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octobre 30, 2026

Les collectivistes étatistes du socialisme et du fascisme même racine idéologique !

Le socialisme et le fascisme ne sont pas des opposés, mais des conceptions idéologiques étroitement apparentées.  
 
Bien qu’ils soient généralement présentés comme des ennemis mortels, ils partagent de profondes origines communes ainsi que des idées fondamentales ; ils constituent les deux faces d’une même pièce collectiviste : celle où l’État prime sur l’individu. 
 
 
 
 Tous deux rejettent l’individualisme libéral au profit d’une vision du monde dans laquelle l’individu est subordonné à un ordre politique collectif puissant, dirigé par l’État ou par un parti. L’individu est assujetti à un tout qui le dépasse ; les droits personnels, l’ordre spontané et l’individualisme libéral sont écartés, considérés comme des illusions dépassées. 
 
Ces deux idéologies puisent leurs racines dans la pensée dialectique hégélienne, selon laquelle l’histoire progresse, par le biais de conflits inévitables, vers un destin collectif prédéterminé. L’histoire est perçue comme un processus téléologique exigeant une allégeance totale à un projet collectif : la société sans classes pour les marxistes, l’État totalitaire corporatiste pour les fascistes. Selon eux, la nécessité dialectique justifie le sacrifice de l’individu. Le prolétariat doit être façonné en une force révolutionnaire visant à abolir les classes ; la nation doit être fondue en un corps organique unique, placé sous l’autorité du chef et de l’État. La propriété privée, les marchés et une société civile indépendante sont soit abolis, soit placés sous un contrôle centralisé. 
 
 Les deux systèmes promettent de surmonter le « chaos » du libéralisme en imposant, par la puissance de l’État, un ordre supérieur, scientifiquement inévitable. Loin d’être des opposés situés sur un simple spectre gauche-droite, le socialisme et le fascisme sont des branches rivales d’un même arbre anti-individualiste ; ils relèvent tous deux d’une même tradition collectiviste qui subordonne la liberté individuelle au pouvoir de l’État, au nom d’un objectif national ou social jugé supérieur.



 

Collectivisme

Le collectivisme est une idéologie qui vise à transformer et imposer une forme d'organisation sociale, politique et économique basée sur la propriété et exploitation collective. Le collectivisme est aussi considéré comme un système de pensée qui attribue à toute forme collective une vie propre, comme une entité vivante indépendante et séparée de la vie des individus. La doctrine collectiviste a comme dénominateur commun les différents régimes autoritaires qui ont comme objectif systématique le dénigrement et l'anéantissement de toute forme d'individualisme.

Collectivisme économique
 

En tant que doctrine économique, le collectivisme repose sur l'appropriation collective de tous les moyens économiques. Le collectif, c'est à dire, tous les membres d'une société, les travailleurs ou ce qui est désigné comme nation, devient propriétaire des moyens de production. Par extension, il désigne un système où l'organisation et l'administration productive est faite par une collectivité, un organisme de planification ou gestion.

Certains collectivistes parlent de socialisation des moyens de production, considérant que le capital est une richesse sociale qui doit appartenir exclusivement aux travailleurs, pris dans leur acceptation générale et collective. Le collectivisme aspire à l'abolition de la propriété privée en la transformant en propriété collective, au nom d'une entité sociale, société, État, nation etc.

Pour les libéraux, le collectivisme économique implique la négation de toute liberté et particulièrement du droit de propriété, dès lors qu'il utilise la coercition et fait fi du consentement des individus. Du fait qu'il repose sur la loi du plus fort via l'intervention de l’État, ou de toute autre instance coercitive, il a nécessairement une traduction politique : le collectivisme politique.

Collectivisme politique

Le collectivisme politique est un mode d'organisation sociale fondé sur l'appropriation des moyens de décision, au nom de tous, de la majorité, de la généralité. Par extension, système qui admet une intervention de l'État (ou d'autres groupements autoritaires) dans le domaine économique, politique et social en édictant des lois contraignantes.

Pour les libéraux, le collectivisme politique implique la négation des droits de l'individu, c'est une forme de l'esclavagisme. L'entité collective (nation, classe, etc.) passe avant l'individu, qui n'est plus qu'un rouage à son service :

Le collectivisme affirme que l'individu n'a pas de droits, que sa vie et son travail appartiennent au groupe […] et que le groupe peut le sacrifier à son gré pour ses propres intérêts. La seule façon d'établir une doctrine de ce genre implique l'emploi de la force — et l'étatisme a toujours été le corollaire politique du collectivisme. (Ayn Rand)

Social-démocratie, écologie politique, socialisme, communisme, nazisme et fascisme à des degrés divers, sont des idéologies collectivistes. Le holisme peut conduire au collectivisme.

Le collectivisme existe tant à gauche qu'à droite. La déclaration suivante (d'un homme de la "nouvelle droite", mais beaucoup de gens de gauche pourraient y souscrire) est typique d'une profession de foi collectiviste et anti-individualiste, on y trouve à la fois le refus des droits individuels, le mépris de l'économie, la fiction du "bien commun" et la sacralisation du "politique" et du "collectif" :

L’homme est pour moi un « animal social », dont l’existence est consubstantielle à celle de la société. Le droit n’est pas d’abord affaire de titre, mais de mesure, c’est-à-dire qu’il ne se définit que comme un rapport d’équité entre des personnes vivant en société : il n’y a donc aucun titulaire de droits hors de la vie sociale, et dans celle-ci il n’y a que des attributaires. La vie économique représente, non une sphère, mais une dimension de la vie sociale, que toute société traditionnelle place de surcroît au plus bas niveau de son échelle de valeurs. Le politique est le lieu de la souveraineté et de la légitimité. La société n’est pas l’addition des atomes individuels qui la composent mais, dans une perspective « holiste », un corps collectif dont le bien commun prime, sans les supprimer sur les seuls intérêts des parties. L’éthique implique qu’on ne recherche jamais d’abord son intérêt personnel, mais qu’on contribue aux solidarités organiques qui renforcent le lien social. L’appartenance citoyenne fait, de même, obligation aux personnes d’œuvrer d’abord au bien commun. La liberté ne se définit pas comme la possibilité d’échapper à l’autorité politique ou de se soustraire à la vie publique, mais comme la possibilité d’y participer. (Alain de Benoist)

Au contraire, pour les libéraux, le collectif n'a de sens que s'il rend service à l'individu et l'émancipe : l'appartenance collective n'est qu'un moyen et certainement pas une fin de la nature humaine.  

