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mars 14, 2026

Europe info Mi-mars 2026 & Chine avec le 15ème plan quinquennal 2026(Important à lire)

Sommaire:

A) - Les députés européens s’octroient une prime de plus pendant la crise pour les européens 

B) - L’Espagne, bastion du pacifisme européen, refuse la folie nucléaire de Macron

C) - 80 millions saisis à Budapest : corruption ukrainienne et menaces de Zelensky contre Orbán

D) - « Le mea-culpa allemand sur le nucléaire vient quand le mal est fait » C. Semperes (entretien)

E) - Chine avec le 15ème plan quinquennal 2026

 


A) - Les députés européens s’octroient une prime de plus pendant la crise pour les européens  

Bruxelles, 13 mars 2026 – Pendant que les Européens affrontent une nouvelle vague de crise énergétique liée à la guerre en Iran, des prix à la pompe qui s’envolent et une inflation qui menace de repartir,

les eurodéputés viennent tranquillement de s’offrir une indemnité journalière de 359 € pour le samedi 9 mai 2026, jour de la Journée de l’Europe.

Une décision prise à huis clos, validée par un simple coup de stylo sur un registre de présence. Et ce n’est pas tout : un groupe de travail planche déjà sur une hausse de cette prime pour l’indexer sur l’inflation. Le peuple paie, les élus se servent.

Une prime facile à empocher pour un samedi… « citoyen »

L’information, révélée en exclusivité par Euractiv, est glaçante de simplicité. La députée française Fabienne Keller (Renew) a envoyé le 6 mars un e-mail à ses collègues : le 9 mai, vous pouvez signer le registre et empocher les 359 €, même si vous ne faites qu’un passage éclair (ou rien du tout). Habituellement réservée aux jours de session en semaine, cette indemnité forfaitaire – confirmée sur le site officiel du Parlement européen – couvre « tous les frais de subsistance » pendant les activités parlementaires. Pour la Journée de l’Europe (anniversaire de la déclaration Schuman), les événements publics à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg sont désormais éligibles. Le porte-parole du Parlement défend une « pratique standard » : « Rencontrer les citoyens fait partie du mandat. »

Sauf que les eurodéputés ne sont pas dupes. Un parlementaire anonyme confie : « C’est incroyablement facile de jouer le système et d’aller chercher de l’argent pour ne rien faire. » Un autre : « Jean Monnet se retourne dans sa tombe. » Beaucoup signeront sans assister à quoi que ce soit.

Décision prise en catimini à huis clos

Décision prise en réunions fermées la semaine dernière, sans débat public. Transparence zéro. Les eurodéputés ont discuté en secret des changements aux avantages financiers, y compris les remboursements de voyages. Résultat : extension de la prime week-end, sans aucun contrôle réel sur la présence effective.

Le groupe de travail qui prépare déjà une hausse indexée sur l’inflation

Et pendant ce temps, un nouveau groupe de travail (confirmé par Euractiv et des sources internes) examine déjà une augmentation de ces mêmes 359 € pour les aligner sur l’inflation. Oui, vous avez bien lu : alors que le Bureau du Parlement a refusé toute revalorisation de l’indemnité générale de frais (les 4.950 € mensuels) en 2026, la prime journalière fait l’objet d’un examen spécifique pour une indexation automatique.

Les eurodéputés, dont le salaire de base avoisine déjà 10.000 € brut par mois, se préparent à toucher encore plus… au nom de l’inflation qu’ils contribuent à aggraver par leurs politiques.

Le décalage abyssal avec la réalité des Européens

Le fossé avec le peuple est abyssal. En ce printemps 2026, l’Europe vit sous la menace d’un nouveau choc énergétique. La guerre en Iran (et ses répercussions sur le détroit d’Hormuz) a fait bondir les prix du gaz et du pétrole. Les analystes de Goldman Sachs et Bloomberg prédisent : une hausse de 10 % du brut peut ajouter 0,3 point à l’inflation de la zone euro. Les prix à la pompe flirtent déjà avec 2 € le litre dans plusieurs capitales. Les factures de gaz et d’électricité restent largement au-dessus des niveaux d’avant 2022 (guerre en Ukraine). Les ménages modestes, les agriculteurs, les transporteurs et les patrons de PME/PMI tirent la sonnette d’alarme : hausse du coût de la vie, risques de pauvreté énergétique, ralentissement économique.

Après le choc ukrainien, un nouveau risque énergétique

Rappelons le contexte : après le choc ukrainien de 2022 (qui avait poussé l’inflation à plus de 9 % et obligé les États à distribuer des chèques énergie), l’Europe espérait respirer. Raté. Le conflit au Moyen-Orient relance les spéculations, fait doubler temporairement les prix du gaz néerlandais TTF, et menace de renvoyer l’inflation vers 2,5-3 %. Pendant ce temps, les gouvernements parlent de « restrictions », de sobriété, de taxes carbone… et les citoyens comptent chaque euro à la caisse.

Les élus s’auto-récompensent pendant que le peuple trinque

Les eurodéputés, eux, votent en secret une prime week-end et étudient son indexation automatique. Salaire intouchable, frais généraux de 4.950 €/mois, voyages remboursés : tout est déjà généreux. Mais non, il faut plus. Pendant que les Français, Allemands, Italiens ou Polonais hésitent entre plein d’essence et courses alimentaires, les élus « s’engagent avec les citoyens »… en signant un registre de présence en vue d’une rémunération supplémentaire…

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, l’indignation monte, mais au Parlement, silence radio ou défense corporatiste. Ce n’est pas une « prime secrète illégale », c’est pire : une règle existante étendue en douce, avec abus potentiels assumés. C’est le symbole parfait du fossé qui s’est creusé entre un peuple qui trinque et des élus qui s’auto-récompensent.

En pleine période de guerre (Iran, Ukraine en arrière-plan), de restrictions énergétiques et d’inflation galopante, ce geste est indécent. Il illustre à la perfection la déconnexion totale : pendant que l’Europe demande aux citoyens de « tenir », ses représentants se tiennent… très bien, merci, avec 359 € de bonus facile et une revalorisation à l’étude.

Les électeurs jugeront. Mais une chose est sûre : Jean Monnet, père de l’Europe, aurait sans doute préféré des élus qui se serrent la ceinture aux côtés de leur peuple plutôt que de signer pour s’enrichir davantage sur leur dos avec de l’argent public. Le Parlement européen a-t-il encore une once de légitimité quand il agit ainsi ? La question mérite d’être posée… publiquement cette fois.

https://multipol360.com/les-deputes-europeens-soctroient-une-prime-de-plus-pendant-la-crise-pour-les-europeens/ 

 


 

B) - L’Espagne, bastion du pacifisme européen, refuse la folie nucléaire de Macron

« Nous ne voulons pas d’un monde plus nucléaire »

Le 10 mars 2026, Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol, a répondu avec clarté et fermeté à l’initiative d’Emmanuel Macron :

l’Espagne refuse catégoriquement de participer à la « dissuasion avancée » française et à tout déploiement d’armes nucléaires sur son territoire.

Alors que Paris augmente son arsenal et invite ses voisins à des exercices communs, Madrid dit non. Un non clair, assumé, pacifiste. Un non qui contraste violemment avec le bellicisme permanent de l’Élysée.

L’initiative française : plus d’ogives, plus de risques

Le 2 mars 2026, à la base de l’Île-Longue, Emmanuel Macron a annoncé deux décisions lourdes de conséquences : 

  • L’augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises (le chiffre exact ne sera plus communiqué).
  • La mise en place d’une doctrine de « dissuasion avancée » ouverte à huit pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Grèce, Suède, Danemark). 

Objectif affiché : faire participer ces alliés à des exercices et permettre des déploiements temporaires de forces stratégiques françaises. En réalité, c’est une escalade nucléaire assumée au moment où le traité New START a expiré sans successeur le 5 février 2026. Macron joue la carte de la « solidarité européenne »… en poussant l’Europe vers une course aux armements.

L’Espagne dit non : un refus historique et assumé

Pedro Sánchez n’a pas tourné autour du pot. Dans une interview accordée à elDiario.es, il a déclaré sans ambiguïté : 

« Nous ne voulons pas d’un monde plus nucléaire, nous ne voulons pas d’une Europe nucléarisée. Par conséquent, nous ne participerons pas à ce projet. » 

L’Espagne n’est pas parmi les huit pays (Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Grèce, Suède,
Danemark) qui ont accepté l’offre française. Elle refuse tout déploiement, tout exercice, toute collaboration. Ce n’est pas une hésitation diplomatique : c’est une ligne rouge posée au nom de la paix.

