Les économiste se sont plantés notamment chez bloomberg: Le PIB du troisième trimestre a atteint 4,3 % aux États-Unis. les prévisions de 3,2 % sont bien dépassées. Ses réformes fiscales, voire ses fameux droits de douanes font que les investissements sont importants ! Fake ou réalité ??
La croissance des Etats-Unis
a atteint 4,3 % en rythme annualisé au troisième trimestre, selon une
estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (BEA). Un niveau
inédit depuis deux ans, qui a pris de court les marchés : les analystes
tablaient sur un net ralentissement de l’activité, autour de 3,2 %,
après 3,8 % au trimestre précédent, d’après le consensus de Trading
Economics.
Rapportée d’un trimestre à l’autre, la progression du
produit intérieur brut s’élève à 1,1 %. Le BEA souligne que cette hausse
est principalement portée par une « accélération de la consommation ».
Les dépenses publiques, notamment militaires, ainsi que les
exportations ont également contribué à la dynamique, tandis que les
investissements ont légèrement reculé.
« L’âge d’or économique de Trump est lancé »
Ces
chiffres ont été publiés avec près de deux mois de retard en raison du
« shutdown » fédéral qui a paralysé les agences statistiques entre début
octobre et mi-novembre. Donald Trump
s’est empressé de saluer ces données sur Truth Social, affirmant que
« l’âge d’or économique de Trump est lancé à TOUTE vapeur » et que les
économistes « se sont trompés mais "TRUMP" et quelques autres génies
avaient raison ».
Dans un autre message, le président américain a attribué ces
« chiffres économiques GENIAUX » aux droits de douane instaurés depuis
son retour à la Maison-Blanche, tout en répétant qu’il n’y a « PAS
D’INFLATION ». Or, selon le BEA, l’inflation mesurée par l’indice PCE a
réaccéléré entre juillet et septembre, tandis que les revenus réels,
corrigés de l’inflation, sont restés stables.
Les ménages riches soutiennent la croissance
Pour
expliquer la vigueur de la consommation malgré ce contexte, Michael
Pearce, économiste chez Oxford Economics, évoque un effet de richesse
concentré sur les ménages les plus aisés. Ces derniers, qui représentent
une part importante des dépenses, bénéficient de la hausse continue de
l’immobilier et de la bonne performance des marchés boursiers.
Les perspectives apparaissent toutefois plus contrastées pour la fin de
l’année. Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, estime que la
croissance sera « moins reluisante » au quatrième trimestre, pointant la
faiblesse du marché du travail, la stagnation des revenus réels et
l’épuisement de l’épargne accumulée pendant la pandémie. Le Conference
Board note de son côté que le moral des consommateurs continue de se
dégrader, sur fond d’inquiétudes persistantes liées aux prix et à
l’inflation.
Le président Trump prépare un BOOM ÉCONOMIQUE en 2026
• Inflation en baisse à 2,7 %
• Normes sur le carburant assouplies → voitures moins chères
• Revenus des droits de douane → possible chèque de remboursement en 2026
• Plus grande saison de remboursements d’impôts de l’HISTOIRE
• Comptes Trump pour les enfants
• Groupe de travail pour faire baisser les prix alimentaires
• Revenus réels en hausse
• 100 % des nouveaux emplois vont aux Américains nés aux États-Unis
• Plan logement majeur à venir
• Déficit commercial en forte baisse
Voici les faits concernant les registres de vols Trump-Epstein :
Donald Trump a effectué exactement 7 vols documentés à bord de l’avion de Jeffrey Epstein, tous entre 1993 et 1997 :
4 vols en 1993
1 vol en 1994
1 vol en 1995
1 vol en 1997
Epstein n’a acheté l’île Little St. James qu’en 1998 — après le dernier vol de Trump.
Les 7 vols étaient de courts trajets intérieurs, principalement entre Palm Beach et la région de New York / New Jersey.
Un vol en 1994 incluait une escale à Washington, D.C. ; certaines sources comptent cette escale comme deux segments distincts, ce qui explique les affirmations parlant de « 8 vols » au lieu de 7.
Il n’y a eu aucun vol vers les îles Vierges américaines.
Il n’existe aucune preuve — ni registre de vol, ni document, ni témoignage — indiquant que Trump se soit rendu sur l’île d’Epstein.
L’affirmation selon laquelle il y serait allé est impossible compte tenu de la chronologie et reste totalement non étayée.
C’est pour cela que Trump parle d’un canular démocrate.
Les faits, selon ce texte, lui donnent raison.
EPSTEIN. Le saviez-vous ? Marius Robepstein était un manager autrichien résidant en Arabie.
CORRUPTION MASSIVE EN UKRAINE.
Selon une ONG suisse (GI-TOC), près de 600 000 armes livrées à l’Ukraine ont été PERDUES ou VOLÉES depuis 2022. Fusils d’assaut, armes légères et équipements militaires auraient disparu des circuits officiels, dans un contexte de guerre mais aussi de contrôles défaillants et de corruption endémique.
Ce choc intervient alors que l’Union européenne vient d’approuver 90 MILLIARDS D’EUROS supplémentaires d’aide à Kiev. Un contraste saisissant : toujours plus d’argent et d’armes envoyés, toujours moins de transparence sur leur destination réelle.
