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janvier 07, 2026

25 millions de Français et Françaises ont un revenu dépendant de l’État des fonctionnaires sans le savoir !

En France, presque tout le monde est fonctionnaire sans le savoir 

Une grande partie des activités économiques dépendent de financements publics en France. La frontière entre public et privé s’efface. 25 et 30 millions de personnes ont un revenu qui dépend directement de l’État. Alors, les Français et Françaises seraient-ils tous fonctionnaires ?

On continue volontiers d’opposer les fonctionnaires, censés vivre de l’impôt, et les salariés du privé, qui relèveraient de l’économie réelle.


 

Pourtant, si l’on parle non plus des statuts, mais des flux d’argent public, le paysage change nettement. Une proportion importante des revenus considérés comme privés dépend en réalité de décisions publiques : remboursements d’assurance maladie, aides agricoles, marchés publics, subventions culturelles, crédits d’impôt, garanties accordées au secteur financier, contrats financés par l’État ou par les collectivités.

Selon les données de l’INSEE, 30,9 millions d’actifs travaillent pour le privé.

La fonction publique, au sens strict, rassemble environ 5,8 millions d’agents en 2023, soit près d’un emploi sur cinq. Si l’on ajoute les salariés du monde associatif, les professions libérales de santé, certains salariés du bâtiment et des travaux publics (BTP), les agriculteurs financés par la Politique agricole commune (PAC), les secteurs régulés comme l’énergie ou encore les services financiers adossés à la dette publique, on arrive rapidement à plusieurs dizaines de millions de personnes dont les revenus dépendent, directement ou plus indirectement, de financements publics.

L’objectif ici n’est pas d’être exhaustif. Presque tous les secteurs, à des degrés divers, s’appuient sur des mécanismes publics. Mais certains offrent des exemples particulièrement documentés. Cet article se concentre sur quelques cas emblématiques.

Secteurs dépendants de l’État

Il est utile de visualiser l’ensemble du paysage économique français à travers un tableau synthétique. Celui-ci montre comment se répartissent, secteur par secteur, les personnes vivant (directement ou indirectement) de fonds publics – et celles dont l’activité relève réellement d’un marché privé pur.

Nous avons utilisé les données de l’Insee – Fonction publique et emploi, l’Insee – Population active, l’INJEP – Emploi associatif, du ministère de la Culture – Chiffres clés culture, de la direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES) – Chômage indemnisé, de France Travail, du ministère de l’Économie – Commande publique, MSA, du ministère de l’Agriculture et de la PAC, de la Fédération bancaire française, de France Assureurs, de l’UNÉDIC – Assurance chômage, de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) – Retraites et France Digitale.

Dépendance à l'État

Tableau à 4 colonnes et 16 lignes. Trié par ordre croissant par colonne "Type de fonds publics mobilisés" (les en-têtes de colonnes avec boutons sont triables) 









Population réellement indépendante du financement publicActivités privées sans subventionsDépendance faible ou nulle5
Chômage indemniséAssurance chômageDépendance totale3
Professionnels de santé libérauxAssurance maladie obligatoireDépendance > 90 % du revenu1
Secteur médico-social, hôpitaux privés, cliniquesAssurance maladie, ARSDépendance très élevée1
Étudiants (18 ans et +)Bourses, aides logement, services publicsDépendance partielle3
Start-up, innovation, deep techCIR, Bpifrance, France 2030Dépendance élevée en phase initiale1
Culture, spectacle vivant, cinémaCNC, intermittence, subventionsDépendance structurelle1
BTP, infrastructures, ingénierieCommande publique (État + collectivités)Dépendance partielle à forte2
Banques et assurancesGarantie publique, dette d’État, régulationDépendance systémique2
Fonction publique (État, territoriale, hospitalière)Impôts, budget général de l’ÉtatDépendance totale6
Télécoms, industries réguléesLicences, concessions publiquesDépendance réglementaire0
Agriculture (exploitants + salariés)PAC + aides nationalesDépendance ≈ 55 % du revenu1

 

Le tableau ci-dessus n’inclut pas les 6 à 7 millions d’adultes inactifs non répertoriés dans ces catégories (personnes vivant du revenu du ménage, du patrimoine, ou en inactivité hors dispositifs sociaux). Cela explique l’écart avec la population adulte totale.

L’État structure le marché privé

L’idée d’un secteur autonome, évoluant hors de l’État, ne résiste pas longtemps à l’analyse. Dans de nombreux métiers, les revenus dépendent de tarifs publics, de mécanismes de remboursement, de subventions, de régulations ou encore de commandes publiques.

Plusieurs travaux d’économie publique de Mariana Mazzucato, de Michel Aglietta ou encore de Pierre-Noël Giraud ont montré combien les États structurent les marchés, souvent davantage qu’on ne le reconnaît dans le débat public.

