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mai 13, 2026

Malaise, réalité: pousser la société vers le confinement le plus strict possible !!

Sommaire:

A) - Hantavirus : pour le professeur Raoult, la vraie épidémie est médiatique 

B) - Hantavirus : le professeur Perronne dénonce une « psychose inutile » et une manipulation médiatique à grande échelle

C) - Hantavirus : cas positifs, mesures de protection et inquiétudes sur la propagation

D) - Flaubert, Madame Bovary et le Coronavirus…& La pandémie nous fera peut-être comprendre que seul le temps a de la valeur.

E) - Réalités alternatives ou prédatrices ?

 


 

A) - Hantavirus : pour le professeur Raoult, la vraie épidémie est médiatique 

Dans une nouvelle émission diffusée le 12 mai 2026, le professeur Didier Raoult était l’invité de retour sur le plateau pour une longue analyse de l’actualité virologique. Au menu : le hantavirus (qu’il appelle « antavirus » dans la discussion), l’emballement médiatique autour du foyer argentin sur le paquebot MV Hondius, et surtout la question centrale : faut-il avoir plus peur du virus ou de la machine à peur médiatique et politique ?


Le professeur Raoult, qui vient de publier La Société du Factis – Journal d’un complotiste, n’a pas mâché ses mots :

« On est en train de nous refaire le même film qu’avec le monkeypox ou le Covid. »

Un virus connu depuis des décennies, pas une nouveauté apocalyptique

Le hantavirus n’est pas une découverte récente. Comme l’explique Raoult, qui enseigne les virus émergents :

  • C’est une zoonose classique, transmise principalement par les rongeurs (rats, souris, campagnols) via leurs déjections, urines ou salive.
  • On estime 200.000 cas par an dans le monde, sous deux formes principales : fièvres hémorragiques avec insuffisance rénale (formes plutôt bénignes) et formes pulmonaires plus graves décrites aux États-Unis.
  • Le variant « Andes » (Honduras) impliqué en Argentine est connu pour pouvoir donner des formes respiratoires sévères et, dans de très rares cas, une transmission interhumaine en contact très proche (pas une transmission aérienne banale).

« C’est exactement ce que disait déjà notre ministre de la Santé actuelle, et pour une fois elle n’a pas dit de bêtise », ironise Raoult.

Sur le bateau de croisière, seulement quelques cas ont été détectés malgré des semaines de confinement en mer. Pour le professeur Didier Raoult, c’est un excellent indicateur : « Si c’était vraiment très contagieux, on aurait 30 à 50 % des passagers malades. » Il compare avec le norovirus (diarrhées) ou le Covid sur le Diamond Princess et le Charles de Gaulle : là, la contagion était massive. Ici, ce n’est pas le cas.

La chloroquine, une piste sérieuse oubliée

Le professeur rappelle une étude publiée en mars 2021 dans Frontiers in Cellular and Infection Microbiology (Valentin Vergotte et al.) montrant que la chloroquine est efficace in vitro et in vivo contre les hantavirus. Elle agit précisément au stade de l’endocytose, en empêchant l’acidification de l’endosome nécessaire à la libération du génome viral.

« C’est de la biologie de base, ça ne rapporte pas un sou, donc on n’en parle pas », lance-t-il.

Il insiste : la chloroquine (ou hydroxychloroquine) est l’un des médicaments les plus sûrs et les plus utilisés au monde (des dizaines de millions de boîtes prescrites chaque année en France en rhumatologie). La campagne de diabolisation pendant le Covid était, selon lui, scientifiquement infondée.

Vaccins en urgence : le même scénario que le Covid ?

Alors que Nicolas Hulscher, MPH, épidémiologiste à la Fondation McCullough, a récemment évoqué sept prototypes de vaccins en développement (ADN, ARN messager de Moderna, vecteurs viraux, sous-unités protéiques…), Raoult reste très sceptique :

  • Les virus à ARN mutent rapidement.
  • Les vaccins à cible unique risquent d’être vite contournés.
  • Il rappelle l’échec des anticorps monoclonaux pour les mêmes raisons pendant le Covid.

« On veut nous faire croire qu’on va sortir un vaccin en quelques mois contre un virus qui mute tout le temps… On a déjà vu le film. »

La vraie épidémie : celle de la peur médiatique

Pour Raoult, le véritable danger n’est pas tant le virus que la presse et le storytelling anxiogène :

  • Même schéma qu’avec le monkeypox (MST présentée comme une menace pandémique).
  • Même schéma qu’avec le Covid (bateau, PCR, panique mondiale).
  • Même acteurs : fondations, laboratoires, médias subventionnés qui « vendent » l’urgence.

Il cite l’exemple des chats à Paris : la ville a préféré stériliser et euthanasier les chats errants plutôt que de les laisser chasser les rats. Résultat : prolifération des rongeurs. « On préfère interdire la liberté plutôt que d’accepter la nature. »

Une société du « factis » (simulacre)

Le professeur élargit le débat à son dernier livre La Société du Factis : nous vivons dans un monde de simulacres où la communication remplace la réalité, où les promesses politiques sont des faux contrats (principe d’annualité budgétaire violé en permanence), où les institutions (OMS, médias, ministère) ont perdu toute crédibilité.

« Les gens commencent à être vaccinés contre la propagande. Ils ne croient plus au loup. C’est une bonne nouvelle. »

 

Message final

Le Professeur Didier Raoult reste serein sur le plan virologique :

« Ce n’est pas une maladie très contagieuse »

Il appelle à la raison, à la décontamination simple (gants + javel ou alcool), à la chasse aux rongeurs sur les bateaux, et surtout à ne pas céder à la panique.

Il conclut sur une note d’optimisme relatif : « Les systèmes vieillissent. La presse, l’OMS, le narratif Covidien… tout cela s’effrite. Les gens commencent à voir le simulacre. »

L’interview est donc un rappel salutaire, à l’heure où sept vaccins contre le hantavirus sont déjà en développement accéléré.

https://multipol360.com/hantavirus-pour-le-professeur-raoult-la-vraie-epidemie-est-mediatique/ 

 

 

B) - Hantavirus : le professeur Perronne dénonce une « psychose inutile » et une manipulation médiatique à grande échelle

Dans un débriefing vidéo diffusé récemment, le professeur Jean-Michel Péron, infectiologue expérimenté, a été invité par Xavier pour décrypter l’actualité autour de l’hantavirus.

Alors que les médias et certains responsables politiques présentent la souche sud-américaine (virus des Andes) comme un nouveau danger planétaire comparable à Ebola, le spécialiste livre une analyse tranchée : transmission très limitée, maladie connue depuis des décennies en France, et surtout une communication anxiogène disproportionnée.

   Qu’est-ce que l’hantavirus ?

Le nom « hantavirus » vient de la rivière Hantaan, en Corée, où des soldats américains avaient contracté une fièvre hémorragique sévère dans les années 1950. Il s’agit d’un virus porté par les rongeurs (campagnols, mulots, parfois rats). La contamination humaine se fait essentiellement par inhalation de déjections de rongeurs (urine, fèces, salive) dans des espaces confinés et poussiéreux : granges, garages, tas de bois, etc.

En Europe et en France, les souches sont généralement bénignes. Le professeur Péron, qui a soigné des cas pendant 40 ans (notamment dans l’Oise et la Picardie), rappelle que la maladie provoque surtout une insuffisance rénale aiguë temporaire, traitée par dialyse. Jamais, en France, on n’a mis en place d’isolement, de masques ou de mesures drastiques pour ces patients.

Seule la souche Andes (présente en Argentine et au Chili) a montré, dans de rares cas, une transmission interhumaine limitée, nécessitant un contact très proche et prolongé (échange de salive, relations sexuelles, soins prolongés en espace clos).

L’épisode actuel : un cluster sur un paquebot

L’actualité concerne un foyer à bord du paquebot de croisière MV Hondius, parti d’Ushuaïa (Argentine) début avril 2026. Plusieurs passagers ont développé des symptômes graves, avec à ce jour huit cas (dont trois décès confirmés ou suspectés). Des rapatriements ont eu lieu vers les Canaries, la France et d’autres pays.

Le professeur Péron note que l’origine la plus probable reste une contamination par aérosolisation de déjections de rongeurs à bord (climatisation, espaces confinés). Il juge « bizarre » que plusieurs personnes soient touchées simultanément sans lien évident avec les rongeurs, mais surtout, il dénonce le narratif officiel qui évoque une transmission par aérosolisation humaine classique.

Une réaction « maximaliste » et des coïncidences troublantes

Pour l’infectiologue, le traitement médiatique et gouvernemental est excessif :

  • Comparaisons alarmistes à Ebola par certains professeurs médiatiques.
  • Déplacement du directeur de l’OMS Tedros aux Canaries pour quelques cas.
  • Réunion ministérielle de crise en France.
  • Annonce rapide du développement d’un vaccin ARN messager par Moderna, avant même l’émergence médiatique de l’épisode.

Il relève plusieurs coïncidences :

  • L’Argentine (et les États-Unis) qui quittent l’OMS.
  • Une « répétition générale » aux Canaries trois semaines avant.
  • Le timing parfait avec les discussions sur le traité pandémique de l’OMS.
  • Une explosion récente de publications scientifiques sur l’hantavirus (plus de 1.000 en quelques mois).

« On nous refait le même coup qu’avec le Covid », estime-t-il. Il rappelle le rôle des tests PCR (risque de faux positifs avec trop de cycles d’amplification) et met en garde contre une future « pseudo-épidémie » fabriquée par dépistage massif.

Traitement et conseils pratiques

Il n’existe pas de traitement spécifique. La prise en charge est symptomatique : réanimation et dialyse en cas d’insuffisance rénale. Des études anciennes suggèrent un possible intérêt de la chloroquine/hydroxychloroquine (à confirmer), mais l’essentiel reste le soutien vital.

En France, 70-75 % de la population vit en ville et n’est pas exposée. Le risque concerne surtout les personnes manipulant des matériaux dans des lieux fréquentés par les rongeurs (agriculteurs, bricoleurs). Pas de psychose à avoir lors des vide-greniers ou rangements de printemps : aérer, porter un masque FFP2 si poussière importante, et éviter d’inhaler les déjections.


 

Le devoir du médecin : sérénité et vérité

Le professeur Péron, qui a géré de nombreuses épidémies par le passé (légionellose, Clostridium difficile, etc.), rappelle que le rôle des scientifiques et des autorités est d’informer sans affoler. « On exploite la peur pour manipuler les populations », dit-il, citant Goering à Nuremberg.

Son message final aux Français : 

« Restez vigilants, ne vous laissez pas manipuler. Suivez l’actualité avec esprit critique. Refusez toute injection expérimentale obligatoire. Cette fois, il faut dire non. »

L’affaire du hantavirus sur le MV Hondius est-elle une simple coïncidence malheureuse ou le début d’une nouvelle campagne de peur ? Le professeur Péron invite à observer sans paniquer. Pour l’instant, rien ne justifie, selon lui, de replonger la population dans le cauchemar des confinements, masques et vaccins expérimentaux

https://multipol360.com/hantavirus-le-professeur-peron-denonce-une-psychose-inutile-et-une-manipulation-mediatique-a-grande-echelle/

 


C) - Hantavirus : cas positifs, mesures de protection et inquiétudes sur la propagation 

Tout commence à bord du navire parti pour relier Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert, mais le voyage tourne court. Un foyer infectieux est identifié : trois décès, dont un couple néerlandais âgé et une passagère allemande.

Une passagère française, rapatriée après avoir transité par Tenerife, a été testée positive à son retour à Paris. Elle est actuellement prise en charge dans un établissement spécialisé.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, décrit un protocole strict : « un hôpital spécialisé en maladies infectieuses, avec toute une technique dans les chambres qui est très protectrice pour éviter évidemment que le virus se propage ».