Immoralité du collectivisme

Le collectivisme, bien qu'opposé à l'individualisme, est une forme d'égoïsme : le plus souvent, les collectivistes, sans l'avouer, veulent que les autres fassent ce que eux ne veulent pas faire ("soyez solidaires envers les pauvres"), et ils trouvent normal de profiter des autres au maximum ("soyez solidaires envers moi").

Le collectiviste, bafouant le droit d'autrui, considère que tout lui est dû du seul fait qu'il existe : droit à l'éducation gratuite, droit au travail, droit au logement, droit à la santé... Par son action politique, il tend à étendre indéfiniment la liste des faux droits dont il jouit.

Pour les libéraux, le collectivisme n'est concevable que s'il est non coercitif. La supériorité morale du libéralisme sur le collectivisme tient en ce que le libéral se contraint à ne jamais prendre prétexte de ses préférences personnelles pour en imposer les conséquences aux autres. Un libéral n'a rien a priori contre le collectivisme, tant que celui-ci est adopté librement par ses adeptes et ne cherche pas à s'imposer politiquement aux dépens des non-collectivistes.

L'histoire montre en réalité que le collectivisme ne peut exister que par la dictature, et qu'un développement libre du collectivisme dans la société (par des phalanstères, des collectifs, des communautés...) n'a jamais eu lieu (ou seulement de façon épisodique et anecdotique). La raison probable est que, dans un tel type d'organisation sociale, les personnes les plus capables qui pourraient être attirées par cette idéologie ne voient sans doute pas leurs mérites reconnus à leur juste valeur, et finissent par prendre conscience qu'elles sont exploitées par le "collectif" ; les partisans du collectivisme restant ne sont plus alors que ceux qui souhaitent vivre aux dépens des autres, d'où un appauvrissement général de la société qui contribue encore davantage les personnes lucides à faire douter de la validité de l'idéologie imposée :

Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n'en sont pas moins des plaisirs. Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l'irresponsabilité crasses, s'ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d'asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d'infinies possibilités de les réaliser. La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme. Une fois qu'on y est, on n'a plus envie d'en sortir et l'on tâche seulement d'aménager sa bauge confortablement. (Alain Besançon, La normalité du communisme selon Zinoviev)

Les collectivistes ne comprennent pas qu'il puisse y avoir une différence entre association volontaire et association coercitive (en revanche ils comprennent très bien les avantages qu'ils peuvent retirer pour eux-mêmes de ce dernier type d' « association »). Du fait que le "collectif" supprime la responsabilité individuelle, il ouvre un vaste champ à l'irresponsabilité collective et à l'immoralité :

C'est un fait évident que la moralité d'une société, prise dans sa totalité, est inversement proportionnelle à sa masse, car plus grand est le nombre des individus qui se rassemblent, plus les facteurs individuels sont effacés et, du même coup, aussi la moralité, qui repose entièrement sur le sentiment éthique de chacun et, par le fait même, sur la liberté de l'individu, indispensable à son exercice. C'est pourquoi tout individu, en tant que membre d'une société, est inconsciemment plus mauvais, dans un certain sens, qu'il ne l'est en tant qu'unité pleinement responsable. Car fondu dans la société, il est en une certaine mesure libéré de sa responsabilité individuelle. Ceci explique qu'un groupe important qui serait composé d'hommes excellents, équivaudrait en tout point, pour ce qui est de la moralité et de l'intelligence, à une espèce de gros monstre, balourd, obtus, impulsif et sans discernement. Plus une organisation est monumentale et plus son immoralité et sa bêtise aveugle sont inévitables. (Carl Jung, Dialectique du Moi et de l'Inconscient)

Pour les libertariens, le collectivisme est un principe condamnable en tant que tel, parce qu'il est à l'origine des totalitarismes constructivistes et constitue un principe d'asservissement voire d'assujettissement des personnes aux principes étatistes et interventionnistes.

Expérience de pensée pour les collectivistes

Cette "expérience de pensée" est proposée par François Guillaumat. Prenez quelques collectivistes sincères (peu importe qu'ils soient nationalistes, communistes, socialistes, sociaux-démocrates, communautaristes, fondamentalistes religieux...), convaincus également que le collectivisme ne peut se fonder que sur le consentement et non sur la violence (ceux qui n'en sont pas convaincus sont des êtres potentiellement dangereux et asociaux).

Proposez-leur de s'inscrire officiellement auprès de l'État comme "collectivistes" : ils continueraient à livrer plus de la moitié de leur revenu sous forme de "prélèvements obligatoires" à des organismes étatiques ou para-étatiques (fisc, Sécurité sociale, caisses de retraite, etc.), lesquels continueraient à leur fournir en échange des "services publics". En revanche, ceux qui n'approuvent pas cette organisation sociale pourraient s'inscrire comme "libéraux" : ils garderaient alors le fruit de leur travail et ne recevraient plus les prétendus "services publics".

Il y a peu de chance qu'une telle proposition conviennent aux collectivistes. On verrait bien vite qui des libéraux ou des collectivistes est tolérant, ou qui est autoritaire et cherche à imposer son opinion aux autres par la contrainte. Il suffit de voir les réactions quand il est question de mettre en cause un monopole, une obligation de payer, ou un prétendu "acquis social". Le collectivisme montre son vrai visage, celui d'un parasitisme institutionnalisé ou théorisé.

Les fictions entretenues par le collectivisme

L'idéologie collectiviste, qu'elle soit social-démocrate, socialiste ou communiste, se nourrit d'un certain nombre d'idées fausses, d'illusions et de concepts opposés au libéralisme, en général assenés sans démonstration au détour des conversations :

  • le collectiviste (de droite ou de gauche) raisonne sur des entités collectives abstraites et impersonnelles (la France, la nation, les travailleurs, les générations futures...) à qui on prête des intentions, une volonté, ce qui ne correspond à aucune réalité (c'est d'ailleurs une des causes profondes de l'échec permanent du collectivisme) ; le "collectif" est une abstraction bien commode qui cache toujours la volonté d’individus particuliers (voir nominalisme) ;
  • le libéralisme est présenté fallacieusement comme la loi du plus fort plutôt que comme le respect du droit ;
  • l'intérêt général, opposé à l'intérêt individuel (individualisme) est une fiction commode pour opprimer la personne sous des prétextes arbitraires, et établir en réalité des privilèges (syndicaux, corporatistes, etc.) ;
  • l'égalitarisme opposé à l'égalité : tendance au nivellement économique au mépris du droit de la personne, au nom de l'idéologie égalitaire ;
  • liberté formelle et liberté réelle : il considère les faux droits comme des "libertés réelles" revendiquées ;
  • confusion entre solidarité et assistanat : la solidarité n'est conçue que forcée et non volontaire ;
  • la justice distributive, appelée "progrès social", opposée au droit naturel et au droit de propriété, et donc à la justice tout court ;
  • libéral opposé systématiquement à social, comme si les deux termes étaient inconciliables, et comme si on pouvait "faire du social" sans liberté ni création de richesse, seulement par le vol étatique ;
  • l'échange, considéré comme un jeu à somme nulle dans le meilleur des cas, mais très souvent vu comme "inégal" ;
  • le marché, considéré comme coercitif, comme un lieu d'affrontement et d'exploitation, et non comme un lieu d'échange libre ;
  • l'État est vu comme le seul rempart contre le marché et le capitalisme, et aussi comme une source inépuisable de richesses (mythe de la gratuité, culte de la subvention et de l'interventionnisme)
  • l'économie n'a pas de règles, tout est politique : il suffit que les hommes politiques décident, et tout ira mieux (le sous-entendu étant que la décision politique est spontanément et parfaitement appliquée, qu'elle est parfaite en elle-même et qu'elle ne peut avoir ni coût ni effet pervers, puisqu'elle est politique).

