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mai 13, 2026

Malaise, réalité: pousser la société vers le confinement le plus strict possible !!

Sommaire:

A) - Hantavirus : pour le professeur Raoult, la vraie épidémie est médiatique 

B) - Hantavirus : le professeur Perronne dénonce une « psychose inutile » et une manipulation médiatique à grande échelle

C) - Hantavirus : cas positifs, mesures de protection et inquiétudes sur la propagation

D) - Flaubert, Madame Bovary et le Coronavirus…& La pandémie nous fera peut-être comprendre que seul le temps a de la valeur.

E) - Réalités alternatives ou prédatrices ?

 


 

A) - Hantavirus : pour le professeur Raoult, la vraie épidémie est médiatique 

Dans une nouvelle émission diffusée le 12 mai 2026, le professeur Didier Raoult était l’invité de retour sur le plateau pour une longue analyse de l’actualité virologique. Au menu : le hantavirus (qu’il appelle « antavirus » dans la discussion), l’emballement médiatique autour du foyer argentin sur le paquebot MV Hondius, et surtout la question centrale : faut-il avoir plus peur du virus ou de la machine à peur médiatique et politique ?


Le professeur Raoult, qui vient de publier La Société du Factis – Journal d’un complotiste, n’a pas mâché ses mots :

« On est en train de nous refaire le même film qu’avec le monkeypox ou le Covid. »

Un virus connu depuis des décennies, pas une nouveauté apocalyptique

Le hantavirus n’est pas une découverte récente. Comme l’explique Raoult, qui enseigne les virus émergents :

  • C’est une zoonose classique, transmise principalement par les rongeurs (rats, souris, campagnols) via leurs déjections, urines ou salive.
  • On estime 200.000 cas par an dans le monde, sous deux formes principales : fièvres hémorragiques avec insuffisance rénale (formes plutôt bénignes) et formes pulmonaires plus graves décrites aux États-Unis.
  • Le variant « Andes » (Honduras) impliqué en Argentine est connu pour pouvoir donner des formes respiratoires sévères et, dans de très rares cas, une transmission interhumaine en contact très proche (pas une transmission aérienne banale).

« C’est exactement ce que disait déjà notre ministre de la Santé actuelle, et pour une fois elle n’a pas dit de bêtise », ironise Raoult.

Sur le bateau de croisière, seulement quelques cas ont été détectés malgré des semaines de confinement en mer. Pour le professeur Didier Raoult, c’est un excellent indicateur : « Si c’était vraiment très contagieux, on aurait 30 à 50 % des passagers malades. » Il compare avec le norovirus (diarrhées) ou le Covid sur le Diamond Princess et le Charles de Gaulle : là, la contagion était massive. Ici, ce n’est pas le cas.

La chloroquine, une piste sérieuse oubliée

Le professeur rappelle une étude publiée en mars 2021 dans Frontiers in Cellular and Infection Microbiology (Valentin Vergotte et al.) montrant que la chloroquine est efficace in vitro et in vivo contre les hantavirus. Elle agit précisément au stade de l’endocytose, en empêchant l’acidification de l’endosome nécessaire à la libération du génome viral.

« C’est de la biologie de base, ça ne rapporte pas un sou, donc on n’en parle pas », lance-t-il.

Il insiste : la chloroquine (ou hydroxychloroquine) est l’un des médicaments les plus sûrs et les plus utilisés au monde (des dizaines de millions de boîtes prescrites chaque année en France en rhumatologie). La campagne de diabolisation pendant le Covid était, selon lui, scientifiquement infondée.

Vaccins en urgence : le même scénario que le Covid ?

Alors que Nicolas Hulscher, MPH, épidémiologiste à la Fondation McCullough, a récemment évoqué sept prototypes de vaccins en développement (ADN, ARN messager de Moderna, vecteurs viraux, sous-unités protéiques…), Raoult reste très sceptique :

  • Les virus à ARN mutent rapidement.
  • Les vaccins à cible unique risquent d’être vite contournés.
  • Il rappelle l’échec des anticorps monoclonaux pour les mêmes raisons pendant le Covid.

« On veut nous faire croire qu’on va sortir un vaccin en quelques mois contre un virus qui mute tout le temps… On a déjà vu le film. »

La vraie épidémie : celle de la peur médiatique

Pour Raoult, le véritable danger n’est pas tant le virus que la presse et le storytelling anxiogène :

  • Même schéma qu’avec le monkeypox (MST présentée comme une menace pandémique).
  • Même schéma qu’avec le Covid (bateau, PCR, panique mondiale).
  • Même acteurs : fondations, laboratoires, médias subventionnés qui « vendent » l’urgence.

Il cite l’exemple des chats à Paris : la ville a préféré stériliser et euthanasier les chats errants plutôt que de les laisser chasser les rats. Résultat : prolifération des rongeurs. « On préfère interdire la liberté plutôt que d’accepter la nature. »

Une société du « factis » (simulacre)

Le professeur élargit le débat à son dernier livre La Société du Factis : nous vivons dans un monde de simulacres où la communication remplace la réalité, où les promesses politiques sont des faux contrats (principe d’annualité budgétaire violé en permanence), où les institutions (OMS, médias, ministère) ont perdu toute crédibilité.

