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juin 17, 2026

Le féminisme contemporain occidental et son ethno-differentialisme, son égalitarisme, son gauchisme wok !

Sommaire:

A) - “Décoloniser l’universalisme”

B) - Décoloniser l’universalisme. Pour une éthique féministe transnationale





A) - “Décoloniser l’universalisme”

“Décoloniser l’universalisme”. 

Décryptage de l’enfumage rhétorique absolu : les decoloniaux manient habilement le langage progressiste pour prôner l’ethno-différencialisme pur et évidemment la gauche Télérama LFI et compagnie adore ça, c’est assez fascinant de voir des gens beugler 7/7 contre “l’extrême droite“ et se retrouver à applaudir Barrès parce que là il est basané 

Le tour de passe-passe : ils utilisent le mot “décoloniser” (qui a une charge morale, qui sonne libérateur) pour en réalité abandonner le seul truc qui protège réellement les ”opprimés” : l’idée qu’il y a des standards qui s’appliquent partout, indépendamment de ce que la culture locale veut. 

L’universalisme n’a pas de “biais occidental”, il a une histoire occidentale, ce qui est différent. Mais ça veut juste dire : c’est une idée qu’il a fallu conquérir, qui n’allait pas de soi. Pas qu’elle est fausse ou mauvaise. Les décoloniaux utilisent toujours le paradigme du XIXe/début XXe pour légitimer leurs griefs contre l’Occident, l’universalisme, et bla et bla. Mais seuls des esprits faibles peuvent tomber dans ce piège. Nous ne sommes plus au XIXe ni début XXe. “Décoloniser l’universalisme”…. 

Ça suppose quand même qu’il existe une universalité vraie, différente de celle-ci. Mais aucun discours “décolonial” ne la propose. Le slogan inverse juste son objet. ”Débarrassé d’ethnocentrisme” suggère une libération. 

En réalité, il propose : remplacer un critère universel (“tous les humains ont les mêmes droits”) par un relativisme culturel (”chaque culture définit ses normes”). Ce n’est pas moins ethnocentrique, c’est la capitulation devant chaque ethnocentrisme existant. Nuance. Un féminisme "débarrassé d’ethnocentrisme" ça signifie un féminisme qui accepte que certaines cultures refusent l’égalité aux femmes au nom de la défense de ses traditions. 

Non, il n’existe pas plusieurs définition d’égalité. Le féminisme contemporain occidental a brouillé complètement les choses avec ses glissements sémantiques perpétuels et ses concepts d’égalité réelle etc. Il existe l’égalité des droits. Et ensuite il existe leur application effective. C’est tout, point. Sans ça en effet, on a donné des cartouches à tous les relativistes. 

Ce qu’ils proposent, sans jamais vous le dire explicitement, c’est de l’ethno-differentialisme : “chaque culture a sa propre version de l’égalité et de la liberté”. Ce ne sont pas les individus qui ont des droits mais les cultures et traditions. C’est subtile mais c’est le fond de leur propos. Et là c’est fini. Si tu dis “chaque culture définit ses propres libertés”, tu viens de dire que les droits humains ne sont pas universels ; donc tu légitimes que certaines cultures décident que les femmes, les minorités sexuelles, etc., ont moins de droits. "C’est leur culture, ils font ce qu’ils veulent", est une positon comme une autre, simplement jusque-là, ce genre de positon était qualifiée d’ethno-différentialiste et caractérisait donc ce qu’on appelle ”l’extrême droite”. 

Les décoloniaux savent qu’ils ne peuvent pas assumer cette position de façon aussi explicite devant des gens de gauche, ce qu’ils font donc c’est qu’ils utilisent le langage de gauche pour mieux faire passer leur vision ethno-différentialiste, eux peuvent, ils ne sont pas blancs. Voilà où en est une partie de la gauche contemporaine. Elle défend et vante même comme progressiste et avant-gardiste une vision du monde qu’elle qualifie normalement ”d’extrême droite“ quand elle est prônée par un blanc.. 

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Jusqu’où une société peut-elle sacrifier la protection de ses enfants les plus vulnérables sur l’autel de la peur du conflit culturel et du politiquement correct ?
 
Hier, un document de 219 pages a été publié au Royaume-Uni sur les Grooming gangs. Il ne s’agit pas d’un rapport gouvernemental officiel, mais d’une enquête indépendante financée par plus de 20.000 donateurs privés. Son titre officieux : "The Rape Gang Inquiry".
 
Derrière elle, @RupertLowe10, député de @RestoreBritain (anciennement Reform UK), et une équipe qui a recueilli des témoignages de survivantes, de parents et de lanceurs d’alerte. Le contenu est d’une brutalité rare. Selon ce rapport, au moins 250.000 jeunes filles blanches britanniques auraient été victimes, sur plusieurs décennies, de réseaux organisés d’exploitation sexuelle collective, majoritairement composés d’hommes d’origine pakistanaise et de confession musulmane.
 
Ce chiffre provient d’une extrapolation réalisée dès 2019 par Lord Pearson à la Chambre des Lords. Il s’appuie sur les données locales connues : 
 
- au moins 1400 victimes à Rotherham entre 1997 et 2013
- plus de 1000 à Telford sur plusieurs décennies
- des affaires similaires à Oxford, Rochdale ou ailleurs. 
 

