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octobre 08, 2026

Les lycéens sont les victimes du mensonge égalitaire de l'école ! Chantal Delsol

De Mai 68 a Bourdieu : les raisins de la colère 

 
Synthèse de l'article : 
 
Selon Chantal Del Sol les lycéens d’aujourd’hui sont victimes d’un mensonge idéologique égalitaire (héritier de celui de Mai 68, mais bien plus grave) inspiré de Bourdieu et relayé par LFI : au nom de l’égalité, on détruit la culture, le mérite et l’exigence scolaire dès le primaire. Résultat : on produit des analphabètes, on victimise les élèves et on les pousse à la violence, au lieu de les élever.
 
 
 
Les lycéens de Mai 68 croyaient aux « lendemains qui chantent » de Mao ou Trotsky, mais restaient des produits de l’école républicaine. Ils possédaient un vocabulaire, une culture (Aragon, Lénine…) qui leur a permis, une fois le délire passé, de rejoindre facilement les élites.
 
Puis vint le mensonge bourdieusien qui ne vise plus le renversement des institutions mais la destruction de la culture elle-même (source d’inégalités). Le mérite est banni, l’effort n’est plus exigé, l’ignorance se répand. Les lycéens n’ont plus de mots (seulement des insultes grossières) et tombent facilement dans les pièges idéologiques.
 
Le mensonge actuel est d'autant plus destructeur qu’il commence dès l’école primaire et cause des dommages presque irréparables. On fait croire aux enfants que tout le monde doit appartenir à l’élite et réussir sans effort (bac + 5 pour tous). Quand la réalité résiste, on légitime la violence (« violences légitimes ») et on s’attaque à ce qui fonctionne encore (enseignants, écoles privées).
 
                                                                ***************
 
Les lycéens de Mai 68, imprégnés des balivernes de Mao ou Trotsky, étaient persuadés de construire le bonheur tout court ou les « lendemains qui chantent », mais ils étaient aussi les produits de l’école républicaine. Et à ce titre, ils possédaient beaucoup de mots (trop ?), ils récitaient par cœur Aragon et Lénine (Ah ! Matérialisme et empiriocriticisme !). Une fois leurs délires apaisés, ils sont devenus rapidement les élites de la nation. Il leur a suffi pour cela d’arracher leur costume d’égarement, de changer de crémerie en quelque sorte. Sous la surface, il y avait une culture, un apprentissage de l’esprit. Le retournement s’est fait sans gloire, mais avec aisance.
 
Les lycéens d’aujourd’hui ont affaire à un bien autre mensonge, celui de Bourdieu, plus récent mais dans la même veine, qui ne cherche plus l’égalité parfaite à travers le renversement des institutions, mais à travers la destruction de la culture. Le niveau de culture suscite des inégalités. L’exigence dont faisait preuve l’école républicaine envers les élèves signifiait la croyance en la valeur du mérite - elle produisait Camus par l’apprentissage laborieux et astreignant de la culture. Dans l’école bourdieusienne, le mérite, parce qu’encore inégalitaire, est lui-même à exclure. Ainsi, l’ignorance se répand. Au premier jour des événements présents, des lycéens affairés à renvoyer un journaliste qui leur déplaisait n’ont trouvé pour lui parler que « Nique ta mère » et « fils de p*te ». C’est le vocabulaire du cyclope d’Homère. L’école bourdieusienne ne produit plus Camus, fils d’une analphabète, elle produit directement des analphabètes, au nom de l’égalité. Et les lycéens s’engagent derrière ce drapeau, au nom de l’égalité.
 
En bref, aux lycéens on a servi des mensonges, autrefois comme aujourd’hui.
 
Mais le second mensonge, celui d’aujourd’hui, qui n’est qu’un héritier du premier, est cependant beaucoup plus grave, parce qu’il les saisit à l’aurore, il est au cœur, il commence à l’école primaire. Pour cette raison, il commet des dommages irréparables : quand on couronne l’ignorance dès le début (il suffit, par idéologie, de n’exiger aucun effort de l’enfant), alors il est presque impossible de réparer, parce que les dégâts sont faits dès l’âge même où tout se joue.
 