Cette question de l’imbrication entre décisions publiques et activités privées traverse également mes propres travaux sur la figure de l’entrepreneur, qu’il s’agisse d’analyser comment les politiques publiques structurent les comportements de marché ou d’examiner l’effet des cadres réglementaires sur l’allocation des ressources.

L’État, premier client du pays

Une façon d’être dépendant de l’État, c’est tout simplement la commande publique. Autrement dit, tous les contrats payés par l’État, les mairies, les départements, les hôpitaux, les boîtes publiques comme la SNCF ou la RATP, et même par l’Union européenne.

Selon les données officielles du ministère de l’Économie, ces marchés pèsent presque 8 % du PIB. Ce poids est significatif à l’échelle de l’économie nationale. Concrètement, les marchés publics pèsent 80 milliards d’euros par an, les concessions, comme celle des autoroutes, représentent 120 milliards d’euros par an.

Historiquement, cette dépendance s’explique par le rôle central de l’État, depuis les années 1960, dans le financement et la planification des grands équipements collectifs comme les autoroutes, les chemins de fer, les hôpitaux ou les infrastructures énergétiques.

Ces projets nécessitent des investissements lourds et peu compatibles avec un financement purement privé. Dans les travaux publics, la dépendance à la commande publique est bien documentée. Selon la Fédération nationale des Travaux publics, les maîtres d’ouvrage privés ne représentent qu’un peu plus de 14 milliards d’euros, soit environ un tiers du chiffre d’affaires du secteur. Le reste provenant principalement de clients publics.

Les professionnels de santé, prestataires de service public

Plusieurs professions libérales exercent dans des cadres où l’État intervient fortement : tarifs, remboursements, implantation… Le cœur de leur activité est façonné par des décisions publiques. Ces professionnels sont prestataires d’un service public puisqu’ils fournissent une mission reconnue comme d’intérêt général, financée et régulée par l’État.

C’est particulièrement visible dans le domaine de la santé. Les médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes ou pharmaciens, tirent l’essentiel de leurs revenus de l’assurance maladie obligatoire. Les tarifs sont fixés ou négociés au niveau national et les revalorisations dépendent de décisions gouvernementales.

Certaines rémunérations supplémentaires sont liées à des objectifs de santé publique. Par exemple, le dispositif Rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) valorise la prévention, le suivi des pathologies chroniques ou la vaccination.

La justice, une mission de service public

Les acteurs de justice, comme les notaires, les huissiers, les avocats ou les greffiers, travaillent eux aussi dans un cadre largement défini par la puissance publique.

Les tarifs qu’ils appliquent sont fixés par arrêté ministériel. Par exemple, l’acte authentique des notaires leur donne un monopole prévu par la loi. L’installation n’est pas totalement libre non plus. L’État encadre l’ouverture des offices, après l’avis de l’Autorité de la concurrence, ce qui crée une forme de numerus clausus sans le nommer.

Ces professions libérales exercent une mission de service public régulé, plutôt qu’un métier purement concurrentiel.

La start-up nation n’existe pas sans l’État

Même les start-up, qu’on présente souvent comme très indépendantes, bénéficient de nombreux dispositifs publics. Le crédit d’impôt recherche (CIR) réduit le coût des dépenses de recherche et développement (R&D). Il constitue l’un des leviers fiscaux les plus utilisés par les jeunes entreprises technologiques.

De son côté, Bpifrance intervient sous plusieurs formes, comme les garanties de prêts, les co-financements ou les avances remboursables. Elles permettent aux entreprises de lever des fonds ou d’amorcer leur activité dans des conditions qu’elles n’auraient pas obtenues seules.

Les programmes comme France 2030 ou les appels à projets sectoriels complètent cet ensemble, en orientant des financements vers des secteurs jugés stratégiques : petits réacteurs modulaires (SMR), hydrogène vert, véhicules électriques, etc.

Ces soutiens jouent un rôle stabilisateur évident.

Les exploitations agricoles subventionnées

Dans beaucoup d’exploitations agricoles, les aides publiques, qu’elles viennent de la politique agricole commune (PAC) ou de dispositifs nationaux, pèsent lourd dans l’équilibre économique. Les chiffres de l’Insee l’attestent : en 2021, les subventions d’exploitation représentaient en moyenne 38 % de l’excédent brut d’exploitation des fermes qui en bénéficient.

De 2010 à 2022, les aides directes ont couvert jusqu’à 74 % du revenu moyen des exploitations, toutes spécialités confondues.

Certaines filières, comme les grandes cultures ou l’élevage bovin, sont encore plus sensibles à ces soutiens. Sans cet argent, elles seraient dans une situation économique très fragile, comme le confirment plusieurs analyses de l’Insee. L’agriculture française avance donc, selon les années et les filières, quelque part entre marché et subvention, avec des équilibres qui ne reposent jamais entièrement sur les prix de vente.

La culture cofinancée par la puissance publique

D’après le ministère de la Culture, on parle d’environ 739 800 emplois dans le secteur. Une bonne partie de ces emplois existe grâce aux financements publics : théâtres, opéras, musées, festivals, institutions patrimoniales, écoles d’art, associations subventionnées, etc.

