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juillet 24, 2026

L'ÉTAT UE: Élaborer une nouvelle billetterie....! Suppression de l'argent liquide ! Ambivalent

Les esquisses pour les nouveaux billets de l'UE sont disponibles (source BCE)
 

Nouveaux billets en euros : la BCE vous invite à voter pour choisir leur futur design

Pour la première fois depuis 2002, les billets en euros vont changer de design. À quoi vont-ils ressembler ? La Banque centrale européenne vous propose justement de choisir, jusqu’au 21 septembre 2026. Voici comment voter pour donner votre avis.
 
 (La Banque Centrale Européenne (BCE) prépare une nouvelle série de billets, prévue pour 2026-2027.

Deux projets ont été retenus pour illustrer cette transformation :

  • Culture européenne : espaces culturels partagés

Ce thème célèbre les espaces culturels qui ont façonné l'identité européenne au fil des siècles.

Il met en avant des personnalités emblématiques qui ont contribué au patrimoine culturel, scientifique et artistique de l'Europe, telles que Marie Curie, Léonard de Vinci, Maria Callas, Ludwig van Beethoven, Miguel de Cervantes et Bertha von Suttner.

  • Fleuves et oiseaux : résilience dans la diversité

Ce thème met en lumière la résilience et la diversité des écosystèmes naturels européens, en illustrant différentes étapes des fleuves et diverses espèces d'oiseaux.

Il souligne l'importance de la nature et de la protection de l'environnement, tout en intégrant des institutions européennes pour rappeler les valeurs fondamentales du projet européen.

Quelle suite ?

La BCE organisera un concours de graphisme en 2025 en vue de permettre au Conseil des gouverneurs de choisir les illustrations définitives en 2026.

À la clé ? Des visuels incarnant à la fois notre histoire collective, notre diversité culturelle, et nos engagements environnementaux.

En parallèle, une consultation citoyenne permettra à chacun d'exprimer ses préférences !

Et vous, quel thème vous inspire le plus ?

Le communiqué de la banque de France ici !)

Tout est parti d’un message publié sur X par la Banque centrale européenne (BCE), le jeudi 23 juillet 2026, qui invite les Européens et Européennes à voter pour leurs futurs billets. Ce jour-là, la présidence de la BCE Christine Lagarde a présenté dix propositions de graphismes, à Francfort. C’est la première refonte complète des coupures depuis leur mise en circulation en 2002, il y a plus de vingt ans.

« Ces propositions reflètent deux thèmes différents, ‘La culture européenne’ et ‘Fleuves et oiseaux’, ainsi que les motifs associés choisis pour les illustrer », indique un communiqué de la BCE.

Concrètement, chaque thème se décline en cinq graphismes, soit dix séries au total. Le volet « culture » met en avant des figures comme Ludwig van Beethoven, Marie Curie ou Léonard de Vinci. Le volet « nature » comporte des oiseaux européens, du martin-pêcheur à la cigogne blanche, sur fond de paysages fluviaux. Certaines propositions adoptent même un format vertical, ce qui semble assez inédit sur un billet en euros.

Les finalistes ont été retenus à l’issue d’un concours ouvert à toute l’UE : plus de 1 200 dossiers de graphistes ont été retenus, avant qu’un jury de 21 experts ne fasse le tri.

Ces deux thèmes ne sortent pas de nulle part. Ils ont été retenus fin 2023, après une première consultation publique lors de laquelle les Européens pouvaient déjà départager sept idées, des oiseaux aux mains en passant par les rivières.

Comment voter pour vos billets européens préférés

Le vote se passe sur le site de la BCE, via une enquête en ligne ouverte jusqu’au 21 septembre 2026. Vous pouvez noter les graphismes que vous préférez pour chaque thème (de « 😍 J’adore » à « 😡 Je déteste »). Il est également possible de parcourir les graphismes via ce lien.

Mais votre bulletin pèsera-t-il vraiment au moment du choix final ? Il faut garder en tête que le vote n’est qu’un élément parmi d’autres. C’est le Conseil des gouverneurs de la BCE qui tranchera vers la fin de l’année.