 
 
Le rapport affirme que des activités comparables ont été identifiées ou suspectées dans 149 districts administratifs, soit près de 40% du territoire britannique. Un phénomène systémique, pas une série de drames locaux
 
Le rapport présente ces affaires comme les manifestations d’un même modèle national : 
 
1) des réseaux qui repèrent des adolescentes vulnérables (souvent issues de familles pauvres, monoparentales ou en conflit avec les institutions)
2) les "groom" (conditionnent) avec de l’attention, des cadeaux, de l’alcool, du cannabis ou des drogues dures, 3) les exploitent.
 
Le processus est presque toujours le même. Des hommes adultes, souvent via des taxis, récupèrent les filles devant les écoles ou les foyers. Ils les isolent, les droguent, les violent collectivement dans des appartements, des hôtels, des entrepôts ou des voitures. Les victimes sont ensuite "partagées" entre frères, cousins, amis ou clients payants. Certaines sont transportées d’une ville à l’autre. Pour les empêcher de parler, les agresseurs utilisent la violence physique (coups, brûlures de cigarettes), le chantage par vidéos filmées pendant les viols, ou la dépendance aux substances.
 
Chloé a 11 ans, en 2003. Elle est emmenée dans un hôtel, droguée, puis violée. Plus tard, un homme l’emmène dans un cimetière, lui fait boire du whisky et introduit une bouteille en elle. La bouteille se brise à l’intérieur de son corps. Elle se rend seule aux urgences. Personne ne pose de questions sérieuses sur la façon dont une enfant de 12 ans a pu subir une telle blessure. À 18 ans, elle pèse 30 kg, est dépendante à l’héroïne, a été forcée à se convertir à l’islam et a contracté un mariage religieux. Elle affirme avoir été violée par "des centaines" d’hommes.
 
Fiona raconte des viols collectifs impliquant 10 à 20 hommes simultanément, des grossesses, des enlèvements, des tortures extrêmes.
 
Plusieurs mentionnent des insultes répétées : "white slag" (salope blanche), "kuffar" (mécréante). Les agresseurs établissaient une distinction claire entre les filles de leur communauté, qu’ils considéraient comme devant rester pures pour le mariage, et les filles blanches non-musulmanes, perçues comme disponibles et dépourvues d’honneur.
 
Les institutions ont failli… par peur du racisme
 
Le rapport est particulièrement sévère envers les institutions britanniques. Police, services sociaux, écoles, NHS (santé publique), municipalités et gouvernements successifs (travaillistes comme conservateurs) sont accusés d’avoir rendu ces crimes possibles par leur inaction ou leur complicité passive.
 
Les raisons invoquées sont multiples : 
 
- peur d’être accusés de racisme
- souci de préserver les "relations communautaires"
- calculs électoraux (dépendance à certains blocs de vote musulmans dans des municipalités travaillistes)
- une idéologie multiculturaliste qui interdisait de nommer le profil ethnique et religieux des agresseurs.
 
Des policiers ont parfois ramené des filles chez leurs exploiteurs. Des services sociaux ont placé des enfants dans des foyers déjà identifiés comme à haut risque. Le NHS a traité des infections sexuellement transmissibles chez des mineures sans déclencher de procédures de protection efficaces. Des taxis ont servi de moyen de repérage et de transport, avec des licences renouvelées malgré des signalements.
 
Des lanceurs d’alerte affirment avoir vu des dossiers disparaître, des preuves détruites, et des professionnels sanctionnés pour avoir osé nommer le problème. @TRobinsonNewEra est l’un des premiers à avoir documenté ces réseaux, au prix d’arrestations répétées et de poursuites.
 
La dimension culturelle et religieuse
 
Le rapport va plus loin que les enquêtes officielles précédentes en insistant sur la dimension ethno-religieuse. Il évoque une culture clanique pakistanaise fondée sur la famille élargie, la loyauté et la protection de l’honneur collectif. Il cite également plusieurs éléments doctrinaux islamiques qui, selon lui, peuvent fournir un cadre de justification à certains agresseurs : 
 
- supériorité religieuse des musulmans sur les non-musulmans
- règles historiques relatives aux captives et à l’esclavage sexuel
- méfiance envers la sexualité féminine non contrôlée, etc.
 
Cela ne signifie évidemment pas que TOUS les musulmans soutiennent ou commettent ces crimes. Mais, combiné à une culture clanique et à un mépris affiché pour les filles blanches, ce cadre idéologique a facilité l’émergence et la persistance de ces réseaux. Des survivantes rapportent avoir été emmenées dans des mosquées où des imams auraient décrit les non-musulmans comme des infidèles et les femmes blanches "mal habillées" comme du "gibier libre".
 
Un débat qui dépasse le Royaume-Uni
 
Le chiffre de 250.000 reste une estimation controversée. Il s’agit d’une extrapolation, pas d’un comptage exhaustif. Des critiques estiment qu’il est probablement surestimé, même si le sous-signalement est incontestable. Ce qui est certain, c’est que les scandales de Rotherham, Rochdale, Telford et d’autres villes ont déjà été confirmés par des enquêtes officielles britanniques, qui ont reconnu à la fois l’ampleur des abus et les défaillances institutionnelles liées à la peur du racisme.
 
Le rapport de Rupert Lowe relance un débat plus large sur l’intégration, le multiculturalisme et la protection des enfants dans les sociétés occidentales. Il affirme que des phénomènes comparables, à moindre échelle, se déroulent actuellement dans d’autres pays européens, dont la France. Le refus persistant, dans certains milieux, de nommer les réalités culturelles et religieuses quand elles jouent un rôle dans la criminalité organisée est présenté comme un obstacle majeur à la justice.
 