Par exemple, le cinéma français fonctionne en grande partie dans un cadre financé ou cofinancé par la puissance publique. Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) publie chaque année le montant des aides versées. En 2023, elles atteindraient 715 millions d’euros pour l’ensemble du secteur – production, distribution, exploitation. À cela s’ajoutent les crédits d’impôt cinéma, les financements des régions, et les obligations imposées aux diffuseurs (chaînes, plates-formes), devant consacrer une part de leur chiffre d’affaires à la création.

Dans les métiers du spectacle – un ensemble qui inclut le spectacle vivant mais aussi le cinéma et l’audiovisuel –, le mécanisme central est celui de l’intermittence. Il s’agit d’un régime d’assurance-chômage adapté aux artistes et techniciens qui alternent périodes d’emploi et de non-emploi. Ce système permet de lisser les revenus et, en pratique, mutualise le risque financier lié à l’irrégularité des projets artistiques – ce que rappelle régulièrement l’Unédic dans ses rapports.

La presse aidée

La presse écrite bénéficie elle aussi d’un ensemble d’aides publiques : subventions directes, TVA réduite à 2,1 %, et dispositifs spécifiques pour soutenir la diffusion. Depuis la loi Bichet de 1947, l’État veille à ce que la diffusion de la presse reste pluraliste et accessible sur tout le territoire. L’objectif est simple : éviter qu’un marché trop étroit ou trop concentré ne fragilise l’indépendance des titres. Les rapports publics consacrés aux aides à la presse rappellent régulièrement ce rôle structurant.

Selon le ministère de la Culture, ces aides à la presse représentent 21,4 % du chiffre d’affaires du secteur en 2021. Les rapports publics sur ces aides soulignent que, sans ce soutien, la situation financière de ces journaux serait encore plus dégradée, avec un risque accru de disparition de certains titres.

25 millions de Français et Françaises ont un revenu dépendant de l’État

Si on regarde uniquement les actifs et qu’on additionne tous les métiers qui dépendent peu ou beaucoup de décisions publiques – fonctionnaires, professions conventionnées, agriculture aidée, secteurs régulés, marchés publics, culture subventionnée, associations, start-up soutenues –, 25 et 30 millions de personnes ont un revenu qui dépend directement de l’État, d’une façon ou d’une autre.

Professeur des universités en sciences de gestion, Le Mans Université

À lire aussi : Quand le cynisme mine l’engagement dans la fonction publique…

 


                    

 42 millions de Français ont un revenu dépendant de l’État : 

6 M de fonctionnaires 

12 M privé cofinancé par l'État 

7 M chômeurs + aidés 

17 M de retraités 

Seulement 5 M de privé sans subventions 

 La France, un pays communiste. Afuera!   Philippe Herlin

 

Magnifique lettre de Jules Simiand Brocherie, jeune entrepreneur, fondateur de ExtraStudent
Lettre à mon (très) cher État

« À toi, mon très cher État, il faut que l’on se parle avant que l’on parte.

Pourquoi tant de défiance envers ceux qui entreprennent ? Pourquoi ce regard soupçonneux sur ceux qui osent, qui tentent, qui construisent ?
Tes talents fuient.

Hier, ils étaient âgés et riches. Aujourd’hui, ils sont jeunes et pauvres.
Ils ne partent pas avec des comptes remplis, ils partent avec une force de travail, des idées et quelques économies.

Ils partent parce que l’herbe est plus verte ailleurs.
Beaucoup te l’ont dit avant moi : la France est devenue l’un des pires pays pour entreprendre.

Et pourtant, tu as tout pour plaire me diras-tu.

Toi qui ne rates jamais un prélèvement, jamais un appel de cotisation, jamais une échéance URSSAF.

Toujours à l’heure pour encaisser,
beaucoup moins quand il s’agit de rendre.

Notre trésorerie suspendue à ton silence administratif.
Toi qui sais complexifier l’embauche,
rendre chaque CDI anxiogène,
transformer une séparation professionnelle en parcours judiciaire.

Toi qui sais si bien faire taire ceux qui veulent faire.

Toi qui es toujours là pour partager les bénéfices, mais étrangement absent quand il s’agit de pertes.
Le risque est privé,
la réussite est collective,
la sanction est individuelle.

Toi qui sais céder tes pépites aux étrangers
Alstom, Lafarge, Alcatel,
et laisser mourir celles qui résistent encore, comme Brandt, dans l’indifférence générale.

Toi qui demandes toujours plus à des entrepreneurs déjà à bout, à des agriculteurs, premiers entrepreneurs de France, qui n’arrivent même plus à se verser un salaire.

Toi qui regardes des dirigeants s’effondrer, des salariés pleurer, parce que le coût du travail empêche de mieux payer, parce que ton empathie s’arrête souvent au discours.