Le communautarisme

Le terme franco-français de communautarisme est le plus souvent utilisé de façon dépréciative ou accusatoire, il est censé désigner un repli identitaire ou communautaire selon des considérations liées aux spécificités d'appartenance ethniques, sociales, culturelles ou religieuses.

Dans le discours politique l'expression a un ton plutôt polémique consistant à affirmer qu'il existerait des bonnes et mauvaises communautés, qu'une communauté nationale vaut mieux que les petites communautés composant un pays, l’appartenance à une sorte d'identité nationale est supérieure à l'appartenance à n'importe quel groupe minoritaire.

Certaines des critiques, surtout françaises, envers le communautarisme réel ou supposé ont dérivé vers une sorte d'anticommunautarisme systématique. Depuis quelques années, l'épithète "communautariste" est accolée à tout discours politique désigné comme marginal ou hostile à la pensée "républicaine" et "laïque", ou du moins à sa forme extrême, quasi-religieuse, véhiculée par certains intellectuels français. Ces thèses anti-communautaristes reflètent des conceptions ethnocentristes et discriminatoires, autrement dit correspondent à une autre forme excessive de communautarisme, et servent de support à des manipulations de l'opinion publique.

Pour les libéraux, le critère essentiel pour déterminer si le communautarisme (ou ce qu'on entend par ce terme) est légitime, comme pour le collectivisme, reste l'absence ou non de coercition, et non pas la conformité à un quelconque idéal républicain, national ou démocratique. Le communautarisme nocif est celui qui exige des privilèges en s'appuyant au besoin sur une "loi du plus faible" :

L'homme communautariste, l'homme des associations est l'homme du ressentiment sous sa figure contemporaine. Son impuissance à être l'a conduit vers les officines où bout l'esprit de vengeance. Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu'il ne peut plus éprouver l'excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre. (Philippe Muray)

Informations complémentaires

Publications

Citations

  • La plupart des systèmes politiques ont été des variantes de la même tyrannie étatiste, ne différant que par le degré et non par le principe fondateur, limités seulement par les accidents de la tradition, les désordres, les conflits sanglants et l'effondrement périodique. (...) Tous ces systèmes politiques étaient des expressions de l'éthique altruiste-collectiviste, et leur caractéristique commune est le fait que la société s'y trouvait placée au-dessus de la loi morale, dans une position d'omnipotence souveraine et d'acceptation aveugle de l'arbitraire. Ainsi, politiquement, tous ces systèmes étaient des variantes d'une société amorale. (Ayn Rand)
  • Les partisans du collectivisme sont motivés non par le désir de faire le bonheur des hommes, mais par la haine à leur égard (...) ; l'objet de cette haine, la cible de sa fureur passionnée, c'est l'homme de talent. (Ayn Rand)
  • Une économie collectiviste mène inéluctablement non seulement à des organisations bureaucratiques inefficaces, génératrices d’innombrables injustices, mais également à la perte des libertés politiques, à des régimes dictatoriaux et à un écrasement des citoyens par ceux qui se sont emparés de l’État. (Maurice Allais)
  • Le dogme collectiviste attribue aux universaux une existence objective réelle, et même une existence supérieure à celle des individus, voire, en niant catégoriquement l'existence autonome des individus, la seule existence réelle. Ludwig von Mises
  • Si la doctrine collectiviste était conforme aux données de l'expérience et des besoins humains, il ne serait pas nécessaire d'administrer le collectivisme en dressant le peuple, en le stérilisant contre les idées subversives, en le terrorisant, en le corrompant, en l'endormant et en l'amusant. Les fourmis vivent, il est vrai, sous un régime collectiviste et il n'est pas prouvé qu'elles aient besoin de ministres de la propagande, de censeurs, d'inquisiteurs, de police secrète, d'espions et d'indicateurs pour les rappeler à leurs devoirs. Mais les hommes ne peuvent pas vivre comme des fourmis. (Walter Lippmann)
  • La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques. (Friedrich Nietzsche)
  • Erreur fondamentale : prendre le troupeau pour but et non les individus isolés ! Le troupeau est un moyen, rien de plus ! Mais aujourd'hui, on tente de concevoir le troupeau comme un individu et de lui attribuer un rang supérieur à celui de l'individu, malentendu profond entre tous !!! Et sur cette lancée, on tente de caractériser ce qui rend moutonnier, les sentiments de sympathie, comme le côté le plus précieux de notre nature ! (Friedrich Nietzsche, Fragments posthumes)
  • Ce qui appartient à tout un chacun est le plus négligé, car tout individu prend le plus grand soin de ce qui lui appartient en propre, quitte à négliger ce qu’il possède en commun avec autrui. (Aristote, Politique)
  • Le collectivisme est un système consistant à prendre l’argent des riches sans qu'il parvienne aux pauvres. (Philippe Bouvard)
  • Le collectivisme a certainement perdu depuis longtemps sa base morale et il ne se nourrit plus que des intérêts particuliers de groupes privilégiés. Cependant bien des erreurs intellectuelles sont encore couramment partagées, même par des hommes qui se croient sincèrement anti-collectivistes : par exemple, le fait de croire que certaines activités appartiennent « par nature » à l'État ; que l'échange de votes contre des faveurs peut être mis sur un pied d'égalité avec l'échange de valeurs contre d'autres valeurs sur un marché libre ; que la participation à un processus démocratique implique nécessairement l'acceptation de ce qui en résulte, comme s'il existait une demande collective de « biens publics » facilement déterminable ; ou encore qu'il existe quelque chose que l'on peut appeler le « bien-être général » auquel les droits des individus pourraient être sacrifiés. Aussi longtemps que les arguments en faveur de la liberté individuelle n'auront pas conquis les esprits, la démocratie restera un moyen très efficace d'étendre indéfiniment les activités de l'État. (Pascal Salin, Libéralisme, 2000)
  • En se donnant à tous, il n'est pas vrai qu'on ne se donne à personne. On se donne au contraire à ceux qui agissent au nom de tous. (Benjamin Constant, Principes de politique, I)
  • Une mouche qui volait vit un grand rassemblement de mouches. Elle s’empressa de rejoindre ses congénères et se trouva prisonnière d’un papier collant. Moralité : il n’y a pas de sécurité dans le nombre, ni en quoi que ce soit d’autre. (Roland Jaccard, Les Chemins de la désillusion, Grasset, 1979)
  • Seuls des fanatiques pensent n’attacher de prix à leur propre existence que pour autant qu’elle serve une cause collective : réagir contre la subordination de l’individu à la collectivité implique de commencer par refuser de subordonner sa propre destinée au cours de l’Histoire. (Simone Weil)
  • Les hommes deviennent petits en se rassemblant. (Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes)
  • Désunis, nous courrons à la catastrophe. Unis, nous y parviendrons. (Cioran)

