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juillet 20, 2026

Des nouvelles politico-économiques de notre Chien surpris !

Sommaire:

A) - L'impôt qu'on discute pèse 7 %. Les 93 % ne se discutent pas. 

B) - Un fichier pour sauver les isolés. À remplir par les isolés eux-mêmes. 

C) - Les faits, la justice les tranchera. Le statut du témoin, déjà attaqué. 

D) - Casser le bien d'autrui : 30 000. Louer le sien : 220 000. 

E) - Votre salaire suisse existe. L'État français l'encaisse. 

 

Z) - Les liens des deux alphabets du Chien surpris précédents ! 

 


A) - L'impôt qu'on discute pèse 7 %. Les 93 % ne se discutent pas. 

💶 Question simple : combien d'impôts avez-vous payés l'an dernier ? 

Vous pensez sans doute à votre avis d'imposition — ce chiffre que vous avez regardé en grimaçant, ou que vous n'avez pas reçu du tout. Dans les deux cas, vous vous trompez d'ordre de grandeur. Car l'impôt sur le revenu, celui qu'on débat chaque automne au Parlement pendant six semaines, celui qui déchaîne les plateaux et fait tomber les gouvernements, représente environ 7 % de ce que l'État prélève. Sept pour cent. Voici où passent les 93 autres. 

🧵 Regardons d'abord ce fameux impôt sur le revenu, car ses chiffres sont spectaculaires. 

Selon la Direction générale des finances publiques, les 10 % de foyers les plus aisés en acquittent 76 %. Les 1 % les plus riches en paient environ un tiers à eux seuls. Et 40 700 foyers — les 0,1 % du sommet — en règlent 13 %. Dans le même temps, seuls 45,3 % des foyers fiscaux reçoivent un avis d'imposition : plus d'un foyer sur deux ne paie aucun impôt sur le revenu. On était à 60-65 % de foyers imposés entre 1975 et 1985. Concentration extrême, base qui rétrécit : le constat est exact. 

 Sauf qu'il porte sur 83 milliards d'euros. Or les prélèvements obligatoires français dépassent 1 200 milliards. Autrement dit, tout ce débat public passionné, toutes ces tranches, ces seuils, ces niches, ces polémiques sur les ultra-riches — cela concerne moins d'un quatorzième du sujet. Le reste vient d'ailleurs : de la TVA, payée par absolument tout le monde à chaque achat, non-imposables compris ; de la CSG, prélevée à la source sur tous les revenus ; des cotisations sociales, qui n'apparaissent qu'en petits caractères sur un bulletin de paie ; des impôts de production, dissous dans le prix de revient de chaque bien fabriqué en France. 

 Et un chiffre suffit à démolir l'idée d'un système qui reposerait sur une minorité fortunée. 

Les cotisations sociales payées par les ménages français représentent 4,7 % du PIB. En Allemagne : 9,4 %. Le ménage français en paie deux fois moins que le ménage allemand — non par générosité, mais parce que le prélèvement a été basculé sur l'employeur, où personne ne le voit. La France n'a pas concentré l'impôt sur quelques-uns. Elle l'a rendu INVISIBLE pour presque tous. 

 C'est ici que le problème cesse d'être technique. 

L'article 14 de la Déclaration de 1789 accorde à chaque citoyen le droit de constater la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement et d'en suivre l'emploi. Ce n'est pas une clause décorative : c'est l'acte de naissance des parlements. On a fait des révolutions pour que l'impôt ne soit plus levé sans le consentement de ceux qui le paient. Or que reste-t-il de ce droit quand 93 % du prélèvement tombe automatiquement, sans avis nominatif, sans vote annuel identifiable, sans que le contribuable puisse dire combien il a versé ni à quoi ? Rien n'est illégal. Tout est simplement devenu indolore — et l'indolore ne se conteste pas, puisqu'il ne se sent pas. 

Alors la prochaine fois que l'automne budgétaire s'enflammera pendant six semaines sur une tranche marginale, souvenez-vous de la proportion : les élus se disputeront devant vous une pièce posée sur un socle, pendant que derrière eux, sans un mot et sans un vote, s'écoulera le fleuve qui finance réellement le pays. 

L'impôt qu'on discute pèse 7 %. Les 93 % ne se discutent pas. ⬇️ 

(Sources : DGFiP Statistiques nº 32, avril 2025 ; FIPECO, définition et répartition des prélèvements obligatoires ; Insee ; Eurostat 2024)

 

 


 

B) - Un fichier pour sauver les isolés. À remplir par les isolés eux-mêmes. 