Beaucoup d’entre nous te quittent. Ils sont de plus en plus nombreux.
Tu ne les retiens pas. Tu les pointes du doigt. Tu les culpabilises. Tu as tort.

Ils seront mieux ailleurs et ne reviendront pas.

Je ne viens pas te dire que tout est foutu.
Je ne viens pas t’annoncer mon départ.
Je viens te dire qu’il reste des courageux. Mais que cette excuse du courage, cette injonction au patriotisme, ne tiendra plus longtemps si tu continues dans cette voie.

Entends nos cris. Accueille nos idées. Simplifie nos vies. Fais-nous confiance. Considère-nous. Et nous resterons.

Entrepreneurs, salariés, artisans, agriculteurs, nous avons des solutions concrètes.

 


Fonction publique

La fonction publique désigne un ensemble de personnes travaillant, sous certaines juridictions ou dans un cadre intergouvernemental, au sein des administrations publiques. Une personne travaillant dans la fonction publique est un fonctionnaire.

Les expressions « fonction publique » et « fonctionnaires » désignent souvent couramment un ensemble plus vaste de personnes travaillant pour des services publics ou d'utilité générale.

La fonction publique est caractérisée par ses privilèges statutaires, dénoncés par les libéraux.

En France, la haute fonction publique, essentiellement issue de l'École nationale d'administration, occupe régulièrement la tête des grandes entreprises françaises et constitue un vecteur privilégié de diffusion du planisme et de la mauvaise gestion publique. De par les privilèges dont elle jouit, elle constitue un pôle d'attraction pour une grande partie de la population, à la recherche d'une sécurité que n'offre pas le secteur privé. Madame de Staël remarquait déjà au XIXe siècle que « le premier article des droits de l’Homme en France, c’est la nécessité pour tout Français d’occuper un emploi public ».

L'École du Choix Public (James McGill Buchanan, William Niskanen et avant eux Jean-Baptiste Say) montre, comme tout individu, le fonctionnaire est motivé par son intérêt propre plutôt que par un indéfinissable intérêt général. En conséquence, la fonction publique se caractérise par des effets pervers :

  • productivité et rémunération sont déconnectées (nivellement des productivités dû à l'homogénéité des rémunérations) ;
  • sélection adverse (seuls les moins productifs restent dans la fonction publique) ;
  • du fait de l'absence de logique de marché : inefficacité, impossibilité du calcul économique, impossibilité de mesurer la satisfaction de l'usager ; bureaucratie ; irresponsabilité.

Citations

  • La fonction publique, la fonction privée ont toutes deux en vue notre avantage. Mais leurs services diffèrent en ceci, que nous subissons forcément les uns et agréons volontairement les autres ; d'où il suit qu'il n'est raisonnable de ne confier à la première que ce que la seconde ne peut absolument pas accomplir. (Frédéric Bastiat)
  • Ce qu'il ne faut jamais perdre de vue, c'est qu’un fonctionnaire public, en sa qualité de fonctionnaire, ne produit absolument rien ; qu'il n'existe, au contraire, que sur les produits de la classe industrieuse, et qu'il ne peut rien consommer qui n'ait été enlevé aux producteurs. (Charles Comte, Charles Dunoyer, Le Censeur européen, p.29-30, 1817)
  • Il y a toutes sortes de corps d’inspection, dont je me demande bien ce qu’ils inspectent. Si on faisait le recensement de tous les fonctionnaires, service par service, je suis persuadé qu’on en trouverait beaucoup dont personne ne pourrait dire à quoi ils servent. Il y a dans la fonction publique trop d’avantages, trop d’honneurs, trop d’effectifs. (Charles de Gaulle)
  • Les fonctionnaires sont tellement habitués à ne rien faire que lorsqu'ils font grève, ils appellent ça une journée d'action. (Coluche) (humour)
  • Le fonctionnariat constitue une noblesse républicaine, avec ses grands seigneurs et ses petits nobliaux désargentés. (Faré)
  • Presque partout, en Europe, le souverain domine de deux manières : il mène une partie des citoyens par la crainte de ses agents, et l'autre par l'espérance qu'ils conçoivent de devenir ses agents. (Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique)
  • Le secteur privé de l’économie est, en fait, le secteur volontaire ; et le secteur public est, en fait, le secteur coercitif. (Henry Hazlitt)
  • Cela ne relève pas de la polémique que de constater que le propre des fonctionnaires est de fonctionner, et que plus il y en a, plus il faut s’attendre à ce qu’ils remplissent leur rôle : identifier de nouvelles « lacunes » réglementaires à combler, peaufiner et perfectionner l’application des lois par des directives, des règlements, des circulaires, des ordonnances et des notices. Sans compter toutes les nouvelles idées de dépenses, subventions et autres soutiens imaginés par les législateurs et qu’il faut organiser. Les risques de cette évolution sont connus : une perte de liberté d’action pour les citoyens, un affaiblissement de l’innovation, une baisse relative des revenus disponibles. (Pierre Bessard, L'AGEFI, 26/02/2015)
  • L’État collectiviste fera tout diriger par une immense armée de fonctionnaires destinés à réglementer les moindres actes de vie des citoyens. (Gustave Le Bon)
  • Les technocrates : une nouvelle race de fainéants. (Coluche)
  • Si vous êtes prêts à accepter de vivre privé de liberté mais dans le confort — et je pense que beaucoup d'entre nous sont dans ce cas, c'est la nature humaine — vous pouvez vous lever tous les jours, aller travailler, gagner un gros salaire pour relativement peu de travail, à l'encontre de l'intérêt public, et aller vous coucher après avoir regardé la télé. (Edward Snowden)
  • Dans le domaine économique, notre administration est la fille du gouvernement de Vichy. [...] La rage du contrôle était née de la pénurie des années 1940-1944. S'y ajoutait, à l'époque, la méfiance maurrassienne contre l'économie libérale. Or, parallélement, la Résistance sous sa forme administrative et politique se pénétrait de la même méfiance en partant d'une idéologie différente mais de réactions analogues. Depuis la fin de la guerre, des générations de fonctionnaires ont été formées dans l'esprit que l'intérêt général se confond non pas seulement avec la primauté de l'État mais avec l'interventionnisme étatique et la défiance à l'égard de l'entreprise privée. (Georges Pompidou, Le nœud gordien, 1974)
  • Un corps cohérent, relativement petit, de fonctionnaires ayant des intérêts communs et agissant sous la direction d’une autorité centrale, a un immense avantage sur un public incohérent qui n’a point de règle fixe de conduite et ne peut être amené à agir de concert que sous l’empire d’une forte provocation. C’est pourquoi une organisation de fonctionnaires, étant arrivée au-delà d’une certaine phase de développement, devient de plus en plus irrésistible, comme nous le voyons dans les bureaucraties du continent. (Herbert Spencer)