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Discussions sur le forum
Nominalisme Et Collectivisme, Causalité? (for)
Exclusion : Liberté Vs Communautarisme, SDF... (for)
Charles Taylor, Le Pape Du Communautarisme (for)



Voir aussi

 




octobre 26, 2026

ça promet les élections aux US, entre impérialisme et communisme !

Les socialistes démocrates et les partisans du mouvement MAGA partagent un défaut, un inconvénient bien dangereux. 

Les socialistes démocrates comme les nationalistes du mouvement MAGA prônent tous deux un contrôle étatique étendu sur l’économie. L’histoire montre où mène une telle voie, et comment elle compromet la prospérité ainsi que la démocratie elle-même.

 

Depuis la victoire électorale de Zohran Mamdani à New York en 2025, des candidats socialistes démocrates ont remporté une série de primaires démocrates importantes — notamment, tout récemment, la victoire surprise d’Angie Nixon, représentante de l’État de Floride, pour l’investiture au Sénat américain — et ont frôlé la victoire dans plusieurs autres scrutins. Le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, est depuis longtemps la figure la plus en vue du socialisme démocratique sur la scène politique nationale ; il a d’ailleurs terminé deuxième lors des primaires démocrates pour l’élection présidentielle en 2016 et en 2020. 

Le socialisme démocratique est une idéologie néfaste. S’il était mis en œuvre, son programme causerait de graves préjudices et mettrait en péril la démocratie elle-même. En cherchant à instaurer un contrôle étatique massif sur l’économie, les socialistes d’aujourd’hui présentent, par ironie, de nombreux points communs avec les nationalistes du mouvement « MAGA » auxquels ils prétendent s’opposer. 

 Les uns comme les autres prônent un contrôle gouvernemental de l’économie ; ces deux approches portent atteinte à la liberté, à la prospérité et à la démocratie. Si les socialistes ne contrôlent pas le Parti démocrate comme le mouvement MAGA domine largement le Parti républicain, leur influence ne cesse toutefois de croître. 

 Quel est le programme des « Democratic Socialists of America » (DSA) ? Examinons leurs revendications. Le programme des socialistes démocrates va bien au-delà d’une simple augmentation marginale de la régulation économique ou des dépenses sociales. Il implique un contrôle étatique total de l’économie et de la société, à une échelle qui rappelle celle de Cuba, de la Corée du Nord ou de l’ancienne Union soviétique. 

 Le programme des « Democratic Socialists of America » (DSA) — la principale organisation socialiste aux États-Unis — énonce clairement son objectif : instaurer un système dans lequel « l’alimentation, l’éducation, l’énergie, la santé et les transports ne sont pas des activités à but lucratif, mais des biens communs ». En d’autres termes, il s’agit d’une prise de contrôle totale de ces secteurs par l’État. 

 Les DSA envisagent également une société sans dettes, sans prêts immobiliers et sans propriétaires privés. Cela nécessiterait que l’État prenne le contrôle de la majeure partie du parc immobilier, impose un encadrement strict des loyers et fixe un salaire minimum de 20 dollars de l’heure (voire plus) pour tout ce qui resterait dans le secteur privé. 

Les économistes, quel que soit leur bord politique, s’accordent à dire qu’un tel seuil salarial exclurait des millions de travailleurs du marché du travail, et que l’encadrement des loyers entraînerait une réduction drastique de l’offre de logements. 

 Les socialistes démocrates et les nationalistes du mouvement MAGA aspirent, les uns comme les autres, à un contrôle étatique étendu sur l’économie. L’histoire montre où mène cette voie, et comment elle compromet la prospérité ainsi que la démocratie elle-même. 

 Au total, le programme des « socialistes démocrates » (DSA) entraînerait entre 71 000 et 212 000 milliards de dollars de nouvelles dépenses fédérales au cours de la prochaine décennie. Cela reviendrait au moins à doubler, voire à tripler, le niveau actuel des dépenses fédérales annuelles — qui s’élèvent à 7 400 milliards de dollars et sont, en soi, déjà intenables. Il est par ailleurs impossible de financer ces mesures en taxant uniquement « les riches » : la confiscation de la totalité du patrimoine net des 400 Américains les plus fortunés ne couvrirait, au mieux, que 9 % de l’estimation la plus basse. 

 Les socialistes démocrates : le miroir du mouvement MAGA Par un curieux retour des choses, les socialistes démocrates ont davantage en commun avec les nationalistes du mouvement MAGA qu’ils ne seraient sans doute prêts à l’admettre. Le président Donald Trump a mis en œuvre sa propre version d’une planification économique centralisée : droits de douane ruineux, politique migratoire extrêmement restrictive et prises de participation de l’État dans des entreprises telles qu’Intel, U.S. Steel et une trentaine d’autres sociétés. 

Les droits de douane et les restrictions migratoires constituent, dans les deux cas, des formes majeures de contrôle étatique sur l’économie. Les restrictions à l’immigration, en particulier, entravent la liberté économique plus que toute autre politique actuellement en vigueur aux États-Unis. 

Tout comme les socialistes, les nationalistes du mouvement MAGA font preuve d’une grande irresponsabilité budgétaire : le projet de loi de dépenses emblématique de l’ère Trump devrait alourdir le déficit de 3 400 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, sans qu’aucun effort sérieux ne soit entrepris pour réformer les programmes de protection sociale qui constituent la majeure partie des dépenses fédérales. 