« Les gens commencent à être vaccinés contre la propagande. Ils ne croient plus au loup. C’est une bonne nouvelle. »

 

Message final

Le Professeur Didier Raoult reste serein sur le plan virologique :

« Ce n’est pas une maladie très contagieuse »

Il appelle à la raison, à la décontamination simple (gants + javel ou alcool), à la chasse aux rongeurs sur les bateaux, et surtout à ne pas céder à la panique.

Il conclut sur une note d’optimisme relatif : « Les systèmes vieillissent. La presse, l’OMS, le narratif Covidien… tout cela s’effrite. Les gens commencent à voir le simulacre. »

L’interview est donc un rappel salutaire, à l’heure où sept vaccins contre le hantavirus sont déjà en développement accéléré.

https://multipol360.com/hantavirus-pour-le-professeur-raoult-la-vraie-epidemie-est-mediatique/ 

 

 

B) - Hantavirus : le professeur Perronne dénonce une « psychose inutile » et une manipulation médiatique à grande échelle

Dans un débriefing vidéo diffusé récemment, le professeur Jean-Michel Péron, infectiologue expérimenté, a été invité par Xavier pour décrypter l’actualité autour de l’hantavirus.

Alors que les médias et certains responsables politiques présentent la souche sud-américaine (virus des Andes) comme un nouveau danger planétaire comparable à Ebola, le spécialiste livre une analyse tranchée : transmission très limitée, maladie connue depuis des décennies en France, et surtout une communication anxiogène disproportionnée.

   Qu’est-ce que l’hantavirus ?

Le nom « hantavirus » vient de la rivière Hantaan, en Corée, où des soldats américains avaient contracté une fièvre hémorragique sévère dans les années 1950. Il s’agit d’un virus porté par les rongeurs (campagnols, mulots, parfois rats). La contamination humaine se fait essentiellement par inhalation de déjections de rongeurs (urine, fèces, salive) dans des espaces confinés et poussiéreux : granges, garages, tas de bois, etc.

En Europe et en France, les souches sont généralement bénignes. Le professeur Péron, qui a soigné des cas pendant 40 ans (notamment dans l’Oise et la Picardie), rappelle que la maladie provoque surtout une insuffisance rénale aiguë temporaire, traitée par dialyse. Jamais, en France, on n’a mis en place d’isolement, de masques ou de mesures drastiques pour ces patients.

Seule la souche Andes (présente en Argentine et au Chili) a montré, dans de rares cas, une transmission interhumaine limitée, nécessitant un contact très proche et prolongé (échange de salive, relations sexuelles, soins prolongés en espace clos).

L’épisode actuel : un cluster sur un paquebot

L’actualité concerne un foyer à bord du paquebot de croisière MV Hondius, parti d’Ushuaïa (Argentine) début avril 2026. Plusieurs passagers ont développé des symptômes graves, avec à ce jour huit cas (dont trois décès confirmés ou suspectés). Des rapatriements ont eu lieu vers les Canaries, la France et d’autres pays.

Le professeur Péron note que l’origine la plus probable reste une contamination par aérosolisation de déjections de rongeurs à bord (climatisation, espaces confinés). Il juge « bizarre » que plusieurs personnes soient touchées simultanément sans lien évident avec les rongeurs, mais surtout, il dénonce le narratif officiel qui évoque une transmission par aérosolisation humaine classique.

Une réaction « maximaliste » et des coïncidences troublantes

Pour l’infectiologue, le traitement médiatique et gouvernemental est excessif :

  • Comparaisons alarmistes à Ebola par certains professeurs médiatiques.
  • Déplacement du directeur de l’OMS Tedros aux Canaries pour quelques cas.
  • Réunion ministérielle de crise en France.
  • Annonce rapide du développement d’un vaccin ARN messager par Moderna, avant même l’émergence médiatique de l’épisode.

Il relève plusieurs coïncidences :

  • L’Argentine (et les États-Unis) qui quittent l’OMS.
  • Une « répétition générale » aux Canaries trois semaines avant.
  • Le timing parfait avec les discussions sur le traité pandémique de l’OMS.
  • Une explosion récente de publications scientifiques sur l’hantavirus (plus de 1.000 en quelques mois).

« On nous refait le même coup qu’avec le Covid », estime-t-il. Il rappelle le rôle des tests PCR (risque de faux positifs avec trop de cycles d’amplification) et met en garde contre une future « pseudo-épidémie » fabriquée par dépistage massif.

Traitement et conseils pratiques

Il n’existe pas de traitement spécifique. La prise en charge est symptomatique : réanimation et dialyse en cas d’insuffisance rénale. Des études anciennes suggèrent un possible intérêt de la chloroquine/hydroxychloroquine (à confirmer), mais l’essentiel reste le soutien vital.

En France, 70-75 % de la population vit en ville et n’est pas exposée. Le risque concerne surtout les personnes manipulant des matériaux dans des lieux fréquentés par les rongeurs (agriculteurs, bricoleurs). Pas de psychose à avoir lors des vide-greniers ou rangements de printemps : aérer, porter un masque FFP2 si poussière importante, et éviter d’inhaler les déjections.


 

Le devoir du médecin : sérénité et vérité

Le professeur Péron, qui a géré de nombreuses épidémies par le passé (légionellose, Clostridium difficile, etc.), rappelle que le rôle des scientifiques et des autorités est d’informer sans affoler. « On exploite la peur pour manipuler les populations », dit-il, citant Goering à Nuremberg.

