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novembre 14, 2025

Boualem Sansal libéré grâce à l'Allemagne en attendant notre diplomatie pour Christophe Gleizes détenu !

Sansal libéré grâce à l'Allemagne quelle gifle pour Macron !
 
Certes notre président ne voulait plus conserver le manche de la gouvernance de la nation française, quoique ce n’est pas son attribution mise à part la défense et la diplomatie et représenter la France dans le monde ; mais voilà même la, il a fallu un chancelier allemand afin de libérer un ressortissant français en peu de temps.
 
Eh bien gracié....
Frank-Walter Steinmeier propose aussi que Boualem Sansal soit transféré en Allemagne pour «y bénéficier de soins médicaux». → https://l.lefigaro.fr/DI7B
 
"La démarche du président allemand en faveur de Boualem Sansal est un geste fort qui remplit d’espoir ceux qui attendent sa libération.
Certes beaucoup lu en Allemagne, l’écrivain est de langue et de nationalité françaises. Si sa libération intervient à l’issue de la proposition allemande, nous serons dans la joie de voir cesser cette incarcération scandaleuse ; et nous resterons honteux pour notre pays de la passivité lâche de ses dirigeants comme de l’immense majorité de ses élites intellectuelles et culturelles, qui ont montré ici leur soumission et leur indignité."
 
 

 
Il y a un journaliste sportif Christophe Gleizes aussi détenu en Algérie, alors au boulot….
Enfin j'espère que Sansal retenu en prison depuis un an, qu'il aura pu écrire un livre sur Macron et son ministre des affaires étrangères...
 

La libération de Boualem Sansal : un camouflet diplomatique pour Macron et la France 

La libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, annoncée le 12 novembre 2025, marque un nouveau revers pour la diplomatie française sous Emmanuel Macron.

Après plus d’un an d’emprisonnement en Algérie, Sansal a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, non pas grâce aux efforts de Paris, mais suite à une médiation allemande décisive.

Lors de son allocution à Toulouse, Macron a peiné à masquer son embarras, bégayant et cherchant ses mots pour saluer une « victoire » obtenue par procuration. Cette affaire, une de plus dans la série des humiliations macroniennes, illustre le déclin de l’influence française face à un Algérie intransigeante, forçant Paris à s’appuyer sur Berlin pour résoudre une crise bilatérale.

 

Une carrière d’ingénieur devenu dissident littéraire

Boualem Sansal, né en 1949 à Alger, a d’abord suivi un parcours technique et académique loin des lettres. Diplômé en ingénierie de l’École nationale polytechnique d’Alger et titulaire d’un doctorat en économie industrielle, il a occupé des postes de haut fonctionnaire, notamment comme directeur général de l’Industrie au ministère algérien de l’Industrie. Ce n’est qu’à l’âge de 50 ans, en réaction à l’assassinat du président Mohamed Boudiaf en 1992, qu’il se lance dans l’écriture. Ses romans, écrits en français, dénoncent avec virulence l’islamisme politique, la corruption du régime algérien et les dérives autoritaires.

 



Parmi ses œuvres phares, Le Serment des barbares (1999) et 2084 : La fin du monde (2015), une dystopie inspirée de 1984 d’Orwell, critiquent l’emprise de l’islam radical sur la société. Sansal a reçu de nombreux prix internationaux, dont le Prix du roman arabe en 2012, le Prix de la paix des libraires allemands en 2011 et le Prix Luxembourg pour la paix en 2012, récompensant son engagement pour la liberté d’expression et contre l’extrémisme. Dissident assumé, il vit en exil partiel en Algérie, souvent censuré dans son pays natal pour ses positions pro-israéliennes et sa critique du FLN (Front de libération nationale).


Un engagement sans compromis contre le régime algérien

L’engagement de Sansal transcende la littérature : il est un intellectuel rebelle, dénonçant l’islamisme comme une menace globale et la corruption endémique en Algérie. En 2011, il boycotte le Salon du livre d’Alger pour protester contre la censure ; en 2014, il visite Israël malgré les menaces, affirmant que « l’islamisme est le vrai ennemi » . Ses prises de position l’ont fait qualifier de « traître » par les autorités algériennes, mais lui ont valu une reconnaissance internationale comme défenseur de la laïcité et de la démocratie. Binational (algérien et français), 

Sansal incarne les tensions post-coloniales, critiquant autant le régime d’Alger que les complaisances occidentales.