🌡️ Après les 15 000 morts de la canicule de 2003, la France s'est juré que cela n'arriverait plus. 

Elle a voté une loi, le 30 juin 2004. Cette loi impose à chaque maire de France une obligation précise : tenir un registre nominatif des personnes âgées et handicapées vivant seules à domicile, pour pouvoir les contacter quand la chaleur tue. Vingt-deux ans plus tard, en juin 2026, les décès à domicile pendant la canicule ont augmenté de 91 %. Presque le double. Voici pourquoi cette loi ne pouvait pas fonctionner — et c'était écrit dedans depuis le premier jour. 

🧵 Le dispositif, d'abord, car il est bon sur le papier. 

Article L. 121-6-1 du code de l'action sociale et des familles : le registre est obligatoire dans TOUTES les communes, sans exception. Y figurent nom, âge, adresse, téléphone des personnes de plus de 65 ans et des adultes handicapés vivant chez eux. Dès le déclenchement d'une alerte, les services municipaux appellent, passent, vérifient. C'est simple, c'est gratuit, c'est intelligent. Et cela sauve réellement des vies — pour ceux qui y figurent. 

Maintenant, l'article qui annule tout. 

L'inscription sur ce registre est VOLONTAIRE et déclarative. Le maire, dit le droit, ne peut y porter personne d'office ; il ne dispose d'aucun pouvoir d'appréciation sur la situation d'un habitant. Relisez lentement, parce que la faille est vertigineuse : pour être secouru, il faut l'avoir demandé. On a bâti un fichier de sauvetage destiné aux personnes isolées… en exigeant d'elles une démarche administrative volontaire. Or qui est le plus exposé pendant une canicule ? Précisément celui qui n'a ni proche pour l'inscrire, ni voisin qui frappe à la porte, ni médecin qui pense à le signaler. Le dispositif exclut structurellement ceux qu'il vise. Il protège les personnes entourées — et laisse dehors les vraiment seuls. 

Les chiffres de cet été mesurent exactement cet angle mort. 

Vingt-sept pour cent des centres communaux d'action sociale déclarent un registre incomplet ou insuffisamment actualisé, selon l'enquête menée début juillet par leur propre union nationale. Pendant ce temps, la surmortalité à l'hôpital est de 19,7 %, en EHPAD de 37 % — et à domicile de 91 %. Là où l'on est vu, on meurt moins ; là où personne ne regarde, on meurt le double. Ce n'est pas la chaleur qui trie : c'est le regard. 

Et l'État le savait. 

La loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024 a enfin prévu l'inscription d'office, sauf opposition, des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie et de la prestation de compensation du handicap — environ deux millions de personnes que l'administration connaissait déjà, dont elle avait le nom, l'adresse et le dossier depuis toujours. Il aura fallu vingt ans pour décider de cocher une case à leur place. Vingt ans pendant lesquels le pays disposait d'une loi, d'un fichier, d'un plan national et d'une journée de solidarité — mais laissait à un homme de quatre-vingt-dix ans, seul dans quarante degrés, le soin de remplir le formulaire qui aurait permis qu'on l'appelle. 

 Un fichier pour sauver les isolés. À remplir par les isolés eux-mêmes. ⬇️ 

(Sources : loi du 30 juin 2004 ; articles L. 121-6-1 et R. 121-3 du CASF ; enquête UNCCAS des 30 juin-3 juillet 2026 ; Santé publique France, juillet 2026 ; loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024)

 

 


 

 C) - Les faits, la justice les tranchera. Le statut du témoin, déjà attaqué. 

🛡️ Une décision de justice est tombée cette semaine, et elle mérite qu'on s'y arrête — non pour ce qu'elle dit d'un homme, mais pour ce qu'elle révèle d'un réflexe. Le tribunal administratif de Paris a rejeté une requête. Cette requête demandait l'annulation du statut de lanceuse d'alerte d'une ancienne cadre territoriale. Et l'auteur de la requête, c'est la collectivité publique que préside celui que ses signalements ont conduit devant un juge d'instruction. Suivez la mécanique, elle est instructive. 

