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septembre 28, 2026

Pape Léon XIV, automne 2026 & Président Macron....... !

Léon XIV à Paris : La foule à l’Étoile, Macron face à sa propre phrase…

Le 25 septembre 2026, premier jour d’une visite de quatre jours, Léon XIV n’est pas venu départager les partis. Il est venu occuper un espace que le politique français nourrit trop peu : celui des idéaux. France 2 titre sans détour : « Le pape en France, une visite très politique. » À l’Élysée puis à l’Unesco, le souverain pontife a réaffirmé son opposition à l’aide médicale à mourir et appelé à encadrer l’intelligence artificielle. Dans les rues, la papamobile a traversé 2,5 kilomètres de ferveur. À Notre-Dame, il a dit que « le cœur d’un peuple bat dans ce lieu ». Au Stade de France, près de 80 000 jeunes de 17 à 35 ans l’attendaient. Macron l’a reçu au palais ; il a fait savoir qu’il n’assisterait pas, le lendemain, à la messe en plein air, où il se ferait représenter par le Premier ministre et Brigitte Macron. Nicolas Sarkozy, lui, a déclaré que, président, il y serait allé. Pourtant, lorsqu’il était président en 2008, il n’avait pas assisté à la messe de Benoît XVI aux Invalides.

Le contraste dessine le propos. L’État offre le protocole, la sécurité, un huis clos de quinze minutes. Le pape offre une parole sur la vie, la machine, la guerre et la laïcité. Quand le politique administre encore et console rarement, la chaire parle à ceux qui, comme Natasha St-Pier le dit au JDD, ont besoin « d’une parole bienveillante, d’un regard bon, d’une pointe d’espoir » dans un monde « de plus en plus informatisé et de moins en moins humain ». La foule des rues le dit autrement : « Il faut le rencontrer à tout prix une fois. » Ce n’est pas un slogan de diocèse. C’est le symptôme d’un pays où l’éloquence publique s’est tarie, où les camps occupent l’espace que les idéaux ont quitté, et où une partie de la jeunesse — y compris des nouveaux convertis, des revenants et des curieux — cherche un langage qui ne soit ni le marketing identitaire ni l’abandon gêné des institutions.

Sur les réseaux, la séquence de l’Élysée a été aussitôt déformée. Un carton viral, massivement repris, titre : « Macron s’est fait remettre à sa place par le pape Léon devant tout le monde. » Le bandeau fait dire au pontife, « sans hausser le ton » : « Un président qui fait semblant de se désintéresser de l’Église et des catholiques manque à son devoir. » Le mot à mot du Vatican est autre. Léon XIV a cité les paroles de Macron aux évêques de France en 2018 : « une Église prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation ; et qu’un Président de la République prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir. » Puis la prière pour « votre belle Nation ». Le « fait semblant », le « devant tout le monde », la « remise à sa place » sont un montage interprétatif, pas le discours. L’écart n’est pas anodin : le fake transforme une citation réciproque en humiliation unilatérale. Il n’empêche pas d’analyser pourquoi le montage a pris : en 2026, le même président s’absente de la messe de masse. La phrase de 2018, rendue par le pape, sonne alors comme un boomerang — sans que Léon XIV ait eu besoin de forcer le trait.

Les images aériennes du lendemain montrent, elles, un fait. Une foule immense est partie de la place de la Concorde, a rempli les Champs-Élysées et a débordé jusqu’à l’Étoile et l’avenue de la Grande-Armée. Le Vatican l’estime à environ 800 000 personnes, après une première estimation de 700 000. Ce n’est pas seulement un succès logistique. C’est le retour, en plein air, d’une évidence que le débat public s’est employé, des années durant, à relativiser : la France ne s’est pas seulement administrée comme République ; elle s’est aussi formée dans une matrice chrétienne — liturgie, calendrier, hôpitaux, écoles, droits de la personne repris et sécularisés. Minimiser cette généalogie n’efface pas la foule. Cela la rend illisible aux yeux de ceux qui gouvernent encore comme si le pays n’avait plus de fond.

Une journée d’État et de foule : Orly, l’Élysée, l’Unesco, Notre-Dame, Saint-Denis

L’avion s’est posé à Orly un peu avant 10 heures. Le couple présidentiel attendait sur le tarmac. Des fidèles tenaient une banderole « Welcome in France ». Sur les t-shirts, le Vatican avait fait imprimer la devise du voyage, tirée de l’Évangile : « Pour que le monde ait la vie ». France 2 le note : la formule célèbre la vie abondante ; elle est aussi une référence à l’opposition de l’Église à la loi sur la fin de vie.

À l’Élysée, Garde républicaine, entretien à huis clos avec Emmanuel Macron, puis discours aux autorités, au corps diplomatique et à la société civile. « La France est très souvent au cœur de la prière du pape », a-t-il dit en préambule. Origines familiales « normandes et béarnaises ». Paris, « ville lumière », phare « culturel, artistique et spirituel ». Trois fois, la devise. Face aux « bruits de bottes » et aux « crises multiformes », vocation française : « artisan infatigable de paix et de multilatéralisme », « au sein de notre chère Europe ».

L’après-midi, passage à la nonciature, puis l’Unesco et Khaled El-Enany : discours sur l’intelligence artificielle. Vers 16 h 30, la papamobile — Notre-Dame-des-Champs, Port-Royal, boulevard Saint-Michel, parvis de Notre-Dame. Quarante minutes, haute sécurité, foule. Première entrée du pontificat sous les ogives. Mgr Laurent Ulrich. Reliques de la Sainte-Croix et de la couronne d’épines, ramenées d’Orient par saint Louis. Vêpres devant près de 8 000 clercs, religieuses et séminaristes. Puis le Stade de France, veillée vers 18 h 30. Nuit à la nonciature, avenue du Président-Wilson, saluts à la fenêtre.

Le calendrier n’est pas un ornement. Il dit la stratégie : d’abord l’État, ensuite l’institution mondiale de la culture et de la science, ensuite le peuple dans la rue, ensuite le clergé dans la pierre reconstruite, enfin la jeunesse dans l’enceinte sportive. Un pape « offensif, qui entend rassembler, mais aussi affirmer ses convictions », écrit France 2. La communication, disent les envoyés depuis Rome, est « parfaitement maîtrisée ».

La maîtrise n’explique pas à elle seule ce que les caméras ont filmé. La déambulation n’était pas une parenthèse folklorique entre deux discours. C’était le premier grand défilé pontifical de Léon XIV dans la capitale, une messe de fait avant la messe. Des milliers de visages le long des boulevards — quelque 300 000 personnes selon l’estimation des autorités locales reprise par le Vatican —, des téléphones levés, des silences soudains, des acclamations. France 2 parle de « ferveur des fidèles ». Le mot est faible si l’on compare à l’ordinaire des cortèges officiels parisiens, trop souvent escortés par l’indifférence ou la contestation. Ici, la rue n’a pas demandé un programme. Elle a demandé une présence. La messe collective du lendemain — celle dont le chef de l’État s’absente — devait donner à cette ferveur sa forme liturgique, en plein air, au cœur symbolique de la République. Les clichés pris du ciel montrent une place saturée, un parvis blanc de têtes, les Champs-Élysées comme une nef à ciel ouvert. Le pouvoir politique offre le périmètre de sécurité. Le pouvoir d’éloquence, ce jour-là, n’était pas à l’Élysée.

Consolation sociologique : Notre-Dame, Cassin, et le recul du politique

À l’Élysée, Léon XIV a salué la restauration de Notre-Dame : l’attention de Macron, les institutions publiques et privées, un savoir-faire « synonyme d’excellence », « tous les artisans et corps de métiers ». La réouverture n’est pas seulement « le couronnement d’une prouesse technique ». C’est « le symbole d’une espérance retrouvée, la preuve que ce que l’on croyait détruit à jamais peut renaître grâce à la collaboration de chacun, et le témoignage d’une unité réalisée dans l’effort commun ».

Le soir, sous les voûtes, l’homélie a donné à la métaphore son poids charnel. « J’ai souhaité vous rencontrer dans ce lieu symbolique. C’est une joie pour moi d’en avoir franchi le seuil. » « Sept années se sont écoulées depuis que le monde entier a retenu son souffle devant la cathédrale incendiée. À l’époque nous avions levé les yeux, déconcertés. Nous avons pris conscience en cette heure dramatique que Notre-Dame est plus qu’un monument. Aujourd’hui la splendeur du résultat révèle que le cœur d’un peuple bat dans ce lieu, que nous sommes au centre vital d’une civilisation. »

Sociologiquement, le geste est limpide. Un édifice brûlé, une société fracturée, un travail collectif qui défait le récit de l’irréparable. Ce n’est pas un miracle administratif. C’est une pédagogie de l’effort commun — précisément ce que les cycles électoraux et les niches parlementaires peinent à incarner. Le pape invite les acteurs politiques, sociaux et religieux à s’en inspirer pour « un nouvel élan […] dans un esprit d’unité, avec la force d’une vivante espérance ».

Il a nommé René Cassin et la Déclaration universelle, proclamée à Paris. Liberté, égalité, fraternité « ne sont pas de simples mots gravés sur les frontons » : ce sont des « exigences éthiques universelles » qui trouvent aussi dans l’Évangile « une source inépuisable ». Jean-Paul II : « pierre milliaire sur le chemin du progrès moral de l’humanité ». Toute menace contre les droits, biens matériels ou spirituels, « est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ».

Consoler, ici, ce n’est pas endormir. C’est rappeler qu’une nation qui a donné au monde le langage des droits ne peut les traiter comme un décor — ni comme un stock de prestations.