N'oublions pas nos chers LFistes qui ont voté contre sa libération. Voir le député Alexis Corbière qui maintenant se félicite de sa libération...Que ne faut-il ne pas faire afin d'obtenir plus de voix, triste personnage !

L’arrestation : un prétexte pour museler un critique

Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal est arrêté à l’aéroport d’Alger à son retour d’un voyage en France. L’accusation ? Avoir « porté atteinte à l’unité nationale » dans une interview accordée à un média français d’ « extrême droite » , où il affirmait que la France avait injustement cédé des territoires marocains à l’Algérie lors de la décolonisation. Condamné en première instance, sa peine est confirmée en appel en juillet 2025 : cinq ans de prison ferme, sous couvert de législation antiterroriste. Cette incarcération, qualifiée de « politique » par des organisations comme l’IPA (International Publishers Association), a suscité des appels internationaux à sa libération. À 75 ans, Sansal a passé plus d’un an en détention, devenant un symbole de la répression des voix dissidentes en Algérie.


La guerre diplomatique entre France et Algérie : un fiasco macronien

L’affaire Sansal a cristallisé les tensions franco-algériennes, déjà exacerbées par des différends historiques et territoriaux. Paris a multiplié les protestations, mais sans résultat tangible : l’ambassadeur français Stéphane Romatet a été rappelé en avril 2025, et les canaux de coopération sécuritaire contre le terrorisme ont été rompus. La France, septième puissance mondiale, s’est vue « dictée sa conduite » par l’Algérie, comme l’a dénoncé le député RN Julien Odoul, soulignant un échec du « dialogue » et des « courbettes » macroniens.


Le 10 novembre 2025, le président de la République fédérale d’Allemagne depuis 2017, Frank-Walter Steinmeier, formule une demande de grâce, invoquant ses liens personnels avec Tebboune (soigné en Allemagne pour le Covid en 2020-2021). En sept heures, un avion militaire allemand rapatrie Sansal à Berlin, atterrissant vers 21h.

Berlin réussit en heures ce que Paris a échoué en un an.

Macron, dans son allocution toulousaine, bégaye et corrige maladroitement ses mots – « décisive » au lieu de « décisif » –, remerciant Steinmeier pour une « coopération fructueuse » tout en masquant sa gêne. Alternant fermeté et soumission, il admet implicitement les limites de sa diplomatie, contraint à une « victoire par procuration » .


Cette humiliation s’ajoute à d’autres : la gauche et le centre blâment l’ex-ministre Bruno Retailleau pour son intransigeance, tandis que l’Europe voit la France déclassée au profit de l’Allemagne. Pendant ce temps, le journaliste français Christophe Gleizes reste incarcéré en Algérie, son appel fixé au 3 décembre, offrant un mince espoir.

En somme, la libération de Boualem Sansal expose le déclin français : une puissance reléguée au second plan, incapable de protéger ses nationaux sans aide extérieure. Macron, empêtré dans un conflit larvé avec Alger, incarne une diplomatie vacillante, où les discours masquent les échecs. 

Cette affaire, condensé de pertes sécuritaires et diplomatiques, interroge l’avenir des relations franco-algériennes et la crédibilité de Paris sur la scène internationale.

https://multipol360.com/la-liberation-de-boualem-sansal-un-camouflet-diplomatique-pour-macron-et-la-france/

 

 

septembre 17, 2025

Blé français : l’Algérie & Maroc choisissent la Russie, la France perd ses plus gros clients, plus d'un milliard d’euros envolé

La France perd le marché algérien du blé, près d’un milliard d’euros, au profit de la Russie. Une crise issue d’un échec diplomatique, qui frappe durement les paysans français.


 

L’Algérie a récemment décidé de cesser d’importer du blé français, une décision qui a des répercussions économiques significatives pour le secteur agricole français. Selon un reportage de BFMTV diffusé le 16 septembre 2025, cette mesure s’inscrit dans un contexte de détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays, aggravées par des choix politiques français. Ces choix, notamment l’arrestation de l’écrivain Boualem Sansal et le soutien à un plan concernant le Sahara occidental, ont conduit à une escalade des tensions, rendant inévitable une cassure diplomatique et économique.

