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janvier 20, 2026

Les lois économiques n'ont pas valeur d'opinion.

Les lois économiques n'ont pas valeur d'opinion.
 
 Elles ne sont pas des croyances agréables à adopter. Elles ont valeur de théorèmes. La loi de l'offre et de la demande est ainsi certaine, non pas parce qu'on l'aurait décrétée, mais parce qu'elle décrit simplement comment les êtres humains choisissent d'échanger ce qu'ils ont contre ce qu'ils veulent. 
 
 
Si tout le monde veut ce même pain alors qu'il n'en reste qu'un, le prix va monter. C'est le seul moyen de savoir qui en a le plus besoin, et par conséquent qui est prêt à faire le plus grand sacrifice pour l'avoir. Le prix est toujours ce point de rencontre dynamique entre ce que vous êtes prêt à céder en monnaie et ce que le vendeur est prêt à céder en biens ou services. 
 
 La science économique nous enseigne aussi que chaque action a un coût d'opportunité, ou que l'on ne peut consommer ce qui n'a pas encore été produit. Ce sont encore des certitudes. C'est un déclic à avoir une fois, et le reste suivra. Les erreurs du keynésianisme, du marxisme ou de l'école néoclassique nous apparaissent ensuite clairement.
 
J'ai eu une conversation récente avec une personne tenant exactement le même discours. Pour elle, la culture devait être préservée du marché. Elle était complètement aveugle à ce que produit la monopolisation étatique de la culture et aux raisons pour lesquelles celle-ci se flétrit. 
 
La culture n'est pas un secteur « à part » qui devrait être exempté de la discipline de marché et de la sanction du choix des individus. Tout secteur (et plus fondamentalement toute production) obéit aux lois économiques. Et entre le mécénat, le financement participatif, les abonnements et d'autres deals possibles, les artistes n'ont jamais eu autant d'outils pour monétiser leur art. Au contraire, forcer les gens à payer pour une culture qu'ils ne consomment pas ou qu'ils ne valident pas n'est qu'une agression de plus, rationalisée au nom d'un prétendu attachement à la culture.
 
Puisque le Pouvoir se nourrit de notre servitude, osons la Liberté ! Philo, Droit, Économie, Culture. Pour me suivre au quotidien : t.me/arthurhomines
 




("Le risque pris par les capitalistes ne peut pas davantage expliquer l’existence du profit que le risque pris par celui qui grimpe à un palmier pour cueillir des noix de coco n’explique pourquoi elles y poussent." 
 
Christophe Darmangeat)
 
Darmangeat ne comprend ni le risque ni le profit. Il faut articuler les choses dans l'ordre : le risque n’est pas la cause du profit mais sa condition. On ne gagne pas d’argent parce qu’on a pris un risque (sinon tout projet serait couronné de succès), mais parce que le risque pris s’est transformé en SERVICE RENDU à la société. Le profit est donc un signal qui traduit une bonne allocation des ressources en société et qui nous évite de gaspiller (pertes). 
 
Je sais, les marxistes disent que nous savons déjà "ce dont nous avons besoin". Oser de cette validation par le profit, on sait qu'il faut des routes, des hôpitaux, de la nourriture et des profs ! Basta ! Oui... mais non. C'est une confusion entre besoins sociaux et efficience. Il y a une différence ontologique entre constater un besoin et ordonner les facteurs de production pour le satisfaire. 
 
Or, ce passage de l'intention (vouloir faire) à l'action (faire) nécessite un système de pilotage (= de décision). C'est là qu'intervient le système des prix de marché, permettant aux entrepreneurs de calculer économiquement, d'orienter leurs productions et de réallouer sans cesse leurs facteurs pour économiser. Sans intégrer les connaissances de l'EAE sur le temps, le risque, la valeur ou la production, vous naviguerez à l'aveugle en économie, vous perdant dans un logiciel pré-rationnel incapable d'ordonner la réalité.
 



Un point sans doute pas assez soulevé concernant l'agressivité des États-Unis, j'ai nommé la question du dollar américain. 
 
On ne peut pas comprendre pourquoi l'Empire agit de la sorte par l'invasion militaire sans comprendre au préalable ce qu'est le dollar, et quels sont ses effets à l'échelle mondiale. Le dollar n'est PAS une monnaie. Une monnaie saine émerge du marché, elle est sélectionnée darwiniennement par les individus (c'était le cas de l'or et de l'argent, pour rappel). Elle sert de moyen d'échange, d'unité de compte, et de réserve de valeur. 
 
 Le dollar est un artefact étatique et un instrument de transfert de richesse mondial. Les néoconservateurs et l'armée américaine étant la police d'assurance de cette monnaie de singe. En clair, Washington imprime de l'argent pour financer son déficit budgétaire et ses guerres, cela sans subir d'hyperinflation sur son sol. En effet, les banques centrales du monde entier achètent des bons du Trésor américain (de la dette, si vous préférez) pour garantir leurs propres devises. Le monde entier se retrouve donc à financer le budget militaire des États-Unis. 
 
 Par ailleurs, le dollar est adossé au pétrole depuis les années 70. C'est pourquoi dès qu'un pays producteur menace de vendre ses hydrocarbures dans une autre devise, il signe quasiment son arrêt de mort (l'Irak, la Libye, l'Iran aujourd'hui). Chaque base militaire dans la région est l'équivalent d'une sentinelle. Ce système est donc une pyramide de Ponzi, dont la guerre est le moteur. C'est elle qui crée une demande massive de dollars, de matériel et de ressources. Là où les Empires anciens abusaient de la colonisation territoriale, c'est la colonisation par le dollar qui règne aujourd'hui.
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