À l’époque de Mai 68, les élites socialistes et communistes tenaient le haut du pavé, interdisaient la publication des livres préjudiciables à leur courant, et le plus célèbre de nos intellectuels d’alors, Jean-Paul Sartre, pouvait clamer paisiblement que « tout anticommuniste est un chien ». Ainsi, la jeunesse avec naturel prenait pour emblème le Petit Livre rouge de Mao, ou adoptait les thèses de Trotsky ou de Lénine. Aujourd’hui, les troupes de LFI ont pris le relais pour répandre une idéologie égalitaire qui vise le même rêve, ou plutôt le même enfumage.
 
Le mensonge bourdieusien consiste à dire à l’enfant : l’accession des places au mérite est une injustice. La justice veut que tout le monde appartienne à l’élite (marchons un peu sur la tête, ça fait du bien, la vie est tellement triste). Donc vous serez tous reçus aux examens - le baccalauréat, et jusqu’au bac + 5. C’est ça, la justice, et c’est ça, l’avenir, faute de quoi « il y a des violences légitimes ». Le mensonge en question est si répandu qu’il a envahi la publicité : « on a tous droit au meilleur, au meilleur prix ». On ne prend pas conscience que si le meilleur est partout, il n’existe plus, que si tous sont l’élite, il n’y a plus d’élite. Ou plutôt, on en prend conscience, et on sait bien que cela signifie : une société complètement égalitaire, celle des rêves socialistes qui finissent à Cuba, en Corée du Nord, au Venezuela (régime justement qu’affectionne Jean-Luc Mélenchon).
 
Au lieu d’être encouragés et astreints à travailler, les lycéens de 2026 sont sans arrêt victimisés. Ils sont victimisés parce qu’ils subissent les désastres climatiques, parce qu’ils ont vécu les confinements, parce que leurs lycées manquent de moyens, comme si les générations précédentes n’avaient pas chacune vécu ses problèmes et ses drames, la plupart du temps beaucoup plus tragiques. Ils sont victimisés en tant que « racisés », comme si la France n’était pas le pays qui octroie le plus d’allocations et de gratuité (santé, école) à tous les étages, et à tous ses citoyens même clandestins. Ils sont victimes de Parcoursup - qui (honte !) pratique une forme de sélection.
 
Les lycéens de Mai 68 étaient des ballots mais pas des victimes (ils avaient toute la culture qu’il fallait pour ne pas tomber dans les pièges mensongers de l’idéologie, ce qui s’est pourtant passé). Les lycéens d’aujourd’hui n’ont pas de raison d’être spécialement ballots : ils tombent dans les pièges idéologiques parce qu’ils n’ont pas de mots, et un esprit sans mots se laisse avaler par le premier requin qui passe. Eux sont des victimes parce qu’on n’a eu ni la volonté (pour les idéologues) ni le courage (pour la masse des autres, impressionnés par les idéologues) de faire preuve d’exigence pour les élever, ce que traduit le mot élève.
 
S’ils sont à plaindre, ce n’est pas seulement parce qu’ils ont des horaires déplorables ou pas assez d’infirmières dans les lycées ou parce qu’ils manquent de papier à cabinet, mais surtout parce qu’on leur a fait croire qu’ils réussiraient tous et sans exigence aucune, et parce que ce sont eux, à n’en pas douter, qui vont payer ce mensonge au prix fort. Je vois un panneau dans une manif de mardi : « on n’a pas envie de passer notre vie à la gagner », qui décrit à lui seul l’ampleur de l’illusion dont ils ont été bercés par des escrocs de la promesse.
 
Aujourd’hui, les défenseurs institutionnels du mouvement - LFI et ses supports - s’apparentent à Mao davantage qu’à tout autre souvenir. Mao soufflait sur les braises de la Révolution culturelle en appelant de ses vœux « un grand chaos sous le ciel » afin de « tirer du grand chaos un ordre suprême » (admirons le génie inventif ! une pensée respectueuse et admirative pour Yang Jisheng et son histoire monumentale de la Révolution culturelle, Renverser ciel et terre). Il fallait briser tout ce qui restait d’inégalitaire dans l’ancien monde. Là où la réalité résiste à la volonté égalitaire, il faut la détruire.
 