Dans son sillage, les autorités sanitaires ont identifié 22 cas contacts sur le territoire, mais le gouvernement se veut rassurant. Masques chirurgicaux, FFP2, capacités de dépistage, traitements symptomatiques : selon la ministre, l’arsenal est en place pour faire face à une éventuelle montée en puissance du virus.

Les rédactions de France Télévisions, dans le cadre de l’opération #OnVousRépond, invitent les citoyens à poser leurs questions, promettant un traitement journalistique rigoureux et la possibilité d’un suivi personnalisé.

Pour l’heure, il est difficile d’affirmer si cet épisode marquera le début d’une nouvelle épidémie comparable à celle du coronavirus, les premiers éléments disponibles invitent à la prudence, mais pas à la dramatisation. Chaque virus a sa dynamique, ses modes de transmission, ses conditions de propagation et ses limites. À ce stade, il faut donc éviter les comparaisons hâtives : l’hantavirus suscite une vigilance légitime, sans que l’on puisse parler d’un scénario de type coronavirus.

Antoine,

https://multipol360.com/hantavirus-cas-positifs-mesures-de-protection-et-inquietudes-sur-la-propagation/


D) - Flaubert, Madame Bovary et le Coronavirus…& La pandémie nous fera peut-être comprendre que seul le temps a de la valeur

Face à une attitude que nous jugeons choquante, voire scandaleuse, insensée et inacceptable, il nous faut d'abord tenter de l'expliquer. Non pas pour la justifier, mais pour mieux comprendre comment y faire face, et surtout comment la combattre, notamment si elle contredit nos valeurs les plus fondamentales. 

C'est précisément ce qui se passe aujourd'hui dans le monde universitaire et de l'édition, d'abord aux États-Unis, puis en Europe. 

Dans ces milieux, ces dernières semaines, il est devenu difficile d'enseigner un cours d'histoire de l'art mondial qui ne porte que sur l'art européen. De plus, il devient difficile d'enseigner un sujet qui pourrait, d'une manière ou d'une autre, concerner une minorité sans en faire partie. Concrètement, ne serait-il plus permis de parler des femmes si l'on n'est pas une femme, du monde juif si l'on n'est pas juif, du monde musulman si l'on n'est pas musulman, ou du monde indien si l'on n'est pas indien ? Ces restrictions s'appliqueraient non seulement à l'enseignement, mais aussi aux livres : il ne serait plus possible pour un auteur d'aborder, dans un essai ou un roman, un genre ou un groupe différent du sien. On a même vu des femmes critiquées pour avoir parlé, dans un roman, de femmes issues d'un milieu social différent du leur, ou pour avoir raconté les aventures d'un personnage transgenre sans l'être elle-même. Cela réduirait en fin de compte la littérature à de simples autobiographies. On pourrait même s'attendre à ce que ce problème touche bientôt les médias et empêche un journaliste de traiter d'un sujet qui ne concerne ni son genre, ni son origine sociale, ni son pays. 

Cette situation peut facilement nous choquer. Il est cependant nécessaire de comprendre que, pendant des siècles, une grande partie de la littérature occidentale a dépeint les femmes d'un point de vue masculin, ce qui a souvent conduit à une image dévalorisée de la femme. Une grande partie de l'enseignement de la littérature, de la philosophie et de la musique a longtemps négligé les créatrices, qui sont aujourd'hui redécouvertes avec difficulté. Il en va de même pour les minorités, en particulier les minorités racisées. 

Ce phénomène n'est ni insignifiant, ni réactionnaire, ni anodin. Il s'inscrit dans un vaste mouvement qui se développe depuis des décennies (et dont j'ai souvent parlé) vers un narcissisme philosophique, idéologique, artistique, économique, médiatique et politique. De plus, il se traduit par un individualisme généralisé. Son omniprésence est manifeste dans l'exagération de l'exposition personnelle sur les réseaux sociaux et dans le succès d'œuvres d'art, tous domaines confondus, qui privilégient les récits les plus personnels au détriment des œuvres de fiction. 

 En réalité, la crise du coronavirus participe également à ce mouvement, en poussant la société vers le confinement le plus strict possible. 

Comme toujours, une évolution souhaitable implique d'abord des excès ; c'est le cas ici aussi : il ne faudrait pas aller jusqu'à penser que Flaubert n'avait pas le droit d'écrire Madame Bovary. Ni que Jane Austen, ou les sœurs Brontë, n'étaient pas légitimes à raconter les aventures de personnages masculins formidables dans leurs romans respectifs. Et tant d'autres exemples, notamment au cinéma aujourd'hui. 

Tout peut se comprendre et se justifier, sauf l'intolérance. Surtout lorsqu'il s'agit de censure du talent. L'évolution doit devenir un progrès. Puisse-t-elle nous conduire tous à une vigilance accrue quant à la relation entre l'auteur et son œuvre. Non pas pour le censurer, mais pour ne pas être induits en erreur par ce qu'il (ou elle, ou « ils », comme on dira bientôt) veut transmettre, consciemment ou inconsciemment, à travers son œuvre. Et pour la juger comme telle. Et plus encore, créer les conditions pour que chacun, quelles que soient ses origines et son éducation, ne soit pas intimidé par les formes d'expression artistique les plus prestigieuses et ose les enrichir de son identité et de ses espoirs. 

La pandémie nous fera peut-être comprendre que seul le temps a de la valeur.

Il n'y a plus de doute : cette pandémie aura un impact considérable sur le monde. 

Tout d'abord, il est impossible d'exclure que la pandémie soit bien plus meurtrière qu'elle ne l'est aujourd'hui ; que les systèmes de santé se révèlent incapables de soigner tous les malades ; et surtout, qu'il n'y ait pas assez d'équipements de soins intensifs partout, et que dans les pays les moins préparés, il faille sélectionner, parmi les cas les plus graves, ceux qui peuvent être traités. Pire encore, une telle situation pourrait être un facteur décisif dans la dérive de notre civilisation vers un individualisme exacerbé et une lutte acharnée pour la survie. Plus de respect d'autrui. Plus d'empathie. Sur la voie de la dictature. 

De plus, on ne peut exclure la possibilité que la pandémie finisse par avoir un impact très grave sur l'économie mondiale. Une crise de la demande, suivie d'une crise de l'offre, aggravée par l'interruption des chaînes de production, pourrait engendrer des pénuries et donc de l'inflation, faire grimper les taux d'intérêt, provoquer la faillite d'entreprises incapables d'honorer leurs dettes et entraîner la ruine d'institutions financières assez imprudentes pour les avoir soutenues ; le chômage exploserait ; une crise sociale majeure s'ensuivrait, avec des conséquences politiques, là encore, incalculables. Le tout serait d'autant plus exacerbé que les plus riches trouveraient toujours, dans ces circonstances, les moyens d'accroître encore leurs fortunes. 

Nous n'en sommes pas encore là, et nous pouvons encore tout faire pour l'éviter. Pour cela, il faudrait aussi que cette crise, sans faire de nouvelles victimes, marque les esprits. Et que nous tirions, au plus vite, des entrailles de ces catastrophes menaçantes, l'espoir d'un monde meilleur. Les actions les plus importantes se dessinent clairement. 

D'une part, agir massivement sur les éléments les plus directs de la crise : nous avons besoin d'une meilleure hygiène individuelle et collective ; Plus de médecins, d'infirmières, d'équipements hospitaliers, d'unités de soins intensifs ; davantage de recherche fondamentale et appliquée. Enfin, il nous faut réguler le système financier et démanteler l'endettement abyssal qui nous a conduits à la situation actuelle.

D'un autre côté, nous devons tirer le meilleur parti des nouvelles pratiques que cette crise, aussi grave soit-elle, nous a imposées : le respect de soi, l'hygiène et la surveillance de notre santé ; passer plus de temps en famille, entre amis et au contact de la nature ; cuisiner et partager des moments conviviaux autour de la table ; privilégier les sorties les plus enrichissantes ; découvrir les avantages du télétravail ; réduire la durée et le nombre de participants aux réunions, qu'elles soient physiques ou virtuelles ; exploiter pleinement les nouvelles technologies pour écouter de la musique, s'informer, enseigner et diagnostiquer. Par ailleurs, notre production doit évoluer et nous devons promouvoir une division spatiale du travail beaucoup moins dispersée et précaire. De ce fait, nous devons promouvoir un modèle de croissance entièrement nouveau et de nouveaux secteurs économiques, dont certains ont été jusqu'ici négligés, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation, sous toutes leurs dimensions. Wall Street n'a pas tardé à intégrer certaines de ces entreprises à un nouvel indice, baptisé « indice du confinement », qui, aux côtés de Netflix, regroupe 33 sociétés profitant directement de la crise, aussi diverses qu'Activision Blizzard, Slack, Teladoc, le New York Times, Sonos, Amazon, Blue Apron, Alibaba, Campbell Soup, Central Garden et Petco. 

Plus généralement, cette crise nous apprend à prendre au sérieux la chose la plus rare et la plus précieuse au monde : le temps. Un temps de qualité. Le temps de notre quotidien, que nous ne devons plus gaspiller en futilités. Le temps de notre vie personnelle, que nous pouvons prolonger en lui consacrant davantage de ressources. Enfin, le temps de notre civilisation, que nous pouvons préserver en cessant de vivre dans l'agitation, la superficialité et la solitude. Dans un nouvel équilibre entre nomadisme et sédentarité.

j@attali.com 

Jacques Attali est docteur en sciences économiques, diplômé de l'École Polytechnique et conseiller d'État. Conseiller spécial du président français François Mitterrand pendant dix ans, il est le fondateur de quatre institutions internationales : Action contre la Faim, Eureka, la BERD et Positive Planet. Jacques Attali est l'auteur de 86 ouvrages (dont plus de 30 consacrés à la prospective), vendus à plus de 10 millions d'exemplaires et traduits en 22 langues. Il est chroniqueur pour les quotidiens économiques Les Echos et Nikkei, après avoir également collaboré avec L'Express. Jacques Attali dirige régulièrement des orchestres à travers le monde. 

https://www.attali.com/en/society/flaubert-madame-bovary-and-the-coronavirus/ 

https://www.attali.com/en/society/perhaps-the-pandemic-will-make-it-clear-that-only-time-is-valuable/ 

 

 

E) - Réalités alternatives ou prédatrices ?

De plus en plus divisé, et pris en étaux entre des forces contraires, le monde court-il inexorablement à sa perte, dans une sorte d’accélération du temps, ou cette crise est-elle une étape indispensable au changement ?

Face à la montée des périls, sommes-nous impuissants et condamnés à subir les évènements ou pouvons-nous reprendre le contrôle et assurer notre survie ? Dans la marche du monde, il existe des schémas récurrents qui sont autant de clés de compréhension et de sources de solutions. Des concepts innovants et transversaux, allant de la physique, aux sciences humaines et sociales, en passant par la biologie, nous permettent de décrypter les mécanismes à l’œuvre, que ce soit d’un point de vu général, à l’échelle de l’univers, ou dans des cas spécifiques. En particulier, nous illustrerons le principe de résilience, où les crises majeures peuvent devenir un vecteur de progrès, avec la réponse exemplaire de l’humanité face à la pandémie de Covid-19 ou avec la survie millénaire du peuple juif.

Le nouveau désordre mondial

Le monde semble pris dans un maelstrom d’éléments contradictoires qui se succèdent à un rythme effréné, représentant autant de zones de fragilisations et de conflits potentiels. Ainsi, l’humanité, pourtant à l’apogée de la connaissance scientifique, voit resurgir des théories rétrogrades et complotistes, comme le platisme, le rejet de la vaccination, l’antisémitisme et le fanatisme religieux, avec les conséquences néfastes que l’on sait. De surcroît, malgré la prospérité liée à la globalisation et aux échanges internationaux, les spectres prédateurs de la division, des ambitions impériales ou de la guerre, pointent à nouveau comme si l’on avait oublié le prix exorbitant des deux conflits mondiaux. 

