Affichage des articles dont le libellé est droit de propriété. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droit de propriété. Afficher tous les articles

avril 18, 2026

La Société de la Propriété et de la Liberté de Hans-Hermann HOPPE ( Expression 2)

La Société de la Propriété et de la Liberté 

Un radicalisme intellectuel intransigeant

Suite à mon article initial¹, l'Institut Mises n'a pas réagi officiellement, si ce n'est par une brève annonce de ses deux nouveaux directeurs exécutifs m'informant que je serais déchu de mon titre de seul et unique membre émérite de l'institut, titre que j'occupais depuis longtemps². Cette réaction, et les événements qui ont suivi, n'ont fait que confirmer mes inquiétudes, mes critiques et mes soupçons, comme nous le verrons brièvement ci-après. 
 
 

 
 
Tout d'abord, et surtout, j'avais constaté qu'en raison de la détérioration rapide et alarmante de sa santé, Lew Rockwell avait perdu le contrôle de l'Institut Mises au profit d'autres personnes, notamment Joe Salerno. Le public, et en particulier les donateurs de l'Institut, avaient été systématiquement trompés à ce sujet. Des lettres de collecte de fonds prétendument signées par Lew continuaient d'être envoyées et des articles publiés en son nom, alors qu'ils n'étaient pas de lui, étaient encore en circulation. On pouvait même douter que les décisions « soi-disant » prises l'aient réellement été. Cette pratique honteuse a soudainement cessé après que je l'ai dénoncée. Confirmation ! 
 
Pour revenir à Lew Rockwell : j’avais reçu le titre de Distinguished Senior Fellow grâce à mes travaux de recherche, et la seule raison légitime pour que le MI me le retire aurait été une trahison de l’héritage intellectuel de ses deux figures tutélaires, Mises et Rothbard. Or, outre le fait curieux que les deux directeurs exécutifs qui m’ont informé de ma rétrogradation n’avaient aucune qualification universitaire, personne n’a jamais prétendu le contraire. Plus révélateur encore, les deux seules personnes qui auraient pu l’affirmer, Lew Rockwell et Joe Salerno, ne l’ont pas fait ! Lew, car il avait perdu le contrôle du MI et ne prenait plus aucune décision concernant son fonctionnement (et, d’après ses propres dires, comme je le démontrerai bientôt, il n’aurait jamais pu ni voulu le faire). Quant à Salerno, sans l'approbation duquel les deux directeurs exécutifs n'auraient jamais osé annoncer ma rétrogradation, il a renoncé à engager sa propre responsabilité, pressentant l'embarras probable que cela pourrait engendrer.
 
Après mon éviction, le Mises Institute, par l'intermédiaire de deux employés désignés, s'est efforcé de semer la confusion et de promouvoir Salerno comme le nouveau grand dirigeant de l'institut. David Gordon a publié une critique dithyrambique du livre véritablement excellent (mais unique) de Salerno, *Money: Sound and Unsound*(3), paru initialement quinze ans auparavant. Ryan McMaken, dans un article récent intitulé « Rothbard, le Mises Institute et la bataille des idées » (4), a poursuivi dans la même veine en relatant une anecdote et des éloges formulés par Lew Rockwell dans sa préface au recueil d'hommages à Salerno de 2015 : 
 
Après le décès de Joey Rothbard, je me suis rendu à New York pour organiser la disposition des biens de Murray et Joey conformément à leurs dernières volontés. Les livres et les documents ont bien sûr été légués au Mises Institute, où ils constituent le cœur de notre bibliothèque et de nos archives. Mais mon souvenir le plus marquant, outre une tristesse indicible, reste le document imprimé posé sur la petite table près du fauteuil de lecture de Murray, dans le salon. Il s'agissait de la thèse de doctorat de Joe Salerno. … Quelle ironie que [Salerno] soit également le successeur de Murray au poste de vice-président aux affaires académiques.⁵ 
 