 Si les socialistes prônent une idéologie égalitariste, les nationalistes estiment, quant à eux, que l’État doit avant tout défendre les intérêts de la majorité ethnique et culturelle au sein de la société. Mais, malgré des discours divergents, ils partagent des conceptions économiques et des défauts similaires. 

 Le coût budgétaire est loin d’être le pire aspect de la situation. Un siècle d’expériences socialistes en apporte la preuve. 

 Comment le socialisme dérive vers l’autoritarisme Lorsque l’État prend le contrôle de la majeure partie de l’économie, il anéantit toute incitation à produire. Dans une économie de marché, les producteurs se font concurrence sur les prix et la qualité pour attirer la clientèle. Sous un contrôle étatique, ces incitations disparaissent et les secteurs industriels se transforment en monopoles publics, à l’abri de toute concurrence. Le résultat, invariablement, est un gaspillage généralisé et une production de piètre qualité.  

Comme le disait une vieille blague soviétique : « Nous faisons semblant de travailler, et ils font semblant de nous payer. » Même les entreprises qui souhaitent produire des biens de qualité sont généralement incapables d’y parvenir dans un système socialiste. Comme l’a démontré l’économiste et prix Nobel F. A. Hayek dans un article devenu classique, le système des prix, au sein des économies de marché, transmet aux producteurs des signaux utiles sur les attentes des consommateurs. Des prix plus élevés indiquent une forte demande, ce qui incite les producteurs à y répondre. Le contrôle étatique de la production neutralise, pour l’essentiel, ces signaux ; les planificateurs, même lorsqu’ils sont bien intentionnés, se retrouvent alors dépourvus d’informations pertinentes pour allouer les ressources. 

Il en a résulté des pénuries massives de biens essentiels, accompagnées, par ailleurs, de gaspillages. C’est l’une des raisons pour lesquelles la socialisation de l’agriculture et de l’industrie, en URSS, en Chine et ailleurs, a engendré des pénuries et des famines généralisées, causant la mort de millions de personnes. 

L’un de ces épisodes — le « Grand Bond en avant » de Mao Zedong en Chine — constitue le plus grand massacre de masse de l’histoire, ayant coûté la vie à près de 45 millions de personnes. L’Union soviétique et de nombreux autres États socialistes ont connu des catastrophes comparables. 

Le contrôle étatique de l’économie exige, en outre, le recours à la coercition pour étouffer l’initiative privée, tout en concentrant un pouvoir immense entre les mains des planificateurs centraux. Cette dynamique engendre l’oppression, comme en témoigne, en URSS, l’élimination des « koulaks » (agriculteurs indépendants) et des petits entrepreneurs, que le régime de Joseph Staline avait pris pour cible. 

 La concentration du pouvoir offre également aux dirigeants un instrument tout trouvé pour persécuter leurs opposants politiques ainsi que les minorités ethniques et religieuses. Une telle répression a été observée dans de nombreux États socialistes tout au long du siècle dernier. 

 Le nationalisme de droite présente des défauts analogues. Il entrave lui aussi la croissance en émoussant les incitations, et sa planification centrale se heurte aux mêmes problèmes d’information que ceux mis en évidence par Hayek. Les droits de douane et les restrictions à l’immigration freinent la concurrence et la croissance ; par ailleurs, la prise de contrôle de grandes entreprises par l’État constitue, en soi, une forme de planification centrale.

Malgré des rhétoriques et des idéologies différentes, ainsi que certaines divergences sur des points précis de politique, le mouvement « MAGA » et les socialistes démocrates prônent tous deux une planification centrale massive de l’économie, avec des résultats comparables. 

 Les mouvements nationalistes ont également une longue histoire de répression, dont on retrouve des traces durant le second mandat de Trump : des citoyens américains, tout comme des immigrés, ont été détenus à tort, voire expulsés, dans le cadre d’une campagne d’expulsions massives ; ces mesures compromettent, à bien des égards, les libertés civiles des Américains. 

Brendan Carr, président de la Commission fédérale des communications (FCC), a menacé à plusieurs reprises de révoquer les licences de radiodiffuseurs en raison d’une couverture médiatique qui déplaît à l’administration. 

La répression nationaliste a tendance à cibler davantage les immigrés et les minorités ethniques que ne le fait sa variante socialiste. Mais les parallèles sont bien réels. 

 J’ai été un réfugié fuyant le communisme soviétique. Je sais que le socialisme ne fonctionne pas. 

Les socialistes d’aujourd’hui affirment qu’ils éviteront un tel sort en prônant un socialisme « démocratique », et non une version autoritaire. Or, un contrôle quasi total de l’économie par l’État n’a jamais pu coexister durablement avec la démocratie. Un gouvernement qui contrôle l’économie peut priver les partis d’opposition de ressources et instrumentaliser l’accès aux biens de première nécessité pour étouffer toute dissidence. 

 C’est précisément ce qui s’est produit au Venezuela, où un gouvernement socialiste, pourtant élu démocratiquement, a fini par instaurer une dictature. 

Des régimes nationalistes de droite ont suivi une trajectoire similaire, notamment en Allemagne, en Italie, en Espagne et dans plusieurs pays d’Amérique latine. 

Bon nombre de socialistes actuels admirent même des régimes socialistes autoritaires et aspirent à les prendre pour modèle : 

 Le DSA (Democratic Socialists of America) fait l’éloge du dictateur communiste cubain Fidel Castro, qui a transformé son pays en un État totalitaire. Hasan Piker, une figure influente du socialisme, a qualifié Mao — le plus grand meurtrier de masse de l’histoire — de « l’un des grands dirigeants de ce monde ». Le sénateur Sanders a, par le passé, régulièrement exprimé son admiration pour des despotes communistes. 

De même, les nationalistes « post-libéraux » du mouvement MAGA admirent souvent des despotes de droite, tels que Francisco Franco en Espagne, Antonio Salazar au Portugal, et d’autres. 

 Les progressistes, ainsi que d’autres courants, devraient se demander s’ils accorderaient à une personnalité comme Trump le type de contrôle étendu sur l’économie que préconisent les socialistes. Rien ne garantit qu’un tel individu — voire pire — ne puisse accéder au pouvoir dans le cadre d’un système socialiste. Loin de là – comme le montrent les exemples de Castro, Staline, Mao et d’autres. 

À tout le moins, nous devrions prêter attention à ce témoignage éloquent que constitue le fait, pour les individus, de « voter avec leurs pieds ». Presque tous les régimes socialistes de l’histoire ont provoqué un exode massif vers des économies de marché ; jamais l’inverse. L’exode en provenance du Venezuela constitue la plus grande crise de réfugiés jamais enregistrée dans l’hémisphère occidental, et Cuba a connu, sur six décennies, plusieurs vagues de réfugiés. 

