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juillet 01, 2026

Le « droit-de-l’hommisme » : la mort comme religion civile

L’euthanasie, ou le suicide promu au rang de service public

On nous présente l’euthanasie comme la conquête d’un nouveau droit : le « droit de mourir dans la dignité ». Mais un droit qui ne peut s’accomplir que par l’intervention des pouvoirs publics, et qu’il faut protéger par un délit d’entrave, n’est pas un droit. C’est un faux droit. Le symptôme le plus avancé du « droit-de-l’hommisme ». Et derrière le vocabulaire de la compassion se cache une opération bien réelle : transformer le suicide en service public, géré, financé et bientôt recommandé par l’État.


La question décisive : qu’est-ce qu’un vrai droit ?

Le débat sur l’euthanasie est presque toujours posé comme un débat de compassion contre cruauté. C’est une erreur de cadrage. La vraie question est philosophique, et elle est antérieure : qu’est-ce qu’un droit ?

Suivons ici Murray Rothbard et la tradition du droit naturel. Un droit authentique est un droit négatif : il n’exige d’autrui qu’une abstention. Mon droit à la vie m’assure que personne ne me tuera ; il ne contraint personne à me nourrir. Ma liberté d’expression oblige les autres à ne pas me bâillonner ; elle n’oblige personne à m’imprimer. Ces droits découlent tous de la propriété de soi (self-ownership) : je suis propriétaire de mon corps, donc nul ne peut en disposer sans mon consentement.

Le critère est limpide. Un vrai droit peut être exercé par tous, en même temps, sans rien prendre à personne. Il se réalise par le silence et l’inaction des autres.

Appliquons ce critère au suicide. Ai-je le droit de disposer de ma propre vie ? Du point de vue de la propriété de soi, on peut le soutenir. Mais alors ce droit est déjà entier, et il n’a besoin de personne. Celui qui veut se suicider aura toujours les moyens de le faire. Le suicide n’a jamais requis l’autorisation, ni le concours, ni le budget de l’État.

D’où vient donc l’euthanasie comme revendication politique ? Précisément du fait qu’on ne réclame pas la liberté de mourir — on l’a déjà —, mais un service. On réclame que la collectivité organise, finance et administre la mort. Et c’est ici que le droit bascule dans son contraire.

Du droit négatif au faux droit positif

Car « l’aide médicale à mourir » n’est pas un droit négatif. C’est un droit-créance, un droit positif. Il n’exige pas que les autres s’abstiennent : il exige qu’ils agissent. Il faut un médecin pour injecter, un budget public pour payer, une bureaucratie pour évaluer, des contribuables pour financer. On retrouve exactement la critique que Rothbard adressait à la Déclaration universelle : avoir mêlé les droits authentiques aux pseudo-droits sociaux, qui ne peuvent se réaliser qu’en imposant par la force une obligation à des tiers.

La conception socialiste pose que « ma liberté ne peut s’accomplir que par l’intervention de la société ». On donne alors au médecin de la Sécu le pouvoir de vie et de mort sur quiconque en exprime le besoin, et l’on crée un délit d’entrave à l’euthanasie.

Le délit d’entrave est le révélateur. Songez-y : on ne crée jamais de délit d’entrave pour protéger un droit négatif. Personne ne saurait « entraver » ma liberté de me taire ou de rester chez moi. On crée un délit d’entrave quand on veut forcer la participation de ceux qui refusent. Le délit d’entrave, c’est l’aveu que le prétendu droit ne tient pas debout tout seul : il faut briser les consciences récalcitrantes pour le faire exister.

Un droit qui ne peut s’accomplir que par l’intervention des pouvoirs publics, et qu’il faut défendre par un délit d’entrave, est un faux droit. Ce n’est pas une liberté qu’on protège, c’est un service qu’on impose.

Le « droit-de-l’hommisme » : la mort comme religion civile

Cette inversion porte un nom, c’est le droit-de-l’hommisme : la mutation des droits de l’homme en religion séculière. À l’origine, les droits de l’homme protégeaient un peuple contre son gouvernant. Retournés, ils deviennent un dissolvant : une fabrique de droits subjectifs illimités, déconnectés de tout devoir et de tout ordre social.

L’euthanasie d’État en est l’illustration parfaite. Le droit subjectif de l’individu à sa propre mort devient une créance sur la collectivité tout entière, qui doit désormais s’organiser autour de la production de la mort. Le serment d’Hippocrate — « d’abord, ne pas nuire » — est réécrit dans un sens orwellien : il vaut mieux tuer le patient. Une forme de « nihilisme thérapeutique ».