On incendie les lycées, et on s’en prend aux enseignants eux-mêmes : chez nous, depuis une semaine, plus de soixante enseignants, proviseurs, surveillants, ont été violemment pris à partie par des élèves, rappelant les pages les plus ignobles des descriptions de Jisheng. Les groupes de lycéens fanatisés commencent par mettre le feu aux poubelles puis s’approchent des enseignants et au lieu de leur parler (ils n’ont pas de mots ! ne jamais oublier ça !), les tabassent ou leur jettent de l’essence. « Vous avez raison, c’est puissant ce que vous faites », affirme Jean-Luc Mélenchon. 
 
Tout ce qui s’oppose au mensonge égalitaire est frappé d’infamie, et on n’a jamais autant entendu de voix pour réclamer l’interdiction des écoles privées, encore capables de cette vertu oubliée des éducateurs : l’exigence. Supprimer ce qui fonctionne pour qu’on ne puisse pas, par comparaison, percevoir le désastre du système régnant : c’est la seule solution qui reste au charlatan traqué.
 
Nora Belk 
 

 
 
 
 https://universite-liberte.blogspot.com/2026/10/emeutes-banlieusardes-et-etudiantes-une.html

Emeutes banlieusardes et étudiantes, une inversion des valeurs; surtout n'abandonnez pas vos enfants à la propagande !

Sommaire:

A) -  N’abandonnez pas vos enfants à la propagande !

B) -  Violences policières versus violences anti-policières : Gilets jaunes, émeutes banlieusardes et étudiantes, une inversion des valeurs ?

C) -  La Guerre civile qui vient, ou l’inconduite barbare du mouvement lycéen.

D) -  Les lycéens, petits dindons de la farce égalitaire

 


 

 Ce qu'il y a de bien avec tout ce qui se passe en ce moment, c'est que ça polarise. Les masques tombent. Et il ne reste plus que deux camps. 

Le premier, c'est le camp du ressentiment. La victimisation érigée en identité. La haine de celui qui réussit. Et au bout de la chaîne, toujours le même poison : l'antisémitisme. Aujourd'hui, ce camp a un visage parfait : LFI. Mettez-les au pouvoir et vous aurez droit à un remake du XXe siècle. Jean-Luc a réussi un exploit que l'Histoire croyait impossible : la synthèse entre l'hitlérisme et le stalinisme. 

 Le second, c'est le camp de la liberté. Le libéralisme. La responsabilité individuelle. Les marchés libres. La beauté. Le bon sens. L'idée simple, et pourtant radicale, que tu es propriétaire de ta vie, de ton travail et de ce que tu construis. Si on veut un exemple de ce que ce camp donne quand il prend le pouvoir aujourd'hui : Milei. Et voici ma conviction. Les crises du XXe siècle ont accouché, systématiquement, du collectivisme. 1917, 1933, l'après-guerre : à chaque effondrement, la même réponse. Plus d'État, plus de contrôle, moins d'individu. On connaît le bilan. 

Le XXIe sera différent. Le XXIe sera le siècle du libéralisme. Le vrai. Pas celui des plateaux télé. Et la fin du gauchisme. Pour toujours. 

PS : il existe un troisième camp. Le « en même temps ». La moyenne des deux. Ni collectiviste assumé, ni libéral. C'est le pire des cancers. Parce qu'il se dit libéral. Il en a le vernis, le vocabulaire, les costumes. Mais en dessous, c'est toujours plus de dépense, plus de normes, plus d'État. Le collectiviste, au moins, annonce la couleur. Le « en même temps » te vend la liberté et te livre la tutelle. 

 
 
 

juillet 17, 2026

Trump et le «terrorisme d'extrême gauche» YAKA, FAUCON TOUS !

 

Les dangers qui planent derrière le sommet américain sur le terrorisme d'extrême gauche

Les États-Unis accueillent un « Sommet » international à Washington D.C., axé sur la « résurgence du terrorisme transnational d'extrême gauche ». Contrairement au large consensus qui a sous-tendu la création de la coalition globale contre Daesh il y a dix ans, cette réunion suscite un malaise général et illustre la divergence croissante entre les États-Unis et ses alliés européens sur les questions terroristes.