Une fois le graphisme retenu, il faudra encore plusieurs années de développement et de tests avant que les nouveaux billets arrivent dans les portefeuilles. Les coupures actuelles, elles, garderont leur valeur et continueront de circuler.

Un vote qui fait déjà beaucoup parler

Comme souvent, la présentation a nourri les discussions sur X, où plusieurs internautes ont réagi à chaud aux propositions, d’autres y allant de leur commentaire sur les graphismes. Le format vertical et le choix des motifs alimentent une bonne partie des discussions.

Voter prend quelques minutes. Étant donné qu’on ne refond pas les billets tous les jours, la dernière série datant de 2002, cela vaut plutôt le coup d’aller donner votre avis avant le 21 septembre.

Le site pour donner votre avis sur les nouveaux billets. // Source : Capture d’écran ECB 

Nelly Lesage

https://www.numerama.com/politique/2300785-nouveaux-billets-en-euros-la-bce-vous-invite-a-voter-pour-choisir-leur-futur-design.html 

 


Vous voulez permettre à d’autres personnes de donner leur avis ? Partager l'enquête avec elles via les boutons ci-dessous ou en transmettant le lien https://surveys.ecb.europa.eu/10b/banknotes/share/.

Vous souhaitez en savoir plus sur le processus de conception de nos nouveaux billets en euros ? Consultez le site Internet de la BCE ou nos réseaux de médias sociaux officiels.

 

Billets de banque : Va-t-on perdre la face ?

La monnaie n’a jamais été qu’un simple instrument de mesure de la valeur économique ; elle a toujours été un outil politique. Depuis l’Antiquité, de la drachme athénienne au sesterce romain, le numéraire constitue en effet un support d’expression souverain et un outil visuel de pédagogie. Il incarne un récit national, offrant aux citoyens la présence quotidienne de figures tutélaires, d’œuvres maîtresses de notre patrimoine ou d’événements fondateurs de nos régimes.


Les débats récents entourant la production des nouveaux billets en euros de la Banque centrale européenne (BCE) révèlent une tendance de fond préoccupante : la tentation d’une désincarnation. Sous prétexte de neutralité et de consensus transnational, la symbolique fiduciaire européenne s’oriente en effet vers un effacement méthodique de la figure humaine et de l’Histoire de notre continent. En privilégiant l’abstraction architecturale, la faune ou la flore, les oiseaux et les fleuves, les instances monétaires mettent en péril l’héritage politique et culturel de l’Europe.

Au moment de la création de l’euro, en 2002, le choix iconographique relevait déjà d’un compromis frileux. Pour éviter toute querelle d’ego entre les États membres quant au choix des personnalités à honorer, la BCE avait opté pour des ponts fictifs. Ces structures, illustrant divers styles architecturaux européens, du classique au contemporain, prétendaient symboliser l’ouverture et le lien entre les peuples. Cependant, ces ponts n’existaient nulle part. Ils étaient, malgré eux, les artefacts d’une Europe désincarnée, d’un paysage sans habitants, d’une architecture sans bâtisseurs. Ce choix inaugurait une ère d’abstraction institutionnelle où l’universalité rêvée était confondue avec le vide historique.

Les réflexions actuelles dans le cadre de la production d’une deuxième génération de billets européens accentuent cette dérive. Si la BCE propose, cette fois, une série de figures européennes (Maria Callas, Marie Curie, Ludwig van Beethoven), figures choisies en raison de leurs « vies paneuropéennes » (ainsi Maria Callas née aux États-Unis, ayant grandi en Grèce, fait carrière en Italie et morte en France), les citoyens européens sont appelés à voter pour les départager d’une deuxième série consacrée aux… oiseaux. Ce sera donc la cigogne blanche ou Cervantès, l’avocette ou Léonard de Vinci, le fou de Bassan ou Bertha von Suttner.

S’il est incontestable que la préservation du vivant constitue un défi contemporain crucial, la substitution de la faune sauvage aux figures de la pensée, des arts et de la politique européennes relève d’un glissement conceptuel problématique. Remplacer le visage humain par un martinet ou une truite sauvage équivaut à substituer la naturalité à l’historicité. Or l’Europe ne se définit pas d’abord par sa biodiversité, qu’elle partage avec d’autres continents, mais bien par une aventure intellectuelle, philosophique et politique singulière, faite de lumières et d’ombres.

