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juillet 24, 2026

L'ÉTAT UE: Élaborer une nouvelle billetterie....! Suppression de l'argent liquide ! Ambivalent

Les esquisses pour les nouveaux billets de l'UE sont disponibles (source BCE)
 

Nouveaux billets en euros : la BCE vous invite à voter pour choisir leur futur design

Pour la première fois depuis 2002, les billets en euros vont changer de design. À quoi vont-ils ressembler ? La Banque centrale européenne vous propose justement de choisir, jusqu’au 21 septembre 2026. Voici comment voter pour donner votre avis.
 
 (La Banque Centrale Européenne (BCE) prépare une nouvelle série de billets, prévue pour 2026-2027.

Deux projets ont été retenus pour illustrer cette transformation :

  • Culture européenne : espaces culturels partagés

Ce thème célèbre les espaces culturels qui ont façonné l'identité européenne au fil des siècles.

Il met en avant des personnalités emblématiques qui ont contribué au patrimoine culturel, scientifique et artistique de l'Europe, telles que Marie Curie, Léonard de Vinci, Maria Callas, Ludwig van Beethoven, Miguel de Cervantes et Bertha von Suttner.

  • Fleuves et oiseaux : résilience dans la diversité

Ce thème met en lumière la résilience et la diversité des écosystèmes naturels européens, en illustrant différentes étapes des fleuves et diverses espèces d'oiseaux.

Il souligne l'importance de la nature et de la protection de l'environnement, tout en intégrant des institutions européennes pour rappeler les valeurs fondamentales du projet européen.

Quelle suite ?

La BCE organisera un concours de graphisme en 2025 en vue de permettre au Conseil des gouverneurs de choisir les illustrations définitives en 2026.

À la clé ? Des visuels incarnant à la fois notre histoire collective, notre diversité culturelle, et nos engagements environnementaux.

En parallèle, une consultation citoyenne permettra à chacun d'exprimer ses préférences !

Et vous, quel thème vous inspire le plus ?

Le communiqué de la banque de France ici !)

Tout est parti d’un message publié sur X par la Banque centrale européenne (BCE), le jeudi 23 juillet 2026, qui invite les Européens et Européennes à voter pour leurs futurs billets. Ce jour-là, la présidence de la BCE Christine Lagarde a présenté dix propositions de graphismes, à Francfort. C’est la première refonte complète des coupures depuis leur mise en circulation en 2002, il y a plus de vingt ans.

« Ces propositions reflètent deux thèmes différents, ‘La culture européenne’ et ‘Fleuves et oiseaux’, ainsi que les motifs associés choisis pour les illustrer », indique un communiqué de la BCE.

Concrètement, chaque thème se décline en cinq graphismes, soit dix séries au total. Le volet « culture » met en avant des figures comme Ludwig van Beethoven, Marie Curie ou Léonard de Vinci. Le volet « nature » comporte des oiseaux européens, du martin-pêcheur à la cigogne blanche, sur fond de paysages fluviaux. Certaines propositions adoptent même un format vertical, ce qui semble assez inédit sur un billet en euros.

Les finalistes ont été retenus à l’issue d’un concours ouvert à toute l’UE : plus de 1 200 dossiers de graphistes ont été retenus, avant qu’un jury de 21 experts ne fasse le tri.

Ces deux thèmes ne sortent pas de nulle part. Ils ont été retenus fin 2023, après une première consultation publique lors de laquelle les Européens pouvaient déjà départager sept idées, des oiseaux aux mains en passant par les rivières.

Comment voter pour vos billets européens préférés

Le vote se passe sur le site de la BCE, via une enquête en ligne ouverte jusqu’au 21 septembre 2026. Vous pouvez noter les graphismes que vous préférez pour chaque thème (de « 😍 J’adore » à « 😡 Je déteste »). Il est également possible de parcourir les graphismes via ce lien.

Mais votre bulletin pèsera-t-il vraiment au moment du choix final ? Il faut garder en tête que le vote n’est qu’un élément parmi d’autres. C’est le Conseil des gouverneurs de la BCE qui tranchera vers la fin de l’année.

Une fois le graphisme retenu, il faudra encore plusieurs années de développement et de tests avant que les nouveaux billets arrivent dans les portefeuilles. Les coupures actuelles, elles, garderont leur valeur et continueront de circuler.

Un vote qui fait déjà beaucoup parler

Comme souvent, la présentation a nourri les discussions sur X, où plusieurs internautes ont réagi à chaud aux propositions, d’autres y allant de leur commentaire sur les graphismes. Le format vertical et le choix des motifs alimentent une bonne partie des discussions.