Il existe un libéralisme humaniste qui nous libère de la tyrannie en garantissant la propriété de soi ; et un faux libéralisme antihumaniste qui prétend nous libérer de la réalité elle-même — de la biologie, de la finitude, de la nature humaine. L’euthanasie érigée en droit relève du second. Elle repose sur l’idée que l’homme n’a pas de nature : à lui de décider jusqu’à ce qu’il est, et donc jusqu’à sa propre suppression. C’est la même matrice que l’animalisme ou le transhumanisme. Une fois la nature humaine niée, plus rien n’arrête la « libération ».

Que voulons-nous vraiment ?


Revenons à la question initiale : veut-on vraiment que le suicide devienne un service public ?

La position libérale classique n’est ni la cruauté ni l’acharnement. Elle est une distinction. Que l’individu souverain puisse, dans le secret de sa conscience, disposer de sa propre vie, c’est une chose — et nul État n’a jamais pu l’en empêcher. Que la collectivité s’organise pour administrer cette mort, la financer, la recommander et punir ceux qui s’y refusent, c’en est une tout autre. Ce n’est pas le rôle de la société de gérer la mort des individus.

La frontière est claire. La liberté de mourir n’a besoin de personne. Le « droit » à l’euthanasie a besoin de tout le monde — de gré ou de force. Le premier est une liberté. Le second est un pouvoir donné à l’État sur la vie des innocents, déguisé en compassion.

Conclusion

L’euthanasie d’État n’est pas l’aboutissement des droits de l’homme : elle en est la caricature. Elle transforme une liberté négative, que chacun possède déjà, en un service public assorti d’un délit d’entrave. Or un droit qui exige l’action d’autrui, qui réquisitionne le médecin et le contribuable, qui se protège en sanctionnant les objecteurs, n’est pas un droit. C’est un faux droit. Du droit-de-l’hommisme à l’état pur.

La vraie question n’est donc pas « avez-vous le droit de mourir ? » — vous l’avez toujours eu. Elle est : voulez-vous remettre à une bureaucratie, dont tous les intérêts poussent à la mort, le pouvoir de décider quelles vies ne valent plus la peine d’être financées ? Une civilisation se reconnaît à ce qu’elle protège ses faibles plutôt qu’elle ne les solde.

Damien Theillier

Damien Theillier est un philosophe et libéral français, fondateur de l'Institut Coppet et de l’École de la liberté, un site de cours en ligne. Il est professeur de philosophie, diplômé de l'université Paris-Sorbonne, co-auteur de Culture Générale (Pearson) et de Un chemin de liberté, la philosophie de l'Antiquité à nos jours, (Berg International). Il est directeur de publication de la revue Laissons Faire.Il fait partie des 100 auteurs et du comité de rédaction des livres Libres ! 100 idées, 100 auteurs et Libres !! - 100 idées / 100 auteurs / 100 feuillets. Il est co-auteur du livre Libéralisme et liberté d'expression (sous la direction d’Henri Lepage, Texquis, mai 2015).

Liens externes

https://beefandbitcoin.substack.com/p/leuthanasie-ou-le-suicide-promu au?utm_source=share&utm_medium=android&r=6et7zo&utm_id=97758_v0_s00_e0_tv2_a1dennhaw0acp3&triedRedirect=true

Euthanasie

À l'origine, l'euthanasie (grec ancien : ευθανασία, bonne mort) désigne le fait d'avoir une mort douce, que cette mort soit naturelle ou provoquée. Le mot a été créé par le philosophe anglais Francis Bacon, qui estimait que le rôle du médecin était non seulement de guérir, mais d'atténuer les souffrances liées à la maladie et, lorsque la guérison était impossible, de procurer au malade une mort douce et paisible. Du point de vue du droit, l'euthanasie désigne l'acte d'un médecin qui provoque (euthanasie active) ou permet par son inaction (euthanasie passive) la mort d'un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie. 

L'euthanasie comme un droit individuel

L'euthanasie, en tant que décision prise par le patient, est un droit fondamental de l'être humain (comme le suicide), car elle relève de la liberté de chaque individu. Chacun est libre d'agir comme bon lui semble tant qu'il n'agresse personne. En ce sens, tant qu'elle relève de la volonté du malade, l'euthanasie ne constitue pas un acte offensif - quel que soit le jugement moral que l'on porte sur ce comportement.