 Je parle en connaissance de cause : j’ai moi-même été un réfugié fuyant le communisme soviétique. Si le socialisme fonctionnait comme ses partisans le prétendent, les gens fuiraient les économies de marché pour vivre sous un tel régime, et non l’inverse. Les régimes nationalistes de droite ont, eux aussi, engendré des flux de réfugiés. Ainsi, des personnes ayant fui l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste ont contribué au développement de la science américaine, notamment dans le cadre du projet Manhattan, qui a abouti à la création de la bombe atomique. 

 Les choix opérés par ceux qui « votent avec leurs pieds » constituent le verdict le plus probant sur ces deux idéologies.

  Ilya Somin


 

 Ilya Somin Professeur de droit à l’université George Mason et titulaire de la chaire B. Kenneth Simon en études constitutionnelles au Cato Institute

 https://www.cato.org/commentary/democratic-socialists-maga-share-dangerous-flaw

 

Ilya Somin, né en 1973 en Union soviétique, est un professeur de droit à l'Université George Mason, occupant la chaire B. Kenneth Simon en études constitutionnelles au Cato Institute. Il est également blogueur pour la Volokh Conspiracy et a été co-éditeur de la Supreme Court Economic Review de 2006 à 2013. Sa renommée repose sur ses recherches approfondies dans les domaines du droit constitutionnel, du droit de la propriété, des droits de migration, et de l'étude de la participation politique populaire et de ses implications pour la démocratie constitutionnelle.

Vie personnelle

Ilya Somin est né en Union soviétique, ce qui a probablement influencé sa perspective et son parcours de vie. Son origine soviétique peut avoir façonné sa compréhension des systèmes politiques et de la liberté individuelle, des thèmes qui ressortent souvent dans ses travaux académiques ultérieurs.

  • Émigration aux États-Unis avec sa famille. À l'âge de cinq ans, Ilya Somin a émigré aux États-Unis avec sa famille. Cette expérience d'immigration précoce a sans doute joué un rôle crucial dans sa formation en tant qu'individu et intellectuel. L'adaptation à un nouvel environnement culturel et politique peut avoir influencé son intérêt pour les questions liées aux droits de migration et à la liberté individuelle.
  • . Mémoire mettant en lumière la pauvreté matérielle et l'endoctrinement idéologique en URSS. Ilya Somin a partagé son vécu à travers un mémoire mettant en lumière la pauvreté matérielle qu'il a vécue en URSS, ainsi que l'endoctrinement idéologique auquel lui et surtout ses parents ont été exposés. Cette réflexion personnelle offre un aperçu émotionnel et intellectuel de son cheminement, soulignant les défis et les influences qui ont forgé sa perspective.
  • . Parcours éducatif. Ilya Somin a obtenu son baccalauréat ès arts (BA) en sciences politiques et histoire à l'Amherst College, démontrant ainsi son intérêt précoce pour les questions politiques et historiques. Il a ensuite poursuivi ses études supérieures avec un Master ès arts (MA) en sciences politiques de l'université Harvard, consolidant ainsi ses connaissances dans ce domaine. Sa formation juridique a été complétée par l'obtention du Juris Doctor (JD) de la Yale Law School, soulignant son engagement pour l'étude du droit et sa préparation pour une carrière dans ce domaine. Ce parcours éducatif diversifié sert de fondement solide à son expertise multidisciplinaire dans les domaines du droit et des sciences politiques.

Axes de recherche

  • . Droit constitutionnel. Ilya Somin concentre une part significative de ses recherches sur le droit constitutionnel, un domaine clé de la discipline juridique. En explorant les questions constitutionnelles, il analyse des sujets tels que les droits individuels, la séparation des pouvoirs, et l'équilibre entre les pouvoirs de l'État. Son engagement dans le droit constitutionnel suggère une préoccupation pour la préservation des principes fondamentaux qui sous-tendent les systèmes juridiques et politiques.
  • . Droit de la propriété. Le droit de la propriété est un autre domaine d'intérêt majeur pour Ilya Somin. Il se penche sur des questions liées aux droits de propriété, aux conflits d'utilisation des terres, et aux principes qui régissent les relations entre les individus et la propriété. Son travail dans ce domaine contribue à la compréhension des enjeux juridiques entourant la possession, l'utilisation et la transmission des biens.
  • . Droits de migration. Les droits de migration occupent une place importante dans les recherches d'Ilya Somin. Il se penche sur les questions liées à la mobilité humaine, aux droits des migrants et aux implications juridiques des politiques d'immigration. Son engagement dans ce domaine reflète une préoccupation pour la protection des droits individuels dans le contexte complexe des mouvements migratoires.
  • . Participation politique populaire et ses implications pour la démocratie constitutionnelle. Un aspect distinct de la recherche d'Ilya Somin porte sur la participation politique populaire et ses implications pour la démocratie constitutionnelle. Il se penche sur la manière dont la participation citoyenne influence les processus démocratiques et les structures constitutionnelles. Son travail dans ce domaine fournit des perspectives critiques sur la manière dont les choix politiques individuels affectent la santé globale de la démocratie constitutionnelle.

Œuvres publiées

  • . "Free to Move: Foot Voting, Migration, and Political Freedom". Cette œuvre majeure d'Ilya Somin, publiée par Oxford University Press, explore le concept du vote avec les pieds (foot voting) en relation avec la migration et la liberté politique. Il examine comment la mobilité géographique des individus peut être un moyen de participation politique, offrant ainsi une perspective novatrice sur la liberté individuelle et les droits de migration.
  • . "Democracy and Political Ignorance: Why Smaller Government Is Smarter". Ce livre majeur met en avant la thèse d'Ilya Somin sur l'ignorance politique rationnelle comme un obstacle majeur au bon fonctionnement de la démocratie. En argumentant en faveur d'un État plus restreint comme solution face à cette ignorance, l'auteur offre une analyse approfondie des défis auxquels la démocratie est confrontée en raison de l'ignorance rationnelle en politique.
  • . "The Grasping Hand: Kelo v. City of New London and the Limits of Eminent Domain". Dans cette œuvre, Ilya Somin examine de près la décision controversée de la Cour suprême des États-Unis dans l'affaire Kelo v. City of New London. Il explore les limites de l'expropriation et de la puissance éminente, mettant en lumière les implications de cette affaire sur les droits de propriété individuels et les prérogatives du gouvernement en matière d'expropriation.
  • . "A Conspiracy Against Obamacare: The Volokh Conspiracy and the Health Care Case". Cette contribution co-écrite examine la position de la Volokh Conspiracy dans l'affaire Obamacare, offrant une perspective juridique détaillée sur les enjeux entourant la législation sur les soins de santé. La collaboration avec d'autres blogueurs renforce la nature collaborative et diversifiée de ses contributions au dialogue juridique.