Voter prend quelques minutes. Étant donné qu’on ne refond pas les billets tous les jours, la dernière série datant de 2002, cela vaut plutôt le coup d’aller donner votre avis avant le 21 septembre.

Le site pour donner votre avis sur les nouveaux billets. // Source : Capture d’écran ECB 

Nelly Lesage

https://www.numerama.com/politique/2300785-nouveaux-billets-en-euros-la-bce-vous-invite-a-voter-pour-choisir-leur-futur-design.html 

 


Vous voulez permettre à d’autres personnes de donner leur avis ? Partager l'enquête avec elles via les boutons ci-dessous ou en transmettant le lien https://surveys.ecb.europa.eu/10b/banknotes/share/.

Vous souhaitez en savoir plus sur le processus de conception de nos nouveaux billets en euros ? Consultez le site Internet de la BCE ou nos réseaux de médias sociaux officiels.

 

Billets de banque : Va-t-on perdre la face ?

La monnaie n’a jamais été qu’un simple instrument de mesure de la valeur économique ; elle a toujours été un outil politique. Depuis l’Antiquité, de la drachme athénienne au sesterce romain, le numéraire constitue en effet un support d’expression souverain et un outil visuel de pédagogie. Il incarne un récit national, offrant aux citoyens la présence quotidienne de figures tutélaires, d’œuvres maîtresses de notre patrimoine ou d’événements fondateurs de nos régimes.


Les débats récents entourant la production des nouveaux billets en euros de la Banque centrale européenne (BCE) révèlent une tendance de fond préoccupante : la tentation d’une désincarnation. Sous prétexte de neutralité et de consensus transnational, la symbolique fiduciaire européenne s’oriente en effet vers un effacement méthodique de la figure humaine et de l’Histoire de notre continent. En privilégiant l’abstraction architecturale, la faune ou la flore, les oiseaux et les fleuves, les instances monétaires mettent en péril l’héritage politique et culturel de l’Europe.

Au moment de la création de l’euro, en 2002, le choix iconographique relevait déjà d’un compromis frileux. Pour éviter toute querelle d’ego entre les États membres quant au choix des personnalités à honorer, la BCE avait opté pour des ponts fictifs. Ces structures, illustrant divers styles architecturaux européens, du classique au contemporain, prétendaient symboliser l’ouverture et le lien entre les peuples. Cependant, ces ponts n’existaient nulle part. Ils étaient, malgré eux, les artefacts d’une Europe désincarnée, d’un paysage sans habitants, d’une architecture sans bâtisseurs. Ce choix inaugurait une ère d’abstraction institutionnelle où l’universalité rêvée était confondue avec le vide historique.

Les réflexions actuelles dans le cadre de la production d’une deuxième génération de billets européens accentuent cette dérive. Si la BCE propose, cette fois, une série de figures européennes (Maria Callas, Marie Curie, Ludwig van Beethoven), figures choisies en raison de leurs « vies paneuropéennes » (ainsi Maria Callas née aux États-Unis, ayant grandi en Grèce, fait carrière en Italie et morte en France), les citoyens européens sont appelés à voter pour les départager d’une deuxième série consacrée aux… oiseaux. Ce sera donc la cigogne blanche ou Cervantès, l’avocette ou Léonard de Vinci, le fou de Bassan ou Bertha von Suttner.

S’il est incontestable que la préservation du vivant constitue un défi contemporain crucial, la substitution de la faune sauvage aux figures de la pensée, des arts et de la politique européennes relève d’un glissement conceptuel problématique. Remplacer le visage humain par un martinet ou une truite sauvage équivaut à substituer la naturalité à l’historicité. Or l’Europe ne se définit pas d’abord par sa biodiversité, qu’elle partage avec d’autres continents, mais bien par une aventure intellectuelle, philosophique et politique singulière, faite de lumières et d’ombres.

Ce phénomène d’effacement des personnages du roman national, et en l’occurrence européen, au profit d’une zoologie consensuelle dépasse les frontières de la zone euro. L’exemple britannique offre à cet égard une illustration aussi récente que saisissante d’une forme de paresse mémorielle et de prudence politique à l’excès. La décision de la Banque d’Angleterre d’écarter la figure historique de Winston Churchill de ses coupures pour y substituer l’image d’un blaireau – vous avez bien lu ! – s’inscrit précisément dans cette dynamique d’autocensure, qui puise ses racines dans le mouvement wokiste.

En reléguant au second plan l’artisan de la résistance contre le totalitarisme nazi au profit d’un représentant de la faune locale, les autorités britanniques ne cèdent pas seulement à une mode esthétique : elles illustrent le passage d’une mémoire politique certes parfois conflictuelle et à assumer, à un naturalisme apaisé mais insignifiant. Le blaireau, c’est vrai, ne suscitera pas de polémique académique, ne fera l’objet d’aucune réévaluation historiographique critique et ne choquera aucune minorité. Mais il ne dit rien non plus de ce que signifie appartenir à une communauté, fruit de combats pour la liberté ou de créations de l’esprit.