Chaque individu doit être libre d'utiliser son corps (pour courir, dormir, etc.), d'en tirer profit (en louant sa force de travail, en se prostituant, en vendant ses organes, etc.) et d'en abuser (en se droguant, en se suicidant, en se mutilant, en consommant trop de sel ou de sucre, en devenant obèse, en ne pratiquant aucun sport, etc.). Si une loi punit des médecins qui pratiquent l'euthanasie à la demande de leur malade, une telle sanction est illégitime au regard des droits naturels.

L'euthanasie comme le droit de tuer ?

À ce titre, toute intrusion de l'État dans un domaine aussi sensible d'un point de vue éthique ne peut mener qu'à des dérives inacceptables. On se souvient ainsi que les nazis parlaient d'euthanasie pour l'extermination des handicapés. Lorsque le choix de prolonger la vie implique une forte dépense, et que la bureaucratie a confisqué pour elle-même le pouvoir d'ordonner ou d'interdire cette dépense, le bureaucrate, qu'il soit médecin de la Sécurité sociale ou simple fonctionnaire, a le pouvoir de vie et de mort sur quiconque a le malheur de tomber malade entre ses mains. On peut lire sous la plume de certains étatistes des justifications de l'euthanasie pour réduire « les coûts pour la collectivité ».

De telles propositions découlent de façon naturelle des thèses collectivistes : votre vie ne vous appartient pas, elle appartient à la collectivité, qui vous soigne et veille sur vous. Donc pourquoi prolonger votre vie, si vous n'apportez rien à la communauté ? L'utilitarisme peut aussi conduire à de telles conclusions, puisque l'euthanasie, par suppression de la souffrance, peut conduire à une augmentation du bonheur agrégé. On est bien loin de l'euthanasie comme choix individuel face à la souffrance, mais bien près du totalitarisme dans toute son inhumanité.

Il faut donc distinguer deux sens possibles (et opposés) pour le terme d'euthanasie : le droit de mourir dans la dignité, choix volontaire, et ce que Murray Rothbard appelle « le droit de tuer dans la dignité », exercé pour des raisons comptables ou utilitaristes par des administrations, des médecins, voire approuvé par la justice, qui fait totalement fi du consentement du patient.

Euthanasie active

L'euthanasie active désigne l'acte de tuer une personne à sa demande. En général, cet acte est interdit par le droit positif dans tous les pays.

Les arguments en faveur de l'euthanasie active sont les suivants :

  • le droit à disposer de soi-même d'une personne : il n'y a pas vraiment de différence entre décider de se tuer soi-même et demander à quelqu'un d'autre de le réaliser parce qu'on est dans l'impossibilité de le faire (par exemple cloué sur un lit d'hôpital) ;
  • l'euthanasie active n'est pas davantage une atteinte à la dignité humaine que de maintenir en vie quelqu'un contre sa volonté ;
  • la frontière est très floue entre euthanasie active, euthanasie indirecte, assistance au suicide, soins palliatifs, sédation palliative ; l'euthanasie active est plus transparente et facile à contrôler que les autres types d'euthanasie. De ce fait elle devrait être autorisée comme un moyen parmi d'autres.

Les arguments en défaveur de l'euthanasie active sont les suivants :

  • l'euthanasie active enfreint le serment fait par le médecin de soigner et trouble la relation de confiance patient-médecin ;
  • risque de ne pouvoir protéger un patient atteint de démence ou plongé dans le coma des visées égoïstes de ses proches ;
  • risque de voir se généraliser l'euthanasie active pour des raisons d'économies en comparaison avec des alternatives plus coûteuses (médecine palliative).

Citations

  • « L'État n'a pas à faire mourir un individu, mais il n'a pas non plus le droit de l'empêcher de ne plus vivre. » (Ulrich Genisson, Euthanasie : le droit au choix, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
  • « Si mon enfant était atteint de rage et qu'il n'existât aucun remède permettant d'alléger ses souffrances, je considérerais comme de mon devoir de lui donner la mort. Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes. L'un des moyens, qui est définitif, de soulager un enfant dans les affres d'une atroce souffrance, est de lui donner la mort. » (Mohandas Gandhi, Young India, 18 novembre 1926)
  • « Que vous souhaitiez vivre ou mourir comme Prométhée ou comme Job relève de votre décision, ou à défaut de celle de ceux qui vous aiment, et non de quelqu'un d'autre par l'intermédiaire de la loi étatique ou par un autre biais. » (Sigrid Fry-Revere[1])
  • « Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement. » (Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)
  • « Ce qui est un bien, ce n’est pas de vivre, mais de vivre bien. » (Sénèque[2])
  • « L’argument principal des partisans de l’euthanasie – qui n’est pas antipathique aux libéraux – est que seules les personnes qui le souhaitent sont euthanasiées. Pourtant, cet argument ne résiste pas à l’analyse. Le débat porte déjà sur l’extension de l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas et plus en mesure d’exprimer leur volonté : on ne saurait mieux dire qu’il s’agit d’euthanasier des personnes qui, par définition, n’en émettent pas, voire n’en ont jamais émis, le souhait. » (Drieu Godefridi, L'écologisme, nouveau totalitarisme)

