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juillet 01, 2026

Le rapport du Sénat "Les masculinismes"

"Les masculinismes"

C'est littéralement un cheval de Troie pour justifier la fin de l'anonymat sur Internet, la création d'amendes pour des opinions, imposer l'EVARS+ et censurer les gens de droite à l'approche de 2027.

 

Le postulat de départ ? Il existe un continuum entre le discours et la violence, qui relie des opinions vaguement associées au masculinisme (on revient sur sa définition juste après) et l'ultra-droite/l'internationale réactionnaire/intersectionnalité des haines... 

 

La vraie cible de ce rapport n'est pas tant le masculinisme que la pensée de droite, voire spécifiquement la pensée chrétienne qui est visée explicitement et mise dans la définition du "masculinisme" avec un fourre-tout de groupes assez éloignés de ce que ce terme évoque.



 

Selon les chiffres repris d'un sondage déclaratif du HCE, 22 millions de français sont sexistes... Donc vous avez presque une chance sur deux d'être dans le lot... surtout si vous avez déjà partagé un mème ou un terme de la culture internet et même si vous êtes "néolibéral". 


 

Le rapport maintient un double discours tout du long : les droits des femmes sont immensément menacés par un péril urgent mais ce backlash est la conséquence d'une évidence qui est que les féminisme n'a jamais été aussi puissant au point d'être un "féminisme d'Etat".

 

Pour dissimuler la faiblesse des catégorisations proposées (dont les rapporteurs constatent bien qu'elles manquent de cohérence), le terme de "bar à salade" idéologique est employé. Ce qui justifie que le mot fourre-tout est flou à cause d'une stratégie masculiniste.



En s'appuyant sur cette catégorisation, le rapport en vient à amalgamer les religieux tradis (chrétiens visiblement) dans le même sac que les influenceurs crypto ou fitness et les coachs en séduction (accusés d'être des "brigades du contournement du consentement").


Les faits sont néanmoins minces pour appuyer l'alarmisme dont il est fait question. La DGSI aurait déjoué un attentat au couteau en 2025 à Saint-Etienne, et plusieurs victimes de cyber-harcèlement sont nommées.


 



Pourtant, le rapport pousse nettement pour des signalements et de la surveillance : il faut des référents sexisme capables de signaler les individus suspects, il faut une doctrine de sécurité similaire à celle du terrorisme, une association féministe de signalement à l'ARCOM. 


 

 On envisage aussi un fort renforcement de l'EVARS qui doit servir de "pilier de la prévention des adhésions masculinistes" et les idées de haine. Une intervenante évoque le chiffre stratosphérique d'un budget de 622 millions d'euros à débloquer.


 

Le deuxième axe c'est celui de la répression. Le rapport postule qu'il est nécessaire d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ce qui se traduit par une disparition de l'anonymat. De même, il est proposé une amende pour des "outrages sexistes en ligne"



 Pour les créateurs de contenus, il est recommandé de procéder à un renforcement du DSA pour notamment inclure les discours dans "des zones grises" et procéder à une démonétisation des propos...


 

Le paragraphe le plus inquiétant à mon sens est celui qui nous introduit le concept de contenu non illicite mais générant un risque systémique. Autrement dit, un contenu pour lequel il est impossible, en soi, de caractériser une infraction, mais qui contribue à "un risque". 

Je constate donc que ce rapport crée une catégorie mal-caractérisée (potentiellement 1/4 des adultes français), qui s'apparente surtout aux anti-wokes et libéraux/conservateurs/chrétiens, et à laquelle il faudrait appliquer littéralement la même surveillance qu'au djihadisme...

L'incitation à la surveillance, à la censure et aux répressions semblent délirantes pour un objet d'étude aussi flou. Ce qui me conduit à penser qu'il s'agit surtout d'une offensive contre littéralement tout influenceur conservateur/libéral/chrétien/de droite à la veille de 2027. C'est dans la lignée des loi sur la diffamation et l'injure publique, interdire des propos même si ils sont vrais

 

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