Les survivantes qui ont osé parler, souvent au prix de leur santé mentale et de leur sécurité, méritent au minimum que leur histoire soit entendue sans filtre idéologique.
 

 

Celina Barahona


 

 

 


 

B) - Décoloniser l’universalisme. Pour une éthique féministe transnationale

Quel sens donner à l’universalisme dans une perspective féministe ? S.J. Khader le dégage de ses présupposés impérialistes et défend un féminisme attentif à la pluralité des contextes.

Dans Décoloniser l’universalisme, Serene J. Khader se demande si le féminisme peut et doit être universaliste. Pour traiter cette question, il convient d’abord d’interroger ce que signifie le terme même d’« universalisme » et ce que nous, Européens, y incluons. Car non seulement l’universalisme a longtemps servi de justification aux ambitions impérialistes de l’Occident, mais il demeure embarqué dans un faux dualisme — universalisme contre relativisme — qui tend à figer les débats. Érigé en voie unique de l’émancipation, l’universalisme tend alors à se constituer contre les traditions ou encore les religions, le plus souvent pensées, quant à elles, dans les seuls termes de l’assujettissement.

Dans sa préface, la traductrice Manon Garcia rappelle les débats brutaux et figés dans lesquels nous sommes largement enfermés en Europe : universalisme identitaire contre wokisme, État de droit « neutre » contre communautarisme. Ces oppositions simplificatrices ignorent les discriminations que peut engendrer l’injonction à la « mêmeté ».

C’est précisément à l’encontre de ces facilités que Serene J. Khader construit sa réflexion sur l’universalisme, en l’appliquant à la question du genre : il s’agirait, pour elle, de défendre un universalisme débarrassé des valeurs qui le rendaient complice de l’impérialisme ; d’établir une praxis féministe transnationale ; d’extraire les littératures féministes du relativisme dans lequel on les enferme. Concevoir un féminisme à la fois anti-impérialiste et universaliste, cela implique de dénoncer les injustices de genre sans adosser sa critique à une conception unique de la société juste.

Cette perspective conduit alors à poser autrement certaines questions : les situations dans lesquelles les femmes agissent sont-elles toujours des situations féministes ? L’histoire coloniale française ne donne-t-elle pas un sens particulier au port du voile pour certaines femmes ? Cette approche permet à l’autrice de mettre en évidence ce qui n’est finalement pas universaliste dans les positions impérialistes, tout en cherchant ce qu’il reste de l’universalisme lorsqu’on le dissocie des réflexes de domination.

Décoloniser l’universalisme féministe

C’est nourrie par la philosophie anglo-américaine — Dewey, Anderson, Sen, Mills — ainsi que par les sciences sociales que l’autrice amorce sa réflexion sur les valeurs et intérêts occidentaux ayant été idéalisés et présentés comme la forme unique de l’universalisme. Ainsi en va-t-il de l’individualisme conçu comme indépendance absolue, de l’autonomie pensée dans un cadre séculier et anti-traditionnel, ou encore de certaines conceptions de l’émancipation qui tendent à faire disparaître la différence des genres comme catégorie sociale pertinente. Cette approche conduit également à analyser les effets ambivalents des transferts coloniaux de normes de genre, l’introduction de modèles occidentaux ayant parfois accru la vulnérabilité des femmes dans les contextes non occidentaux. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de « décoloniser l’universalisme », en le réarticulant à une éthique féministe attentive à la pluralité des contextes sociaux.

Cette position appelle évidemment la discussion. Elle a néanmoins le mérite de souligner qu’il n’existe pas une seule organisation sociale juste du point de vue du genre. Elle invite à penser que le féminisme peut être compatible avec une pluralité de formes sociales et culturelles. Elle diffuse l’idée selon laquelle les féministes n’ont pas besoin d’un consensus identitaire pour lutter ensemble, mais seulement d’un accord traversé de désaccords. Plus délicat sans doute à entendre, ce point conduit également à reconnaître que certaines valeurs qui contribuent à réduire l’oppression des femmes en Occident peuvent, ailleurs, participer à son renforcement — ainsi de l’anti-traditionalisme hérité des Lumières. Car, écrit-elle, toutes les traditions ne sont pas intrinsèquement patriarcales.

Un féminisme doté d’une véritable force normative ne saurait donc imposer une conception unique du monde — comme si l’adoption de valeurs occidentales suffisait à transformer les sociétés dans un sens féministe. Un féminisme véritablement universaliste ne met pas tant l’accent sur un idéal final à atteindre que sur les rapports de domination à transformer : l’impérialisme, le racisme, l’hétérosexisme, le classisme, le validisme ou encore le cissexisme. Dès lors, l’avenir des femmes et des relations entre les sexes ne résiderait pas dans l’instauration d’une société idéale fondée sur des modèles préétablis, mais dans la manière dont ressources et pouvoirs doivent être redistribués. Quant aux modèles auxquels il faut renoncer, ils reposent sur l’idée selon laquelle l’adoption de valeurs occidentales suffisait à transformer les sociétés dans un sens féministe.