Son message final aux Français : 

« Restez vigilants, ne vous laissez pas manipuler. Suivez l’actualité avec esprit critique. Refusez toute injection expérimentale obligatoire. Cette fois, il faut dire non. »

L’affaire du hantavirus sur le MV Hondius est-elle une simple coïncidence malheureuse ou le début d’une nouvelle campagne de peur ? Le professeur Péron invite à observer sans paniquer. Pour l’instant, rien ne justifie, selon lui, de replonger la population dans le cauchemar des confinements, masques et vaccins expérimentaux

https://multipol360.com/hantavirus-le-professeur-peron-denonce-une-psychose-inutile-et-une-manipulation-mediatique-a-grande-echelle/

 


C) - Hantavirus : cas positifs, mesures de protection et inquiétudes sur la propagation 

Tout commence à bord du navire parti pour relier Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert, mais le voyage tourne court. Un foyer infectieux est identifié : trois décès, dont un couple néerlandais âgé et une passagère allemande.

Une passagère française, rapatriée après avoir transité par Tenerife, a été testée positive à son retour à Paris. Elle est actuellement prise en charge dans un établissement spécialisé.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, décrit un protocole strict : « un hôpital spécialisé en maladies infectieuses, avec toute une technique dans les chambres qui est très protectrice pour éviter évidemment que le virus se propage ».

Dans son sillage, les autorités sanitaires ont identifié 22 cas contacts sur le territoire, mais le gouvernement se veut rassurant. Masques chirurgicaux, FFP2, capacités de dépistage, traitements symptomatiques : selon la ministre, l’arsenal est en place pour faire face à une éventuelle montée en puissance du virus.

Les rédactions de France Télévisions, dans le cadre de l’opération #OnVousRépond, invitent les citoyens à poser leurs questions, promettant un traitement journalistique rigoureux et la possibilité d’un suivi personnalisé.

Pour l’heure, il est difficile d’affirmer si cet épisode marquera le début d’une nouvelle épidémie comparable à celle du coronavirus, les premiers éléments disponibles invitent à la prudence, mais pas à la dramatisation. Chaque virus a sa dynamique, ses modes de transmission, ses conditions de propagation et ses limites. À ce stade, il faut donc éviter les comparaisons hâtives : l’hantavirus suscite une vigilance légitime, sans que l’on puisse parler d’un scénario de type coronavirus.

Antoine,

https://multipol360.com/hantavirus-cas-positifs-mesures-de-protection-et-inquietudes-sur-la-propagation/


D) - Flaubert, Madame Bovary et le Coronavirus…& La pandémie nous fera peut-être comprendre que seul le temps a de la valeur

Face à une attitude que nous jugeons choquante, voire scandaleuse, insensée et inacceptable, il nous faut d'abord tenter de l'expliquer. Non pas pour la justifier, mais pour mieux comprendre comment y faire face, et surtout comment la combattre, notamment si elle contredit nos valeurs les plus fondamentales. 

C'est précisément ce qui se passe aujourd'hui dans le monde universitaire et de l'édition, d'abord aux États-Unis, puis en Europe. 

Dans ces milieux, ces dernières semaines, il est devenu difficile d'enseigner un cours d'histoire de l'art mondial qui ne porte que sur l'art européen. De plus, il devient difficile d'enseigner un sujet qui pourrait, d'une manière ou d'une autre, concerner une minorité sans en faire partie. Concrètement, ne serait-il plus permis de parler des femmes si l'on n'est pas une femme, du monde juif si l'on n'est pas juif, du monde musulman si l'on n'est pas musulman, ou du monde indien si l'on n'est pas indien ? Ces restrictions s'appliqueraient non seulement à l'enseignement, mais aussi aux livres : il ne serait plus possible pour un auteur d'aborder, dans un essai ou un roman, un genre ou un groupe différent du sien. On a même vu des femmes critiquées pour avoir parlé, dans un roman, de femmes issues d'un milieu social différent du leur, ou pour avoir raconté les aventures d'un personnage transgenre sans l'être elle-même. Cela réduirait en fin de compte la littérature à de simples autobiographies. On pourrait même s'attendre à ce que ce problème touche bientôt les médias et empêche un journaliste de traiter d'un sujet qui ne concerne ni son genre, ni son origine sociale, ni son pays. 

Cette situation peut facilement nous choquer. Il est cependant nécessaire de comprendre que, pendant des siècles, une grande partie de la littérature occidentale a dépeint les femmes d'un point de vue masculin, ce qui a souvent conduit à une image dévalorisée de la femme. Une grande partie de l'enseignement de la littérature, de la philosophie et de la musique a longtemps négligé les créatrices, qui sont aujourd'hui redécouvertes avec difficulté. Il en va de même pour les minorités, en particulier les minorités racisées. 

Ce phénomène n'est ni insignifiant, ni réactionnaire, ni anodin. Il s'inscrit dans un vaste mouvement qui se développe depuis des décennies (et dont j'ai souvent parlé) vers un narcissisme philosophique, idéologique, artistique, économique, médiatique et politique. De plus, il se traduit par un individualisme généralisé. Son omniprésence est manifeste dans l'exagération de l'exposition personnelle sur les réseaux sociaux et dans le succès d'œuvres d'art, tous domaines confondus, qui privilégient les récits les plus personnels au détriment des œuvres de fiction. 

 En réalité, la crise du coronavirus participe également à ce mouvement, en poussant la société vers le confinement le plus strict possible. 

