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janvier 16, 2026

INFORMATIONS FRANÇAISE - Janvier 2026 - Bons voeux.....

Sommaire:

A) - Les attaques mondialistes contre la langue française : une perte de souveraineté silencieuse 

B) - Macron vend la souveraineté française à une UE massivement rejetée par le peuple

C) - La condamnation de Free : un réveil forcé face à l’hémorragie de nos données personnelles

D) - Les manifestations des agriculteurs français : une victoire contre le MERCOSUR

 


                                                                          Informations françaises

A) - Les attaques mondialistes contre la langue française : une perte de souveraineté silencieuse 

Dans un monde globalisé où l’anglais s’impose comme la lingua franca incontestée, la langue française, autrefois symbole de raffinement et d’universalisme, subit une érosion accélérée. 

 Inspiré par l’article du Général Henri Roure publié sur Place d’Armes, intitulé « Nouvelle tentative d’assassinat de la langue française », ce texte explore les assauts portés contre le français dans la diplomatie, les documents techniques, les tutoriels en ligne et les réseaux sociaux.

Ces attaques, souvent attribuées à des forces mondialistes, menacent non seulement la richesse linguistique mais aussi la souveraineté culturelle et nationale de la France.

Comme le souligne Roure, la langue française est un pilier de la civilisation, forgée par des siècles d’histoire et offerte au monde, mais aujourd’hui marginalisée par des influences anglo-saxonnes et européo-mondialistes.

Le déclin historique du français en diplomatie : de la domination à la marginalisation

Le français a longtemps régné en maître sur la scène diplomatique internationale. Dès 1714, avec le Traité de Rastatt, il s’impose comme la langue exclusive des négociations européennes, succédant au latin et symbolisant l’influence culturelle de la France. Cette suprématie perdure jusqu’au début du XXe siècle, où le français est célébré pour sa précision et son élégance, facilitant les échanges entre élites mondiales. Rivarol, en 1784, le qualifiait de « langue humaine » par excellence, idéale pour les traités internationaux.

Pourtant, le déclin s’amorce en 1919 avec le Traité de Versailles, rédigé pour la première fois en français et en anglais, sous pression américaine et britannique.

Les facteurs sont multiples : la chute des monarchies européennes, la montée en puissance des États-Unis, et l’élargissement des cercles diplomatiques au-delà de l’Europe.

Après 1945, l’anglais s’impose définitivement, reléguant le français à un rôle secondaire. À l’ONU, 90 % des documents sont désormais en anglais, malgré le statut officiel du français. Dans l’Union européenne, l’anglais domine les appels d’offres et les communications, au mépris de la diversité linguistique.

Ce recul n’est pas neutre : il reflète une perte d’influence française. La francophonie, avec ses 583 millions de locuteurs en 2024, pourrait être un levier diplomatique, mais elle est souvent négligée. Des critiques pointent du doigt les « mondialistes » – ces acteurs promouvant une uniformisation culturelle sous couvert de globalisation – qui favorisent l’anglo-américain comme vecteur du néolibéralisme. En Afrique, où le français est défendu avec plus de vigueur qu’en France métropolitaine, des sentiments anti-français émergent, liant la langue à une « Françafrique » impérialiste.



La disparition du français dans les documents techniques et les tutoriels en ligne

Dans le domaine technique, l’anglais envahit les documents et les ressources éducatives. Les anglicismes prolifèrent dans le vocabulaire scientifique et professionnel, diluant la pureté du français. Sur YouTube et les réseaux sociaux, les tutoriels en français sont minoritaires. Les jeunes, qui s’informent majoritairement via ces plateformes (80 % sur YouTube), se tournent vers des contenus anglais pour leur abondance et leur visibilité.

Les bibliothèques universitaires françaises peinent à produire des vidéos en français, contrairement à leurs homologues québécoises, qui investissent davantage dans la langue locale.

Cette asymétrie renforce l’hégémonie anglaise : des termes comme « podcast » ou « tuto » deviennent courants, érodant le français technique. Sur X (anciennement Twitter), des discussions soulignent comment l’anglais domine les échanges scientifiques, reléguant le français à un rôle marginal.

L’auto-censure des Français : publier en anglais pour exister

Un phénomène alarmant émerge : l’auto-censure linguistique. De nombreux Français, créateurs de contenu ou professionnels, optent pour l’anglais afin d’atteindre une audience plus large. Sur YouTube, des chaînes éducatives ou techniques abandonnent le français pour l’anglais, craignant une visibilité limitée. Des posts sur X dénoncent cette « soumission » : « Nous sommes soumis à un bombardement pour détruire la langue française au profit d’un espèce de globish. »

Cette tendance s’explique par la pression des algorithmes et des marchés globaux, où l’anglais est synonyme de succès. Elle s’inscrit dans un contexte plus large d’américanisation culturelle, où l’école française, en crise, privilégie l’anglais au détriment du français classique. Des linguistes comme Lionel Meney parlent d’un « naufrage » du français face au triomphe de l’anglais.

Les mondialistes à l’assaut : une menace pour la souveraineté nationale

Ces évolutions ne sont pas fortuites ; elles s’inscrivent dans une stratégie mondialiste visant à uniformiser les cultures. L’anglais, comme outil de l’impérialisme linguistique, sert la mondialisation néolibérale, érodant les identités nationales. En France, des politiques comme l’écriture inclusive – dénoncée par Roure comme un « instrument juridique au service d’une volonté européiste » – fragmentent la langue, la rendant incompatible avec sa tradition orale et écrite.

De nombreuses critiques visent Emmanuel Macron pour son hostilité à la francophonie : choix d’une secrétaire générale rwandaise francophobe pour l’OIF, préférence pour l’anglais dans les communications officielles. Sur X, des voix comme Julien Odoul accusent le gouvernement de « faire reculer la langue française ». Cette érosion menace la souveraineté : la langue est un attribut de la nation, et sa perte équivaut à une dépossession culturelle. Fernand Braudel l’affirmait : « La France, c’est la langue française. »

En conclusion, la langue française n’est pas seulement un moyen de communication ; elle est l’essence de la souveraineté.

Face aux assauts mondialistes, un sursaut est nécessaire : promouvoir le français dans l’éducation, les médias et la diplomatie, résister à l’auto-censure, et défendre sa pureté contre les influences destructrices. Comme l’appelle Roure, il faut « changer de mode de gouvernement » pour restaurer la grandeur de la France. Sans cela, nous risquons un monde uniforme, où la diversité linguistique – et avec elle, la liberté de pensée – s’efface au profit d’un globish insipide.

https://multipol360.com/les-attaques-mondialistes-contre-la-langue-francaise-une-perte-de-souverainete-silencieuse/ 

 


 

B) - Macron vend la souveraineté française à une UE massivement rejetée par le peuple

Emmanuel Macron, ce président qui se pose en sauveur de l’Europe, n’hésite pas à piétiner les intérêts nationaux de la France pour servir une Union européenne (UE) que les Français ont déjà rejetée à deux reprises. En 2005, lors du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, 54,67 % des électeurs français ont voté « non », un rejet massif qui a plongé l’UE dans une crise profonde.

Ce scrutin, marqué par une participation de 69,37 %, n’était pas un caprice : il reflétait une profonde méfiance envers une Europe perçue comme une machine à diluer la souveraineté nationale, favorisant les intérêts des élites au détriment des citoyens ordinaires.

Pourtant, Macron persiste, comme si ce verdict populaire n’avait jamais existé, et accélère la désindustrialisation française au nom d’une « autonomie stratégique européenne » qui n’est qu’un mirage. Pire encore, alors que l’euroscepticisme explose en France – avec 27 % des Français favorables à un « Frexit » en 2025, en hausse par rapport à l’année précédente – Macron continue de trahir son pays pour une UE de plus en plus contestée.