Or c’est précisément ce traitement-là qui définit, depuis une génération, une certaine surdité française. Non pas une infirmité : une surdité organisée. Le sommet de l’État entend encore les flux — croissance, sondages, sécurité du cortège, représentation protocolaire. Il n’entend plus, ou feint de n’entendre plus, ce qui n’entre pas dans la grille : le besoin d’un récit, d’une filiation, d’une limite posée à la technique et à la mort administrée. On a appelé cela la modernité. On a souvent obtenu l’abandon. Abandon des idées au profit des éléments de langage. Abandon des valeurs au profit des procédures. Abandon du politique, au sens noble — dire ensemble ce qui vaut la peine d’être défendu — au profit de la gestion. La République continue d’imprimer devise et frontons. Elle hésite à les habiter. Quand 800 000 personnes remplissent l’axe Concorde–Étoile, ce n’est pas « le retour du cléricalisme ». C’est le pays qui parle une langue que le Palais a désapprise.

Natasha St-Pier chante « Pour que le monde ait la vie » avec Grégory Turpin devant 80 000 jeunes, puis à Lourdes. Elle formule le besoin social que le discours pontifical rencontre : « On vit dans un monde qui n’est pas facile […]. Il reste peut-être cet endroit, notre spiritualité, qui, elle, ne peut pas devenir digitale. » Dix-huit ans après Benoît XVI à Paris. La foule des rues dit autre chose que les sondages : « Il faut le rencontrer à tout prix une fois. »

Cette phrase éclaire le Stade de France mieux que les communiqués. Quatre-vingt mille jeunes de 17 à 35 ans dans une enceinte conçue pour le spectacle sportif : ce n’est pas le catholicisme sociologique des années 1960, hérité et tiède. C’est une jeunesse mixte — pratiquants, nouveaux convertis, baptisés tardifs, agnostiques en quête, enfants d’une France où l’école et la culture ont trop souvent remplacé la transmission par le soupçon, le récit national par la repentance permanente, le bien commun par les assignations identitaires. Le wokisme, comme grille, a promis l’émancipation et produit souvent la fatigue : chacun sommé de se classer, rarement invité à s’élever. Léon XIV ne prononce pas le mot. Il en désarme la logique. Il parle de personne, non de camp ; de dignité sacrée, non de statut ; de dialogue des consciences, non d’uniformité morale. Au Stade de France comme à l’Étoile, l’éloquence redevient un pouvoir : non celui de gouverner, celui de nommer ce qui manque — précisément ce que le politique, en recul, ne nomme plus.

Le recul n’est pas seulement électoral. Il est anthropologique. Une société qui ne sait plus dire pourquoi la vie mérite d’être protégée jusqu’au bout, pourquoi la machine ne doit pas devenir un maître, pourquoi la guerre n’est pas une destinée, laisse un vide. Ce vide attire les camps, les réseaux, les fakes, et parfois un pape. L’élan des Champs-Élysées n’efface pas les menaces — sociales, géopolitiques, morales — que le pays sent peser. Il montre qu’une part de la population refuse de les affronter sans boussole. L’espoir n’est pas un sondage. C’est le fait qu’un axe entier de la capitale puisse encore se remplir pour autre chose qu’une finale ou une colère.


Le politique que l’Élysée n’écrit plus seul : fin de vie, machines, laïcité, armes

France 2 a raison sur le calendrier. Deux mois après l’adoption définitive de la loi créant un droit à « l’aide à mourir », Léon XIV dénonce, à l’Élysée, les dérives qui transforment science et technologie en entreprises lucratives favorisant « les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée ». « Je réaffirme avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. » Même martèlement à l’Unesco, organisation des Nations unies. Ce n’est pas une parenthèse spirituelle. C’est une contestation frontale d’un vote parlementaire, prononcée dans la maison du président de la République — là où le politique a tranché et où il refuse désormais d’entendre la contestation sous forme liturgique.

Le « paradis des machines » prolonge le diagnostic. Encyclique Magnifica Humanitas, mai 2026. Le progrès technique a amélioré les conditions de vie ; chaque étape révèle « la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien ». Bernanos : risque que l’obéissance aveugle et l’irresponsabilité deviennent maîtres du « Paradis des Machines ». La France, elle, avait formé des siècles durant « des hommes libres, pleinement responsables de leurs actes ». Urgence : « replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion » pour « ne pas perdre notre humanité au milieu du “paradis de machines” qui envahissent et conditionnent notre quotidien ». Discernement éthique. Liberté intérieure. Dignité sacrée.

À l’Unesco, le registre devient opérationnel. Le pape prononce ce passage en anglais ; France 2 en retient : « Je voudrais attirer l’attention sur les défis qui surgissent dans le vaste champ de la technologie. Nos efforts dans ce domaine doivent garantir que les nouvelles technologies demeurent au service de la personne humaine, au lieu de devenir un instrument supplémentaire de domination et d’injustice. » À l’Élysée, le matin même, il avait posé le cadre. Une société « authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires » ; il reprenait là sa propre formule du discours au corps diplomatique du 9 janvier 2026. Dialogue « urgent » entre appartenances culturelles et religieuses. La science et la technologie, lorsqu’elles « ne sont pas éclairées par la conscience », proposent des solutions immédiates qui « peuvent gravement les détourner du bien ». Entreprises lucratives : manipulations génétiques, GPA, achat d’organes, « mort programmée ».

Vincent de Paul, le XVIIᵉ siècle caritatif, les soignants : « école d’humanité ». Accueillir la vie sans condition. « Défendre avec courage et compassion ceux qui n’ont pas de voix. » Le politique promet le soin comme prestation. Le pape le replace comme vocation. Là où l’État gère des flux, l’Église, dans son récit, « se [fait] le visage vivant de la tendresse et de la compassion de Dieu ».

Sur la laïcité, il refuse le piège que Sarkozy, le matin même à la télévision, a rappelé à sa manière. L’ancien président : « chrétien de naissance », « de culture », « de croyance » — « trois raisons d’être à la messe du pape ». Macron absent de la messe de masse : décision « très personnelle ». « Certains disent “au nom de la laïcité, on ne doit pas y aller”, ça n’a aucun sens. La laïcité, ce n’est pas une interdiction. La laïcité, c’est un droit. Le droit de croire ou de ne pas croire. » « Si j’avais été président de la République, j’aurais assisté à la messe du pape. » Il a lui-même rappelé qu’Emmanuel Macron avait assisté, en 2023, à la messe du pape François au Vélodrome de Marseille. Absent des Invalides en 2008, Sarkozy était cette fois à la Concorde.

Léon XIV, à l’Élysée, dit presque la même chose dans la langue de Rome. L’engagement au service d’autrui est « l’expression de la juste laïcité de la Cité terrestre ». « Le chrétien impliqué dans la vie publique […] ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie. » « La véritable laïcité n’exclut pas la dimension religieuse, mais sait au contraire en tirer parti comme d’une ressource éducative. » L’école catholique « a toute sa place ». La juste laïcité ne consiste pas à « exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation », mais à faire dialoguer État et Église « au service du bien commun, pour que le monde ait la vie ». Instance de dialogue Saint-Siège–Église de France–gouvernement. Vatican II : saine coopération.

Puis la citation de 2018, rendue à son auteur. Pas un clash inventé. Un miroir. Le président de 2018 théorise encore le devoir d’attention aux catholiques. Le président de 2026 s’absente de la messe — et, selon l’Élysée, de tout temps religieux de la visite. Deux mois après la loi sur l’aide à mourir. Au moment où la foule déborde jusqu’à l’Étoile. Le fake viral (« fait semblant », « remise à sa place ») surinterprète ; il révèle aussi une attente : une fraction du pays voulait entendre un rappel, et l’a fabriqué quand le texte officiel lui semblait trop courtois. Souhaiter prier pour « votre belle Nation » n’est ni une caresse ni une gifle. C’est la clôture liturgique d’un rappel civique que Macron avait lui-même formulé. La surdité consiste ici à traiter ce rappel comme une affaire privée, alors que 800 000 personnes en ont fait une affaire publique.

Le Moyen-Orient et la guerre ferment le discours de puissance. Aide à l’Église en Détresse, Œuvre d’Orient, Fonds pour les écoles d’Orient depuis 2021 : plus de 260 établissements, sept universités au Liban, Bethléem. « Nous ne pouvons pas rester indifférents devant de telles souffrances qui blessent la dignité humaine et crient justice à Dieu. » Civilisation de l’amour. Jean XXIII : arrêter la course aux armements, réduire parallèlement, proscrire l’atome, contrôler. Conviction « erronée » que l’arme nucléaire est « un gage de sécurité ». « La paix n’est pas un équilibre des forces, elle se construit chaque jour par le dialogue et la justice. » « Je vous exhorte donc à ne jamais vous résigner à la perspective d’une guerre en la considérant comme “inévitable”. » Paix « désarmée et désarmante ». La France, « dans la fidélité à ses valeurs », doit « creuser le sillon ».

La phrase tombe dans un monde où pèse encore la guerre lancée fin février par Washington et Israël contre l’Iran, où les alliés européens résistent à l’implication directe. C’est aussi un monde où le même Léon XIV a été qualifié, en avril, de « terrible » en politique étrangère par Donald Trump. Le pape ne nomme pas ce conflit-là à l’Élysée. Il nomme le principe. C’est assez pour que la visite soit politique sans être partisane.