Le pacifisme espagnol : une doctrine constante, pas un effet de mode

Ce refus n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une tradition pacifiste profonde et cohérente du gouvernement Sánchez :

  • Dès le début de l’escalade au Moyen-Orient (frappes américano-israéliennes sur l’Iran), l’Espagne a interdit l’utilisation de ses bases de Rota et Morón pour toute opération offensive.
  • À la Conférence de Munich sur la sécurité en février 2026, Sánchez a appelé publiquement à un nouveau traité de limitation des arsenaux nucléaires.
  • Devant la guerre en Ukraine comme face à la crise iranienne, le slogan « Non à la guerre » n’est pas un slogan électoral : c’est une politique. L’Espagne refuse d’envoyer des troupes, refuse les livraisons d’armes lourdes, refuse l’escalade. 

Pendant que d’autres capitales européennes suivent Washington dans une logique de confrontation permanente, Madrid choisit la diplomatie, la désescalade et la sécurité collective par le désarmement. Pedro Sánchez le répète : après l’expiration du traité international de non-prolifération, l’urgence est de négocier une réduction, pas une augmentation des ogives.

Macron, le va-t-en-guerre isolé

Le contraste est saisissant. Tandis que l’Espagne privilégie la paix et la raison, Macron transforme chaque discours en appel martial : Covid, Ukraine, terrorisme, Irak, maintenant l’arsenal nucléaire.

Il veut faire de la France le « gendarme nucléaire » de l’Europe, quitte à exposer le continent à une nouvelle course aux armements. Résultat : huit pays acceptent du bout des lèvres, l’Espagne refuse net, et l’Italie (déjà prudente sur d’autres théâtres) observe avec distance.

Ce refus espagnol est un camouflet diplomatique pour l’Élysée. Il montre que l’Europe n’est pas unie derrière le bellicisme français. Il montre surtout qu’un pays souverain peut encore dire non à la folie guerrière sans se faire traiter de « traître ».

Retour au réel : la paix n’est pas une faiblesse

L’Espagne nous rappelle une évidence que Macron semble avoir oubliée : la vraie souveraineté, c’est choisir la paix quand les autres choisissent la guerre. C’est refuser l’escalade nucléaire au lieu de l’organiser. C’est privilégier la vie des peuples plutôt que les postures de chef de guerre.

Les Français, épuisés par les crises successives, devraient regarder du côté de Madrid. Nous ne voulons pas d’une Europe « nuclearisée ». Nous ne voulons pas payer, en impôts et en risques, les aventures martiales d’un président qui n’a jamais vu un conflit qu’il n’ait voulu transformer en spectacle.

L’Espagne a choisi le pacifisme. La France, sous Macron, a choisi l’escalade. Le choix est clair : paix ou guerre. Désarmement ou course aux ogives. Raison ou folie.

Madrid a tranché. Il est temps que Paris retrouve la raison.

https://multipol360.com/lespagne-bastion-du-pacifisme-europeen-refuse-la-folie-nucleaire-de-macron/ 

 


 

C) - 80 millions saisis à Budapest : corruption ukrainienne et menaces de Zelensky contre Orbán

Budapest, 6 mars 2026. Les douanes hongroises viennent de porter un coup spectaculaire au convoi ukrainien qui transitait par l’Autriche.

Sept citoyens ukrainiens, dont des employés de la banque d’État Oschadbank et un ancien général des services de renseignement (SBU), ont été interpellés.

Dans deux véhicules blindés : 40 millions de dollars américains, 35 millions d’euros et 9 kg d’or (soit environ 80 millions de dollars au total). L’argent provenait de la Raiffeisen Bank autrichienne et se dirigeait vers Kiev. Les autorités hongroises ont immédiatement saisi le tout et ouvert une enquête pour blanchiment d’argent. Les sept personnes ont finalement été expulsées, mais les fonds restent bloqués à Budapest.

Officiellement, l’Ukraine parle d’un « transfert routinier et déclaré ». Dans les faits, Budapest accuse un système bien rodé : selon les douanes hongroises, plus de 900 millions de dollars, 420 millions d’euros et 146 kg d’or auraient déjà transité de la même manière depuis janvier 2026. Viktor Orbán ne cache pas son objectif : mettre fin à ce qu’il qualifie de « vaste réseau de corruption » alimenté par l’aide occidentale.

Une corruption systémique qui ne date pas d’hier

L’affaire tombe au pire moment pour Kiev. L’Ukraine traîne depuis des années la réputation d’être l’un des pays les plus corrompus d’Europe. Le classement Transparency International le place régulièrement dans le bas du tableau européen (autour de la 100e place mondiale ces dernières années). Malgré les réformes affichées depuis 2014 et les exigences de l’Union européenne pour sa candidature, les scandales se multiplient :

  • Détournements massifs dans les marchés d’armement
  • Oligarques qui continuent de peser sur la justice et l’économie
  • Aides internationales (plus de 167 milliards d’euros depuis 2022) qui profitent parfois plus aux intermédiaires qu’aux soldats sur le front 

La Hongrie n’est pas la seule à pointer du doigt cette réalité. Plusieurs rapports occidentaux (y compris américains et européens) ont déjà documenté des cas de corruption dans l’utilisation des fonds d’aide. Orbán, qui bloque depuis des mois le prêt européen de 90 milliards d’euros, répète à l’envi : « Nous ne financerons pas la corruption ukrainienne avec l’argent des contribuables européens. »

Zelensky passe aux menaces directes contre Orbán

Face à ce bras de fer, Volodymyr Zelensky a franchi un nouveau palier. Le 5 mars, lors d’un point de presse à Kiev, il a déclaré, sans nommer Orbán mais sans aucune ambiguïté :

« Nous espérons qu’une seule personne au sein de l’UE ne bloquera pas les 90 milliards. Sinon, nous donnerons l’adresse de cette personne à nos forces armées, à nos gars, pour qu’ils puissent l’appeler et lui parler dans leur propre langue. »

La phrase a fait l’effet d’une bombe. La Commission européenne a immédiatement condamné des « menaces inacceptables ». Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a été plus direct : « Il s’agit d’une situation totalement inédite en Europe : le président d’un pays européen menace de tuer, d’assassiner, le Premier ministre d’un État membre de l’OTAN et de l’UE. »

Orbán, en pleine campagne électorale, a répondu du tac au tac : « Pas même s’ils me font chanter, pas même s’ils menacent ma vie. » Kiev a répliqué en qualifiant l’arrestation des sept Ukrainiens de « prise d’otages » et en déconseillant à ses citoyens de voyager en Hongrie.

Un duel qui dépasse les deux hommes

Derrière cette escalade verbale et financière se joue bien plus qu’une querelle bilatérale. D’un côté, Orbán, accusé par Kiev d’être le « cheval de Troie » de Moscou au sein de l’UE. De l’autre, Zelensky, qui voit son principal levier de pression (l’aide européenne) bloqué par un seul pays. Entre les deux : la question du transit de pétrole russe via l’Ukraine, que Kiev refuse désormais de rétablir, privant Budapest d’une partie de son approvisionnement.

L’affaire des 80 millions saisis n’est donc pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans le contexte de la dérive délétère de l’Ukraine, qui continue de chercher des excuses pour prolonger une guerre dont personne ne veut, sauf les oligarques qui s’enrichissent indignement sur le dos des contribuables européens et du peuple ukrainien.

Une chose est sûre : les contribuables européens, qui financent depuis quatre ans un conflit sans fin, commencent à se poser les mêmes questions que Viktor Orbán : où va vraiment l’argent ?

Et jusqu’où Zelensky est-il prêt à aller pour le faire couler ?

https://multipol360.com/80-millions-saisis-a-budapest-corruption-ukrainienne-et-menaces-de-zelensky-contre-orban/ 

 


 

D) - « Le mea-culpa allemand sur le nucléaire vient quand le mal est fait » C. Semperes (entretien)  

Comment interpréter le revirement d’Ursula Von der Leyen, ainsi que les dernières déclaration du président Macron sur le nucléaire. Qu’est-ce que cette erreur stratégique ? Christian Semperes a bien voulu répondre à nos questions et partager son interprétation. Son leitmotiv : « entendre un responsable politique admettre une erreur, c’est rare ! Mais quand plusieurs le font en chœur et en même temps, cela devient suspect. » Tout un programme. 