Des experts alertent sur un risque majeur de trafic international, ces armes pouvant alimenter mafias, milices ou réseaux terroristes bien au-delà du front ukrainien.
Un dossier qui donne raison aux mises en garde répétées de Donald Trump : sans audits stricts, sans contrôle sérieux, l’aide occidentale devient un puits sans fond, payé par les contribuables américains et européens. (A)
Dernière info:
Après l’Argentine et le Chili, le Honduras passe à droite en élisant Nasry Asfura.
Nasry Asfura, le Trump du Honduras est élu président du pays pour la période 2026/2030 et met fin à des années de socialisme, c’est inédit.
Âge d’or ou mirage économique ? Les failles cachées de la croissance américaine
Les États-Unis affichent une croissance insolente de 4,3% au
troisième trimestre ; Donald Trump proclame l’avènement de son « âge
d’or ». Mais les chiffres et les experts nuancent fortement cette réalité, révélant une économie sous perfusion de dépenses publiques et de consommation des plus aisés.
La machine économique américaine a, une nouvelle fois, déjoué les
pronostics. L’estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis
(BEA) a révélé une progression du PIB de 4,3% en rythme annualisé entre
juillet et septembre, bien au-delà des anticipations des marchés. Un
chiffre immédiatement brandi comme un trophée par l’actuel locataire de
la Maison-Blanche.
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a tonné : « L’âge d’or
économique de Trump est lancé à TOUTE vapeur », attribuant cette
performance à sa politique commerciale agressive et en assurant, contre
toute évidence statistique, qu’il n’y a « PAS D’INFLATION ».
Pourtant, derrière ce taux de croissance inédit depuis deux ans, se
cache un tableau économique bien plus contrasté, presque schizophrène.
La vigueur apparente repose principalement sur une « accélération de la consommation », elle-même portée par un phénomène inquiétant : l’effet richesse. Comme le souligne Michael Pearce d’Oxford Economics, la
dépense est soutenue par les ménages les plus fortunés, dont le
patrimoine est dopé par la flambée persistante de l’immobilier et des
marchés boursiers. Une croissance à deux vitesses, où la
majorité des Américains, confrontés à la stagnation de leurs revenus
réels et à la réaccélération de l’inflation (mesurée par l’indice PCE),
ne profitent guère de cet « âge d’or » proclamé.
Le moteur caché : dépenses publiques et résilience européenne
L’analyse des composantes de cette croissance est édifiante. Outre la
consommation d’une minorité, les dépenses publiques, notamment
militaires, ont significativement contribué à la dynamique. En d’autres
termes, l’État a lui-même actionné la pompe. Plus
subtilement, un autre facteur, rarement mis en avant par
l’administration Trump, joue un rôle crucial : la relative résilience
économique de l’Europe.
Contrairement à l’idée d’une autarcie prospère, la santé des
exportations américaines, également citée par le BEA, dépend en partie
de la capacité d’achat de ses partenaires. Dans un contexte de guerre en
Ukraine, les commandes européennes, qu’elles soient énergétiques (GNL)
ou militaires, irriguent l’industrie outre-Atlantique. Dans une certaine
mesure, les économies du Vieux Continent, bien que fragilisées,
assurent malgré elles une partie du « service après-vente » de la
croissance américaine, en important biens et services.
Un horizon assombri pour le quatrième trimestre
Cet emballement trimestriel masque-t-il un essoufflement prévisible ?
Pour de nombreux analystes, la réponse est oui. Oliver Allen, de
Pantheon Macroeconomics, prédit une croissance « moins reluisante »
pour les derniers mois de l’année. Les vents contraires se multiplient :
le marché du travail montre des signes de faiblesse, l’épargne
pandémique des ménages s’épuise et le moral des consommateurs, selon le
Conference Board, continue de se dégrader face à l’inflation tenace.
Ainsi, la narration triomphale de Donald Trump rencontre la froide
objectivité des données. S’il est indéniable que l’économie américaine
montre une résistance remarquable, la qualifier d’« âge d’or »
relève davantage du slogan de campagne que de l’analyse économique.
Cette croissance, dopée aux dépenses publiques et à la fortune d’une
minorité, reste vulnérable. Elle s’appuie aussi, ironiquement, sur la
demande persistante d’une Europe que l’administration Trump a souvent
traitée avec dédain. Un âge d’or ? Plutôt un mirage aux bases fragiles,
qui pourrait bien se dissiper dès les prochaines publications
statistiques.
Le chemin semé d'embûches vers la liberté économique en Argentine
L'arrivée au pouvoir en Argentine du premier libertarien déclaré, Javier Milei, a suscité l'enthousiasme de nombreux libertariens et a été perçue comme un moment décisif.Elle a non seulement démontré qu'il était possible d'obtenir le vote d'une majorité d'électeurs d'un grand pays en faveur d'un programme radical de liberté, mais elle a également laissé entrevoir la possibilité pour les libertariens de prouver enfin au monde entier que le libre marché sans entraves est non seulement possible, mais aussi extrêmement bénéfique pour toute société.
