janvier 07, 2026

25 millions de Français et Françaises ont un revenu dépendant de l’État des fonctionnaires sans le savoir !

En France, presque tout le monde est fonctionnaire sans le savoir 

Une grande partie des activités économiques dépendent de financements publics en France. La frontière entre public et privé s’efface. 25 et 30 millions de personnes ont un revenu qui dépend directement de l’État. Alors, les Français et Françaises seraient-ils tous fonctionnaires ?

On continue volontiers d’opposer les fonctionnaires, censés vivre de l’impôt, et les salariés du privé, qui relèveraient de l’économie réelle.


 

Pourtant, si l’on parle non plus des statuts, mais des flux d’argent public, le paysage change nettement. Une proportion importante des revenus considérés comme privés dépend en réalité de décisions publiques : remboursements d’assurance maladie, aides agricoles, marchés publics, subventions culturelles, crédits d’impôt, garanties accordées au secteur financier, contrats financés par l’État ou par les collectivités.

Selon les données de l’INSEE, 30,9 millions d’actifs travaillent pour le privé.

La fonction publique, au sens strict, rassemble environ 5,8 millions d’agents en 2023, soit près d’un emploi sur cinq. Si l’on ajoute les salariés du monde associatif, les professions libérales de santé, certains salariés du bâtiment et des travaux publics (BTP), les agriculteurs financés par la Politique agricole commune (PAC), les secteurs régulés comme l’énergie ou encore les services financiers adossés à la dette publique, on arrive rapidement à plusieurs dizaines de millions de personnes dont les revenus dépendent, directement ou plus indirectement, de financements publics.

L’objectif ici n’est pas d’être exhaustif. Presque tous les secteurs, à des degrés divers, s’appuient sur des mécanismes publics. Mais certains offrent des exemples particulièrement documentés. Cet article se concentre sur quelques cas emblématiques.

Secteurs dépendants de l’État

Il est utile de visualiser l’ensemble du paysage économique français à travers un tableau synthétique. Celui-ci montre comment se répartissent, secteur par secteur, les personnes vivant (directement ou indirectement) de fonds publics – et celles dont l’activité relève réellement d’un marché privé pur.

Nous avons utilisé les données de l’Insee – Fonction publique et emploi, l’Insee – Population active, l’INJEP – Emploi associatif, du ministère de la Culture – Chiffres clés culture, de la direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES) – Chômage indemnisé, de France Travail, du ministère de l’Économie – Commande publique, MSA, du ministère de l’Agriculture et de la PAC, de la Fédération bancaire française, de France Assureurs, de l’UNÉDIC – Assurance chômage, de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) – Retraites et France Digitale.

Dépendance à l'État

Tableau à 4 colonnes et 16 lignes. Trié par ordre croissant par colonne "Type de fonds publics mobilisés" (les en-têtes de colonnes avec boutons sont triables) 









Population réellement indépendante du financement publicActivités privées sans subventionsDépendance faible ou nulle5
Chômage indemniséAssurance chômageDépendance totale3
Professionnels de santé libérauxAssurance maladie obligatoireDépendance > 90 % du revenu1
Secteur médico-social, hôpitaux privés, cliniquesAssurance maladie, ARSDépendance très élevée1
Étudiants (18 ans et +)Bourses, aides logement, services publicsDépendance partielle3
Start-up, innovation, deep techCIR, Bpifrance, France 2030Dépendance élevée en phase initiale1
Culture, spectacle vivant, cinémaCNC, intermittence, subventionsDépendance structurelle1
BTP, infrastructures, ingénierieCommande publique (État + collectivités)Dépendance partielle à forte2
Banques et assurancesGarantie publique, dette d’État, régulationDépendance systémique2
Fonction publique (État, territoriale, hospitalière)Impôts, budget général de l’ÉtatDépendance totale6
Télécoms, industries réguléesLicences, concessions publiquesDépendance réglementaire0
Agriculture (exploitants + salariés)PAC + aides nationalesDépendance ≈ 55 % du revenu1

 

Le tableau ci-dessus n’inclut pas les 6 à 7 millions d’adultes inactifs non répertoriés dans ces catégories (personnes vivant du revenu du ménage, du patrimoine, ou en inactivité hors dispositifs sociaux). Cela explique l’écart avec la population adulte totale.

L’État structure le marché privé

L’idée d’un secteur autonome, évoluant hors de l’État, ne résiste pas longtemps à l’analyse. Dans de nombreux métiers, les revenus dépendent de tarifs publics, de mécanismes de remboursement, de subventions, de régulations ou encore de commandes publiques.

Plusieurs travaux d’économie publique de Mariana Mazzucato, de Michel Aglietta ou encore de Pierre-Noël Giraud ont montré combien les États structurent les marchés, souvent davantage qu’on ne le reconnaît dans le débat public.

Cette question de l’imbrication entre décisions publiques et activités privées traverse également mes propres travaux sur la figure de l’entrepreneur, qu’il s’agisse d’analyser comment les politiques publiques structurent les comportements de marché ou d’examiner l’effet des cadres réglementaires sur l’allocation des ressources.

L’État, premier client du pays

Une façon d’être dépendant de l’État, c’est tout simplement la commande publique. Autrement dit, tous les contrats payés par l’État, les mairies, les départements, les hôpitaux, les boîtes publiques comme la SNCF ou la RATP, et même par l’Union européenne.

Selon les données officielles du ministère de l’Économie, ces marchés pèsent presque 8 % du PIB. Ce poids est significatif à l’échelle de l’économie nationale. Concrètement, les marchés publics pèsent 80 milliards d’euros par an, les concessions, comme celle des autoroutes, représentent 120 milliards d’euros par an.

Historiquement, cette dépendance s’explique par le rôle central de l’État, depuis les années 1960, dans le financement et la planification des grands équipements collectifs comme les autoroutes, les chemins de fer, les hôpitaux ou les infrastructures énergétiques.