Les États-Unis accueillent un « Sommet » international à Washington D.C., axé sur la « résurgence du terrorisme transnational d'extrême gauche ». Contrairement au large consensus qui a sous-tendu la création de la coalition globale contre Daesh il y a dix ans, cette réunion suscite un malaise général et illustre la divergence croissante entre les États-Unis et ses alliés européens sur les questions terroristes.




Depuis le début de son second mandat, le président Trump semble obnubilé par l’extrême gauche, et plus précisément par le mouvement « Antifa ». Cette obsession n'est pas nouvelle. Il avait déjà appelé à la désignation du mouvement comme « terroriste » lors de son premier mandat présidentiel. Malgré des obstacles juridiques, il a finalement réussi en septembre 2025, faisant d'Antifa le premier groupe terroriste intérieur répertorié aux États-Unis, seulement dix jours après l'assassinat de son proche confident, Charlie Kirk, par un individu rapidement diabolisé comme « de gauche » – bien que son profil paraisse plus complexe.

Clivage transatlantique

Dans la nouvelle stratégie américaine de lutte contre le terrorisme, publiée en mai dernier, le terrorisme de gauche est élevé au rang de priorité absolue, aux côtés de seulement deux autres priorités : le terrorisme islamique et les cartels de drogue.

Les Européens s'accordent globalement sur ces deux dernières priorités. La majorité des services de renseignement européens considèrent que le djihadisme constitue la principale menace terroriste. Les Européens s'accordent également largement à dire que les cartels de la drogue représentent une menace sérieuse, même s’ils ne les considèrent pas comme un problème terroriste.

C'est sur la question du terrorisme de gauche que la divergence transatlantique devient la plus tangible. Bien que tous les services anti-terroristes européens surveillent les activités au sein des milieux extrémistes de gauche, ils ne considèrent généralement pas ces mouvements comme une menace prioritaire.

À l’inverse, la plupart des services de sécurité européens perçoivent l'extrémisme de droite comme la deuxième menace terroriste la plus significative, après le djihadisme. Aux États-Unis, l'extrémisme de droite a longtemps été considéré comme la principale menace terroriste intérieure, notamment par le FBI, mais il n’est nullement mentionné dans la nouvelle stratégie américaine. Il s’agit très clairement d’une décision politique puisque l’extrême droite américaine est aujourd’hui plus puissante que jamais.

Les conséquences de ces nouvelles orientations américaines sont déjà visibles. Alors que les extrémistes de droite qui ont pris d'assaut le Capitole américain en janvier 2021 ont été libérés avec l'approbation de Trump, des manifestants présumés « Antifa » ont été poursuivis, et condamnés pour terrorisme à de très longues peines de prison.

La lutte antiterroriste sous l'administration Trump est devenue un instrument politique. Après le 11 septembre 2001, le président George W. Bush s'était adressé au monde en disant « vous êtes soit avec nous, soit contre nous ». Aujourd'hui, le président Trump dit exactement la même chose, sauf qu'il trace la ligne selon un clivage politique gauche-droite, dans une approche qui s’avère extrêmement clivante.

Occasion manquée

Contrairement à la perception répandue, les Européens ne sont pas réticents à parler du terrorisme d'extrême gauche. Plusieurs services de renseignement européens ont déjà indiqué publiquement qu'ils notaient une augmentation de la menace de l'extrémisme violent d'extrême gauche, tout en insistant sur le fait qu'elle reste bien inférieure à celle de l'extrême droite.

Dans son dernier rapport annuel, l'Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV) a pointé une augmentation de 60 % des crimes violents d'extrême gauche en 2025. La Sûreté de l’Etat belge (VSSE) a également signalé en 2025 davantage d'incidents violents liés à l'extrême gauche, tandis que le directeur de la Direction Nationale du Renseignement Territorial (DNRT) français observe une « escalade » de la menace d'extrême gauche.

Plusieurs incidents depuis le début de cette année semblent confirmer cette tendance. En janvier, le Vulkangruppe a revendiqué un incendie criminel qui a laissé des dizaines de milliers de foyers et d'entreprises sans électricité pendant plusieurs jours en Allemagne. En février, un groupe anarchiste a revendiqué la responsabilité du sabotage des infrastructures ferroviaires en Italie lors des Jeux Olympiques d'hiver.