The European Scientist : Au sommet du nucléaire, Ursula von der Leyen vient de reconnaître qu’il s’agissait d’une erreur stratégique de la part de l’Union européenne d’arrêter la production nucléaire. Comment interprétez-vous cette déclaration ? Pensez-vous qu’elle soit sincère ?

Christian Semperes : Je vous propose de replacer cette déclaration dans son contexte. D’abord, le chancelier allemand a reconnu l’erreur commise en arrêtant le parc nucléaire allemand. Ensuite, Mme Ursula von der Leyen a qualifié « d’erreur stratégique » la mise à l’écart du nucléaire en Europe. Enfin, M. le Président de la République, Emmanuel Macron, lui a emboîté le pas lors du sommet sur l’énergie nucléaire du 10 mars dernier.

À première vue, et sans connaître le sujet en profondeur, on pourrait se réjouir naïvement de la clairvoyance soudaine de nos responsables politiques et de leur transparence apparente en reconnaissant leurs « erreurs ». Il faut le reconnaître, entendre un responsable politique admettre une erreur, c’est rare ! Mais quand plusieurs le font en chœur et en même temps, cela devient suspect.

TES : Pensez-vous que les politiques qui changent d’avis le font en ayant vraiment compris que l’idéologie écologiste menait à une impasse, ou sont-ils encore sous l’emprise de leurs biais cognitifs ?

CS : Il faut distinguer deux points de vue. D’un côté, celui des Verts, qu’ils soient allemands ou français, qui ont fait du nucléaire leur ennemi absolu. De l’autre, celui de l’État allemand, qui, depuis des années, cherche à réduire le prix de son électricité pour le ramener au niveau du prix français, afin d’éviter de pénaliser son activité économique.

Dans leur coalition gouvernementale, l’État allemand et les Verts allemands ont ainsi trouvé une croisade commune contre le nucléaire européen et français en particulier. Selon la logique « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », les gaziers, pour qui le nucléaire représente un concurrent redoutable, ont été invités à se joindre à cette croisade.

TES : Pourquoi ce revirement ? Pourquoi une profession de foi en faveur du nucléaire aujourd’hui ? D’après ce que je comprends, il ne s’agirait pas d’un vrai mea-culpa. Qu’est-ce qui, à vos yeux, permettrait de dire qu’il ne s’agit pas simplement de pures déclarations politiques ?

CS : Quand on connaît le sujet et qu’on l’a vécu de l’intérieur, comme moi, durant 37 ans d’exploitation nucléaire, cette « erreur » conjointement reconnue était en réalité une stratégie allemande visant à atteindre un objectif qui est aujourd’hui atteint.

« L’erreur » française, traduction opérationnelle de l’objectif allemand, est en fait une trahison de notre souveraineté énergétique, économique et géopolitique, sans compter qu’elle constitue un écocide. Pour étayer cette accusation, il faut retracer un brin d’histoire, car c’est une subtile partie de billard à plusieurs bandes.

TES : Nous vous écoutons. Rappelez-nous les événements.

CS : Depuis la fin de la construction de son parc nucléaire, la France bénéficiait d’un avantage concurrentiel majeur face à l’Allemagne :

  • Son électricité était très bas carbone depuis 45 ans. En 1989, Michel Rocard, alors premier ministre, l’écrivait déjà dans un rapport sur les émissions de gaz à effet de serre(1).
  • Son prix restait systématiquement inférieur à celui de l’électricité allemande.

Les chiffres de 2025 le confirment toujours, avec 70 % d’électricité d’origine nucléaire, le prix en France (0,195 €/kWh TTC) est non seulement inférieur à la moyenne européenne, mais aussi de moitié moins élevé que celui de l’Allemagne (0,38 €/kWh TTC), le plus cher d’Europe.(2) 

Et comme preuves supplémentaires, l’électricité française est abondante, pilotable et peu chère, quelles que soient les conditions météo. Les exportations records d’EDF vers l’Europe le prouvent avec plus de 92 TWh très bas carbone, en 2025.

TES : Ça, c’est l’objectif. Et la stratégie, alors ?

CS : Sous la pression des Verts antinucléaires allemands, intégrés à la coalition gouvernementale, l’Allemagne a exercé une pression constante sur la Commission européenne. Grâce à ses directives de libéralisation du marché de l’électricité (adoptées dès 1996, renforcées en 2003 et 2009) et à sa pression juridique, la Commission a forcé la France à créer l’ARENH pour « libéraliser » le marché.

Pour éviter des sanctions, la France a proposé en 2009 le mécanisme ARENH, intégré dans la loi NOME de 2010. L’accident de Fukushima a servi d’opportunité pour attiser la peur du nucléaire et accélérer le processus.

De 2011 à 2025, l’ARENH a obligé EDF à vendre à perte jusqu’à 25 % de sa production nucléaire (très bas carbone) à un prix régulé de 42 €/MWh aux « fournisseurs alternatifs ». Sans rien investir, sans rien produire, sans rien transporter et sans rien distribuer, ceux-ci, comme TotalEnergies, revendaient cette électricité au prix du marché, jusqu’à 2 988 €/MWh le 4 avril 2022 à 8h, en pleine crise du gaz russe.

Pendant ce temps, EDF, privé de 25 % de sa production, devait racheter de l’électricité sur le marché au même prix exorbitant.

TES : Quel est le lien avec l’objectif d’équilibrer les prix de l’électricité allemande et française ?

CS : La stratégie était claire :

  1. Favoriser les gaziers pour qui le nucléaire est un concurrent redoutable et qui deviennent la substitution de moyens pilotables.
  2. Ruiner les finances d’EDF pour l’empêcher de s’autofinancer et de construire de nouveaux réacteurs pour rendre impossible le renouvellement du parc nucléaire français.
  3. Positionner la Commission européenne en arbitre du financement du « nouveau MWh écolo » (renouvelables) plutôt que très bas carbone (nucléaire).

C’était la première bande du billard.

La seconde bande visait le parc en exploitation. C’est là que les Verts français sont entrés en jeu :

  • Ils ont soutenu l’accès au pouvoir de François Hollande.
  • En collaboration avec les Verts allemands, ils ont obtenu la fermeture de Fessenheim.
  • Ségolène Royal a plafonné à 50 % la part du nucléaire dans la production française.
  • Sous le premier quinquennat Macron, la loi n° 2019-1908 du 30/04/2019 prévoyait la fermeture de 12 réacteurs supplémentaires (en plus de Fessenheim) à partir de 2025. Cette menace n’a finalement pas été exécutée, mais ces réacteurs, jugés sûrs par l’Autorité de sûreté nucléaire, étaient bel et bien menacés.

L’ARENH, la fermeture de Fessenheim et la loi sur les 12 réacteurs étaient la traduction opérationnelle de l’objectif allemand, à savoir casser notre avantage concurrentiel sur le long terme.

En conclusion, « l’erreur » évoquée par Ursula von der Leyen était une stratégie délibérée. « L’erreur » reconnue aujourd’hui par la France, via Emmanuel Macron, est une trahison de notre souveraineté énergétique, économique et géopolitique, sans compter qu’elle constitue un écocide. Rappelons que le MWh nucléaire français est de loin le plus bas carbone, même comparé au MWh renouvelable, dont les panneaux solaires viennent d’Asie par bateaux à fuel, avec un facteur de charge industriellement epsilonesque.

TES : Y aurait-il une troisième bande à ce jeu de billard ?

CS : Oui, et elle est cruciale. La règle est simple : « Pile, l’Allemagne, je gagne ; face, la France, tu perds. » Je m’explique.

En France, la loi impose un démantèlement immédiat des installations nucléaires dès la publication du décret de mise à l’arrêt. Dès l’arrêt de Fessenheim, EDF a procédé au « lessivage chimique du circuit primaire », une opération irréversible qui diminue l’épaisseur des tuyauteries pour diminuer la dosimétrie des intervenants. Cette opération rend tout redémarrage techniquement impossible.

À l’inverse, les réacteurs allemands mis « sous cocon » et non démantelés pourraient être relancés. Ce serait le dernier acte d’un opéra wagnérien, « Le Vaisseau fantôme », une tragédie d’amour et de malédiction, celle du couple franco-allemand.

TES : Emmanuel Macron était à Penly et a fait des déclarations allant dans le sens d’une relance volontariste du nucléaire. Qu’en pensez-vous ? Est-ce un usage rhétorique du « en même temps » ? A-t-il compris que le nucléaire était la meilleure solution pour le climat et pour le prix de l’électricité sur le long terme ?