L’éloquence, ici, n’est pas un ornement. C’est un acte de souveraineté symbolique. Pendant que le débat français s’épuise en lignes de fracture — fin de vie, identité, école, frontières — le pape reconstitue une grammaire : la personne avant le dispositif, le bien commun avant le camp, la paix avant l’équilibre de la peur. Il ne gagne pas une élection. Il rappelle qu’une nation peut encore être parlée autrement qu’en parts de marché électoral. La ferveur des boulevards, du Stade de France et de l’Étoile n’est pas la preuve d’un raz-de-marée confessionnel. Elle est la preuve d’une soif. Une jeunesse que l’on a trop souvent formée à déconstruire plutôt qu’à habiter cherche, fût-ce une soirée, un lieu qui « ne peut pas devenir digital ». Les nouveaux convertis n’y sont pas une statistique officielle du jour ; ils sont le signe que la transmission, ailleurs en panne, reprend parfois par le bas — par la rue, par le stade, par une homélie, par une place saturée vue du ciel — lorsque le haut de l’État choisit le huis clos et s’épargne la messe.



Léon XIV n’est pas venu gouverner la France. Il est venu dire ce que le calendrier parlementaire, deux mois après une loi de fin de vie, et le calendrier diplomatique, au milieu des « bruits de bottes », nourrissent trop peu. Un peuple blessé a besoin d’une image de renaissance (Notre-Dame, « cœur d’un peuple »), d’un langage de dignité (Cassin) et d’un garde-fou contre la machine (Bernanos, Unesco). Il a besoin d’un soin qui n’est pas un marché (Vincent de Paul), d’une laïcité qui n’expulse pas la conscience (contre l’absence à la messe autant que contre le cléricalisme), et d’une paix qui n’est pas un équilibre de terreur.

Le message sociologique est celui-ci. Les institutions civiles gèrent encore les flux — hôpitaux, écoles, frontières, lois, dispositifs de sécurité autour du cortège. Elles peinent à dire pourquoi vivre ensemble. C’est cela, l’abandon : non la disparition de l’État, mais le recul du politique comme producteur d’idéaux. Une partie du pays, et surtout de sa jeunesse, a cessé d’attendre cette phrase du Palais. Elle l’a cherchée dans un défilé de 2,5 kilomètres, dans une cathédrale relevée, dans une veillée de 80 000 âmes à Saint-Denis, dans une messe de masse dont les vues aériennes montrent l’Étoile comme une assemblée. Les réseaux ont fabriqué un président « remis à sa place ». Le Vatican a rendu à ce président sa phrase de 2018. Il ne faut pas confondre les deux. Il faut voir ce qui les relie : l’indifférence perçue aux catholiques n’est plus, pour une fraction du pays, un détail de laïcité ; elle est lue comme un manquement — et, plus largement, comme la preuve que le sommet n’entend plus le fond. Le pape a reparlé le « pour que le monde ait la vie » comme un idéal que la République a gravé et qu’elle n’incarne plus seule. On pourra lui objecter le dogme, la bioéthique, le nucléaire. On ne pourra pas dire qu’il a parlé dans le vide. Il a parlé dans le creux laissé par une politique qui offre encore le tarmac et refuse parfois la messe — et qui console rarement. La foule, elle, n’a pas demandé la permission. Elle a rempli la place. Malgré les menaces. Parce que l’espoir, ici, n’était plus dans le communiqué : il était dans l’axe.

 

Angélique Bouchard 

Diplômée de la Business School de La Rochelle (Excelia - Bachelor Communication et Stratégies Digitales) et du CELSA - Sorbonne Université, Angélique Bouchard, 25 ans, est titulaire d’un Master 2 de recherche, spécialisation « Géopolitique des médias ». Elle est journaliste indépendante et travaille pour de nombreux médias. Elle est en charge des grands entretiens pour Le Dialogue.

 https://lediplomate.media/leon-xiv-paris-foule-etoile-macron/





À Metz, Emmanuel Macron s’est permis d'arriver en retard et de faire attendre le Pape avant de prendre une nouvelle leçon de philosophie politique sur la guerre, la paix et l’Europe.
 
Notre président pervers narcissique manipulateur a cessé spontanément de bouder pour venir instrumentaliser honteusement cette visite du Pape à Metz, sur une terre de frontières, de blessures et de cicatrices, là où nous savons du fait de l’histoire, après trop de sang versé, que la paix et la réconciliation ne doivent pas être de vains mots, que ça doit être un choix à un moment donné, et du courage.
 
Emmanuel Macron est donc venu à Metz pour nous revendre son discours politique euro-fanatique et répugnant avec son Europe fédérale, technocratique, distante, autoritariste, liberticide, progressiste, immigrationniste, belliciste et ruineuse. 
 
L’Europe d’Emmanuel Macron, de Gabriel Attal et d'Édouard Philippe, c’est une Europe sans frontières, sans valeurs, qui ne défend plus notre civilisation et qui brûle norte argent pour servir des causes lointaines et des intérêts étrangers avec notre argent. 
 
Le pape a appelé à arrêter la guerre en Ukraine immédiatement car elle est un « MASSACRE INUTILE » ! Il a souligné que la Paix en Ukraine exigeait un dialogue patient, des sacrifices et des renoncements, sous entendant, notamment, que le régime corrompu de Kiev devait apprendre à accepter sa défaite. 
 
Léon XIV a encore parlé des racines chrétiennes de l’Europe, sans arrogance, comme un héritage qu’on n’a pas le droit d’oublier. 
 
Enfin, plutôt que de parler de "souveraineté européenne" (qui n’a pas de réalité politique et juridique), le Pape a évoqué notre bonne et nécessaire souveraineté nationale. 
 
Ça fait davantage de bien d'entendre le Pape rassurant qu’Emmanuel Macron, angoissant. Notre président ne va rien régler d’ici demain, bien sûr, car il doit se nourrir du chaos (comme devant nos Lycées). 
 
Mais le positionnement du Pape replace les choses à leur juste place et surtout à l’endroit : la paix ne tombe pas du ciel toute faite. Elle se décide. Elle se prépare. Elle se discute. Elle se négocie. Et, tôt ou tard, elle se signe. 

Yann Bizien 

 
 
21 Septembre 2026 , à quelques jours de l'arrivée du saint Père Léon XIV en France , l'Elysée annonce que le président Macron n'assistera pas aux messes du pape Léon XIV 
 
24 Septembre 2026 , le stade de France accueille 80 000 pèlerins dans un spectacle d'une beauté fracassante mêlant , religion , croyance , histoire et allégresse .
 
25 Septembre 2026 , 1 million de personnes s'amassent place de l'étoile , le long des 2 km des Champs Elysées et place de la Concorde , pour une messe pontificale qui surpris le saint père lui même .
 
27 Septembre 2026 , 150 000 pèlerins valides et en position de handicap , accueillent le pape Léon XIV pour une messe à la grotte de Massabielle à Lourdes . 
 
28 Septembre 2026 , près de 100 000 personnes accueillent le pape Léon XIV pour une rencontre et une messe à Metz , carrefour des religions . 
 
28 Septembre 2026 , à la vue de l'ampleur de l'accueil des chrétiens français réservé à leur saint père Léon XIV et le retentissement sociétal de la visite papale , Emmanuel Macron annonce qu'il se rendra à Metz , assistera à la messe papale en la cathédrale de Metz 
 
Le dernier miracle de la visite papale aura été de faire comprendre à un pseudo président français , que les dix dernières années de la France , les 10 années de sa présidence , n'auront servi à rien , dix en de perdus , 10 ans qui ne feront pas une ligne dans l'histoire de France , 10 années de négation de l'esprit français ......
 
28 Septembre 2026 , le jour où un pseudo président de la république française se rendit compte qu'il porte des habits bien trop grands pour sa petite personne ......

 


 

Léon XIV en France : les messages du pape mettent Emmanuel Macron face à un débat sur la paix et l’Europe

 

La visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, s’est achevée lundi soir après quatre journées particulièrement denses à Paris, Lourdes et Metz. Présenté par certains commentateurs comme un épisode difficile pour Emmanuel Macron, ce déplacement a surtout fait émerger plusieurs débats sensibles autour de la place du christianisme, de l’identité française, de la paix et de l’avenir européen.

Le président de la République a accueilli le pape au palais de l’Élysée le 25 septembre. Les deux hommes ont échangé sur les relations entre la France et le Saint-Siège ainsi que sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la guerre en Ukraine, la situation au Proche-Orient, les partenariats avec l’Afrique, le climat et l’intelligence artificielle. L’Élysée a également insisté sur une volonté commune de travailler en faveur de la paix et du dialogue.

La séquence parisienne a toutefois donné lieu à une configuration institutionnelle particulière. Emmanuel Macron n’était pas présent à la messe célébrée place de la Concorde le 26 septembre. Il était représenté par son épouse, Brigitte Macron, aux côtés notamment du Premier ministre Sébastien Lecornu. La cérémonie a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes venues assister à la messe présidée par Léon XIV.

Cette absence a rapidement nourri les commentaires politiques. Pour certains observateurs critiques du chef de l’État, elle symboliserait une distance entre Emmanuel Macron et la dimension religieuse de la visite. Il faut toutefois rappeler qu’il s’agit d’une interprétation politique et non d’une conclusion établie sur les intentions du président. 

La mobilisation populaire a, elle, constitué l’un des éléments les plus visibles du déplacement. Dès le vendredi soir, environ 80 000 jeunes étaient réunis au Stade de France pour une veillée avec le pape. Léon XIV leur a parlé de foi, de vocation, de fraternité et d’espérance, en insistant notamment sur le fait que le combat chrétien ne devait pas être compris comme un affrontement contre les autres.

Le lendemain, place de la Concorde, la messe a attiré une foule considérable. Dans son homélie, le pape a notamment appelé les catholiques français à retrouver un horizon d’espérance et à contribuer à une société renouvelée à partir de ses racines spirituelles. 