La mort du militant d’extrême droite Quentin D., tué par des militants antifascistes lors d'une bagarre de rue à Lyon en février dernier, illustre que certains extrémistes de gauche sont également de plus en plus disposés à recourir à la violence contre d'autres personnes, essentiellement des extrémistes de droite, et plus seulement contre des biens matériels.

Le danger à venir

La divergence transatlantique qui s’opère en matière de lutte antiterroriste crée deux défis fondamentaux pour les Européens. Premièrement, il y a une tentative américaine claire d'influencer la perception des menaces en Europe, illustrée notamment par les multiples réunions organisées à travers l'Europe en amont du sommet. Or, les évaluations de la menace doivent impérativement demeurer indépendantes des pressions politiques, en particulier étrangères.

Deuxièmement, une division transatlantique croissante sur la lutte contre le terrorisme pourrait nuire gravement à la sécurité européenne. En effet, le renseignement américain est primordial dans les efforts européens de lutte contre le terrorisme, où il n'existe pas encore d'« autonomie stratégique ». Les agences américaines ont contribué à déjouer de nombreux attentats en Europe au fil des ans.

Des priorités divergentes pourraient avoir des conséquences concrètes. Si les États-Unis ne surveillent plus les réseaux extrémistes de droite, par exemple, les Européens perdront des renseignements essentiels et deviendront plus vulnérables. Une baisse de confiance entre les services anti-terroristes, notamment par crainte de l'instrumentalisation politique du renseignement, engendrerait des conséquences tout aussi négatives.

En conclusion, la principale menace pour les Européens ne vient pas tant du terrorisme d'extrême gauche, déjà très surveillé par les services de sécurité, mais davantage de la gestion d’une relation transatlantique sensible et de la politisation du contre-terrorisme américain.

Dr Thomas Renard est directeur du Centre international de lutte contre le terrorisme (ICCT), un groupe de réflexion à La Haye.

https://blogs.mediapart.fr/thomas-renard/blog/150726/les-dangers-qui-planent-derriere-le-sommet-americain-sur-le-terrorisme-dextreme-gauche?at_format=link&at_account=mediapart


ÉTATS-UNIS : TRUMP VEUT INTERNATIONALISER LA LUTTE CONTRE LE « TERRORISME D'EXTRÊME GAUCHE »
 
Donald J. Trump a annoncé vouloir faire de la lutte contre le « terrorisme d'extrême gauche » un axe de coopération internationale, estimant que ces mouvances participent à la déstabilisation des démocraties occidentales. Cette déclaration marque une évolution importante. 
 

 
Depuis plusieurs années, les priorités sécuritaires occidentales se concentrent essentiellement sur le terrorisme islamiste, les ingérences étrangères ou les cybermenaces. L'administration Trump entend désormais placer les réseaux d'ultra-gauche violents au même niveau des préoccupations sécuritaires internationales. 
 
⚖️ ➡️ Les violences commises par certaines mouvances d'extrême gauche constituent-elles une menace transnationale sous-estimée ? 
 
🌍 ➡️ Les États occidentaux vont-ils renforcer leur coopération en matière de renseignement contre ces réseaux ? 
 
🕵️ ➡️ Assiste-t-on à une redéfinition des priorités stratégiques de Washington ? 
 
🇺🇸 Au-delà de la politique intérieure américaine, cette annonce illustre une tendance plus large : les conflits idéologiques redeviennent un enjeu majeur de sécurité nationale et internationale. La bataille géopolitique ne se joue plus uniquement entre États. Elle se joue aussi autour des réseaux, des idéologies et des mouvements capables d'influencer ou de déstabiliser les sociétés occidentales.
 

Trump veut internationaliser la lutte contre le «terrorisme d'extrême gauche»

Les États-Unis accueillent jeudi une réunion ministérielle visant à internationaliser la lutte contre l’extrémisme de gauche dont Antifa, classé par le président Donald Trump comme « organisation terroriste », dans un contexte d’augmentation des violences politiques.