CS : La reconnaissance des vertus du nucléaire, d’abord par le chancelier allemand, puis par Ursula von der Leyen, enfin par Emmanuel Macron, intervient au moment où l’objectif est atteint. Le mal est fait, et il risque d’être durable. Je m’explique.

Les finances d’EDF ont été volontairement dégradées par l’ARENH. De plus, le tissu industriel de construction nucléaire a été affaibli. Rappelez-vous. Les 58 réacteurs français ont été construits et démarrés en 22 ans (soit 2,7 réacteurs/an), avec une durée moyenne de construction de 6 ans, comme le font aujourd’hui les Chinois. L’État français a imposé un « black-out » de construction, faisant perdre ses compétences au tissu industriel français. L’objectif de saboter notre savoir-faire de construction est atteint. La planification et la construction de Flamanville 3, un prototype et un seul, qui voulait laver plus blanc que blanc, l’ont montré. 

Maintenant, les politiques au pouvoir peuvent faire amende honorable et racheter notre confiance. Mais quand on a vécu de l’intérieur, pendant des décennies, la démolition méthodique de notre avantage écologique, énergétique et économique, on ne peut que dénoncer cette hypocrisie.

TES : Vous ne semblez pas très optimiste…

CS : Mon propos était d’abord de rappeler des faits qui revêtent un aspect très négatif pour notre compétitivité, il faut bien l’avouer. Mais il y a aussi des raisons d’être optimiste.

EDF reste le seul groupe industriel au monde à cumuler plus de 2 000 ans d’expérience en exploitation de réacteurs à eau pressurisée (REP). Faites le calcul : 58 réacteurs × 40 ans de moyenne d’âge. Son ingénierie dispose d’une banque de données interne inestimable, lui offrant une capacité unique à rebondir. La gestion de la crise des corrosions sous contrainte en 2022 et le rétablissement spectaculaire de ses résultats d’exploitation en sont la preuve, si besoin était.

Il y a d’autres signes encourageants. Les turbines Arabelle de Belfort, fleuron de la filière, sont revenues dans le giron français après avoir été cédées aux Américains. Depuis 2022, EDF détient Framatome à 100 %, consolidant ainsi la maîtrise de l’ensemble du savoir-faire historique de construction des gros composants de chaudière nucléaire, préservé grâce aux projets chinois et britanniques. La perspective d’un programme ambitieux d’EPR2 redonne au tissu industriel français les garanties nécessaires pour investir en euros comme en compétences, sur le long terme.

Oui, le Phénix renaîtra de ses cendres.

Mais attention ! 6 EPR2 ne suffiront pas à remplacer les 56 réacteurs actuellement en activité, d’une moyenne d’âge de 40 ans. Si le programme s’arrête là, l’objectif allemand sera atteint. Quand les réacteurs français arriveront en fin de vie, le prix de l’électricité française rejoindra celui de l’Allemagne, 10 fois plus carbonée avec son gaz, son charbon et son lignite. Rappelez-vous. Dans son rapport de mars 2020 (page 120/192), la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) prévoyait déjà la construction de 20 centrales à gaz pour compenser la perte de 50 % du nucléaire. Or, la guerre en Ukraine et les récentes tensions au Moyen-Orient nous rappellent que le prix du gaz est pour le moins volatile. Dans ce scénario, le prix de l’électricité française rejoindra celui de l’électricité allemande.

De

European Scientist donne la parole aux chercheurs et experts désireux d'expliquer à nos concitoyens les tenants et aboutissants des débats scientifiques qui animent l'Europe. Le site se veut plus complet que les discours politiques, trop souvent biaisés ou réducteurs. 

https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/le-mea-culpa-allemand-sur-le-nucleaire-vient-quand-le-mal-est-fait-c-semperes-entretien/ 

(1) https://inis.iaea.org/records/hfh13-53m08

(2) https://ekwateur.fr/blog/marche-de-l-energie/prix-electricite-allemagne/#prix

 


 

E) - Chine avec le 15ème plan quinquennal 2026

La Chine vient de publier son 15ème plan quinquennal et je vous conseille de lire ce tableau ligne par ligne parce que c'est probablement le document le plus important de 2026 et personne en France n'en parlera ce qui me fascine c'est pas forcément un chiffre en particulier c'est pas la vision systémique, dans un seul document ils planifient simultanément la croissance du PIB, les brevets à haute valeur, l'économie numérique à 12.5% du PIB, la part des énergies non fossiles à 25%, la réduction des émissions CO2, la qualité de l'eau de surface à 85%, l'espérance de vie à 80 ans, le taux de couverture forestière, la capacité de production céréalière, TOUT dans le même tableau avec des objectifs chiffrés à horizon 2030 & des indicateurs contraignants en occident on traite l'économie l'écologie l'éducation, la santé et la sécurité énergétique comme des ministères séparés qui se battent pour des budgets, la Chine les traite comme les organes d'un même corps, chaque ligne de ce tableau nourrit les autres, l'urbanisation alimente la productivité, la R&D alimente les brevets, les brevets alimentent l'économie numérique, l'énergie non fossile alimente l'indépendance stratégique, c'est un système pensé pour que chaque variable accélère toutes les autres et ça reflète tellement la vision profondément HOLISTIQUE de la Chine dont je parle souvent en bon propagandiste du CCP regardez par ex la ligne 5, brevets à haute valeur passer de 16 à plus de 22 pour 10 000 habitants d'ici 2030, c'est la ligne la plus silencieuse du tableau et probablement la plus décisive car sachez qu’un brevet à haute valeur c'est la propriété intellectuelle d'une technologie qui va structurer un marché pendant 20 ans MINIMUM on voit que la Chine planifie littéralement à qui appartiendra le futur technologique, les licences & les dépendances que les autres pays accumuleront vis-à-vis des technologies chinoises & ça représente EXACTEMENT la colonisation économique, technologique et industrielle du XXIème siècle dont je vous parle souvent à travers mes threads sur l’écosystème Chinois mais avec des brevets au lieu de canons pendant que l'Europe débat et que l'Amérique bombarde, la Chine planifie, construit et exécute et le + effrayant c'est que historiquement selon leurs propres bilans les plans précédents ont été exécutés à plus de 90% de leurs cibles…. 


 

 La différence entre les promesses court termistes des dirigeants européens comme Macron qui changent tous les 5 ans et le CCP qui se projette sur minimum 50 ans c’est que ce tableau n'est pas un programme électoral, c'est littéralement un cahier des charges national et ça change radicalement la manière dont il faut lire chaque chiffre

@BetterCallM
 

 

 

https://x.com/BetterCallMedhi/status/2032554379610603630/photo/1 

novembre 24, 2025

Le « plan de paix » de Trump - Poutine ! Des vérités sous sources officielles...

L'Ukraine accepte un accord de paix, selon un responsable américain 
 
Quelques détails mineurs de l'accord de paix russo-ukrainien restent à régler, précise le responsable 
 
L'Ukraine a accepté un accord de paix qui mettrait fin à la guerre avec la Russie, a déclaré un responsable américain à Fox News. 
 
 
 Quelques détails mineurs de l'accord restent à finaliser, a-t-il ajouté. 
 
Le lieutenant-colonel Jeff Tolbert, porte-parole du secrétaire à l'Armée de terre américaine Dan Driscoll, avait indiqué à Fox News que ce dernier et son équipe avaient rencontré des responsables russes à Abou Dhabi lundi et mardi afin de discuter du cadre d'un accord de paix avec l'Ukraine. 
 
« Les discussions progressent bien et nous restons optimistes. Le secrétaire Driscoll est en contact étroit avec la Maison Blanche et les différentes agences gouvernementales américaines à mesure que ces négociations avancent », a déclaré M. Tolbert. 
 
Certains dirigeants européens se montrent méfiants face à l'approche américaine dans les pourparlers de paix avec l'Ukraine, alors que le Royaume-Uni et la France prévoient une nouvelle rencontre. 
 
Un responsable américain a déclaré à Fox News que la délégation ukrainienne se trouvait également à Abou Dhabi et était en contact avec Driscoll et son équipe. 
 
L'intense activité diplomatique du week-end a suivi la fuite du plan de paix en 28 points vers Axios, que de nombreux dirigeants européens et parlementaires américains ont jugé largement favorable à la Russie. 
 