Cette dimension française du discours pontifical occupe une place importante dans la lecture proposée par la vidéo à l’origine de cet article. Son auteur estime que Léon XIV aurait mis particulièrement en valeur l’histoire, la culture et les racines chrétiennes de la France, en contraste avec ce qu’il considère comme la politique menée depuis plusieurs années par Emmanuel Macron.

Sur ce point, le voyage comportait effectivement une forte dimension historique et culturelle. Le programme officiel prévoyait notamment Notre-Dame, l’UNESCO, le Stade de France, Lourdes et enfin Metz, ville associée à la mémoire de Robert Schuman et à l’histoire de la construction européenne.

 À Notre-Dame, Léon XIV a présenté la cathédrale comme davantage qu’un simple monument. Il a établi un parallèle entre sa reconstruction après l’incendie de 2019 et la capacité de l’Église française à se renouveler. Devant les responsables religieux réunis dans la cathédrale, il a appelé à une Église « vivante, multiforme et proche », capable de transmettre son héritage tout en regardant vers l’avenir.

 Mais c’est surtout la question de la paix qui a pris une place centrale dans les déclarations du pape. Dès son arrivée en France, Léon XIV avait présenté son déplacement comme une occasion de porter un message de paix. Le thème a ensuite traversé ses différentes interventions, jusqu’à la dernière journée à Metz. 

À Metz, ce message est devenu particulièrement explicite. Lors de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », Léon XIV a appelé les responsables politiques à privilégier le dialogue et la négociation. Il a également invité à être prêts à « sacrifier certaines positions pour le bien supérieur » de la paix.

Le pape a par ailleurs mis en garde contre une vision selon laquelle l’augmentation des dépenses militaires constituerait à elle seule une réponse suffisante aux menaces internationales. Son discours évoquait la nécessité d’« efforts créatifs » pour construire la paix et soulignait les limites d’une logique reposant uniquement sur le réarmement. 

Ces propos peuvent naturellement être lus à travers le contexte européen actuel, notamment la guerre en Ukraine et les débats sur la défense européenne. Mais ils ne constituent pas, en eux-mêmes, une attaque directe contre Emmanuel Macron. Le président français défendait lui aussi à Metz une Europe capable d’agir, de renforcer sa souveraineté et de garantir sa sécurité.

Dans son propre discours, Emmanuel Macron a justement insisté sur une Europe « puissance de paix, d’indépendance et de démocratie ». Il a évoqué l’héritage de Robert Schuman, Alcide De Gasperi et Konrad Adenauer et défendu l’idée d’une Europe souveraine et démocratique. 

La rencontre de Metz montre donc davantage une différence de priorité et de formulation qu’un affrontement ouvert entre le pape et le président français. Léon XIV a placé l’accent sur la négociation, le dialogue et la paix, tandis qu’Emmanuel Macron a davantage insisté sur la souveraineté, la sécurité et la capacité d’action européenne.

La vidéo dont est issu le transcript présente pourtant cette séquence comme un désaveu politique du chef de l’État. Son auteur estime notamment que le pape aurait refusé de s’inscrire dans une vision strictement européenne attendue par Emmanuel Macron. Cette interprétation doit être distinguée du contenu réel des discours. 

Un autre élément avancé dans la vidéo concerne la présence des dirigeants européens à Metz. L’événement avait bien été conçu avec une dimension européenne et s’est tenu au Centre des Congrès Robert Schuman, en présence de représentants politiques européens. Le pape y a ensuite prononcé un discours consacré aux racines de l’Europe, à la paix et à l’unité.

Le point culminant de la journée a finalement été la messe célébrée dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz. Contrairement à ce qui avait été prévu initialement, Emmanuel Macron a finalement décidé d’y assister. Le protocole a été modifié dans la nuit afin de permettre sa présence aux côtés du pape.

Ce changement est intéressant car il nuance également le récit d’un président totalement tenu à distance pendant la visite. Emmanuel Macron a finalement accompagné Léon XIV jusqu’à la fin de son séjour. À l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, les deux hommes ont encore eu un entretien privé d’environ trente minutes avant la cérémonie officielle de départ.

Le pape a quitté la France lundi soir après quatre jours de rencontres, de célébrations religieuses et de discussions consacrées à des questions françaises mais aussi internationales. Son voyage aura donc mêlé religion, culture, jeunesse, politique internationale, Europe et paix. 

Pour les soutiens du mouvement Les Patriotes, cette visite constitue néanmoins une occasion de défendre une certaine conception de la France. Dans la vidéo, son auteur parle d’une « France heureuse », attachée à son histoire et à sa souveraineté, et oppose cette vision à la politique européenne et gouvernementale actuelle.

Cette lecture relève du positionnement politique de l’auteur et ne peut pas être confondue avec le message officiel du Vatican. Léon XIV n’a pas appelé les Français à soutenir un parti ou un mouvement politique français. Ses interventions ont plutôt porté sur la foi, la paix, la dignité humaine, le dialogue et les responsabilités des sociétés européennes. 

La visite aura néanmoins produit une séquence politique particulièrement visible. L’ampleur des rassemblements, les discours sur les racines chrétiennes de la France, l’absence de Macron à la messe de la Concorde, puis son retour à Metz et les appels du pape à la négociation ont alimenté de nombreuses interprétations.

Au terme de ce déplacement, le principal contraste n’est donc peut-être pas celui d’une confrontation personnelle entre Emmanuel Macron et Léon XIV, mais celui entre deux registres de discours. D’un côté, un président qui insiste sur la construction européenne, la souveraineté et la sécurité collective. De l’autre, un pape qui place au centre de son message la paix, le dialogue, la réconciliation et la recherche d’un bien commun dépassant les rapports de force.

C’est précisément cette différence qui pourrait continuer à nourrir le débat français et européen dans les prochaines semaines. La visite de Léon XIV est terminée, mais les questions qu’elle a soulevées sur les racines de la France, la place du christianisme, l’avenir de l’Europe et la manière de rechercher la paix restent, elles, pleinement ouvertes.

 https://telex.danhngon.pro/blog/leon-xiv-en-france-les-messages-du-pape-mettent-emmanuel-macron-face-a-un-debat-sur-la-paix-et-leurope-mycay?

juillet 31, 2026

Javier Milei, un radical "économiste" dit libertarien, qu'il n'est, un mieux nécessaire anti-péroniste !

Sommaire:

A) - Argentine : le FMI donne un satisfecit à Milei pour le redressement économique du pays

B) -  Javier Milei

C) - Javier Gerardo Milei : diable ou sauveur du libéralisme ?

D) - L’Argentine de Milei : Autopsie d’un miracle libéral 

Divers lien en fin de post sur Mileï

 


A) - Argentine : le FMI donne un satisfecit à Milei pour le redressement économique du pays

En visite en Argentine, en début de semaine, la patronne du FMI, Kristalina Georgieva s'est félicitée des réformes entreprises par l'actuel gouvernement. Mais, le pays n'est pas pour autant définitivement sorti d'affaire.

« Ce que nous avons aujourd'hui, d'après tous les indicateurs, est une situation beaucoup plus saine. » En visite, lundi et mardi, en Argentine, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, s'est réjouie d'un redressement économique certain du pays sous la houlette de Javier Milei. « L'Argentine se trouve dans une position bien plus forte, et c'est le résultat du travail acharné du gouvernement, ainsi que de la persévérance et des sacrifices du peuple argentin », a-t-elle commenté.

La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, aux côtés du ministre argentin de l'Economie, Luis Caputo, durant sa visite dans la capitale argentine. (Photo Luciano Gonzalez/Anadolu Via AFP)

La situation n'a en effet rien à voir avec la dernière visite de la direction de l'institution multilatérale en 2018, en l'occurrence Christine Lagarde, la prédécesseure de Kristalina Georgieva au poste de directrice générale. La Française avait échoué à sauver le pays sous le gouvernement de Mauricio Macri avec un prêt record de 50 milliards de dollars à l'époque. Un accord ultérieur avait été nécessaire, avec le gouvernement de centre gauche d'Alberto Fernández, en 2022, pour restructurer une partie de ce prêt (environ 45 milliards de dollars) afin d'offrir un répit à l'Argentine menacée de faillite.

Bref, depuis 2018 et les accords successifs avec le FMI, le pays où se sont succédé trois présidents et cinq présidents de la Banque centrale aura vu son économie passer la majeure partie de cette période en récession avec une forte inflation. Elle a même frôlé les 300 % peu après l'élection à la présidence du libertarien Javier Milei en 2023.

Des résultats certains

Peu après son arrivée, le nouvel homme fort de l'Argentine a pris le taureau par les cornes. Il est parvenu à conclure un nouveau programme d'aide avec le FMI sous la forme d'une facilité de crédit d'un montant de 20 milliards de dollars en avril 2025 en contrepartie d'engagements en matière de finances publiques, de réformes économiques et de politique de change. Sur ce programme, 15 milliards de dollars ont déjà été accordés au pays. Et les résultats sont au rendez-vous.

L'inflation a été en partie jugulée et devrait revenir autour de 25 % cette année. Le taux de pauvreté a chuté de 20 points en un an à 31,6 % au premier semestre 2025. La croissance économique repart, le FMI prévoyant une hausse du PIB de 3,5 % cette année. Les finances publiques grâce à une politique d'austérité drastique devraient afficher cette année un excédent primaire (NDLR : hors paiement des intérêts de la dette et du principal) de 1,4 % du PIB.