Sous le titre de « Résurgence du terrorisme politique », le rendez-vous sous les auspices du secrétaire d’État Marco Rubio vise tout particulièrement le « terrorisme d’extrême gauche », qui, selon le gouvernement américain, est en hausse.

Plus d’une soixantaine de délégations, d’Europe à l’Asie, sont attendues à cette réunion à laquelle participeront également le ministre américain des Finances Scott Bessent et le conseiller immigration de Donald Trump, Stephen Miller.

La France sera représentée au niveau des hauts fonctionnaires, selon une source officielle française.

Le moment choisi peut surprendre alors que les États-Unis sont englués dans la guerre avec l’Iran.

Mais des responsables américains assurent que la réunion est en préparation depuis longtemps et qu’elle tombe à point nommé dans l’objectif de renforcer la coopération internationale dans ce domaine.

« Le terrorisme politique d’extrême gauche connaît un regain d’activité », a indiqué le département d’État dans un communiqué, soulignant qu’il « ne s’agit pas d’incidents isolés », mais d’une « stratégie délibérée, motivée par des considérations idéologiques, visant à déstabiliser les sociétés libres ».

« Pendant trop longtemps, cette menace est restée un angle mort dans la lutte antiterroriste menée par la communauté internationale, sous-estimée et dotée de moyens insuffisants, malgré le danger qu’elle représente », ajoute le texte.

Une analyse, très commentée à l’époque, du centre de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS) publiée l’année dernière a relevé une augmentation de la violence d’extrême gauche aux États-Unis au cours des dix dernières années, soit depuis l’élection du président Donald Trump en 2016.

Mais, ajoutaient les auteurs de l’étude, « elle a augmenté par rapport à des niveaux très bas, et reste bien inférieure aux niveaux historiques de violence perpétrée par des auteurs d’attaques d’extrême droite et jihadistes ».

Caractère transnational

Des responsables américains citent l’Europe en exemple, évoquant notamment le sabotage du réseau ferroviaire français pour l’ouverture des Jeux olympiques en 2024, ou encore la mort du militant nationaliste Quentin Deranque en février, imputée à des antifascistes.

Mais aussi des attaques attribuées à l’extrême gauche en Italie en 2024 et en Allemagne en début d’année, ou, début juillet, les attentats contre plusieurs membres d’un parti conservateur en Grèce, ayant fait un mort et quatre blessés.

Le sujet « n’a pas vraiment été abordé collectivement de manière efficace » compte tenu de son caractère transnational et de son mode opératoire « sophistiqué », a confié mercredi à des journalistes un haut responsable du département d’Etat sous couvert de l’anonymat.

Dans un récent rapport sur l’antiterrorisme, l’administration Trump s’en est prise à l’Europe, qualifiée d’« incubateur de menaces terroristes ».

Ce document définit trois principales « menaces » contre la première puissance mondiale : « les narcoterroristes et les gangs internationaux », les « terroristes islamistes historiques » et les « extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes ».

En cela, c’est une rupture avec la précédente administration du démocrate Joe Biden, qui avait au contraire désigné les groupuscules d’extrême droite, en particulier ceux se revendiquant du suprémacisme blanc, comme une menace majeure.

Groupuscules anarchistes

Le mouvement « Antifa », pour « antifasciste », est particulièrement dans le viseur.

Il s’agit d’un mouvement nébuleux d’activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d’une idéologie politique que d’un groupe organisé.

Le président américain l’a désigné comme « organisation terroriste intérieure » l’an dernier, après l’assassinat de l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk.

À l’étranger, Washington a sanctionné des groupuscules en Europe dont « Antifa Ost », basé en Allemagne, ainsi que trois autres groupes anarchistes en Italie et en Grèce.

Aux Etats-Unis, la mouvance s’est notamment manifestée à partir de 2016 après la première élection de Donald Trump.

Les détracteurs de l’administration Trump relèvent que la violence d’extrême gauche reste historiquement bien en deçà de celle de l’extrême droite et accusent le dirigeant républicain d’attiser les violences.

Dès son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, il a gracié plus d’un millier de ses partisans qui avaient pris d’assaut le Capitole le 6 janvier 2021, pour empêcher la certification de la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle de 2020.