Ce phénomène d’effacement des personnages du roman national, et en l’occurrence européen, au profit d’une zoologie consensuelle dépasse les frontières de la zone euro. L’exemple britannique offre à cet égard une illustration aussi récente que saisissante d’une forme de paresse mémorielle et de prudence politique à l’excès. La décision de la Banque d’Angleterre d’écarter la figure historique de Winston Churchill de ses coupures pour y substituer l’image d’un blaireau – vous avez bien lu ! – s’inscrit précisément dans cette dynamique d’autocensure, qui puise ses racines dans le mouvement wokiste.

En reléguant au second plan l’artisan de la résistance contre le totalitarisme nazi au profit d’un représentant de la faune locale, les autorités britanniques ne cèdent pas seulement à une mode esthétique : elles illustrent le passage d’une mémoire politique certes parfois conflictuelle et à assumer, à un naturalisme apaisé mais insignifiant. Le blaireau, c’est vrai, ne suscitera pas de polémique académique, ne fera l’objet d’aucune réévaluation historiographique critique et ne choquera aucune minorité. Mais il ne dit rien non plus de ce que signifie appartenir à une communauté, fruit de combats pour la liberté ou de créations de l’esprit.

Ce « syndrome du blaireau » menace directement la future iconographie de l’euro et, par ricochet, la société française. En cherchant à éviter tout risque de contestation ou de polémique, les décideurs institutionnels comme les citoyens seront certainement invités à choisir le plus petit dénominateur commun : l’animal ou l’élément naturel. Ce faisant, ils réduiront cependant le citoyen à un simple consommateur économique ou naturel, privé du miroir culturel et historique que devrait pourtant rendre la monnaie qu’il manipule chaque jour.

Il n’est heureusement pas encore trop tard pour inverser la tendance. Tous les citoyens européens sont en effet appelés à voter sur le site de la BCE, en vue de la sélection des graphismes des nouveaux billets, prévue pour la fin d’année 2026. Les billets ainsi dessinés seront mis en circulation au début des années 2030. La monnaie est et doit rester un vecteur de souveraineté symbolique. À l’heure où l’Europe cherche à renforcer son autonomie stratégique et son identité face aux grands blocs mondiaux, le choix de son iconographie fiduciaire n’a rien d’annexe. Renoncer à représenter nos grands écrivains, nos scientifiques, nos artistes et nos penseurs au profit de motifs botaniques ou animaliers constitue une abdication culturelle.

Il ne s’agit pas de promouvoir un chauvinisme suranné, mais simplement de rappeler que l’Europe est avant tout le fruit d’une civilisation et d’une histoire humanistes. Une monnaie sans figures humaines est le symptôme d’une société qui doute de son héritage et préfère le refuge de la neutralité biologique à la transmission de sa mémoire. Pour que l’euro soit pleinement l’expression d’un projet d’avenir, il doit cesser d’avoir peur de son passé.

Pierre Manenti, 

président du conseil scientifique du Mémorial Charles de Gaulle

 


 

Entre vrais et faux et chacun y va de sa créativité

 





























 















Support monétaire

(Redirigé depuis Billet de banque)

Un support monétaire (money backing) peut désigner dans un sens strict un billet de banque, une pièce de monnaie, une pièce en or, un nombre sur un compte bancaire, soit toutes les formes matérielles de monnaies. Dans un sens plus large, un support monétaire est toute chose utilisée par un agent économique pour payer.

Un billet de banque est un support monétaire. Un billet de cinq euros est un support monétaire. Une pièce de dix centimes est un support monétaire. Un compte bancaire est un support monétaire. Une pièce d'or est un support monétaire. Une cigarette dans un camp de prisonniers fut un support monétaire. Tel coquillage chez certains peuples fut un support monétaire. Dans une économie de troc, tout objet peut servir de support monétaire. Tout moyen de paiement est un support monétaire.

L'utilisateur de monnaie possède le support monétaire. Le droit de l'utilisateur est son droit de propriété sur ce support monétaire. Un support monétaire représente une certaine quantité de pouvoir d'achat, ou encore, représente une certaine quantité d'unités monétaires.