Publications

  • 2013, "A Conspiracy Against Obamacare: The Volokh Conspiracy and the Health Care Case", Palgrave Macmillan
  • 2015, "The Grasping Hand: Kelo v. City of New London and the Limits of Eminent Domain", University of Chicago Press
  • 2016, "Democracy and Political Ignorance: Why Smaller Government is Smarter", Stanford University Press
  • 2017, "Eminent Domain: A Comparative Perspective", Cambridge University Press
  • 2022, "Free to Move: Foot Voting, Migration, and Political Freedom", Oxford University Press

 

 


 ELON MUSK : LES DÉMOCRATES US PRÉPARENT LES ENQUÊTES. ROBERT REICH VEUT NATIONALISER SPACEX ET STARLINK. LA GUERRE CONTRE LE CAPITALISME TECHNO-INDUSTRIEL AMÉRICAIN FRANCHIT UN NOUVEAU CAP. QUAND ON NE PEUT PAS RIVALISER AVEC UN ENTREPRENEUR, FAUT-IL FINIR PAR VOULOIR CONFISQUER SON ENTREPRISE ? 26 octobre 2026. 

À quelques jours des élections de mi-mandat, les démocrates préparent leurs investigations contre Elon Musk. DOGE, contrats fédéraux, SpaceX, Starlink : tout pourrait passer devant les commissions du Congrès si les démocrates retrouvent la majorité. Mais Robert Reich (il porte bien son nom !), ancien secrétaire au Travail de Bill Clinton, va beaucoup plus loin. Il appelle à priver Musk de financements publics et à préparer la NATIONALISATION DE SPACEX ET STARLINK. Oui, nationaliser ! 

L'homme qui a bouleversé l'accès à l'espace avec les fusées réutilisables, construit une constellation satellitaire mondiale et réduit la dépendance américaine à certains systèmes spatiaux traditionnels devrait voir ses entreprises passer sous contrôle public. 

 

QUEL FORMIDABLE AVEU D'IMPUISSANCE INDUSTRIELLE ! Reich dénonce une oligarchie privée menaçant la démocratie. Mais sa solution consiste à transférer à l'État le contrôle d'entreprises dont les innovations ont précisément permis de dépasser certaines limites des programmes publics. Et Musk riposte brutalement sur X : il assimile cette proposition à un vol d'entreprises et réclame la prison pour Reich. Attention : nationaliser légalement avec indemnisation n'est pas nécessairement voler. Mais envisager une telle opération contre les entreprises d'un adversaire politique soulève une question redoutable. 

OÙ S'ARRÊTE LE CONTRÔLE DÉMOCRATIQUE ET OÙ COMMENCE LA TENTATION DE REPRÉSAILLES POLITIQUES ? Et voici le paradoxe DOGE. Le Government Accountability Office américain estimait, bien avant Musk, les pertes annuelles liées à la fraude fédérale entre 233 et 521 milliards de dollars, sur la base des années 2018 à 2022. Des centaines de milliards ! DOGE n'a pas inventé ces chiffres et doit répondre de ses propres erreurs. Mais les dysfonctionnements financiers qu'il voulait combattre sont documentés. 

ON VEUT FAIRE LE PROCÈS DE DOGE. TRÈS BIEN. MAIS QUAND FAIT-ON CELUI DES


GASPILLAGES ET DES FRAUDES QUE L'ÉTAT FÉDÉRAL RECONNAÎT LUI-MÊME ? Personne ne réclame l'immunité pour Musk. Ses contrats doivent être contrôlés. Ses résultats vérifiés. Ses éventuels conflits d'intérêts examinés. Mais le contrôle parlementaire ne doit jamais devenir une arme pour punir une conviction politique. Et la proposition de Reich révèle une fracture beaucoup plus profonde. 

DEUX VISIONS DE L'AMÉRIQUE S'AFFRONTENT. Celle du capital entrepreneurial qui prend des risques, construit des usines, lance des fusées et développe des infrastructures. Et celle d'un courant politique (le socialisme pseudo démocratique) qui considère que la concentration de ces capacités justifie leur transfert à la puissance publique. Ce débat mérite mieux qu'une chasse aux sorcières. Car pendant que Washington se déchire, la Chine investit dans les mêmes secteurs stratégiques. 

LA SUPÉRIORITÉ TECHNOLOGIQUE AMÉRICAINE NE SE NATIONALISE PAS PAR DÉCRET. ELLE SE CONSTRUIT AVEC DU CAPITAL, DES INGÉNIEURS, DU RISQUE ET DU TEMPS INDUSTRIEL. Reich (un politicien parasite nuisible) peut dénoncer Musk autant qu'il le souhaite. Mais une commission parlementaire ne fabriquera jamais une fusée réutilisable. Et une nationalisation ne garantit ni innovation, ni productivité, ni indépendance. 

MUSK A CONSTRUIT LES INFRASTRUCTURES. SES ADVERSAIRES ENVISAGENT DÉSORMAIS D'EN PRENDRE LE CONTRÔLE. Voilà le véritable enjeu de cette confrontation. DERRIÈRE LE PROCÈS POLITIQUE DE MUSK SE JOUE AUSSI LA QUESTION DE SAVOIR QUI DÉTIENDRA LES INFRASTRUCTURES STRATÉGIQUES DE L'AMÉRIQUE DE DEMAIN. Au rythme au vont les choses et vu le déclin cognitif avancé des occidentaux : LES CHINOIS ! 

 Le Blog à Lupus — Contre le récit. Pour le réel.

 

octobre 09, 2026

La leçon polonaise pour l'occident de nos jours, nonobstant l'humoir noir UK

« Le socialisme combat héroïquement des problèmes inconnus de tout autre système. » 

 Oui, cet homme était l'un de nos intellectuels les plus brillants. Entendez par là quelqu'un qui produisait une véritable compréhension des choses, et non des commentaires creux déguisés en profondeur de pensée. Une seule de ses phrases en dit plus long que tout un rayon d'ouvrages de science politique. 

 

 1. La loi.  

D'abord, le système crée le problème. Ensuite, il crée un organisme pour le combattre. Puis, il rejette la faute du problème sur la population. Enfin, il réclame davantage de pouvoir pour lutter plus vigoureusement. Chaque étape a l'allure d'une solution, alors que l'ensemble n'est qu'un piège. 