Ces projets nécessitent des investissements lourds et peu compatibles avec un financement purement privé. Dans les travaux publics, la dépendance à la commande publique est bien documentée. Selon la Fédération nationale des Travaux publics, les maîtres d’ouvrage privés ne représentent qu’un peu plus de 14 milliards d’euros, soit environ un tiers du chiffre d’affaires du secteur. Le reste provenant principalement de clients publics.

Les professionnels de santé, prestataires de service public

Plusieurs professions libérales exercent dans des cadres où l’État intervient fortement : tarifs, remboursements, implantation… Le cœur de leur activité est façonné par des décisions publiques. Ces professionnels sont prestataires d’un service public puisqu’ils fournissent une mission reconnue comme d’intérêt général, financée et régulée par l’État.

C’est particulièrement visible dans le domaine de la santé. Les médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes ou pharmaciens, tirent l’essentiel de leurs revenus de l’assurance maladie obligatoire. Les tarifs sont fixés ou négociés au niveau national et les revalorisations dépendent de décisions gouvernementales.

Certaines rémunérations supplémentaires sont liées à des objectifs de santé publique. Par exemple, le dispositif Rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) valorise la prévention, le suivi des pathologies chroniques ou la vaccination.

La justice, une mission de service public

Les acteurs de justice, comme les notaires, les huissiers, les avocats ou les greffiers, travaillent eux aussi dans un cadre largement défini par la puissance publique.

Les tarifs qu’ils appliquent sont fixés par arrêté ministériel. Par exemple, l’acte authentique des notaires leur donne un monopole prévu par la loi. L’installation n’est pas totalement libre non plus. L’État encadre l’ouverture des offices, après l’avis de l’Autorité de la concurrence, ce qui crée une forme de numerus clausus sans le nommer.

Ces professions libérales exercent une mission de service public régulé, plutôt qu’un métier purement concurrentiel.

La start-up nation n’existe pas sans l’État

Même les start-up, qu’on présente souvent comme très indépendantes, bénéficient de nombreux dispositifs publics. Le crédit d’impôt recherche (CIR) réduit le coût des dépenses de recherche et développement (R&D). Il constitue l’un des leviers fiscaux les plus utilisés par les jeunes entreprises technologiques.

De son côté, Bpifrance intervient sous plusieurs formes, comme les garanties de prêts, les co-financements ou les avances remboursables. Elles permettent aux entreprises de lever des fonds ou d’amorcer leur activité dans des conditions qu’elles n’auraient pas obtenues seules.

Les programmes comme France 2030 ou les appels à projets sectoriels complètent cet ensemble, en orientant des financements vers des secteurs jugés stratégiques : petits réacteurs modulaires (SMR), hydrogène vert, véhicules électriques, etc.

Ces soutiens jouent un rôle stabilisateur évident.

Les exploitations agricoles subventionnées

Dans beaucoup d’exploitations agricoles, les aides publiques, qu’elles viennent de la politique agricole commune (PAC) ou de dispositifs nationaux, pèsent lourd dans l’équilibre économique. Les chiffres de l’Insee l’attestent : en 2021, les subventions d’exploitation représentaient en moyenne 38 % de l’excédent brut d’exploitation des fermes qui en bénéficient.

De 2010 à 2022, les aides directes ont couvert jusqu’à 74 % du revenu moyen des exploitations, toutes spécialités confondues.

Certaines filières, comme les grandes cultures ou l’élevage bovin, sont encore plus sensibles à ces soutiens. Sans cet argent, elles seraient dans une situation économique très fragile, comme le confirment plusieurs analyses de l’Insee. L’agriculture française avance donc, selon les années et les filières, quelque part entre marché et subvention, avec des équilibres qui ne reposent jamais entièrement sur les prix de vente.

La culture cofinancée par la puissance publique

D’après le ministère de la Culture, on parle d’environ 739 800 emplois dans le secteur. Une bonne partie de ces emplois existe grâce aux financements publics : théâtres, opéras, musées, festivals, institutions patrimoniales, écoles d’art, associations subventionnées, etc.

Par exemple, le cinéma français fonctionne en grande partie dans un cadre financé ou cofinancé par la puissance publique. Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) publie chaque année le montant des aides versées. En 2023, elles atteindraient 715 millions d’euros pour l’ensemble du secteur – production, distribution, exploitation. À cela s’ajoutent les crédits d’impôt cinéma, les financements des régions, et les obligations imposées aux diffuseurs (chaînes, plates-formes), devant consacrer une part de leur chiffre d’affaires à la création.

Dans les métiers du spectacle – un ensemble qui inclut le spectacle vivant mais aussi le cinéma et l’audiovisuel –, le mécanisme central est celui de l’intermittence. Il s’agit d’un régime d’assurance-chômage adapté aux artistes et techniciens qui alternent périodes d’emploi et de non-emploi. Ce système permet de lisser les revenus et, en pratique, mutualise le risque financier lié à l’irrégularité des projets artistiques – ce que rappelle régulièrement l’Unédic dans ses rapports.

La presse aidée

La presse écrite bénéficie elle aussi d’un ensemble d’aides publiques : subventions directes, TVA réduite à 2,1 %, et dispositifs spécifiques pour soutenir la diffusion. Depuis la loi Bichet de 1947, l’État veille à ce que la diffusion de la presse reste pluraliste et accessible sur tout le territoire. L’objectif est simple : éviter qu’un marché trop étroit ou trop concentré ne fragilise l’indépendance des titres. Les rapports publics consacrés aux aides à la presse rappellent régulièrement ce rôle structurant.

Selon le ministère de la Culture, ces aides à la presse représentent 21,4 % du chiffre d’affaires du secteur en 2021. Les rapports publics sur ces aides soulignent que, sans ce soutien, la situation financière de ces journaux serait encore plus dégradée, avec un risque accru de disparition de certains titres.