Il n'est donc pas surprenant que libertariens et étatistes scrutent attentivement cette nouvelle expérience argentine, débutée début 2024, afin d'y déceler les signes de succès ou d'échec de Milei.Les libertariens peuvent aborder cette perspective avec sérénité, compte tenu des solides fondements théoriques de l'École autrichienne d'économie qui inspirent Milei.
Quelques réserves s'imposent toutefois.Premièrement, la transition difficile d'une société étatique à une société libre ne doit pas être négligée et ne saurait être imputée au libéralisme en soi.Il faut préciser que le processus politique et concret menant à un marché libre sans entraves n'a pas constitué un axe majeur de la pensée libérale.Deuxièmement, le chemin vers la liberté peut être entravé par de nombreux facteurs pratiques, tels que des facteurs externes ou humains, totalement étrangers au libéralisme.Par exemple, le dirigeant élu et le gouvernement peuvent présenter des failles et la classe politique peut résister au changement.
Des résultats globalement positifs après un démarrage difficile
Le mandat de Milei a débuté de manière mouvementée, avec des résultats positifs rapides des réformes, mais aussi les difficultés prévisibles liées à la transition d'une économie caractérisée par une fiscalité élevée, des dépenses excessives et l'inflation.L'inflation des prix, l'un des principaux fléaux des Argentins depuis des décennies, a nettement ralenti.En 2024, le PIB s'est contracté de 1,8 %, un résultat meilleur qu'en 2023 (-3,1 %), et un fort rebond du PIB est prévu pour 2025 (5,2 %).Grâce aux coupes budgétaires, l'État argentin a dégagé, en août 2025, un excédent budgétaire de 1,3 % du PIB, un retournement de situation sans précédent pour un pays habitué à dépenser plus qu'il ne gagne.
Cependant, les mesures d'austérité – réductions des subventions, suppressions d'emplois dans le secteur public, fortes dévaluations – ont inévitablement engendré des coûts sociaux, plongeant initialement des millions de personnes dans la pauvreté.Pourtant, le taux de pauvreté a ensuite fortement diminué au second semestre 2024, passant de 52,9 % au premier semestre à 38,1 %.Le chômage dans la province de Buenos Aires a grimpé à 9,8 %, un niveau supérieur à celui de 2023.
De manière générale, les indicateurs macroéconomiques sont encourageants malgré un démarrage difficile, inévitable et prévisible.Cependant, le défi le plus important pour Milei concerne probablement le peso argentin, un domaine où l'approche autrichienne en économie pourrait s'avérer précieuse pour éviter de reproduire les erreurs du passé.
Le peso argentin : une histoire de mauvaise gestion
En 1991, l'Argentine a indexé le peso sur le dollar américain au taux de un pour un.Chaque peso devait être garanti par un dollar équivalent détenu en réserves.Dans un premier temps, l'inflation s'est effondrée et les investissements ont explosé.Mais en abandonnant sa souveraineté monétaire, l'Argentine a perdu sa capacité d'adaptation aux fluctuations mondiales.Avec le renforcement du dollar américain à la fin des années 1990, le peso s'est surévalué, pénalisant les exportations et alimentant le chômage.Incapable de dévaluer sa monnaie ou de fixer ses propres taux d'intérêt, l'État argentin a contracté d'importants emprunts en dollars, accentuant ainsi sa vulnérabilité future.
En 2001, l'Argentine était en récession.Face à la fuite des investisseurs et à l'épuisement des réserves, le gouvernement a gelé les retraits bancaires pour endiguer la fuite des capitaux.Des émeutes ont éclaté, l'État s'est retrouvé en défaut de paiement sur plus de 100 milliards de dollars de dette et le régime de change fixe a été abandonné en 2002. Le peso a perdu environ 70 % de sa valeur en quelques mois, avec les conséquences sociales que l'on imagine.Après l'effondrement du régime, l'Argentine a adopté un taux de change flottant.Mais les gains initiaux ont rapidement été de courte durée, le laxisme budgétaire étant de retour ;une inflation chronique supérieure à 30 % est devenue la norme, de multiples taux de change ont émergé et la confiance s'est érodée.
Sous Milei, le peso a d'abord subi une dévaluation importante (d'environ 400 ARS/USD à environ 800 ARS/USD) afin de lutter contre l'inflation.En avril 2025, le gouvernement a instauré un régime de change plus souple : le peso a été autorisé à flotter librement dans une bande de fluctuation (par exemple, entre 1 000 et 1 400 ARS/USD) et de nombreux contrôles des capitaux et des changes ont été levés.
Fin 2025, l'Argentine appliquait un régime de change flottant contrôlé.Le taux de change officiel était d'environ 1 480 ARS pour 1 USD, tandis que le taux informel du « dollar bleu » avoisinait les 1 580 ARS.Le principal risque résidait dans la fragilité du peso durant cette phase de transition, les réserves nettes de la banque centrale n'atteignant que 6 milliards de dollars.C'est la principale raison pour laquelle l'Argentine a reçu un fonds de stabilisation supplémentaire de 20 milliards de dollars des États-Unis en octobre 2025, ce qui a également contribué à la victoire de Milei aux élections de mi-mandat.