  • Un support monétaire est possédé par son propriétaire.

Toute création monétaire est une création de supports monétaires.

  • Un monnayeur, en émettant de la monnaie, émet nécessairement des supports monétaires.

Polysémie et ambiguïté du terme « monnaie »

Selon le contexte, le mot "monnaie" est utilisé pour désigner une monnaie-marchandise, ou la promesse d'une banque, ou même les processus économiques par lesquels une monnaie est échangée. La polysémie du mot monnaie induit parfois une ambiguïté dans le discours. Pour préciser le propos, il est utile d'avoir recours à des mots dont le sens est plus restrictif.

Monnaie-marchandise

Searchtool-80%.png Article détaillé : Monnaie-marchandise.

Un support monétaire peut être une « monnaie-marchandise ». Un gramme d'or est une monnaie-marchandise. La valeur de ce support monétaire ne provient pas de la promesse d'un agent économique. Certains coquillages ont servi de monnaie. Un de ces coquillages est alors le support monétaire d'une telle monnaie-marchandise. Une pièce d'or marqué d'un sceau royal est aussi une monnaie-marchandise.

La valeur de ce support monétaire ne provient pas de la promesse de quiconque. La monnaie est alors le support monétaire lui-même.

En anglais, « monnaie-marchandise » se traduit par commodity money

Monnaie-promesse

Searchtool-80%.png Article détaillé : Monnaie-promesse.

La valeur d'une monnaie-promesse provient de la promesse faite par un agent économique. Cet agent économique est une banque. Cette promesse donne de la valeur à cette monnaie-promesse. C'est une monnaie-promesse. Ainsi, un billet de cette banque est une promesse de la banque, est une obligation de la banque.

Un certificat de dépôt d'or peut aussi être un support monétaire. Un substitut monétaire[1] est un support monétaire. Un compte bancaire indiquant la monnaie possédée est aussi un support monétaire.

Lorsque le monnayeur est une banque libre, la promesse de la banque est le contrat de monnaie publié par la banque.

L'utilisateur de ce support monétaire possède cette promesse, possède ce contrat. Le droit de l'utilisateur provient de l'obligation du promettant, c'est-à-dire de l'obligation du monnayeur. Ce contrat, cette promesse, se vend et s'achète comme une marchandise.

Un certificat de dépôt d'or est le support monétaire d'une monnaie-promesse. Le monnayeur garantit qu'il possède l'or et promet qu'il remettra l'or au possesseur du certificat.

Un substitut monétaire est le support monétaire d'une monnaie-promesse. La banque garantit qu'elle a substitué un billet de banque à de l'or et qu'elle remettra de l'or au possesseur du substitut monétaire.

La valeur de ce support monétaire provient de l'obligation du monnayeur. Ce support monétaire est la preuve de l'existence d'une promesse du monnayeur, de la banque émettrice. Un substitut monétaire est une monnaie-substitut.

Monnaie-fiat

Searchtool-80%.png Article détaillé : Monnaie-fiat.

L'État confie la gestion de son monopole monétaire à une Banque centrale. La banque centrale décrète que le papier-monnaie qu'elle émet est la monnaie officielle. Cette monnaie existe par un décret de l'État. C'est une monnaie décrétée. La monnaie-fiat est le nom donné à cette monnaie décrétée par le pouvoir politique. La banque centrale donne aux banques de second rang, le mandat d'émettre de la monnaie au nom de la banque centrale sous certaines conditions.

La monnaie de Banque centrale est une monnaie-fiat, c'est-à-dire décrétée par une autorité politique. L'État est le plus souvent cette autorité politique qui crée la monnaie-fiat au travers d'une banque centrale. La loi étatique contraint alors chaque agent économique à accepter telle monnaie comme moyen de paiement. C'est le cours forcé de la monnaie. Les monnaies contemporaines sont des monnaies-fiat.

Chaque support monétaire de monnaie-fiat est une obligation de la banque centrale. Cette obligation consiste à faire en sorte que cette monnaie-fiat joue le rôle de monnaie. La monnaie-fiat conserve sa valeur, permet les échanges et elle est divisible.