Toute n'est pas rose. La patronne du FMI s'est inquiétée de la hausse de l'emploi informel (44 % de la population active) « préoccupante, car elle indique que le marché du travail n'est toujours pas assez dynamique, au-delà des secteurs qui enregistrent une forte croissance ». D'après l'enquête de Zuban Cordoba, 47,6 % des Argentins estiment que leur situation s'est pourtant dégradée l'an passé. Coupure des dépenses publiques, gel des retraites… : pour deux tiers des sondés (63,7 %), il est de plus en plus difficile de boucler les fins du mois.

Point de friction

Un autre point de friction concerne la reconstitution des réserves de change du pays (48,9 milliards de dollars près du plus haut de 2019), grâce aux achats de dollars de la Banque centrale. Elle ne va pas aussi vite que préconisé par l'institution multilatérale. Pour ne rien arranger, la banque centrale d'Argentine vient de décider de mettre fin à ses achats de dollars qui duraient depuis près de sept mois. Kristalina Georgieva, a pourtant exhorté son gouverneur, Santiago Bausili, à « continuer sur cette lancée » et à « poursuivre les achats » de dollars.

Pour l'heure, le FMI reste encore confiant. « Nous sommes peut-être sur la bonne voie pour que l'Argentine rejoigne le club des marchés émergents qui ont emprunté auprès du Fonds, réformé leur économie et cessé de recourir à de nouveaux emprunts », a assuré Kristalina Georgieva. Sauf que des échéances importantes arrivent.

Une dette à rembourser

L'Argentine dont la dette auprès du FMI culmine à 57,3 milliards de dollars (28,3 milliards en 2018) va devoir, en septembre, commencer à rembourser le principal de cette dette, ce qui portera le total de ses paiements - intérêts inclus - à 3 milliards de dollars pour le reste de l'année 2026. Ce montant fera plus que doubler les années suivantes. La prochaine administration, issue des élections présidentielle et législative d'octobre 2027, devra débourser au moins 9,5 milliards de dollars par an entre 2028 et 2031, selon les calculs du FMI.

Les échéances de remboursement s'étendent jusqu'en 2042, et le gouvernement affirme ne pas vouloir refinancer la dette, du moins pas avant l'année prochaine. Pour certains experts, l'Argentine sera probablement forcée de le faire. D'autant plus qu'il ne faut pas s'attendre au retour de l'Argentine sur les marchés internationaux de capitaux, où le pays pourrait émettre des emprunts obligataires. Kristalina Georgieva l'appelle de ses voeux mais Javier Milei en rejette l'idée pour le moment. Un tel retour garantirait pourtant au FMI le remboursement de ses fonds.

Richard Hiault

https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/argentine-le-fmi-donne-un-satisfecit-a-milei-pour-le-redressement-economique-du-pays-2244997

Ballon d'oxygène pour l'Argentine qui obtient 42 milliards d'aides internationales

Argentine : les Etats-Unis offrent une bouée de sauvetage à la Bourse de Buenos Aires et au peso

L'Argentine va modifier son régime de change, liant le peso à l'inflation

 


 

 ➡️ Croisssance de 4,4% en 2025, prévision de 3% en 2026 

➡️ Taux de pauvreté en baisse de 24 points en 3 ans

Excédent budgétaire Zucman et Piketty se sont tellement crashés sur ce sujet qu'on se demande comment on peut encore leur accorder la moindre crédibilité sur le reste.

 

 

B) -  Javier Milei

Javier Milei, né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires, est un homme d'État et économiste argentin. Farouchement libertarien, député de 2021 à 2023, il est élu président de l'Argentine le 19 novembre 2023. 

Biographie

Javier Gerardo Milei naît dans une famille modeste de Buenos Aires (son père était chauffeur de bus et sa mère mère au foyer). Il étudie à l'université Belgrano, puis devient économiste dans le secteur privé, jusqu'à être le principal économiste de la banque HSBC en Argentine. Il rejoint un think tank tout en continuant à écrire des études académiques et à enseigner. Il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'articles peer reviewed.

Intellectuel public et connu pour ses talents de débatteur à partir des années 2010, il s'engage en politique à partir de la fin des années 2010. En 2020, il rejoint Avanza Libertad, un parti politique libéral, qu'il amène, au sein de la coalition La Libertad Avanza, à la troisième place des législatives argentines de 2021. Il y gagne un siège de député de Buenos Aires.

Sa popularité croissante l'amène à se déclarer candidat à la présidentielle argentine de 2023, où les sondages le donnent pour gagnant. Le 22 octobre 2023, il obtient la deuxième place lors du premier tour, avec 30 % des suffrages exprimés[1] et se qualifie pour le second tour face au péroniste Sergio Tomas Massa, qu'il remporte largement le 19 novembre, avec 56% des suffrages exprimés[1].

Ancien rockeur, il cultive un look excentrique, notamment avec ses cheveux ébouriffés et une veste en cuir. Durant ses apparitions publiques, il a régulièrement une tronçonneuse à la main, pour signifier son envie de couper drastiquement dans des dépenses publiques hors de tout contrôle en Argentine.

Les deux premières années de sa présidence sont un succès franc, avec une réduction rapide de l'inflation[2], une amélioration massive de la situation pour les locataires grâce à la déréglementation de l'immobilier[3] et un retour à l'excédent budgétaire pour la première fois en 10 ans[4]. La pauvreté chute à son plus bas depuis 2018[5] et son bilan est salué par les électeurs aux élections législatives de 2025 avec un triplement de son nombre d'élus et une large avance sur ses concurrents à plus de 40% des voix[6].

Idées politiques

Searchtool-80%.png Article détaillé : Libertarianisme.

Libertarien, Milei se revendique, au moment de l'élection présidentielle de 2023, de la pensée de Murray Rothbard[7].

Son discours libéral radical, libertarien par de nombreux aspects (ou « ultralibéral » sous la plume de ses détracteurs), séduit largement les jeunes et les exclus dans une Argentine ravagée par l'hyperinflation (plus de 12 % mensuel en 2023) et l'excès de dépense publique. Il propose en particulier d'abandonner officiellement le peso argentin pour le remplacer par le dollar américain, déjà très utilisé en Argentine. Son programme vise à restituer le pouvoir au peuple par une réduction massive de la dépense publique (« à la tronçonneuse ») rendant l'argent aux contribuables, une ouverture des frontières et une rupture avec des régimes dictatoriaux comme la Chine ou la Russie.

Il est classé à l'extrême droite selon une définition récente et élargie du concept, qui regroupe alors les défenseurs radicaux et jusqu'au-boutistes des idées de droite, même modérée (par exemple le libéralisme économique). Ses opposants le qualifient d'« ultraconservateur » surtout pour son opposition ferme à l'avortement, qu'il considère comme un meurtre[8],[9],[10].

Son succès économique et social est contesté par des militants et des médias de gauche, lesquels voient parfois en lui un « fasciste ». Une qualification qui interpelle sur la compréhension du fascisme par ceux qui la formulent, alors que le fascisme repose sur le tout-État (le fameux « tout dans l'État, rien contre l'État, rien en dehors de l'État » de Mussolini), là où Milei annonce vouloir réduire l'influence de l'État - et le fait.

Malgré son discours ouvertement et radicalement libéral sur une grande majorité de sujets, il « bannit » le langage inclusif dans l'armée[11],[12],[13].

Notes et références

  • Resultados por Agrupaciones políticas

  • Les tendances récentes de l’inflation en Argentine donnent raison à Hazlitt

  • En Argentine, comment la méthode Milei a permis de tripler le nombre de locations disponibles

  • Argentine : comment Javier Milei a réussi à dégager un premier excédent budgétaire

  • Argentine : la pauvreté au plus bas depuis 2018

  • Argentine: Javier Milei remporte largement les législatives de mi-mandat et promet plus de réformes, Le Figaro

  • https://reason.com/2023/11/27/rothbardian-javier-milei-takes-control-of-a-major-country/

  • https://www.20minutes.fr/monde/4080052-20240307-argentine-devant-collegiens-lyceens-javier-milei-affirme-avortement-meurtre

  • https://www.bfmtv.com/international/amerique-latine/le-president-argentin-javier-milei-affirme-que-l-avortement-est-un-meurtre_AD-202403061044.html

  • https://www.swissinfo.ch/fre/l%27avortement-est-un-%22meurtre%22%2c-dit-le-pr%c3%a9sident-argentin-milei/73431660

  • https://www.letemps.ch/monde/le-gouvernement-de-javier-milei-bannit-le-langage-inclusif-dans-l-armee-argentine

  • https://www.bfmtv.com/international/amerique-latine/argentine-le-gouvernement-de-javier-milei-bannit-le-langage-inclusif-dans-l-armee_AD-202402261079.html

  • Publications

    • 2023, "Capitalism, Socialism, and the Neoclassical Trap", in The Emergence of a Tradition: Essays in Honor of Jesús Huerta de Soto, Palgrave Macmillan

    Liens externes





    C) - Javier Gerardo Milei : diable ou sauveur du libéralisme ?

    Milei, entre libéralisme radical et théories complotistes : quelles perspectives pour l'Argentine ?

    Tel un diable sorti d’une boîte, Javier Gerardo Milei surgit sur la scène politique argentine sous le drapeau du libéralisme. Une très bonne nouvelle dans un pays dominé par les péronistes, une mafia politique vaguement keynesienne et franchement calamiteuse associée à des syndicats puissants.

    S’il était élu à l’élection présidentielle du 22 octobre prochain, hypothèse incertaine mais pas impossible, Milei introduirait un choc libéral inédit dans un pays de tradition autoritaire.