Mais le peso reste surévalué, ce qui nuit aux exportations et à la compétitivité.Par exemple, les Argentins achètent à l'étranger des appareils électroménagers de marque et du bœuf – un produit phare des exportations argentines – qui, en raison du taux de change du peso, sont moins chers que leurs équivalents locaux.
Pourtant, le plan de Milei pour le peso ne consiste pas simplement à le laisser flotter librement, mais même à abolir la banque centrale et à laisser le marché fixer les taux d'intérêt, comme le préconise la théorie autrichienne.Ceci nous rappelle que la transition vers une économie de marché est un processus qui doit donc prendre en compte le contexte politique.
Leçons de l'école autrichienne
Du point de vue de l'économie autrichienne, les crises répétées qu'a connues l'Argentine par le passé sont les conséquences inévitables d'une manipulation monétaire artificielle.Comme l'écrivait Ludwig von Mises dans L'Action humaine : « Il est impossible d'éviter l'effondrement final d'une période de forte croissance provoquée par l'expansion du crédit. L'alternative est de savoir si la crise surviendra plus tôt… ou plus tard, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire.» Pour l'Argentine, ces mots restent essentiels à retenir.
L'ancrage du peso au dollar en 1991 constituait une forme de contrôle monétaire artificiel.En fixant le taux de change, les décideurs politiques ont court-circuité le mécanisme naturel du marché visant à équilibrer le commerce, l'épargne et l'investissement.Lorsque le peso s'est surévalué, au lieu de le laisser se déprécier, le gouvernement a emprunté des dollars pour maintenir la parité, alimentant ainsi une bulle de crédit massive.
Comme l'a souligné Mises, une monnaie saine ne peut être créée par décret ;sa valeur doit émerger d'échanges volontaires.Lorsque l'État fixe les prix, y compris le prix de la monnaie, il fausse les signaux du marché et encourage une consommation et un endettement insoutenables.Murray Rothbard a repris ce point de vue dans son ouvrage « La Grande Dépression américaine » : « Il n'y a qu'un seul moyen de mettre fin à l'inflation : stopper immédiatement l'expansion monétaire et laisser le marché se réajuster.»
Dans cette perspective, un peso véritablement libre, sans banque centrale pour fixer les taux d'intérêt, entraînerait inévitablement des difficultés à court terme, mais aussi un équilibre à long terme.La monnaie se déprécierait probablement davantage par rapport au dollar américain, réduisant le niveau de vie, mais alignant la consommation sur la capacité productive réelle du pays.L'avantage, c'est que cela stimulerait les exportations et renchérirait les importations, favorisant ainsi la production nationale.
Milei est l'un des rares dirigeants politiques au monde à reconnaître ces points.Le seul véritable obstacle à une croissance économique soutenue et à une amélioration durable du niveau de vie des Argentins les plus démunis réside dans le cycle électoral : Milei et son programme de véritable liberté économique auront-ils une chance réelle, non seulement pendant deux ans, mais pendant une décennie entière, voire plus ?Car c'est le délai nécessaire à la transition vers une économie de marché.
Si l'Argentine accède à la liberté économique, ce serait non seulement une victoire importante pour le libéralisme économique, mais aussi une source d'inspiration pour réformer d'innombrables nations occidentales actuellement engluées dans un étatisme keynésien.Le succès de Milei contribuerait à convaincre concrètement tous ceux qui doutent encore qu'un programme politique fondé sur l'école autrichienne d'économie puisse mener à une prospérité durable pour tous, pourvu que les obstacles politiques soient surmontés.
Le 10 décembre 2023, Javier Milei était officiellement investi président de l’Argentine. À mi-mandat, ses mesures radicales ont-elles amélioré ou détérioré la situation ? Au delà des postures politiques de droite ou de gauche, Florence Pinot Villechenon, experte de l'Amérique Latine, analyse les deux premières années de l'excentrique dirigeant sud-américain.
Le déclin des monnaies fiduciaires dans les pays développés
Les gouvernements partent du principe qu'ils peuvent imprimer autant de monnaie qu'ils le souhaitent et qu'elle sera acceptée par la force.Pourtant, l'histoire des monnaies fiduciaires est toujours la même : les gouvernements dépassent d'abord leurs limites d'endettement, puis ignorent tous les signaux d'alarme et finissent par assister à l'effondrement de leur monnaie.
Aujourd'hui, nous assistons en direct au déclin des monnaies fiduciaires des économies développées.Le système de réserves mondial se diversifie lentement mais sûrement, délaissant un système fondé exclusivement sur les monnaies fiduciaires au profit d'un régime mixte où l'or joue un rôle prépondérant.
Les données COFER du FMI montrent que, si le dollar américain reste dominant, sa part des réserves déclarées a diminué pour se situer autour de 50 %.Pour la première fois en 40 ans, l'or a dépassé le dollar et l'euro comme principal actif des banques centrales.
Ce changement historique s'explique.Les économies développées ont atteint leurs limites d'endettement.