Dans mon article initial, j'avais formulé de sévères critiques à l'encontre de Salerno (j'y reviendrai bientôt), mais je n'avais pas dit un mot contre ses travaux. Bien au contraire, je considérais Salerno, et le considère toujours, comme le plus éminent théoricien monétaire contemporain de tradition autrichienne. Or, c'est bien lui qui m'a démis de mes fonctions, et c'est lui qui a veillé à ce que le MI ne fasse jamais d'annonce officielle concernant mon éviction. Bien sûr, l'information a fini par fuiter, mais comme ce sont soi-disant les deux responsables administratifs, et non lui, qui ont pris la décision, il n'a jamais eu à s'expliquer, ce qui aurait été une tâche ardue. Car il aurait alors dû comparer toute son œuvre à la mienne (y compris celle de « L’Année Rothbard »), ce qui aurait donné un résultat quelque peu embarrassant. Qu’on demande à Grok, le plus éminent élève et héritier intellectuel de Murray Rothbard. 
 
De plus, Salerno aurait dû justifier cet éloge de Rockwell à mon égard.


Ma première véritable immersion dans le génie de Hans-Hermann Hoppe eut lieu lors d'une des premières « Universités Mises », où il donna la conférence principale sur la méthodologie. Il y proposa une nouvelle interprétation de la méthode kantienne de Mises. Hoppe expliqua la typologie des propositions de Kant et montra comment Mises se les était appropriées, en y apportant une perspective inédite. 
 
Au lieu de catégories de pensée et de catégories de l'esprit, Mises alla plus loin que Kant en définissant des catégories d'action, fondement du raisonnement économique. Lors de cette conférence, nous avons tous découvert chez Mises une dimension insoupçonnée, plus vaste et plus profonde que ce que nous imaginions, qui nous a amenés à repenser un sujet que nous pensions maîtriser. 
 
Ce même effet Hoppe – ce sentiment d'avoir été profondément éclairé par une compréhension radicalement nouvelle – s'est produit à maintes reprises au fil des ans. Il a contribué à l'éthique, à l'économie politique internationale, à la théorie de l'origine de l'État, aux systèmes comparés, à la culture et à ses rapports économiques, à l'anthropologie, ainsi qu'à la théorie et à la pratique de la guerre. Même sur un sujet auquel tout le monde pense mais que personne ne semble vraiment comprendre – le système démocratique –, il a clarifié les choses d'une manière qui permet de percevoir le fonctionnement du monde sous un jour entièrement nouveau. Peu de penseurs ont un tel impact. Mises en était un. Rothbard un autre. Hoppe s'inscrit assurément dans cette lignée. C'est le genre de penseur qui nous rappelle que les idées sont des choses concrètes qui façonnent notre compréhension du monde qui nous entoure. J'ose affirmer que personne ne peut lire des ouvrages tels que « De la démocratie : le dieu qui a échoué », « Théorie du socialisme et du capitalisme » et « Économie et éthique de la propriété privée » sans en ressortir indemne.⁶
 
Tout cela ne fait que confirmer mes inquiétudes, mes critiques et mes soupçons. Et ce n'est pas tout. Comme l'ont unanimement confirmé les trois précédents présidents du MI, j'avais mentionné que Salerno, malgré un salaire conséquent et de longues absences d'Auburn, est paresseux et improductif, et que cette attitude a affecté une grande partie du personnel de l'institut. L'organisation des différentes conférences annuelles est principalement assurée par les nombreux assistants de Salerno. Les deux principales conférences annuelles, la conférence de l'Université Mises et le séminaire Rothbard, proposent chaque année le même programme avec les mêmes intervenants. Peu de travail, donc. La conférence autrichienne de recherche économique réunit une poignée de conférenciers de renom et un grand nombre de présentateurs présélectionnés par d'autres professeurs. 


Là encore, peu de travail. En 2026, « Année Rothbard », le MI a réussi à rééditer le recueil d’hommages à Rothbard, vieux de 38 ans (tout en ignorant délibérément le mémorial commémoratif publié par Kinsella et moi-même le 2 mars, jour du centenaire de Murray) (7). Ils collectent des fonds pour une prétendue conférence spéciale de deux jours, l’Université Rothbard, proposant essentiellement, à l’exception de l’intervention de Wanjiru Njoya, de vieilles conférences déjà présentées à l’Université Mises, datant de cette année ou des années précédentes. Et pour l’automne, ils lèvent encore des fonds pour un séminaire spécial de trois jours sur l’Éthique de la liberté de Rothbard (pour lequel j’ai rédigé une longue introduction) (8). Pas très impressionnant. 
 