Un rejet historique ignoré : les Français contre l’Europe des élites

Rappelons les faits : le 29 mai 2005, les Français ont massivement dit « non » au traité constitutionnel européen, avec 15,4 millions de voix contre 12,8 millions pour le « oui ». Ce vote n’était pas isolé ; il faisait écho au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, où le « oui » l’avait emporté de justesse (51 %), mais avec une forte opposition soulignant déjà les craintes d’une perte de souveraineté. Ces rejets ont eu des implications durables : ils ont alimenté un sentiment de désenchantement politique, avec une baisse de la participation électorale et une montée des partis anti-système dans les élections suivantes. Vingt ans plus tard, l’euroscepticisme n’a fait que croître. Des sondages récents montrent que la France est l’un des pays les plus pessimistes sur l’avenir de l’UE, avec seulement 33 % de confiance en l’institution en 2023, et une hausse des voix appelant à un Frexit. En 2024-2025, les élections européennes ont vu une poussée des partis eurosceptiques comme le Rassemblement National, Les Patriotes, Debout la France et bien sûr le parti de François Asselineau, l’UPR reflétant une frustration croissante face à l’immigration, aux régulations excessives et à la perte d’indépendance économique. Macron, au lieu de défendre les intérêts français, semble mépriser ce verdict populaire, préférant une Europe fédéraliste qui dilue la France dans un ensemble bureaucratique dominé par l’Allemagne et les lobbies (voir ici).

La désindustrialisation française : le prix de la soumission à l’UE

Sous Macron, la France a accéléré sa descente aux enfers industriels, sacrifiant ses usines et ses emplois au nom d’une « intégration européenne » qui profite surtout aux voisins. Prenons l’exemple récent de l’industrie de défense :

lors d’une réunion avec les patrons du secteur, Macron a menacé de se tourner vers des « solutions européennes » si les entreprises françaises ne respectaient pas les délais de production, regrettant les retards et affirmant que l’armée française « n’est plus leur chasse gardée ».

Traduction : il est prêt à acheter des chars allemands plutôt que français, coulant ainsi l’industrie nationale au profit de l’Allemagne. Florian Philippot, leader des Patriotes, n’a pas mâché ses mots : « Ça s’appelle être un traître. Un vendu. »

Ce n’est pas un cas isolé. La fermeture de Brandt en décembre 2025, dernier grand fabricant français d’électroménager, a entraîné la perte de 700 à 750 emplois directs et la disparition de marques emblématiques comme Vedette ou Sauter. Ce naufrage est le symptôme d’une France qui abandonne son industrie sous l’influence de politiques libérales européennes, comme les accords de libre-échange controversés et les normes du Pacte Vert qui étouffent l’agriculture et l’industrie. Depuis les années 1970, la France a perdu plus de 2,5 millions d’emplois industriels, et la part de l’industrie dans la valeur ajoutée nationale est tombée à 11 %. En 2025 seul, plus de 108 usines ont fermé ou été menacées, contre seulement 80 créations.

 La grande exposition de Macron « Grande Exposition du Fabriqué en France », tenue en novembre 2025, n’est qu’une vitrine superficielle masquant un déclin profond. Pendant que l’Élysée parade avec 123 produits « made in France », les contrats publics fuient vers l’étranger : pistolets Sig-Sauer fabriqués en Allemagne pour les forces de l’ordre, pièces de rechange pour chars Leclerc en Chine, fusils HK 416 en Allemagne, vêtements pour l’armée en Tunisie… Même les révisions de la flotte d’Air France se font en Angleterre et au Maroc. Arnaud Montebourg, ancien ministre, dénonce cette « déroute » : des importations annuelles de 20 milliards d’euros vers l’Allemagne et la Chine, une dette publique dépassant 3.400 milliards d’euros (plus de 120 % du PIB), et un manque de 150.000 emplois qualifiés dans l’industrie. Sous Macron, la part industrielle du PIB a chuté de 16 % en 2000 à moins de 10 % aujourd’hui, plus vite qu’en Allemagne ou en Italie.

Ces choix s’inscrivent dans une politique macronienne qui privilégie l’UE au détriment de la France. 

Critiqué pour son protectionnisme mou qui met en péril le marché unique européen, Macron a été accusé de virer vers un « protectionnisme doux » qui isole la France tout en favorisant des achats européens. Ses réformes, comme la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric en 2014 (sous son mandat de ministre), ont accéléré la perte de souveraineté, transférant la maintenance des réacteurs nucléaires français à des intérêts étrangers. Résultat : une dette publique qui a explosé à 117 % du PIB en 2025, contre 2,6 % de déficit en 2017, et une croissance atone de 0,7 %, en deçà de la moyenne de la zone euro.

L’euroscepticisme en hausse : les Français ne veulent plus de cette Europe

Les Français sont de plus en plus eurosceptiques, et pour cause. Des sondages de 2020-2026 montrent une dissatisfaction croissante : la France est en bas du classement des pays confiants en l’UE, avec des préoccupations sur l’immigration, les régulations technocratiques et l’euro. En 2024, les élections européennes ont vu une charge des partis reflétant un rejet de l’intégration forcée. Macron, en poussant pour une « autonomie stratégique européenne » ne fait qu’alimenter ce sentiment. 

 

Par son alignement inconditionnel sur une UE dominée par Berlin, Macron alimente la voracité de l’Allemagne, qui adopte une posture de plus en plus belliqueuse en matière commerciale et étrangère, poussant des mesures protectionnistes et interventionnistes qui désindustrialisent l’Europe au profit de ses exportations toxiques. Ce réarmement massif allemand, avec un budget défense explosant à plus de 100 milliards d’euros et des exportations d’armes doublées, réveille les fantômes historiques d’une machine de guerre souveraine, menaçant directement l’industrie française au détriment des Français. Il est temps que la France se réveille et reprenne son destin en main, loin de cette UE qui l’étouffe. Le Frexit n’est plus une option, c’est une nécessité.

https://multipol360.com/macron-vend-la-souverainete-francaise-a-une-ue-massivement-rejetee-par-le-peuple/



 

C) - La condamnation de Free : un réveil forcé face à l’hémorragie de nos données personnelles

En ce début d’année 2026, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le paysage numérique français : l’opérateur télécom Free vient d’écoper d’une amende colossale de 42 millions d’euros pour une fuite de données massive survenue en octobre 2024.

Cette sanction, infligée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), marque un tournant dans la lutte contre la négligence des entreprises en matière de cybersécurité. 

Mais au-delà de ce cas isolé, elle met en lumière un fléau bien plus profond qui gangrène notre société : les fuites de données récurrentes, la perte de souveraineté numérique et le pouvoir insidieux que confèrent ces informations à ceux qui les contrôlent.

Le cas Free : une négligence aux conséquences dévastatrices

Rappelons les faits. En octobre 2024, un pirate informatique s’est infiltré dans les systèmes de Free, compromettant les données de pas moins de 24 millions d’abonnés. Parmi les informations volées figuraient des données ultra-sensibles, comme les IBAN (numéros de comptes bancaires), exposant les victimes à des risques immédiats de fraudes et d’usurpations d’identité. Les abonnés ont rapidement été submergés par des appels frauduleux, et certaines de leurs coordonnées ont même atterri sur le dark web, vendues au plus offrant.

 La CNIL n’a pas mâché ses mots dans sa décision du 13 janvier 2026 : les fautes de Free étaient « évitable avec un minimum de vigilance ». Authentifications trop laxistes, surveillance défaillante et stockage inutile de millions de données d’anciens clients – voilà les ingrédients d’une recette catastrophe. Free Mobile écope de 27 millions d’euros d’amende, tandis que sa maison mère, Free, ajoute 15 millions à la facture. De plus, l’opérateur a trois mois pour renforcer ses mesures de sécurité et six mois pour purger les données obsolètes.

Cette affaire n’est pas anodine. Elle survient après plus de 2.500 plaintes déposées par des clients excédés, reflétant un ras-le-bol généralisé des Français face à ces violations répétées de leur vie privée. On se demande légitimement : à quoi sert le RGPD si nos données continuent de s’évaporer dans la nature ?

Un fléau grandissant qui mine la confiance

Malheureusement, le cas Free n’est que la pointe de l’iceberg. En France, les fuites de données se multiplient comme un virus incontrôlable, touchant des secteurs variés : des plateformes en ligne aux agences de travail temporaire, en passant par les établissements de santé. Des millions de mots de passe, d’historiques médicaux et de coordonnées personnelles sont exposés, menant à des retraits bancaires frauduleux, des chantages et des campagnes de phishing sophistiquées. Les conséquences ?

Une érosion massive de la vie privée, où chaque citoyen vit sous la menace permanente d’une exploitation malveillante de ses informations.