Bibliographie

  • 2012, Olivier Babeau, « fonctionnaires », In: Mathieu Laine, dir., Dictionnaire du libéralisme, Paris: Larousse, pp273-274

Voir aussi

 

 

novembre 12, 2025

Réforme des retraites (cas des fonctionnaires) - Sécu ??

Réforme des retraites : le gouvernement prêt à lâcher encore du lest
En attendant la capitalisation les assurances et le retrait du système Ponzi; Nos petits-enfants reçoivent déjà leur CB spécieuse ! 
Vive le socialisme !! 
 
Triste aussi l'inculture et le formatage de nos jeunes par lequel il faut conserver un système inepte et pour ce faire, faisons payer les "boomers" (socialo pour certains)
 
Remarquez avec l'Europe, perdition déjà du cash bientôt, il faudrait que le gouvernement ait directement accès au portefeuille des petits français pour mieux guider l'épargne, Non ??
 
 
 
"Honte à ceux qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse française et de notre pays en votant la suspension de la réforme des retraites ou en s’abstenant. Les dirigeants et députés macronistes défont ainsi leur si maigre bilan et renient leur parole. Se rallier (enfin) à l’idée d’instaurer de la capitalisation n’exclut pas d’avoir le courage de modifier dès à présent les paramètres fondamentaux pour répondre à la réalité du déficit vertigineux du système. La petite réforme des retraites votée en 2023 y contribuait, elle est désormais suspendue, pour ne pas dire abandonnée. Les jeunes sont les premières victimes de cette lâcheté qui ne vise que la stabilité des places, l’immobilisme dans l’échec, et génère l’instabilité financière, fiscale, économique et sociale. En finir avec la caste inconséquente, cette union de fait de la technocratie arrogante et conformiste et de la parlementocratie médiocre et démagogique."
David Lisnard

 

 
Une écrasante majorité de Français soutient les propositions de @GabrielAttal et @Renaissance pour un nouveau modèle de système des retraites !  
 
Suppression de l’âge légal  
Système universel : 1 € cotisé = 1 € de pension  
Introduction d’une part de capitalisation : 1 000 € versés par l’État à la naissance sur un compte individuel, abondable par les proches jusqu’à 18 ans (avec abattement fiscal)
 

 

En suspendant la réforme des retraites, les députés votent pour la décroissance

ÉDITO. Le vote de l’Assemblée nationale montre que nos représentants privilégient les intérêts électoraux immédiats à la santé des finances publiques du pays et à son avenir économique.

En votant pour la suspension de la réforme des retraites, les députés ont implicitement voté en faveur de la décroissance économique en France, en faveur du « travailler moins pour gagner moins ». On n'en finirait pas de dresser la liste des dénis que cette décision illustre.