Donald Trump a lui-même été visé par trois tentatives d’attentat, la dernière en date en avril lors du gala de la presse de la Maison-Blanche.

https://www.journaldequebec.com/2026/07/15/trump-veut-internationaliser-la-lutte-contre-le-terrorisme-dextreme-gauche

 

Washington mobilise contre la violence d'extrême gauche 

Les Etats-Unis de Donald Trump ont sonné la charge jeudi contre l'extrémisme de gauche visant notamment le mouvement Antifa lors d'une conférence internationale sur "la résurgence du terrorisme politique" aux relents idéologiques.

"Depuis bien trop longtemps, notre doctrine antiterroriste présente un angle mort: celui de la violence extrémiste issue de la gauche politique", a déclaré le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, hôte de cette réunion ministérielle à Washington.

Il a appelé à renforcer la coopération internationale à l'image de ce qui a été entrepris contre la violence jihadiste pour lutter contre ce qu'il a qualifié de "rancœur venimeuse dissimulée sous le couvert de l'égalité et de la justice".

"Aujourd'hui encore, l'idée même que le terrorisme d'extrême gauche puisse constituer une menace sérieuse est considérée comme un délire de la droite, ou pire encore, comme un dangereux complot fasciste", a-t-il dit en relevant que le "gauchisme radical" tirait son inspiration d'une "haine de l'Occident".

Plus d'une soixantaine de délégations sont représentées à cette réunion à laquelle participent également le ministre américain des Finances Scott Bessent et le secrétaire général adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller, considéré comme l'idéologue du président américain.

"Vous êtes ici parce que vos dirigeants politiques sont attaqués, poignardés et abattus dans vos rues (...). Que la situation empire, qu'on ne peut plus le nier ni l'ignorer, et qu'il est temps d'éradiquer ce mal", a poursuivi M. Rubio qui a profité de la tribune pour lancer une diatribe contre le communisme.

Une analyse du centre de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS) publiée l'année dernière a relevé une augmentation de la violence d'extrême gauche aux Etats-Unis au cours des dix dernières années, soit depuis l'élection de Donald Trump en 2016.

Mais, ajoutaient les auteurs de l'étude, "elle a augmenté par rapport à des niveaux très bas, et reste bien inférieure aux niveaux historiques de violence perpétrée par des auteurs d'attaques d'extrême droite et jihadistes".

L'Europe visée

M. Rubio a cité l'Europe en exemple, évoquant notamment le sabotage du réseau ferroviaire français pour l'ouverture des Jeux olympiques en 2024, ou encore la mort du militant nationaliste Quentin Deranque en février à Lyon, imputée à des antifascistes.

Mais aussi des attaques attribuées à l'extrême gauche en Italie en 2024 et en Allemagne en début d'année, ainsi que l'attentat ayant visé début juillet des membres du parti conservateur grec faisant un mort.

Dans un récent rapport sur l'antiterrorisme, l'administration Trump s'en est pris à l'Europe, qualifiée d'"incubateur de menaces terroristes".

Ce document définit trois principales "menaces" contre la première puissance mondiale: "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes".

Une rupture avec la précédente administration du démocrate Joe Biden, qui avait au contraire désigné les groupuscules d'extrême droite, en particulier ceux se revendiquant du suprémacisme blanc, comme une menace majeure.

Groupuscules anarchistes

Le mouvement "Antifa", pour "antifasciste", est particulièrement dans le viseur.

Il s'agit d'un mouvement nébuleux d'activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d'une idéologie politique que d'un groupe organisé.

Le président américain l'a désigné comme "organisation terroriste intérieure" l'an dernier, après l'assassinat de l'influenceur ultraconservateur Charlie Kirk.

A l'étranger, Washington a sanctionné des groupuscules en Europe dont "Antifa Ost", basé en Allemagne, ainsi que trois autres groupes anarchistes en Italie et en Grèce.

M. Rubio a annoncé jeudi dans un communiqué des restrictions de visas contre des membres de groupuscules d'extrême gauche, sans toutefois les nommer, accusés d'inciter ou de participer à la violence.