Pire encore, ces incidents révèlent une vulnérabilité systémique : l’absence de solutions souveraines pour stocker et protéger nos données. Trop souvent, nous dépendons d’infrastructures cloud étrangères, dominées par des géants américains comme Microsoft ou Amazon. Ces entités, soumises à des lois extraterritoriales telles que le Cloud Act, peuvent accéder à nos informations sans notification préalable, exposant la France à des ingérences extérieures. Des projets comme l’hébergement de données de santé sur des serveurs étrangers illustrent parfaitement cette perte de contrôle : des pathologies, traitements et historiques médicaux potentiellement accessibles à des autorités outre-Atlantique.

La digitalisation des services publics : une menace sous-estimée

 La numérisation accélérée des services publics aggrave cette situation. Si elle promet efficacité et modernité, elle cache un revers sombre : l’exposition accrue de nos données sensibles. Des collaborations avec des entreprises comme Palantir  financée en partie par des agences de renseignement étrangères – pour des outils de contre-terrorisme, ou l’utilisation massive de systèmes d’exploitation dominés par Google et Apple, transfèrent nos informations personnelles (géolocalisation, contacts, historique de navigation) vers des data centers non européens. Le consentement des utilisateurs ? Souvent illusoire, noyé dans des conditions générales opaques.

 Ces pratiques érodent notre souveraineté numérique. Sans alternatives européennes viables, nous cédons le contrôle de nos systèmes d’information à des acteurs étrangers, fragilisant notre économie et notre sécurité nationale. Les révélations d’Edward Snowden en 2013 sur la surveillance massive par la NSA n’étaient qu’un avant-goût : aujourd’hui, nos données deviennent un outil d’espionnage ou d’influence géopolitique.

Nos données : une arme silencieuse aux mains des puissants

Au fond, ces fuites soulignent un enjeu fondamental : les données sont devenues une arme silencieuse de pouvoir.

Chaque jour, nous générons des milliers de points de données – clics, recherches, achats – qui alimentent une machine invisible.

Contrôlées par des géants technologiques américains et chinois, ou revendues par des courtiers en données sur un marché opaque valant des centaines de milliards de dollars, elles servent à profiler les individus, influencer les décisions commerciales (comme les primes d’assurance) et même manipuler les opinions publiques lors de crises.

 Pour la société, les implications sont alarmantes : une souveraineté nationale affaiblie, où les États peinent à accéder à leurs propres données stockées à l’étranger. Des tensions géopolitiques, comme celles autour de Huawei ou TikTok, montrent que le cyberspace est un nouveau champ de bataille. Et pour les citoyens ? Une perte de liberté, où la vie privée devient un luxe, exposée à des brèches comme celle récente au ministère de l’Intérieur, où des millions de fiches judiciaires – incluant données sur victimes, témoins et familles – ont été exfiltrées par des pirates.

Cette attaque, facilitée par des négligences basiques comme l’échange de codes en clair, met en évidence un sous-investissement chronique en cybersécurité publique. Des infrastructures vieillissantes et un manque de modernisation laissent des millions de Français vulnérables à l’usurpation d’identité ou au chantage.

Vers un sursaut souverain ?

La condamnation de Free pourrait être le signal d’alarme tant attendu. Elle impose aux entreprises de traiter la cybersécurité comme une priorité non négociable, sous peine d’amendes récurrentes. Mais pour les victimes, c’est une victoire aigre-douce : les fonds vont au Trésor public, pas à une indemnisation directe. Les procédures judiciaires restent longues et complexes.

Il est temps de transformer cette vulnérabilité en opportunité. Investissons dans des data centers nationaux, formons des experts en cybersécurité et développons des alternatives européennes GDPR-compatibles. Rééquilibrons les priorités : autant de moyens pour protéger nos données que pour les surveiller. Seule une souveraineté numérique renforcée restaurera la confiance des citoyens et protègera notre avenir dans un monde connecté.

En fin de compte, nos données ne sont pas qu’un actif commercial – elles sont le reflet de nos vies. Les laisser s’échapper, c’est céder un pouvoir immense. La France doit reprendre les rênes, avant qu’il ne soit trop tard.

https://multipol360.com/la-condamnation-de-free-un-reveil-force-face-a-lhemorragie-de-nos-donnees-personnelles/

 


D) - Les manifestations des agriculteurs français : une victoire contre le MERCOSUR  

Alors que l’Union européenne s’apprête à signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur le 17 janvier prochain, malgré l’opposition farouche de la France, un vent de satisfaction souffle sur le monde agricole.

Les manifestations massives des paysans, qui ont secoué le pays depuis des mois avec des blocages de routes, de ports et de sites stratégiques, portent enfin leurs fruits.

Non seulement elles ont forcé les grands distributeurs à refuser publiquement les importations de produits sud-américains non conformes aux normes françaises, mais elles ont aussi instillé une peur palpable chez les industriels de l’agroalimentaire, qui craignent un boycott massif des consommateurs. Ce revirement marque un tournant décisif, démontrant que la mobilisation paysanne n’était pas vaine.

Les manifestations : un mouvement qui a payé

 Depuis l’automne dernier, les agriculteurs français, unis sous les bannières de syndicats comme la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne, ont multiplié les actions pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « trahison européenne ». Des milliers de tracteurs ont envahi les rues de Paris et de Bruxelles, des barrages filtrants ont été installés au Havre, et des manifestations ont bloqué des dépôts pétroliers à La Rochelle ou des sites portuaires. Ces protestations, qualifiées de « colère totale des paysans », ont mis en lumière les risques d’une concurrence déloyale : importations massives de viande bovine, de volaille, de sucre et de soja produits avec des pesticides interdits en Europe, des coûts de production 40 % inférieurs, et des pratiques environnementales laxistes favorisant la déforestation amazonienne.

Ces actions n’ont pas été sans effet. Malgré le feu vert donné par une majorité d’États européens le 9 janvier, les agriculteurs ont obtenu des concessions « incontestables » de Bruxelles, comme une enveloppe de 300 millions d’euros étalée sur 2026 et 2027 pour soutenir le secteur. Mais surtout, la pression a influencé les acteurs économiques clés.

Les patrons de la grande distribution, tels que Thierry Cotillard (Intermarché), Alexandre Bompard (Carrefour), Dominique Schelcher (Système U) et Michel-Édouard Leclerc (E.Leclerc), ont annoncé leur refus catégorique d’importer des produits du Mercosur ne respectant pas les normes françaises.

« On n’en achètera pas », ont-ils déclaré en chœur, soulignant un engagement à privilégier les filières locales pour 97 % du bœuf, 100 % de la volaille et du porc. Ce positionnement, assumé publiquement dans les médias, est perçu comme une victoire directe des manifestations, qui ont sensibilisé l’opinion publique et forcé les distributeurs à anticiper un rejet consommateur.

Dans le monde agricole, les réactions sont unanimes : ces résultats sont « très satisfaisants« . Pierrick Horel, Quentin Le Guillous et Maxime Buizard-Blondeau, représentants des Jeunes Agriculteurs, ont salué après une rencontre à Matignon un déblocage potentiel sur des sujets comme l’eau et la prédation, tout en maintenant la vigilance sur le Mercosur. « Si le traité devait être signé, nous nous mobiliserons aux frontières, dans les ports et à Strasbourg pour inciter au vote contre au Parlement européen », ont-ils averti. La FNSEA et la Coordination Rurale, qualifiant l’accord de « reniement total » et de « jeu de dupes« , soulignent que 80 % des agriculteurs et 70 % des citoyens le voient comme une menace mortelle, renforçant l’appel à des actions judiciaires devant la Cour de Justice de l’UE. Les protestations, promises à s’escalader en janvier, ont déjà étendu leur influence à l’Irlande, l’Italie, la Pologne et l’Espagne, où des blocages similaires dénoncent l’externalisation de la sécurité alimentaire.

La peur des industriels : le spectre d’un boycott massif

Si les agriculteurs savourent ces avancées, les industriels de l’agroalimentaire tremblent. L’accord, qui ouvre le marché européen à 99.000 tonnes de viande bovine et 180.000 tonnes de volaille sud-américaines, menace de saturer les chaînes d’approvisionnement avec des produits à bas coûts mais controversés. Or, le refus des distributeurs, amplifié par les manifestations, expose les industriels à un risque majeur : un boycott des consommateurs. Déjà, sur les réseaux sociaux, des appels à « acheter local » et à vérifier les étiquettes pullulent, avec des vidéos d’agriculteurs en larmes dénonçant la concurrence déloyale (certains appelant même à vider les rayons des marchandises importées alors qu’elles sont aussi produites en France)– au Brésil, 80 % des pesticides utilisés sont interdits en France.