A l’échelle individuelle, on observe la même tendance à la fragmentation. La pandémie de Covid-19 et le confinement ont accéléré le délitement du lien social et fragilisé les Etats. Du fait de la limitation des interactions, les particuliers sont devenus plus perméables aux contenus militants ou aux fake news diffusés en continu via les réseaux sociaux. A l’extrême, chacun tend à devenir le centre de référence, constituant autant d’univers parallèles, alimentés par des réalités alternatives, au détriment du collectif, ce qui n’est pas sans conséquence sur les systèmes politiques. 

La nature n’est pas en reste. Outre les épidémies, la raréfaction des ressources, le dérèglement climatique et ses conséquences ou les cataclysmes, sont autant de menaces auxquelles nous devons faire face. En dépit des progrès technologiques, l’humanité qui n’a jamais connu autant de disparité, est loin de constituer un front commun face aux dangers. L’accumulation rapide d’évènements critiques, autant que d’innovations majeures, donnent la singulière sensation d’accélération du temps. La question est de savoir dans quelle direction nous allons : vers un inéluctable chaos, une nouvelle émergence, ou serons-nous capables de surmonter les crises et préserver l’essentiel ?

« Un maelstrom d’éléments contradictoires qui se succèdent à un rythme effréné »

Le chaos et la fin de l’histoire ?

En réalité, il n’y a « rien de nouveau sous le soleil ». Ces observations ne sont ni spécifiques d’une époque ni de l’humanité. Elles reflètent la tendance naturelle de l’univers au chaos, et cela à différentes échelles. Il s’agit de l’entropieou force de désagrégation (mesure du désordre ou de la dispersion de l’énergie), un concept issu de la physique qui a largement été extrapolé à d’autres disciplines, comme la biologie ou les sciences humaines et sociales, et particulièrement en économie. 

Selon ce principe, dans un système clos, l’épuisement de l’énergie est inévitable et en conséquence, la tendance vers le chaos ne peut que s’accroitre, annonçant la détérioration puis la disparition du système. Est-ce à dire que notre monde est inéluctablement voué à s’éteindre ? Pas nécessairement. Ce sort funeste est principalement le fait des systèmes isolés et rigides. En d’autres termes, tout ce qui n’est pas appelé à s’ouvrir ou à évoluer est voué à disparaitre. D’autres forces s’opposeraient à la désagrégation, telle que la néguentropie (entropie négative ou résistance créatrice), dont le maintien de la vie est l’une des manifestations, ainsi que le couple destruction créatrice / entropie créatrice, où l’innovation remplace ce qui est obsolète et explique l’émergence spontanée de la complexité. Enfin, pour modérer l’action de ces dernières, la résilience qui correspond à la capacité de surmonter une crise pour éviter la destruction totale. 

« Tout c’est ce qui n’est pas appelé à s’ouvrir ou à évoluer est voué à disparaitre 

… Ou le début d’une autre histoire ?

La conception étroite selon laquelle l’entropie, n’est que la tendance au chaos est remise en question par de nombreux auteurs. Ainsi, il faudrait plutôt la considérer comme un moteur du changement, de l’évolution et de la structuration. Dans ce cadre, la vie (des espèces aux civilisations) ne serait pas un système particulier qui se structurerait au détriment du reste, en puisant des ressources et en rejetant vers l’extérieur une énergie non utile (transfert du chaos), mais comme un élément participant de la structuration globale. L’idée principale est donc l’opposé du postulat initial : l’ordre émergerait du désordre et de la destruction, et ce de manière spontanée, du fait des propriétés intrinsèques de l’univers. 

Cette thèse fait appel à des concepts mathématiques tels que les structures fractales (motifs répétés à différentes échelles, du microcosme au macrocosme) et la log-périodicité (existence de cycles précurseurs d’un changement majeur). Le principe fractal explique l’organisation spatiale des systèmes complexes à travers l’autosimilarité (effet de zoom), tandis que la log-périodicité en explique l’évolution temporelle par une accélération (démographie, complexité, consommation) vers les changements majeurs ou crises. Ce qui conduit à reformuler l’entropie non plus comme une mesure du chaos mais comme celle d’une transversalité créatrice ou dispersion latérale de l’énergie (par rapport à la « finalité principale »). Ce phénomène, reposant sur la redondance, engendrerait de la diversité et des structures comme potentialités créatrice. En d’autres termes, le désordre représenterait un « réservoir de possibilités » en cassant les rigidités des systèmes. Le concept d’entropie créatrice permet ainsi d’expliquer l’émergence spontanée de l’ordre, de la complexité et de structures, après une phase de destruction (destruction créatrice), à condition que les systèmes dissipent de l’énergie, sous différentes formes, en fonction du contexte, ce que nous allons expliciter par la suite. 

En résumé, l’entropie et la destruction créatrice sont le moteur du changement, dont le mécanisme de propagation est la dispersion latérale de l’énergie. Le tout suivant un développement accéléré et cyclique.  

« L’ordre émergerait du désordre et de la destruction »

Quand la nature s’emmêle !

Aux actions humaines comme les guerres, les catastrophes naturelles et les épidémies viennent s’ajouter, comme autant de facteurs de désordre et de destruction qui amplifient les faiblesses structurelles des sociétés, les rendant plus vulnérables. Ainsi, l’effondrement des empires hittite et Romain d’Occident ou de la civilisation Maya classique s’expliquent par une pression combinée de facteurs environnementaux et internes (hypercentralisation et complexité) ne permettant pas d’apporter une réponse rapide et efficace. Schéma que l’on peut également transposer à l’ère moderne, pour les crises économiques, ou en remontant plus loin dans le temps, avec les périodes glaciaires ayant conduit à la disparition d’espèces entières et d’une grande partie de l’humanité.  

Cependant, ces drames contiennent également une potentialité créatrice en forçant les sociétés à s’adapter ou à se réinventer pour survivre. Ainsi, la destruction des empires a donné naissance à des entités de taille plus modestes, moins complexes et plus résilientes. De même à l’échelle planétaire, les glaciations ont favorisé l’évolution avec l’émergence de nouvelles espèces ou le développement des capacités cognitives de l’homme. 

Quant aux épidémies, elles sont probablement la manifestation la plus violente et la plus rapide du concept de dispersion latérale de l’énergie (énergie biologique). Les germes, en se propageant rapidement à travers les populations, mettent à rude épreuve les capacités de réponse des systèmes. Elles forcent ainsi les sociétés à se réorganiser, et à dissiper à leur tour l’énergie (au sens large), pour atteindre un nouvel état d’équilibre, sous peine de disparaître. 

Une autre conséquence de la dispersion latérale de l’énergie est le polymorphisme génétique (diversité au sein d’une population, favorisée par la mixité) où la mutation est un facteur de progrès permettant de sortir d’une situation figée (l’erreur comme moteur de l’évolution ou d’entropie créatrice). Le polymorphisme constitue l’une des plus grandes forces de l’humanité, lui ayant permis de résister aux crises passées (chocs climatiques, épidémies). Car plus la diversité est importante au sein d’une population, plus elle a de chance de compter des individus capables de survivre aux changements de l’écosystème et d’assurer la pérennité du groupe. 

En résumé, ce sont les variants génétiques face aux variations de l’environnement. 

« La diversité…, l’une des plus grandes forces de l’humanité »

« De la biologie à la culture »

Mais tout n’est pas inscrit dans les gènes. En effet, la culture serait un des modes majeurs de la dispersion latérale de l’énergie appliquée aux populations humaines. Ainsi, pour Jacques Ruffié, l’évolution de l’homme ne serait pas que le résultat de la génétique (transmission verticale et lente) mais également le fruit de facteurs horizontaux et rapides, les épidémies comme nous venons de le voir, et surtout de la culture. 

La culture au sens large (des technologies, aux idéologies et religions, en passant par les arts) serait le principal vecteur d’adaptation latérale de l’humanité à un environnement changeant. Elle lui permet de se réorganiser rapidement face aux diverses menaces par un transfert rapide d’information (systèmes d’alerte, santé publique). Les inventions et les idées se propagent en quelques années alors que l’évolution génétique prend des milliers, voire des dizaines de milliers d’années. Cette dispersion rapide de l’information est l’un des mécanismes de la résilience des sociétés pour résister aux chocs et éviter la destruction totale. Mais c’est également un facteur de vulnérabilité à deux niveaux : tout d’abord, la dépendance à l’information avec les conséquences d’une rupture des flux de communication et d’autre part, la propagation d’informations erronées ou destructrices. 

En résumé, la culture (humanisation) a pris le relai de l’hominisation (évolution biologique) comme force dominante de transformation.

« La culture a pris le relai de l’évolution biologique comme force dominante de transformation »

La résilience comme antidote à la destruction totale

La résilience représente la capacité d’un système à absorber un choc (interne ou externe), c’est-à-dire à maintenir ses fonctions essentielles, et à se réorganiser (transmission rapide d’informations et diffusion de solutions) pour éviter l’effondrement total. Une crise est réussie, quand la résilience est suffisante pour assurer la double fonction d’amortisseur et de moyen efficace pour éloigner le système du point de non-retour (ou point critique). 

Ainsi, une société résiliente, parvient à innover, ou à se réformer, afin d’éviter la destruction massive. Pour ce faire, elle utilise l’énergie du choc pour une réorganisation contrôlée. Après une période d’instabilité temporaire, elle se réajuste et retrouve une nouvelle stabilité. C’est souvent le fruit de la diversité et de la redondance. A l’inverse, les sociétés qui s’effondrent ont accumulé trop de rigidités structurelles et maquent de diversité. Afin d’illustrer les mécanismes du succès, là où d’autres échouent, nous évoquerons les formidables moyens, mis en œuvre à l’échelon planétaire, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, et pour la dimension temporelle, la survie du peuple juif tout au long de l’histoire. 

« Une société résiliente, parvient à innover, ou à se réformer, afin d’éviter la destruction »

L’humanité face à la pandémie de Covid-19

L’épidémie de Covid-19 est le plus récent et le plus massif exemple de dispersion latérale de l’énergie biologique à l’ère de la mondialisation. Se mesurant en jours, la vitesse de propagation du virus SARS-CoV-2 est sans équivalent. Ayant débuté à Wuhan en Chine, du fait des transports aériens, elle s’est rapidement transformée en pandémie mondiale. Ce faisant, le virus a brutalement révélé la vulnérabilité des systèmes de santé, la rigidité et les failles des filières d’approvisionnement. 

Dans un premier temps (phase de destruction), l’impréparation, la mortalité élevée et le confinement, ayant interrompu les interactions sociales, ont entrainé la défiance envers les gouvernements, les services de l’Etat et les scientifiques, mais également rendu plus perméables les populations au complotisme. Les réseaux sociaux ont été un vecteur très efficace de dispersion latérale de désinformation et de polarisation idéologique (pro et anti-vax), fracturant les solidarités traditionnelles.

Par la suite, le monde a fait preuve d’une résilience exemplaire en mettant en œuvre une réponse rapide et efficace. Ainsi, la crise a déclenché une solidarité à l’échelon planétaire et une entropie créatrice sans précédent par l’accélération de l’innovation (industrielle et numérique pour maintenir les fonctions sociétales) et de l’information scientifique (dispersion latérale du savoir). Le partage des connaissances, la publication accélérée des résultats, et la mise en production rapide des vaccins à ARN messagers, ou la production en masse de masques et de systèmes d’assistance respiratoire, ainsi que le renforcement des institutions internationales ont été la clé du succès. 

En résumé, c’est la parfaite démonstration que, la culture (technologie et sciences) est le mécanisme les plus approprié pour gérer les crises de nature biologique.