🧵 Reprenons dans l'ordre, avec les dates. 2021 : 

Une directrice générale adjointe de la communauté urbaine du Havre effectue des signalements internes sur un conflit d'intérêts présumé. Septembre 2023 : n'ayant rien vu bouger, elle saisit le Parquet national financier. Avril 2024 : perquisitions à la mairie et au siège de la communauté urbaine. Janvier 2025 : le Défenseur des droits lui reconnaît officiellement la qualité de lanceuse d'alerte — un statut créé par la loi pour protéger précisément ces personnes contre les représailles. Juin 2025 : sa plainte avec constitution de partie civile déclenche automatiquement une information judiciaire. Une juge d'instruction enquête désormais sur quatre qualifications : détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêts, concussion. 

Disons tout de suite ce qui doit l'être, et sans réserve : 

Édouard Philippe se déclare innocent, aucune mise en examen n'est intervenue, rien n'est jugé. La présomption d'innocence n'est pas une formule de politesse, c'est un droit — et elle vaut ici pleinement, y compris pour un candidat à l'Élysée. Ce fil ne dit pas qu'il a fauté. Il dit qu'une enquête existe, et il regarde ce qui a été fait à celle qui l'a déclenchée. 

 Car voici le fait nouveau, celui de cette semaine. 

Fin 2025, la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole — collectivité publique, financée par l'impôt, présidée par l'intéressé — a saisi le tribunal administratif pour faire ANNULER l'avis du Défenseur des droits reconnaissant à cette femme la qualité de lanceuse d'alerte. Relisez : on ne conteste pas devant le juge pénal les faits signalés, ce qui serait le débat normal. On conteste, devant le juge administratif, la PROTECTION de la personne qui a signalé. Avec des moyens juridiques payés, in fine, par les contribuables de l'agglomération. Le tribunal vient de rejeter cette demande : le statut est maintenu. 

Mesurez ce que cela signifie pour tous les autres. 

Le statut de lanceur d'alerte a été créé parce que l'expérience a montré qu'un agent qui signale finit isolé, non renouvelé, brisé — et que sans protection légale, plus personne ne parle. Or que découvre le prochain fonctionnaire territorial qui hésite à signaler quelque chose ? Que même armé du statut, même adoubé par le Défenseur des droits, il devra encore soutenir une procédure contre l'institution qu'il a mise en cause — laquelle dispose d'un budget public, de cabinets d'avocats et de tout le temps du monde, quand lui n'a que son salaire perdu. La protection existe. Elle vient simplement avec un procès en supplément. Voilà le vrai message envoyé cette semaine, et il ne s'adresse pas aux juges : il s'adresse à tous ceux qui, demain, verront quelque chose et se demanderont s'ils doivent le dire. 

Les faits, la justice les tranchera. Le statut du témoin, déjà attaqué. 

(Sources : tribunal administratif de Paris, décision de juillet 2026, via AFP ; France 3 Normandie ; avis du Défenseur des droits de janvier 2025 ; communiqués du PNF)

 

 


D) - Casser le bien d'autrui : 30 000. Louer le sien : 220 000.  

C’est absurde et c’est français 

⚖️ Petit test de barème pénal. 

Question : d'après le droit français, quel comportement mérite la sanction la plus lourde ? 

A) Détruire volontairement le bien de votre voisin. 

B) Voler le bien de votre voisin. 

C) Louer votre propre appartement sans le bon formulaire municipal. 

Vous avez répondu A ou B ? Le tribunal judiciaire de Paris vient de trancher, et ce n'est ni l'un ni l'autre. 

🧵 Les faits, jugés le 10 juillet dernier. 

Une propriétaire parisienne loue quatre logements sur Airbnb sans avoir obtenu l'autorisation de changement d'usage exigée par la Ville. Verdict : 220 000 euros d'amende. Et pour la première fois, la société de conciergerie qui gérait les annonces est condamnée au même montant : 220 000 euros. Total pour l'affaire : 440 000 euros. Aucune violence, aucune victime identifiée, aucun bien d'autrui touché — un défaut d'autorisation administrative sur des biens dont elle est propriétaire. 

Maintenant, ouvrez le code pénal et comparez. 

Détruire, dégrader ou détériorer le bien d'autrui, article 322-1 : 30 000 euros d'amende maximum. Voler le bien d'autrui, article 311-3 : 45 000 euros. Louer le vôtre sans autorisation municipale : jusqu'à 100 000 euros PAR LOCAL depuis la loi du 19 novembre 2024, qui a doublé le plafond — et sans maximum global, ce qui explique qu'on arrive à 220 000. Faites le rapport : la République sanctionne sept fois plus lourdement cette propriétaire que le plafond prévu pour celui qui aurait fracassé la vitrine de son voisin. Un cambrioleur qui viderait son appartement risquerait moins qu'elle. 