Les industriels craignent que ce boycott ne s’étende aux produits transformés, où la traçabilité est plus floue. « C’est insoutenable », confie un agriculteur dans une vidéo virale, illustrant le désespoir face à un accord qui sacrifie les filières bovine, ovine et volaillère pour des intérêts mondialisés, profitant surtout à l’industrie allemande. Emmanuel Macron, qui avait promis un veto mais l’a qualifié de « plutôt positif » après des clauses de sauvegarde jugées insuffisantes, est accusé de trahison, alimentant la colère. Les industriels, dépendants des importations pour des marges élevées, redoutent une chute des ventes si les consommateurs, sensibilisés par les manifestations, optent pour le boycott. Des experts estiment que cela pourrait entraîner une restructuration forcée des filières, avec des pertes en cascade pour les agro-industriels.

Perspectives : une bataille loin d’être terminée

 Malgré ces résultats satisfaisants, le monde agricole reste mobilisé.

Les agriculteurs, pas satisfaits des concessions européennes, promettent de nouvelles actions si l’accord est ratifié, visant ports et autoroutes pour bloquer les importations.

Cette unité syndicale inédite, couplée à un soutien populaire croissant, démontre que les manifestations ont non seulement freiné l’accord mais aussi redonné du pouvoir aux paysans face aux élites bruxelloises. Pour les industriels, la peur d’un boycott n’est pas infondée : elle pourrait signer l’arrêt de mort d’une agriculture low-cost importée, au profit d’une souveraineté alimentaire réaffirmée. La signature imminente sera un test décisif – et les tracteurs sont prêts à repartir.

https://multipol360.com/les-manifestations-des-agriculteurs-francais-une-victoire-contre-le-mercosur/

 


 

En janvier 2026, alors que la France traverse une crise agricole sans précédent, l’Union européenne a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré l’opposition ferme de Paris.

Ce traité, qui unit l’Europe aux pays d’Amérique du Sud comme le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, représente une menace existentielle pour nos agriculteurs.

La France ne peut pas ratifier un tel accord : ce serait la capitulation totale face à une concurrence déloyale, la destruction de notre souveraineté alimentaire et la mise à mort programmée de milliers d’exploitations familiales. Emmanuel Macron, qui avait promis de protéger l’agriculture nationale, a cédé sous la pression internationale, trahissant les paysans français au profit d’une élite bruxelloise déconnectée.

Une concurrence déloyale qui anéantit les filières françaises

L’accord Mercosur ouvre grand les portes à des importations massives de produits agricoles sud-américains, produits avec des normes environnementales, sanitaires et sociales bien inférieures à celles imposées en Europe. Imaginez : des dizaines de milliers de tonnes de bœuf, de volaille, de sucre, de riz, de miel et de soja entrant sur le marché européen sans droits de douane, ou avec des quotas détaxés. Ces produits, issus de pratiques interdites en France – comme l’utilisation de pesticides bannis, la déforestation massive ou des conditions de travail précaires – viendront inonder nos étals à des prix imbattables.

Pour les agriculteurs français, déjà écrasés par des réglementations européennes draconiennes et des coûts de production exorbitants, c’est la catastrophe.

La filière bovine, par exemple, risque de s’effondrer sous le poids de cette concurrence. Des secteurs entiers comme la viande, les céréales et les produits laitiers pourraient voir leurs prix chuter, entraînant faillites en cascade et désertification rurale. Selon des projections alarmantes, la France, déjà importatrice nette de 60 % de sa volaille et de 40-60 % de ses fruits et légumes, deviendrait encore plus dépendante d’importations étrangères. Nos normes strictes, censées protéger l’environnement et la santé, deviennent un handicap insurmontable face à des concurrents qui n’ont aucune contrainte équivalente. C’est une hypocrisie flagrante : l’Europe impose des règles vertueuses à ses propres producteurs tout en important ce qu’elle interdit de produire localement.

Le revirement honteux de Macron et la pression dictatoriale de Bruxelles

Emmanuel Macron, qui s’était posé en défenseur des agriculteurs en promettant un veto français, a opéré un revirement spectaculaire. Il a qualifié l’accord de « plutôt positif » après avoir obtenu des clauses de sauvegarde renforcées, jugées totalement insuffisantes par les syndicats agricoles. Ce changement de cap a déclenché une fureur légitime dans le monde rural. La FNSEA dénonce une « reniement total » et un « affront », tandis que la Coordination Rurale parle d’un « jeu de dupes » où Macron sacrifie l’agriculture française pour plaire au Brésil. Lula da Silva, président brésilien, a publiquement pressé Macron d’ouvrir son cœur à cet accord, affirmant que la décision relève de l’UE et non des États individuels.

Cette ingérence révèle la perte de souveraineté : la France n’a plus voix au chapitre, réduite à un simple exécutant des diktats bruxellois.

Pire encore, l’UE impose cet accord malgré des contradictions internes flagrantes. Des hauts représentants comme Kaja Kallas et António Costa se contredisent publiquement sur l’état des négociations, révélant un processus opaque et antidémocratique. L’Allemagne, sous pression de Berlin, a supprimé en secret une clause protectrice qui garantissait que l’accord ne s’appliquerait pas sans ratification du Parlement européen. Cela ouvre la voie à une application provisoire dès mars 2026, contournant tout débat démocratique. C’est une dérive dictatoriale : Bruxelles agit comme un empire bureaucratique, ignorant les oppositions nationales et sanctionnant les récalcitrants. La France, avec son « non » isolé, s’est retrouvée marginalisée, tandis que des pays comme l’Allemagne et l’Espagne poussent pour une ratification rapide.

La colère des agriculteurs : un face-à-face explosif avec le pouvoir

Face à cette trahison, les agriculteurs français se mobilisent en masse. Des milliers de tracteurs ont bloqué Bruxelles et Paris, avec des barrages filtrants au Havre et des manifestations devant l’ANSES. Les quatre principaux syndicats – FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination Rurale et Confédération Paysanne – exigent l’abandon total de l’accord, rejetant les « concessions inédites » promises par le gouvernement comme des leurres inefficaces. « Mercosur = Non », clament-ils unanimement. Des actions sont promises dès janvier, potentiellement escaladant en un hiver de crise majeure.

Cette fureur n’est pas isolée : en Irlande, des milliers d’agriculteurs protestent contre l’externalisation de la sécurité alimentaire vers l’Amérique du Sud. En Espagne, les manifestations se multiplient.

Partout, la même crainte : un accord qui sacrifie les paysans européens pour des intérêts géopolitiques obscurs.

En France, 80 % des agriculteurs voient le Mercosur comme une menace mortelle, et 70 % des citoyens s’y opposent. Des appels à la destitution de Macron et au Frexit émergent, car cet accord symbolise l’échec total de l’UE : une machine à broyer les nations au profit d’une élite supranationale.

Pourquoi la France doit refuser : pour la survie et la souveraineté

Signer le Mercosur, c’est condamner notre agriculture à une mort lente. C’est ignorer les crises cumulées – comme l’épizootie de dermatose nodulaire bovine – et ajouter des accords cumulatifs comme celui avec l’Ukraine, qui augmentent les quotas d’importations bon marché. C’est renoncer à notre principe de précaution et à notre démocratie. La France doit saisir la Cour de justice de l’UE pour contester cet accord illégitime et suspendre toute ratification. Seule une mobilisation massive peut inverser la tendance. Le Mercosur n’est pas un progrès ; c’est un poison pour notre avenir. La France libre et souveraine doit dire non, pour sauver ses agriculteurs et son modèle alimentaire.

https://multipol360.com/mercosur-la-trahison-europeenne-qui-signe-larret-de-mort-de-lagriculture-francaise/

 

janvier 08, 2026

Les agriculteurs de France ont gagné la guerre de la communication face à l'ÉTAT...Et maintenant ?

Rhoooo….et les tracteurs entourent la capitale !
 
Certes, il devait y avoir plus de sécurité, mais des gendarmes devaient secourir ses poules dans la neige, les graines gelées
Sarah Knafo libre avec les Agriculteurs
 

Les agriculteurs défient Paris : une victoire symbolique face à la répression d’un régime autoritaire

Dans un acte de résistance qui rappelle les grandes luttes populaires de l’histoire française, des agriculteurs de la Coordination Rurale (CR) ont forcé les portes de Paris cette nuit du 7 au 8 janvier 2026, bravant un déploiement policier massif pour porter leur cri de détresse au cœur de la capitale. Cette mobilisation, capturée en direct par l’émission matinale de Tocsin média animée par Clémence Houdiakova, n’était pas seulement une manifestation : 

c’était un défi lancé à un gouvernement Macron qui semble avoir déclaré la guerre à ceux qui nourrissent la nation.