« L’humanité face à la pandémie… a fait preuve d’une résilience exemplaire »

Comment le peuple juif s’est constamment réinventé

Le peuple juif est un modèle assez unique de résilience par l’adaptation continue d’une société confrontée à une succession de points critiques. Son étude révèle les mécanismes de survie développés face à une répétition de chocs externes (guerres, épidémies, collisions culturelles, destructions massives) et internes (conflits entre différents courants, messianisme, mystique, philosophie).

Reposant initialement sur quatre piliers (spirituel, territorial, politique, culturel) et une grande diversité (12 tribus et une variété de pratiques), les vicissitudes de l’histoire ont conduit le peuple juif, non pas à l’éclatement puis à la disparition, mais à se réinventer en permanence. Ce qui lui a permis de préserver l’essentiel. Des évènements aussi dramatiques que la destruction du Temple, à deux reprises (Babylone au VIe siècle av J-C et Rome en 70 ap J-C), les dissensions internes et l’exil auraient pu sonner le glas des hébreux comme cela a été le cas d’autres civilisations qui avaient perdu leur centralité. Pour l’éviter, des mécanismes culturels dit de résilience textuelle ou communautaires ont été déployés. Il s’agit d’une destruction créatrice radicale ayant conduit à substituer le Temple et l’Etat par un culte centré sur l’étude de la Thora et la communauté. C’est-à-dire un système encré sur la mémoire (histoire, courants ou composantes disparus), la loi et son interprétation (quête permanente de sens face aux points critiques), ayant conduit à l’élaboration du Talmud. Ce dernier a fourni un cadre capable de maintenir une identité dynamique, tout en assurant la cohésion sociale, quel que soit le lieu et le contexte politique. 

La survie juive pendant les périodes de crise ultérieures fut assurée par la diaspora et la mobilité comme moyens dedispersion latérale de l’énergie. Ainsi quand des persécutions se produisaient, elles ne touchaient pas toute la communauté. Le choc ultime fut la Shoah, une tentative de destruction totale (« la solution finale »). Elle a catalysé la renaissance territoriale d’Israël en 1948, afin d’assurer la pérennité du peuple juif, après l’échec du projet diasporique.  

En résumé, la survie du peuple juif est le fruit de métamorphoses successives de la résilience, évoluant d’un territoire à la centralité du couple texte-diaspora, avant de se réincarner dans une réalité culturelle et territoriale.

« La survie du peuple juif est le fruit de métamorphoses successives de la résilience »

L’avenir, une infinité de possible qui dépend de nous

A la lumière des concepts abordés, tous les éléments pointent vers une crise imminente et majeure, ce qui n’est pas un scoop, avec une accélération des éléments de ruptures. Ne rien faire, face à ces multiples menaces, nous rapproche inexorablement du point de rupture. Pourtant, une partie de l’humanité semble ne pas être concernée ou se croit, à tort protégée, alors que l’autre n’a pas les moyens d’agir. Chacun est comme halluciné dans son silo, à l’instar de réalités parallèles, oubliant que nous sommes connectés et interdépendants, avec le même univers en partage. Un univers prédateur qui n’accorde aucune pitié à ceux qui refusent d’évoluer. La nature ayant horreur du vide, d’autres organisations, mieux adaptées, prendront notre place. Les possibilités sont variées comme autant de réalités alternatives. Ce qui est arrivé à de nombreuses civilisations avant nous peut également être notre sort, et à très court terme. 

Mais nous ne sommes pas démunis. Nous avons beaucoup à apprendre de nous-même, à titre collectif, comme notre réponse face à la pandémie de Covid-19 ou à titre particulier, avec la résilience adaptative continue du peuple juif. Concernant ce dernier, les antisémites seraient bien inspirés de mettre leur énergie débordante, et leurs innovations dans une autre cause, tel que se remettre en question, car malgré tous les moyens mis en œuvre, les juifs sont encore là, mais leurs contempteurs ont disparu. Le chaos n’est donc pas inéluctable. Pour cela nous devons évoluer et en accepter le prix. Le changement est toujours précédé par une phase de destruction, ou de remise en cause, c’est la rançon du progrès et un impératif pour survivre. Pour être en phase avec l’actualité française, si nous voulons préserver notre modèle social, la contrepartie sera, à minima, une réforme des retraites. 

En conclusion, face aux agents du chaos qui testent notre résilience à toutes les échelles (individuelle, nationale ou globale), nous ne devons pas abdiquer. Il nous faut impérativement être lucides, solidaires, avoir le courage d’agir à la mesure des dangers, et assumer les conséquences de nos choix. Afin d’éviter aux générations à venir d’en payer le prix fort. 

Pour paraphraser, Winston Churchill, il serait dommage de gaspiller une bonne crise, une occasion en or de se réinventer !


Références :

L’ordre du monde, Henry Kissinger, Fayard

Qu’est-ce que la vie ? De la physique à la biologie, Erwin Schrödinger, Point

La Décroissance – Entropie – Ecologie – Economie, Nicholas Georgescu-Roegen, Sang de la Terre

Théorie de la destruction créatrice, Joseph Schumpeter, Payot

Le pouvoir de la destruction créatrice, Philipppe Aghion, Céline Antonin, Simon Brunel, Odile Jacob

L’Entropie créatrice – Thermodynamique fractale et quantique de l’Univers, de la Vie et des Sociétés, Ivan Brissaud, Jean Chaline, Diogo Queiros-Condé, Ellipse

Les épidémies dans l’histoire de l’homme, Jacques Ruffié, Jean-Charles Sournia, Flammarion

De la Biologie à la culture, Jacques Ruffié, Flammarion

Géohistoire, une autre histoire des humains sur terre, Christian Grataloup, Les arènes

Des âmes et des saisons : psycho-écologie, Boris Cyrulnik, Odile Jacob

Changeons de voie : Les leçons du coronavirus, Edgar Morin, Denoël

Apocalypse cognitive, Gérald Bronner, PUF,

La guerre des juifs, Flavius Joseph, Les Editions de Minuit

Zakhor : Histoire juive et mémoire juive, Yosef Hayim Yerushalmi, Galimard

Le messianisme juif : essais sur la spiritualité du judaïsme, Gershon Scholem, Les Belles Lettres

L’âge des foules, Serge Moscovici, Fayard

Voulons-nous encore vivre ensemble ? Pierre-Henri Tavoillot, Odile Jacob

La démocratie à l’état gazeux, Gilles Finchelstein, Flammarion

La guerre mondiale n’aura pas lieu, les raisons géopolitiques d’espérer, Frédéric Encel, Odile Jacob

Article en partenariat avec Art&Facts :

Rêve et Visions, : Etats de consciences modifié :. Le numéro 3 d’Art&Facts, le magazine de l’Art, où l’esthétique rencontre l’éthique et l’actualité. Avec Antoine Chéreau, Gérard Rabinovitch, Guy Konopnicki, PEK, Mikaël Askil Guedj, Lise Haddad, David Gerbi, Denis Krief, Alexis Tchkotoua, Michèle Levy-Soussan, Jean-Gabriel Ganascia, Hagay Sobol, Simona Esposito, Sylvie Valayre, Fiorella Bassan, Jérôme Gillaneaux et puis aussi We’ll Dance Again, Master Class Valayre-Cortot…

https://www.calameo.com/artetfacts/read/0079620393680b83e5be2


 

 

octobre 09, 2025

Les sept règles de la bureaucratie - MISES Institute


L'une des publicités ironiques préférées de Wolfman Jack, diffusée avec sa voix rauque, disait ceci : « Vous dites que vos enfants n'ont pas de vêtements, que vous n'avez rien à manger dans le réfrigérateur ? ALORS ACHETEZ-VOUS UNE TÉLÉVISION COULEUR, BABY ! »


Harry E. Teasley Jr.

Cette mise en garde facétieuse, qui consiste à dépenser bien au-delà de ses moyens, correspond exactement à la façon dont les gouvernements fédéral, étatiques et locaux se sont comportés au cours des 50 dernières années. Pire encore, tous les niveaux de gouvernement ont permis aux Américains de faire de même.

L'époque où le peuple et son gouvernement vivaient selon leurs moyens est révolue. Avec 44 % des ménages bénéficiant d'une forme ou d'une autre de subvention fédérale et la majorité des Américains ne payant aucun impôt, notre pays est désormais davantage une terre de droits acquis qu'une terre d'opportunités (Boskin, 2011 ; Heritage Foundation Report, 2011).

Compte tenu du défi actuel qui consiste à réduire les dépenses publiques galopantes et la mentalité d'assistanat des citoyens, il est tout à fait possible de réduire les dépenses de 4 000 milliards de dollars en bridant uniquement notre bureaucratie fédérale. Thomas Sowell a suggéré que pour y parvenir, nous devons examiner de plus près et remettre en question le gigantesque Léviathan économique que représente notre bureaucratie gouvernementale. Le Bureau de la gestion et du budget a révélé que le pouvoir exécutif de notre gouvernement fédéral a augmenté de 23 % depuis l'entrée en fonction du président Obama. Le Wall Street Journal (2012) a estimé que le président avait « présidé à la plus grande expansion du gouvernement depuis LBJ — soins de santé, réglementation financière », et ce faisant, avait dépensé 24 % du PIB de notre nation.

Malheureusement, les contribuables et les médias souffrent d'amnésie sociale et mettent rarement les bureaucrates au pied du mur lorsque les programmes qu'ils ont créés échouent ou ne remplissent tout simplement pas leur fonction. Sowell (1995, p. 257) révèle une partie de ce problème dans The Vision of the Anointed :

    Lorsque le gouvernement crée un nouveau programme, rien n'est plus facile que de montrer les avantages qu'il procure... Mais il est pratiquement impossible de retracer les impôts qui ont financé ce programme jusqu'à leur source et de montrer les autres utilisations possibles de cet argent qui auraient pu être bien plus bénéfiques.

Pire encore, les bureaucrates et leurs partisans sont réticents à admettre que leurs programmes ont des conséquences néfastes et ont tendance à redoubler d'efforts pour mettre en œuvre une politique défaillante une fois que celle-ci s'est révélée inutile. L'exemple classique est celui du représentant Barney Frank qui, pas plus tard qu'en 2009, a annoncé qu'il prévoyait d'introduire une législation visant à augmenter le plafond des prêts FHA de 100 000 dollars supplémentaires pour le porter à 839 750 dollars (New York Times, 2009).

La bureaucratie : un mal profond

Pour comprendre les fondements du marasme américain, il faut se pencher sur la bureaucratie. À l'origine de ce mal grandissant se trouve la nature même de la bureaucratie, en particulier la bureaucratie politique. L'économiste français Frédéric Bastiat avait lancé un avertissement dès 1850, affirmant que les lois, les institutions et les actes — qui constituent la bureaucratie politique — produisent des effets économiques immédiatement visibles, mais que d'autres effets imprévus se manifestent beaucoup plus tard. Il affirmait que les mauvais économistes ne s'intéressent qu'aux effets immédiats et visibles et ignorent les effets qui se manifestent plus tard, tandis que les bons économistes sont capables d'examiner les effets immédiats et de prévoir les effets, bons ou mauvais, qui se manifesteront plus tard.

Le visible et l'invisible sont devenus une condition nécessaire de la bureaucratie moderne. Max Weber, considéré comme le père de la bureaucratie moderne en grande partie en réponse à la révolution industrielle, est reconnu pour avoir formalisé les éléments de la bureaucratie en tant que principe fondamental de l'organisation. Il était également douloureusement conscient du caractère arbitraire des processus décisionnels bureaucratiques. Dans un discours prononcé devant l'Association allemande pour la politique sociale en 1909, il a souligné son engagement indéfectible envers la bureaucratie, tout en exprimant un malaise certain quant à son adoption par le gouvernement et les universités (Mayer, 1944).