Ce « syndrome du blaireau » menace directement la future iconographie de l’euro et, par ricochet, la société française. En cherchant à éviter tout risque de contestation ou de polémique, les décideurs institutionnels comme les citoyens seront certainement invités à choisir le plus petit dénominateur commun : l’animal ou l’élément naturel. Ce faisant, ils réduiront cependant le citoyen à un simple consommateur économique ou naturel, privé du miroir culturel et historique que devrait pourtant rendre la monnaie qu’il manipule chaque jour.

Il n’est heureusement pas encore trop tard pour inverser la tendance. Tous les citoyens européens sont en effet appelés à voter sur le site de la BCE, en vue de la sélection des graphismes des nouveaux billets, prévue pour la fin d’année 2026. Les billets ainsi dessinés seront mis en circulation au début des années 2030. La monnaie est et doit rester un vecteur de souveraineté symbolique. À l’heure où l’Europe cherche à renforcer son autonomie stratégique et son identité face aux grands blocs mondiaux, le choix de son iconographie fiduciaire n’a rien d’annexe. Renoncer à représenter nos grands écrivains, nos scientifiques, nos artistes et nos penseurs au profit de motifs botaniques ou animaliers constitue une abdication culturelle.

Il ne s’agit pas de promouvoir un chauvinisme suranné, mais simplement de rappeler que l’Europe est avant tout le fruit d’une civilisation et d’une histoire humanistes. Une monnaie sans figures humaines est le symptôme d’une société qui doute de son héritage et préfère le refuge de la neutralité biologique à la transmission de sa mémoire. Pour que l’euro soit pleinement l’expression d’un projet d’avenir, il doit cesser d’avoir peur de son passé.

Pierre Manenti, 

président du conseil scientifique du Mémorial Charles de Gaulle

 


 

Entre vrais et faux et chacun y va de sa créativité

 





























 















Support monétaire

(Redirigé depuis Billet de banque)

Un support monétaire (money backing) peut désigner dans un sens strict un billet de banque, une pièce de monnaie, une pièce en or, un nombre sur un compte bancaire, soit toutes les formes matérielles de monnaies. Dans un sens plus large, un support monétaire est toute chose utilisée par un agent économique pour payer.

Un billet de banque est un support monétaire. Un billet de cinq euros est un support monétaire. Une pièce de dix centimes est un support monétaire. Un compte bancaire est un support monétaire. Une pièce d'or est un support monétaire. Une cigarette dans un camp de prisonniers fut un support monétaire. Tel coquillage chez certains peuples fut un support monétaire. Dans une économie de troc, tout objet peut servir de support monétaire. Tout moyen de paiement est un support monétaire.

L'utilisateur de monnaie possède le support monétaire. Le droit de l'utilisateur est son droit de propriété sur ce support monétaire. Un support monétaire représente une certaine quantité de pouvoir d'achat, ou encore, représente une certaine quantité d'unités monétaires.

  • Un support monétaire est possédé par son propriétaire.

Toute création monétaire est une création de supports monétaires.

  • Un monnayeur, en émettant de la monnaie, émet nécessairement des supports monétaires.

Polysémie et ambiguïté du terme « monnaie »

Selon le contexte, le mot "monnaie" est utilisé pour désigner une monnaie-marchandise, ou la promesse d'une banque, ou même les processus économiques par lesquels une monnaie est échangée. La polysémie du mot monnaie induit parfois une ambiguïté dans le discours. Pour préciser le propos, il est utile d'avoir recours à des mots dont le sens est plus restrictif.

Monnaie-marchandise

Searchtool-80%.png Article détaillé : Monnaie-marchandise.

Un support monétaire peut être une « monnaie-marchandise ». Un gramme d'or est une monnaie-marchandise. La valeur de ce support monétaire ne provient pas de la promesse d'un agent économique. Certains coquillages ont servi de monnaie. Un de ces coquillages est alors le support monétaire d'une telle monnaie-marchandise. Une pièce d'or marqué d'un sceau royal est aussi une monnaie-marchandise.

La valeur de ce support monétaire ne provient pas de la promesse de quiconque. La monnaie est alors le support monétaire lui-même.

En anglais, « monnaie-marchandise » se traduit par commodity money

Monnaie-promesse

Searchtool-80%.png Article détaillé : Monnaie-promesse.