Anticipons l'objection, car elle est légitime et je ne l'esquive pas : 

Paris a un vrai problème de logement, les meublés touristiques ont réduit l'offre résidentielle, et l'objectif du législateur — protéger l'habitat des Parisiens — est parfaitement défendable. Le débat n'est pas là. Il porte sur le MOYEN. Notre droit repose sur un principe inscrit à l'article 8 de la Déclaration de 1789 : la peine doit être strictement et évidemment nécessaire, donc proportionnée. Quand une amende administrative atteint plusieurs centaines de milliers d'euros — soit une fraction considérable de la valeur du bien lui-même —, elle cesse d'être une sanction et devient une confiscation par équivalent. On ne punit plus un comportement : on prélève un patrimoine. 

Et c'est là que le barème révèle sa nature véritable. 

Un système de sanctions dit toujours ce qu'une société considère comme grave. Le nôtre affirme désormais que porter atteinte au bien d'autrui — le fondement même de l'ordre public depuis deux siècles — est trois à sept fois moins grave que d'utiliser son propre bien d'une manière que l'administration n'a pas approuvée. Ce n'est plus la protection des personnes qui structure l'échelle des peines : c'est la conformité à une politique publique. Quand le droit pénal, qui protège les victimes, devient moins sévère que le droit administratif, qui protège les objectifs, la hiérarchie des valeurs a changé de main — et personne ne l'a voté. 

Casser le bien d'autrui : 30 000. Louer le sien : 220 000. 

 (Sources : tribunal judiciaire de Paris, jugements du 10 juillet 2026, via AFP ; loi nº 2024-1039 du 19 novembre 2024 ; code pénal, art. 322-1 et 311-3 ; code de la construction et de l'habitation, art. L. 651-2) 

 

 


 

E) - Votre salaire suisse existe. L'État français l'encaisse. 

💶 Il existe un nombre qui vous concerne plus intimement que votre code de carte bleue, et vous ne l'avez jamais vu. Il n'est sur aucun de vos relevés. Aucune fiche de paie ne le mentionne. Aucune application bancaire ne l'affiche. C'est le montant que votre travail rapporte réellement chaque mois — pas votre net, pas votre brut : le vrai chiffre, celui que votre employeur débourse pour vous. Si vous gagnez le salaire médian français, 2 200 euros nets, je vais vous le révéler. Asseyez-vous : il est 90 % plus gros que ce que vous touchez. 

🧵 Ce nombre, c'est 4 170 euros. 

Voilà ce que vaut, chaque mois, le travail d'un salarié médian français — ce que l'employeur paie réellement pour l'avoir. Entre ces 4 170 euros et les 2 200 qui arrivent sur le compte, il y a 1 970 euros qui s'évaporent : cotisations patronales — retirées avant même la ligne « brut », c'est pour cela que vous ne les voyez pas —, cotisations salariales, impôt à la source. L'OCDE mesure cette évaporation pays par pays, elle appelle ça le « coin fiscal », et son rapport d'avril dernier donne le classement : France, 47,2 % — troisième rang mondial. Sur 100 euros que produit votre travail, l'État en intercepte 47 avant votre compte en banque. Retenez ce chiffre, car la suite consiste à le comparer — et la comparaison fait mal. 

Prenez maintenant un salarié strictement identique — même métier, même productivité, même coût de 4 170 euros pour l'employeur — et téléportez-le à Genève, à quarante minutes de Lyon en TGV. 

Coin fiscal suisse : environ 23 %. Deux fois moins. Faites le calcul vous-même : sur les mêmes 4 170 euros, il en arrive environ 3 200 sur son compte. Mille euros de plus. Par mois. Pour le même travail, la même valeur produite, le même coût patronal. Douze mille euros par an. Et sur une carrière de quarante-trois annuités ? Un demi-million d'euros. L'appartement que le salarié médian français ne possédera jamais existe : il est prélevé, mensualité par mensualité, depuis sa première fiche de paie. 

🧮 Je vous entends d'ici — et l'objection est légitime : « oui, mais le Suisse paie sa santé de sa poche ».