Le représentant Don Bacon (R-Nebraska) a déclaré sur X que la proposition initiale de l'envoyé spécial américain Steve Witkoff était un « document de capitulation pour l'Ukraine qui l'aurait laissée à la merci de la Russie pour les décennies à venir ». 
 
 Il a ajouté que la dernière version, élaborée avec la participation du secrétaire d'État Marco Rubio et la contribution de responsables ukrainiens et européens, était un meilleur plan. 
 
 « Nous devons nous ranger du côté de la liberté et de l'État de droit », a écrit Bacon. 
 
 La décision de l'Ukraine d'accepter l'accord est intervenue quelques heures après une attaque russe nocturne contre Kiev, qui a fait au moins six morts et treize blessés. 
 
 
Ces frappes contre des bâtiments résidentiels et des infrastructures civiles ont eu lieu alors que des responsables américains et ukrainiens se rencontraient ce week-end à Genève pour discuter du plan de paix en 28 points proposé par l'administration Trump afin de mettre fin à près de quatre années de guerre. 
 
Russem Umerov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, a évoqué les discussions de Genève pour justifier l'accord de son pays sur la majeure partie du plan de paix. 
 
« Nous saluons les réunions productives et constructives qui se sont tenues à Genève entre les délégations ukrainienne et américaine, ainsi que les efforts constants du président Trump pour mettre fin à la guerre », a écrit M. Umerov sur X. « Nos délégations sont parvenues à un accord sur les points essentiels de l'accord discuté à Genève. Nous comptons désormais sur le soutien de nos partenaires européens pour la suite. » 
 
Umerov a ajouté que son pays espère que Zelenskyy se rendra aux États-Unis « à la date la plus proche possible » afin de « finaliser les dernières étapes et de conclure un accord avec le président Trump ».
 

 


Rubio affirme que des « progrès considérables » ont été réalisés dans les pourparlers de paix en Ukraine après la réunion de Genève. 

 Le secrétaire d'État laisse entendre qu'un appel téléphonique entre Trump et Zelensky est possible, tandis que les négociateurs s'efforcent de résoudre les derniers différends. 

Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré dimanche que les discussions sur la fin de la guerre en Ukraine étaient entrées dans une phase productive, affirmant que des progrès considérables avaient été réalisés. 
 
 À l'issue d'une série d'entretiens avec une délégation ukrainienne à Genève, en Suisse, M. Rubio a indiqué aux journalistes que les négociateurs avaient passé une « très bonne journée ». 
 
« Nous avons passé une très bonne journée. Je pense que nous avons réalisé des progrès considérables, même depuis notre dernier échange », a-t-il déclaré. 
 
« Nous avons commencé il y a près de trois semaines avec un document de base que nous avons présenté et élaboré conjointement par les deux parties, en tenant compte de leurs contributions respectives », a-t-il précisé.
 
Rubio a décrit comment les négociateurs avaient affiné le cadre de paix en 28 points qui définit les conditions potentielles d'un cessez-le-feu et d'un règlement durable entre l'Ukraine et la Russie. 
 
 « Au cours des dernières 96 heures, nous avons mené des discussions approfondies avec la partie ukrainienne, notamment avec notre secrétaire à l'Armée et d'autres responsables. Nous étions sur place à Kyiv et avons rencontré les acteurs clés de l'ensemble du spectre politique ukrainien, au sein des pouvoirs législatif et exécutif, ainsi que des forces armées, afin de préciser ces points. »
 
« Nous sommes arrivés ici aujourd'hui avec un seul objectif : aborder les points en suspens – 28 ou 26 selon les versions, car le plan a continué d'évoluer – et tenter de réduire les divergences. Nous y sommes parvenus aujourd'hui de manière significative », a-t-il déclaré. 
 
Les discussions du week-end ont porté sur un plan en 28 points, un cadre élaboré par les États-Unis définissant les étapes d'un éventuel cessez-le-feu et d'un règlement politique. 
 
Ce document couvrirait les garanties de sécurité, le contrôle territorial, les mécanismes de reconstruction et les relations à long terme de l'Ukraine avec l'OTAN et l'UE. 
 
 
 
ZELENSKYY AVERTIT L'UKRAINE : « UN CHOIX DIFFICILE » FACE À UN OBSTACLE MAJEUR POUR LE PLAN DE PAIX AMÉRICAIN 
 
Le plan aurait évolué au fil de plusieurs versions, réduisant progressivement les points de désaccord, les deux parties évaluant les concessions à faire. 
 
 « Bien évidemment, comme pour tout accord final, il faudra que les présidents l'approuvent, et il reste quelques points à régler », a précisé Rubio. 
 
Sans préciser les points en suspens, Rubio a qualifié la situation de « délicate ». « C'est un moment très délicat et important – comme je l'ai dit, nous n'avons pas encore trouvé d'accord. Il s'agit parfois de questions de sémantique ou de langage ; d'autres nécessitent des décisions et des consultations au plus haut niveau ; d'autres encore, je pense, ont simplement besoin de plus de temps pour être examinés », a-t-il déclaré avant d'aborder certains points. 
 

 
 LES ÉTATS-UNIS ET LA RUSSIE ÉLABORENT UN PROJET DE PLAN DE PAIX POUR L'UKRAINE EXIGEANT DES CONCESSIONS MAJEURES DE LA PART DE KYIV 
 
« Certaines questions concernaient les actions, le rôle de l'UE ou de l'OTAN, etc. Nous les avons quelque peu mises de côté car nous venions de rencontrer les conseillers à la sécurité nationale de divers pays européens, et ce sont des sujets que nous devrons aborder avec eux car ils sont concernés. » 
 
« Je ne veux pas crier victoire ni crier victoire. Il reste du travail à accomplir », a-t-il ajouté. 
 
 Laissant entendre la volonté d'assurer la sécurité de l'Ukraine, Rubio a déclaré qu'ils reconnaissaient tous que, pour mettre un terme définitif à cette guerre, l'Ukraine devra se sentir en sécurité et avoir la certitude qu'elle ne sera plus jamais envahie ni attaquée. 
 
« Je crois sincèrement que nous y parviendrons », a-t-il affirmé. Interrogé sur les prochaines étapes, Rubio a évoqué la possibilité d'un appel entre les présidents Donald Trump et Volodymyr Zelensky, ajoutant : « Je ne sais pas. C'est possible. Je n'en suis pas certain. » 
 
« Notre objectif est de finaliser cela au plus vite. Idéalement, nous aimerions que ce soit jeudi », a-t-il ajouté. 
 


Le plan de paix Trump saboté en 48 heures par les Européens 

Le plan de paix en 28 points présenté par Donald Trump à Genève semblait pourtant clair et pragmatique : concessions territoriales réciproques (reconnaissance de la Crimée, Louhansk et Donetsk comme russes, gel des lignes à Kherson et Zaporijjia, en échange d’un accès ukrainien au Dniepr et d’un corridor céréalier en mer Noire), neutralité constitutionnelle de l’Ukraine excluant l’OTAN, plafonnement de son armée à 600 000 hommes, amnistie totale pour crimes de guerre, et surtout un financement de la reconstruction via 100 milliards de dollars d’avoirs russes gelés (dont 50 % pour les États-Unis, l’Europe couvrant le reste avec 100 milliards supplémentaires). Un calendrier serré : acceptation avant le 27 novembre, jour de Thanksgiving, ou retrait total du soutien américain : armes, renseignement satellitaire crucial pour les frappes ukrainiennes, et aide financière. Pour la première fois depuis février 2022, Moscou s’était montré ouvert à la discussion, Vladimir Poutine qualifiant le document de « base pour un règlement définitif » tout en menaçant de continuer davantage si Kiev refusait.

Pour la première fois, Kiev, asphyxié par les scandales de corruption (des centaines de millions détournés par des proches de Zelensky, certains fuyant déjà le pays) et les revers militaires (pertes quotidiennes estimées à 1.000 hommes), laissait entendre qu’il pourrait « choisir entre sa dignité et son principal allié ». Volodymyr Zelensky, affaibli intérieurement, déclarait en ukrainien : « Je ne trahirai jamais. L’intérêt national ukrainien doit être pris en compte. Nous ne ferons pas de déclarations bruyantes. Nous travaillerons calmement avec l’Amérique et nos partenaires. » Un aveu : sans Washington, l’hiver ukrainien sera rude, sans missiles ATACMS ni renseignements pour les drones.