Les billets de banques et les pièces de monnaies sont des supports monétaires d'une monnaie-fiat.

Cette obligation de la banque centrale est une obligation politique. Une telle obligation politique est différente de l'obligation contractuelle d'une banque libre. En effet, une banque libre qui écorne son contrat de monnaie serait punie par un tribunal commercial. Cette obligation de la banque centrale provient du mandat que lui a donné l'État. Une diminution de valeur de la monnaie-fiat n'engage pas formellement la responsabilité de la banque centrale, ni n'engage la responsabilité de l'État. Un tribunal commercial serait légalement incompétent pour juger une violation d'un tel engagement politique.

La valeur d'un support monétaire de monnaie-fiat provient de l'obligation de la banque centrale.

En anglais, « monnaie-fiat » se traduit par fiat money

Certificat de dépôt d'or

Un possesseur d'or dépose son or dans une banque de dépôt d'or. La banque lui remet un certificat de dépôt. Ce certificat de dépôt peut servir de support monétaire, peut être utilisé pour des échanges monétaires. Ce certificat de dépôt peut être prêté.

Chaque certificat de dépôt d'or est un contrat émis par la banque. Par ce contrat, la banque certifie qu'un dépôt a eu lieu et promet qu'elle remettra le contenu de ce dépôt d'or au possesseur du certificat.

La banque certifie que tout certificat de dépôt correspond à une certaine masse d'or détenue par la banque.

Substitut monétaire

Ce mot substitut renvoie à l'idée que la chose échangée ne serait pas la monnaie elle-même. Le substitut est une chose, un billet, qui se substitue à une monnaie de référence. Le substitut monétaire est la trace écrite de la promesse d'une chose future. Le substitut monétaire est une créance pour une certaine quantité de monnaie de référence. Le substitut monétaire est un support monétaire, et qui est utilisé lors des échanges monétaires.

La banque a exécuté une substitution entre la monnaie de référence et ce substitut. Ce substitut est le support monétaire. Ce substitut est la trace écrite d'un contrat qui certifie que la banque a exécuté une substitution entre une monnaie de référence et ce substitut. De surcroît, ce substitut monétaire est une preuve de l'existence de la promesse que la banque échangera ce substitut contre une monnaie de référence. Un substitut monétaire est la preuve d'un contrat de monnaie entre le monnayeur et le possesseur du substitut. Un substitut monétaire est une monnaie-promesse.

La banque certifie que tout substitut correspond à de l'or qu'elle détient.

Billet de banque

Chaque billet de banque prouve un droit de son possesseur. Ce droit du possesseur provient de l'obligation du monnayeur. Si le monnayeur est une Banque centrale, le billet de banque prouve une obligation politique de la banque centrale. Le billet de banque est alors un des supports monétaires d'une monnaie-fiat.

Si le monnayeur est une banque libre, le billet de banque prouve l'existence d'un contrat de monnaie entre la banque libre et le possesseur du billet. Chaque billet de banque émis par une banque libre est une obligation de la banque-libre-monnayeur et qui est décrite précisément dans le texte du contrat de monnaie. Cette obligation de la banque est, par exemple, de verser de l'or à l'utilisateur du billet. Le billet de banque est alors un des supports monétaires d'une monnaie-promesse.

Dans son contrat de monnaie, la banque libre ne certifie pas nécessairement qu'elle possède, dans ses coffres, l'or correspondant à la monnaie émise. Mais la banque libre promet qu'elle versera l'or promis à l'utilisateur du billet dès qu'il le demandera. La banque libre promet qu'elle versera cet or selon les dispositions du contrat de monnaie.

Monnaie-papier et papier-monnaie

Il s'agit de deux autres dénominations du billet de banque.

Unité de compte

L'unité de compte est la représentation de l'unité monétaire lorsque le support monétaire est la monnaie scripturale. En assurance-vie, les unités de compte désignent les supports d'investissement autres que le fonds euro. Ils sont généralement investis en actions, en SCPI, etc.

Informations complémentaires

Notes et références

  1. C. Harwick, 2018, "Money and its institutional substitutes: The role of exchange institutions in human cooperation", Journal of Institutional Economics, 14(4), pp689–714

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

octobre 07, 2025

Pouvons-nous encore rire de tout aujourd’hui - L'humour ?