Comme toujours, une évolution souhaitable implique d'abord des excès ; c'est le cas ici aussi : il ne faudrait pas aller jusqu'à penser que Flaubert n'avait pas le droit d'écrire Madame Bovary. Ni que Jane Austen, ou les sœurs Brontë, n'étaient pas légitimes à raconter les aventures de personnages masculins formidables dans leurs romans respectifs. Et tant d'autres exemples, notamment au cinéma aujourd'hui. 

Tout peut se comprendre et se justifier, sauf l'intolérance. Surtout lorsqu'il s'agit de censure du talent. L'évolution doit devenir un progrès. Puisse-t-elle nous conduire tous à une vigilance accrue quant à la relation entre l'auteur et son œuvre. Non pas pour le censurer, mais pour ne pas être induits en erreur par ce qu'il (ou elle, ou « ils », comme on dira bientôt) veut transmettre, consciemment ou inconsciemment, à travers son œuvre. Et pour la juger comme telle. Et plus encore, créer les conditions pour que chacun, quelles que soient ses origines et son éducation, ne soit pas intimidé par les formes d'expression artistique les plus prestigieuses et ose les enrichir de son identité et de ses espoirs. 

La pandémie nous fera peut-être comprendre que seul le temps a de la valeur.

Il n'y a plus de doute : cette pandémie aura un impact considérable sur le monde. 

Tout d'abord, il est impossible d'exclure que la pandémie soit bien plus meurtrière qu'elle ne l'est aujourd'hui ; que les systèmes de santé se révèlent incapables de soigner tous les malades ; et surtout, qu'il n'y ait pas assez d'équipements de soins intensifs partout, et que dans les pays les moins préparés, il faille sélectionner, parmi les cas les plus graves, ceux qui peuvent être traités. Pire encore, une telle situation pourrait être un facteur décisif dans la dérive de notre civilisation vers un individualisme exacerbé et une lutte acharnée pour la survie. Plus de respect d'autrui. Plus d'empathie. Sur la voie de la dictature. 

De plus, on ne peut exclure la possibilité que la pandémie finisse par avoir un impact très grave sur l'économie mondiale. Une crise de la demande, suivie d'une crise de l'offre, aggravée par l'interruption des chaînes de production, pourrait engendrer des pénuries et donc de l'inflation, faire grimper les taux d'intérêt, provoquer la faillite d'entreprises incapables d'honorer leurs dettes et entraîner la ruine d'institutions financières assez imprudentes pour les avoir soutenues ; le chômage exploserait ; une crise sociale majeure s'ensuivrait, avec des conséquences politiques, là encore, incalculables. Le tout serait d'autant plus exacerbé que les plus riches trouveraient toujours, dans ces circonstances, les moyens d'accroître encore leurs fortunes. 

Nous n'en sommes pas encore là, et nous pouvons encore tout faire pour l'éviter. Pour cela, il faudrait aussi que cette crise, sans faire de nouvelles victimes, marque les esprits. Et que nous tirions, au plus vite, des entrailles de ces catastrophes menaçantes, l'espoir d'un monde meilleur. Les actions les plus importantes se dessinent clairement. 

D'une part, agir massivement sur les éléments les plus directs de la crise : nous avons besoin d'une meilleure hygiène individuelle et collective ; Plus de médecins, d'infirmières, d'équipements hospitaliers, d'unités de soins intensifs ; davantage de recherche fondamentale et appliquée. Enfin, il nous faut réguler le système financier et démanteler l'endettement abyssal qui nous a conduits à la situation actuelle.

D'un autre côté, nous devons tirer le meilleur parti des nouvelles pratiques que cette crise, aussi grave soit-elle, nous a imposées : le respect de soi, l'hygiène et la surveillance de notre santé ; passer plus de temps en famille, entre amis et au contact de la nature ; cuisiner et partager des moments conviviaux autour de la table ; privilégier les sorties les plus enrichissantes ; découvrir les avantages du télétravail ; réduire la durée et le nombre de participants aux réunions, qu'elles soient physiques ou virtuelles ; exploiter pleinement les nouvelles technologies pour écouter de la musique, s'informer, enseigner et diagnostiquer. Par ailleurs, notre production doit évoluer et nous devons promouvoir une division spatiale du travail beaucoup moins dispersée et précaire. De ce fait, nous devons promouvoir un modèle de croissance entièrement nouveau et de nouveaux secteurs économiques, dont certains ont été jusqu'ici négligés, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation, sous toutes leurs dimensions. Wall Street n'a pas tardé à intégrer certaines de ces entreprises à un nouvel indice, baptisé « indice du confinement », qui, aux côtés de Netflix, regroupe 33 sociétés profitant directement de la crise, aussi diverses qu'Activision Blizzard, Slack, Teladoc, le New York Times, Sonos, Amazon, Blue Apron, Alibaba, Campbell Soup, Central Garden et Petco. 