La dette publique se traduit par l'émission de monnaie, et la crédibilité des pays développés en tant qu'émetteurs s'érode rapidement.Tout a commencé lorsque la BCE, la Fed et les principales banques centrales mondiales ont annoncé d'importantes pertes.Leurs actifs affichaient des rendements négatifs, l'inflation et les problèmes de solvabilité étant devenus manifestes.Les économistes et les gouvernements traditionnels ont minimisé ces pertes, les jugeant insignifiantes. Or, elles révélaient l'extrême risque associé aux achats d'actifs effectués les années précédentes.
L'inflation constitue une forme de défaut de paiement progressif de facto sur les obligations émises, et les banques centrales mondiales évitent la dette des pays développés car elles anticipent une détérioration des perspectives budgétaires et inflationnistes.La dette souveraine n'est plus un actif de réserve.
La dette publique mondiale a atteint environ 102 000 milliards de dollars, un nouveau record historique, bien au-dessus des niveaux pré-pandémiques et proche des sommets atteints lors des expansions monétaires les plus agressives.La dette souveraine a alimenté cette hausse phénoménale, des pays comme la France et les États-Unis affichant d'énormes déficits annuels en temps normal.La politique économique de Biden aux États-Unis a été la preuve la plus flagrante d'une politique budgétaire imprudente, avec des déficits records et une augmentation des dépenses de plus de 2 000 milliards de dollars en période de forte reprise économique.
Comment cette perte de confiance s'est-elle produite ?Les États souverains ne disposent pas d'une capacité illimitée d'émettre de la monnaie et de la dette.Ils sont soumis à des limites claires qui, lorsqu'elles sont dépassées, entraînent une perte immédiate de confiance mondiale.Les économies développées ont franchi les trois limites, notamment depuis 2021 :
La limite économique est atteinte lorsque l’endettement croissant entraîne une baisse de la croissance marginale.Les dépenses publiques ont gonflé le PIB, mais la productivité a stagné et les salaires réels nets sont stagnants, voire en baisse.
La limite budgétaire résulte de l’éviction des investissements productifs par les charges d’intérêts et les dépenses sociales.Malgré la répression financière, les taux bas et les mesures de relance monétaire, les charges d’intérêts absorbent une part croissante des budgets des pays développés, renchérissant le financement des obligations publiques, même si l’IPC annualisé se modère.
La limite inflationniste est atteinte lorsque le financement monétaire répété des dépenses publiques érode la confiance dans le pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire et que l’inflation cumulée dépasse la croissance des salaires réels, engendrant une crise du pouvoir d’achat.
La combinaison récente d’une dette nominale élevée, de charges d’intérêts en hausse et de déficits budgétaires structurels dans les principales économies avancées illustre ce franchissement de toutes les limites.
Les banques centrales comprennent le fonctionnement de la monnaie fiduciaire et savent que la dette souveraine n’est plus un placement sûr garantissant la stabilité et des rendements économiques réels.En conséquence, les banques centrales ont réagi par une vague sans précédent d'achats d'or.Les achats nets officiels ont dépassé 1 100 tonnes en 2022 et sont restés supérieurs à 1 000 tonnes en 2023 et 2024, soit plus du double de la moyenne annuelle enregistrée entre 2010 et 2021. En 2024, les banques centrales ont officiellement acquis 1 045 tonnes d'or, marquant ainsi la troisième année consécutive au-dessus du seuil des 1 000 tonnes et prolongeant une série de 15 années d'achats nets.Cependant, les achats non officiels seraient nettement plus importants.Des enquêtes montrent qu'environ un tiers des banques centrales mondiales prévoient d'accroître leurs réserves d'or dans les années à venir, et plus des quatre cinquièmes s'attendent à ce que les réserves officielles mondiales d'or continuent de progresser en raison des inquiétudes liées à l'inflation persistante, à la stabilité financière et aux problèmes de solvabilité.
Cette demande record d'or est une réponse directe au manque de confiance dans la viabilité des engagements en monnaie fiduciaire émis par les États souverains surendettés.L’or ne présente aucun risque de défaut de paiement et n’est pas contrôlé par les banques centrales, ce qui en fait un investissement judicieux lorsque les banques centrales elles-mêmes doutent de la crédibilité à long terme des monnaies des grandes nations.
De nombreux gestionnaires de réserves estiment que l'augmentation massive de la masse monétaire par les gouvernements en période de crise, conjuguée à un retour lent aux politiques normales, fait de l'inflation et du contrôle financier des composantes permanentes du système, et non plus de simples solutions temporaires.Ainsi, l'achat de réserves d'or constitue une assurance contre la taxation progressive des épargnants par le biais de taux d'intérêt réels négatifs et de l'inflation.
Un tel scénario n'annonce ni un effondrement imminent du dollar américain ni une dédollarisation, mais une perte de confiance incontestable dans l'ensemble des monnaies fiduciaires, de l'euro et la livre sterling au yen et au dollar.Certes, le dollar américain demeure la monnaie fiduciaire dominante, représentant 89 % des transactions mondiales et détenant 57 % des réserves mondiales.Mais il domine un système monétaire déconnecté des valeurs en déclin.
