Comprendre l'État
Il s’invite en permanence au sein de nos existences. Il est l’ombre portée sur chacun de nos actes. Pourtant, il demeure bien peu questionné. Le titre vous aura déjà informé, je parle de l’État. Lui que nous avons intégré comme une donnée évidente de la société. Or, le drame de notre condition provient précisément du fait que nous n’avons toujours pas compris quelle était la nature et les effets de l’État. De son côté, lui a bien cerné quelle était notre utilité. L’État sait comment extraire la valeur que nous générons. Il sait se perpétrer à travers notre assentiment. Pourtant nous restons là, apathiques.
I. Une nature bien particulière
2. La préservation par la domination
3. Une tension continue entre esclavagisme et Liberté
- Les Forces Sociales : l’ensemble des individus et des organisations légitimes reposant sur la coopération volontaire. Il s’agit de la source de toute évolution positive, désirée par les individus eux-mêmes à travers leurs échanges.
- Le Pouvoir : la force étatique qui ne produit rien par elle-même, mais parasite les fruits de la créativité humaineLa famille fait partie de ces organisations légitimes sans cesse menacées par l’État.Chaque avancée du génie humain a été suivie une capture par le Pouvoir. Le XXe siècle en fut l’illustration tragique, puisqu’il fut celui de la montée progressive des taux d’imposition et de la prolifération des réglementations. C’est aussi le siècle de la mainmise des banques centrales et de l’immixtion de l’État dans les moindres recoins de nos vies. Pourtant, c’est malgré l’État et jamais grâce à lui que l’Humanité a continué d’avancer. Nous sommes donc créateurs, envers et contre tout. Cette tension historique entre la capacité des individus à réinventer des espaces de Liberté et l’acharnement du Léviathan à les refermer a depuis toujours configuré la morphologie des sociétés humaines.À ce stade, la question n’est plus de savoir si l’État va s’arrêter de lui-même. La question est de savoir quelle forme nous souhaitons donner à notre propre résistance. Face à une entité qui détient le monopole de la force, la lutte frontale semble vaine. Elle est de plus très dangereuse, et non adaptée à notre éthique. Nous cherchons à quitter la sphère du Pouvoir, non à recréer des violences dans le monde. La seule transformation sera donc silencieuse. Elle s’appuiera sur un retrait méthodique vis-à-vis des structures dominantes. D’une part, nul ne change une culture sans faire évoluer ses idées et ses réflexes. Il faudra donc d’abord briser les chaînes mentales qui nous font croire que l’État est un horizon indépassable. Cet article s’inscrit dans cette volonté de ré-instruction populaire.Vivre en paix, tel est le projet.D’autre part, il s’agira de construire des systèmes sociaux si fluides et si performants (en fonction de besoin réels, pas fantasmés ni décidés par quelques-uns) que l’État en deviendra obsolète. Si le marché libre propose une monnaie stable, une éducation variée et une sécurité fiable, l’illusion de la nécessité étatique s’effondrera d’elle-même. En déplaçant nos activités de la sphère publique vers des réseaux privés et décentralisés, nous affamerons la Bête. Nous n’avons pas besoin de faire la révolution. Nous avons besoin d'apprendre à faire sans État.Soyons lucides, cette transition sera longue. Les premiers États datent de 3500 av. J.-C. dans la région d’Uruk (actuel Irak) et prenaient la forme de cités-États esclavagistes. On ne se débarrasse pas d’une institution plurimillénaire comme ça. La Liberté est exigeante, d’autant plus quand on constate que l’Humanité a été collectivement dressée à ne plus savoir vivre sans tuteurs officiels. Passer du statut de citoyens esclavagisés à celui d’adultes souverains constituera un défi immense. Mais l’étatisme n’est pas une fatalité tant que l’Homme sera. À nous de faire la différence.Arthur Homines@arthurhominesPuisque le Pouvoir se nourrit de notre servitude, osons la Liberté ! - Droit, Économie, Culture. Pour me suivre au quotidien :