La valeur d'une monnaie-promesse provient de la promesse faite par un agent économique. Cet agent économique est une banque. Cette promesse donne de la valeur à cette monnaie-promesse. C'est une monnaie-promesse. Ainsi, un billet de cette banque est une promesse de la banque, est une obligation de la banque.

Un certificat de dépôt d'or peut aussi être un support monétaire. Un substitut monétaire[1] est un support monétaire. Un compte bancaire indiquant la monnaie possédée est aussi un support monétaire.

Lorsque le monnayeur est une banque libre, la promesse de la banque est le contrat de monnaie publié par la banque.

L'utilisateur de ce support monétaire possède cette promesse, possède ce contrat. Le droit de l'utilisateur provient de l'obligation du promettant, c'est-à-dire de l'obligation du monnayeur. Ce contrat, cette promesse, se vend et s'achète comme une marchandise.

Un certificat de dépôt d'or est le support monétaire d'une monnaie-promesse. Le monnayeur garantit qu'il possède l'or et promet qu'il remettra l'or au possesseur du certificat.

Un substitut monétaire est le support monétaire d'une monnaie-promesse. La banque garantit qu'elle a substitué un billet de banque à de l'or et qu'elle remettra de l'or au possesseur du substitut monétaire.

La valeur de ce support monétaire provient de l'obligation du monnayeur. Ce support monétaire est la preuve de l'existence d'une promesse du monnayeur, de la banque émettrice. Un substitut monétaire est une monnaie-substitut.

Monnaie-fiat

Searchtool-80%.png Article détaillé : Monnaie-fiat.

L'État confie la gestion de son monopole monétaire à une Banque centrale. La banque centrale décrète que le papier-monnaie qu'elle émet est la monnaie officielle. Cette monnaie existe par un décret de l'État. C'est une monnaie décrétée. La monnaie-fiat est le nom donné à cette monnaie décrétée par le pouvoir politique. La banque centrale donne aux banques de second rang, le mandat d'émettre de la monnaie au nom de la banque centrale sous certaines conditions.

La monnaie de Banque centrale est une monnaie-fiat, c'est-à-dire décrétée par une autorité politique. L'État est le plus souvent cette autorité politique qui crée la monnaie-fiat au travers d'une banque centrale. La loi étatique contraint alors chaque agent économique à accepter telle monnaie comme moyen de paiement. C'est le cours forcé de la monnaie. Les monnaies contemporaines sont des monnaies-fiat.

Chaque support monétaire de monnaie-fiat est une obligation de la banque centrale. Cette obligation consiste à faire en sorte que cette monnaie-fiat joue le rôle de monnaie. La monnaie-fiat conserve sa valeur, permet les échanges et elle est divisible.

Les billets de banques et les pièces de monnaies sont des supports monétaires d'une monnaie-fiat.

Cette obligation de la banque centrale est une obligation politique. Une telle obligation politique est différente de l'obligation contractuelle d'une banque libre. En effet, une banque libre qui écorne son contrat de monnaie serait punie par un tribunal commercial. Cette obligation de la banque centrale provient du mandat que lui a donné l'État. Une diminution de valeur de la monnaie-fiat n'engage pas formellement la responsabilité de la banque centrale, ni n'engage la responsabilité de l'État. Un tribunal commercial serait légalement incompétent pour juger une violation d'un tel engagement politique.

La valeur d'un support monétaire de monnaie-fiat provient de l'obligation de la banque centrale.

En anglais, « monnaie-fiat » se traduit par fiat money

Certificat de dépôt d'or

Un possesseur d'or dépose son or dans une banque de dépôt d'or. La banque lui remet un certificat de dépôt. Ce certificat de dépôt peut servir de support monétaire, peut être utilisé pour des échanges monétaires. Ce certificat de dépôt peut être prêté.

Chaque certificat de dépôt d'or est un contrat émis par la banque. Par ce contrat, la banque certifie qu'un dépôt a eu lieu et promet qu'elle remettra le contenu de ce dépôt d'or au possesseur du certificat.

La banque certifie que tout certificat de dépôt correspond à une certaine masse d'or détenue par la banque.

Substitut monétaire

Ce mot substitut renvoie à l'idée que la chose échangée ne serait pas la monnaie elle-même. Le substitut est une chose, un billet, qui se substitue à une monnaie de référence. Le substitut monétaire est la trace écrite de la promesse d'une chose future. Le substitut monétaire est une créance pour une certaine quantité de monnaie de référence. Le substitut monétaire est un support monétaire, et qui est utilisé lors des échanges monétaires.