Par ailleurs, en matière de faible productivité, il y a près de deux ans, le MI a organisé une conférence spéciale sur l’action humaine, sous l’égide de son président de l’époque, Tom DiLorenzo. Des fonds ont été collectés et des sponsors ont été sollicités pour chaque intervenant. Le résultat de la conférence, promis aux donateurs, aux sponsors et aux participants, était un livre. À ce jour, il n'est toujours pas paru, et même s'il devait paraître prochainement, deux ans de travail, malgré l'aide de nombreux contributeurs, n'ont rien d'impressionnant. De même, il y a un an, Tom DiLorenzo avait organisé une conférence sur l'histoire révisionniste de la guerre, qui devait également déboucher sur la publication d'un ouvrage. J'avais remis ma contribution à ce projet en décembre dernier. (9) Près de six mois plus tard, je n'ai toujours pas reçu les épreuves de mon article. Encore une fois, la productivité laisse à désirer.


Enfin, quelques mots sur les manœuvres de Ryan McMaken, très probablement orchestrées en étroite collaboration avec Salerno. McMaken avait refusé de publier mon introduction ¹⁰ à la Gedenkschrift susmentionnée en l'honneur de Murray Rothbard, au motif que le MI allait se spécialiser dans la publication d'articles strictement économiques, délaissant le vaste champ de l'austro-libertarianisme, et que mon article ne s'inscrivait pas dans cette perspective. Quiconque a suivi les articles publiés sur mises.org, avant ou après la décision de McMaken concernant mon texte, devrait constater que sa justification était un mensonge flagrant. La véritable raison de sa décision était la suivante : d'une part, le MI ne voulait pas se laisser éclipser par Kinsella et Hoppe à l'occasion de l'anniversaire de Rothbard, alors même que cette dernière, forte d'une trentaine d'employés, n'avait rien à présenter ce même jour. Mais plus important encore, mon article contenait une critique assez acerbe de Javier Milei, l'Argentin qui se proclamait « plus grand président sioniste du monde », et expliquait en détail pourquoi la prétention de Milei (et de ses nombreux partisans) d'être un anarcho-capitaliste « philosophique » dans la tradition rothbardienne est tout simplement ridicule et complètement absurde ; pourquoi Rothbard n'aurait jamais soutenu ce « meilleur ami » de Netanyahou et de Trump, fervent partisan des guerres américano-israéliennes à Gaza et en Iran, mais l'aurait au contraire vigoureusement condamné.(11) Et c'est là que le bât blessait : le MI, ou plus précisément Joe Salerno, avait invité Jesus Huerta de Soto, le plus éminent propagandiste intellectuel de Milei, à donner la conférence commémorative Ludwig von Mises. Publier mon article une semaine seulement avant cette conférence aurait certainement fait des vagues et probablement provoqué des troubles. Alors, mieux valait me faire taire et oublier les principes. 
 
Salerno connaissait les opinions de Rothbard sur Israël, le sionisme et les néoconservateurs ; il savait que Rockwell partageait ces opinions ; il connaissait le sionisme de Milei et son faux rothbardianisme ; il connaissait le rôle de JHS comme propagandiste de Milei ; et il savait que ce que j’avais écrit dans mon article était vrai. Pourquoi, malgré tout cela, a-t-il décidé de se vendre et de trahir ainsi l’héritage de Rothbard et de Rockwell ? Cela reste un mystère pour moi.
 
Il va sans dire que rien n'a changé entre-temps concernant la structure organisationnelle et la composition plutôt curieuses, voire étranges ou même suspectes, du conseil d'administration du MI. En effet, Lew étant de facto hors jeu, la situation paraît encore plus étrange qu'auparavant. À ma connaissance, aucun nouveau président n'est en vue. 
 
 Hans-Hermann Hoppe
 

 Istanbul, le 16 avril 2026

https://propertyandfreedom.org/mises-institute-quo-vadis-postscript/

 

 

(Sa première expression en rappel ici :

Dissonance, Hoppe - Mises Institute ! L'Anarcho-capitalisme phagocyté par les "libéralopithèques" ?