 Exact. Chiffrons-la, alors, au lieu de l'agiter : l'assurance maladie suisse, privée et obligatoire, coûte environ 350 euros par mois. Déduisez. Il reste 650 euros d'écart mensuel, santé comprise — près de 8 000 euros par an. L'argument-sécu, celui qui clôt d'ordinaire toutes les conversations, explique UN TIERS de l'écart. Les deux autres tiers ne financent pas votre protection : ils financent la différence entre un État qui dépense 57 % du PIB et un État qui en dépense 32 — les strates, les agences, les doublons, les observatoires. Le Suisse n'est pas moins soigné ni moins retraité. Il est moins ponctionné, et il le SAIT — c'est toute la différence. 

 Car voici la vraie révélation de ce fil, et elle n'est pas fiscale — elle est psychologique. 

Demandez autour de vous : qui connaît son coût employeur ? Personne. Qui s'est indigné de la dernière hausse de 15 euros de son forfait téléphonique ? Tout le monde. Mille euros s'évaporent chaque mois entre la valeur que vous produisez et le virement que vous recevez, et cette évaporation ne déclenche rien — parce qu'elle est invisible par construction. La fiche de paie commence au « brut » : le premier tiers a déjà disparu quand la lecture commence. Ce n'est pas un oubli de mise en page. Un prélèvement visible se conteste ; un prélèvement invisible se reconduit. Vous venez de voir le nombre. La question est de savoir si vous pourrez encore ne pas le voir. 

Votre salaire suisse existe. L'État français l'encaisse. 

 (Sources : OCDE, « Les impôts sur les salaires 2026 », 22 avril 2026 ; Insee, salaire médian ; OFSP, primes LAMal ; Eurostat, dépenses publiques) 

 

 


 

Z) - Les liens des deux alphabets du Chien surpris précédents ! 

Vivre en France ou partir, n'en soyez pas surpris, c'est le Chien qui vous le dit !! 

Vivre en France ou partir, n'en soyez pas surpris, c'est le Chien qui vous le dit une deuxième fois !!

https://x.com/ChienSurpris

 

 


octobre 25, 2025

Crise COVID-19 : le rapport...

Gestion de la crise COVID-19 : le rapport accablant de la Cour de Justice de la République

La gestion de la pandémie de COVID-19 par le gouvernement français en 2020 continue de faire couler beaucoup d’encre. Récemment, un post sur X (anciennement Twitter) publié par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a relancé le débat en qualifiant de « rapport explosif » un document judiciaire de la Cour de justice de la République (CJR). Ce fil de discussion, daté du 17 octobre 2025, liste dix points critiques tirés d’analyses médiatiques, notamment celles du Monde, et appelle à une prise de conscience collective sur les « mensonges d’État » et les défaillances systémiques. Malgré un non-lieu prononcé pour les anciens ministres concernés – Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran,


ce rapport de 1.482 pages, rendu le 7 juillet 2025 par la commission d’instruction de la CJR, dresse un portrait impitoyable d’une gestion marquée par l’impréparation, les erreurs et les omissions.

Bien que le document complet n’ait pas été retrouvé en accès public direct lors de nos recherches (il semble réservé à des cercles judiciaires ou médiatiques), les analyses détaillées publiées par des médias comme Le Monde et Le Journal du Dimanche (JDD) permettent de reconstituer ses principales conclusions. Cet article explore ces révélations, en s’appuyant sur les faits rapportés, pour éclairer les dysfonctionnements qui ont coûté cher à la France.


Un contexte judiciaire chargé : de l’enquête au non-lieu

La CJR, instance unique chargée de juger les actes commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions, a enquêté pendant cinq ans sur la période critique de janvier à juillet 2020.

Cette investigation, initiée à la suite de plaintes de victimes et de leurs familles, visait à déterminer si des délits comme la mise en danger de la vie d’autrui ou l’abstention de combattre un sinistre avaient été commis. Le 7 juillet 2025, les trois magistrats de la commission d’instruction ont rendu un arrêt de non-lieu général, estimant que les éléments constitutifs d’une infraction pénale n’étaient pas réunis. Cependant, loin d’être une absolution, ce document volumineux – qualifié de « Bible » par le JDD – compile des preuves accablantes de négligences qui ont contribué à un bilan tragique :

près de 32.000 décès lors de la première vague, dont une partie aurait pu être évitée avec une meilleure anticipation.