Et puis les Européens sont arrivés.

En moins de 48 heures, la coalition des « volontaires » – réunie à l’initiative d’Emmanuel Macron et Keir Starmer, avec Friedrich Merz en renfort – a torpillé le processus en déposant des contre-propositions délibérément inacceptables pour la Russie.

Élaboré par le trio E3 (France, Royaume-Uni, Allemagne), ce contre-plan en 24 points, fuité et analysé par des experts, réaffirme la souveraineté ukrainienne absolue, un accord de non-agression avec l’OTAN, et un dialogue Russie-OTAN post-paix. Parmi les points clés : extension de l’OTAN vers la Russie (Ukraine et Caucase), maintien des forces ukrainiennes à 800.000 hommes en temps de paix (contre 600.000 dans le plan Trump), reprise par Kiev de la centrale de Zaporijjia, du barrage de Kakhovka et de la presqu’île de Kinburn, libre passage sur le Dniepr, et discussions territoriales uniquement après un cessez-le-feu sur la ligne de front actuelle – sans retrait ukrainien du Donbass. Sanctions russes allégées progressivement, avec « rétablissement automatique » en cas de violation, et une architecture de sécurité européenne incluant tous les États de l’OSCE.

Autrement dit : transformer le plan Trump, qui partait du constat militaire sur le terrain (défaite ukrainienne évidente après trois ans de front à 1 300 km), en une victoire diplomatique pour Kiev que Moscou ne pourra évidemment jamais accepter.

Le Kremlin a immédiatement réagi via Dmitri Peskov : « Si Kiev et les pyromanes européens refusent de discuter sérieusement des propositions du président Trump, alors ce qui s’est passé à Koursk se reproduira inévitablement ailleurs. » Traduction : la guerre continuera, et plus dure, avec des avancées russes accélérées vers Odessa ou Kharkiv.

Washington, de son côté, n’a même pas haussé le ton. Un simple rappel laconique du secrétaire d’État Marco Rubio : « People are going to die » – les gens vont continuer à mourir. Pas besoin d’en dire plus : l’ultimatum tient toujours, et les Européens sont vus comme des « brouillons seulement », un brouillon à amender. Lors d’un appel avec Starmer, Trump a convenu qu’il fallait « travailler ensemble en ce moment critique », mais sans céder un pouce. À Genève, Rubio a salué des « énormes progrès » dimanche, mais un écart persiste : les Américains poussent pour un gel rapide, les Européens pour une « paix juste » avec souveraineté intacte.

Macron, depuis Johannesburg au G20, martèle : « Il ne peut y avoir de paix en Ukraine sans les Ukrainiens et le respect de leur souveraineté. » Starmer et Merz renchérissent dans une déclaration commune : « Soutien total et inchangé pour une paix durable et juste », saluant les « efforts américains » mais insistant sur un consensus OTAN et européen. Zelensky, coincé, remercie Macron par téléphone : « Merci pour l’échange, nos équipes à Genève travaillent pour des résultats concrets. »

Mais en privé, Kiev redoute la coupure américains : sans renseignement, les opérations s’effondrent.

Résultat : le plan de paix, qui représentait la première ouverture réaliste depuis les accords avortés d’Istanbul en avril 2022 (torpillés à l’époque par Boris Johnson pour prolonger le conflit), vient de prendre la même route que Minsk I et Minsk II – la poubelle diplomatique.

Les Européens, emmenés par Paris et Londres, ont choisi de faire exactement ce qu’ils reprochaient à Johnson il y a trois ans : jouer les prolongations pour éviter une paix qui ressemblerait à une défaite occidentale.

Sauf que cette fois, c’est Washington qui tient le robinet des armes et du renseignement, et Trump n’a aucune intention de payer indéfiniment pour une guerre qu’il considère perdue d’avance – 200 milliards de dollars déjà engloutis, pour rien.

En sabotant le plan en 48 heures, les Européens n’ont pas sauvé l’Ukraine. Ils ont surtout signé l’acte de divorce militaire avec les États-Unis et condamné des dizaines de milliers de soldats ukrainiens supplémentaires à mourir pour une ligne Maginot qui n’existe plus sur aucune carte. Sur les réseaux sociaux, les réactions fusent et ironisent sur les « pyromanes européens » qui préfèrent l’escalade à la paix.

Jeudi soir, quand l’ultimatum américain expirera, on saura si l’Europe préfère la guerre éternelle à une paix humiliante. Pour l’instant, elle a choisi la première. Et elle est seule à la payer – avec les impôts des Français, des Allemands et des Britanniques, pendant que Trump pivote vers la Chine. Une leçon d’histoire : les « volontaires » d’aujourd’hui seront les isolés de demain.

https://multipol360.com/le-plan-de-paix-trump-sabote-en-48-heures-par-les-europeens/

 

Bloomberg : Le « plan de paix » de Trump a été secrètement rédigé à Miami par Witkoff, l’envoyé de Poutine Dmitriev et Jared Kushner.

 
Voici comment Moscou a détourné la politique américaine.

 
Plus important que le Watergate.


 
Bloomberg confirme : l'Ukraine subit des pressions de la part d'une Maison-Blanche affaiblie pour accepter un accord de fait rédigé par la Russie – le plan en 28 points a été élaboré à Miami. Rubio a été pris au dépourvu, Trump l'a approuvé à la dernière minute et Vance a pris les rênes à Washington.



Le Guardian a découvert des formulations russes authentiques — et Rubio a confirmé que le projet avait été élaboré avec l'envoyé de Poutine avant de faire marche arrière.

 
Les sénateurs King, Rounds et Shaheen affirment que Rubio leur a confié que le plan en 28 points est « la liste de souhaits des Russes » remise à l'Ukraine et à l'Europe dans le but de semer la panique. 

 
Les principales institutions 🇺🇸 — Département d'État, Pentagone, services de renseignement — se cachent des informations cruciales.

 
Une faction défend activement les intérêts de Moscou.

 
La bataille pour la succession en 2028 se transforme 🇺🇦 en chaos par procuration. Les alliés ne peuvent pas faire confiance à des États-Unis fracturés.

 

 

Grozev de Bellingcat : J’ai vu l’original il y a 6 mois — un concept purement russe, presque identique aux 28 points qui ont fuité. Il y en avait 30 à l’origine — les deux points supprimés étaient :
• Les investisseurs américains renflouent la Russie
• Une « alliance chrétienne » russo-américaine en tant que nouveau bloc.

 
C'est un produit 100% fabriqué au Kremlin.


 
Michael Weiss confirme :
« Toute cette affaire était une manœuvre active russe destinée à semer la panique et la confusion et à être prise pour la politique officielle des États-Unis, au sein d'une administration où l'incompétence n'est pas un défaut, mais une caractéristique. »

 
Ces 28 points correspondent aux exigences de Poutine, restées lettre morte depuis 2014, et désormais offertes sur un plateau par les États-Unis. Poutine n'a pas progressé d'un pouce depuis 2022, et pourtant Trump lui offre la victoire sur un plateau.

Presque le MÊME ultimatum qu'en avril 2025 : rebaptisé « paix ».
Le revirement de Rubio n'efface pas cela.



Les chiffres de l'AFP/ISW sont sans appel : l'Ukraine doit céder 5 045 km² qu'elle contrôle encore à Donetsk et Louhansk, villes forteresses reconstruites grâce au sang ukrainien depuis 2014. L'équipe de Trump demande à l'Ukraine de les rendre sans combattre. AFP : c'est comme brader le Luxembourg.


 
L'ancien dirigeant de l'OTAN, le général Yakovleff :

 
« Le « plan de paix » de Trump est un plan de capitulation, inacceptable pour l'Ukraine et l'Europe. Il n'apporte aucune paix (...) Ce que Trump exige, c'est un suicide collectif, et ce, le jour de Thanksgiving. Symboliquement, Zelensky est sacrifié comme une dinde pour Trump. »

 
Le plan de Trump permet à la Russie de réintégrer le G8, annule les sanctions et lance 🇺🇸 - 🇷🇺 une coopération sur l'IA, l'énergie et les minéraux arctiques — tandis que l'Ukraine perd sa souveraineté.

Amnistie : Bucha, Marioupol, expulsions d'enfants effacées

Ce n'est pas la paix, c'est pardonner le génocide.


 



Les États-Unis préviennent que l'aide et les renseignements pourraient être interrompus si l'Ukraine ne signe pas d'ici le 27 novembre.
Trump affirme que « l'Ukraine perd du territoire » — propos tenus par des gens incapables de situer le Donbass sur une carte.