Hoppe: Mises Institute: Quo Vadis?

 
Depuis 1985, Hans-Hermann Hoppe collaborait étroitement avec le Mises Institute (fondé en 1982 par Lew Rockwell et Murray Rothbard). 
 
Devenu Senior Fellow, puis Distinguished Senior Fellow en 2000 (un titre unique créé spécialement pour lui), Hoppe est à ce jour la figure qui incarne le plus remarquablement l'esprit anarcho-capitaliste, en tant que plus proche héritier intellectuel de Murray Rothbard. )

 

  1.  Hans-Hermann Hoppe, “Mises Institute: Quo Vadis?”, Property and Freedom Journal (March 25, 2026). []
  2. Stephan Kinsella, “Hoppe Removed as Mises Institute Senior Distinguished Fellow,” Property and Freedom Blog (April 1, 2026). []
  3. Joseph T. Salerno, Money: Sound and Unsound (Auburn, Ala.: Mises Institute, 2010). []
  4. Ryan McMaken, “Rothbard, the Mises Institute, and the Battle of Ideas,” Mises Wire (04/08/2026). []
  5. Llewellyn H. Rockwell, Jr., “Foreword,” in The Next Generation of Austrian Economics: Essays in Honor of Joseph T. Salerno, Per Bylund and David Howden, eds. (Auburn, Ala.: Mises Institute, 2015). []
  6. Llewellyn H. Rockwell, “A Life of Ideas,” in Property, Freedom, and Society: Essays in Honor of Hans-Hermann Hoppe, Jörg Guido Hülsmann and Stephan Kinsella, eds. (Auburn, Ala.: Mises Institute, 2009); see also Rockwell, “In Honor of Hans Hoppe,” in A Life in Liberty: Liber Amicorum in Honor of Hans-Hermann Hoppe, Jörg Guido Hülsmann and Stephan Kinsella, eds. (Houston, Texas: Papinian Press, 2024). []
  7. Rothbard at 100: A Tribute and Assessment, Stephan Kinsella and Hans-Hermann Hoppe, eds. (Papinian Press and The Saif House, 2026). []
  8.  Hoppe, Murray N. Rothbard and the Ethics of Liberty, Introduction to the new edition of Murray N. Rothbard, The Ethics of Liberty (New York: New York University Press, 1998).  []
  9. Hoppe, “On War, Democratic Peace, and Reeducation: The “German Experience” in Reactionary Perspective,” allegedly forthcoming in a book based on the Mises Institute’s Revisionist History of War Conference (May 15, 2025—May 17, 2025).  []
  10. Hoppe, “Introduction,” in Rothbard at 100: A Tribute and Assessment. []
  11. See commentary on Milei at HansHoppe.com and Propertyandfreedom.org. As noted in Hoppe, “Mises Institute: Quo Vadis?”, “Tom DiLorenzo would not have invited him.” See references in n.7. []

janvier 31, 2026

Les concepts d'Arthur Homines !

5 points méconnus ou incompris dans le champ politique 👇

1. Le droit n’est pas la morale 

 Le droit nous permet de circonscrire nos espaces de légitimité sociale, il matérialise la souveraineté individuelle à travers la propriété privée. Il fonde les règles au sein d'un groupe humain en définissant qui peut faire quoi avec quoi, afin d'éviter les conflits liés à la limitation des ressources. Vos opinions personnelles et vos jugements de valeur ne sont JAMAIS du droit. C'est un point de friction très fort à gauche comme à droite (ou qu'importe comment vous modélisez l'espace politique, quasiment tout le monde passe à côté). 


 

 2. Vos convictions n’ont pas de valeur universelle 

Ces fameuses préférences ne sont valables que pour vous-même (et pour les personnes dont vous avez éventuellement la charge légitime). Vous disposez de votre corps et de votre esprit comme bon vous semble. Cependant, vouloir imposer aux autres des comportements que vous avez vous-même adoptés revient à confondre droit et moral. C'est outrepasser la souveraineté d'autrui au nom de votre propre éthique. 

 3. L’interdiction génère des effets pervers 

 Décréter qu'une action est interdite alors qu'une demande existe génère inévitablement un marché gris/noir. La demande ne s’évapore pas sous prétexte qu’un petit homme en gris a écrit un texte de loi. On n’arrête jamais l’échange volontaire. Même en prison, le marché prend la vie. 

