'est à nous de traquer ces gens-là, et d'en référer aux autorités compétentes"

En savoir plus : http://www.ohmymag.com/attentat-paris/attentats-a-paris-le-cri-de-colere-d-039-un-musulman-sur-facebook-fait-le-buzz_art91289.html
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