Avec des tracteurs garés sous l’Arc de Triomphe et la Tour-Eiffel, ces paysans épuisés, affamés et transis de froid ont symbolisé la résilience d’un peuple face à un système qui privilégie les accords commerciaux mondialisés au détriment de la souveraineté alimentaire.




 

Actuellement, des centaines d’entre eux manifestent devant l’Assemblée nationale, chahutant la présidente Yaël Braun-Pivet et appelant à un blocage massif pour interpeller les politiques sur leurs revendications.

Une entrée triomphale malgré les barrages : le récit des héros du terroir

Dès les premières heures du jour, les images diffusées par Tocsin média montraient des convois d’agriculteurs déjouant les barrages policiers. Karine Duc, de la CR 47, exultait sous l’Arc de Triomphe : « On a porté les tracteurs aux Champs-Élysées ! On a remonté toute l’avenue ! » Ces scènes, filmées par des reporters comme Guy de la Fortelle et Axelle Le Gal de Kerangal, illustraient une stratégie astucieuse :

des petits groupes dispersés, traversant champs et routes secondaires pour éviter les hélicoptères et les blindés Centaures déployés par le ministère de l’Intérieur.

François Turpeau, de la CR Vienne, racontait comment ses camarades avaient « joué au chat et à la souris » avec les forces de l’ordre, passant par des champs gelés pour contourner les blocages.

D’autres sources confirment cette ingéniosité. Selon un article de Le Monde du 8 janvier 2026, environ 500 agriculteurs ont infiltré Paris malgré des arrêtés préfectoraux interdisant les tracteurs dans plusieurs départements. France Info rapportait

des scènes similaires à Toulouse et au Boulou, où la CR a bloqué des frontières espagnole pour protester contre les importations bon marché. Mais là où les médias mainstream minimisent souvent la répression, la transcription de Tocsin média révèle la réalité brute : des agriculteurs « chassés comme du gibier », comme le témoignait Nicolas Busolin, bloqué à Viry-Châtillon, ou Cyril Caria de la CR Corse, qui a dû feindre une sortie pour manger avant de récupérer ses tracteurs à Marseille.

Cette infiltration n’était pas un hasard, mais une réponse à un appel lancé par Pierre-Guillaume Mercadal : « Rejoignez-nous devant l’Assemblée nationale pour interpeller les politiques et l’opinion ! » Un appel relayé par des figures comme le Suisse Alexandre, militant pour une agriculture européenne viable, qui dénonçait le Mercosur comme une « destruction programmée ». Aujourd’hui, cet appel porte ses fruits : des manifestants sont rassemblés devant l’Assemblée, réclamant un dialogue direct avec les élus, malgré les tentatives de blocage policier.


 

La répression policière : une stratégie machiavélique pour écraser la dissidence

Les invités de l’émission, Alexandre Langlois (ex-policier et auteur de La Démocratie au Bal Masqué de la Macronie) et Régis de Castelnau (avocat et auteur de Une Justice Politique), n’ont pas mâché leurs mots.

Langlois décrivait une « stratégie classique » : laisser les agriculteurs s’agglutiner sur des places symboliques comme l’Arc de Triomphe pour mieux les « nasser » et les gazer, une tactique héritée des gilets jaunes.

« C’est un échec pour le gouvernement : ils n’ont pas réussi à les arrêter, mais maintenant, ils les canalisent pour les éloigner des lieux de pouvoir comme l’Élysée ou l’Assemblée », analysait-il.

Maître De Castelnau allait plus loin, qualifiant le régime de « système autoritaire féroce » où « le droit de manifester n’est plus toléré ». Il pointait une criminalisation systématique des opposants, avec des gardes à vue illégales et une justice complice.

Des sources externes corroborent ces critiques : des rapports d’Amnesty International passés, comme celui de 2020 sur les Gilets jaunes, dénoncent déjà l’usage excessif de la force, avec des interpellations arbitraires et des « nasses » interdites depuis 1934 mais réintroduites sous Hollande et amplifiées sous Macron.

Cependant, des publications sur les réseaux sociaux citaient des policiers refusant de verbaliser les agriculteurs, signe d’une dissidence interne face à des ordres perçus comme injustes.

Cette répression n’est pas anodine : elle vise à briser un mouvement qui porte « l’intérêt national », comme le soulignait de Castelnau. Les agriculteurs ne se battent pas seulement pour leurs revenus, mais contre un système qui liquide l’agriculture européenne au profit d’accords comme le Mercosur. « Si la France tombe, l’agriculture européenne est finie », avertissait le militant suisse. Devant l’Assemblée nationale, les manifestants dénoncent cette même hypocrisie, exigeant un moratoire sur le traité et un soutien concret, sous les huées adressées à Yaël Braun-Pivet lors de sa sortie.

Le Mercosur et la souveraineté alimentaire : un combat pour l’avenir de la France

Au cœur de la mobilisation : l’opposition farouche au traité Mercosur, qui ouvrirait les vannes aux importations de viande et de produits agricoles sud-américains, souvent traités avec des pesticides interdits en Europe. La transcription met en lumière les craintes : abattages massifs pour la fièvre catarrhale ovine (FCO), normes européennes surtransposées en France, et une PAC (Politique Agricole Commune) bureaucratique qui étouffe les petits producteurs.

Des sources comme Public Sénat (18 décembre 2025) confirmaient les enjeux : le Mercosur pourrait inonder le marché de 99.000 tonnes de bœuf par an, menaçant 20.000 emplois agricoles français. Tocsin média ajoutait une touche éditoriale : des « contes de Noël » imaginaires suggérant des boycotts citoyens, comme laisser pourrir des produits importés dans les caddies, pour frapper au portefeuille des grandes surfaces complices.

Alexandre Jardin, présent sur place, résumait l’enjeu : « Ils se battent pour que ce pays puisse bouffer. Si les flux se tendent, on mange comment ?« 

Un appel à la raison face à un gouvernement accusé de privilégier l’industrie allemande aux dépens des paysans français.

Devant l’Assemblée, ce message résonne : les agriculteurs, soutenus par des élus comme ceux du RN, exigent un débat immédiat sur la souveraineté alimentaire.


 

Un appel au peuple : rejoignez-les avant qu’il ne soit trop tard

Cette journée du 8 janvier 2026 n’était pas une victoire totale – des tracteurs saisis, des « nasses » à la Tour Eiffel, des appels ignorés par la plupart des partis – mais un symbole puissant. Comme le clamait Mercadal : « On a besoin d’être le plus nombreux possible pour interpeller l’opinion et les politiques. » Où étaient les députés LFI, PS ou macronistes ? Leur absence souligne un divorce entre élites et terroir.

Pourtant, des soutiens émergent : Florian Philippot appelait au Frexit comme seule solution, tandis que des députés RN comme Marine Hamel et Laurent Jacobelli marchaient aux côtés des agriculteurs. On notait cependant une convergence inédite avec des gilets jaunes et des patriotes, amplifiant le mouvement.

La leçon est claire : ce n’est pas seulement l’agriculture qui agonise, c’est la France souveraine. Les agriculteurs, usés par le froid et la fatigue, nous rappellent que sans eux, pas de nation. Devant l’Assemblée nationale, leur présence actuelle défie le pouvoir : il est temps que le peuple se lève, boycotte les importations, et force un virage radical. Sinon, comme le prédisait Langlois, « la loi n’est que l’écriture d’un rapport de force » – et pour l’instant, c’est Macron qui gagne. Réagissons, avant que le Mercosur ne signe l’arrêt de mort de notre assiette et de notre identité.

https://multipol360.com/les-agriculteurs-defient-paris-une-victoire-symbolique-face-a-la-repression-dun-regime-autoritaire/ 


 

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janvier 07, 2026

France agriculture, viticulture....:L’autosuffisance alimentaire n’est donc pas une chimère !!

Vers une souveraineté alimentaire française

Un potentiel énorme à exploiter

La France dispose d’un potentiel nourricier exceptionnel qui pourrait largement assurer son autosuffisance alimentaire, voire au-delà.