La banque a exécuté une substitution entre la monnaie de référence et ce substitut. Ce substitut est le support monétaire. Ce substitut est la trace écrite d'un contrat qui certifie que la banque a exécuté une substitution entre une monnaie de référence et ce substitut. De surcroît, ce substitut monétaire est une preuve de l'existence de la promesse que la banque échangera ce substitut contre une monnaie de référence. Un substitut monétaire est la preuve d'un contrat de monnaie entre le monnayeur et le possesseur du substitut. Un substitut monétaire est une monnaie-promesse.

La banque certifie que tout substitut correspond à de l'or qu'elle détient.

Billet de banque

Chaque billet de banque prouve un droit de son possesseur. Ce droit du possesseur provient de l'obligation du monnayeur. Si le monnayeur est une Banque centrale, le billet de banque prouve une obligation politique de la banque centrale. Le billet de banque est alors un des supports monétaires d'une monnaie-fiat.

Si le monnayeur est une banque libre, le billet de banque prouve l'existence d'un contrat de monnaie entre la banque libre et le possesseur du billet. Chaque billet de banque émis par une banque libre est une obligation de la banque-libre-monnayeur et qui est décrite précisément dans le texte du contrat de monnaie. Cette obligation de la banque est, par exemple, de verser de l'or à l'utilisateur du billet. Le billet de banque est alors un des supports monétaires d'une monnaie-promesse.

Dans son contrat de monnaie, la banque libre ne certifie pas nécessairement qu'elle possède, dans ses coffres, l'or correspondant à la monnaie émise. Mais la banque libre promet qu'elle versera l'or promis à l'utilisateur du billet dès qu'il le demandera. La banque libre promet qu'elle versera cet or selon les dispositions du contrat de monnaie.

Monnaie-papier et papier-monnaie

Il s'agit de deux autres dénominations du billet de banque.

Unité de compte

L'unité de compte est la représentation de l'unité monétaire lorsque le support monétaire est la monnaie scripturale. En assurance-vie, les unités de compte désignent les supports d'investissement autres que le fonds euro. Ils sont généralement investis en actions, en SCPI, etc.

Informations complémentaires

Notes et références

  1. C. Harwick, 2018, "Money and its institutional substitutes: The role of exchange institutions in human cooperation", Journal of Institutional Economics, 14(4), pp689–714

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

décembre 05, 2025

Daniel Lacalle: Le déclin des monnaies fiduciaires dans les pays développés

Le déclin des monnaies fiduciaires dans les pays développés 
 
Les gouvernements partent du principe qu'ils peuvent imprimer autant de monnaie qu'ils le souhaitent et qu'elle sera acceptée par la force. Pourtant, l'histoire des monnaies fiduciaires est toujours la même : les gouvernements dépassent d'abord leurs limites d'endettement, puis ignorent tous les signaux d'alarme et finissent par assister à l'effondrement de leur monnaie. 
 
Aujourd'hui, nous assistons en direct au déclin des monnaies fiduciaires des économies développées. Le système de réserves mondial se diversifie lentement mais sûrement, délaissant un système fondé exclusivement sur les monnaies fiduciaires au profit d'un régime mixte où l'or joue un rôle prépondérant. 
 

 
 Les données COFER du FMI montrent que, si le dollar américain reste dominant, sa part des réserves déclarées a diminué pour se situer autour de 50 %. Pour la première fois en 40 ans, l'or a dépassé le dollar et l'euro comme principal actif des banques centrales. 
 
Ce changement historique s'explique. Les économies développées ont atteint leurs limites d'endettement. 
 
 La dette publique se traduit par l'émission de monnaie, et la crédibilité des pays développés en tant qu'émetteurs s'érode rapidement. Tout a commencé lorsque la BCE, la Fed et les principales banques centrales mondiales ont annoncé d'importantes pertes. Leurs actifs affichaient des rendements négatifs, l'inflation et les problèmes de solvabilité étant devenus manifestes. Les économistes et les gouvernements traditionnels ont minimisé ces pertes, les jugeant insignifiantes. Or, elles révélaient l'extrême risque associé aux achats d'actifs effectués les années précédentes.
 
L'inflation constitue une forme de défaut de paiement progressif de facto sur les obligations émises, et les banques centrales mondiales évitent la dette des pays développés car elles anticipent une détérioration des perspectives budgétaires et inflationnistes. La dette souveraine n'est plus un actif de réserve. 
 
 La dette publique mondiale a atteint environ 102 000 milliards de dollars, un nouveau record historique, bien au-dessus des niveaux pré-pandémiques et proche des sommets atteints lors des expansions monétaires les plus agressives. La dette souveraine a alimenté cette hausse phénoménale, des pays comme la France et les États-Unis affichant d'énormes déficits annuels en temps normal. La politique économique de Biden aux États-Unis a été la preuve la plus flagrante d'une politique budgétaire imprudente, avec des déficits records et une augmentation des dépenses de plus de 2 000 milliards de dollars en période de forte reprise économique. 
 