 2. La preuve.  

En Pologne, nous avons vécu sous le joug de ces absurdités pendant 45 ans. L'État fixait le prix de la viande, si bien que celle-ci disparaissait des étals. Apparaissaient alors les tickets de rationnement. Les gens vendaient ensuite la viande sous le manteau à son prix réel ; l'État qualifiait alors cette pratique de crime — la « spéculation » — et mettait en place des services spéciaux pour traquer les spéculateurs. C'était un problème inconnu dans tout autre système, et l'État le combattait héroïquement. 

3. La file d'attente.  

Nous avons appris à connaître cette machine en profondeur, de l'intérieur, en faisant la queue. On commençait par faire la queue, sans même savoir ce qui serait vendu plus tard. Les gens rentraient chez eux avec des rouleaux de papier toilette suspendus à une ficelle autour du cou, tels des trophées. Et nous avons appris à en rire. Un homme entre dans un magasin : « Pas de viande ? » « Non, monsieur, ici nous n'avons pas de poisson. C'est de l'autre côté de la rue qu'il n'y a pas de viande. » 

 4. La baraque la plus joyeuse.  

On nous surnommait « la baraque la plus joyeuse » du camp communiste. Les autres baraques étaient plus lugubres. Nous riions des files d'attente, du Parti et de nous-mêmes, échangeant des blagues à voix basse au travail et les racontant haut et fort lors des mariages. Le système disposait de l'armée, de la police et de la presse. Nous, nous avions la chute de la blague. 

5. La blague comme savoir. 

Le rire n'était pas une fuite. C'était une forme de compréhension. Une bonne blague est un modèle du système condensé en dix secondes. « Ils font semblant de nous payer, et nous faisons semblant de travailler » : tout un manuel d'économie résumé en une seule phrase. Les communistes pouvaient censurer les journaux, mais ils ne pouvaient jamais censurer la blague. 

 6. L'homme. 

Stefan Kisielewski, surnommé « Kisiel » – du nom d’un entremets sucré aux fruits. Compositeur et chroniqueur, il était l’homme par qui les lecteurs commençaient la lecture de l’hebdomadaire catholique : ils ouvraient le journal directement à la dernière page, là où paraissait sa rubrique. Il fut la seule personnalité publique de la Pologne communiste à vanter ouvertement le capitalisme depuis la tribune du Parlement. En 1968, il qualifia le régime de « dictature d’abrutis ». Quelques jours plus tard, des « agresseurs inconnus » le passaient à tabac dans la rue. Sa méthode consistait à tirer la langue au pouvoir : un régime qui exige d’être pris au sérieux ne craint rien tant qu’un homme qui se moque de lui – et qui a raison. 

7. L’Occident d’aujourd’hui. 

L’Allemagne a fermé ses centrales nucléaires, puis a dû affronter une crise énergétique. Berlin a plafonné les loyers, puis a dû lutter contre la pénurie de logements. Bruxelles édicte des règles qui étouffent l’industrie, puis lance des plans pour sauver la compétitivité européenne.  

À chaque fois, le problème est nouveau pour eux. Il ne l’était pas pour nous. Nous riions parce que nous savions. L’Occident ne rit pas encore, car il y croit toujours. Les blagues viennent plus tard – juste après les files d’attente.

 La loi de Parkinson 

– Pourquoi la bureaucratie d’État grandit quand le travail rétrécit En 1955, un historien naval britannique a écrit une plaisanterie pour The Economist. Soixante-dix ans plus tard, elle reste l’une des descriptions les plus précises de l’État moderne jamais rédigées. Tout le monde connaît le slogan : le travail s’étend pour remplir le temps disponible. Presque personne ne connaît le mécanisme qui se cache dessous. Ce mécanisme explique l’Europe. 

1. Les preuves. 

Entre 1914 et 1928, la Royal Navy a perdu les deux tiers de ses plus grands navires de guerre. Au cours des mêmes années, l’Amirauté – le bureau qui gérait les navires – a crû de trois quarts. Il y avait moins de navires et plus d’hommes derrière les bureaux. Puis il y avait le Colonial Office, qui continuait de grandir pendant que les colonies partaient une à une. Il recrutait alors que l’empire rétrécissait. 

2. Le premier mécanisme. 

Un fonctionnaire qui se sent surchargé de travail a trois choix. Il peut démissionner, il peut partager le travail avec un collègue, ou il peut demander deux subordonnés. Il ne choisit jamais le collègue, parce qu’un collègue est un rival. Deux subordonnés, c’est un grade. Ainsi, un homme fatigué devient trois. Puis chacun des deux subordonnés se sent fatigué. 

 3. Le deuxième mécanisme. 

Sept personnes font maintenant ce qu’une seule faisait, et elles s’occupent mutuellement avec des brouillons, des approbations et des commentaires sur les approbations. Tout le monde travaille dur, et rien n’est produit. Vous avez participé à cette réunion. Vous avez été mis en copie de cet e-mail. Vous avez vu trois personnes signer le formulaire qu’une seule personne avait rempli. 

 4. La loi de la trivialité. 

Parkinson a remarqué qu’un comité approuve un réacteur nucléaire en quelques minutes, parce que personne ne le comprend. Le même comité débattra de l’abri à vélos pendant une heure, parce que tout le monde s’y connaît. La bureaucratie n’évite pas la question importante par accident. Elle l’évite par conception – la petite question n’entraîne aucun risque, et sur la grande, le nom de quelqu’un figure sur la décision. 

5. Le cliquet. 

Une entreprise qui échoue ferme. Un département qui échoue obtient un budget plus important, parce que le problème est maintenant plus grand. L’échec est le meilleur argument de la bureaucratie pour elle-même. C’est pourquoi l’État ne rétrécit jamais de lui-même : chaque problème qu’il ne résout pas devient un nouveau bureau pour le résoudre. 

 6. La leçon civilisationnelle. 

Burnham a décrit les managers prenant le pouvoir. Parkinson a montré comment ils se reproduisent. Mettez les deux ensemble et vous obtenez Bruxelles. Vous obtenez la France, où l’État dépense plus de la moitié de tout ce que le pays produit et ne parvient toujours pas à réparer un hôpital. Ce n’est pas parce que les gens à l’intérieur sont méchants. C’est parce que la machine fonctionne exactement comme Parkinson l’avait dit. 

 7. La justification. 

Parkinson a été écarté comme un humoriste. Puis Milei a réduit de moitié les ministères d’Argentine – et le pays ne s’est pas effondré. Il l’a à peine remarqué, sauf sur la facture. 

La leçon est simple : on ne peut pas réformer une bureaucratie en lui demandant quoi couper. Elle proposera toujours de couper les navires – et d’embaucher quelqu’un pour gérer la coupe.

 https://x.com/Kristof_Poland/status/2108267724258590874

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