L’arrestation de Boualem Sansal, un écrivain franco-algérien proche du CRIF, qui compare Israël à « un village gaulois » résistant aux invasions. Des sources algériennes l’accusent d’être un « agent caché d’Israël » ou du Mossad, avec une vidéo de 2012 (diffusée en janvier 2025) le montrant évoquer sa rencontre avec Netanyahou. Sansal a été condamné à cinq ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État, comme rapporté par France 24 le 27 mars 2025. Cette action a été perçue comme une ingérence directe dans les affaires internes de l’Algérie. Par ailleurs, le soutien de la France à un plan pour le Sahara occidental, exprimé par Emmanuel Macron dans une lettre au roi Mohammed VI en juillet 2024, a été vu comme une trahison par l’Algérie, qui soutient le mouvement d’indépendance sahraoui. Ces décisions, prises sans privilégier la diplomatie, ont directement contribué à la détérioration des relations.

Les paysans français face à une crise sans précédent

Les chiffres sont éloquents. En 2019, les exportations de blé français vers l’Algérie représentaient environ 1 milliard d’euros, selon des données compilées et citées dans le reportage de BFMTV. Aujourd’hui, ces exportations sont pratiquement nulles. Jean-François Lépy, directeur général de Soufflet Negoce déclaré :

« Je suis installé depuis 2006 et je n’ai jamais connu une crise aussi importante. »

En 2021, l’Algérie avait déjà exclu la France d’un tender de blé suite à un différend diplomatique, comme le rappelle Reuters. Comme l’explique Frédéric Montchablon, directeur de la Soufflet Negoce :

« L’Algérie a décidé de ne plus acheter de blé français, et cela a des conséquences immédiates sur nos exportations. »

Ces choix politiques français, loin de privilégier la diplomatie, ont rendu inévitable une cassure avec l’Algérie. Le gouvernement préférant s’aligner sur le CRIF plutôt que de privilégier la diplomatie afin de protéger ses agriculteurs.

La Russie, le bénéficiaire inattendu

Alors que la France perd pied sur le marché algérien, la Russie émerge comme le principal bénéficiaire. Selon les données présentées, l’Algérie a importé 1,6 million de tonnes de blé russe au cours des sept premiers mois de la saison actuelle, surpassant les volumes importés de l’Union européenne. Un graphique montre une chute drastique des importations de blé français en Algérie, passant de plusieurs milliers de tonnes en 2019 à presque rien en 2024, tandis que les importations de blé russe ont augmenté de manière significative. Cette situation profite directement à la Russie, qui a su capitaliser sur les erreurs diplomatiques françaises.

L’Algérie tourne le dos au blé français et se tourne vers la Russie, désormais principal fournisseur

L’Algérie a cessé toute importation de blé en provenance de France ce qui ouvre la voie à une percée décisive des exportateurs russes sur ce marché stratégique. Selon le quotidien français L’Opinion, la Russie fournit désormais 90 % des besoins en blé de l’Algérie, reléguant les producteurs français au second plan après des décennies de domination sans partage.

Il y a encore dix ans, Paris constituait le principal pourvoyeur de denrées céréalières de l’Algérie. Cependant, la détérioration progressive des relations bilatérales a culminé en octobre 2024, lorsque les autorités algériennes ont formellement exclu les entreprises françaises des appels d’offres relatifs aux importations de blé. Une exigence explicite a été même formulée : aucune céréale d’origine hexagonale ne saurait plus être prise en considération.

Un bouleversement du marché céréalier algérien

Ce revirement a permis à la Russie de s’ancrer solidement dans l’un des marchés céréaliers les plus considérables du bassin méditerranéen, mais qui reste miné par la bureaucratie et la mauvaise gestion des autorités algériennes. Les experts prévoient qu’à l’horizon 2025, les exportations françaises vers l’Algérie atteindront un niveau nul, consacrant ainsi la suprématie de la Fédération de Russie dans ce secteur.

Au-delà des volumes échangés, l’essor des exportations russes repose sur plusieurs facteurs techniques et logistiques. La compétitivité tarifaire accrue des céréales russes, renforcée par des coûts de production plus faibles et une politique agressive de pénétration des marchés, a joué un rôle déterminant. De surcroît, la diversification des infrastructures portuaires russes sur la mer Noire et la mer Caspienne a considérablement amélioré la capacité d’acheminement vers l’Afrique du Nord, réduisant les délais de livraison et optimisant la chaîne logistique.