    Que le monde ne me connaisse pas moi, mais connaisse plutôt ceci : c'est dans une telle évolution que nous sommes déjà pris, et la grande question n'est donc pas de savoir comment nous pouvons la promouvoir et l'accélérer, mais ce que nous pouvons opposer à cette machine afin de préserver une partie de l'humanité du morcellement de l'âme, de cette maîtrise suprême du mode de vie bureaucratique.

Les économistes libéraux remettent en question les bureaucraties gouvernementales depuis les années 1920. Ludwig von Mises, dans la préface de son édition de 1944 de Bureaucracy, demandait si les Américains devaient renoncer à leur liberté individuelle et à leur initiative privée au profit de la tutelle de l'État bureaucratique. Il avertissait :

L'Amérique est une vieille démocratie et le débat sur les dangers de la bureaucratie est un phénomène nouveau dans ce pays. Ce n'est que depuis quelques années que les gens ont pris conscience de la menace que représente la bureaucratie, qu'ils considèrent non pas comme un instrument du gouvernement démocratique, mais au contraire comme le pire ennemi de la liberté et de la démocratie. (Mises, 1944, p. 44)

Harry Teasley nous met en garde contre le fait que l'histoire des États-Unis regorge d'exemples où la bureaucratie gouvernementale a arbitrairement distribué des avantages, passant ainsi outre et parfois pénalisant le libre marché. L'exemple parfait en est la récente bulle immobilière, dont les fondements remontent à la loi sur le logement équitable (Fair Housing Act) et à la garantie gouvernementale accordée à Fannie Mae et Freddie Mac. Pourtant, dans le chaos de la crise financière qui a suivi, le Congrès a décidé de punir les banques et de les réglementer davantage afin qu'elles accordent des prêts hypothécaires risqués au nom de la justice sociale (voir The Housing Boom and Bust, 2009, de Sowell). Teasley conclut que le marché libre a toujours mieux réussi à distribuer les avantages de manière équitable et à s'adapter efficacement aux conséquences imprévues.

L'un des truismes des bureaucraties, qu'elles soient gouvernementales ou privées, est que si on les laisse faire, elles deviendront plus grandes, plus audacieuses et moins gérables au fil du temps. Teasley a vu cela se produire à maintes reprises et a mis son intelligence considérable au service de la compréhension du fonctionnement de cet appareil. John Baden nous a proposé l'une des solutions les plus prometteuses, mais ignorées, au problème du Léviathan bureaucratique. Baden (1993) attribue le problème aux politiciens qui concentrent les avantages et dispersent les coûts, et estime que les « bureaucraties prédatrices » permettraient aux bureaucraties de se nourrir d'elles-mêmes, les bureaucraties les plus efficaces et les plus efficientes prenant l'argent et les responsabilités de celles qui sont moins efficaces et efficientes. Bien que cette théorie soit provocante, le problème réside dans les règles mêmes qui sous-tendent les bureaucraties. Bien que ce concept ait près de 20 ans, il n'a jamais été mis en œuvre, et encore moins appliqué de manière significative ou généralisée.

Harry Teasley a passé sa vie à lutter contre la bureaucratie. Cela lui a permis d'acquérir une excellente compréhension des dynamiques qui donnent naissance et couvrent les bureaucraties. Il a également combattu avec succès les bureaucraties gouvernementales. Nous soutenons que la connaissance de ces règles peut aider les Américains à s'éloigner du statisme et du service politique en tant que profession et carrière, et à ramener notre pays à la solvabilité fiscale et à l'exceptionnalisme en démantelant la bureaucratie.

Règles de la bureaucratie
Règle n° 1 : maintenir le problème à tout prix ! Le problème est la base du pouvoir, des avantages, des privilèges et de la sécurité.

Teasley souligne à juste titre que ce sont les problèmes, et non les solutions, qui sont à la base du pouvoir bureaucratique, des avantages, des privilèges et de la sécurité politique. En politique, plus le problème semble difficile, plus il faut y consacrer de ressources. Des carrières politiques ont été bâties par des bureaucrates promettant de résoudre des problèmes. Les bureaucrates font semblant d'essayer de résoudre les problèmes, mais en réalité, ils ne font généralement que les aggraver. En effet, maintenir le problème crée une dépendance chez les électeurs et permet au bureaucrate de montrer de manière tangible qu'il travaille dur pour eux et pour leur cause. Cela permet également aux bureaucrates de dépenser sans compter, et apparemment sans fin, pour de nouveaux programmes gouvernementaux et de nouveaux employés. L'examen des trois « guerres contre » créées par les politiciens au cours des 50 dernières années illustre parfaitement la règle n° 1.

La guerre contre la pauvreté

En 1964, le président Lyndon Johnson a déclaré la guerre à la pauvreté. Cela a conduit à une explosion de programmes de lutte contre la pauvreté, notamment la loi sur l'égalité des chances économiques (Economic Opportunity Act), l'Office of Economic Opportunity (OEO), le Job Corps, les Volunteers in Service to America (VISTA), Upward Bound, Head Start, les services juridiques, le Neighborhood Youth Corps, le Community Action Program (CAP), le College Work Study Program (CWSP) et, plus récemment, le nouveau Bureau des affaires urbaines de la Maison Blanche. Edgar K. Browning, professeur d'économie à l'université Texas A&M, estime que 80 programmes ciblés des gouvernements fédéral, étatiques et locaux constituent les légions de cette guerre. Les chiffres du recensement américain montrent qu'en 1964, année où cette « guerre » a commencé, le taux de pauvreté était de 15 % et qu'en 2010, il était de 15,1 %. N'importe quel élève de CM2 peut voir qu'il n'y a pas eu beaucoup de progrès sur le front de la pauvreté, surtout compte tenu des milliers de milliards de dollars dépensés depuis lors. Il n'est donc pas surprenant que, une fois lancés, la plupart de ces programmes n'aient jamais disparu et exigent une part toujours plus importante des deniers publics.

La guerre contre la drogue

Le président Richard Nixon a déclaré la guerre contre la drogue en 1971 afin de soutenir la loi de 1970 sur la prévention et le contrôle de l'abus de drogues (Comprehensive Drug Abuse Prevention and Control Act). Cette guerre a donné lieu à la création de la Drug Enforcement Administration (DEA), de l'Office of National Drug Control Policy (ONDCP) et de son chef bureaucrate, le « tsar de la drogue », de la National Youth Anti-Drug Media Campaign, et près de trois décennies plus tard, de la loi de 1998 sur les crédits du Trésor et de l'administration générale et de la loi de la même année sur la campagne médiatique contre la drogue. En 1982, le vice-président George H. Bush a commencé à faire pression pour que l'armée américaine et la CIA s'impliquent dans la lutte contre le trafic de drogue. Plus récemment, en 2009, la stratégie nationale de lutte contre le trafic de drogue à la frontière sud-ouest a été annoncée par la ministre de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano. Il s'agissait d'une coordination des forces de lutte contre le terrorisme et de lutte contre le trafic de drogue. Cette guerre a également donné naissance à des divisions chargées de la lutte contre le trafic de drogue dans la plupart des services de police des États-Unis. L'appareil s'agrandit tandis que le problème s'aggrave.

Comme beaucoup de guerres menées par la nation, la guerre contre la drogue est longue, coûteuse et inefficace. Des articles publiés dans The Economist (16 avril 2011) et le Wall Street Journal (14 janvier 2012) concluent que la guerre contre la drogue menée par les États-Unis a plongé toute l'Amérique latine dans la production et le trafic de drogue par les cartels, augmentant ainsi la production et le trafic de drogue vers ce pays et ailleurs dans le monde. Malgré le coût croissant de cette guerre, l'Institut national sur l'abus des drogues a conclu que « le déclin de la consommation de drogues illicites chez les adolescents américains depuis le milieu jusqu'à la fin des années 1990 s'est stabilisé ». Les conséquences imprévues de la guerre contre la drogue ont été bien pires. Grâce aux efforts américains de lutte contre la drogue, le coût des plantes sauvages (comme la marijuana et le pavot à opium) a augmenté de manière spectaculaire, créant une richesse commerciale pour les producteurs et les trafiquants qui a attiré les terroristes internationaux et compromis la guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis.

Sur le plan intérieur, les États-Unis sont aujourd'hui tout aussi ravagés par le trafic et la consommation de drogues, malgré les plus de mille milliards de dollars que notre gouvernement a dépensés pour mener cette guerre. L'Institut national sur l'abus des drogues rapporte que parmi les élèves de 4e, 2nde et Terminale, la consommation de drogues illicites au cours de leur vie, au cours de l'année écoulée et actuellement est restée inchangée au cours de la dernière décennie.

    Les résultats de l'enquête nationale sur la toxicomanie et la dépendance menée en 2001 auprès des ménages américains ont révélé que, si des millions d'Américains fument régulièrement du cannabis, boivent de l'alcool, sniffent de la cocaïne et prennent des médicaments sur ordonnance, la plupart de ceux qui ont besoin d'un traitement ne reconnaissent pas qu'ils ont un problème de toxicomanie. On estime à plus de 4,6 millions le nombre de personnes qui « nient » leur toxicomanie, ce qui représente un nombre beaucoup plus élevé que prévu de personnes ayant besoin d'une aide professionnelle. (US No Drugs, 2009)

Le coût croissant de la guerre contre la drogue menée par les États-Unis, dont l'inefficacité est de plus en plus évidente, peut être constaté en suivant les récentes augmentations du budget annuel. Entre 2008 et 2012, le budget alloué par le président à la guerre contre la drogue a augmenté de 1,7 milliard de dollars (Office of National Drug Policy, 2012). Compte tenu de cette augmentation extraordinaire de la bureaucratie locale, étatique et fédérale et de la somme colossale provenant des contribuables qui la finance, les Américains devraient s'attendre à un retour sur investissement raisonnable. Mais une autre agence fédérale de lutte contre la drogue affirme le contraire :

    En 2007, 114 millions d'Américains, soit 46 % de la population américaine âgée de plus de 12 ans, ont déclaré avoir consommé des drogues illégales au moins une fois dans leur vie et environ un tiers d'entre eux (36 millions d'Américains) ont déclaré avoir consommé des drogues illégales au cours de l'année précédente, selon les estimations du gouvernement. (Substance Abuse and Mental Health Administration, 2008)

Règle n° 2 : Utilisez les crises et les crises perçues pour accroître votre pouvoir et votre contrôle.


L'attaque du World Trade Center en 2001 est l'exemple par excellence, mais seulement le dernier d'une série de crises qui ont été utilisées pour accroître le pouvoir et le contrôle du gouvernement. De nombreuses attaques terroristes ont été perpétrées contre les intérêts souverains des États-Unis avant le 11 septembre 2001. Il s'agit notamment, mais sans s'y limiter, de l'attaque contre l'USS Cole en 2000, de l'attentat à la bombe contre l'ambassade américaine au Kenya en 1998, l'attentat à la bombe contre les tours Kobar en 1996, qui abritaient la 4404e escadre de l'armée de l'air américaine en Arabie saoudite, l'attentat à la bombe contre un bâtiment fédéral à Oklahoma City en 1995, l'attentat à la bombe contre le World Trade Center à New York en 1993 et l'attentat contre le vol Pan Am 103 au-dessus de Lockerbie, en Écosse, en 1988.

Au lendemain du premier attentat à la bombe contre le World Trade Center, la loi antiterroriste et sur la peine de mort effective de 1996, Pub. L. No. 104–132, 110 Stat. 1214 (également connue sous le nom d'AEDPA) a été adoptée à une large majorité par le Congrès et promulguée par le président Bill Clinton. Le 26 octobre 2001, malgré une opposition mineure au Congrès, le Patriot Act a été rapidement promulgué par le président George W. Bush. Il restreint les droits constitutionnels des citoyens américains avec peu de contrôle judiciaire si vous êtes soupçonné d'activités terroristes ou même de fournir un « soutien matériel » à des groupes terroristes. Les musulmans soulignent le fait que le Patriot Act réduit les droits garantis par le quatrième amendement contre les perquisitions et saisies illégales et restreint également directement les amendements 5, 6 et 8 (Ghazali, 2004).