    Cet homme de 52 ans dont le parti s’appelle La Libertad Avanza (« La liberté avance ») rassemble actuellement 17 % des intentions de vote et se trouve en troisième position derrière Frente de Todos, (« Le Front de tout le monde »), l’organisation péroniste qui n’a toujours pas désigné son candidat en raison des bisbilles habituelles entre Cristina Kirchner et le président Alberto Fernández (25 %), et Juntos por el Cambio (« Ensemble pour le changement »), une coalition qui rassemble les fidèles, mais aussi les déçus de l’ancien président Mauricio Macri (27 %).

    Face à ces adversaires, Milei tranche non seulement par ses idées, mais aussi par son comportement. Très demandé sur les chaînes de télévision et soutenu principalement par de jeunes électeurs de moins de trente ans, le candidat libéral (que la gauche qualifie d’extrême droite) apparait sur les plateaux tout de cuir vêtu, un regard perçant et une masse de cheveux bruns coiffée comme un casque. Il dénonce les politiciens qu’il traite de « rats » formant « une caste de parasites » et insulte tout interlocuteur qui n’est pas d’accord avec lui. « Zurdos de mierda », leur dit-il, « gauchistes de merde ».

    Son programme est radical

    Suppression de la Banque centrale, privatisation des monnaies (et espérance déclarée du retour du dollar américain), mais aussi un tantinet complotiste. Il croit à la théorie du « marxisme culturel » qui prétend qu’un complot d’intellectuels marxistes venu de « l’école de Francfort » s’active à saper les sociétés occidentales, leurs valeurs chrétiennes et leur conservatisme traditionnel.

    Pour lui, le réchauffement climatique, le féminisme et le mouvement LGTB sont au cœur de ce « marxisme culturel ». Cette théorie n’est cependant pas exempte de relents antisémites totalement étrangers au libéralisme.

    D’où la question de savoir si Milei est un vrai libéral ou s’il raconte n’importe quoi. Pour un libéral, il est toujours difficile de questionner le libéralisme des autres. Mais Milei démontre dans ses choix un certain autoritarisme et des erreurs de jugement.

    Par exemple, il considère que Carlos Menem a été le meilleur président de l’Argentine. Or ce dernier, au pouvoir de 1989 à 1999, était un politicien notoirement corrompu et condamné en 2015 à quatre ans et demi de prison auxquelles il échappera grâce à son immunité parlementaire. Par ailleurs, au début de son premier mandat, Menem a autorisé la parité entre le peso argentin et le dollar américain, une tragique illusion qui a fait baisser l’inflation et a attiré des capitaux étrangers, mais ce faisant a créé une énorme « bulle » financière qui éclatera en l’an 2000 et que l’Argentine continue à payer très cher. Dans une tribune dans El Pais, Mario Vargas Llosas avait écrit que les réformes de Menem « étaient un rideau de fumée cachant la corruption ».

    Milei s’égare donc avec Menem mais avance tout de même des propositions libérales. Ce célibataire ne pense rien de bon du mariage, mais ne s’oppose pas au mariage gay. Il se montre libéral également face à la prostitution qu’il considère « un service comme un autre ». Mais il condamne l’avortement par un raisonnement spécieux affirmant que si la femme est propriétaire de son corps, celui de son futur enfant est un « autre corps » qui ne lui appartient pas. Il est par ailleurs en faveur du port d’armes, sujet délicat pour les libéraux.

    Il est jugé essentiel par certains libertariens, mais le libéralisme classique peut l’estimer contraire au contrat social qui réserve à l’État le monopole de la force. Le libre usage des armes aux États-Unis induit des massacres réguliers commis dans des collèges ou des supermarchés pour de sombres raisons n’ayant rien à voir avec la défense de nos libertés.

     

     

     

     

     


    D) - L’Argentine de Milei : Autopsie d’un miracle libéral

    Comment le président « tronçonneuse » a terrassé l’inflation, reconquis les marchés, obtenu un chèque de 40 milliards de Washington – au prix d’une fracture sociale explosive – et dont le parti vient de remporter les dernières législatives de mi-mandat. Une victoire qui dément, une énième fois, les prévisions partisanes des « spécialistes » et des médias mainstream, ce qui nous pousse de nouveau à nous interroger sérieusement et urgemment sur la question de l’arrêt des subventions de la presse…

    En attendant, ce succès consolide le pouvoir de Milei et ouvre la voie à un programme de réformes libérales ambitieuses dans une Argentine en crise.

    Ce fut, au final, un raz-de-marée. Le parti du président Javier Milei, La Libertad Avanza (LLA), a remporté les élections législatives de mi-mandat en Argentine avec près de 41 % des voix au niveau national. 

    L’opposition péroniste, regroupant le principal parti et ses alliés régionaux, a été distancée de neuf points de pourcentage. Dans un renversement spectaculaire, LLA a même triomphé dans la province de Buenos Aires, où elle avait pourtant essuyé une défaite de 14 points lors de l’élection provinciale du mois dernier.

    Cette victoire, largement au-delà des prévisions des instituts de sondage et des attentes des marchés – qui tablaient sur un match nul ou une avance modeste –, confère à Milei un nouveau mandat politique pour poursuivre son remodelage radical de l’économie argentine.

    Un virage politique inédit

    Le président argentin Javier Milei a obtenu dimanche une victoire électorale décisive lors des élections de mi-mandat, renforçant considérablement sa majorité parlementaire et la légitimité de son programme économique ultralibéral.

    Son parti La Libertad Avanza a remporté 41,5 % des voix dans la province de Buenos Aires, une percée historique dans un bastion traditionnellement dominé par le péronisme, qui recueille 40,8 % des suffrages. À l’échelle nationale, la formation libertarienne voit sa représentation à la Chambre des députés passer de 37 à 64 sièges, selon des chiffres rapportés par Reuters et Associated Press.

    Cette victoire confère à Milei une marge de manœuvre politique inédite depuis son arrivée au pouvoir fin 2023. Le président pourra désormais défendre plus aisément ses décrets et ses veto présidentiels, instruments centraux de son programme de réformes visant à réduire drastiquement les dépenses publiques et à déréguler l’économie.

    « Le résultat dépasse les attentes les plus optimistes », estime Marcelo Garcia, directeur pour les Amériques du cabinet Horizon Engage.

    « Avec cette majorité, Milei pourra gouverner avec une stabilité politique qu’aucun président récent n’avait connue. »

    Pour le politologue Gustavo Córdoba, ce scrutin illustre une « forme d’optimisme prudent » de la part des électeurs :

    « Beaucoup veulent donner plus de temps au gouvernement pour juger ses réformes. Le triomphe est incontestable. »

    À lire aussi : Javier Milei Argentine: Stunning Shift in Politics Ahead

    Le « shock and awe » économique

    Depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, Milei a appliqué ce qu’il appelle lui-même une politique de shock and awe — « choc et effroi ».

    En deux ans, il a ramené l’inflation annuelle de 211 % à 29,4 %, dégagé un excédent budgétaire primaire de 1,8 % du PIB et restauré 4,8 milliards $ de réserves à la Banque centrale.

    Pour y parvenir, il a mis en œuvre la « mère de tous les ajustements fiscaux » :

    – zéro émission monétaire pour financer le Trésor,

    – 38 % de coupes budgétaires réelles (éducation – 42 %, santé – 37 %, énergie – 91 %),

    – 366 décrets économiques en 22 mois, soit un toutes les 44 heures.

    L’économie argentine, exsangue après des décennies d’instabilité, s’est brutalement réalignée sur les dogmes libéraux : austérité, désétatisation et confiance illimitée dans les investisseurs étrangers.

    À lire aussi : « Tu es un miracle »

    Le laboratoire de la dérégulation

    Sous Milei, le pays est devenu un vaste laboratoire de déréglementation.

    La loi sur les loyers a été abrogée, supprimant toute limite à la hausse ;

    – les indemnités de licenciement et cotisations obligatoires ont été plafonnées ;

    – les licences d’importation ont été abolies ;

    – les subventions énergétiques ont quasiment disparu.

    Dans les faits, l’État argentin s’est retiré de la plupart des mécanismes de protection sociale.

    « C’est une économie sous anesthésie réglementaire », résume l’économiste Nora Curia.

    « La croissance revient, mais sans amortisseurs. »

    Des résultats économiques tangibles

    Les indicateurs macroéconomiques soutiennent cette dynamique : Reuters rapporte que l’inflation est tombée de 12,8 % avant l’investiture de Milei à 2,1 % en septembre 2025. 

    Le pays a enregistré un excédent budgétaire et engagé une vaste déréglementation des marchés, une rupture radicale après des années de crise chronique.

    Dans le même temps, Associated Press indique que Washington a proposé à Buenos Aires un plan d’aide de 40 milliards de dollars, comprenant un échange de devises de 20 milliards et un fonds d’investissement équivalent, conditionné à la performance de Milei aux législatives. Cette offre, soutenue par l’administration Trump II, illustre un rapprochement stratégique entre les deux gouvernements.

    Le 19 janvier 2025, lors de l’investiture de Donald Trump, Milei a signé un accord secret à la Maison-Blanche.

    L’engagement tenait en une phrase : « Si vous tenez l’inflation sous 50 % et gagnez les midterms, nous vous donnons 40 milliards. »

    Le jour même de la victoire, Washington a tenu parole :

    – à 8 h 12, la FED confirmait un swap de 20 milliards $,

    – à 8 h 47, le Trésor américain lançait une facilité de dette-investissement de 20 milliards $,

    – à 9 h 03, les obligations argentines 2030 s’envolaient de 7,2 % à Tokyo.

    C’est le premier cas documenté d’un président américain finançant directement un programme économique étranger avec de l’argent public.

    Pour Trump, l’Argentine est devenue une vitrine libertarienne de son nouvel ordre économique mondial.

    À Buenos Aires, les classes urbaines aisées savourent déjà les fruits du tournant.