Informations complémentaires

Notes et références

  • Sigrid Fry-Revere, Article « Euthanasia », The Encyclopedia of Libertarianism

    1. Lettres à Lucilius, Livre VIII, Lettre 70

    Bibliographie

    • 1992, "Manifeste pour une mort douce", Roland Jaccard, Michel Thévoz - Grasset
    • 2018, Peter Kurti, "Euthanasia: Putting the Culture to Death?", Connor Court: Redland Bay QLD, Australie

    Voir aussi

    Liens externes

     

     

     

     

    novembre 06, 2025

    Que dire de la propagande ?

    La propagande désigne un ensemble de moyens ou pratiques visant à influencer, de façon directe ou indirecte, l'opinion ou la perception publique des événements, des personnes ou des enjeux. Généralement, la propagande est utilisée de façon à manipuler, endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser dans une direction intentionnelle. 
     
     

    Définition courante

    La propagande consiste dans la diffusion massive d'informations d'une façon persistante dans le but de diriger des idées ou opinions afin d'appuyer ou rejeter une position, un intérêt ou une justification d'ordre politique, sociale ou économique.

    La propagande est souvent associée à l'idée qu'elle servirait à l'occultation de faits, mais elle n'est pas nécessairement ou totalement mensongère, elle peut s'appuyer sur une interprétation de la vérité ou une part de vérité. La distinction entre information et propagande peut devenir de plus en plus floue à mesure que les techniques d'information deviennent de plus en plus sophistiquées. Le but de la propagande n'est pas de propager des mensonges, mais de répondre tant à la "libido de pouvoir" des individus et qu'à leur refus d'assumer leurs responsabilités. Jacques Ellul, dans son livre Propagandes (1962), développe ce point de vue. Le mensonge propagandiste n'est pas dans les faits, mais dans les intentions et les interprétations[1]

    L'usage de la propagande se distingue de l'usage de la violence physique, elle est liée aux techniques de persuasion et au caractère émotionnel des individus, elle s'insinue dans l'opinion des masses et s'instaure dans les sentiments collectifs. L'expression visible de la propagande est l'agitation ou la mobilisation suite à une certaine production médiatique. L'expression invisible de la propagande est la violence psychique exercée par l'opinion publique à l'encontre des individus visés. 

     


     

    Psychologie des foules et fabrication du consentement

    Gustave Le Bon, auteur de la Psychologie des foules (1895), a identifié trois moyens d'entraîner une foule et la déterminer à commettre un acte : l'affirmation, la répétition et la contagion.

    • Affirmation : plus elle est brève et sommaire, plus elle constitue un moyen sûr de faire pénétrer une idée dans l'esprit des foules.
    • Répétition : l'affirmation exerce influence et autorité à condition d'être constamment répétée, et malgré l'absence de démonstration ou preuves, elle est acceptée comme une vérité démontrée.
    • Contagion : la certitude ainsi fabriquée forme l'opinion et les motifs d'action de la foule : « dans les foules, les idées, les sentiments, les émotions, les croyances possèdent un pouvoir contagieux aussi intense que celui des microbes ».

    L'information sur les événements est présentée de façon biaisée de manière à accentuer ces mêmes croyances et emballement émotifs. La force irrésistible de la « vérité populaire » exerce son pouvoir sur les individus grâce à la fascination, le prestige, l'admiration ou le charme.