S'exprimant devant la conférence, Stephen Miller s'en est pris de façon virulente aux "gauchistes", parlant d'un "cancer" et reprenant la thématique d'un supposé "ennemi" de l'intérieur.

Parlant des manifestants antifa, il a dit qu'ils étaient "déformés". "Aucune des personnes qui manifestent n'a l'air d'une personne normale", a-t-il lancé.

Les détracteurs de l'administration Trump relèvent que la violence d'extrême gauche reste historiquement bien en-deçà de celle de l'extrême droite et accusent le dirigeant républicain d'attiser lui-même les violences.

Dès son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump a gracié plus d'un millier de ses partisans qui avaient pris d'assaut le Capitole le 6 janvier 2021, pour empêcher la certification de la victoire de Joe Biden à l'élection de 2020.

"L'accent mis sur l'extrémisme de gauche au détriment d'autres formes d'extrémisme violent est préoccupant", a réagi l'élu démocrate Gregory Meeks, exprimant ses doutes sur le caractère "apolitique" de cette approche.

Par Léon BRUNEAU et Malcolm FOSTER

 

juillet 09, 2026

IMPORTANT comme URGENT: La collecte automatique de masse des données crypto expose des millions d'Européens.

DAC8 : Une surveillance de masse qui nous met tous en danger

Nous sommes à la croisée des chemins.

La sécurité de millions d'Européens est en jeu : un programme de surveillance et de collecte de données de masse, dangereux et injustifié, est en cours. DAC8 est le plus grand danger à ce jour pour la survie des droits fondamentaux et des principes cypherpunk de Bitcoin. Bull Bitcoin se place en rempart : nous refusons d'être les accessoires de cet abus des gouvernements. Nous refusons de nous y soumettre sans combattre. Pour cette raison, nous avons lancé une action juridique visant à faire annuler cette loi. Le combat de Bull Bitcoin pour faire annuler DAC8 et CARF 

 

DAC8 transforme chaque prestataire Bitcoin en informateur fiscal. Ils obligent chaque plateforme crypto à balancer vos données au fisc, créant un fichier géant sur des millions d'Européens. C'est exactement le genre de surveillance de masse contre laquelle Bitcoin a été créé, le self-custody et l'usage de vos propres clés restent la seule vraie protection.  

Qu'est-ce que DAC8 ?

La directive de surveillance fiscale des crypto-actifs, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

La directive DAC8, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, oblige tous les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP) de l’UE à transmettre des informations annuelles sur les transactions crypto déclarables de leurs clients à l’administration fiscale, données ensuite partagées automatiquement entre les 27 États membres.

Chaque CASP doit déclarer, tous les ans :

  • l’identité complète du client (nom, adresse de domicile, date de naissance, numéro fiscal) et sa résidence fiscale ;
  • les types de crypto-actifs et les catégories de transactions ;
  • les valeurs, unités, dates, nombres de transactions et agrégats annuels ;
  • les informations de transfert, y compris les transferts agrégés vers des adresses de registre distribué non associées à un VASP le cas échéant.

Le premier exercice déclaré couvre l’année 2026, et le premier échange entre administrations est prévu pour septembre 2027. En France, la transposition s’est faite par le décret n° 2025-1276 du 19 décembre 2025.

Conseil de l’UE, communiqué du 17 octobre 2023 · Commission européenne, page DAC8 · décret n° 2025-1276 du 19 décembre 2025 (Journal Officiel) · ADAN / Deloitte / Ipsos, Baromètre 2026. 

Notre action

« Une action juste, légitime, et alignée avec l'objectif même de DAC8. »

Le 24 février 2026, Bull Bitcoin a déposé une requête sommaire devant le Conseil d’État contre le décret n° 2025-1276 du 19 décembre 2025.

Ce décret constitue la principale mesure de transposition de la directive DAC8 en droit français. Il étend significativement le périmètre des obligations déclaratives pesant sur les CASP français, y compris au-delà du champ initialement prévu par la directive elle-même.

Cette action n’est qu’un début, et n’est qu’un des nombreux fronts sur lesquels nous allons nous engager. Nous viserons tous les moyens légitimes de suspendre, retarder, annuler ou amender les effets néfastes de DAC8 et du CARF.

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