Tradition et émancipation

Nombre d’hypothèses du féminisme occidental reposent, montre l’autrice, sur une conception héritée des Lumières selon laquelle le progrès moral impliquerait nécessairement l’abandon des valeurs traditionnelles héritées sans avoir été choisies. De cette perspective découle une double présomption : d’une part, l’idée que le capitalisme profiterait spontanément aux femmes ; d’autre part, celle selon laquelle l’adhésion à des valeurs traditionnelles serait en soi incompatible avec le féminisme. Ce que cette approche tend à occulter, c’est la possibilité pour les femmes de lutter au sein même de cadres traditionnels, en produisant des formes d’émancipation immanentes à leurs pratiques plutôt que fondées sur l’application d’une norme extérieure.

Cette réflexion suppose d’adopter une vigilance critique à l’égard de certains féminismes occidentaux qui méconnaissent les contextes locaux et négligent d’autres structures d’oppression — capitalisme sauvage, suprémacisme blanc, entre autres — qui affectent les femmes au-delà du seul rapport de genre. Poussée jusqu’au bout, cette analyse conduit à reconnaître que la lutte contre une forme d’oppression peut parfois en renforcer une autre de manière transitoire.

Plusieurs exemples viennent étayer cette thèse. Il peut ainsi être préférable, dans certaines situations, de porter un voile et de pouvoir circuler librement plutôt que de rester enfermée. De même, certaines femmes renoncent à des stratégies de confrontation directe avec les hommes de leur groupe, non par adhésion à des normes sexistes, mais parce qu’elles jugent préférable de préserver les conditions d’une transformation interne de leur société. En somme, si les féministes ne peuvent évidemment adhérer à des doctrines culturelles ou religieuses considérant les femmes comme inférieures, elles peuvent néanmoins reconnaître que certains préceptes traditionnels peuvent être pris en considération dans des trajectoires d’émancipation situées.

Idéaux féministes

Les analyses proposées par Serene J. Khader pourraient sembler fragiliser les liens entre les luttes féministes, mais elles ouvrent en réalité à une multiplicité de possibles. Elles reposent sur une conception de la justice universaliste qui se défait de tout idéalisme abstrait mais qui ne renonce pas pour autant à tout idéal. L’autrice reconnaît que les idéaux nourrissent l’imagination et inspirent l’action. Mais elle s’oppose à deux types d’entre eux : ceux qui prétendent fournir des recettes applicables en tout contexte, et ceux qui évitent la question des dialogues interculturels. En revanche, elle ne récuse pas la possibilité de faire émerger des idéaux féministes transnationaux et universalistes ; ceux-ci doivent simplement résulter d’une négociation interculturelle.

Plus précisément encore, Serene J. Khader distingue deux moments dans les démarches féministes — distinction qui pourrait d’ailleurs valoir pour d’autres combats : celui de la définition d’un objectif final, et celui des moyens permettant d’y parvenir. Dans ce second moment, les décisions doivent prendre en compte non seulement les rapports de genre, mais aussi d’autres enjeux fondamentaux comme la santé, les conditions concrètes d’existence ou le refus de la domination impérialiste. Car l’oppression sexiste ne peut être combattue qu’à travers une amélioration effective de la vie de chaque femme.

Christian RUBY

https://www.nonfiction.fr/article-12739-le-feminisme-et-luniversalisme.htm 


 

Décoloniser l’universalisme. Pour une éthique féministe transnationale

Manon Garcia (préf. et trad.), Serene J. KhaderVersion PDF 

 

 

 

 

 

juin 04, 2026

VIOLENCES: l’État a perdu le contrôle !

Sommaire:

A) - Paris en chaos : l’État a perdu le contrôle.

B) - Émeutes, incivilités, insécurité & immigration

C) -



A) - Paris en chaos : l’État a perdu le contrôle.

Paris en chaos : l’État a perdu le contrôle.
Émeutes, pillages, scènes de violence urbaine, forces de l’ordre débordées : ces images ne viennent pas d’un pays lointain.

Elles viennent de Paris… Après la victoire du PSG lors de la Ligue des Champions ! Scandaleux !
🔥 Le problème n’est plus seulement sécuritaire.
Il est politique.
Depuis des années, les mêmes responsables ferment les yeux sur l’ensauvagement, minimisent les émeutes, excusent les casseurs, désarment moralement la police et abandonnent les Français ordinaires à l’insécurité.
Résultat :
🚔 l’ordre recule,
🏙️ les villes se fragmentent,
💸 les commerces paient,
👮 les forces de l’ordre encaissent,
🇫🇷 et l’autorité de l’État devient théorique.
On ne gouverne pas un pays avec des communiqués de compassion, des cellules de crise et des appels au calme.
On gouverne avec l’autorité, la sanction et la restauration de l’ordre public.
⚠️ Une nation qui tolère le chaos dans sa capitale envoie un message de faiblesse à tout le pays.
La France n’a pas besoin d’excuses sociologiques.
Elle a besoin d’ordre, de frontières, de justice rapide et d’un État qui protège enfin les siens.
🛡️ La première liberté, c’est la sécurité. 

ANALYSE – Émeutes à Paris après la victoire du PSG en Ligue des champions : Plus de 780 interpellations, un mort et des scènes de chaos qui font réagir le monde

La victoire historique du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, acquise aux tirs au but face à Arsenal le 30 mai 2026 à Budapest, s’est transformée en une nuit de violence et de chaos dans la capitale française. Ce qui aurait dû être une fête populaire s’est muée en émeutes urbaines, avec incendies de véhicules, pillages, affrontements avec les forces de l’ordre et tentatives d’intrusion dans un commissariat. 