Comment cette perte de confiance s'est-elle produite ? Les États souverains ne disposent pas d'une capacité illimitée d'émettre de la monnaie et de la dette. Ils sont soumis à des limites claires qui, lorsqu'elles sont dépassées, entraînent une perte immédiate de confiance mondiale. Les économies développées ont franchi les trois limites, notamment depuis 2021 : 
 
 La limite économique est atteinte lorsque l’endettement croissant entraîne une baisse de la croissance marginale. Les dépenses publiques ont gonflé le PIB, mais la productivité a stagné et les salaires réels nets sont stagnants, voire en baisse. 
 
 La limite budgétaire résulte de l’éviction des investissements productifs par les charges d’intérêts et les dépenses sociales. Malgré la répression financière, les taux bas et les mesures de relance monétaire, les charges d’intérêts absorbent une part croissante des budgets des pays développés, renchérissant le financement des obligations publiques, même si l’IPC annualisé se modère. 
 
 La limite inflationniste est atteinte lorsque le financement monétaire répété des dépenses publiques érode la confiance dans le pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire et que l’inflation cumulée dépasse la croissance des salaires réels, engendrant une crise du pouvoir d’achat. 
 
 La combinaison récente d’une dette nominale élevée, de charges d’intérêts en hausse et de déficits budgétaires structurels dans les principales économies avancées illustre ce franchissement de toutes les limites. 
 
 Les banques centrales comprennent le fonctionnement de la monnaie fiduciaire et savent que la dette souveraine n’est plus un placement sûr garantissant la stabilité et des rendements économiques réels. En conséquence, les banques centrales ont réagi par une vague sans précédent d'achats d'or. Les achats nets officiels ont dépassé 1 100 tonnes en 2022 et sont restés supérieurs à 1 000 tonnes en 2023 et 2024, soit plus du double de la moyenne annuelle enregistrée entre 2010 et 2021. En 2024, les banques centrales ont officiellement acquis 1 045 tonnes d'or, marquant ainsi la troisième année consécutive au-dessus du seuil des 1 000 tonnes et prolongeant une série de 15 années d'achats nets. Cependant, les achats non officiels seraient nettement plus importants. Des enquêtes montrent qu'environ un tiers des banques centrales mondiales prévoient d'accroître leurs réserves d'or dans les années à venir, et plus des quatre cinquièmes s'attendent à ce que les réserves officielles mondiales d'or continuent de progresser en raison des inquiétudes liées à l'inflation persistante, à la stabilité financière et aux problèmes de solvabilité. 
 
 Cette demande record d'or est une réponse directe au manque de confiance dans la viabilité des engagements en monnaie fiduciaire émis par les États souverains surendettés. L’or ne présente aucun risque de défaut de paiement et n’est pas contrôlé par les banques centrales, ce qui en fait un investissement judicieux lorsque les banques centrales elles-mêmes doutent de la crédibilité à long terme des monnaies des grandes nations.
 
De nombreux gestionnaires de réserves estiment que l'augmentation massive de la masse monétaire par les gouvernements en période de crise, conjuguée à un retour lent aux politiques normales, fait de l'inflation et du contrôle financier des composantes permanentes du système, et non plus de simples solutions temporaires. Ainsi, l'achat de réserves d'or constitue une assurance contre la taxation progressive des épargnants par le biais de taux d'intérêt réels négatifs et de l'inflation. 
 
Un tel scénario n'annonce ni un effondrement imminent du dollar américain ni une dédollarisation, mais une perte de confiance incontestable dans l'ensemble des monnaies fiduciaires, de l'euro et la livre sterling au yen et au dollar. Certes, le dollar américain demeure la monnaie fiduciaire dominante, représentant 89 % des transactions mondiales et détenant 57 % des réserves mondiales. Mais il domine un système monétaire déconnecté des valeurs en déclin. 
 
 
 
Investisseurs et banques centrales s'orientent vers un ordre de réserves hybride où les monnaies fiduciaires coexistent avec une allocation structurellement plus importante à l'or, mais aussi avec une utilisation croissante des cryptomonnaies décentralisées. 
 
Certaines banques centrales sont paniquées. La BCE vise à imposer l'utilisation de l'euro en mettant en œuvre une monnaie numérique de banque centrale, mais cette approche malavisée témoigne à la fois d'un désespoir et d'une volonté de contrôle. 
 