Peut-on encore rire de tout aujourd’hui ?

La liberté d'expression et le droit de rire de tout ont décliné dans notre société. 

Pour qui se passionne pour la liberté d’expression et son évolution, rien de plus éclairant que de comparer certaines polémiques d’aujourd’hui avec des humoristes d’hier, par exemple Pierre Desproges décédé en 1988 et devenu quasiment mythique depuis pour beaucoup, ou Coluche.

Pierre Desproges, en particulier, ne s’est pas privé de faire quelques blagues susceptibles d’offenser la mémoire juive aussi bien sur la Shoah que sur le Vél’ d’Hiv. Mais il n’a jamais connu le moindre souci d’aucune sorte à la suite de ses très drôles provocations.


Le rire et les excuses

Une jeune humoriste belge, Laura Laune, dont l’unique souci est de faire rire, s’interroge au cours d’un extrait de spectacle présenté au Journal de 20 heures de France 2 : « Quel est le point commun entre les Juifs et les baskets ? Il y en a plus en 39 qu’en 45 ».

Cette saillie dont on a beaucoup parlé, qui en a indigné certains mais a suscité de l’amusement chez beaucoup – avec cette appétence trouble pour de l’esprit authentique posé sur un sujet tabou – reflète parfaitement, avec l’émoi, la médiatisation et l’importance qui lui a été donnée, la différence de climat et d’époque entre un Pierre Desproges laissé tranquille et une Laura Laune obligée de se justifier même si personne, jusqu’à maintenant, n’a eu le ridicule de la faire poursuivre.

Un tel écart contraint à questionner ce qui chez ces humoristes et dans leurs blagues a engendré une différence aussi radicale entre la perception des uns et des autres.

Pierre Desproges n’était pas antisémite, dénué de toute malveillance à l’égard des Juifs. Laura Laune ne l’est pas davantage.

Pierre Desproges, avant 1988, était susceptible de toucher encore plus intimement les familles juives de victimes gazées que Laura Laune apparue et osant le rire trente années plus tard. En toute logique, l’éloignement du temps aurait dû non pas intensifier mais amoindrir les réactions.

Pourtant le contraire s’est produit. Et ce n’est pas propre qu’à la plaisanterie de Laura Laune mais à celles d’autres qui s’aventurent sur ces territoires dangereux, voire quasiment interdits de l’humour sur l’Holocauste, cet enfer, et la communauté juive.

Notre société serait-elle devenue authentiquement plus morale, soucieuse d’autrui, plus respectueuse des morts ? Je ne le crois pas une seconde.


Une moindre tolérance pour la provocation

Il est sûr en revanche que la liberté d’expression et le droit de rire de tout ont décliné et que la présomption dominante n’est plus de laisser écrire ou parler mais de blâmer, de pourfendre et éventuellement de poursuivre.

Le monde dans lequel nous vivons nous habitue, avec le terrorisme islamiste et l’ampleur de l’insécurité ordinaire, délictuelle ou criminelle, à une peur, une moindre tolérance pour l’infinie gratuité du langage et les facilités et provocations que celui-ci a plaisir à s’octroyer.

Mais la cause fondamentale qui fait que Pierre Desproges n’aurait peut-être plus le droit de nous faire rire sur les sujets sulfureux qu’il abordait sans crainte réside – et c’est une banalité – dans les réseaux sociaux, leur multiplication et en général leur indifférence à l’égard de la liberté d’expression ; mais au contraire leur volonté obsessionnelle de monter en épingle n’importe quel propos pour en appeler au lynchage médiatique, à la réprobation de tous et à l’ostracisation, cultivée avec bonne conscience, de celui ou de celle par qui le scandale prétendu aurait surgi.

Laura Laune a encore eu de la chance puisque, malgré quelques procureurs médiatiques outrés, le conflit s’est élargi à France 2 qui devient le bouc émissaire idéal. Comme si un immense public de téléspectateurs avait à être forcément protégé, respecté par éradication plutôt que considéré par compréhension.