25 millions de Français et Françaises ont un revenu dépendant de l’État

Si on regarde uniquement les actifs et qu’on additionne tous les métiers qui dépendent peu ou beaucoup de décisions publiques – fonctionnaires, professions conventionnées, agriculture aidée, secteurs régulés, marchés publics, culture subventionnée, associations, start-up soutenues –, 25 et 30 millions de personnes ont un revenu qui dépend directement de l’État, d’une façon ou d’une autre.

Professeur des universités en sciences de gestion, Le Mans Université

À lire aussi : Quand le cynisme mine l’engagement dans la fonction publique…

 


                    

 42 millions de Français ont un revenu dépendant de l’État : 

6 M de fonctionnaires 

12 M privé cofinancé par l'État 

7 M chômeurs + aidés 

17 M de retraités 

Seulement 5 M de privé sans subventions 

 La France, un pays communiste. Afuera!   Philippe Herlin

 

Magnifique lettre de Jules Simiand Brocherie, jeune entrepreneur, fondateur de ExtraStudent
Lettre à mon (très) cher État

« À toi, mon très cher État, il faut que l’on se parle avant que l’on parte.

Pourquoi tant de défiance envers ceux qui entreprennent ? Pourquoi ce regard soupçonneux sur ceux qui osent, qui tentent, qui construisent ?
Tes talents fuient.

Hier, ils étaient âgés et riches. Aujourd’hui, ils sont jeunes et pauvres.
Ils ne partent pas avec des comptes remplis, ils partent avec une force de travail, des idées et quelques économies.

Ils partent parce que l’herbe est plus verte ailleurs.
Beaucoup te l’ont dit avant moi : la France est devenue l’un des pires pays pour entreprendre.

Et pourtant, tu as tout pour plaire me diras-tu.

Toi qui ne rates jamais un prélèvement, jamais un appel de cotisation, jamais une échéance URSSAF.

Toujours à l’heure pour encaisser,
beaucoup moins quand il s’agit de rendre.

Notre trésorerie suspendue à ton silence administratif.
Toi qui sais complexifier l’embauche,
rendre chaque CDI anxiogène,
transformer une séparation professionnelle en parcours judiciaire.

Toi qui sais si bien faire taire ceux qui veulent faire.

Toi qui es toujours là pour partager les bénéfices, mais étrangement absent quand il s’agit de pertes.
Le risque est privé,
la réussite est collective,
la sanction est individuelle.

Toi qui sais céder tes pépites aux étrangers
Alstom, Lafarge, Alcatel,
et laisser mourir celles qui résistent encore, comme Brandt, dans l’indifférence générale.

Toi qui demandes toujours plus à des entrepreneurs déjà à bout, à des agriculteurs, premiers entrepreneurs de France, qui n’arrivent même plus à se verser un salaire.

Toi qui regardes des dirigeants s’effondrer, des salariés pleurer, parce que le coût du travail empêche de mieux payer, parce que ton empathie s’arrête souvent au discours.

Beaucoup d’entre nous te quittent. Ils sont de plus en plus nombreux.
Tu ne les retiens pas. Tu les pointes du doigt. Tu les culpabilises. Tu as tort.

Ils seront mieux ailleurs et ne reviendront pas.

Je ne viens pas te dire que tout est foutu.
Je ne viens pas t’annoncer mon départ.
Je viens te dire qu’il reste des courageux. Mais que cette excuse du courage, cette injonction au patriotisme, ne tiendra plus longtemps si tu continues dans cette voie.

Entends nos cris. Accueille nos idées. Simplifie nos vies. Fais-nous confiance. Considère-nous. Et nous resterons.

Entrepreneurs, salariés, artisans, agriculteurs, nous avons des solutions concrètes.

 


Fonction publique

La fonction publique désigne un ensemble de personnes travaillant, sous certaines juridictions ou dans un cadre intergouvernemental, au sein des administrations publiques. Une personne travaillant dans la fonction publique est un fonctionnaire.

Les expressions « fonction publique » et « fonctionnaires » désignent souvent couramment un ensemble plus vaste de personnes travaillant pour des services publics ou d'utilité générale.

La fonction publique est caractérisée par ses privilèges statutaires, dénoncés par les libéraux.

En France, la haute fonction publique, essentiellement issue de l'École nationale d'administration, occupe régulièrement la tête des grandes entreprises françaises et constitue un vecteur privilégié de diffusion du planisme et de la mauvaise gestion publique. De par les privilèges dont elle jouit, elle constitue un pôle d'attraction pour une grande partie de la population, à la recherche d'une sécurité que n'offre pas le secteur privé. Madame de Staël remarquait déjà au XIXe siècle que « le premier article des droits de l’Homme en France, c’est la nécessité pour tout Français d’occuper un emploi public ».

L'École du Choix Public (James McGill Buchanan, William Niskanen et avant eux Jean-Baptiste Say) montre, comme tout individu, le fonctionnaire est motivé par son intérêt propre plutôt que par un indéfinissable intérêt général. En conséquence, la fonction publique se caractérise par des effets pervers :

  • productivité et rémunération sont déconnectées (nivellement des productivités dû à l'homogénéité des rémunérations) ;
  • sélection adverse (seuls les moins productifs restent dans la fonction publique) ;
  • du fait de l'absence de logique de marché : inefficacité, impossibilité du calcul économique, impossibilité de mesurer la satisfaction de l'usager ; bureaucratie ; irresponsabilité.