Plus généralement, cette crise nous apprend à prendre au sérieux la chose la plus rare et la plus précieuse au monde : le temps. Un temps de qualité. Le temps de notre quotidien, que nous ne devons plus gaspiller en futilités. Le temps de notre vie personnelle, que nous pouvons prolonger en lui consacrant davantage de ressources. Enfin, le temps de notre civilisation, que nous pouvons préserver en cessant de vivre dans l'agitation, la superficialité et la solitude. Dans un nouvel équilibre entre nomadisme et sédentarité.

j@attali.com 

Jacques Attali est docteur en sciences économiques, diplômé de l'École Polytechnique et conseiller d'État. Conseiller spécial du président français François Mitterrand pendant dix ans, il est le fondateur de quatre institutions internationales : Action contre la Faim, Eureka, la BERD et Positive Planet. Jacques Attali est l'auteur de 86 ouvrages (dont plus de 30 consacrés à la prospective), vendus à plus de 10 millions d'exemplaires et traduits en 22 langues. Il est chroniqueur pour les quotidiens économiques Les Echos et Nikkei, après avoir également collaboré avec L'Express. Jacques Attali dirige régulièrement des orchestres à travers le monde. 

https://www.attali.com/en/society/flaubert-madame-bovary-and-the-coronavirus/ 

https://www.attali.com/en/society/perhaps-the-pandemic-will-make-it-clear-that-only-time-is-valuable/ 

 

 

E) - Réalités alternatives ou prédatrices ?

De plus en plus divisé, et pris en étaux entre des forces contraires, le monde court-il inexorablement à sa perte, dans une sorte d’accélération du temps, ou cette crise est-elle une étape indispensable au changement ?

Face à la montée des périls, sommes-nous impuissants et condamnés à subir les évènements ou pouvons-nous reprendre le contrôle et assurer notre survie ? Dans la marche du monde, il existe des schémas récurrents qui sont autant de clés de compréhension et de sources de solutions. Des concepts innovants et transversaux, allant de la physique, aux sciences humaines et sociales, en passant par la biologie, nous permettent de décrypter les mécanismes à l’œuvre, que ce soit d’un point de vu général, à l’échelle de l’univers, ou dans des cas spécifiques. En particulier, nous illustrerons le principe de résilience, où les crises majeures peuvent devenir un vecteur de progrès, avec la réponse exemplaire de l’humanité face à la pandémie de Covid-19 ou avec la survie millénaire du peuple juif.

Le nouveau désordre mondial

Le monde semble pris dans un maelstrom d’éléments contradictoires qui se succèdent à un rythme effréné, représentant autant de zones de fragilisations et de conflits potentiels. Ainsi, l’humanité, pourtant à l’apogée de la connaissance scientifique, voit resurgir des théories rétrogrades et complotistes, comme le platisme, le rejet de la vaccination, l’antisémitisme et le fanatisme religieux, avec les conséquences néfastes que l’on sait. De surcroît, malgré la prospérité liée à la globalisation et aux échanges internationaux, les spectres prédateurs de la division, des ambitions impériales ou de la guerre, pointent à nouveau comme si l’on avait oublié le prix exorbitant des deux conflits mondiaux. 

A l’échelle individuelle, on observe la même tendance à la fragmentation. La pandémie de Covid-19 et le confinement ont accéléré le délitement du lien social et fragilisé les Etats. Du fait de la limitation des interactions, les particuliers sont devenus plus perméables aux contenus militants ou aux fake news diffusés en continu via les réseaux sociaux. A l’extrême, chacun tend à devenir le centre de référence, constituant autant d’univers parallèles, alimentés par des réalités alternatives, au détriment du collectif, ce qui n’est pas sans conséquence sur les systèmes politiques. 

La nature n’est pas en reste. Outre les épidémies, la raréfaction des ressources, le dérèglement climatique et ses conséquences ou les cataclysmes, sont autant de menaces auxquelles nous devons faire face. En dépit des progrès technologiques, l’humanité qui n’a jamais connu autant de disparité, est loin de constituer un front commun face aux dangers. L’accumulation rapide d’évènements critiques, autant que d’innovations majeures, donnent la singulière sensation d’accélération du temps. La question est de savoir dans quelle direction nous allons : vers un inéluctable chaos, une nouvelle émergence, ou serons-nous capables de surmonter les crises et préserver l’essentiel ?

« Un maelstrom d’éléments contradictoires qui se succèdent à un rythme effréné »

Le chaos et la fin de l’histoire ?

En réalité, il n’y a « rien de nouveau sous le soleil ». Ces observations ne sont ni spécifiques d’une époque ni de l’humanité. Elles reflètent la tendance naturelle de l’univers au chaos, et cela à différentes échelles. Il s’agit de l’entropieou force de désagrégation (mesure du désordre ou de la dispersion de l’énergie), un concept issu de la physique qui a largement été extrapolé à d’autres disciplines, comme la biologie ou les sciences humaines et sociales, et particulièrement en économie. 

Selon ce principe, dans un système clos, l’épuisement de l’énergie est inévitable et en conséquence, la tendance vers le chaos ne peut que s’accroitre, annonçant la détérioration puis la disparition du système. Est-ce à dire que notre monde est inéluctablement voué à s’éteindre ? Pas nécessairement. Ce sort funeste est principalement le fait des systèmes isolés et rigides. En d’autres termes, tout ce qui n’est pas appelé à s’ouvrir ou à évoluer est voué à disparaitre. D’autres forces s’opposeraient à la désagrégation, telle que la néguentropie (entropie négative ou résistance créatrice), dont le maintien de la vie est l’une des manifestations, ainsi que le couple destruction créatrice / entropie créatrice, où l’innovation remplace ce qui est obsolète et explique l’émergence spontanée de la complexité. Enfin, pour modérer l’action de ces dernières, la résilience qui correspond à la capacité de surmonter une crise pour éviter la destruction totale. 

« Tout c’est ce qui n’est pas appelé à s’ouvrir ou à évoluer est voué à disparaitre 

… Ou le début d’une autre histoire ?