    Les prix des produits importés (iPhone, Nike, Samsung) ont chuté de 35 %, tandis que les loyers en dollars ont reculé de 43 % dans les quartiers huppés de Palermo ou Recoleta.

    Les exportateurs agricoles profitent de la suppression des retenciones : le soja gagne 22 %, le blé 18 %.

    Les investissements étrangers bondissent de 1,4 à 3,9 milliards $, et Buenos Aires se rêve en « Miami de l’Amérique latine », hub pour les fintech et les cryptomonnaies.

    Mais pour une majorité de citoyens, la réussite de Milei rime avec désastre social.

    Selon les chiffres officiels :

    – 41 % des Argentins vivent sous le seuil de pauvreté,

    – 21 % des jeunes sont sans emploi,

    – 70 000 familles ont été expulsées en 18 mois,

    – les syndicats ont perdu 1,2 million d’affiliés et 65 % de leurs revenus.

    Marchés et diplomatie en attente

    Les marchés financiers ont immédiatement réagi : les obligations et actions argentines devraient connaître un rallye haussier, selon plusieurs analystes, portés par la perspective d’une gouvernance plus stable et d’une accélération des réformes.

    Cette victoire consolide également le profil international de Javier Milei, déjà remarqué lors de la cérémonie d’investiture de Donald Trump à Washington en janvier 2025, où il a affiché son alignement idéologique avec les gouvernements conservateurs de Giorgia Meloni en Italie et Trump aux États-Unis.

    « Un tournant pour l’Argentine »

    Saluant la victoire depuis Buenos Aires, Milei a qualifié le scrutin de « tournant pour l’Argentine », promettant de poursuivre ses coupes budgétaires et son combat contre « l’État obèse et corrompu ».

    « Nous avons brisé les chaînes du passé. L’Argentine avance vers la liberté et la responsabilité », a-t-il déclaré devant ses partisans.

    En résumé, cette victoire de mi-mandat donne à Javier Milei les moyens institutionnels de consolider sa révolution économique et de poursuivre son pari risqué : transformer une économie en crise structurelle en laboratoire du libertarianisme latino-américain, sous le regard attentif des investisseurs… et des chancelleries étrangères.

    Javier Milei a gagné la guerre économique, séduit Trump, Wall Street et les classes moyennes urbaines.

    Mais il gouverne désormais sur une poudrière sociale : 41 % de pauvres, 21 % de jeunes sans emploi, 70 000 familles expulsées.

    La question n’est plus : « Peut-il réformer ? »

    Elle est : « Combien de temps les Argentins accepteront-ils de payer le prix de son miracle ? »


     

     


     

    Argentine : dans un entretien récent avec le @CatoInstitute , 

    Federico Sturzenegger (ministre de la Dérégulation) explique clairement la logique des réformes menées. 

    Les régulations ne protègent que rarement le citoyen. Elles créent surtout des rentes qui financent le maintien du système. Ces rentes nourrissent des « agents de blocage » : syndicats, entreprises protégées, bureaucratie. 

    La stratégie de Sturzenegger est donc double : 

    1. Économique : ouvrir l’économie, renforcer la concurrence, réformer le marché du travail → supprimer les rentes à la source. 

    2. Politique : affaiblir durablement la capacité de lobbying des grands intérêts particuliers et de l’administration. 

     Le soutien constant de Javier Milei et la présence quotidienne de @fedesturze sur les réseaux sociaux change radicalement la donne. Les lobbies ne peuvent plus négocier dans l’ombre : ils doivent désormais s’opposer ouvertement au président. Cela les place en position de faiblesse face à l’opinion. Cette approche commence à porter ses fruits. 

    La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, en visite en Argentine cette semaine, a félicité l’administration Milei pour la stabilisation macroéconomique, le retour au surplus budgétaire et la baisse de l’inflation. Elle a jugé la situation du pays « beaucoup plus solide ». Les règlements sont trop souvent des instruments de protection des intérêts particuliers, pas des citoyens. 

    L’Argentine montre qu’on peut les démanteler méthodiquement… et que cela a un impact positif pour la population. En France, le droit en vigueur dépasse déjà les 50 millions de mots ! Le même diagnostic s’applique. La question n’est plus de savoir s’il faut simplifier, mais qu’est-ce qu’on attend pour commencer. 

    #PLIB, le Parti #Libertarien 🇫🇷 @PLIB_fr

     

     


     

    Argentine : Javier Milei propose de suspendre le salaire des ministres et députés en cas de déficit budgétaire

    Le président argentin Javier Milei a présenté un projet de « verrou budgétaire » prévoyant la suspension du salaire des plus hauts responsables politiques si un déficit public prolongé n'est pas résorbé dans les délais. Cette réforme, qui doit encore être approuvée par le Congrès, s'inscrit dans sa stratégie de « déficit zéro ».

    Le président argentin Javier Milei a présenté un projet de loi qui pourrait profondément modifier les règles de gestion des finances publiques. Baptisé « grillete fiscal » (« verrou budgétaire »), ce mécanisme prévoit que si l'État enregistre un déficit budgétaire prolongé et que le Congrès ne parvient pas à rétablir l'équilibre des comptes dans le délai imparti, les plus hauts responsables politiques cesseraient de percevoir leur salaire.

    Selon le projet présenté par le gouvernement, cette mesure concernerait le président de la République, le vice-président, les ministres, les secrétaires d'État, les sous-secrétaires, ainsi que les députés et les sénateurs nationaux. Leurs rémunérations seraient suspendues pendant toute la durée d'application du dispositif.

    Le texte prévoit également une série de mesures destinées à limiter les dépenses publiques. En cas d'activation du mécanisme, les nouvelles dépenses seraient gelées, les recrutements dans l'administration suspendus, certains contrats publics interrompus et les activités non essentielles de l'État mises à l'arrêt. Les transferts discrétionnaires vers les provinces seraient également bloqués.

    En présentant cette réforme lors d'une allocution télévisée, Javier Milei a affirmé vouloir inverser la logique qui, selon lui, a prévalu pendant des décennies en Argentine. « Pour la première fois dans notre histoire, si la politique ne fait pas son travail, c'est la politique qui paiera le prix, et non les citoyens », a déclaré le chef de l'État.

    Le gouvernement assure toutefois que les services essentiels continueront de fonctionner normalement. Les retraites, les pensions, les allocations sociales, ainsi que les secteurs de la santé, de la sécurité, de la défense nationale et de l'administration pénitentiaire ne seraient pas concernés par ce mécanisme.
    Cette initiative s'inscrit dans la politique de « déficit zéro » défendue par Javier Milei depuis son arrivée au pouvoir. Le président souhaite inscrire durablement la discipline budgétaire dans les institutions argentines afin d'empêcher tout retour à des déficits financés par l'endettement ou par la création monétaire.

    À ce stade, il ne s'agit pas encore d'une loi. Le « verrou budgétaire » est un projet présenté par le gouvernement argentin qui devra être débattu puis approuvé par le Congrès avant de pouvoir entrer en vigueur.

    J.PE  

    https://www.21news.be/argentine-javier-milei-propose-de-suspendre-le-salaire-des-ministres-et-deputes-en-cas-de-deficit-budgetaire/

     

     


     

    Divers lien en fin de post sur Mileï

    Le président Javier Milei, des législatives réussies, des réformes à venir....

    Javier Milei vers la liberté économique en Argentine ??

    Trumps News USA - Fin du shutdown - ACCORD-CADRE ÉTATS-UNIS-ARGENTINE - Orban et paix !

    Milei - Trump News !
     
    DÉCLARATION CONJOINTE SUR L'ACCORD-CADRE ÉTATS-UNIS-ARGENTINE
    RELATIFS AU COMMERCE ET AUX INVESTISSEMENTS RÉCIPROQUES


    Qu'-y-a-t-il de pire qu'un socialiste ouvertement assumé ? 
     
    Un socialiste qui se fait passer pour un libéral comme un gros cheval de truie. Milei est champion du monde des tumeurs socialistes, il aura réussi à détruire le peu d'aura qu'ont les libertariens. C'était probablement le plan depuis le début. #Maxarchiste
    Traduction:
    « Je ressens un profond mépris pour l’État, que je considère comme la plus grande association criminelle du monde », confessait Javier Milei quelques mois avant d’assumer la présidence. Son hostilité envers l’État est telle que le dirigeant libertarien est allé jusqu’à affirmer qu’il aimait être une « taupe à l’intérieur de l’État », dont la mission était de le détruire.
     
    Ces dernières heures, le gouvernement a pris deux décisions allant dans un sens diamétralement opposé à ce que le président prêche avec tant d’insistance. D’une part, il a modifié le modèle d’investissement du Fonds de Garantie de Soutenabilité afin de favoriser l’octroi de crédits hypothécaires plus accessibles, avec un taux plafonné à 7,5 % + UVA. D’autre part, il est désormais question d’autoriser une hausse des salaires les plus bas à un peu plus d’un million de pesos bruts, en utilisant les primes ou sommes forfaitaires non soumises à cotisations qui complétaient jusqu’à présent certaines conventions collectives.
    D’un point de vue idéologique, il s’agit d’un changement radical pour une administration économique libertarienne qui avait choisi de maintenir les salaires sous contrôle, en menaçant les syndicats de ne pas homologuer les accords salariaux dépassant l’inflation mensuelle. Une position qui a contribué à la baisse du pouvoir d’achat et, par conséquent, à alimenter une microéconomie caractérisée par la diminution de la consommation et des recettes fiscales, ainsi que par l’augmentation de l’emploi non déclaré ou précaire.
    Ces deux mesures cherchent à recréer un résultat que la politique économique n’est pas parvenue à obtenir jusqu’à présent : le sentiment d’amélioration dont une partie importante de la population, en particulier la classe moyenne, a besoin pour justifier son soutien à un ajustement économique auquel Milei a appelé, mais sans jamais fixer de date de fin.
     