4. C'est la coutume qui protège, pas la loi  

En général, les parents évitent de donner de la bière à leurs nourrissons/enfants. Bien que des exceptions existent, il est admis que ce breuvage n'est pas adapté à l'enfant. Ce n'est pas la loi du petit homme en gris qui le protège, mais la moralité et la bonne pratique partagées. Si demain ce même législateur autorisait la vente de bière aux enfants, pensez-vous que les commerçants se précipiteraient sur l'occasion ? Si c'était le cas, les parents découvriraient vite ces pratiques et ruineraient ces propriétaires par le boycott et la mauvaise réputation. 

 5. Les solutions émergentes sont les seules légitimes et dynamiques  

Face aux problèmes de l'existence, qu'ils soient marginaux ou systémiques, la solution légitime réside dans la capacité des individus (ou de leurs tuteurs) à coopérer et à allouer des moyens pour atteindre leurs fins. Les règles ne sont pas le problème. Elles sont même nécessaires pour formaliser les obligations contractuelles et les recours en justice. Le problème réside dans la nature du milieu par lequel ces règles sont édifiées. Nous en revenons toujours à la question de la souveraineté : qui décide, pourquoi, et selon quelles modalités ? Le législateur ne sollicite jamais le consentement des individus, son action est de fait illégitime. Qu'il soit aussi clair que la démocratie ne respecte à aucun moment le droit naturel, car elle remplace la souveraineté de l'individu par la force vulgaire du nombre.

 

Renversez tout. 

La discrimination ne doit plus être subie, mais revendiquée comme levier de partition. Cessez de mendier auprès d’un système qui n'attend que de vous digérer plus tard. Au contraire, osez le boycott à votre tour. Affirmez votre volonté de faire société entre personnes qui se sont choisies. L’essentiel se joue HORS de l’État. Ce que je dis ici est valide à titre général, au-delà du clivage gauche-droite dont je me moque éperdument. Je parle d'en finir avec cette grotesque cohabitation forcée, mais aussi avec ces réflexes légalistes qui réactivent l'étatisme en permanence. 

 Devenons des pirates du quotidien, non pas grossièrement en prenant tous les risques, mais en activant des pratiques concrètes et en usant d'outils juridiques permettant de protéger notre souveraineté autant que faire se peut. Créons chacun nos réseaux de solidarité et de commerce. Pratiquons la cooptation systématique. Apprenons la résilience, à tous les niveaux. Marquons nos territoires. Plus une organisation s'institutionnalise, plus elle devient lourde et poreuse aux pressions du système qui l'encadre. 

Alors devenons plutôt des individus inscrits volontairement dans des collectifs liquides. Restons sous le seuil de détection de l’État. Assez organisés pour coopérer, mais assez diffus pour rester anti-fragiles. Illisibles car trop décentralisés, et donc toujours capables de glisser entre les mailles du filet. Trop malins pour s'exposer inutilement, et en mesure de surfer les vagues qui se présenteront à nous. Peu d'efforts, beaucoup d'effet.


Non, être culturellement de gauche est au contraire d’une facilité déconcertante, car la pente naturelle va toujours dans le sens de l’air du temps et de la subvention. 

Être radicalement de gauche, c’est-à-dire révolutionnaire et marxiste, demande un peu plus de travail... hélas pour n'en conclure que des inepties. Dans le cadre de cette capsule, le simple fait qu'il évoque le besoin de payer l'impôt démontre ce que je cherche à formuler haha. 

Allô, Monsieur Chapoutot ? (« C’est très facile d’être de droite ». Johann Chapoutot.)

https://x.com/AudeJavel79/status/2016873214719275383

C'est bien d'être sûr de soi mais encore faut-il tenir la route derrière. Le principe même de l’impôt est d’une faiblesse philosophique sans nom. Le concept de consentement vous dit-il quelque chose ? Je rappelle que nous n'avons PAS le choix. On ne parle PAS de mise en commun volontaire là, on parle de prélèvements obligatoires. Le consentement sépare les deux, et c'est ce qui nous permettrait d'ailleurs de nous désabonner de prestataires de services jugés médiocres. 