 

 

Selon le rapport de Terre de Liens publié en février 2025, ce potentiel s’élève à 130 % : avec ses 28 millions d’hectares de terres agricoles, le pays pourrait nourrir ses environ 68 millions d’habitants en réorientant la production vers les besoins internes.

Aujourd’hui, près de 43 % de ces surfaces (soit 12,4 millions d’hectares) produisent pour l’exportation – céréales pour l’élevage mondial, vins, etc. – tandis que nous importons massivement fruits et légumes (50-60 % des besoins, souvent hors saison ou exotiques) et protéines comme le soja pour l’alimentation animale. On est déjà autosuffisants à plus de 100 % sur le blé, le lait, la viande bovine ou les pommes de terre, mais les déficits ailleurs créent un paradoxe frustrant.

Arrêter de bétonner les sols agricoles

L’artificialisation des sols reste un scandale : environ 20-30 000 hectares perdus par an ces dernières décennies (l’équivalent d’un département tous les 10 ans), principalement agricoles. La loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) de 2021 impose une réduction progressive, avec objectif zéro net en 2050. En 2025, des assouplissements ont été votés (comme la proposition TRACE au Sénat en mars 2025, repoussant certains objectifs intermédiaires), mais le cadre reste :

densifier les villes, réhabiliter les friches, limiter l’étalement. Cela libère du potentiel pour reconvertir en cultures et préserver notre capacité nourricière.

Pour éviter une pression foncière accrue (logements, infrastructures), une maîtrise de la croissance démographique – via une politique migratoire raisonnée – permettrait de ne pas bétonner en permanence pour des logements sociaux ou autres, préservant ainsi les terres agricoles au bénéfice des Français.

Relocaliser l’industrie

La réindustrialisation avance, même si elle ralentit en 2025 : selon les baromètres, le solde usines (ouvertures/fermetures) est légèrement positif au premier semestre (+9), porté par l’industrie verte (batteries, recyclage). Exemple emblématique : la gigafactory Verkor à Dunkerque/Bourbourg, inaugurée fin 2025, produit dès 2026 des batteries bas carbone (16 GWh initialement, jusqu’à 50 GWh en 2030), avec des milliers d’emplois créés. Soutenu par France 2030, ce type de projet relocalise énergie, santé et alimentation.

L’explosion des circuits courts

Les circuits courts progressent fortement : AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne), marchés de producteurs, Ruches qui disent Oui, magasins à la ferme représentent une part croissante des ventes (environ 8-10 % des achats locaux en 2025, avec une dynamique à +9 %/an). Ils soutiennent les agriculteurs, réduisent le transport et réapprennent le saisonnier. Plus d’un exploitant sur cinq vend en direct, et c’est encore plus pour le bio.
Même en ville, les potagers urbains explosent : balcons, jardins partagés, toits végétalisés.

Un virage collectif nécessaire… mais freiné par les politiques actuelles

Ce n’est pas utopique : certains territoires comme l’Indre affichent un potentiel nourricier à 540 % grâce à leurs vastes surfaces céréalières. Pour avancer vers la souveraineté : consommer local et saisonnier, soutenir les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT), pousser pour une PAC réorientée vers l’autonomie plutôt que l’export massif.

Moins de superflu importé, plus de travail de la terre, des politiques protégeant nos sols : voilà la recette pour une France qui se nourrit d’abord elle-même.

Pourtant, la révolte paysanne actuelle, qui reprend de plus belle en ce début janvier 2026, révèle que le gouvernement ne semble pas vouloir aller dans ce sens. Après une trêve des fêtes, les agriculteurs bloquent à nouveau routes, ports et autoroutes (en Normandie, Sud-Ouest, Isère, etc.), avec des convois vers Paris malgré les interdictions. Les raisons : opposition farouche à l’accord UE-Mercosur (menace de concurrence déloyale), gestion contestée de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse –DNC– (abattages massifs), normes environnementales et administratives jugées excessives, faible revenu malgré les promesses, et une PAC européenne accusée de favoriser l’export au détriment de l’autonomie locale. Syndicats comme la Coordination rurale, la Confédération paysanne et même la FNSEA dénoncent un manque de mesures concrètes, malgré les annonces gouvernementales (fonds hydraulique à 60 millions, promesses sur les engrais). Cette colère, qualifiée de « troisième hiver de mobilisation », montre une déconnexion persistante entre les discours officiels et la réalité du terrain, freinant le virage vers une véritable souveraineté alimentaire.


Une souveraineté à portée de main

L’autosuffisance alimentaire n’est donc pas une chimère : les chiffres et le potentiel agricole français le démontrent clairement. Avec un changement radical de mentalité – accepter de se passer du superflu, valoriser le travail de la terre et privilégier le local – et des politiques courageuses qui réorientent vraiment la production, elle est parfaitement atteignable. Ce même principe s’applique à l’industrie : la France a prouvé par le passé qu’elle pouvait exceller en toute indépendance, avec des fleurons comme le TGV, le Concorde, les métros automatiques ou les centrales nucléaires, fruits d’une vision ambitieuse et souveraine.

Au-delà de la sécurité alimentaire et industrielle, cette voie offre un avantage stratégique majeur : échapper aux diktats et chantages divers d’autres puissances, qu’il s’agisse de menaces tarifaires (droits de douane), de dépendances énergétiques ou alimentaires.

En redevenant maître de ses productions essentielles, la France pourrait choisir librement ses partenaires commerciaux, ne traitant qu’avec ceux qui sont de bons alliés, respectueux et fiables.

 C’est non seulement une question de survie économique, mais de dignité nationale.

https://multipol360.com/vers-une-souverainete-alimentaire-francaise/ 

 

Rappel que l'agriculteur français n'est pas menacé par le boucher de Buenos Aires, mais par les bureaucrates de Paris et de Bruxelles, qui lui interdisent de produire dans les meilleures conditions. Le Mercosur traduit cette querelle entre gangs de politiciens pour savoir qui prélèvera la part du lion sur des échanges auxquels ils ne participent pas. Tant qu'on n'arrive pas collectivement à saisir que la morphologie politique actuelle n'est pas une saine délégation de gouvernance pour garantir la propriété entre voisins mais un processus criminel d'intermédiation conçu pour parasiter la richesse échangée, on ne s'en sortira pas. Nous apprenons si lentement.

Arthur Homines 

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décembre 27, 2025

France informations fin décembre 2025

Sommaire

A) - Budget 2026 : la loi spéciale promulguée au Journal officiel 

B) - Noël : plus d’un million de cadeaux déjà à vendre 

C) L’Algérie criminalise la colonisation française

D) - L’accueil des Ukrainiens en France entre dans une phase de rationalisation

E) - Accord UE-Mercosur : le face-à-face décisif des agriculteurs français avec Emmanuel Macron

 


 

 

A) - Budget 2026 : la loi spéciale promulguée au Journal officiel 

En attendant un vrai budget, l’exécutif a officialisé samedi la reconduction temporaire des finances de 2025. Une procédure exceptionnelle sauve les meubles mais révèle les profondes paralysies du Parlement.

C’est désormais acté. Ce samedi, par sa publication au Journal officiel, le président Emmanuel Macron a promulgué la loi spéciale qui régira les finances publiques à compter du 1er janvier 2026. Ce texte, voté à l’unanimité par le Parlement mardi dernier, est loin d’être une victoire politique. Il constitue l’aveu criant d’un échec : l’impossibilité pour les députés et les sénateurs de s’accorder sur un projet de loi de finances dans les délais. Une situation évoquant les blocages outre-Atlantique, même si ce dispositif législatif permet précisément d’« éviter un blocage de l’Etat comme c’est parfois le cas aux Etats-Unis lors des shutdowns ».


 

Un budget figé, des ambitions gelées

Dans les faits, cette mesure technique « reconduit, jusqu’à l’adoption de ce budget, les impôts et les enveloppes allouées à l’Etat dans les conditions de 2025 ». L’État continuera donc de fonctionner et les services publics seront financés, mais toute perspective de nouvelle politique budgétaire est gelée. Le gouvernement ne peut ni créer de nouvel impôt ni engager de dépense inédite. Un cadre particulièrement inconfortable pour la majorité, alors que le chef de l’État a érigé la défense en priorité absolue. Les ambitions en la matière sont donc mises en suspens.