Les réseaux sociaux ont évidemment diffusé partout des outrances, des drôleries, des humeurs et des provocations qui à l’époque de Desproges demeuraient peu ou prou dans le cercle du public des spectacles. Ils ont conduit à une augmentation radicale de la victimologie, réelle ou prétendue. Les familles des victimes, aussi lointain que soit l’Holocauste aujourd’hui, ont d’une certaine manière, à cause de cette prolifération par Internet, eu le sentiment d’une réactualisation permanente de l’horreur.

Les réseaux sociaux ont permis à de médiocres citoyens de se révéler et de faire de leur surabondance une fierté au lieu qu’elle soit une indignité. Tous ces petits maîtres, tous ces procureurs, eux, sans morale ni intelligence, tous ces justiciers médiocres qui condamnent, tous ces inquisiteurs expéditifs, toute cette cohorte qui furète, débusque, renifle et dénonce ce qu’elle estime innommable pour se repaître de l’exploitation d’un rien hypertrophié par bêtise ou malfaisance, sont la rançon abjecte de la communication sophistiquée d’aujourd’hui.

Pierre Desproges n’y survivrait pas – alors qu’il a été épargné par la loi Pleven de 1972 dont l’esprit était liberticide mais qui interdisait les seuls propos et écrits battant en brèche les vérités considérées comme absolues du tribunal de Nuremberg – mais s’il en avait réchappé, nul doute qu’il aurait changé de cible et qu’il aurait ridiculisé ces censeurs de la pire espèce : ceux qui exécutent au grand soleil de la transparence.

Philippe Bilger

Président de l'Institut de la parole, aujourd'hui magistrat honoraire, Philippe Bilger a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la cour d'assises de Paris. Il anime le site Justice au singulier.

Source 


Humour

L'humour est une forme d'esprit railleuse qui (selon Larousse) « s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité ».

« Politesse du désespoir » d'après Boris Vian, c'est « une façon habile et satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus », selon Romain Gary. « Rire, c'est être malicieux, mais avec une bonne conscience  » (Friedrich Nietzsche, Le gai savoir).

L'humour est du ressort de la liberté d'expression. Pour cette raison, il est vu d'un mauvais œil par les régimes autoritaires. Dans les démocraties sociales, il est souvent contrôlé et limité par un arsenal de lois qui interdisent de l'exercer à l'encontre de certaines minorités protégées. 

 


 