Citations

  • La fonction publique, la fonction privée ont toutes deux en vue notre avantage. Mais leurs services diffèrent en ceci, que nous subissons forcément les uns et agréons volontairement les autres ; d'où il suit qu'il n'est raisonnable de ne confier à la première que ce que la seconde ne peut absolument pas accomplir. (Frédéric Bastiat)
  • Ce qu'il ne faut jamais perdre de vue, c'est qu’un fonctionnaire public, en sa qualité de fonctionnaire, ne produit absolument rien ; qu'il n'existe, au contraire, que sur les produits de la classe industrieuse, et qu'il ne peut rien consommer qui n'ait été enlevé aux producteurs. (Charles Comte, Charles Dunoyer, Le Censeur européen, p.29-30, 1817)
  • Il y a toutes sortes de corps d’inspection, dont je me demande bien ce qu’ils inspectent. Si on faisait le recensement de tous les fonctionnaires, service par service, je suis persuadé qu’on en trouverait beaucoup dont personne ne pourrait dire à quoi ils servent. Il y a dans la fonction publique trop d’avantages, trop d’honneurs, trop d’effectifs. (Charles de Gaulle)
  • Les fonctionnaires sont tellement habitués à ne rien faire que lorsqu'ils font grève, ils appellent ça une journée d'action. (Coluche) (humour)
  • Le fonctionnariat constitue une noblesse républicaine, avec ses grands seigneurs et ses petits nobliaux désargentés. (Faré)
  • Presque partout, en Europe, le souverain domine de deux manières : il mène une partie des citoyens par la crainte de ses agents, et l'autre par l'espérance qu'ils conçoivent de devenir ses agents. (Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique)
  • Le secteur privé de l’économie est, en fait, le secteur volontaire ; et le secteur public est, en fait, le secteur coercitif. (Henry Hazlitt)
  • Cela ne relève pas de la polémique que de constater que le propre des fonctionnaires est de fonctionner, et que plus il y en a, plus il faut s’attendre à ce qu’ils remplissent leur rôle : identifier de nouvelles « lacunes » réglementaires à combler, peaufiner et perfectionner l’application des lois par des directives, des règlements, des circulaires, des ordonnances et des notices. Sans compter toutes les nouvelles idées de dépenses, subventions et autres soutiens imaginés par les législateurs et qu’il faut organiser. Les risques de cette évolution sont connus : une perte de liberté d’action pour les citoyens, un affaiblissement de l’innovation, une baisse relative des revenus disponibles. (Pierre Bessard, L'AGEFI, 26/02/2015)
  • L’État collectiviste fera tout diriger par une immense armée de fonctionnaires destinés à réglementer les moindres actes de vie des citoyens. (Gustave Le Bon)
  • Les technocrates : une nouvelle race de fainéants. (Coluche)
  • Si vous êtes prêts à accepter de vivre privé de liberté mais dans le confort — et je pense que beaucoup d'entre nous sont dans ce cas, c'est la nature humaine — vous pouvez vous lever tous les jours, aller travailler, gagner un gros salaire pour relativement peu de travail, à l'encontre de l'intérêt public, et aller vous coucher après avoir regardé la télé. (Edward Snowden)
  • Dans le domaine économique, notre administration est la fille du gouvernement de Vichy. [...] La rage du contrôle était née de la pénurie des années 1940-1944. S'y ajoutait, à l'époque, la méfiance maurrassienne contre l'économie libérale. Or, parallélement, la Résistance sous sa forme administrative et politique se pénétrait de la même méfiance en partant d'une idéologie différente mais de réactions analogues. Depuis la fin de la guerre, des générations de fonctionnaires ont été formées dans l'esprit que l'intérêt général se confond non pas seulement avec la primauté de l'État mais avec l'interventionnisme étatique et la défiance à l'égard de l'entreprise privée. (Georges Pompidou, Le nœud gordien, 1974)
  • Un corps cohérent, relativement petit, de fonctionnaires ayant des intérêts communs et agissant sous la direction d’une autorité centrale, a un immense avantage sur un public incohérent qui n’a point de règle fixe de conduite et ne peut être amené à agir de concert que sous l’empire d’une forte provocation. C’est pourquoi une organisation de fonctionnaires, étant arrivée au-delà d’une certaine phase de développement, devient de plus en plus irrésistible, comme nous le voyons dans les bureaucraties du continent. (Herbert Spencer)

Bibliographie

  • 2012, Olivier Babeau, « fonctionnaires », In: Mathieu Laine, dir., Dictionnaire du libéralisme, Paris: Larousse, pp273-274

Voir aussi

 

 

Europe fédérale ? Non. Il est temps de passer à l'Europe des mille Liechtenstein.

Pensez-vous qu'il est temps de passer à une Europe fédérale ?

 Face aux menaces actuelles, l'Europe est dans une situation difficile. 

Seule ? Non ! Car elle est accompagnée de son immense potentiel économique.

Les États-Unis d'Europe sont-ils la solution d'après vous ?

 


Non. 

Il est temps de passer à l'Europe des mille Liechtenstein. 

Elle serait composée d'une multitude de petites unités territoriales se gérant comme des copropriétés et des entreprises de services. Pas de monopoles du régalien, pas de banque centrale, pas de législations arbitraires, pas de fiscalité, etc. je parle d'un ordre polycentrique privé, pas d'un empire.

Les castes politiques savent que leur puissance repose sur une masse critique des contribuables captifs. Morceler l'Europe rendrait cet espace ingouvernable pour ces tyrans, mais parfaitement habitable pour les individus que nous sommes, répartis par préférence dans un ordre juridique polycentrique et concurrent.

Arthur Homines

 


« Je rêve d’une Europe de 1000 Liechtenstein. »

Interviewer: Je voudrais souhaiter la bienvenue au studio à notre deuxième invité. Il s’agit du philosophe et économiste de renommée internationale Hans-Hermann Hoppe. Ravi de vous rencontrer, M. Hoppe.

Le rêve d’une Europe unie, l’éternelle nostalgie de l’empire. Faites-vous aussi ce rêve ?

Hans-Hermann Hoppe: Non. Je ne rêve pas du tout de cela. Mon rêve, c’est le rêve d’une Europe composée de 1000 Liechtenstein. Je vais aussi essayer d’expliquer cela. Tout d’abord, il faut se rendre compte qu’il y a une différence entre les États et les entreprises privées. Les États sont des organisations qui ne gagnent pas leur argent en produisant quelque chose que les gens veulent acheter volontairement ou en offrant des services que les gens veulent volontairement. Les États vivent de prélèvements obligatoires, de taxes et de l’impression de leur propre argent. Pour cette raison, les États sont les institutions de l’exploitation. Pour cette raison, les économistes les ont appelés des bandits stationnaires.