Au total, 780 personnes ont été interpellées à travers la France, dont près de 480 dans la région parisienne, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Un jeune homme de 24 ans est mort dans un accident de scooter sur le périphérique, tandis qu’un adolescent de 17 ans a été grièvement blessé par arme blanche. Sans parler bien sûr les nombreux policiers également blessés.

Ces scènes de « guérilla urbaine », selon les mots de la mairie du 8e arrondissement, rappellent avec une inquiétante régularité les débordements survenus l’an dernier après le premier sacre européen du club. Mais cette fois, le chaos parisien a franchi les frontières : il a été observé, commenté et instrumentalisé bien au-delà de l’Hexagone, révélant l’image dégradée d’une France qui peine à contenir ses propres fractures.

Une fête qui dégénère en guérilla urbaine

Dès le coup de sifflet final à Budapest, des milliers de supporters se sont massés sur les Champs-Élysées et aux abords du Parc des Princes. Environ 20 000 personnes ont convergé sur l’avenue mythique, où les autorités avaient partiellement coordonné l’accès. Très vite, des groupes ont allumé des feux, lancé des feux d’artifice en direction des forces de l’ordre et vandalisé des commerces. Une boulangerie et un restaurant ont été endommagés dans le 16e arrondissement. Des véhicules ont été incendiés, dont plusieurs Lime bikes et des voitures particulières. Des fumigènes et des mortiers ont été saisis par centaines.

La police a dû intervenir à cinq reprises pour débloquer le périphérique parisien, occupé par des manifestants. Un petit groupe a même tenté de prendre d’assaut un commissariat dans le 8e arrondissement, avant d’être dispersé. Les images diffusées par BFM TV et l’AFP montrent des affrontements brefs mais violents, des jets de projectiles et des charges de CRS. Un policier a été grièvement blessé, tandis que 57 agents au total ont été touchés à travers le pays, dont la plupart légèrement.

Un bilan humain et matériel lourd

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dressé un bilan sévère lors d’une conférence de presse dimanche : 780 interpellations au niveau national, dont 480 en Île-de-France, soit une hausse de 30 à 32 % par rapport à l’année précédente. 277 personnes ont été placées en garde à vue, dont 82 mineurs, pour des faits allant des violences sur agents de la force publique au vol et au vandalisme.

Un drame humain est venu assombrir la nuit : un jeune homme de 24 ans est mort après avoir perdu le contrôle de son scooter et percuté des blocs de béton sur une bretelle du périphérique. Par ailleurs, un adolescent de 17 ans a été gravement blessé par arme blanche dans le 16e arrondissement lors d’une tentative de vol. Au total, 219 personnes ont été blessées en France, dont huit grièvement.

La dimension internationale : Elon Musk et les voix nationalistes pointent Paris du doigt

Ces scènes de chaos n’ont pas seulement choqué la France. Elles ont été observées, relayées et commentées à l’étranger, notamment par des figures influentes du paysage politique et technologique international. Sur X, le réseau social dont il est propriétaire, Elon Musk a relayé des images filmées par le journaliste indépendant Luc Auffret montrant une foule de jeunes courir près du Parc des Princes, la police aux trousses, au milieu d’un amas de vélos en flammes. « Des problèmes à Paris », a sobrement commenté le multimilliardaire américain, connu pour ses prises de position critiques sur l’évolution de certaines capitales européennes.

Ce commentaire, aussi lapidaire soit-il, porte loin. Elon Musk, avec ses centaines de millions d’abonnés, donne une résonance mondiale à des images qui, autrement, seraient restées dans le cercle des médias français. En pointant du doigt « les problèmes à Paris », il alimente une narration déjà bien installée dans certains cercles internationaux : celle d’une France — et plus largement d’une Europe — incapable de maintenir l’ordre public dans ses propres capitales. Ce n’est plus seulement une question de sécurité intérieure, mais une atteinte à l’image de marque de la France, à son soft power et à sa capacité à incarner un modèle de civilisation stable et attractive.

Loin d’être isolée, la réaction de Musk s’inscrit dans un concert plus large de voix nationalistes et identitaires occidentales. L’activiste britannique Tommy Robinson a tweeté : « Les pillages se poursuivent dans la nuit en France, alors que des ‘envahisseurs’ sèment le chaos après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. Victoire ou défaite, le match de football produit le même résultat dans les rues d’Europe. Qu’on les expulse tous. » De son côté, le chef du PVV néerlandais Geert Wilders et la patronne de l’AfD allemande Alice Weidel ont lancé un appel explicite à la « remigration » des fauteurs de trouble.

Ces réactions internationales soulignent un phénomène récurrent : les violences urbaines qui éclatent régulièrement en France après des événements sportifs ou sociaux sont de plus en plus lues à l’étranger comme le symptôme d’un échec profond de l’intégration et d’une perte de contrôle sur l’immigration. Pour ces observateurs, Paris n’est plus seulement la Ville Lumière, mais le symbole d’une Europe qui peine à préserver son identité et son ordre public face à des flux migratoires massifs et à des poches de non-assimilation. L’image de la France, déjà fragilisée par des années de tensions sociales et sécuritaires, en sort durablement écornée sur la scène internationale.

Une violence récurrente et politisée

Ces débordements ne sont pas nouveaux. L’an dernier, après la première victoire du PSG en Ligue des champions face à l’Inter Milan, on comptait déjà près de 500 interpellations à Paris, deux morts, plus de 190 blessés et des centaines d’incendies à travers le pays. Les autorités avaient déployé 22 000 policiers et gendarmes cette année, anticipant les risques, tout en gérant simultanément Roland-Garros et plusieurs grands concerts.