Le département de la Sécurité intérieure est une nouvelle administration fédérale coûteuse qui renforce le droit du gouvernement à fouiller les passagers aériens et leurs bagages, à les palper et à confisquer les objets qu'il juge dangereux, qu'ils aient ou non un lien avec le terrorisme. Les voyageurs n'ont pas le droit de protester ni de demander à une instance supérieure de réexaminer une décision de la TSA. À titre personnel, je me souviens d'un voyage entre mon domicile à Tampa, en Floride, et la Californie. Un agent de la TSA a repéré la pompe à insuline que je portais à ma ceinture et a demandé un contrôle complet, y compris un prélèvement sur ma pompe et mes mains pour détecter des traces d'explosifs, une fouille manuelle de tout le contenu de mon bagage à main et une fouille corporelle. Une fois qu'il a eu terminé, un autre agent de la TSA s'est excusé discrètement et m'a dit qu'aucun autre agent n'avait le pouvoir d'empêcher un agent de la TSA d'effectuer une fouille minutieuse et longue d'un passager. Même avec l'influence d'un nouveau président qui a critiqué le Patriot Act pendant sa campagne électorale, la loi du pays reste fermement en vigueur, tout comme la prison de Guantanamo Bay.

Règle n° 2a. Imposer des décisions de dernière minute, menacer de faire perdre des options et des opportunités, et limiter la possibilité pour l'opposition d'examiner et de critiquer.

Au cours de la première année de la présidence Obama, le fait qu'environ 12 à 32 millions d'Américains, selon les chiffres avancés, n'aient pas de couverture santé a été transformé en une crise que le Congrès américain s'est empressé de résoudre. Peu d'attention, voire aucune, a été accordée au fait que des millions d'Américains n'avaient pas d'assurance maladie alors qu'ils en avaient les moyens, simplement parce qu'ils avaient choisi de ne pas en souscrire (Wall Street Journal, 2011). Il s'avère que les services d'urgence à travers les États-Unis traitent un grand nombre de ces personnes lorsqu'elles sont malades.

D'après tous les comptes rendus du processus législatif, rares sont les membres du Congrès qui avaient lu le projet de loi dans son intégralité avant d'être contraints de le voter. Le Congrès et le président Obama ont choisi d'ignorer l'effondrement imminent de la sécurité sociale et de l'assurance maladie, deux crises bien étudiées et reconnues, pour dépenser un billion de dollars dans une couverture santé universelle dont la majorité des Américains ne voulaient pas ou n'avaient pas besoin. Les conséquences imprévues de cette mesure sont une législation imparfaite que plusieurs tribunaux fédéraux ont jugée inconstitutionnelle. Ses effets sur la reprise économique ont été très négatifs, entraînant une augmentation du coût des soins de santé et créant suffisamment d'ambiguïté parmi les propriétaires de petites entreprises pour empêcher toute création d'emplois.

Règle n° 3 : s'il n'y a pas assez de crises, fabriquez-les, même à partir de la nature, là où il n'y en a pas.

Les bureaucraties sont toujours à l'affût d'une nouvelle crise. Dans son ouvrage « Guiding Principles of Politicians, Bureaucrats, and Bureaucracies » (Principes directeurs des politiciens, des bureaucrates et des bureaucraties), Harry Teasley cite trois exemples :

L'incident du golfe du Tonkin, au cours duquel deux destroyers américains auraient été attaqués par un torpilleur nord-vietnamien, ce qui a permis au président Johnson de déployer des forces militaires conventionnelles au Vietnam sans l'accord du Congrès.

    L'attribution d'armes de destruction massive (ADM) à Saddam Hussein a permis au président George Bush d'envahir l'Irak (là encore, sans l'accord du Congrès), après quoi aucune ADM n'a été trouvée.

Le réchauffement climatique d'origine humaine. Les deux premiers ont entraîné des pertes en vies humaines et un terrible bilan de personnes mutilées et blessées. Nous sommes encore en train de découvrir les effets de la troisième crise.

Nous savons que sous la présidence d'Obama, le pouvoir de l'EPA est à son apogée, gagnant en taille et en puissance en tant qu'agence de régulation dotée de tous les pouvoirs de poursuite nécessaires pour infliger des amendes et même emprisonner les contrevenants (et de la latitude nécessaire pour ignorer les violations qui servent ses intérêts). Les carburants alternatifs et renouvelables sont devenus un sujet brûlant pour l'EPA. Bill Gates a récemment déclaré dans le Wall Street Journal à propos des subventions de l'EPA pour l'énergie solaire :

    Je pense que les gens sous-estiment profondément l'ampleur du problème que pose cette question du jour et de la nuit lorsque l'on tente de concevoir un système énergétique utilisant la technologie solaire qui soit plus qu'un simple passe-temps. Vous savez, le soleil brille pendant la journée, et les gens allument leur climatisation pendant la journée, ce qui permet de capter une partie de cette charge de pointe, surtout si vous bénéficiez de subventions suffisantes. C'est mignon, vous savez, c'est sympa. Mais d'un point de vue économique, c'est tellement loin d'être raisonnable... Et malheureusement, vous vous retrouvez avec des technologies qui, quelle que soit la quantité que vous achetez, ne peuvent en aucun cas être rentables.


L'EPA s'est également associée au ministère de la Justice et au Fish & Wildlife pour poursuivre les fabricants d'instruments de musique et les musiciens considérés comme ayant mis en danger les bois durs dans leurs instruments. Les musiciens qui jouent sur des instruments anciens fabriqués à partir de ces bois durs avant qu'ils ne soient interdits ne peuvent plus franchir les frontières américaines en toute sécurité sans documents « adéquats » et espérer revenir aux États-Unis avec leurs instruments sans que les douaniers ne les saisissent et ne leur infligent une amende, voire une peine d'emprisonnement. Gibson Guitars, fabricant d'instruments classiques, a été pris pour cible lors de descentes fédérales, et une affaire pénale est désormais en cours, « États-Unis d'Amérique c. Ebony Wood in Various Forms » (Felten, 2011). L'EPA a fait appel aux douanes américaines pour faire appliquer une politique environnementale problématique.

La diversité est un autre exemple de création d'une crise sociale là où il n'y en avait pas auparavant. Le besoin constant de diversité, qui n'a jamais été explicitement défini, hante particulièrement les administrations gouvernementales. James Taranto (2011) souligne l'existence d'une « bureaucratie de la diversité » que les universités publiques continuent d'alimenter lorsque des enseignants sont licenciés. Quels que soient les progrès réalisés, de nouveaux groupes apparaissent, illustrant l'incapacité persistante du pays à accepter la crise de la diversité. Sur les campus, nous devons aujourd'hui consacrer nos maigres ressources à glorifier les transgenres, les étudiants internationaux (en particulier les étudiants diplômés, car ils apportent des revenus plus importants), les gays, les lesbiennes et les bisexuels, les musulmans, etc. À l'instar du politiquement correct, la diversité est devenue une orthodoxie fondamentale et un objectif perpétuel du gouvernement qui ne peut tout simplement pas être atteint. Une fois créées, les crises deviennent autonomes.

Malgré les progrès considérables réalisés en matière d'égalité des femmes et des minorités dans ce qui a toujours été une nation diversifiée, la crise de la diversité perdure. Une série d'articles du New York Times montre que sur les campus universitaires, où les femmes sont plus nombreuses que les hommes (57 % contre 43 %), les questions liées au genre féminin restent un élément caractéristique de la diversité qui mérite que des ressources considérables y soient consacrées. L'Association américaine des facultés de médecine (AAMC) a indiqué qu'il y a plus de 20 ans, le nombre de femmes était égal à celui des hommes dans les 40 facultés de médecine américaines (AAMC, 1999). Selon un article du Boston Globe (2007), en 2007, les femmes représentaient 79 % des étudiants dans les écoles américaines de médecine vétérinaire et le Journal of Accountancy (2011) a rapporté que la moitié des étudiants de premier cycle et de master en comptabilité étaient des femmes. Malgré la montée en puissance des femmes, qui sont désormais majoritaires dans la plupart des écoles professionnelles, le gouvernement a laissé la diversité être ce que les bureaucrates veulent qu'elle soit, quel qu'en soit le coût. Heather Mac Donald a rapporté dans le City Journal comment une bureaucratie sexiste bien ancrée dans le système universitaire californien s'est développée malgré la majorité féminine des étudiants :

La crise budgétaire en Californie a réduit l'Université de Californie à un état de quasi-pauvreté, ont déclaré ses porte-parole. « Nos campus et le bureau du président de l'UC ont réduit leurs dépenses au strict minimum... » Eh bien, pas tout à fait au strict minimum... L'Université de Californie à San Diego, par exemple, est en train de créer un nouveau poste à temps plein de « vice-chancelier chargé de l'équité, de la diversité et de l'inclusion ». Ce poste viendrait renforcer l'appareil déjà très important de l'UC San Diego en matière de diversité, qui comprend le bureau du recteur chargé de la diversité, le vice-chancelier adjoint chargé de l'équité au sein du corps enseignant, le vice-chancelier adjoint chargé de la diversité, les conseillers en matière d'équité au sein du corps enseignant, les coordinateurs de la diversité au niveau des études supérieures, le responsable de la diversité au sein du personnel, le responsable de la diversité au niveau des étudiants de premier cycle, le responsable de la diversité au niveau des étudiants de troisième cycle, le directeur du développement des initiatives en matière de diversité, le Bureau de la diversité académique et de l'égalité des chances, le Comité sur les questions d'identité de genre et d'orientation sexuelle, le Comité sur le statut des femmes, le Conseil du campus sur le climat, la culture et l'inclusion, le Conseil de la diversité, ainsi que les directeurs du Centre interculturel, du Centre de ressources pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres et du Centre pour les femmes.

La question de la race et du genre continue non seulement de prospérer dans les universités publiques, mais échappe souvent à toute responsabilité. Au plus fort de la récession de 2000, le président et le vice-recteur de notre université ont créé un comité chargé de trouver des moyens de réduire leur budget académique. Chaque département et chaque école devait produire un rapport indiquant les coupes qui seraient effectuées et qui permettraient soi-disant à l'université et à l'État de faire des économies. Les départements universitaires ayant obtenu les scores les plus bas selon ces données de performance, basées sur un large éventail de critères fournis par leurs propres professeurs, étaient les études féminines et les études africaines. Le président et le vice-recteur ont rapidement ignoré la nécessité de supprimer des programmes universitaires en fonction de leurs performances et les deux programmes ont été maintenus.

Règle n° 4 : Contrôler le flux et la diffusion de l'information tout en feignant l'ouverture.

Il est révélateur que le terme « relations publiques » ne soit pas utilisé dans les administrations gouvernementales. Cela ne signifie pas que les administrations gouvernementales n'exercent aucune influence sur le public, mais simplement qu'elles ne veulent pas être perçues comme telles. Ironiquement, elles dépensent des sommes considérables à tous les niveaux pour tenter de persuader le public et les médias qu'elles ne cherchent pas à les persuader. À la place, on parle d'« affaires publiques », d'« information publique », de « communication et liaison publiques » et d'« engagement public » pour esquiver les critiques du public concernant leurs efforts de contrôle de l'information. En fin de compte, les administrations publiques ne veulent pas que les gens pensent qu'elles contrôlent la diffusion et le flux d'informations. Elles s'efforcent donc de donner au public les informations qu'il souhaite et dont il a besoin, en les présentant de manière anodine plutôt que persuasive.