Depuis novembre 2022 :
• Gain net de la Russie : 1 %
🇷🇺 perte de terrain dans le Donbas
• 1 million de victimes

Les cartes ne mentent pas:


 

La Russie intensifie ses frappes sur les villes, se déploie près de la Finlande et coordonne des cyberattaques contre l'Europe avec la Corée du Nord.

Pourtant, les États-Unis font pression sur l'Ukraine, mettant ainsi l'Europe en danger, alors même que Poutine est en train de perdre du terrain mais continue d'attaquer le continent et se prépare à en découdre.



  
Poutine a réagi en qualifiant le plan de « base possible », mais en affirmant qu'il n'avait pas été « discuté en détail ».

Il a souligné que la Russie est « satisfaite de la dynamique actuelle », ce qui signifie en clair faire pression sur l'Ukraine tout en indiquant que Washington/Moscou voit une marge de manœuvre pour obtenir davantage.

Le nouveau bunker de Poutine, véritable « salle de guerre », utilisait de fausses cartes tirées d'un jeu vidéo – simulant une victoire alors que la Russie est même incapable de prendre Pokrovsk.

Réalité :

Kostiantynivka
Kupiansk
Pokrovsk tient bon (ISW).

La Russie perd du terrain – et la situation de Poutine à l'intérieur du pays se détériore.


 
Pendant que Poutine bombarde le réseau électrique ukrainien pour plonger les civils dans le froid, Trump affiche un sourire narquois : « L’Ukraine ferait mieux de se dépêcher, cet hiver sera rigoureux.»

Zelensky doit « approuver » sous peine de perdre les armes et les renseignements américains.

« S’il n’est pas content, il peut continuer à se battre, sans notre soutien.»

Un chantage sadique

Pendant ce temps, à Washington : des centaines de personnes se rassemblent sur le National Mall pour protester contre la liste de souhaits de Trump concernant la Russie, scandant « L’Ukraine n’est pas à vendre » et réclamant sa destitution.

Quand les Américains eux-mêmes descendent dans la rue, c’est que la trahison est profonde.

 



Pendant ce temps, le faucon de la Douma russe, Alexeï Jouravlev, l'admet sans ambages : « Aucun accord avec les États-Unis ou l'UE n'apportera la paix. La seule solution est une victoire totale et la capitulation de l'Ukraine. » Il l'a dit ouvertement : Moscou n'honorera AUCUN accord qui maintiendrait une Ukraine indépendante.


 
Le plan de Trump permet aux États-Unis et à la Russie de « partager » les bénéfices de leurs investissements en Ukraine… tandis que l’Europe paie la facture et que l’Ukraine cède des territoires.

Point 19 : Trump contrôlerait plus de 300 à 400 milliards de dollars d’avoirs russes gelés – sans Congrès, sans alliés, sans aucun contrôle.

🎨Kaminsky



 

La Russie impose le lieu, l'ordre du jour et les concessions.

🇷🇺 Le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov : « Les discussions se poursuivent… Washington “comprend parfaitement” nos conditions pour ce contact. Moscou attend des États-Unis qu’ils prennent les mesures nécessaires pour créer les conditions propices. »

Au Kremlin, l'enthousiasme est modéré face au projet de résolution en 28 points de Trump.

Selon les sources de Verstka : « Le texte est succinct ; il mise beaucoup sur l'image, mais manque de fermeté. Des révisions sont inévitables.» « Il constitue une base de négociations, mais le flou qui entoure la Crimée et l'OTAN laisse trop de portes de sortie à Kiev. »


 

🔥À voir absolument :
« La Russie doit quitter l’Ukraine à genoux, implorant la pitié… Le plan américano-russe ne se contentera pas de détruire l’Ukraine et de mettre l’Europe en danger ; tous les dictateurs du monde y verront un message clair : l’agression paie. La Russie doit perdre, et perdre lourdement.» — Jessica Berlin


🇩🇪 Merz : « Cette guerre ne peut prendre fin qu’avec le plein consentement de l’Ukraine. Les grandes puissances ne peuvent décider du sort des populations attaquées… Cette guerre déterminera la sécurité de tout le continent.»

Il a rappelé à Trump que l’Ukraine avait déjà rompu les liens avec Budapest – l’Europe a besoin de véritables garanties.

 

 


“The plan is good in the sense that it proposes peace. But many things in it cannot simply be an American proposal – they require much broader consultation, at the European level.” – Emmanuel Macron
https://x.com/tweet4Anna_NAFO/status/1992704515515224065?s=20

Europe is ready for peace… but not on Washington/Russia terms.

Genève : Analyse de la situation – Pas de table d’union

Malgré les déclarations de Rubio qualifiant les pourparlers de « plus productifs », la réalité est implacable : les États-Unis marginalisent l’Europe pour faire pression sur Kiev.

Il ne s’agit pas de négociation, mais d’une stratégie consistant à déstabiliser les alliés un par un afin de contraindre Kiev à signer le plan de Poutine.

Le chaos qui règne aux États-Unis contraint l'Europe à prendre la tête de l'Occident pour la première fois depuis 1945.

Plus de 30 nations se réuniront après Genève pour établir de véritables garanties.

🇵🇱🇳🇴 Pologne et Norvège : « Avant tout plan, dites-nous qui l'a rédigé ! »


 

La contre-proposition européenne : pas de plafonnement des effectifs militaires, pas de cessions de territoires.

Zelensky : « La dignité et la liberté ne doivent pas disparaître des 28 points.

Tout repose sur eux.»

Il a rappelé aux Ukrainiens qu’il avait prêté serment et qu’il ne le trahirait pas.

À l’Europe : L’Ukraine est votre bouclier contre la Russie. S'il se casse, l'avant est 🇪🇪, 🇱🇻, 🇱🇹, 🇫🇮, 🇵🇱.


 https://x.com/tweet4Anna_NAFO/status/1992707603450003749?s=20https://x.com/tweet4Anna_NAFO/status/1992707603450003749?s=20

🇺🇦 Discours du Président Zelensky à la Nation, 21 novembre 2025 :


« Nous traversons actuellement l’un des moments les plus difficiles de notre histoire. La pression exercée sur l’Ukraine est plus forte que jamais. L’Ukraine pourrait bientôt être confrontée à un choix très difficile : soit une perte de dignité, soit le risque de perdre un partenaire clé. Soit les 28 points, aussi complexes soient-ils, soit un hiver extrêmement rigoureux – le plus rigoureux – et d’autres risques encore : une vie sans liberté ni dignité, sans justice, et la dépendance à un peuple qui nous a envahis à deux reprises.

L’intérêt national ukrainien doit primer. Nous ne faisons pas de déclarations fracassantes. Nous travaillerons sereinement avec les États-Unis et avec tous nos partenaires. Nous rechercherons des solutions de manière constructive.

Je présenterai des arguments, je persuaderai et je proposerai des alternatives. Mais nous ne donnerons en aucun cas à l’ennemi de raison de dire que l’Ukraine ne veut pas la paix, qu’elle est celle qui perturbe le processus, ou que nous ne sommes pas prêts pour la diplomatie.

Aujourd’hui, ce week-end, la semaine prochaine et aussi longtemps que nécessaire… » Si nécessaire, je me battrai pour que deux éléments au moins ne soient pas négligés dans ce plan : la dignité et la liberté des Ukrainiens. Car tout le reste repose sur ces fondements.

Nous devons – et nous le ferons – tout faire pour que la guerre prenne fin et que l’Ukraine, l’Europe et la paix mondiale ne soient pas anéanties.

J’ai parlé avec des Européens ; nous comptons sur nos amis européens qui comprennent que la Russie n’est pas loin, mais tout près des frontières de l’UE. L’Ukraine est aujourd’hui le seul rempart entre la vie européenne et les projets de Poutine.

Nous avons été, bien sûr, très touchés lorsque le monde a dit : « Les Ukrainiens sont incroyables, regardez comment ils se battent ! » Et c’est vrai. Mais il y a une autre vérité : les Ukrainiens sont avant tout des êtres humains. Et pendant près de quatre ans, nous avons tenu tête à l’une des plus grandes armées du monde, sur un front de plusieurs milliers de kilomètres. Notre peuple subit des bombardements aériens chaque nuit. Notre peuple perd des êtres chers chaque jour. Et notre peuple souhaite ardemment que cette guerre prenne fin. Nous sommes faits de… L'acier. Mais même le métal le plus résistant peut se briser.