Ce scénario, hélas, commence à devenir familier. Après la chute du gouvernement Barnier en décembre 2024, la France avait déjà connu plusieurs mois de flou avant l’adoption des textes budgétaires en février 2025. L’histoire se répète, mais dans un contexte encore plus tendu.

Le dialogue engagé par le Premier ministre Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale, au prix de concessions sensibles sur les retraites. Mais ce fragile compromis n’a pas résisté au gouffre qui sépare l’Assemblée nationale du Sénat, cette dernière chambre étant « hostile à tout impôt supplémentaire ».

Le sursis de janvier

Face à cette impasse, le chef du gouvernement a affiché un optimisme de circonstance. 

« Si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi », a-t-il déclaré, se disant « persuadé » de parvenir à un accord.

Un vœu pieux qui sonne comme un appel du pied, tandis que son camp le presse de recourir à l’arme nucléaire du 49.3. La loi spéciale n’est qu’un répit, un sursis accordé à la représentation nationale.

La véritable bataille est simplement reportée à janvier. Elle s’annonce brutale. Les parlementaires devront non seulement boucler un budget, mais aussi se confronter à l’épineuse question de la trajectoire des finances publiques. Les discussions écoulées n’ont « pas permis de dessiner une trajectoire de réduction du déficit », alors même que la France est confrontée à un endettement croissant. La loi spéciale évite le chaos immédiat, mais elle laisse intacte cette équation politique quasi insoluble. Le pays est en pilotage automatique, et les turbulences ne font que commencer.

https://multipol360.com/budget-2026-la-loi-speciale-promulguee-au-journal-officiel/

 


B) - Noël : plus d’un million de cadeaux déjà à vendre  

À peine les effluves de bûches dissipés et les derniers échos des cantiques évanouis, une autre réalité, moins feutrée, s’impose dans la froide lumière du 26 décembre. Une France contrainte à la sobriété joyeuse, où le geste du cadeau se mue en réflexe de survie économique. Pour la première fois, le cap du million d’annonces de revente de présents a été franchi dans la seule journée du réveillon et du jour de Noël, selon les données conjointes des géants eBay et Rakuten. La fête est devenue un prétexte à une nécessaire liquidation.

Le réflexe de la revente, nouveau rituel national

Dès avant midi ce 25 décembre, près de 900  000 objets offerts la veille étaient déjà proposés en ligne. Selon eBay, l’offre a littéralement explosé le jour de Noël, avec un demi-million de nouvelles publications, et devrait atteindre un pic à 400 % au-dessus du rythme moyen dans les jours à venir.

L’an dernier à la même heure, on en dénombrait « 340  000 ». La croissance est vertigineuse et témoigne d’une acculturation rapide, voire d’une forme de résignation collective. Le constat est similaire chez son concurrent Rakuten : la plateforme a reçu environ 390 000 propositions émanant de vendeurs non professionnels. Un chiffre qui, bien que colossal, ne représente qu’une hausse modeste de deux points sur un an.

Selon le dernier baromètre Kantar pour eBay, « près de 20 millions » de Français auraient déjà revendu un cadeau en 2025.

Cette masse critique transforme un acte jadis discret en phénomène de société banalisé. Les objets concernés ? Principalement la culture, la high-tech, dominée par les smartphones, et les jouets. Autant de biens qui, sous le sapin, font rêver, mais dont la valeur monétaire immédiate semble désormais primer sur la valeur sentimentale.

 

De la joie reçue à l’euro récupéré

L’analyse de ces chiffres frappe par son cynisme. La question n’est plus « Est-ce que cela lui plaira ? » mais « À combien pourrais-je le revendre ? » La magie de la surprise se dissout dans le calcul froid. Le symbole est amer. Pour chaque paquet déballé puis immédiatement cédé, c’est en moyenne un billet de cent euros qui change de poche, révèle une étude de Rakuten. Cent euros. Le prix d’un plein d’essence, d’une partie des factures d’énergie, d’un panier de courses un peu moins léger. Voilà la véritable étrenne pour des millions de foyers : un maigre viatique pour affronter janvier, mois redouté de toutes les fins de mois difficiles.

Ce n’est plus de l’opportunisme, c’est un symptôme. Le symptôme d’une asphyxie économique savamment orchestrée par des politiques aveugles aux réalités du quotidien. Sous le mandat d’Emmanuel Macron, la paupérisation rampante a gagné les classes moyennes, transformant les moments de partage en casse-tête budgétaire. Noël, période de générosité et de repli familial, est devenu une source d’angoisse supplémentaire. Offrir coûte cher. Recevoir un présent non désiré devient alors une aubaine, une bouée de sauvetage à convertir au plus vite en liquidités.

Ce million d’annonces, c’est le bruit sourd d’une France qui étouffe. C’est l’aveu criant que pour trop de nos concitoyens, la célébration est passée au second plan, derrière l’impératif de remplir le frigo ou de payer le loyer. La joie est devenue un luxe, le cadeau une marchandise de première nécessité. Alors que le gouvernement se gargarise de chiffres macroéconomiques en trompe-l’œil, la vraie vie, elle, se joue sur les plateformes de revente, dans une course éperdue pour boucler les fins de mois.

https://multipol360.com/noel-plus-dun-million-de-cadeaux-deja-a-vendre/ 

 


 

C) L’Algérie criminalise la colonisation française

En qualifiant la période 1830-1962 de « crime d’État imprescriptible », le Parlement algérien exige des excuses et des réparations, jetant un pavé dans la mare des relations bilatérales déjà exsangues.

L’adoption unanime, ce mercredi 24 décembre, d’une loi par l’Algérie stigmatisant la colonisation comme un crime perpétuel marque un tournant politique et mémoriel. Cette décision, loin d’être un simple geste symbolique, attise les braises d’une crise diplomatique latente et interroge quant à l’image de la France dans le monde.

Un acte législatif sans précédent

Le geste est lourd de sens et de conséquences. En votant à l’unanimité une loi qualifiant les 132 années de présence française (1830-1962) de « crime d’État imprescriptible », l’Algérie franchit une ligne rouge. Il ne s’agit plus seulement de désaccords historiques, mais d’une accusation officielle, portée par la voie législative, qui exige de la France « des excuses officielles » et ouvre explicitement la voie à des demandes de réparations.

Cette initiative, selon une analyse de l’AFP, est perçue par le chercheur Hosni Kitouni (université d’Exeter) comme un « moment de rupture dans le rapport mémoriel » entre les deux pays. Si elle est juridiquement inopposable à Paris, elle n’en possède pas moins une charge politique considérable.

Le texte algérien dresse un inventaire précis et implacable des souffrances. Il énumère : les « massacres, torture systématique, spoliations foncières, déplacements forcés, violences sexuelles. »

Il accorde une place particulière aux essais nucléaires dans le Sahara, exigeant la décontamination des sites et l’indemnisation des victimes sur plusieurs générations. En rappelant que l’Algérie « n’était pas un territoire vacant avant 1830 », la loi qualifie la colonisation de « violation flagrante et continue du droit international », comme le souligne Le Monde. Cette cristallisation par écrit des griefs transforme un contentieux diffus en un front de revendications politiques clair.

 


 

Un défi pour la diplomatie et l’image de la France

Pour la France, l’enjeu dépasse largement le cadre bilatéral. Cette loi survient dans un contexte international où les questions de repentance coloniale et de réparations gagnent en audience. L’image d’une France puissance universaliste se trouve directement écorchée par cette narration d’un « crime d’État » perpétré sur plus d’un siècle.

Nos partenaires, notamment en Afrique et au sein du Sud global, observeront avec attention la réaction de Paris. Le silence, perçu comme du mépris, pourrait être tout aussi dommageable qu’une réponse maladroite.

Sur le plan national, cette loi agit comme un électrochoc. Elle frappe une opinion publique déjà divisée, entre ceux qui appellent à un examen lucide du passé et ceux qui, précisément, adoptent des « discours minimisant ou niant la réalité coloniale » — un phénomène que les observateurs relèvent et qui a contribué à durcir la position algérienne.

Le gouvernement se trouve pris en tenaille : comment répondre à une provocation législative sans envenimer la crise diplomatique la plus grave « depuis 1962 », mais sans non plus paraître capituler face à une réécriture unilatérale de l’histoire partagée ?