Pendant la guerre du Vietnam, les correspondants de guerre ont chaque soir montré la mort et la destruction à la télévision, suscitant une immense opposition négative de la part du public (voir Meyrowitz, 1985). Depuis lors, le gouvernement s'est engagé stratégiquement dans des efforts visant à coopter les médias en organisant des sorties de combat soigneusement contrôlées, menées par l'armée américaine et son personnel chargé des relations publiques. Le fait que l'opération Desert Storm ait reçu des critiques élogieuses de la part des médias et que l'opération Iraqi Freedom, malgré sa validité discutable, ait fait l'objet d'une couverture médiatique majoritairement positive jusqu'à ce que la guerre commence à s'éterniser et que les combattants d'autres pays du Moyen-Orient se mettent à recourir à des tactiques terroristes, témoigne de ce contrôle de l'information.

L'un des meilleurs exemples de contrôle de l'information concerne les informations sur les armes de destruction massive (ADM) présumées de l'Irak, qui ont été stratégiquement divulguées juste avant que les États-Unis et leurs alliés n'envahissent l'Irak. Sentant le besoin de susciter un large soutien à l'invasion, le gouvernement a stratégiquement divulgué un rapport de la CIA datant de 2002 qui présentait avec force l'idée que l'Irak possédait bel et bien des ADM (voir CIA). Pendant ce temps, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a tenu plusieurs conférences de presse sur l'invasion et les ADM, au cours desquelles il commençait systématiquement par poser la question, puis y répondait avant que la presse n'ait eu le temps d'approfondir le sujet.

Un autre exemple du contrôle de l'information par le gouvernement nous vient de la récession économique qui a débuté en 2007. Si le président Obama a certes hérité de la récession du président Bush, les efforts déployés par son administration pour contrôler l'information à ce sujet et nos progrès pour la surmonter sont instructifs. Alors que l'emploi continuait de baisser, le Bureau of Labor Statistics (Bureau des statistiques du travail) du gouvernement continuait de publier des rapports mensuels optimistes qui se sont par la suite révélés erronés. Ce que beaucoup de gens ignorent, c'est que les méthodes de collecte de données du gouvernement sont biaisées pour donner une image beaucoup plus positive de la réalité. Par exemple, les personnes employées sont toutes les personnes âgées de 16 ans ou plus qui ont effectué un travail rémunéré ou lucratif au cours de la semaine de l'enquête, ainsi que toutes les personnes qui ont travaillé au moins 15 heures dans une entreprise familiale gérée par un membre de leur foyer. Les données sur le chômage du Bureau of Labor Statistics (2012) n'incluent pas les retraités qui réintègrent le marché du travail, les nouveaux diplômés à la recherche d'un emploi, les militaires non déployés ou les personnes sans emploi depuis cinq mois ou plus. Il est instructif de noter que la mesure peu connue du chômage utilisée par le ministère du Travail, l'U-6, est ignorée par le président, le Congrès et les médias, qui préfèrent le taux présenté chaque mois. Le taux de chômage U-6 est actuellement de 16 %.

Règle n° 4a : nier, retarder, brouiller les pistes, manipuler et mentir.

Il existe deux exemples classiques de cette règle. Le premier concerne l'administration Nixon pendant le scandale du Watergate. Lorsque la presse a réclamé la destitution du président après que W. Mark Felt (« Deep Throat ») eut confirmé l'effraction des républicains dans les bureaux du Parti démocrate à l'hôtel Watergate, le président Nixon est apparu à la télévision nationale et a prononcé la phrase désormais célèbre : « Je ne suis pas un escroc ». Au total, six hauts responsables de l'administration ont été inculpés et envoyés en prison. Bill Clinton, dont l'administration avait perfectionné l'art de la manipulation médiatique pour en faire une science, s'est également adressé au peuple américain ainsi qu'au Congrès et à son cabinet en déclarant : « Je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme, Mlle Lewinsky ». Hillary Clinton l'a soutenu et a attribué cette agitation à une « vaste conspiration de la droite ». Après que Mlle Lewinsky eut présenté des preuves ADN au procureur fédéral, la plupart des membres du cabinet de Clinton ont démissionné (probablement pour avoir été trompés par le président). Mentir, tricher, brouiller les pistes et manipuler l'opinion publique sont autant d'outils utilisés par les bureaucrates chevronnés qui se font prendre en flagrant délit.

Règle n° 5 : Maximisez votre exposition médiatique en créant une histoire qui fait appel au besoin universel d'aider les gens.

La bureaucratie gouvernementale est rompue à la rhétorique populiste. Les bureaucrates sont devenus habiles à utiliser l'argument « aider les gens » dans leurs discours, et en particulier lorsqu'ils s'adressent à la presse. Il s'agit d'une variante de l'« angle populaire » enseigné dans les programmes de formation aux relations avec les médias comme étant la meilleure méthode pour attirer l'attention des médias et faire de la promotion. Presque tous les programmes gouvernementaux, quel que soit leur coût en termes d'argent ou de libertés individuelles, peuvent être vendus par les médias en prétendant qu'ils sont destinés (1) aux enfants, (2) à l'environnement, (3) aux personnes âgées, (4) aux pauvres, (5) aux sans-abri, (6) à la défense nationale, (7) à la sécurité intérieure ou (8) aux malades.

Par exemple, CNN (2003) a rapporté que George W. Bush avait affirmé que le supplément pharmaceutique Medicare Part D qu'il avait promulgué était     la plus grande avancée en matière de couverture santé pour les seniors américains depuis la création de Medicare. Grâce à cette loi, nous offrons aux Américains âgés de meilleurs choix et un plus grand contrôle sur leurs soins de santé, afin qu'ils puissent bénéficier des soins médicaux modernes qu'ils méritent. Ces réformes sont le fruit d'un gouvernement dynamique et compatissant.

Il a oublié de mentionner les obligations fiscales actuarielles de cette loi. D'après le rapport financier 2009 du gouvernement américain, les projections à long terme des coûts non financés du mandat Medicare Part D s'élèvent à 7 200 milliards de dollars.

Lorsque des bureaucrates de tout bord vantent leur nouvelle loi ou leur nouveau programme comme étant « pour le peuple », il est important de regarder d'abord derrière le rideau. La « justice sociale » est le vernis utilisé par les bureaucrates pour obtenir une couverture médiatique positive tout en poursuivant la mise en place d'une bureaucratie plus importante. Elle est si omniprésente que votre enfant peut même suivre des études supérieures en justice sociale dans des établissements tels que l'université de Californie à Santa Barbara. Sowell souligne dans son livre The Quest for Cosmic Justice (La quête de la justice cosmique) que toute justice est, par définition, sociale, et que le terme « social » est le plus souvent utilisé dans le sens populiste de « tout le monde sauf les riches ». Un article de couverture qui vise à promouvoir la justice sociale ou à corriger les injustices d'une société inéquitable est assuré de retenir l'attention des médias, mais très peu de médias ou de membres du public sont enclins à regarder derrière le vernis de la justice sociale pour examiner les coûts et les conséquences imprévues.


Règle n° 6 : Créez des groupes de soutien intéressés en distribuant des avantages et/ou des droits concentrés à ces intérêts particuliers, tout en répartissant largement les coûts entre vos adversaires politiques.

La loi sur le réinvestissement communautaire de 1977, promulguée par le président Carter, a établi le rôle du gouvernement fédéral dans la fourniture de logements abordables aux personnes dans le besoin. Au cours des 33 années qui ont suivi son adoption, son influence a accru la taille et la portée de la Federal Housing Administration, de la Federal Deposit Insurance Corporation, de la Réserve fédérale et des départements de la Justice et du Logement et du Développement urbain. Elle a également donné naissance à la Federal National Mortgage Association (« Fannie Mae » et « Freddie Mac »). Si l'objectif initial était d'offrir aux personnes défavorisées sur le plan économique la possibilité d'acheter une maison, personne ne s'est soucié d'examiner les conséquences imprévues possibles de l'aide apportée à des personnes dont le crédit personnel ne leur permettait pas d'acheter une maison.


Comme le souligne Sowell (2009, pp. 31-56), le terme « abordable » est devenu la capacité pour les gens d'acheter la maison qu'ils voulaient dans la région qu'ils voulaient, et le rôle du gouvernement était de rendre cet achat financièrement possible. La loi sur le réinvestissement communautaire a finalement conduit à la plus grande crise financière depuis la Grande Dépression, mais bon nombre de ses partisans, et même les médias, n'ont pas su voir ou comprendre le véritable problème, ni les coûts à long terme et les perturbations du marché qui en résulteraient.

Les lois gouvernementales qui favorisent les entreprises à but lucratif sont encore plus insidieuses. Ce sont elles qui bénéficient de l'aide sociale aux entreprises. L'exemple type de l'aide sociale aux entreprises est Archer Daniels Midland (ADM), qui a reçu des milliards de dollars provenant des impôts de plus de 15 agences fédérales au cours des 50 dernières années. Comme le soulignent James Bovard (1995) et Chip Krakoff (2011), pour rendre la pareille à la bureaucratie fédérale, ADM a également financé des campagnes de réélection des deux côtés de l'échiquier politique au Congrès et des candidats démocrates et républicains à la présidence. Preuve de l'œcuménisme politique d'ADM, l'entreprise est depuis longtemps sponsor/annonceur de la National Public Radio, qui attire une grande partie des esprits de gauche libérale. L'EPA prévoit de publier un décret autorisant l'ajout de 15 % d'éthanol dans l'essence, ce qui se traduira par un gain de marché de 50 % pour les installations de production d'éthanol d'ADM et un gain de marché similaire pour la vente de leurs stocks dominants de maïs de grande culture utilisé pour produire de l'éthanol.

Chip Krakoff (2011) cite Dwayne Andreas, d'ADM, qui justifie ainsi l'histoire de l'aide sociale accordée à son entreprise :

    Il n'y a pas un seul grain dans le monde qui soit vendu sur un marché libre. Pas un seul ! Le seul endroit où l'on voit un marché libre, c'est dans les discours des politiciens. Les gens qui ne vivent pas dans le Midwest ne comprennent pas que ce pays est socialiste.

Notre dernier exemple de la sixième règle de la bureaucratie de Teasley est Solyndra, l'une des trois entreprises d'énergie verte qui ont reçu près de 700 millions de dollars du gouvernement fédéral et ont déposé le bilan au cours des deux dernières années. Solyndra est un fabricant de systèmes photovoltaïques à énergie solaire basé en Californie. Il a reçu d'énormes garanties de prêt (535 millions de dollars) dans le cadre de l'American Recovery and Reinvestment Act (un programme fédéral coûteux visant à corriger les erreurs du Community Reinvestment Act) et de la Federal Financing Bank, et a également bénéficié des politiques fédérales et étatiques imposant l'utilisation de sources d'énergie renouvelables (programme ENERGY STAR du ministère américain de l'Énergie et exigences de la norme californienne Title 24 Energy Standard, qui prescrit l'utilisation de toitures fraîches lors de la construction ou du remplacement de toitures commerciales à faible pente).

Le Wall Street Journal (2011) a indiqué que la société était également soutenue par la George Kaiser Family Foundation et que, avec son fondateur, elle avait largement financé la campagne présidentielle d'Obama en raison de son engagement en faveur de l'environnement. Un prêt supplémentaire de 75 millions de dollars a été accordé à Solyndra, mais l'accord conclu avec des investisseurs privés, dont Kaiser, leur donnait la priorité sur les contribuables américains en cas de défaut de paiement. Jusqu'à ce que l'entreprise annonce sa faillite en août 2011, le président Obama avait salué cette entreprise comme « ouvrant la voie vers un avenir plus radieux et plus prospère » (Ibid). Entre mars 2009 et avril 2010, les dirigeants de l'entreprise, les investisseurs et George Kaiser se sont rendus plus de 20 fois à la Maison Blanche, et malgré les rapports des initiés du secteur sur la santé financière de Solyndra, les responsables de l'administration ont rejeté ces rapports comme étant « des conneries ».

Règle n° 7 : diaboliser ceux qui ont l'audace de dire la vérité, à savoir que « l'empereur est nu ».