La dimension politique n’a pas tardé à émerger en France même. Marine Le Pen a dénoncé « des scènes de chaos qui se multiplient au moindre prétexte », estimant que « les Français n’en peuvent plus ». Jordan Bardella, président du Rassemblement National, avait déjà qualifié Paris de « terrain de jeu pour voyous » après les incidents de 2025, pointant du doigt une « multiculturalité » débridée. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait parlé de « barbares » et de « sauvagerie ». La mairie du 8e arrondissement a même réclamé une doctrine de « zéro rassemblement » sur les Champs-Élysées, jugeant que l’avenue était devenue « une arène de guérilla urbaine ».

L’impact économique : un coût direct et réputationnel élevé

Au-delà des images, ces violences génèrent un coût économique significatif. Le déploiement de 22 000 policiers et gendarmes représente un effort financier considérable en heures supplémentaires, logistique et équipements. Les frais de justice liés aux 780 interpellations et 277 gardes à vue mobiliseront les tribunaux pendant des mois.

Les dommages matériels sont concrets : véhicules incendiés, commerces vandalisés (boulangerie et restaurant endommagés), pillages signalés dans une quinzaine de villes. Pour les commerçants des Champs-Élysées et des zones proches du Parc des Princes, la soirée a signifié une perte immédiate de chiffre d’affaires. Les assurances couvriront une partie des dégâts, mais les hausses de primes futures et les pertes d’exploitation pèsent sur les petites entreprises.

L’impact le plus lourd reste probablement le dommage réputationnel. Paris, première destination touristique mondiale, voit son image de ville sûre et raffinée atteinte par des images de chaos diffusées internationalement. La réaction d’Elon Musk et les commentaires de figures comme Wilders ou Weidel amplifient cette perception négative. Les conséquences probables incluent une baisse des réservations hôtelières et des dépenses touristiques dans les semaines suivantes, un effet dissuasif sur les congrès et événements internationaux, et une possible retenue des investisseurs étrangers face à une image d’instabilité. Ces coûts indirects, difficiles à chiffrer précisément à court terme, pèsent sur l’attractivité économique de long terme de la capitale et du pays.

Une fête confisquée par la violence et observée par le monde

La victoire européenne du PSG, deuxième sacre consécutif et exploit historique pour le club, aurait dû être un moment de liesse nationale. Elle s’est au contraire transformée en un nouveau révélateur des fractures françaises — et, de plus en plus, européennes. Malgré un dispositif policier massif et des appels au calme répétés, une minorité déterminée a une nouvelle fois imposé sa loi dans les rues de la capitale.

Mais cette fois, le chaos parisien n’est plus seulement un fait divers hexagonal. Il est observé, commenté et instrumentalisé à l’étranger, notamment par des voix influentes comme Elon Musk ou des leaders nationalistes européens. Pour ces observateurs, les images de voitures brûlées, de pillages et de guérilla urbaine à Paris ne sont pas un accident isolé, mais le symptôme d’un modèle d’immigration et d’intégration en faillite. 

La France, qui se veut toujours une puissance culturelle et diplomatique majeure, voit son image ternie à l’international, alimentant les discours sur la « remigration » et la nécessité de reprendre le contrôle des frontières. 

Ce qui se joue à Paris ce soir-là dépasse le cadre d’une simple célébration sportive : c’est une atteinte à la crédibilité de la France sur la scène mondiale, à sa capacité à incarner un modèle de stabilité et d’attractivité. Paris, et au-delà, attend des actes. Le monde regarde. Et les récits qui se construisent à l’étranger sur ces images risquent de peser longtemps sur la perception de la France.

À lire aussi : Deux morts, 700 incendies, Paris en feu : Quand la victoire du PSG en Ligue des champions vire (encore !) en scènes de guerre civile !

B) - Émeutes, incivilités, insécurité & immigration


 

Délinquance : les enfants d'Africains surreprésentés

Un chercheur publie une enquête qui révèle l'importance des délits commis par cette population.

Novembre 2005, la France se réveille abasourdie après trois semaines d'émeutes. On évoque le malaise d'une jeunesse marginalisée. Mais tous les quartiers sensibles n'ont pas flambé. La carte des émeutes épouse celles des cités où vivent de larges familles africaines, constate à l'époque le sociologue Hugues Lagrange. Depuis, ce chercheur au CNRS a poursuivi son enquête auprès de 4 500 adolescents, de la banlieue parisienne, du XVIIIe arrondissement et d'une périphérie de Nantes. Les résultats, exposés dans Le Déni des cultures, paru la semaine dernière affinent son diagnostic : «Les jeunes Noirs français issus de l'immigration africaine, sont, à conditions sociales égales, 3 à 4 fois plus souvent mis en cause en tant qu'auteurs de délits que les autochtones. Ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus.» Surreprésentés dans la délinquance, «ces enfants de familles subsahariennes présentent également, dès la maternelle, plus de difficultés d'apprentissage des fondamentaux», précise ce chercheur au CNRS, pour justement sortir du déni.

Car la sociologie française n'aime guère l'approche par les origines ou le «facteur culturel», perçue comme l'antichambre des théories raciales. Elle privilégie l'analyse sociale. Mais les temps changent. La démographe Michèle Tribalat vient de montrer la transformation radicale de certains quartiers en Île-de-France, sous la poussée d'une forte immigration subsaharienne. Vingt villes franciliennes présentent maintenant des concentrations exceptionnelles, avec un jeune sur cinq d'origine subsaharienne. À Grigny, dans l'Essonne, c'est un mineur sur trois.