La conception étroite selon laquelle l’entropie, n’est que la tendance au chaos est remise en question par de nombreux auteurs. Ainsi, il faudrait plutôt la considérer comme un moteur du changement, de l’évolution et de la structuration. Dans ce cadre, la vie (des espèces aux civilisations) ne serait pas un système particulier qui se structurerait au détriment du reste, en puisant des ressources et en rejetant vers l’extérieur une énergie non utile (transfert du chaos), mais comme un élément participant de la structuration globale. L’idée principale est donc l’opposé du postulat initial : l’ordre émergerait du désordre et de la destruction, et ce de manière spontanée, du fait des propriétés intrinsèques de l’univers. 

Cette thèse fait appel à des concepts mathématiques tels que les structures fractales (motifs répétés à différentes échelles, du microcosme au macrocosme) et la log-périodicité (existence de cycles précurseurs d’un changement majeur). Le principe fractal explique l’organisation spatiale des systèmes complexes à travers l’autosimilarité (effet de zoom), tandis que la log-périodicité en explique l’évolution temporelle par une accélération (démographie, complexité, consommation) vers les changements majeurs ou crises. Ce qui conduit à reformuler l’entropie non plus comme une mesure du chaos mais comme celle d’une transversalité créatrice ou dispersion latérale de l’énergie (par rapport à la « finalité principale »). Ce phénomène, reposant sur la redondance, engendrerait de la diversité et des structures comme potentialités créatrice. En d’autres termes, le désordre représenterait un « réservoir de possibilités » en cassant les rigidités des systèmes. Le concept d’entropie créatrice permet ainsi d’expliquer l’émergence spontanée de l’ordre, de la complexité et de structures, après une phase de destruction (destruction créatrice), à condition que les systèmes dissipent de l’énergie, sous différentes formes, en fonction du contexte, ce que nous allons expliciter par la suite. 

En résumé, l’entropie et la destruction créatrice sont le moteur du changement, dont le mécanisme de propagation est la dispersion latérale de l’énergie. Le tout suivant un développement accéléré et cyclique.  

« L’ordre émergerait du désordre et de la destruction »

Quand la nature s’emmêle !

Aux actions humaines comme les guerres, les catastrophes naturelles et les épidémies viennent s’ajouter, comme autant de facteurs de désordre et de destruction qui amplifient les faiblesses structurelles des sociétés, les rendant plus vulnérables. Ainsi, l’effondrement des empires hittite et Romain d’Occident ou de la civilisation Maya classique s’expliquent par une pression combinée de facteurs environnementaux et internes (hypercentralisation et complexité) ne permettant pas d’apporter une réponse rapide et efficace. Schéma que l’on peut également transposer à l’ère moderne, pour les crises économiques, ou en remontant plus loin dans le temps, avec les périodes glaciaires ayant conduit à la disparition d’espèces entières et d’une grande partie de l’humanité.  

Cependant, ces drames contiennent également une potentialité créatrice en forçant les sociétés à s’adapter ou à se réinventer pour survivre. Ainsi, la destruction des empires a donné naissance à des entités de taille plus modestes, moins complexes et plus résilientes. De même à l’échelle planétaire, les glaciations ont favorisé l’évolution avec l’émergence de nouvelles espèces ou le développement des capacités cognitives de l’homme. 

Quant aux épidémies, elles sont probablement la manifestation la plus violente et la plus rapide du concept de dispersion latérale de l’énergie (énergie biologique). Les germes, en se propageant rapidement à travers les populations, mettent à rude épreuve les capacités de réponse des systèmes. Elles forcent ainsi les sociétés à se réorganiser, et à dissiper à leur tour l’énergie (au sens large), pour atteindre un nouvel état d’équilibre, sous peine de disparaître. 

Une autre conséquence de la dispersion latérale de l’énergie est le polymorphisme génétique (diversité au sein d’une population, favorisée par la mixité) où la mutation est un facteur de progrès permettant de sortir d’une situation figée (l’erreur comme moteur de l’évolution ou d’entropie créatrice). Le polymorphisme constitue l’une des plus grandes forces de l’humanité, lui ayant permis de résister aux crises passées (chocs climatiques, épidémies). Car plus la diversité est importante au sein d’une population, plus elle a de chance de compter des individus capables de survivre aux changements de l’écosystème et d’assurer la pérennité du groupe. 

En résumé, ce sont les variants génétiques face aux variations de l’environnement. 

« La diversité…, l’une des plus grandes forces de l’humanité »

« De la biologie à la culture »

Mais tout n’est pas inscrit dans les gènes. En effet, la culture serait un des modes majeurs de la dispersion latérale de l’énergie appliquée aux populations humaines. Ainsi, pour Jacques Ruffié, l’évolution de l’homme ne serait pas que le résultat de la génétique (transmission verticale et lente) mais également le fruit de facteurs horizontaux et rapides, les épidémies comme nous venons de le voir, et surtout de la culture. 

La culture au sens large (des technologies, aux idéologies et religions, en passant par les arts) serait le principal vecteur d’adaptation latérale de l’humanité à un environnement changeant. Elle lui permet de se réorganiser rapidement face aux diverses menaces par un transfert rapide d’information (systèmes d’alerte, santé publique). Les inventions et les idées se propagent en quelques années alors que l’évolution génétique prend des milliers, voire des dizaines de milliers d’années. Cette dispersion rapide de l’information est l’un des mécanismes de la résilience des sociétés pour résister aux chocs et éviter la destruction totale. Mais c’est également un facteur de vulnérabilité à deux niveaux : tout d’abord, la dépendance à l’information avec les conséquences d’une rupture des flux de communication et d’autre part, la propagation d’informations erronées ou destructrices. 