Investisseurs et banques centrales s'orientent vers un ordre de réserves hybride où les monnaies fiduciaires coexistent avec une allocation structurellement plus importante à l'or, mais aussi avec une utilisation croissante des cryptomonnaies décentralisées.
Certaines banques centrales sont paniquées.La BCE vise à imposer l'utilisation de l'euro en mettant en œuvre une monnaie numérique de banque centrale, mais cette approche malavisée témoigne à la fois d'un désespoir et d'une volonté de contrôle.
Aucun gouvernement des économies avancées ne souhaite réduire ses dépenses, à l'exception peut-être de l'administration américaine, qui s'y emploie modestement, malgré des signes de perte de confiance dans sa solvabilité.Face à des ratios d'endettement public supérieurs à 100 % du PIB, des déficits primaires persistants et une résistance politique à toute réduction significative des dépenses, les émetteurs de monnaie fiduciaire risquent de rester piégés au-delà des limites économiques, budgétaires et inflationnistes.
Nous vivons une transformation monétaire historique qui aura des conséquences à long terme.Les banques centrales mondiales ne croient plus aux promesses sur papier et exigent de la monnaie réelle.Le premier pays à adopter une politique monétaire et budgétaire saine l'emportera.Les autres perdront.
Daniel Lacalle, né le 5 août1967,
est un économiste espagnol. Professeur d'économie, c'est aussi un
économiste d'entreprise, à la riche carrière dans le monde de
l'investissement dans le pétrole et le gaz.. Il est également l'auteur
de plusieurs livres de vulgarisation économique et un contributeur aux
médias en ligne et à la télévision. Il est considéré comme un libéral
conservateur et a été candidat pour le Parti populaire en Espagne.
Biographie
Daniel Lacalle est titulaire d'un doctorat en économie, est
professeur d'économie mondiale et analyste financier (titulaire du titre
CIIA), avec un diplôme de troisième cycle de l'IESE et une maîtrise en
recherche économique de l'UCV.
Il est l'auteur de plusieurs livres à succès, notamment Life In The Financial Markets (Wiley, 2014), The Energy World Is Flat (Wiley, 2014, avec Diego Parrilla), Escape From Central Bank Trap (Business Expert Press) et Freedom or Equality (PostHill Press). Il collabore régulièrement avec CNBC, Bloomberg, Mises, Hedgeye, Focus Economics, Sound Money Project US et The Wall Street Journal. Ses livres à succès ont été publiés en espagnol (chez Deusto), ainsi qu'en portugais (Nos Os Mercados) et en chinois.
Daniel Lacalle a plus de 25 ans d'expérience dans le secteur
financier, y compris en Afrique du Nord, en Amérique latine et au
Moyen-Orient. En 2011, il a été classé parmi les trois meilleurs
spécialistes dans l'enquête Extel de Thomson Reuters, la principale
enquête auprès des entreprises et des institutions financières.
Travaux
Daniel Lacalle est reconnu comme un économiste et auteur influent
dans le domaine financier dans le monde hispanophone et anglophone.
Son livre Life in the Financial Markets: How They Really Work And Why They Matter To You, publié en 2015,
offre une analyse complète et accessible des marchés financiers et de
l'industrie des services financiers. Il y examine l'histoire récente de
la crise financière et aborde des sujets brûlants tels que les indices
dérivés et le trading à haute fréquence. Une section approfondie sur la
banque d'investissement est écrite du point de vue d'un praticien
expérimenté et apporte des éclaircissements sur plusieurs éléments
complexes et trop politisés du système bancaire. L'auteur apporte une
perspective d'expert sur les marchés de la dette, les politiques
monétaires et l'assouplissement quantitatif, et aide à comprendre les
divers problèmes liés à la dette souveraine, à la crise de l'euro et aux
politiques d'austérité par rapport à celles de croissance.
Dans Nosotros, los mercados (2013),
Daniel Lacalle propose de regarder derrière la façade de la City et met
à nu l'absurdité de ceux qui blâment les marchés pour dissimuler leur
propre incompétence et lâcheté. Lacalle se démarque par sa propension à
contredire et à penser par lui-même. En tant que guide, il plonge le
lecteur dans l'univers souvent idéalisé, voire détesté, des hedge funds.
Ayant fait sa transition du keynésianisme au libéralisme,
il captive ses lecteurs par la simplicité avec laquelle il explique que
l'austérité est préférable à la faillite. Son approche claire et
directe démystifie les idées préconçues et offre une vision éclairante
de la réalité des marchés financiers. Nosotros, los mercados est
bien plus qu'un simple manuel. C'est une véritable autobiographie.
Daniel Lacalle partage avec ses lecteurs les clés qui animent les grands
investisseurs à travers le monde. De manière didactique et
divertissante, il démonte les mythes qui entourent l'entité mystérieuse
que l'on nomme les marchés. Basé au cœur de la City, où il gère un hedge
fund, Lacalle construit un récit captivant et révélateur qui révèle les
coulisses de cet univers financier complexe.