Ces travaux restent polémiques. Hugues Lagrange souligne d'ailleurs l'importance de la ségrégation sociale et ethnique, avant de livrer un portrait de la dernière vague d'immigration africaine venue de la région du Sahel dans les années 1980. Ces familles rurales, patriarcales, souvent illettrées, ont été profondément déstabilisées à leur arrivée. Leur système d'éducation par le village, avec l'intervention de tous les adultes, plus que des parents, n'opère plus. «Les pères, souvent autoritaires, dominent leur épouse plus jeune, confinée au foyer, mais peinent avec les enfants», selon le sociologue.

Leur éducation par les coups est soudain montrée du doigt par l'école, comme une maltraitance. «Les parents se sentent impuissants. Ils ont le syndrome du numéro vert», résume le psychiatre Ferdinand Ezembe, qui s'occupe de médiation culturelle (voir ITW). Les enfants se retrouvent déchirés entre deux mondes. «Ils souffrent de voir leurs parents disqualifiés par la société, tandis qu'eux-mêmes rencontrent l'échec scolaire», détaille Hugues Lagrange. Certains entrent dans la délinquance, aspirés par les bandes des cités où ces familles sont concentrées. «Cette surdélinquance repose sur un triangle : l'organisation familiale, la relégation dans des quartiers ghettos et l'échec scolaire précoce. Ces trois facteurs sont indissociables», insiste le sociologue.

L'arrivée récente de familles rescapées de pays en guerre, comme le Zaïre ou le Congo, ajoute ses drames. «Lorsque les enfants sont délinquants, ils sont souvent dans l'hyperviolence» , affirme le sociologue. Mais si les difficultés des enfants d'Africains sont bien réelles, elles restent, rappelle Hugues Lagrange, cantonnées à l'Ile-de-France.

Trois questions à Ferdinand Ezembé

Psychiatre et spécialiste de la médiation interculturelle

Les familles africaines ont-elles des difficultés particulières d'éducation ?

Ce n'est pas leur culture en soi qui pose problème, mais les tiraillements avec la société française. Et leur situation sociale. Les pères se montrent souvent très violents avec leurs enfants, lorsqu'ils ont fait des bêtises. L'un d'eux proposait de corriger sa fille au collège devant tout le monde, en gage de soutien au proviseur, sans comprendre que cela aurait gravement humilié l'enfant. Ils ne savent pas comment s'y prendre.

Les travailleurs sociaux n'ont pas réussi à faire passer le message ?

Les villes nous sollicitent de plus en plus pour faire de la médiation interculturelle, car la rencontre d'un père malien et d'une assistante sociale tourne souvent au dialogue de sourds. Elle le considère comme l'archétype du machisme. Et lui refuse qu'une jeune femme de 23 ans lui explique comment éduquer ses huit enfants. Les institutions essaient d'ailleurs de contourner les pères, et c'est une erreur. On ne pourra pas faire sans eux. Il faut les aider à exercer leur autorité.

Quel rôle jouent les mères ?

Les femmes africaines portent le projet d'intégration, bien plus que les pères. La réussite scolaire repose sur elles. Mais il faut qu'elles se forment. Car en Afrique, l'enfant n'est pas considéré comme un partenaire. On joue peu avec lui. Il s'élève avec ses pairs et ses frères. En France, nos médiateurs demandent aux mères de rester dehors avec leurs enfants pour qu'ils ne soient pas seuls.


Quatre facteurs déterminants

Dans son livre, le sociologue Hugues Lagrange détaille les mécanismes qui freinent l'intégration des enfants d'Africains du Sahel.

? Formation d'«enclaves ethniques»

La très forte concentration de familles africaines concerne 20 à 25 communes d'Ile-de-France principalement. La moitié des migrants d'Afrique débarquent en Seine-Saint-Denis. Lorsqu'ils s'installent dans une cité, les classes moyennes autochtones sont déjà parties. «Ensuite, les phénomènes d'éviction sont importants.» Dans ces communes, la ségrégation ethnique s'est accrue dans les années 1990. Aujourd'hui, les classes moyennes maghrébines quittent à leur tour les cités. Certains quartiers sont ainsi devenus, selon le chercheur des «sortes d'enclaves ethniques». «Dans ces cités, le taux de délinquance se fixe haut, autour de 15 % mais n'augmente pas avec l'arrivée de nouvelles familles sahéliennes, comme si la régulation par le groupe se remettait à fonctionner.»

? Monoparentalité, polygamie et délinquance

Les enfants de familles monoparentales ont globalement plus de probabilité d'entrer en délinquance. En revanche, cette relation s'inverse pour les familles du Sahel. Ces foyers connaissent peu de divorces. Et lorsqu'une femme élève seule ses enfants, «c'est souvent une mère courage, qui a fini par quitter un époux polygame ou violent. Les enfants s'en sortent mieux : les filles se solidarisent avec la mère et les garçons assument le rôle de l'homme », selon le chercheur. Dans les familles polygames, l'échec scolaire est massif, tout comme la part des adolescents verbalisés. «Cependant, ces foyers sont peu nombreux en France. Au Val Fourré, il y a 70 familles concernées. Mais localement c'est un problème, car cela représente 1 200 enfants.»