I.: bandits stationnaires?

H.: bandits stationnaires. Ils restent au même endroit. Il y a aussi des bandits itinérants qui seraient …

I.: … seraient des bandits de grand chemin. Des bandits de grand chemin institutionnalisés, pour ainsi dire, c’est ça l’État ?

H.: Voilà. Ils sont institutionnalisés. Et, bien sûr, les États, en tant qu’organisations de bandits, ont intérêt à augmenter leur butin. Eux, y compris l’ensemble de la fonction publique, vivent aux dépens des personnes productives. Mais lorsque cette exploitation devient trop sévère, les gens ont tendance à migrer vers d’autres régions.

Par conséquent, les États ont tendance à étendre leur territoire. Une des façons dont ils tentent de s’étendre est de faire la guerre. Après tout, ils peuvent répercuter les coûts de la guerre sur la population, alors qu’une personne ou une organisation privée devrait supporter elle-même les coûts de l’agression. Les États sont donc par nature plus belliqueux que les organisations de droit privé.

I.: Si je peux me permettre, M. Hoppe. Vous appelez en fait à une Europe de mille Liechtenstein. La Suisse est probablement déjà trop grande pour vous.

H.: Trop grande !

I.: Trop grande comme organisme. Dans ce paradigme, nous sommes, pour ainsi dire, la superpuissance imaginaire. Mais cette atomisation de l’Europe n’est-elle pas une invitation pour les États prédateurs, qui ont aussi des prédateurs dans leurs armoiries ? Comme la Russie, par exemple, avec un aigle bicéphale dont les griffes peuvent saisir le terrain de tous les côtés. Cette parcellisation, cette fissuration de l’Europe à travers les mille Liechtenstein n’est-elle pas une invitation aux potentats qui ont malheureusement toujours existé dans l’histoire ?

H.: La réponse serait alors que nous ne pouvons nous défendre contre ces grands États qu’en devenant nous-mêmes un grand État.

I.: Exactement.

H.: Mais les guerres deviendraient alors de très grandes guerres. Les petits États mènent tout au plus de petites guerres relativement inoffensives. Les grands États qui ont émergé des guerres font la guerre comme nous le voyons aujourd’hui.

I.: Vous avez vécu aux États-Unis. Vous vivez maintenant en Turquie. Vous connaissez les grands États ; vous connaissez aussi la logique des grandes puissances. Soyez honnête maintenant : Les grandes puissances ont toujours menti pour trouver une raison de conquérir les petits pays. Elles ont créé de toutes pièces des systèmes métaphysiques ou idéologiques. Alors, n’est-ce pas précisément cette désintégration, cette fragmentation de l’Europe, qui est la chose la plus dangereuse dans la situation actuelle ?

H.: Même les grands États doivent s’assurer du soutien de leur propre population pour les guerres qu’ils entreprennent. Il faut être en mesure d’expliquer clairement la cause de l’attaque à sa propre population. On a souligné, non par hasard, que le plus gros problème pour Poutine n’est probablement pas les événements militaires immédiats, mais le fait que la Russie est un pays où il y a peu d’enfants. Les mères qui perdent maintenant leurs enfants dans la guerre veilleront à ce que le soutien à leur propre pays continue de diminuer.

I.: Et votre argument soutient la thèse selon laquelle Poutine ne peut rien dire ou doit même interdire d’appeler cette guerre une guerre, parce qu’il a peur de perdre le soutien de son pays.

H.: Il faut donc conseiller aux petits États de mener une politique de neutralité stricte. Bien sûr, ils devraient s’armer. Une attaque contre eux ne devrait pas être sans coûts. Néanmoins, si vous savez qu’il n’y a aucune chance de gagner une guerre contre une puissance étrangère, vous devez envisager de vous rendre, car vous voyez qu’il n’y a guère qu’une bande corrompue échangée contre une autre bande corrompue. Par exemple, la guerre en Ukraine : ce n’est pas le cas que l’Ukraine aura été un État occidental démocratique exemplaire. Sur les indices de corruption, ils étaient pires que la Russie. La productivité économique par personne en Ukraine est inférieure à la productivité économique par personne en Russie. Les dirigeants ukrainiens sont corrompus.

I.:Oui. Je peux vous suivre sur le principe : le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument. Et plus le pouvoir est grand, plus la corruption est grande. Il y a le principe du « small is beautiful », donc peut-être qu’un petit pays est plus facile à gouverner. Mais restons-en à cette volonté de défendre pour le moment. Comment les petits pays sont-ils censés se défendre lorsqu’un grand État assoiffé de pouvoir, assoiffé d’idéologie a soudainement le sentiment qu’il peut écraser certaines régions ? Comment peuvent-ils se défendre ?

H.: Une réponse serait que nous devons aussi former un grand État. Mais un grand État exploite particulièrement lourdement sa population nationale. Voulez-vous que ce soit la réponse à une éventuelle attaque d’un autre grand État ? L’autre variante est bien sûr que les petits États concluent une série d’alliances avec la possibilité d’agir ensemble contre un ennemi. Un droit de veto serait nécessaire, parce qu’on voit le danger, dans l’OTAN, que les petits États – disons les États baltes – parce qu’ils se sentent en sécurité…

I.: … parce qu’ils sont devenus trop confiants.

H.: … se comportent de manière particulièrement effrontée. Et par conséquent, ils pourraient entraîner tout l’Occident dans des guerres, pour ainsi dire.

I.: Maintenant, un tout autre défi : il y a aussi la discussion sur le changement climatique et les réfugiés. Si je vous comprends bien, vous plaidez en fait pour un modèle intergouvernemental coopératif. Il faudrait alors essayer de lutter contre le changement climatique, peut-être par le biais d’une alliance de petits États. Comment voyez-vous le modèle des petits États à la lumière de ces autres prétendus défis mondiaux ?