Citations humoristiques

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  • « La gravité est le bonheur des imbéciles. » (Montesquieu)
  • « Chaque plaisanterie est une petite révolution. » (George Orwell)
  • « Il n'y a pas de limites à l'humour qui est au service de la liberté d'expression car, là où l'humour s'arrête, bien souvent, la place est laissée à la censure. » (Cabu)
  • « L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre. » (Georges Wolinski)
  • Veuillez laisser l'État dans les toilettes où vous l'avez trouvé ! (blague libertarienne)
  • Justice : un produit plus ou moins frelaté que l'État vend au citoyen pour le récompenser de son obéissance, de ses impôts et des actions civiles qu'il exerce. (Ambrose Bierce, Le dictionnaire du diable)
  • Agissez contre la pollution ! Refusez de respirer ! (Achille Talon)
  • Qui peut honnêtement, sans arrière-pensées, rendre Marx responsable des millions de morts du communisme sous prétexte qu'il avait oublié le facteur humain dans ses calculs ? (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • Tous les êtres de toutes les Galaxies sont égaux devant la Grande Matrice, indépendamment de leur forme, du nombre de leurs écailles ou de leurs bras, et indépendamment même de l'état physique (solide, liquide ou gazeux) dans lequel il se trouve qu'ils vivent. (Umberto Eco)
  • Le communisme, c'est une des seules maladies graves qu'on n'a pas expérimentées d'abord sur les animaux. (Coluche)
  • Grâce à Nietzsche, la pensée occidentale se débarrasse pêle-mêle de la morale, des valeurs, des Grecs, de Dieu, de l'État, de la Démocratie... autant d'inventions nées de la haine, du ressentiment et de la résignation des faibles, toujours en train de se plaindre et d'appeler la police. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • C'est pas grave d'être de gauche... en général ça passe au premier relevé d'ISF. (Gaspard Proust)
  • Ah ! Que ne suis-je riche, pour venir en aide au pauvre que je suis ! (Tristan Bernard, Le fardeau de la liberté)
  • La pensée d'Aristote contient en germe l'Inquisition, le fascisme et le communisme. Heureusement que les deux tiers de son œuvre ont été égarés ! (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • La première Loi de l’Économie est : pour tout économiste, il existe un économiste d'avis contraire. La seconde Loi de l’Économie est : ils ont tous les deux tort. (econoclaste.org)
  • Économie : la science qui permettra d'expliquer demain pourquoi les prédictions d'hier ne se sont pas réalisées aujourd'hui. (anonyme)
  • Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance ! (Derek Bok)
  • Hannah Arendt : sa critique du totalitarisme fait autorité, sauf peut-être chez les penseurs fascistes et staliniens. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • Quel mérite y a-t-il à donner un emploi à quelqu'un qui le mérite ? En donner à ceux qui ne le méritent pas, ça, c'est du mérite ! (Ayn Rand, La Grève)
  • Egoïste : personne de mauvais goût, qui s'intéresse davantage à elle-même qu'à moi. (Ambrose Bierce, Le dictionnaire du diable)
  • Inventeur de la théorie des Idées, Platon démontre que nous sommes prisonniers d'une caverne insalubre et que nous tournons le dos à la vraie vie qui est ailleurs. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • Selon certaines sources, l'hégélianisme aurait fait à ce jour plus de 185 millions de morts, et au moins le triple de migraineux. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • S'il y avait un impôt sur la connerie, l'Etat s'autofinancerait. (Coluche)
  • Qui donne à l’État prête à rire. (Tristan Bernard)
  • Premier libéral-libertaire, Guillaume d'Occam oppose l'intuition personnelle et expérimentale à l'ordre prétendument naturel et immanent. Ce faisant, il invente le nominalisme et le rasoir. (Basile de Koch, Histoire universelle de la pensée, 2005)
  • La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout. (Coluche)
  • Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que, dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous. (Coluche)
  • La grande différence qu’il y a entre les oiseaux et les hommes politiques, c’est que, de temps en temps, les oiseaux s’arrêtent de voler. (Coluche)
  • Les fonctionnaires sont tellement habitués à ne rien faire que lorsqu'ils font grève, ils appellent ça une "journée d'action". (Coluche)
  • La politique est l'art de chercher des ennuis, de les trouver, d'en donner un diagnostic erroné, puis d'appliquer les mauvais remèdes. (Ernest Benn, régulièrement attribuée à tort à Groucho Marx)
  • Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons. (George Bernard Shaw)
  • Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. (devise Shadok applicable à l'interventionnisme étatique)
  • Le problème des Français est qu'ils n'ont pas de mot dans leur langue pour "laissez-faire". (Graham Watson)
  • J’adorerais être de gauche. C’est un souhait, mais je trouve que c’est tellement élevé comme vertu que j’y ai renoncé. C’est un gros boulot, un dépassement de soi, c’est une attitude, une présence à l’autre… Il faut être "exceptionnel" quand tu es de gauche. Quand tu n’es pas de gauche, tu peux être moyen. Quand tu es de gauche, c’est l’excellence, le génie moral, le génie de l’entraide. C'est trop de boulot ! (Fabrice Luchini, France 2, 17/10/2013)
  • Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu : ne jamais se montrer pour qu'on continue à y croire. (Coluche)
  • En trayant sans cesse la vache à lait, on tue la poule aux œufs d'or. (Henri Jeanson)
  • L'esprit totalitaire, c'est quand l'humour lui-même devient suspect. (Slobodan Despot, 16/02/2018)
  • Tout est drôle, tant que cela arrive à quelqu'un d'autre. (Will Rogers)
  • L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire. (Friedrich Nietzsche)
  • On dirait que la fatalité veut, dans notre existence, compléter la torture par la dérision ; elle y met toutes les douleurs de la tragédie ; mais, pour ne pas nous laisser au moins la dignité du personnage tragique, elle nous réduit, dans les détails de la vie, au rôle du bouffon. (Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation)

 


Voir aussi

 

https://www.wikiberal.org/wiki/Humour 


 

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