 Je veux bien dénoncer la bêtise droitarde, mais il est fascinant de constater que les gauchistes pensent le monde à partir de postulats encore plus grossiers. Ce qui est facile au fond, c’est d’être un étatiste, et encore plus dans le monde universitaire. Il suffit de ne faire aucun travail sur soi, de se laisser porter par le courant, d'être justement payé par l'impôt (difficile de réaliser sa nature après), et en bref de suivre le troupeau. L’effort suprême consiste toujours à interroger celui qui mène la danse contre notre gré, non à s'y conformer.

 

La commission des lois ADOPTE une proposition de loi visant à ACCORDER le DROIT DE VOTE et d’éligibilité aux élections municipales aux ÉTRANGERS non-UE résidant en France.

Pas la peine de dire que c'est "débile", "criminel", etc. Ceux en face pensent exactement pareil de votre propre conception. C'est une question d'intériorisation de ce mythe démocratique et d'une certaine vision de celui-ci. La démocratie est une mystification. Personne ne peut parfaitement la définir étant donné que personne n'est d'accord sur ce qu'est le "demos" ni sur les modalités du régime en question. Agréger nos multiples préférences personnelles en une seule préférence collective relève de l'illusion, je suis navré. La démocratie reste et restera éthiquement invalide (car étatique) et mathématiquement impossible sans contradictions (cf. théorème d'Arrow pour les curieux). Cette fiction doit prendre fin.


On parle souvent de fabrique du consentement en démocratie, mais il faudrait aussi parler de fabrique de la sociopathie (et de la violence qu'elle génère). 

La recette est déjà connue : - Doctrine révolutionnaire : des concepts qui permettent de s’identifier aux victimes, dont la vie est pilotée par une vision manichéenne du monde. Ça part déjà mal avec ce genre d'édifice pré-rationnel et moralisant. 

 - Isolation dans des chambres d’écho : les plus motivés se radicalisent dans des bulles politiques, perdent toute capacité à penser le monde sous plusieurs perspectives et à maintenir un lien affectif avec ceux qui adoptent le réel différemment. 

 - Déshumanisation par le discours : l’ennemi n’est plus un humain, il devient littéralement un nazi. Cela justifie tout, car qui pleure pour un monstre ? 

- Insistance sur le besoin de violence : la brutalité est normalisée dans ces milieux. On ne cherche pas à se retirer, au contraire : il faut tout conflictualiser. Alors ça dérape, forcément... 

 - Surveillance horizontale interne : les déviants sont traqués pour maintenir la pureté idéologique du groupe. Ces gens évoluent dans des systèmes paranoïaques (pensez aux "cancels" de streamers connus par exemple). 

 - Récompense sociale interne : les likes, les promotions, l'argent et le prestige renforcent le sentiment d’appartenance et récompensent l’escalade. 

- Mimétisme : chaque parole ignominieuse et chaque acte violent en inspirent d'autres, créant un cycle barbare légitimé de bout en bout. Chose amusante, le type en haut se situait encore à l’extrême droite il y a peu de temps. Il semble avoir opéré un virage radical, ce qui expliquerait ce signalement de vertu grotesque, caché derrière ce ton pseudo humoristique (insupportable au demeurant). Il en fait des tonnes le garçon, et ça se voit. On sent qu’il est nouveau dans ce petit milieu toxique, qu’il cherche à se faire bien voir. (Réponse à un gauchiste)

Voilà ce qui arrive quand on n’a pas trouvé de quoi jouir de la vie sans sacrifier son prochain. Absolument lamentable.

La plupart des ancaps qui méprisent Milei le font essentiellement pour les mêmes raisons qu'ils méprisaient Reagan, lequel comme vous le savez sûrement, était détesté par Rothbard lui-même. Si quelqu'un avait donné une conférence à l'Institut Mises au milieu ou à la fin des années 80 pour louer Reagan pour ses actions admirables (et non ses paroles) en faveur de l'avancement du libertarianisme aux États-Unis, il aurait été à juste titre cible de moqueries et de huées. Je pense que c'est une chose d'exprimer une préférence pour un politicien par rapport à un autre, mais c'en est une tout autre de faire l'éloge d'un politicien non-ancap (révélé comme tel par ses actes) de cette manière, alors que les actions de ce dernier n'ont fait que nuire à son pays et à l'anarcho-capitalisme en général, du fait de son association affichée avec celui-ci. Milei prétend être rothbardien, mais il continue de faire des choses qui auraient fait reculer Rothbard lui-même, tout en ne faisant presque rien de ce que Rothbard aurait approuvé.