Aucun gouvernement des économies avancées ne souhaite réduire ses dépenses, à l'exception peut-être de l'administration américaine, qui s'y emploie modestement, malgré des signes de perte de confiance dans sa solvabilité. Face à des ratios d'endettement public supérieurs à 100 % du PIB, des déficits primaires persistants et une résistance politique à toute réduction significative des dépenses, les émetteurs de monnaie fiduciaire risquent de rester piégés au-delà des limites économiques, budgétaires et inflationnistes. 
 
Nous vivons une transformation monétaire historique qui aura des conséquences à long terme. Les banques centrales mondiales ne croient plus aux promesses sur papier et exigent de la monnaie réelle. Le premier pays à adopter une politique monétaire et budgétaire saine l'emportera. Les autres perdront.
 

 
Daniel Lacalle, docteur en philosophie, économiste et gestionnaire de fonds, est l'auteur du best-seller Liberté ou Égalité (2020)... 


 

Daniel Lacalle

Daniel Lacalle, né le 5 août 1967, est un économiste espagnol. Professeur d'économie, c'est aussi un économiste d'entreprise, à la riche carrière dans le monde de l'investissement dans le pétrole et le gaz.. Il est également l'auteur de plusieurs livres de vulgarisation économique et un contributeur aux médias en ligne et à la télévision. Il est considéré comme un libéral conservateur et a été candidat pour le Parti populaire en Espagne. 

Biographie

Daniel Lacalle est titulaire d'un doctorat en économie, est professeur d'économie mondiale et analyste financier (titulaire du titre CIIA), avec un diplôme de troisième cycle de l'IESE et une maîtrise en recherche économique de l'UCV.

Il est l'auteur de plusieurs livres à succès, notamment Life In The Financial Markets (Wiley, 2014), The Energy World Is Flat (Wiley, 2014, avec Diego Parrilla), Escape From Central Bank Trap (Business Expert Press) et Freedom or Equality (PostHill Press). Il collabore régulièrement avec CNBC, Bloomberg, Mises, Hedgeye, Focus Economics, Sound Money Project US et The Wall Street Journal. Ses livres à succès ont été publiés en espagnol (chez Deusto), ainsi qu'en portugais (Nos Os Mercados) et en chinois.

Daniel Lacalle a plus de 25 ans d'expérience dans le secteur financier, y compris en Afrique du Nord, en Amérique latine et au Moyen-Orient. En 2011, il a été classé parmi les trois meilleurs spécialistes dans l'enquête Extel de Thomson Reuters, la principale enquête auprès des entreprises et des institutions financières. 


Travaux

Daniel Lacalle est reconnu comme un économiste et auteur influent dans le domaine financier dans le monde hispanophone et anglophone.

Son livre Life in the Financial Markets: How They Really Work And Why They Matter To You, publié en 2015, offre une analyse complète et accessible des marchés financiers et de l'industrie des services financiers. Il y examine l'histoire récente de la crise financière et aborde des sujets brûlants tels que les indices dérivés et le trading à haute fréquence. Une section approfondie sur la banque d'investissement est écrite du point de vue d'un praticien expérimenté et apporte des éclaircissements sur plusieurs éléments complexes et trop politisés du système bancaire. L'auteur apporte une perspective d'expert sur les marchés de la dette, les politiques monétaires et l'assouplissement quantitatif, et aide à comprendre les divers problèmes liés à la dette souveraine, à la crise de l'euro et aux politiques d'austérité par rapport à celles de croissance.

Dans Nosotros, los mercados (2013), Daniel Lacalle propose de regarder derrière la façade de la City et met à nu l'absurdité de ceux qui blâment les marchés pour dissimuler leur propre incompétence et lâcheté. Lacalle se démarque par sa propension à contredire et à penser par lui-même. En tant que guide, il plonge le lecteur dans l'univers souvent idéalisé, voire détesté, des hedge funds. Ayant fait sa transition du keynésianisme au libéralisme, il captive ses lecteurs par la simplicité avec laquelle il explique que l'austérité est préférable à la faillite. Son approche claire et directe démystifie les idées préconçues et offre une vision éclairante de la réalité des marchés financiers. Nosotros, los mercados est bien plus qu'un simple manuel. C'est une véritable autobiographie. Daniel Lacalle partage avec ses lecteurs les clés qui animent les grands investisseurs à travers le monde. De manière didactique et divertissante, il démonte les mythes qui entourent l'entité mystérieuse que l'on nomme les marchés. Basé au cœur de la City, où il gère un hedge fund, Lacalle construit un récit captivant et révélateur qui révèle les coulisses de cet univers financier complexe.