Les magistrats soulignent que leur travail n’est pas motivé par un « acharnement procédural », mais par un devoir de vérité. Ils ont rencontré des résistances, notamment des refus de coopérer de la part de certains hauts responsables, y compris Emmanuel Macron, qui n’a pas répondu aux convocations. Le rapport sert ainsi de « salutaire rappel à l’ordre » pour l’avenir, contrastant avec la doxa officielle d’une gestion exemplaire (NDLR : que nous serait-il arrivé si nous, simples citoyens,  étions responsables d’une partie de ces 32.000 décès…??).


Les défaillances systémiques : un système sanitaire sous-financé et mal préparé

Au cœur des critiques figure l’impréparation structurelle du système de santé français. Dès 2004, une loi avait créé un fonds dédié à la gestion des crises sanitaires, mais celui-ci n’a jamais été alimenté financièrement, le rendant totalement inopérant lors de la pandémie. Jérôme Salomon, directeur général de la Santé de 2018 à 2023, n’a formulé aucune demande de moyens supplémentaires, aggravant cette inertie. Le rapport pointe un « dispositif sanitaire sous-financé et mal préparé », avec une absence de financement alternatif sur les vingt dernières années.
 
 

Parmi les exemples concrets :

  • Stocks de masques insuffisants : Le 9 mars 2020, seuls 86 millions de masques chirurgicaux étaient disponibles, contre un milliard minimum requis. Aucun masque FFP2 n’était en stock. Les autorités connaissaient cette pénurie depuis octobre 2018, mais ont adapté leur communication pour minimiser l’utilité des masquesSibeth Ndiaye affirmait qu’ils n’étaient « pas nécessaires si on n’est pas malade », tandis qu’Édouard Philippe déclarait qu’ils « ne servaient à rien en population générale ». Cela est qualifié de « mensonge d’État, au moins par omission ».
  • Politique de dépistage tardive : La France a réagi avec retard aux alertes internationales, malgré des signaux clairs dès fin 2019 (78 communiqués de Pékin entre décembre 2019 et janvier 2020). Agnès Buzyn n’a alerté l’exécutif que le 11 janvier 2020, et un SMS du 24 janvier (« Oups ! Cela va vite ») illustre l’inertie.

Le plan Orsan-REB, activé le 23 février 2020, était même inconnu de Buzyn elle-même, comme révélé par un SMS : « C’est quoi le plan Orsan-REB ? ». De plus, toutes les conversations Telegram entre Buzyn et Salomon de septembre 2019 à avril 2020 ont disparu, suscitant des soupçons.


Erreurs opérationnelles et concertation suspecte

Le rapport dénonce un « manque d’anticipation crucial », où « le temps en matière d’épidémie est primordial ». Des décisions ont aggravé la situation, comme la déshospitalisation des patients âgés sans précautions le 13 mars 2020, augmentant la mortalité en Ehpad. Olivier Véran est critiqué pour des contradictions sur les masques périmés.

Par ailleurs, les auditions parlementaires post-crise apparaissent truquées : des échanges de SMS entre Buzyn et des députés LREM, comme Julien Borowczyk, montrent une concertation pour modifier les témoignages (« Tu n’hésites pas à me dire ce que tu veux modifier »). Le Conseil scientifique, créé par l’Élysée, est jugé illégitime, alors que des agences existantes avaient les compétences nécessaires.

Aucun responsable n’a admis d’erreurs, contrairement aux pays voisins, malgré 170.000 décès en France.

Réactions et implications : un « effondrement de l’état » ?

Médiatiquement, Le Monde parle d' »erreurs – et, parfois, les mensonges – de l’exécutif », tandis que le JDD évoque un « effondrement de l’État ». Le Conseil d’État, de son côté, a rejeté des demandes d’indemnisation en octobre 2025, affirmant que l’État a respecté ses obligations.

Malgré l’absence de sanctions pénales, ce rapport pose des questions sur la responsabilité politique et la préparation aux futures crises. Il rappelle que la France, mal équipée avec une gouvernance peu lisible, a payé un lourd tribut.
Il est totalement inacceptable et immoral que de tels actes délictueux – mensonges, négligences et défaillances ayant entraîné des milliers de morts évitables – ne soient pas poursuivis et punis, laissant les victimes et leurs familles sans justice véritable.

https://multipol360.com/gestion-de-la-crise-covid-19-le-rapport-accablant-de-la-cour-de-justice-de-la-republique/

 



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