H.: Je ne suis pas du tout sûr qu’il s’agisse d’un défi mondial ou qu’il ne s’agisse pas d’un problème inventé. Personne n’a nié l’existence d’une chose comme le changement climatique. La question est la suivante : quelle est la contribution humaine à ces problèmes ? Il n’y a en aucune manière une seule réponse. On nous fait croire qu’il existe un consensus scientifique sur les causes exactes de ce phénomène. Cela ne tient pas la route. L’alternative est, si les défis sont tels que le temps se réchauffe, les différentes régions vont naturellement se gouverner différemment parce que la crise se présente différemment dans les différentes régions. Le Groenland est affecté différemment par le réchauffement climatique que les Maldives. Cette idée qu’il devrait y avoir une température mondiale correcte, pour ainsi dire, est complètement absurde.

I.: En principe, on pourrait dire que toute cette question du climat est presque une sorte de présomption idéologique de pouvoir.

H.: Ils veulent centraliser et ont choisi ce sujet. Chaque personne s’adapte individuellement à de telles situations. Soit on achète plus de réfrigérateurs, soit on achète plus de climatiseurs, ou quelque chose comme ça. Mais je n’arrive même pas à me mettre d’accord avec ma femme sur la température de la chambre à coucher. Je la voudrais plus froide. Elle l’aimerait plus chaude. Jusqu’à quel point faut-il être mégalomane pour que des personnes, dont l’éducation se situe un peu plus qu’au niveau de la maternelle, croient qu’elles savent elles-mêmes quelle doit être la température moyenne de la planète. Ils présument savoir comment y parvenir en intervenant dans l’économie dans tous les domaines. Ils disent : vous ne pouvez pas manger ça, vous devez boire ça. Vous n’avez pas le droit d’aller là. Mais vous devez aller là, et ainsi de suite.

I.: Eh bien, je pense que beaucoup de gens (en tout cas moi) vous suivent dans cette critique du pouvoir et de l’omniprésence bureaucratique. Mais je dois néanmoins vous mettre un peu au défi ici aussi, M. Hoppe. N’est-il pas vrai que la fondation de l’État fut un succès culturel ? Le célèbre politologue, le grand libéral Dahrendorf a dit : l’État-nation, cette entité un peu plus grande, est toujours le seul cadre approprié pour l’État de droit et la démocratie – qu’avez-vous à dire à Ralf Dahrendorf ? Vous, en tant qu’ancien élève de Habermas.

H.: L’Allemagne fut unifiée par des guerres. L’Italie fut unifiée par des guerres. Même la Suisse est issue d’une guerre.

I.: Une guerre très courte.

H.: Certes, mais toujours à partir d’une guerre, même courte, la guerre du Sonderbund, et un groupe a été obligé d’obéir à l’autre groupe. Vous nous obéissez maintenant ! Bien qu’en soi, la demande était qu’il y ait un accord unifié de tous les cantons, qui en fait n’existait pas. Alors pourquoi devrait-on accepter une déclaration selon laquelle les États-nations sont une grande invention, alors qu’une guerre fut nécessaire pour créer une telle chose à l’origine ?

I.: Mais vous étiez aux États-Unis et les États-Unis sont l’un des rares exemples où l’on peut dire qu’aux XVIIIe et XIXe siècles, l’État-nation libéral a très bien fonctionné, presque comme une entité impériale nationale libérale.

H.: Non, non plus.

I.: Diriez-vous aussi que les États-Unis doivent à nouveau se diviser ?

H.: En Amérique, il y a eu une guerre, une guerre extrêmement brutale, qui, comparée à ce que fait actuellement Poutine en Ukraine, était probablement pire parce qu’ils ont délibérément ciblé la population civile qu’ils voulaient détruire. Aujourd’hui encore, il y a une grande partie du Sud américain qui pense que c’était la guerre d’agression du Nord. Avant cela, l’opinion était similaire à celle de la Suisse : les États individuels pouvaient quitter l’union des États-Unis. Cela a été réglé depuis.

I.: Bon, j’ai aussi échoué ici à vous déséquilibrer quelque peu. Dernière question de notre conversation : Où voyez-vous l’avenir de l’Union européenne ? Où allons-nous maintenant, sous la direction de Mme Guérot : République européenne, entité plus grande, ou bien croyez-vous que le paradigme Hoppéen d’une UE régionaliste plus délocalisée est l’avenir ?

H.: Les États veulent avoir ce que Mme Guérot a dit, bien sûr.

I.: Que va-t-il se passer ?

H.: Je suis sûr que l’idée de base de la communauté européenne est de réduire la concurrence entre les pays. Une politique fiscale commune est introduite, ce qui enlève toute raison aux entités économiques de se déplacer d’un endroit à l’autre. Avec l’euro, la concurrence monétaire a été supprimée, ce qui empêchait auparavant les pays d’imprimer de l’argent à volonté. Ils avaient peur de dévaluer leur monnaie. Avec l’euro, cette crainte n’a plus lieu d’être. La cohésion actuelle de la communauté européenne est essentiellement due au fait que les chefs de bande des États leaders corrompent pratiquement les chefs de bande des États moins solvables. Dès que la puissance économique de l’Europe diminuera en punissant de plus en plus les productifs, ces soutiens ne seront plus possibles. Alors l’Union européenne se disloquera.

I.: Une conclusion qui donne à réfléchir. Si je vous ai bien compris, vous ne croyez pas au fonctionnement de ces institutions d’une Union européenne. Nous sommes déjà arrivés au terme de notre discussion et je vous remercie beaucoup de votre visite au studio.

H.: Merci beaucoup.

 [Note de la rédaction : Au début du mois, le Dr. Hans-Hermann Hoppe est apparu sur SERVUS TV pour un débat intitulé « Sur l’Etat, la guerre, l’Europe, la décentralisation et la neutralité ». Une traduction anglaise de la transcription fut préparée par Leonhard Paul, un étudiant en droit allemand].