En résumé, la culture (humanisation) a pris le relai de l’hominisation (évolution biologique) comme force dominante de transformation.

« La culture a pris le relai de l’évolution biologique comme force dominante de transformation »

La résilience comme antidote à la destruction totale

La résilience représente la capacité d’un système à absorber un choc (interne ou externe), c’est-à-dire à maintenir ses fonctions essentielles, et à se réorganiser (transmission rapide d’informations et diffusion de solutions) pour éviter l’effondrement total. Une crise est réussie, quand la résilience est suffisante pour assurer la double fonction d’amortisseur et de moyen efficace pour éloigner le système du point de non-retour (ou point critique). 

Ainsi, une société résiliente, parvient à innover, ou à se réformer, afin d’éviter la destruction massive. Pour ce faire, elle utilise l’énergie du choc pour une réorganisation contrôlée. Après une période d’instabilité temporaire, elle se réajuste et retrouve une nouvelle stabilité. C’est souvent le fruit de la diversité et de la redondance. A l’inverse, les sociétés qui s’effondrent ont accumulé trop de rigidités structurelles et maquent de diversité. Afin d’illustrer les mécanismes du succès, là où d’autres échouent, nous évoquerons les formidables moyens, mis en œuvre à l’échelon planétaire, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, et pour la dimension temporelle, la survie du peuple juif tout au long de l’histoire. 

« Une société résiliente, parvient à innover, ou à se réformer, afin d’éviter la destruction »

L’humanité face à la pandémie de Covid-19

L’épidémie de Covid-19 est le plus récent et le plus massif exemple de dispersion latérale de l’énergie biologique à l’ère de la mondialisation. Se mesurant en jours, la vitesse de propagation du virus SARS-CoV-2 est sans équivalent. Ayant débuté à Wuhan en Chine, du fait des transports aériens, elle s’est rapidement transformée en pandémie mondiale. Ce faisant, le virus a brutalement révélé la vulnérabilité des systèmes de santé, la rigidité et les failles des filières d’approvisionnement. 

Dans un premier temps (phase de destruction), l’impréparation, la mortalité élevée et le confinement, ayant interrompu les interactions sociales, ont entrainé la défiance envers les gouvernements, les services de l’Etat et les scientifiques, mais également rendu plus perméables les populations au complotisme. Les réseaux sociaux ont été un vecteur très efficace de dispersion latérale de désinformation et de polarisation idéologique (pro et anti-vax), fracturant les solidarités traditionnelles.

Par la suite, le monde a fait preuve d’une résilience exemplaire en mettant en œuvre une réponse rapide et efficace. Ainsi, la crise a déclenché une solidarité à l’échelon planétaire et une entropie créatrice sans précédent par l’accélération de l’innovation (industrielle et numérique pour maintenir les fonctions sociétales) et de l’information scientifique (dispersion latérale du savoir). Le partage des connaissances, la publication accélérée des résultats, et la mise en production rapide des vaccins à ARN messagers, ou la production en masse de masques et de systèmes d’assistance respiratoire, ainsi que le renforcement des institutions internationales ont été la clé du succès. 

En résumé, c’est la parfaite démonstration que, la culture (technologie et sciences) est le mécanisme les plus approprié pour gérer les crises de nature biologique.

« L’humanité face à la pandémie… a fait preuve d’une résilience exemplaire »

Comment le peuple juif s’est constamment réinventé

Le peuple juif est un modèle assez unique de résilience par l’adaptation continue d’une société confrontée à une succession de points critiques. Son étude révèle les mécanismes de survie développés face à une répétition de chocs externes (guerres, épidémies, collisions culturelles, destructions massives) et internes (conflits entre différents courants, messianisme, mystique, philosophie).

Reposant initialement sur quatre piliers (spirituel, territorial, politique, culturel) et une grande diversité (12 tribus et une variété de pratiques), les vicissitudes de l’histoire ont conduit le peuple juif, non pas à l’éclatement puis à la disparition, mais à se réinventer en permanence. Ce qui lui a permis de préserver l’essentiel. Des évènements aussi dramatiques que la destruction du Temple, à deux reprises (Babylone au VIe siècle av J-C et Rome en 70 ap J-C), les dissensions internes et l’exil auraient pu sonner le glas des hébreux comme cela a été le cas d’autres civilisations qui avaient perdu leur centralité. Pour l’éviter, des mécanismes culturels dit de résilience textuelle ou communautaires ont été déployés. Il s’agit d’une destruction créatrice radicale ayant conduit à substituer le Temple et l’Etat par un culte centré sur l’étude de la Thora et la communauté. C’est-à-dire un système encré sur la mémoire (histoire, courants ou composantes disparus), la loi et son interprétation (quête permanente de sens face aux points critiques), ayant conduit à l’élaboration du Talmud. Ce dernier a fourni un cadre capable de maintenir une identité dynamique, tout en assurant la cohésion sociale, quel que soit le lieu et le contexte politique. 

La survie juive pendant les périodes de crise ultérieures fut assurée par la diaspora et la mobilité comme moyens dedispersion latérale de l’énergie. Ainsi quand des persécutions se produisaient, elles ne touchaient pas toute la communauté. Le choc ultime fut la Shoah, une tentative de destruction totale (« la solution finale »). Elle a catalysé la renaissance territoriale d’Israël en 1948, afin d’assurer la pérennité du peuple juif, après l’échec du projet diasporique.  