Les analystes observent également que les récentes réformes du secteur agricole russe, conjuguées à une mise à niveau des silos portuaires et à une optimisation des quotas d’exportation, ont permis de répondre avec flexibilité aux exigences spécifiques du marché algérien, notamment en matière de qualité du blé tendre, privilégiée pour la production locale de semoule et de pain.

Un divorce commercial aux répercussions durables

Ce basculement des flux commerciaux traduit une rupture profonde dans l’architecture traditionnelle des échanges agricoles euro-méditerranéens. Il témoigne d’un réalignement des alliances économiques où la Russie, qui se targue, selon ses responsables, de sa capacité à offrir des conditions commerciales avantageuses et une régularité d’approvisionnement, occupe désormais une position dominante.

 

 


Blé : après l'Algérie, la Russie détrône la France au Maroc

La Russie consolide son influence sur le marché céréalier du Maghreb, en particulier au Maroc. Cette avancée marque une nouvelle étape dans la stratégie du géant agricole russe, qui gagne du terrain face à la France, acteur historique dans la région.

Sur les cinq premiers mois de la campagne actuelle, la Russie a exporté 700 000 tonnes de blé vers le Maroc, contre seulement 300 000 tonnes pour la France. Ce rapport de force illustre l'offensive menée par Moscou sur un marché traditionnellement dominé par les céréaliers français. Avec un objectif d’exportation ambitieux d’un million de tonnes pour la campagne 2024/2025, la Russie semble bien décidée à s’imposer comme le premier fournisseur de blé au Maroc.

Cette percée s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la Russie bénéficie de coûts de production compétitifs, lui permettant d’offrir des prix attractifs sur les marchés internationaux. De plus, la qualité du blé russe, notamment en termes de teneur en protéines, répond aux standards exigés par les consommateurs marocains.

Contexte agricole défavorable au Maroc

Le Maroc traverse une sécheresse persistante, réduisant considérablement sa production locale de blé. Pour la campagne actuelle, la récolte marocaine n’a atteint que 3,3 millions de tonnes, soit un tiers des besoins nationaux, estimés à 10 millions de tonnes. Cette situation contraint le pays à augmenter ses importations, qui devraient s’élever à 7,5 millions de tonnes pour 2024/2025.

La dépendance accrue du Maroc à l’égard des marchés extérieurs a ouvert la porte à la Russie. En proposant des volumes importants à des prix compétitifs, Moscou s'est positionné comme un partenaire clé pour répondre à cette demande croissante.

La position française s'effrite dans la région

La France, longtemps considérée comme un fournisseur privilégié du Maroc, voit ses parts de marché s’éroder. Avec une production nationale de blé historiquement basse (26,3 millions de tonnes), les céréaliers français peinent à rivaliser avec leurs homologues russes sur le plan des coûts et des volumes disponibles.

En conséquence, les exportations françaises vers le Maroc devraient chuter de 53,5 %, passant de 2,8 millions de tonnes à seulement 1,5 million de tonnes cette année. Cette situation rappelle les difficultés rencontrées par la France en Algérie, où la Russie a également pris l’avantage, mettant fin à des décennies de domination française sur ce marché stratégique.

Une stratégie russe bien rodée

Le succès de la Russie sur le marché marocain s’inscrit dans une stratégie plus large d’expansion économique dans les pays du Maghreb. En Algérie, où Paris a perdu son statut de principal fournisseur, la Russie s'est imposée en exploitant les failles des producteurs européens, notamment en matière de coût et de flexibilité logistique.

Outre ses avantages en termes de prix, la Russie bénéficie de routes maritimes optimisées et d’un réseau commercial de plus en plus efficace. Ces atouts permettent à Moscou de répondre rapidement aux besoins des marchés importateurs, même en période de forte demande.

Montée en puissance de la Russie sur le marché maghrébin

La montée en puissance de la Russie sur le marché céréalier du Maghreb dépasse la seule question économique. Elle reflète une volonté de Moscou de renforcer son influence géopolitique dans cette région clé, en utilisant les exportations agricoles comme un levier stratégique.

Pour la France, cette perte de terrain met en lumière des défis structurels importants. La compétitivité des producteurs français est mise à rude épreuve, non seulement par les prix agressifs de la Russie, mais aussi par les conditions climatiques et les contraintes réglementaires en Europe. Si Paris veut regagner du terrain, il sera crucial de repenser ses stratégies commerciales et de s’adapter à une concurrence mondiale accrue.


 

 

 

 

 

 

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