À commencer par celui du vieillissement rapide de la population qui promet tôt ou tard à la faillite, de façon mathématique et inéluctable, le régime par répartition dans ses paramètres actuels. Déni également de la situation de délabrement de nos finances publiques, d'une dette amenée à poursuivre son irrésistible ascension par lâcheté ou irresponsabilité budgétaire de nos gouvernants et de nos élus, d'une charge de la dette dépassant désormais le budget de l'Éducation nationale.

https://www.lepoint.fr/economie/en-suspendant-la-reforme-des-retraites-les-deputes-votent-pour-la-decroissance-12-11-2025-2603009_28.php?at_variante=Community%20Management 

 

 
"Le gouvernement de Sébastien Lecornu penche selon nos informations pour étendre le bénéfice de la suspension de la réforme à plusieurs catégories de personnes pour satisfaire aux demandes des socialistes. La facture va augmenter.
 
 
Le gouvernement s'apprête à abattre une nouvelle carte sur la « suspension » de la réforme des retraites. Au coeur des débats politiques de ces dernières semaines, le gel de l'âge de départ en retraite va être discuté ce mercredi à l'Assemblée nationale. Selon nos informations confirmées par le gouvernement de Sébastien Lecornu, celui-ci penche pour accéder aux demandes d'élargissement des socialistes afin de maximiser ses chances de survie.
 
Les principales modalités de la mise en pause réclamée par le Parti socialiste sont connues. Sous sa pression, le gouvernement, très fragile faute de majorité à l'Assemblée, a déjà amendé sa copie budgétaire sous la forme d'une lettre rectificative."
 

 
Bientôt sous curatelle FMI, voire tutelle !
 

Réforme des retraites : Gabriel Attal et les députés macronistes en difficulté pour voter la suspension

Les troupes du bloc central vont assister ce mercredi à la suspension de la réforme phare du macronisme. Un crève-cœur que Gabriel Attal entend exploiter.



EN BREF
• L’Assemblée nationale doit débattre ce mercredi de la suspension de la réforme des retraites promise par Sébastien Lecornu.
• Les députés macronistes hésitent entre accepter la concession ou ne pas liquider l’héritage d’Emmanuel Macron.
• Gabriel Attal souhaite l’abstention et propose par ailleurs une réforme profonde du système en offrant 1000 euros à chaque enfant qui naît. 

Certes, le deal entre le gouvernement et le Parti socialiste paraît entendu. Et certes, Élisabeth Borne en personne a planté le premier clou sur le cercueil de la réforme qu’elle a portée face à la mitraille. Il n’empêche : ce mercredi 12 novembre est un drôle de jour pour les députés macronistes, qui vont devoir avaliser la suspension de la réforme des retraites.
 

La mesure qui se trouve à l’article 45 du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) sera débattue dans l’après-midi dans l’hémicycle. Il sera alors impossible de faire échouer cette marque de « compromis » synonyme de stabilité gouvernementale. Preuve que la couleuvre est particulièrement difficile à avaler, le groupe présidé par Gabriel Attal apparaît plus que jamais tiraillé sur la position à adopter.

Faut-il voter contre cette suspension au nom de la constance sur le sujet et de la fierté à assumer ce legs macroniste ? Ou, au contraire, approuver la suspension au nom de la loyauté à Sébastien Lecornu et de la volonté partagée de déboucher sur un compromis avec les socialistes afin de chasser les démons d’une instabilité gouvernementale, aussi coûteuse sur le plan économique que politique ?

Vers une abstention… suffisante ?

Cité par Libération, le député Pierre Cazeneuve illustre la difficulté de la séquence pour les troupes macronistes : « Il y a le ressenti : il est difficile de revenir sur quelque chose que l’on a beaucoup porté, qui nous a valu d’être très attaqués, de manière extrêmement virulente, et pour lequel beaucoup de collègues ont perduEt il y a quelque chose de viscéral : c’est un déni de réalité, une dette qu’on laisse aux générations suivantes ».

Du côté de l’aile droite du parti, certains sont catégoriques : hors de question de revenir sur le seul acquis de l’ère Macron. « Je voterai contre la suspension de la réforme des retraites, quel que soit le rapport de force politique. Parce que je pense que c’est une erreur », a prévenu le macroniste de la première heure Marc Ferracci dans une interview accordée à L’Opinion. Une position partagée par Éric Woerth. D’autres, particulièrement sur l’aile gauche, plaident au contraire pour le vote en faveur de la suspension, histoire de montrer au PS que le bloc central est capable de tendre la main.

Afin de ménager les troupes, et de trouver une formule qui convienne au plus grand nombre, Gabriel Attal prône l’abstention. « Certains souhaitent voter contre la suspension tout en soutenant le PLFSS. D’autres pensent qu’il faut s’abstenir pour marquer le compromis. Le Premier ministre a semblé favorable à une abstention, qui permettrait de défendre notre projet sans bloquer le compromis », a déclaré ce lundi 10 novembre l’ex-Premier ministre devant la presse. C’est donc cette position médiane qui devrait dominer, avec tous les risques qu’elle comporte. Car si le PS et le RN ont prévu de voter pour cette suspension, la France insoumise (qui réduit la concession à un simple « décalage » de la réforme) ne veut pas en entendre parler, tandis que les communistes et les écolos prévoient de s’abstenir.