Liberté ou égalité : la clé de la prospérité grâce au capitalisme social de Daniel Lacalle, publié en 2020 par Post Hill Press, propose une approche simple et globale de notre économie, prônant l'épargne, l'investissement et l'innovation dans le cadre du capitalisme. Le livre soutient que le capitalisme offre une plus grande prospérité et des opportunités à tous, par opposition au socialisme et à l'interventionnisme inutile, voués à un échec inévitable. L'auteur reconnaît que le capitalisme perd de sa popularité parmi la classe moyenne du monde occidental. Cependant, Daniel Lacalle pense que le capitalisme peut être corrigé pour relever les défis des décennies à venir. Ces défis comprennent les progrès rapides de la technologie et l'utilisation de robots, une population vieillissante, une fiscalité lourde et la viabilité des coûts de l'éducation et des soins de santé.

Dans Viaje a la libertad económica: Por qué el gasto esclaviza y la austeridad libera (2013) (Voyage vers la liberté économique : Pourquoi les dépenses asservissent et l'austérité libère), Daniel Lacalle explore en profondeur le sujet controversé du marché libre et de l'intervention gouvernementale. Il expose de manière convaincante que le marché libre est souvent injustement blâmé pour les problèmes économiques et sociaux, tandis que l'interventionnisme est souvent considéré comme la solution miracle. Lacalle remet en question cette perception répandue en fournissant des arguments solides et en présentant des faits concrets. Il explique comment les politiques interventionnistes peuvent entraîner des conséquences néfastes telles que la stagnation économique, l'inefficacité bureaucratique, l'endettement excessif et la perte de liberté individuelle. Il met en évidence les méfaits des dépenses publiques et souligne comment celles-ci peuvent devenir un fardeau pour la société, limitant les opportunités d'investissement, de croissance et de prospérité.

Le monde de l'énergie à plat : les opportunités à la fin du pic pétrolier

Dans The Energy World is Flat: Opportunities from the End of Peak Oil (2015), Daniel Lacalle et Diego Parrilla offrent une analyse approfondie des marchés internationaux de l'énergie et explorent les implications économiques de la quête continue d'énergie abordable, abondante et propre.

L'un des aspects important du livre est l'examen de l'histoire des marchés de l'énergie, permettant d'établir des parallèles entre les changements passés et actuels. Les auteurs identifient dix forces qui contribuent à l'aplatissement et à la mondialisation du monde de l'énergie, offrant ainsi une perspective éclairante sur les transformations en cours. Le livre tire dix leçons essentielles de la révolution d'Internet et de la bulle des dotcoms, qui peuvent être directement appliquées aux marchés du pétrole brut et de l'énergie. Ces leçons fournissent des pistes intéressantes pour comprendre les dynamiques actuelles et futures de ces marchés en constante évolution.

Les auteurs portent une attention particulière aux développements récents de l'industrie de l'énergie, tels que la révolution du gaz de schiste aux États-Unis. Ils expliquent comment les investisseurs peuvent anticiper les tendances futures du marché de l'énergie en suivant les dépenses en capital et en évaluant les incitations gouvernementales. Cette approche permet aux lecteurs d'appréhender les opportunités et les risques liés à ces développements.

Dans La madre de todas las batallas publié en 2014, Daniel Lacalle offre une analyse approfondie et perspicace du paysage énergétique mondial. Il aborde avec clarté, courage les nombreux défis politiques, économiques et technologiques auxquels le secteur est confronté. Lacalle propose un regard unique et global sur les forces et les équilibres qui façonneront l'avenir du marché énergétique mondial. Son livre propose une perspective passionnante à un moment historique crucial.

Informations complémentaires

Publications

  • 2013,
    • a. "Nosotros, los mercados", Editorial Deusto
    • b. "Viaje a la libertad económica: Por qué el gasto esclaviza y la austeridad libera", Editorial Deusto
  • 2014, "La madre de todas las batallas. Editorial Deusto
  • 2015,
    • a. avec Juan Torres López, Emilio Ontiveros, "Hablando se entiende la gente", Editorial Deusto
    • b. "Acabemos con el paro", Editorial Deusto
    • c. avec Diego Parrilla, "The Energy World is Flat: Opportunities from the End of Peak Oil", Wiley
    • d. "Life in the Financial Markets: How They Really Work And Why They Matter To You", Wiley
  • 2016, "La Pizarra de Daniel Lacalle, las diez reformas esenciales para una España de futuro", Editorial Deusto
  • 2017, "El porqué de los populismos", Editorial Deusto
  • 2018, "Escape from the Central Bank Trap: How to Escape From the $20 Trillion Monetary Expansion Unharmed", Business Expert Press; 2nd edición
  • 2020, "Freedom or Equality: The Key to Prosperity Through Social Capitalism", Post Hill Press
  • 2022, "Haz crecer tu dinero: Mi experiencia con los mejores inversores del mundo", Editorial Deusto

 https://www.wikiberal.org/wiki/Daniel_Lacalle

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