En résumé, la survie du peuple juif est le fruit de métamorphoses successives de la résilience, évoluant d’un territoire à la centralité du couple texte-diaspora, avant de se réincarner dans une réalité culturelle et territoriale.

« La survie du peuple juif est le fruit de métamorphoses successives de la résilience »

L’avenir, une infinité de possible qui dépend de nous

A la lumière des concepts abordés, tous les éléments pointent vers une crise imminente et majeure, ce qui n’est pas un scoop, avec une accélération des éléments de ruptures. Ne rien faire, face à ces multiples menaces, nous rapproche inexorablement du point de rupture. Pourtant, une partie de l’humanité semble ne pas être concernée ou se croit, à tort protégée, alors que l’autre n’a pas les moyens d’agir. Chacun est comme halluciné dans son silo, à l’instar de réalités parallèles, oubliant que nous sommes connectés et interdépendants, avec le même univers en partage. Un univers prédateur qui n’accorde aucune pitié à ceux qui refusent d’évoluer. La nature ayant horreur du vide, d’autres organisations, mieux adaptées, prendront notre place. Les possibilités sont variées comme autant de réalités alternatives. Ce qui est arrivé à de nombreuses civilisations avant nous peut également être notre sort, et à très court terme. 

Mais nous ne sommes pas démunis. Nous avons beaucoup à apprendre de nous-même, à titre collectif, comme notre réponse face à la pandémie de Covid-19 ou à titre particulier, avec la résilience adaptative continue du peuple juif. Concernant ce dernier, les antisémites seraient bien inspirés de mettre leur énergie débordante, et leurs innovations dans une autre cause, tel que se remettre en question, car malgré tous les moyens mis en œuvre, les juifs sont encore là, mais leurs contempteurs ont disparu. Le chaos n’est donc pas inéluctable. Pour cela nous devons évoluer et en accepter le prix. Le changement est toujours précédé par une phase de destruction, ou de remise en cause, c’est la rançon du progrès et un impératif pour survivre. Pour être en phase avec l’actualité française, si nous voulons préserver notre modèle social, la contrepartie sera, à minima, une réforme des retraites. 

En conclusion, face aux agents du chaos qui testent notre résilience à toutes les échelles (individuelle, nationale ou globale), nous ne devons pas abdiquer. Il nous faut impérativement être lucides, solidaires, avoir le courage d’agir à la mesure des dangers, et assumer les conséquences de nos choix. Afin d’éviter aux générations à venir d’en payer le prix fort. 

Pour paraphraser, Winston Churchill, il serait dommage de gaspiller une bonne crise, une occasion en or de se réinventer !


Références :

L’ordre du monde, Henry Kissinger, Fayard

Qu’est-ce que la vie ? De la physique à la biologie, Erwin Schrödinger, Point

La Décroissance – Entropie – Ecologie – Economie, Nicholas Georgescu-Roegen, Sang de la Terre

Théorie de la destruction créatrice, Joseph Schumpeter, Payot

Le pouvoir de la destruction créatrice, Philipppe Aghion, Céline Antonin, Simon Brunel, Odile Jacob

L’Entropie créatrice – Thermodynamique fractale et quantique de l’Univers, de la Vie et des Sociétés, Ivan Brissaud, Jean Chaline, Diogo Queiros-Condé, Ellipse

Les épidémies dans l’histoire de l’homme, Jacques Ruffié, Jean-Charles Sournia, Flammarion

De la Biologie à la culture, Jacques Ruffié, Flammarion

Géohistoire, une autre histoire des humains sur terre, Christian Grataloup, Les arènes

Des âmes et des saisons : psycho-écologie, Boris Cyrulnik, Odile Jacob

Changeons de voie : Les leçons du coronavirus, Edgar Morin, Denoël

Apocalypse cognitive, Gérald Bronner, PUF,

La guerre des juifs, Flavius Joseph, Les Editions de Minuit

Zakhor : Histoire juive et mémoire juive, Yosef Hayim Yerushalmi, Galimard

Le messianisme juif : essais sur la spiritualité du judaïsme, Gershon Scholem, Les Belles Lettres

L’âge des foules, Serge Moscovici, Fayard

Voulons-nous encore vivre ensemble ? Pierre-Henri Tavoillot, Odile Jacob

La démocratie à l’état gazeux, Gilles Finchelstein, Flammarion

La guerre mondiale n’aura pas lieu, les raisons géopolitiques d’espérer, Frédéric Encel, Odile Jacob

Article en partenariat avec Art&Facts :

Rêve et Visions, : Etats de consciences modifié :. Le numéro 3 d’Art&Facts, le magazine de l’Art, où l’esthétique rencontre l’éthique et l’actualité. Avec Antoine Chéreau, Gérard Rabinovitch, Guy Konopnicki, PEK, Mikaël Askil Guedj, Lise Haddad, David Gerbi, Denis Krief, Alexis Tchkotoua, Michèle Levy-Soussan, Jean-Gabriel Ganascia, Hagay Sobol, Simona Esposito, Sylvie Valayre, Fiorella Bassan, Jérôme Gillaneaux et puis aussi We’ll Dance Again, Master Class Valayre-Cortot…

https://www.calameo.com/artetfacts/read/0079620393680b83e5be2


 

 

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