Liberté ou égalité : la clé de la prospérité grâce au capitalisme social de Daniel Lacalle, publié en 2020
par Post Hill Press, propose une approche simple et globale de notre
économie, prônant l'épargne, l'investissement et l'innovation dans le
cadre du capitalisme. Le livre soutient que le capitalisme offre une
plus grande prospérité et des opportunités à tous, par opposition au
socialisme et à l'interventionnisme inutile, voués à un échec
inévitable. L'auteur reconnaît que le capitalisme perd de sa popularité
parmi la classe moyenne du monde occidental. Cependant, Daniel Lacalle
pense que le capitalisme peut être corrigé pour relever les défis des
décennies à venir. Ces défis comprennent les progrès rapides de la
technologie et l'utilisation de robots, une population vieillissante,
une fiscalité lourde et la viabilité des coûts de l'éducation et des
soins de santé.
Dans Viaje a la libertad económica: Por qué el gasto esclaviza y la austeridad libera (2013) (Voyage vers la liberté économique :
Pourquoi les dépenses asservissent et l'austérité libère), Daniel
Lacalle explore en profondeur le sujet controversé du marché libre et de
l'intervention gouvernementale. Il expose de manière convaincante que
le marché libre est souvent injustement blâmé pour les problèmes
économiques et sociaux, tandis que l'interventionnisme est souvent
considéré comme la solution miracle. Lacalle remet en question cette
perception répandue en fournissant des arguments solides et en
présentant des faits concrets. Il explique comment les politiques
interventionnistes peuvent entraîner des conséquences néfastes telles
que la stagnation économique, l'inefficacité bureaucratique,
l'endettement excessif et la perte de liberté individuelle. Il met en
évidence les méfaits des dépenses publiques et souligne comment
celles-ci peuvent devenir un fardeau pour la société, limitant les
opportunités d'investissement, de croissance et de prospérité.
Le monde de l'énergie à plat : les opportunités à la fin du pic pétrolier
Dans The Energy World is Flat: Opportunities from the End of Peak Oil
(2015), Daniel Lacalle et Diego Parrilla offrent une analyse
approfondie des marchés internationaux de l'énergie et explorent les
implications économiques de la quête continue d'énergie abordable,
abondante et propre.
L'un des aspects important du livre est l'examen de l'histoire
des marchés de l'énergie, permettant d'établir des parallèles entre les
changements passés et actuels. Les auteurs identifient dix forces qui
contribuent à l'aplatissement et à la mondialisation du monde de
l'énergie, offrant ainsi une perspective éclairante sur les
transformations en cours. Le livre tire dix leçons essentielles de la
révolution d'Internet et de la bulle des dotcoms, qui peuvent être
directement appliquées aux marchés du pétrole brut et de l'énergie. Ces
leçons fournissent des pistes intéressantes pour comprendre les
dynamiques actuelles et futures de ces marchés en constante évolution.
Les auteurs portent une attention particulière aux développements
récents de l'industrie de l'énergie, tels que la révolution du gaz de
schiste aux États-Unis. Ils expliquent comment les investisseurs peuvent
anticiper les tendances futures du marché de l'énergie en suivant les
dépenses en capital et en évaluant les incitations gouvernementales.
Cette approche permet aux lecteurs d'appréhender les opportunités et les
risques liés à ces développements.
Dans La madre de todas las batallas publié en 2014,
Daniel Lacalle offre une analyse approfondie et perspicace du paysage
énergétique mondial. Il aborde avec clarté, courage les nombreux défis
politiques, économiques et technologiques auxquels le secteur est
confronté. Lacalle propose un regard unique et global sur les forces et
les équilibres qui façonneront l'avenir du marché énergétique mondial.
Son livre propose une perspective passionnante à un moment historique
crucial.
Les coûts cachés de la culture du « Achetez maintenant, ainsi payez plus tard »
Le terme « acheter maintenant, payer plus tard » (BNPL) désigne un financement à court terme d'articles, généralement sans intérêts (du moins si les paiements sont effectués à temps).Dans la société actuelle, l'endettement des consommateurs a explosé, car il est désormais possible d'acheter des choses que l'on ne peut pas se permettre.En 2022, les sociétés de cartes de crédit ont facturé aux emprunteurs plus de 105 milliards de dollars d'intérêts et 25 milliards de dollars de frais.Les données de 2022 ont également révélé que les personnes n'ayant pas effectué leurs paiements à temps et disposant d'un solde renouvelable payaient plus d'intérêts et de frais qu'elles n'en gagnaient en récompenses.
Une étude de 2023 a constaté qu'à cette époque, 89 % des Américains ayant une dette de carte de crédit renouvelable tentaient de la rembourser dans l'année suivante, mais que 50 % d'entre eux doutaient de pouvoir y parvenir en raison de la hausse du coût de la vie.Au lieu d'épargner et d'acheter des biens de consommation courante au comptant, nombreux sont ceux qui optent pour le crédit.Financer des achats importants est une chose, mais lorsqu'une personne achète une paire de chaussures à 200 $ en effectuant quatre versements de 50 $, nous pourrions bien avoir un problème.