? L'islam comme lien avec les parents

À l'adolescence, les garçons sont en opposition avec la société, qu'ils jugent hostile. Ils subissent des contrôles policiers à répétition et des discriminations. Ils se heurtent aussi à leurs parents. Pour ne pas rompre totalement avec leurs origines, certains adoptent un islam fondamentaliste. La pratique religieuse augmente parmi la deuxième génération.

? L'absence des cadres

Lorsque dans un quartier, le pourcentage de cadres grimpe de 3 % à 7 %? tout change ! Il suffit d'une petite élite pour modifier les dynamiques scolaires. À Paris, la mixité sociale se maintient jusqu'à l'entrée au collège.

Il manque un peu de questionnement dans cette recherche, elle n'expose qu'une simple réalité qui laisse place à des suggestions de divisions!!!! Elle ne se base sur aucun fait d'expérience de vie concrète, qui ne cite pas les conditions d'apprentissages pour dire que ces gens ont plus de difficultés pour apprendre les fondamentaux ? Là où il y a colères et violences c'est qu'il y a également mensonges et injustices. Une étude qui se base sur les défauts des uns et des autres pour se décridibiliser de toutes conséquences lié aux passées. Une excuse culturelle extrémement mal menée qui n'obeit à aucune vérité complète, mais à la sélection de certains arguments déformés. Acte = conséquence ! Meï Sun

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Sanction

Violences après la victoire du PSG : Lecornu explore la piste des prestations sociales pour financer les réparations

Le Premier ministre veut passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où les fauteurs de troubles paient. Il a demandé aux ministres de préparer les textes.

Les réparations des dégradations commises après la victoire samedi soir du PSG en finale de la Ligue des champions s’organisent. Sébastien Lecornu «a demandé aux ministres concernés de préparer les textes organisant le paiement par leurs auteurs des dommages qu’ils ont causés», a annoncé Matignon.

«Il s’agit de passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où ce sont les fauteurs de troubles qui paient, a-t-il ajouté. Cela implique le recouvrement, par voie civile, des sommes correspondant aux réparations, y compris à travers les prestations sociales.»

«Réparation civile»

Devant l’Assemblée nationale mardi, Sébastien Lecornu avait souhaité «aller plus loin» dans la sanction. «On a un système qui, essentiellement, s’est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société, […] ça pose la question de la réparation civile» pour que les victimes soient «correctement indemnisées».

Le Premier ministre a dit qu’il n’était «pas favorable aux suspensions des prestations sociales» mais qu’il souhaitait «permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations».


 

Reportage

«En colère» contre ces violences, Sébastien Lecornu avait également dénoncé une «inversion des valeurs» qui consisterait à incriminer les forces de l’ordre, en assurant policiers et gendarmes de son soutien inconditionnel.

890 interpellations

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état lundi 1er juin au matin de «890 interpellations» lors des débordements après la victoire du PSG en Ligue des champions. Sans qu’il ne précise si elles ont eu lieu samedi ou dimanche soir. La procureure de Paris, Laure Beccuau, s’est également exprimée lundi matin sur BFM TV, annonçant que 256 personnes avaient été placées en garde à vue à Paris en marge du sacre du club parisien.

Au total, le nombre d’arrestations est en hausse «de plus de 45 par rapport à 2025 et le premier sacre européen du Paris-Saint-Germain, a chiffré le locataire de Beauvau au micro de France Inter. Il a ajouté que «178» policiers et gendarmes ont été blessés au cours de ces deux jours.

https://www.liberation.fr/politique/violences-apres-la-victoire-du-psg-lecornu-explore-la-piste-des-prestations-sociales-pour-financer-les-reparations-20260603_LZHTL3DFGFAVNFCNM4FANAPPO4/

 

 On peut trouver toutes les raisons du monde au phénomène des casseurs qui se sont encore récemment illustrés dans la capitale. On peut plonger sociologiquement aussi loin qu'on le souhaite. Qu'importe, la conclusion reste la même : en aucun cas les productifs ne devraient payer les pots cassés à cause de cette minorité aliénée.

En présence du monopole de la violence qu'on nomme l'État et sans possibilité immédiate de faire sans, nous sommes en droit d'exiger qu'il se comporte au moins en "ravisseur rationnel". C'est un peu l'image d'une mafia pratiquant le racket et la menace sur ses victimes. Nous attendrions au moins d'elle deux repas chaud par jour et une protection en guise de compensation.

Aujourd'hui, nous n'avons même plus droit à ces services minimum de la mafia légale. Notre "retour sur investissement forcé" est inexistant. Pourtant, l'État devrait agir autant que faire se peut en gestionnaire de biens privés. L'hypothèse est irréaliste à terme en raison de la nature de l'État, mais j'use volontairement de cette image du syndic de copropriété pour vous faire comprendre l'idée.

Le principe, c'est que tout casseur interpellé devrait être traité comme un débiteur, car il a dégradé la "copropriété France". L'État ordonnerait ainsi la saisie et le gel de ses actifs personnels. Blocage des comptes bancaires, saisie des véhicules et de matériels technologiques, aides sociales coupées, etc. La dette devra être assumée par les responsables.

Si le casseur est mineur (ce qui arrive souvent), le principe de responsabilité civile s'applique : la dette est transférée aux parents. En cas d'insolvabilité, la dette serait prélevée sur des revenus futurs jusqu'à remboursement intégral. L'option du travail en détention ou sur la voie publique étant également envisageable.  La voie choisie importe peu : une société saine pénalise nécessairement ses éléments antisociaux.


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