Source:  Institut Mises France

 

 


Liechtenstein

Le Liechtenstein ou principauté du Liechtenstein est un pays de l'Europe centrale de 160 km2 situé entre l'Autriche et la Suisse. Ce petit pays, historiquement dernier reste du Saint-Empire romain germanique, dont il fut le 343e État en 1719, par unification de la seigneurie de Schellenberg et du comté de Vaduz, est une principauté très libérale. La famille princière a fait le choix de diminuer les impôts afin de faciliter l'activité économique, ce qui s'est révélé très positif. Aujourd'hui, ce pays possède l'un des niveaux de vie les plus élevés de la planète.

Sa capitale est Vaduz, lieu de résidence de la famille princière, et place financière internationale.

Le Liechtenstein ne fait pas partie de l'Union européenne. Sa monnaie est le franc suisse.

  • Indice de liberté de la presse : 7e place (2013)[1]

 

Fiscalité

Le Liechtenstein est souvent qualifié, par les enfers fiscaux, (France, Belgique, Espagne...), de paradis fiscal. La principauté possède pourtant un taux d'imposition tout à fait raisonnable par rapport au Delaware ou aux Émirats arabes unis. En effet, les impôts varient de 3 % à 17 %. Cependant, l'imposition est déterminée par les communes, et non par l’État. La législation souple et moderne est très adaptée aux demandes des entreprises, ce qui explique la présence de beaucoup de filiales. Le Liechtenstein n'est pas une bureaucratie et ne croule pas sous des pyramides de lois.

Dette

Ce pays n'a pas de dette, en fait sa dette est négative. Le pays possède une réserve.

Économie générale

Le pays a conclu une union douanière avec la Suisse depuis 1924 et fait partie de l'EEE depuis 1995. Le franc suisse est la monnaie du Liechtenstein par une union monétaire. Le Liechtenstein possède une note AAA qui n'a jamais varié de par la solidité des finances publiques et la stabilité du pays. Une charte financière détermine les impératifs économiques à moyen terme afin de garder une saine maîtrise du budget. Il n'existe pas de subvention publique aux entreprises dans le pays.

L'industrie

Le Liechtenstein possède une solide industrie de haute technologie. Sont produits, entre autres, des appareils de mesure, des outils de grande précision, des produits dentaires, des médicaments. On développe également la technologie du vide ainsi que celles du chauffage et de l'éclairage. La recherche se fait souvent via les universités, puisque l’État ne subventionne pas d'entreprises.

Secteur financier

Le pays possède 15 banques. Les normes visant à lutter contre le blanchiment d'argent et antiterrorisme sont strictement appliquées par ce pays qui est classé comme l'un des moins corrompus au monde. Le secret bancaire est un droit à la vie privée très respecté dans le pays. Il peut cependant être levé en cas de procédure judiciaire.

Personnalités

Citations

  • Naturellement, un anarchiste pourrait prétendre qu'un monarque descendant d'une famille qui a régné pendant des siècles ne peut absolument pas être en faveur de l'abolition de l’État. En réponse, je tiens à souligner que les princes de Liechtenstein ne sont pas payés pour leurs fonctions de chef d'État par l'État ou par le contribuable. Le coût total de notre monarchie, contrairement à presque toutes les autres monarchies, est couvert par les fonds privés du prince ou de la Maison Princière. (Prince Hans-Adam II du Liechtenstein)
  • L'État devrait traiter ses citoyens de la même façon qu'une entreprise traite ses clients. Pour que cela fonctionne, l'État a besoin de concurrence. C'est pour cela que nous sommes en faveur du droit à l'autodétermination au niveau communal, pour mettre fin au monopole de l'État sur son territoire. (Prince Hans-Adam II du Liechtenstein)
  • Jetons un coup d'œil vers un avenir lointain, lorsque les États de ce monde seront devenus des sociétés de services qui se livrent une concurrence pacifique pour attirer des clients potentiels. Là, le client est roi et peut choisir. Nous devons poser la question : quels sont les devoirs laissés à l'État au troisième millénaire qui ne peuvent être résolus mieux et à moindre coût par l'entreprise privée ou par les communautés elles-mêmes ? (Prince Hans-Adam II du Liechtenstein)
  • L’État doit devenir une entreprise de services confrontée à une concurrence pacifique, et non un monopole ne donnant au client que l’option d’accepter un mauvais service au prix le plus élevé ou d’émigrer. (Prince Hans-Adam II du Liechtenstein)
  • Tout leader aujourd’hui qui croit encore qu’il ou elle peut protéger les marchés nationaux avec des droits de douanes et barrières commerciales inflige doubles dégâts à l’économie, d’abord parce que les consommateurs doivent payer des prix supérieurs pour une qualité inférieure, et ensuite parce que l’emploi est mis en danger, puisque le consommateur comme le producteur doivent payer plus cher et sont désavantagés par rapport à la concurrence. (Prince Hans-Adam II du Liechtenstein)

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

 https://www.wikiberal.org/wiki/Liechtenstein

 


RP#2 - janvier 2023 - Thématique: L'Europe

Une Europe à décoder + dossier complet de la CE

 

 

 

France agriculture, viticulture....:L’autosuffisance alimentaire n’est donc pas une chimère !!

Vers une souveraineté alimentaire française

Un potentiel énorme à exploiter

La France dispose d’un potentiel nourricier exceptionnel qui pourrait largement assurer son autosuffisance alimentaire, voire au-delà.

 

 

Selon le rapport de Terre de Liens publié en février 2025, ce potentiel s’élève à 130 % : avec ses 28 millions d’hectares de terres agricoles, le pays pourrait nourrir ses environ 68 millions d’habitants en réorientant la production vers les besoins internes.

Aujourd’hui, près de 43 % de ces surfaces (soit 12,4 millions d’hectares) produisent pour l’exportation – céréales pour l’élevage mondial, vins, etc. – tandis que nous importons massivement fruits et légumes (50-60 % des besoins, souvent hors saison ou exotiques) et protéines comme le soja pour l’alimentation animale. On est déjà autosuffisants à plus de 100 % sur le blé, le lait, la viande bovine ou les pommes de terre, mais les déficits ailleurs créent un paradoxe frustrant.