Arthur Homines 

https://www.youtube.com/@arthurhomines


Schéma grossier, qui repose sur un sophisme économique de la performance des services publics corrélée linéairement aux budgets, et sur l'oubli pur et simple du calcul économique impossible par l'État. Quand on dit que les socialistes ne comprennent rien, on est toujours loin du compte. Tout n'est que bons sentiments et "vision pansement" de l'économie. On s'imagine qu'injecter de l'argent ici suffirait à résoudre nos problèmes. C'est l'économie vue par le petit bout de la lorgnette, sans rien comprendre de ses mécanismes sous-jacents et sans anticiper le moindre effet futur. On radote alors : l'État ne peut pas (structurellement) allouer les ressources efficacement. Il ne calcule pas, il n'est pas en concurrence, il ne risque pas, il ne joue pas sa peau, il n'est pas responsable... il spolie, crée des budgets et socialise les pertes. Il étend sa bureaucratie jusqu'à l'obésité, et fait s'effondrer tout ce à quoi il touche. Cet "argument" du sabotage est une inversion de causalité, chose normale quand on n'a pas compris le processus à l'oeuvre (ou qu'on ne veut pas le comprendre). L'État ne réduit les budgets (ou emprunte toujours plus) QUE lorsqu'il n'a plus les moyens de masquer l'insolvabilité structurelle de ses monopoles. C'est tout.

 Arthur Homines 

 

LA PROPRIÉTÉ

La Liberté est le droit absolu de disposer de ses propriétés privées. Elle s'enracine dans le Droit, socle indispensable de la vie en société nous permettant d'éviter les conflits nés de la rareté des ressources sur Terre. Le Droit est en fait la seule réponse logique permettant d'attribuer à chacun ce qui lui revient. La Liberté se confond ainsi avec la souveraineté de l'individu sur son propre corps et sur ses propriétés légitimes, à l'abri de toute interférence. La propriété légitime (acquise par appropriation originelle, par le travail ou par l'échange volontaire) étant la concrétisation physique de notre Liberté, c'est-à-dire de nos décisions dans le respect de la souveraineté individuelle de son prochain. 

C'est ici qu'intervient le principe de non-agression (NAP). Le NAP est une norme éthique indépassable stipulant qu'aucun individu (ou groupe) n'a le droit d'initier la violence contre la personne ou les biens d'autrui. Ce principe est universel, et symétrique. Si la Liberté était une exception, son Droit ne serait qu'un énième privilège. Le NAP s'applique donc à tous en vertu de notre condition humaine. Sans lui, la société croule sous la loi du plus fort, tout en se privant d'un principe qui distingue objectivement le juste et l'injuste (c'est hélas notre réalité à cause de l'État). 

De ce socle juridique découle le marché libre, réseau spontané d'interactions humaines fondées sur le respect du NAP. Quand la violence initiée est exclue, l'échange volontaire devient la seule voie d'enrichissement. La société n'est plus pilotée arbitrairement par le haut, mais s'organise librement par le bas. En définitive, la Liberté est une théorie sociale cohérente qui repose sur le NAP et le libre marché, bien loin de tout "projet national" ou d'un "grand leader". La culture, la solidarité ou l'abondance en découlent naturellement, par la dynamique du marché. À un stade avancé, la Liberté serait incarnée à travers une mosaïque territoriale, reflet d’un ordre spontané où chaque individu (et par extension, société) vivrait selon des règles choisies.

Manière de fuir le fond. Ce qui compte, c'est de voir le processus de socialisation à l'œuvre et ses différents effets à travers tous les régimes. Pour tenter d'abolir la propriété privée comme le veulent les communistes (ou même pour en vivre sans chercher à la détruire intégralement, comme en démocratie française), il faut en dépouiller les gens progressivement, ce qui produit systématiquement les mêmes effets néfastes. 