Un jeu d’échecs mémoriel aux enjeux globaux

L’Algérie, par cette loi, a habilement déplacé le conflit mémoriel du terrain de l’émotion à celui du droit et de la politique internationale. L’objectif est moins d’obtenir des compensations financières, improbables, que de forcer une reconnaissance qui changerait la nature du récit historique.

Les conséquences pour l’image de la France sont potentiellement profondes. Elles touchent à sa crédibilité morale, à son pouvoir d’influence, et à sa capacité à incarner un partenariat d’égal à égal avec ses anciennes colonies. Le défi pour Paris est désormais de trouver une parole à la fois ferme et mesurée, qui préserve ses principes sans offrir à l’accusation de « crime d’État » une caisse de résonance mondiale.

https://multipol360.com/lalgerie-criminalise-la-colonisation-francaise/   



D) - L’accueil des Ukrainiens en France entre dans une phase de rationalisation

Derrière les discours de solidarité, le quotidien des communes et des finances publiques raconte une autre histoire. La réduction de l’aide aux réfugiés ukrainiens n’est pas un choix politique, c’est un constat d’épuisement.

L’élan est retombé. La France, qui avait ouvert ses bras et ses registres d’aide sociale avec une conviction presque unanime en février 2022, ajuste aujourd’hui sa posture avec une froideur administrative qui en dit long. La circulaire de l’ancien Premier ministre Michel Barnier ne se contente pas de « réorienter » la politique d’accueil ; elle acte un recul. Un recul chiffré, tangible : les logements dédiés sont passés de 9 000 à 4 000. Une division par plus de deux. Ce n’est pas une simple adaptation, c’est un désengagement programmé.

Et il survient au moment même où, selon les services de l’État, « tous les mois, dans les Alpes-Maritimes, entre 100 et 150 personnes viennent pour la première fois ».

La machine administrative, à bout de souffle, craque sous le poids d’une charge devenue permanente.

Quand l’urgence devient une facture permanente

Ce recul n’est pas le fruit d’un cynisme soudain, mais le symptôme d’une profonde lassitude. Une lassitude budgétaire d’abord. L’accueil initial, conçu comme une mesure d’urgence temporaire, s’est transformé en une dépense récurrente et structurelle pour les collectivités locales et l’État.

Dans un contexte où la Cour des comptes alerte presque mensuellement sur la trajectoire insoutenable des déficits publics, chaque euro alloué à un dispositif « exceptionnel » est un euro de moins pour nos hôpitaux, nos écoles ou le pouvoir d’achat de nos concitoyens. La générosité a un coût, et ce coût, la France réalise aujourd’hui qu’elle ne peut plus l’assumer seule, indéfiniment, sans sacrifier ses propres fondamentaux.

Mais cette lassitude est aussi sociale, et elle est plus sourde, plus profonde. Elle se niche dans les files d’attente qui s’allongent aux CAF, dans les délais pour obtenir un rendez-vous à la préfecture, dans la tension insupportable sur le marché du logement social. Quand une famille française attend un HLM depuis des années et apprend que des milliers de places ont été réservées en urgence pour d’autres, un sentiment d’injustice, mêlé de fatigue, se diffuse. L’État, en voulant bien faire à l’extérieur, a mis à nu ses faiblesses à l’intérieur.

Le puits se tarit

Le drame le plus profond réside peut-être dans le piège dans lequel cette politique a enfermé tout le monde. Les réfugiés ukrainiens, eux-mêmes, sont pris dans une contradiction absurde. Leur statut temporaire, vidé de sa substance, ne leur offre plus qu’un avenir suspendu. Pour obtenir une stabilité, ils peuvent demander l’asile classique. Mais beaucoup, dit-on, « refusent, par crainte de ne pas pouvoir retourner en Ukraine ». La France leur a offert un refuge, mais elle n’a pas les moyens de leur offrir un vrai futur, et elle leur ferme aujourd’hui la porte du refuge initial.

La République a découvert, à ses dépens, que la solidarité internationale se heurte vite aux murs de la réalité nationale. En réduisant son aide, elle ne tourne pas le dos à ses principes ; elle admet, simplement, qu’elle a atteint la limite de ce qu’elle pouvait donner sans se mettre elle-même en danger. La leçon est dure, mais elle est claire : on ne peut pas indéfiniment puiser dans un puits qui est en train de se tarir.

https://multipol360.com/laccueil-des-ukrainiens-en-france-entre-dans-une-phase-de-rationalisation/ 

 


 

E) - Accord UE-Mercosur : le face-à-face décisif des agriculteurs français avec Emmanuel Macron

Le Président de la République a convié ce mardi les représentants du monde paysan pour une rencontre cruciale, à l’heure où la colère gronde contre le traité commercial avec l’Amérique du Sud.

Dans un contexte de crise aiguë pour l’élevage national, la rencontre organisée ce mardi  à l’Élysée revêtait un caractère exceptionnel. Pour la première fois depuis le début de l’épidémie de dermatose nodulaire bovine en décembre, Emmanuel Macron a reçu les dirigeants des quatre principaux syndicats agricoles — la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la Coordination rurale et la Confédération paysanne. L’ordre du jour était sans ambiguïté : l’épineux projet d’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui cristallise les craintes de tout un secteur.

La mobilisation, loin de faiblir, s’intensifie. La preuve, jeudi dernier, par plusieurs milliers d’éleveurs et céréaliers convergeant vers Bruxelles avec leurs tracteurs pour bloquer les institutions européennes. Leur crainte ? Voir le marché inondé de viande, de sucre, de riz et de soja en provenance du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay, produits dont les normes de production sont perçues comme moins exigeantes.

« Le message de la FNSEA au Président de la République restera inchangé, ferme et clair : Mercosur = Non », avait tonné le syndicat majoritaire avant l’entrevue.

Une position qui, malgré des divergences de stratégie, fait l’unanimité chez les agriculteurs français, des plus modérés aux plus radicaux.

Une signature reportée sous la pression

Face à cette fronde transfrontalière, notamment en France et en Italie, le calendrier diplomatique a dû être bousculé. Alors qu’une signature était initialement espérée samedi dernier à Foz do Iguaçu, en présence d’Ursula von der Leyen, elle a été purement et simplement reportée. Une victoire temporaire pour les opposants, mais l’échéance reste menaçante : selon plusieurs sources diplomatiques, une nouvelle tentative est désormais visée pour le 12 janvier au Paraguay.

Le gouvernement français tente de naviguer en eaux troubles. Interrogé mardi à l’Assemblée nationale, le ministre délégué aux Affaires européennes, Jean-Noël Barrot, a tenté de rassurer en brandissant des « concessions inédites ».

« Nous obtenons des mesures miroir pour garantir la réciprocité, des contrôles douaniers renforcés et des clauses de sauvegarde », a-t-il assuré.

Des promesses jugées largement insuffisantes sur le terrain, où les syndicats promettent déjà une remobilisation massive dès début janvier.

Au-delà du commerce, un modèle en question

L’enjeu dépasse la simple concurrence commerciale. Pour les agriculteurs français, c’est la crédibilité même du « modèle européen » qui est sur la table. Comment justifier des normes environnementales et sanitaires strictes — et coûteuses — face à des importations qui n’y seraient pas soumises avec la même rigueur ? L’accord, s’il ouvre des débouchés pour les vins, les spiritueux et les produits industriels européens, est perçu dans les campagnes comme un coup de massue sur des filières déjà exsangues.

La réception à l’Élysée n’a donc rien d’une simple formalité. Elle intervient à un moment où la patience des éleveurs est à bout, entre la gestion contestée de l’épidémie animale et cette menace économique lointaine. La présence conjointe d’organisations aussi différentes que la FNSEA et la Confédération paysanne, pourtant « opposants historiques au traité », en dit long sur l’ampleur de la défiance.

L’heure des choix

Alors que l’exécutif européen semble pressé de conclure un accord vieux de plus de vingt ans de négociations, Emmanuel Macron se trouve dans une posture délicate. Peut-il imposer à ses partenaires européens un veto français, au risque d’entraver une grande ambition géopolitique ? Peut-il, à l’inverse, passer en force et affronter une colère paysanne qui pourrait embraser l’hiver ? Les concessions techniques évoquées par M. Barrot paraissent bien minces face à l’exigence catégorique d’abandon pur et simple du texte. Le bras de fer ne fait que commencer.

https://multipol360.com/accord-ue-mercosur-le-face-a-face-decisif-des-agriculteurs-francais-avec-emmanuel-macron/ 

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