Arrêter de bétonner les sols agricoles

L’artificialisation des sols reste un scandale : environ 20-30 000 hectares perdus par an ces dernières décennies (l’équivalent d’un département tous les 10 ans), principalement agricoles. La loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) de 2021 impose une réduction progressive, avec objectif zéro net en 2050. En 2025, des assouplissements ont été votés (comme la proposition TRACE au Sénat en mars 2025, repoussant certains objectifs intermédiaires), mais le cadre reste :

densifier les villes, réhabiliter les friches, limiter l’étalement. Cela libère du potentiel pour reconvertir en cultures et préserver notre capacité nourricière.

Pour éviter une pression foncière accrue (logements, infrastructures), une maîtrise de la croissance démographique – via une politique migratoire raisonnée – permettrait de ne pas bétonner en permanence pour des logements sociaux ou autres, préservant ainsi les terres agricoles au bénéfice des Français.

Relocaliser l’industrie

La réindustrialisation avance, même si elle ralentit en 2025 : selon les baromètres, le solde usines (ouvertures/fermetures) est légèrement positif au premier semestre (+9), porté par l’industrie verte (batteries, recyclage). Exemple emblématique : la gigafactory Verkor à Dunkerque/Bourbourg, inaugurée fin 2025, produit dès 2026 des batteries bas carbone (16 GWh initialement, jusqu’à 50 GWh en 2030), avec des milliers d’emplois créés. Soutenu par France 2030, ce type de projet relocalise énergie, santé et alimentation.

L’explosion des circuits courts

Les circuits courts progressent fortement : AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne), marchés de producteurs, Ruches qui disent Oui, magasins à la ferme représentent une part croissante des ventes (environ 8-10 % des achats locaux en 2025, avec une dynamique à +9 %/an). Ils soutiennent les agriculteurs, réduisent le transport et réapprennent le saisonnier. Plus d’un exploitant sur cinq vend en direct, et c’est encore plus pour le bio.
Même en ville, les potagers urbains explosent : balcons, jardins partagés, toits végétalisés.

Un virage collectif nécessaire… mais freiné par les politiques actuelles

Ce n’est pas utopique : certains territoires comme l’Indre affichent un potentiel nourricier à 540 % grâce à leurs vastes surfaces céréalières. Pour avancer vers la souveraineté : consommer local et saisonnier, soutenir les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT), pousser pour une PAC réorientée vers l’autonomie plutôt que l’export massif.

Moins de superflu importé, plus de travail de la terre, des politiques protégeant nos sols : voilà la recette pour une France qui se nourrit d’abord elle-même.

Pourtant, la révolte paysanne actuelle, qui reprend de plus belle en ce début janvier 2026, révèle que le gouvernement ne semble pas vouloir aller dans ce sens. Après une trêve des fêtes, les agriculteurs bloquent à nouveau routes, ports et autoroutes (en Normandie, Sud-Ouest, Isère, etc.), avec des convois vers Paris malgré les interdictions. Les raisons : opposition farouche à l’accord UE-Mercosur (menace de concurrence déloyale), gestion contestée de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse –DNC– (abattages massifs), normes environnementales et administratives jugées excessives, faible revenu malgré les promesses, et une PAC européenne accusée de favoriser l’export au détriment de l’autonomie locale. Syndicats comme la Coordination rurale, la Confédération paysanne et même la FNSEA dénoncent un manque de mesures concrètes, malgré les annonces gouvernementales (fonds hydraulique à 60 millions, promesses sur les engrais). Cette colère, qualifiée de « troisième hiver de mobilisation », montre une déconnexion persistante entre les discours officiels et la réalité du terrain, freinant le virage vers une véritable souveraineté alimentaire.


Une souveraineté à portée de main

L’autosuffisance alimentaire n’est donc pas une chimère : les chiffres et le potentiel agricole français le démontrent clairement. Avec un changement radical de mentalité – accepter de se passer du superflu, valoriser le travail de la terre et privilégier le local – et des politiques courageuses qui réorientent vraiment la production, elle est parfaitement atteignable. Ce même principe s’applique à l’industrie : la France a prouvé par le passé qu’elle pouvait exceller en toute indépendance, avec des fleurons comme le TGV, le Concorde, les métros automatiques ou les centrales nucléaires, fruits d’une vision ambitieuse et souveraine.

Au-delà de la sécurité alimentaire et industrielle, cette voie offre un avantage stratégique majeur : échapper aux diktats et chantages divers d’autres puissances, qu’il s’agisse de menaces tarifaires (droits de douane), de dépendances énergétiques ou alimentaires.

En redevenant maître de ses productions essentielles, la France pourrait choisir librement ses partenaires commerciaux, ne traitant qu’avec ceux qui sont de bons alliés, respectueux et fiables.

 C’est non seulement une question de survie économique, mais de dignité nationale.

https://multipol360.com/vers-une-souverainete-alimentaire-francaise/ 

 

Rappel que l'agriculteur français n'est pas menacé par le boucher de Buenos Aires, mais par les bureaucrates de Paris et de Bruxelles, qui lui interdisent de produire dans les meilleures conditions. Le Mercosur traduit cette querelle entre gangs de politiciens pour savoir qui prélèvera la part du lion sur des échanges auxquels ils ne participent pas. Tant qu'on n'arrive pas collectivement à saisir que la morphologie politique actuelle n'est pas une saine délégation de gouvernance pour garantir la propriété entre voisins mais un processus criminel d'intermédiation conçu pour parasiter la richesse échangée, on ne s'en sortira pas. Nous apprenons si lentement.

Arthur Homines 

Lire aussi:

Comment endormir avec duplicité nos agriculteurs alors qu'une opportunité se présente à eux !

Dossier biodiversité !!

 

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