    La propagande sous la technique de l'écran de fumée

    La diffusion du "brouillard", décrite par Edna Lonigan dans son article de 1949, "Smog in the Cold War"[2] repose sur une stratégie complexe exercée par les communistes chinois avant leur prise de pouvoir, visant à semer la confusion et à influencer les opinions publiques de manière subtile et insidieuse. Voici quelques éléments clés de cette stratégie :

    • . Planification stratégique de la publication de livres. Les communistes chinois ont minutieusement planifié la publication de livres sur la Chine pour créer un brouillard d'opinions. Ces ouvrages étaient soigneusement conçus pour paraître différents en surface, mais partageaient tous un objectif commun de propagation de la propagande communiste. En surface, les livres semblaient traiter de sujets variés, allant de récits de guerre à des études géographiques ou des biographies. Cette diversité donnait l'illusion d'une discussion ouverte et équilibrée sur la Chine, masquant ainsi l'unité et la source commune de ces ouvrages.
    • . Utilisation de détails réalistes mais faux. Les livres étaient rédigés avec un souci du détail pour renforcer l'effet de vérité et de crédibilité. Des descriptions précises, des références à des "faits" et des "autorités", ainsi que des anecdotes colorées, étaient incorporées pour donner l'impression de réalisme et de fiabilité alors que les faits étaient erronés.
    • . Insertion subtile de messages toxiques. Malgré leurs apparences variées, chaque ouvrage contenait des symboles et des messages anti-Chiang kai-chek et anti-gouvernement chinois, soigneusement placés pour influencer les lecteurs. Ces messages visaient à diaboliser le gouvernement existant et à promouvoir les idéaux communistes.
    • . Manipulation des critiques et des débats. Les communistes ont exercé une influence sur les cercles de critique littéraire pour promouvoir les livres propagandistes et décourager les critiques négatives. De même, ils ont manipulé les débats radiophoniques sur la politique chinoise pour inclure des voix pro-propagande, créant ainsi une illusion de débat équilibré.

    En résumé, la diffusion du brouillard est une stratégie qui visait à obscurcir la vérité et à promouvoir les intérêts communistes en exploitant les canaux de communication et les institutions culturelles de la société.

    Citations

    • L’hégémonie idéologique et culturelle précède la victoire politique. (Antonio Gramsci)
    • En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai. (Talleyrand)
    • Vous n'avez pas besoin d'une arme pour garder les moutons - encore moins les cochons. Tout ce dont vous avez besoin est d'une histoire. (...) Cuius regio, eius religio. A moins d'être fou, on croit ce que le souverain, personne ou institution, nous ordonne de croire. (Mencius Moldbug, 30/11/2012)
    • Si l'on peut vous amener à poser les mauvaises questions, on n'a pas à se soucier des réponses. (Thomas Pynchon)
    • Tous les manuels d'histoire du monde n'ont jamais été que des livrets de propagande au service des gouvernements. (Marcel Pagnol)
    • La victime de la manipulation mentale ignore qu'elle est une victime. Les murs de sa prison lui sont invisibles, et elle se croit libre. (Aldous Huxley)
    • La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
    • Qu'il ait le droit à la parole ou pas, le peuple [même s'il ne veut pas la guerre] peut toujours être amené à obéir aux dirigeants. C'est facile. Tout ce que vous devez faire, c'est leur dire qu'ils sont attaqués, et dénoncer les pacifistes pour manque de patriotisme et mise en danger du pays. Cela fonctionne de la même manière dans n'importe quel pays. (Goering, selon G. M. Gilbert, Nuremberg Diary, cité par Ron Paul le 4 août 2017[3])
    • La propagande est à la démocratie ce que la violence est à un État totalitaire. (Noam Chomsky)
    • Les accoutumances émotionnelles et les habitudes intellectuelles propres à la masse des hommes créent les conditions dont les exploiteurs du sentiment et de l'opinion ne font que profiter. (John Dewey)
    • Dans la mesure où pratiquement tous les intellectuels sont employés dans les multiples ramifications de l’État, on ne devrait guère être surpris que la plupart de leur production surabondante, par action ou par omission, soit de la pure propagande étatiste. (Hans-Hermann Hoppe)
    • Ce n'est pas un hasard si les États du monde entier veulent éduquer les enfants. L'éducation étatique est censée témoigner de la bonté de l'État et de sa préoccupation pour notre bien-être. La véritable explication est moins flatteuse. Si la propagande de l'État peut prendre racine à mesure que les enfants grandissent, ces enfants ne seront pas une menace pour l'appareil d'État. Ils attacheront les chaînes à leurs propres chevilles. (Lew Rockwell)

    Informations complémentaires

    Notes et références

    1. Voir aussi Mencius Moldbug, Jacques Ellul on the demand for propaganda
    2. Edna Lonigan, 1949, "Smog in the Cold War", Plain Talk, février

     

     

    Propagande et démocratie, article de Jacques Ellul






























    Bibliographie


    Voir aussi

    https://www.wikiberal.org/wiki/Propagande

     


     

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