Du côté de la droite, Horizons et Les Républicains devraient voter contre. Il n’est donc pas certains que cette concession aux socialistes passe si facilement. À moins que l’ultime geste consenti par le gouvernement, qui ajoute un amendement visant à inclure les carrières longes dans la suspension, réussisse à engranger suffisamment de votes à gauche pour éviter le crash.

Gabriel Attal et sa proposition à 1000 euros

Quoi qu’il en soit, hors de question pour Gabriel Attal de donner l’impression de subir la séquence à l’heure où l’Assemblée s’apprête à enterrer cette réforme phare du macronisme. C’est ainsi que le chef de Renaissance entend profiter de l’occasion pour remettre sur la table une réforme en profondeur du système actuel. Soit « un système universel, clair et compréhensible », s’inspirant de la réforme Philippe avortée de 2020 et introduisant une dose de capitalisation. Avec notamment l’instauration d’un dispositif inédit : doter chaque enfant d’un compte de capitalisation armé de 1000 euros à la naissance, sans conditions de ressources, via un « fonds souverain ». Ce compte de capitalisation pourrait être abondé par les parents ou grands-parents de l’enfant, qui seraient incités à le garnir via un abattement fiscal.

Selon l’exposé des motifs de l’amendement déposé par Gabriel Attal (et consulté par Le Figaro et Le Parisien), l’objectif de la mesure serait de « favoriser l’accumulation d’un capital personnel pour chaque jeune Français, placé dans un véhicule d’investissement collectif et sécurisé », mais aussi de « renforcer la souveraineté financière nationale en orientant l’épargne vers le financement de l’économie française, notamment les entreprises stratégiques, les infrastructures et la transition énergétique ».

Le tout, donc, au service d’un système qui serait totalement repensé. « Chacun sera libre de choisir le moment où il part. On ne fixe qu’une condition : il faudra un montant minimal de pension de retraite à atteindre pour pouvoir liquider sa retraite », a plaidé Gabriel Attal, prônant une formule dans laquelle « un euro cotisé ouvre les mêmes droits, que l’on soit salarié, fonctionnaire ou indépendant ». Toutefois, le président du groupe Ensemble pour la République est conscient que cet amendement n’a aucune chance de passer dans le cadre de l’examen du PLFSS. Mais l’objectif est ailleurs : le texte lui permet d’ouvrir le débat, à l’heure où la suspension de la réforme des retraites est perçue comme une façon de renvoyer ce dossier explosif à la présidentielle 2027. Ou comment transformer le douloureux enterrement d’une réforme en promesse de campagne.

Romain Herreros 

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/reforme-des-retraites-gabriel-attal-et-les-deputes-macronistes-en-difficulte-pour-voter-la-suspension_257030.html 

 

 
 
Je rappelle aussi que les fonctionnaires ne représentent que 8 % de la population française (5,8 millions) mais font 99 % du déficit du régime de retraite tous régimes confondus !!!! 
 
 
Sur les 6 grands régimes de retraite, se cachent le mammouth et l’éléphant dans le salon, à votre avis lesquels sont-ils ? 
Réponse : fonction publique d’État et militaires (45,1 milliards de déficit compensés par l’État) et les régimes spéciaux (7,6 milliards € compensés par l’Etat). 
 
Sans cette contribution le déficit de ces 2 régimes serait de 52,7 milliards pour 3,5 millions de pensionnés avec 2,5 millions de cotisants !!!! 
 

Les 2 régimes des salariés et des professions libérales sont quasiment à l’équilibre et le régime agirc arrco a quasiment + 10 milliards € excédent !!!
 
Emmanuel De Wailly 

Budget de la Sécu : le Parti socialiste, menacé d’isolement à gauche, navigue en eaux troubles

Le PS assume son vote « pour » la partie recettes du budget de la Sécurité sociale par le débat à venir sur la réforme des retraites. Mais le discours peine à convaincre ses alliés.

EN BREF
Le PS a voté « pour » la partie « recettes » du budget de la Sécurité sociale.
Après ce choix, ils s’attirent les critiques de la France insoumise, et d’autres élus à gauche.
Le fossé pourrait se creuser avec le vote à venir sur la suspension de la réforme des retraites.

PS, comme « Parti solitaire » ? Ou sur le point de l’être. Le vote des socialistes samedi 8 novembre sur la partie « recettes » du budget de la Sécurité sociale fait loucher à gauche. À quelques rares exceptions individuelles, les députés de Boris Vallaud ont été les seuls dans cette partie de l’hémicycle à soutenir le texte remanié par une semaine de débats. Une position qui devient de plus en plus difficile à tenir.