    Elles témoignent également de l’urgence politique à laquelle est confrontée l’administration Milei, dans un contexte où l’endettement et les défauts de paiement dominent l’agenda public et où aucun autre sujet ne semble, pour l’instant, prendre le relais.
     
    À tel point que l’opposition est parvenue ce mercredi à réunir 133 voix — soit quatre de plus que la majorité absolue requise — pour avancer dans l’examen d’une trentaine de projets législatifs destinés à soulager la situation des ménages endettés. Si le processus parlementaire se poursuit — avec un examen en commission malgré la direction libertarienne et l’obtention d’un avis favorable — un sérieux revers pourrait se profiler pour la Casa Rosada.
     
    Patricia Bullrich a été l’une des principales figures du camp gouvernemental à alerter sur cette situation lors des réunions internes, notamment celles de la table politique, en soulignant la nécessité de relancer la consommation. Elle avait déjà déclaré publiquement qu’il fallait « plus de rapidité dans les résultats pour que le changement se ressente dans la vie quotidienne ».
     
    « C’est pour la galerie, comme faire du péronisme sans coût budgétaire », a ironiquement commenté, de manière surprenante, un dirigeant allié du gouvernement. D’un côté, le cabinet affirme que la consommation est à des niveaux historiques ou, comme le faisait autrefois le kirchnérisme, met en avant les restaurants, théâtres ou concerts pleins à craquer pour soutenir que l’économie se porte à merveille. Mais il ne parvient pas à expliquer pourquoi, dans ce cas, les recettes fiscales diminuent alors même que l’évasion ne devrait pas augmenter grâce à la loi dite d’« Innocence fiscale » et à d’autres dispositifs.
     
    Il n’est pas non plus facile de comprendre pourquoi, si ce scénario défavorable n’est qu’une invention des médias et que l’économie est en plein essor, le ministre Luis Caputo invoque la « justice sociale » pour annoncer des crédits. Fera-t-on également appel à la justice sociale pour justifier la hausse des salaires les plus bas ? Peu de gens peuvent s’opposer à cette mesure, à l’exception des entreprises et surtout des PME de nombreux secteurs qui constatent l’effondrement de leurs ventes.
     
    Les salaires et les crédits ne sont pas les seuls indices d’un virage du gouvernement. Diego Santilli et Caputo négocient déjà des aides économiques avec les gouverneurs alliés, à condition qu’elles n’impliquent pas un coût budgétaire important. D’un côté, ils réduisent les subventions destinées aux régions froides pour financer des aides à l’électricité dans les provinces chaudes du nord ; de l’autre, ils élaborent un dispositif permettant aux provinces du centre du pays de refinancer les services destinés aux grands consommateurs.
     
    Nécessité de dynamiser l’économie, d’améliorer la consommation, de favoriser les salariés les plus modestes, d’accorder des crédits moins coûteux : autant de concepts que Milei dénonçait encore il y a peu. Le gouvernement semble avoir pris la mesure du climat social.
     

    https://www.facebook.com/viande.tiede.1

     


     

    🇦🇷 ARGENTINE : LE « DÉSASTRE MILEI » QUI COMMENCE À RESSEMBLER À UNE RÉUSSITE ÉCONOMIQUE
     
    Il y a deux ans et demi, l’Argentine était en train de s’enfoncer dans une crise économique qui semblait sans fin.
     
    Inflation annuelle : plus de 200 %.
    Déficit budgétaire chronique.
    Économie en récession.
    Pauvreté au-dessus de 50 %.
    Une monnaie qui perdait sa valeur à une vitesse vertigineuse.
    Et un État qui dépensait comme si la facture allait toujours être envoyée à quelqu’un d’autre.
     
    Puis Milei est arrivé.
     
    Et plutôt que de promettre de distribuer davantage, il a fait quelque chose d’assez inhabituel en politique :
    il a coupé les dépenses.
     
    Le FMI estime que l’ajustement budgétaire réalisé dès la première année a représenté environ 5 % du PIB — un redressement décrit comme exceptionnellement rapide et important selon les standards internationaux.
     
    Et les chiffres commencent à parler.
     
    📉 Inflation : d’environ 200 % à la fin de 2023 à environ 30 % aujourd’hui.
    💰 Finances publiques : deux années consécutives d’excédent primaire, après des années de déficits.
    📊 Croissance : après la contraction initiale, l’économie a renoué avec la croissance. La Banque mondiale estime la croissance de 2025 à 4,6 % et prévoit environ 4 % en 2026.
    🏦 Excédent primaire prévu en 2026 : environ 1,4 % du PIB, selon le FMI.
    📈 Prévisions du FMI : croissance réelle de 3,5 % en 2026 et 4 % en 2027.
    📉 Inflation mensuelle : passée de niveaux supérieurs à 20 % par mois durant la crise à environ 2,5–3 % par mois selon la Banque mondiale.
     
    Et pendant ce temps, les investissements commencent à suivre.
     
    Le régime RIGI a déjà attiré des dizaines de milliards de dollars de projets, particulièrement dans l’énergie, les mines et les infrastructures.
    Même le FMI reconnaît désormais que le programme de stabilisation argentin a produit des progrès significatifs en seulement deux ans et demi.
     
    Évidemment, tout n’est pas parfait.
     
    L’inflation reste élevée. Le pays demeure fragile. La croissance doit encore se traduire durablement par une amélioration du niveau de vie.
    Mais il y a une petite leçon qui devient de plus en plus difficile à ignorer :
     
    Un gouvernement peut réellement réduire ses dépenses, assainir ses finances, casser une spirale inflationniste et remettre une économie sur les rails.
    Sans promettre que chaque problème sera réglé par une nouvelle subvention.
    Sans inventer de l’argent magique.
    Sans expliquer que le déficit est nécessairement « temporaire » depuis 20 ans.
    Le plus ironique?
     
    Le FMI — pas exactement le fan club officiel de Javier Milei — décrit maintenant la stabilisation argentine comme un succès remarquable par sa rapidité et son ampleur.
     
    Pendant ce temps, certains continuent de chercher désespérément la catastrophe annoncée.
    Elle doit être cachée quelque part.
    Probablement sous une pile de factures gouvernementales.
     
    🇦🇷 ¡Viva la Libertad, Carajo!
     

     
     https://x.chttps://x.com/libremax_off/status/2102437437251391913?s=20om/libremax_off/status/2102437437251391913?s=20
    Darius Rochebin : "Bonsoir Monsieur le Président, la présidentielle française de 2027 approche. Quel regard portez-vous sur les programmes économiques des candidats ?"
    Javier Milei : "À part Lisnard, ce sont tous des socialistes et des étatistes. Afuera!""En Europe il y a une sur-réglementation. L’Europe est gênée par la vérité, elle est en train de couler. La politique migratoire est terrible. Le wokisme a fait un désastre. L’Europe va cesser d’être ce qu’elle a été pour l’Occident."
    "Donald Trump fait un travail extraordinaire.
    Ceux qui pensent qu'il affaiblit l'Occident ont totalement tort.
    Je comprends qu'on ne l'estime pas en Europe parce que l'Europe est gênée par la vérité : «Rome devrait être la capitale de l’Europe!
    Bruxelles incarne la décadence de l’Europe.»elle est train de couler!"
    « L’État n’est qu’un grand fournisseur d’assurances. Et il est mauvais. »
    «Rome devrait être la capitale de l’Europe!
    Bruxelles incarne la décadence de l’Europe.»
    @elonmusk est un héros de l’humanité. » "Les Européens qui ont peur de @elonmusk, c’est le résultat du wokisme. C’est un héros de l’Humanité. « Le wokisme a commis un véritable désastre en Europe. »
    « L'Europe est une zone qui a stagné et ne peut pas croître à cause d'un État-providence qui est vraiment pervers. » «Bruxelles incarne, disons, la décadence de l’Europe. Elle incarne la vision du wokisme, la vision de l’État-providence, le long chemin vers le socialisme. C’est une mort pleine de souffrance, lente et sans courage.
    « L'Europe connaît de graves problèmes à cause des politiques migratoires, à cause des désastres de la fiscalité et du système de retraites. »
    "On a réduit le nombre de ministères de moitié, licencié 80.000 employés publics. J’ajoute qu’on a réduit la dépense publique de 30%."
    « Si le socialisme fonctionnait, le Venezuela serait Dubaï. »
    "Le socialisme c’est le mal absolu, une erreur et un désastre. Rien qui provient du socialisme n’est bon.
    Soit vous mourrez brutalement (communisme), soit vous prenez des doses de poisons (social-démocratie).
    Mais à la fin, vous allez mourir."
    « Rien de lié à la participation du socialisme, des idées, du collectivisme ne peut fonctionner au fond.
    C’est une entrave.
    C’est une entrave du cerveau, un problème d’esclavage.
    Il n’y a pas de bon socialisme
     
     
    Je veux être libre, je ne veux pas être un esclave. »
     
     
    https://x.com/libremax_off/status/2102437437251391913?s=20 hthhttps://www.youtube.com/watch?is=Dj2VjnX2pu4YPsUZ&v=RmyZm-hzdj0&feature=youtu.bettps://x.com/libremax_off/status/2102437437251391913?s=20tps://x.com/librehttps://x.com/libremax_off/status/2102437437251391913?s=20max_off/status/2102437437251391913?s=2 

     https://x.com/lihttps://x.com/libremax_off/status/2102437437251391913?s=20bremax_off/status/2102437437251391913?s=20

     

     

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