Dès 2003, nombreux étaient ceux qui tiraient la sonnette d'alarme au sujet de la bulle immobilière et des déficits croissants qui ont directement conduit à la récession économique dévastatrice qui persiste aujourd'hui, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier. La plupart des responsables à Washington, notamment Fannie Mae, Freddie Mac, le HUD, la Réserve fédérale, le membre du Congrès Barney Frank (président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants) et le sénateur Dodd (président de la commission bancaire du Sénat), ont tous refusé de prêter attention aux signes croissants de l'effondrement du marché immobilier et à ses risques pour l'économie américaine, dénonçant toute mise en garde concernant les difficultés financières de Fannie et Freddie.

Stephen Labaton (2003) du New York Times a cité M. Frank qui a déclaré : « Ces deux entités — Fannie Mae et Freddie Mac — ne sont confrontées à aucune crise financière. »

À la Chambre des représentants, le 25 juin 2007, le membre du Congrès Frank a déclaré :

Je pense que nous accordons actuellement une importance excessive à l'accession à la propriété et à son rôle dans l'économie. Il est évident que la spéculation n'est jamais une bonne chose. Mais ceux qui affirment que les prix de l'immobilier sont actuellement au bord d'une bulle semblent oublier un point très important. Contrairement aux exemples précédents où une inflation excessive des prix a ensuite causé des problèmes, nous parlons ici d'une entité, l'accession à la propriété, les maisons, qui ne présente pas le même degré d'effet de levier que d'autres secteurs. Ce n'est pas la situation des dot-com... Les logements occupés peuvent connaître des fluctuations de prix à un certain niveau, mais vous ne verrez pas l'effondrement dont on parle lorsque l'on évoque une bulle. C'est pourquoi les membres de notre commission, en particulier, continueront à promouvoir l'accession à la propriété.

En 2010, M. Frank a impliqué les banques centrales étrangères, en particulier la Chine, lorsqu'il a critiqué une lettre écrite par des économistes républicains à la Réserve fédérale pour

    s'être jointe à une vaste offensive menée par les banques centrales étrangères qui insistent pour que les États-Unis subordonnent d'une manière ou d'une autre leurs propres besoins économiques légitimes à leurs exigences monétaires. Ce qui m'a déçu, c'est de voir des économistes conservateurs, des hauts fonctionnaires des précédentes administrations républicaines et des leaders républicains du Congrès se joindre à l'attaque de ces banques étrangères non seulement contre la proposition de la Réserve fédérale, mais aussi contre l'idée même que les États-Unis ont le droit de donner la priorité à leurs propres besoins économiques en matière de croissance à l'heure actuelle. (McDonald, 2010)

Bien sûr, les deux partis politiques diabolisent ceux qui disent la vérité et dénoncent les politiques coûteuses et inutiles ainsi que leurs conséquences imprévues. Pendant l'invasion de l'Irak, le vice-président Dick Cheney, Donald Rumsfeld et même le président Bush ont souvent critiqué les détracteurs, affirmant qu'il existait des preuves « irréfutables » que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. CNN (2005) a rapporté que le président Bush avait déclaré lors d'un discours prononcé en Pennsylvanie à l'occasion de la Journée des anciens combattants :

    Certains démocrates et détracteurs de la guerre affirment aujourd'hui que nous avons manipulé les renseignements et trompé le peuple américain sur les raisons qui nous ont poussés à entrer en guerre. Ils savent également que les agences de renseignement du monde entier partageaient notre évaluation de Saddam Hussein. S'il est tout à fait légitime de critiquer ma décision ou la conduite de la guerre, il est profondément irresponsable de réécrire l'histoire de la façon dont cette guerre a commencé.

Règle n° 7a : Accuser celui qui dit la vérité de ses propres défauts, lacunes, crimes et délits.

Un plaisantin a dit : « L'audace était divisée en trois parties et les politiciens les possèdent toutes les trois. » Nous voyons régulièrement des fonctionnaires, en particulier des politiciens, tenter de renverser la situation en accusant leurs détracteurs de méfaits. Glen Johnson (2008), journaliste à l'Associated Press, a cité le député Barney Frank, qui a participé à un symposium sur les saisies immobilières à Boston et a remis en question les critiques de Fannie Mae, laissant entendre que le racisme était le motif de ces critiques :

Ils s'en prennent aux pauvres. Soyons honnêtes : le fait que certains pauvres soient noirs ne leur fait pas de mal non plus, de leur point de vue. Je pense qu'il s'agit là d'une tentative pour attiser la colère des gens.

L'ancien représentant Charles Rangel a finalement été accusé de 13 infractions à l'éthique par la Chambre des représentants. Les journalistes du Washington Post Leoning & Kane (2010) ont rapporté qu'après une conférence de presse donnée par M. Rangel au sujet des violations de l'éthique, celui-ci avait répondu à la question de savoir s'il risquait d'être démis de ses fonctions de président de la commission des voies et moyens de la Chambre des représentants :

« Je ne vois pas à quoi cela servirait, je ne pense pas que les journalistes devraient être en mesure de destituer des présidents, même temporairement, surtout lorsque les informations sont fausses. » Interrogé spécifiquement sur les près de 80 000 dollars que son fils avait reçus de sa campagne pour concevoir un site web, il a répondu : « Le journaliste devrait vraiment sortir de sa tanière et présenter ses excuses à mon fils, un vétéran, mon ami, mon fils et un grand Américain », a déclaré M. Rangel. « C'est l'un des écarts les plus flagrants par rapport à la vérité que j'ai vus dans ces récents articles. »
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Après avoir présenté les règles de bureaucratie de Teasley, se demander où les Américains peuvent aller à partir de là n'est pas une question rhétorique. Compte tenu d'une économie qui ne réagit pas aux mesures de relance keynésiennes proposées par une administration autoritaire et une bureaucratie fédérale qui corrompt le marché, il existe plusieurs solutions qui, selon nous, feront la différence et couperont l'herbe sous le pied de la bureaucratie. Nous proposons une série d'antidotes au fléau de la bureaucratie.

1 - Le terme « bureaucrate » ne devrait pas être considéré comme un choix de carrière. L'histoire a prouvé que les « bureaucrates de carrière » font beaucoup plus de mal que de bien et nous devons les qualifier de parias et de vauriens, et non de sauveurs de ce pays. Les partis démocrate et républicain s'opposeront à cet antidote dans leur fausse lutte politique pour le pouvoir.1 Savoir comment faire avancer les choses dans les capitales des États et à Washington n'est qu'un atout pour les accros à la législation et reflète directement le côté obscur de la bête bureaucratique.

2 - Si le Congrès lance une nouvelle « guerre contre », nous devons la combattre, quelle que soit la cause de cette guerre. Le bilan du gouvernement fédéral est catastrophique et équivaut à un bateau de contribuables : un trou dans l'eau dans lequel vous coulez votre argent.

3 - Envoyez tous les nouveaux élus à la capitale de l'État ou à Washington avec l'objectif spécifique de réduire la législation. Les bureaucraties américaines ont oublié que les ressources sont rares et que la plupart des lois renforcent le gouvernement et exigent davantage d'argent provenant des impôts. La bureaucratie fédérale s'est développée à un rythme alarmant sous la présidence républicaine de George Bush et tout autant en seulement trois ans sous la présidence démocrate de Barack Obama. Alors que les législateurs tiennent un tableau de bord informel du nombre de lois qui portent leur nom, l'Amérique a-t-elle besoin des lois Sarbanes-Oxley ou Dodd-Frank ? Même si cela peut gonfler l'estime de soi et l'arrogance des bureaucrates, l'Amérique doit réduire considérablement le nombre de lois et d'agences existantes.

4 - Sowell (1999) préconise depuis longtemps l'analyse économique pour examiner nos initiatives législatives avant leur adoption. Afin d'endiguer la vague d'irresponsabilité budgétaire conduisant à une taille et une dette publiques insoutenables, aucun projet de loi ne devrait passer de la commission à la chambre plénière sans avoir été soigneusement analysé par le Government Accountability Office (GAO) selon une grille en quatre étapes, dont les résultats doivent être présentés au peuple américain avant le vote. Premièrement, une analyse des mesures possibles face à un problème, notamment son importance pour la compétitivité économique de notre pays et son coût. Deuxièmement, une analyse de ce que nous devrions faire collectivement en tant que nation et de ce qui devrait être laissé à l'initiative individuelle. La santé et l'éducation en sont de brillants exemples. Troisièmement, une analyse minutieuse doit être menée pour déterminer qui bénéficiera et qui sera pénalisé par toute nouvelle législation. Comme Bastiat nous l'a mis en garde il y a plus de 150 ans, les bureaucrates politiques ignorent qui sera pénalisé par une nouvelle loi. Quatrièmement, une analyse économétrique minutieuse doit être réalisée pour évaluer les éventuelles conséquences imprévues à long terme des projets de loi. Si nos législateurs avaient agi de la sorte, au lieu de tenter de profiter de l’occasion politique et des gros titres, une grande partie de la législation fédérale des deux dernières décennies n’aurait jamais été adoptée.

S'attaquer aux vrais problèmes tout en réduisant les bureaucraties et les aides sociales gouvernementales donnera aux États-Unis une nouvelle ingéniosité qui contribuera grandement à faire des États-Unis un marché résolument plus libre, et rétablira notre exceptionnalité d'une manière que d'autres pays développés ont été incapables de faire avec leurs bureaucraties étouffantes et leurs programmes étatiques. 

 Cet essai est basé sur une présentation à puces de Harry E. Teasley Jr. Teasley a passé sa vie à affronter et à vaincre la bureaucratie. 

Il a mené sa carrière chez Coca-Cola Company, à la tête de divers secteurs d'activité. On le surnommait « Thor » pour sa volonté de s'attaquer aux maux de la bureaucratie et de ses agents aveugles. Teasley a travaillé auprès des administrations fédérales, étatiques et locales, des syndicats, des organisations non gouvernementales (ONG), des défenseurs de l'environnement, de Coca-Cola elle-même et d'autres entreprises. Depuis sa retraite, Teasley est président de la Reason Foundation et a réussi à contrecarrer de nombreuses tentatives gouvernementales visant à empiéter sur le marché libre et à usurper les droits de propriété privée à Tampa, en Floride.

 Références New York Times, « La FHA accorde des prêts faciles aux régions les plus riches », 29 novembre 2009, p. A1 ; B6. 

Thomas Sowell, La vision de l'oint. New York, Basic Books, 1995. 

Michael J. Boskin, « Cinq étapes pour faire exploser le budget.», Hoover Digest, 12 octobre 2011, n° 4 ; voir également ce rapport de la Heritage Foundation. Wall Street Journal, « L'homme de la réorganisation : Obama dit maintenant vouloir réformer le gouvernement », 17 janvier 2012 J.P. Mayer. Max Weber et la politique allemande. Londres : Faber & Faber, Ltd., 1944, p. 125-131. Ludwig Von Mises, Bureaucratie. New Haven : Yale University Press, 1944. John A. Baden, « Exploiter le pouvoir prédateur de la bureaucratie », The Seattle Times, 2 mars 1993. John Lyons, « Cocaïne : la nouvelle ligne de front », Wall Street Journal, 14 janvier 2012.

Institut national de lutte contre l'abus des drogues, 2011. 

 Institut national de lutte contre l'abus des drogues, 2011, Ibid. 

Interdiction des drogues aux États-Unis, 2009. 

Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues, 2012. 

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1 - Nous renvoyons le lecteur à Lawrence Vance « Not a Dime’s Worth of Difference » sur LeRockwell.com et à une présentation faite par Loyd Pettegrew dans son cours Influencer l’opinion publique à l’Université de Floride du Sud intitulée « La politique en Amérique : le catch professionnel à son pire ».     

Loyd S. Pettegrew Carol A. Vance

Source Mises  



 





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