J'en appelle aux Ukrainiens — citoyens, politiciens, chacun d'entre nous. Nous devons nous ressaisir, retrouver notre calme, mettre fin aux querelles et aux jeux politiques. L'État doit fonctionner ; le Parlement et le gouvernement doivent œuvrer de concert et avec efficacité. Nous ne devons ni oublier, ni confondre, qui est l'ennemi de l'Ukraine.

Nous n'avons pas trahi l'Ukraine au début de l'invasion à grande échelle. Nous ne le ferons pas maintenant. Et je sais qu'aujourd'hui, en ces moments parmi les plus difficiles de l'histoire ukrainienne, je ne suis pas seul. Les Ukrainiens croient en leur État — nous sommes unis. Et lors de toutes les négociations futures avec nos partenaires internationaux, il me sera d'autant plus facile d'obtenir une paix digne pour nous.

Chers Ukrainiens, la semaine prochaine sera très difficile et riche en événements. De fortes pressions — politiques et informationnelles — seront exercées pour nous affaiblir et nous diviser. Allons-nous laisser faire ? Nous n'en avons pas le droit. Et nous ne le permettrons pas.

Nous œuvrerons sur le plan diplomatique pour la paix. Et nous devons œuvrer dans l'unité. Au sein de notre pays, pour le bien de notre paix, de notre dignité et de notre liberté. Et je sais que je ne suis pas seul. Avec moi se trouvent notre peuple, nos soldats, nos partenaires et nos alliés.


Gloire à l'Ukraine !


  

Anna Komsa | 


 

🇪🇺🇫🇷🇵🇱🇺🇦 @tweet4Anna_NAFO Affaires internationales et négociations avec l'Est des États-Unis 🇪🇺 | Énergie et géopolitique | #NAFO (compte secondaire) ➟ @tweet4AnnaNAFO 

https://x.com/tweet4Anna_NAFO/status/1992703365135180164 

 

« La guerre n’a pas commencé en 2022. C’est un mensonge. Elle démarre en 2014, et ne pas appliquer Minsk fut une catastrophe. L’Ukraine a perdu. La seule issue, c’est la paix. »

Luc Ferry. 

Ferry résume la laideur de la situation : ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre , seulement les dirigeants européens trop lâches pour admettre qu’ils ont tout raté. 


 

L’accord de paix en 28 points pour l’Ukraine : un ultimatum américain qui force l’Europe à plier ?

Un plan de paix confidentiel en 28 points, négocié en secret par Washington, vise à clore le conflit ukrainien avec la Russie via des concessions territoriales, des garanties sécuritaires et une reconstruction économique. Confirmé par des hauts responsables américains auprès du New York Post, ce document impose à Kiev des sacrifices majeurs tout en offrant à Moscou des victoires symboliques. Mais avec l’ultimatum de Donald Trump – accepter d’ici le 27 novembre 2025 ou perdre tout soutien américain –, c’est l’Europe qui se retrouve dos au mur, coincée entre une paix imposée et une escalade suicidaire.

Un plan en quatre piliers : souveraineté bafouée et concessions amères

Le document, fuité et analysé par des experts comme Andrew Korybko, repose sur quatre axes principaux, sans liste exhaustive des 28 points mais avec des détails précis qui sentent la capitulation déguisée.

Souveraineté et territoires : L’Ukraine conserve sa souveraineté formelle, mais doit reconnaître la Crimée, Louhansk et Donetsk comme russes. Les lignes de front à Kherson et Zaporijjia sont gelées, avec une zone démilitarisée neutre dans le Donbass et un retrait ukrainien des zones restantes. En échange, la Russie cède d’autres territoires pour un accès ukrainien au Dniepr (commerce fluvial) et un corridor céréalier en mer Noire. Odessa reste un « trophée symbolique » pour Kiev, mais au total, environ 20 % du territoire ukrainien est cédé ou figé. Un cessez-le-feu immédiat et des retraits mutuels (Russie de Soumy et Kharkiv, Ukraine du Donbass) suivent la signature.

Sécurité et neutralité : Un pacte de non-agression lie Russie, Ukraine et l’Europe. Kiev inscrit sa neutralité dans sa Constitution, excluant toute adhésion à l’OTAN. Pas de troupes OTAN en Ukraine, mais un renforcement de la Pologne avec des avions de chasse européens. Les États-Unis garantissent la paix via des sanctions mondiales en cas de réinvasion russe (annulées si Kiev attaque sans provocation). Un dialogue Russie-OTAN est médiatisé, les forces ukrainiennes limitées à 600.000 hommes, et un « rideau de fer » OTAN-Russie est érigé via la Pologne, avec une démilitarisation partielle de Kiev.

Économie et reconstruction : 100 milliards de dollars d’actifs russes gelés financent la reconstruction ukrainienne (les États-Unis prennent 50 % des profits, l’Europe ajoute 100 milliards). Accès anticipé au marché de l’UE pour Kiev, avec des fonds pour la réhabilitation, les mines et les infrastructures. La Russie réintègre le G8, et des partenariats US-russes émergent en énergie, IA et Arctique. Des investissements globaux, y compris chinois, protègent les infrastructures contre la destruction.

Humanitaire et politique : Échanges « tous pour tous » de prisonniers et d’enfants enlevés ; amnistie totale pour crimes de guerre ; audit des aides à l’Ukraine ; élections sous 100 jours (potentiellement sans Zelensky, jugé corrompu) ; un conseil de paix présidé par Trump pour supervision ; programmes de « dénazification » culturelle tolérante ; renoncement ukrainien aux armes nucléaires sous contrôle de l’AIEA, et redémarrage de Zaporijjia.

L’ultimatum de Trump : paix ou néant d’ici le 27 novembre

Donald Trump a posé ses conditions : signature avant le 27 novembre, sous peine de couper tout soutien américain.

Négocié sans l’Europe, ce plan positionne Washington comme arbitre incontesté, accélérant un pivot stratégique vers l’Asie et les BRICS.

Pour Korybko, c’est un « compromis mutuel impressionnant » : la Russie atteint ses objectifs (démilitarisation, dénazification, neutralité, territoires) sans humiliation ; les États-Unis évitent un round 2 via des garanties ; mais l’implémentation reste le vrai test, comme avec les accords de Minsk.

Sur les réseaux sociaux, les réactions polarisent : 60 % y voient une capitulation (Shaun Pinner la qualifie de « déguisée », moquant la dénazification et les gains russes) ; 30 % saluent un pragmatisme pro-paix ; 10 % célèbrent une victoire moscovite. Pepe Escobar y décèle un « compromis Lavrov » contre les actifs gelés ; Martin Armstrong propose une alternative trumpienne : honorer Minsk, sanctionner Kiev, et sortie américaine de l’OTAN si l’Europe bloque.

L’Europe au pied du mur : rejet unanime, mais escalade coûteuse

Le 21 novembre, Macron, Starmer et Merz ont rejeté les points clés lors d’un appel avec Zelensky : « Les forces ukrainiennes doivent rester pleinement capables de se défendre » , les lignes actuelles comme « point de départ » des négociations, pas de gel ni de cessions. Paris priorise l’escalade : un accord pour 100 Rafale à Kiev (livraisons dès 2028, mais vidant 25-40 % des stocks français sans débat parlementaire, pour 40 milliards sur 10 ans). Le général Fabien Mandon appelle même à « accepter de perdre nos enfants » pour préparer la guerre contre une Russie « sans preuve de menace ».

Pourtant, les peuples disent non. Un sondage commandé par le sénateur Alain Houpert révèle : 87 % des Français exigent des négociations immédiates ; 76 % s’opposent à l’envoi de troupes ; 88 % refusent d’envoyer des enfants en Ukraine depuis avril 2025. L’élite est déconnectée : la paix imposée ou le chaos prolongé ?

Une paix pragmatique ou une humiliation transatlantique ?

Ce plan expose le fossé atlantique : l’Europe, focalisée sur l’armement, risque l’isolement face à un pivot américain vers la Chine. Les peuples veulent la paix ; les élites, la guerre au nom de l’Ukraine. À 5 jours de l’ultimatum, le choix est clair : plier pour reconstruire, ou s’entêter dans le sang et les dettes.

https://multipol360.com/laccord-de-paix-en-28-points-pour-lukraine-un-ultimatum-americain-qui-force-leurope-a-plier/

 

 

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