Le volet du PLFSS a été adopté avec environ 170 voix, en tenant compte des erreurs de vote. Dans les votes « pour », la majorité du groupe EPR, du MoDem, des LIOT, une poignée d’Horizons, une écologiste, trois GDR… et cinquante-neuf voix socialistes. Le soutien du PS n’est pas vraiment une surprise. L’amendement sur la suspension de la réforme des retraites, qu’ils ont obtenu de Sébastien Lecornu contre la non-censure, figure dans le volet « dépenses » du PLFSS. Or, si la partie recettes avait été rejetée, le texte serait passé directement au Sénat, privant ainsi l’Assemblée du débat sur ce sujet.

Argument irrecevable pour La France insoumise, qui estime que la suspension de la réforme n’est qu’un « leurre » et qui avait de toute façon rompu avec les socialistes bien avant cet épisode. L’examen du budget de l’État avait déjà tourné au pugilat entre les deux partis de gauche, et les tensions n’ont été que plus vives lors de celui de la Sécurité sociale. Les esprits se sont notamment échauffés lors du rejet d’un amendement PS augmentant la CSG sur les revenus du capital. « Jean-Luc Mélenchon ne défend plus les travailleurs, il défend le grand capital ! », s’est emporté Philippe Brun dans Le Point, ce à quoi Manuel Bompard a répliqué en ironisant sur « Vladimir Ilitch Brun, le guide suprême de la révolution prolétarienne », en référence à Lénine.

« Olivier, je ne te comprends pas »

Samedi soir, après le scrutin en séance, Jean-Luc Mélenchon s’est fendu d’un tweet assassin. « Voter le budget du gouvernement c’est être son soutien », a cinglé le fondateur de la France insoumise. Peu surprenant. Plus surprenant en revanche est la position d’autres députés de gauche, tout aussi perplexes sur la stratégie des socialistes.

L’écologiste Sandrine Rousseau en fait partie. « Olivier, je ne te comprends pas. Vraiment, je ne te comprends pas », a-t-elle posé sur BFMTV ce dimanche 9 novembre. « Ce que nous avons adopté dans l’hémicycle hier, c’est - 3 millions de recettes par rapport à la copie du gouvernement. On investit moins sur la santé, la sécurité, les familles, le volet vieillesse que ce que le gouvernement voulait initialement » , explique-t-elle. La députée de Paris a voté contre le volet « recettes », sur la même ligne que La France Insoumise.

Sandrine Rousseau fait à ce stade figure d’exception dans son camp - en excluant les ex-députés LFI qui siègent désormais avec les Verts. La majorité du groupe dirigé par Cyrielle Chatelain a opté pour l’abstention, afin de « ne pas bloquer la suite des débats » a expliqué sa présidente. Mais le vent pourrait tourner.

Le 6 novembre sur RTL, la secrétaire nationale des Écologistes estimait ainsi que c’était « un devoir moral politique » de s’opposer aux textes budgétaires actuellement en débat, évoquant « le triple axel des socialistes » à la réception incertaine. « La formule est jolie mais on ne fait pas le bonheur des Français avec des punchlines », répond Olivier Faure dans Le Parisien samedi soir. « Notre devoir, c’est de leur éviter les horreurs contenues dans ces deux projets de loi. Si tout s’arrête, le gouvernement procédera seul par loi spéciale et ordonnances et nous imposera ce que nous pouvons empêcher par le débat », se défend-il.

PCF et écolos pour apaiser (pour l’instant)

Pour l’instant les députés écologistes tempèrent les propos de leur dirigeante, qui exprime simplement « une inquiétude » face aux « alertes qui nous remontent de partout » sur le terrain démine Cyrielle Chatelain dans Libé. Les élus communistes jouent aussi les pompiers, à l’image du président du groupe GDR Stéphane Peu qui « déplore les excès de langage d’un côté comme de l’autre » entre insoumis et socialistes, mais considère que cela « n’invalide pas l’unité nécessaire » face à la poussée de l’extrême droite. « Ne cherchez pas de rupture », a insisté Fabien Roussel dimanche sur France 3. « Chacun fait ce qu’il veut », a-t-il résumé disant « comprendre ceux qui votent contre » le budget tout en se revendiquant « plutôt de la tendance de ceux qui veulent construire ».

Mais la séquence budgétaire est loin d’être finie et le plus dur est encore à venir pour les socialistes. Premier test d’envergure : la journée du mercredi 12 novembre avec l’examen de l’amendement de suspension de la réforme Borne et le vote sur l’ensemble du Budget de la sécurité sociale. Sur les deux sujets, les insoumis ont déjà officialisé leur position contre. Olivier Faure mise donc sur les communistes et écologistes, qu’il presse de « participer pleinement à la discussion avec le gouvernement, aller chercher aussi à le faire plier, ou à bâtir les compromis utiles et faire en sorte que nous puissions donner un budget au pays. » Et aussi que le PS ne se retrouve pas seul et en première ligne des critiques qui ne manqueront pas d’arriver en cas d’échec.

Jade Toussay 

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/budget-de-la-secu-le-parti-socialiste-menace-d-isolement-a-gauche-navigue-en-eaux-troubles_256978.html

 

 
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