Les conditions d'utilisation du BNPL sont très souples.Généralement, aucun score de crédit minimum n'est requis ; un numéro de téléphone portable et une preuve de majorité suffisent.En 2024, 15 % des Américains utilisaient le BNPL, contre 14 % en 2023 et 12 % en 2022. De plus, 24 % des Américains ayant utilisé le BNPL ont connu des retards de paiement, et près de 40 % regrettent d'y avoir eu recours lorsqu'ils prennent conscience du coût total.Par ailleurs, une étude menée l'année dernière auprès de 275 000 consommateurs d'un important site de vente en ligne américain a révélé que les acheteurs étaient 9 % plus susceptibles de finaliser un achat en choisissant l'option BNPL, et que ceux qui y avaient recours dépensaient davantage, leur panier moyen étant supérieur de 10 %.Ces statistiques démontrent clairement que l'utilisation du BNPL a des conséquences négatives pour les consommateurs.
Les choses invisibles
Une telle situation existerait-elle dans une société dotée d'une monnaie saine et de taux d'intérêt adaptés aux préférences temporelles des consommateurs ?Le cadre théorique autrichien des cycles économiques de Roger Garrison met en évidence un écart qui se creuse entre l'épargne et l'investissement sur le marché des fonds prêtables en cas d'expansion artificielle du crédit.La baisse des taux d'intérêt induite par cette expansion conduit les individus à épargner encore moins qu'ils ne l'auraient fait autrement.
Les faibles taux d'intérêt non seulement découragent l'épargne, mais encouragent également une consommation accrue, financée par le crédit à bas coût.On ne voit pas l'épargne que les gens constitueraient autrement, ni tous les comportements qui en découlent, comme la fondation d'une famille, la planification de l'avenir et la volonté d'éviter un endettement excessif.
Un problème psychologique
Le paiement différé pourrait objectivement fonctionner (s'il était financé par une véritable épargne), mais le désir humain d'obtenir tout immédiatement crée un problème qui conduit souvent à l'endettement.Idéalement, pour l'achat d'un article de faible valeur, le paiement se ferait au comptant.De plus, si l'on n'a pas les moyens de payer, on ne peut pas acheter l'article.Pour ceux qui refuseraient de s'endetter, la simple possibilité d'utiliser le crédit les incite à le faire.
Par ailleurs, pouvoir accéder à un bien que l'on ne peut se permettre d'acheter sans frais ni intérêts est une perspective attrayante.L'attrait pour la gratification immédiate pousse certaines personnes à acheter des biens qu'elles ne peuvent pas se permettre.De récentes enquêtes ont révélé que, pour de nombreux Américains, les achats via le BNPL (Buy Now, Pay Later) ne se limitent pas aux articles de luxe. En effet, 33 % des individus utilisent le BNPL pour combler l'écart entre leurs salaires, contre 30 % il y a un an et 27 % l'année précédente.De plus, l'enquête indique que près de la moitié (49 %) des utilisateurs du BNPL affirment que c'est leur mode de paiement privilégié pour les achats « à court terme ».Notre société a créé un climat qui encourage à vivre au-dessus de ses moyens ;cette illusion est alimentée par une forme de pensée magique qui présente la consommation de luxe comme une forme de bien-être.
Conclusion
La nature humaine aspire à la gratification immédiate, et ce désir, conjugué aux autres effets culturels de l'inflation, a contribué à banaliser le concept de « Buy Now, Pay Later » (BNPL).Bien que paraissant inoffensif, le BNPL, comme cela a déjà été démontré, conduit souvent à l'endettement en raison des frais supplémentaires et des intérêts appliqués en cas de retard de paiement.La Réserve fédérale ayant facilité l'accès au crédit pour de nombreuses personnes, notamment les jeunes, notre société s'est retrouvée prise dans un cycle de consommation alimentée par l'endettement, alors même que nous n'en avons pas les moyens.De plus, l'inflation engendrée par la Réserve fédérale continue de décourager les jeunes d'épargner et de planifier leur avenir.Ce découragement s'explique notamment par le fait que les acquisitions importantes, qui marquent des étapes clés de la vie, comme l'achat d'une maison, semblent inaccessibles, et que l'épargne n'est plus perçue comme un intérêt.Comme l'a souligné Mises :
« …l'inflation… ébranle les fondements de la structure sociale d'un pays.Les millions de personnes qui se voient privées de sécurité et de bien-être sombrent dans le désespoir. »La prise de conscience d'avoir perdu la totalité ou la quasi-totalité de leurs économies bouleverse leur vision des choses.Cet événement marque particulièrement les jeunes.Ils apprennent à vivre au jour le jour et méprisent ceux qui tentent de leur inculquer une morale et une frugalité « à l'ancienne ».
Bien que certains pensent tirer profit du paiement fractionné, il est probable que ces systèmes les incitent à acheter des choses qu'ils ne peuvent pas se permettre, les plongeant ainsi dans une situation financière précaire.Lorsqu'on leur donne accès à un produit ou un service instantanément, il est rare qu'ils y résistent.La gratification immédiate offerte par le paiement fractionné peut sembler attrayante au premier abord, mais lorsqu'elle piège les individus dans l'endettement et les dissuade d'épargner, elle engendre une mauvaise santé financière et un déclin social.
Hunter Smathers est étudiant en troisième année au Montreat College, où il se spécialise en sciences de l'exercice physique avec une mineure en commerce.