C'est le processus socialiste qui doit être scruté et critiqué. La réalité n'est pas une belle photographie. Tout socialisme se développe au détriment de la propriété privée, il n'y a rien d'autre à comprendre. Son mécanisme consiste à dépouiller les détenteurs légitimes de titres de propriété pour transférer leurs biens/argent à d'autres. Plus précisément, l'État confisque les titres de propriété de ceux qui ont créé de la valeur, travaillé ou échangé pacifiquement, pour les redistribuer à des personnes qui n'ont pas participé à cet agencement décentralisé et civilisé (bureaucrates, fonctionnaires, bénéficiaires de subventions, industries de connivence, etc). 

 Les conséquences socio-économiques d’un tel système d’attribution des titres de propriété sont toujours les mêmes, à savoir une réduction de l’investissement, une décapitalisation générale et une incitation à la prolifération de personnes non productives. Lisez Hans-Hermann Hoppe dans "A Theory of Socialism and Capitalism" pour aller plus loin, ne serait-ce que les chapitres 1 et 2. Et allez jusqu'à la fin pour saisir la supériorité éthique et économique du capitalisme.

 Arthur Homines

 

 


La sociologie moderne n'a rien d'une science. 

Elle s'apparente à du scientisme, voire à une théologie. Il n'est pas nécessaire d'aller très loin pour l'affirmer : on ne trouve aucune trace d'individualisme méthodologique chez les sociologues actuels. Une vraie science sociale et humaine chercherait à comprendre les phénomènes en société, à la fois pour en saisir les causes et produire des lois universelles. 

Or, on ne peut raisonner valablement en science sociale qu'en partant de l'action de l'individu. Qui use de cette méthode individualiste en l'état actuel des choses ? Au contraire, la sociologie moderne use de concepts abstraits (sans réalité physique) comme « la société », « le patriarcat », « le système » ou « les structures de domination ». Prenons le cas des salaires, ou même des revenus si vous préférez. À savoir que les hommes gagnent généralement plus que les femmes. 

Le sociologue de base hurlera au sexisme systémique du marché. L'individualiste méthodologique étudiera plutôt les choix individuels : choix de carrière, arbitrage temps de travail/temps familial, préférences face au risque, etc. Il verra que les hommes sont au global plus productifs et inscrits dans des secteurs plus rémunérateurs. Pas de méchant marché à l'horizon, juste des choix et des conséquences qui naissent d'individus en mouvement.

Arthur Homines

janvier 24, 2026

"Nous devrions tuer les libertariens" et la controverse d'Arthur HOMINES !

Nous devrions tuer les libertariens. 
 
 Contrairement à une idée répandue, tuer des libertariens n'est ni immoral ni contraire à l'éthique. En réalité, c'est un service rendu à la collectivité : cela réfute concrètement leur vision infantile du monde. En théorie politique, c'est ce qu'on appelle la praxis à l'état pur. 
 
Tuer un fasciste, c'est simplement prouver sa capacité à tuer. Félicitations, vous rejoignez un club très encombré. Mais tuer un libertarien, c'est démontrer avec élégance, une fois pour toutes, que le fameux principe de non-agression n'est guère plus qu'un charmant conte de fées. Dans la réalité, la loi du plus fort règne toujours en maître.  
 
Si le libertarianisme était vrai, une mystérieuse « force du marché » ou une main invisible serait intervenue pour stopper mon agression bien avant qu'elle ne commence. Et pourtant, il semble que la seule main en jeu soit celle qui tient le couteau qui, en ce moment même, vous déchire la chair tendre et éprise de liberté comme du beurre. 
 
Tuer les libertariens profite à la société à tous les niveaux. Au niveau individuel, l'intrépide activiste politique responsable s'enrichit. Une fois la cible éliminée, transférez ses bitcoins directement sur votre portefeuille anonyme et intraçable. Pas d'impôts, pas d'intermédiaire, pas de questions : un pur jeu de hasard, consenti par vous. 
 

 
Quant au niveau global, quelqu'un ici croit-il que les libertariens rendent le monde meilleur ? 
 
Regardez autour de vous et posez-vous cette simple question : qui est le plus responsable du déclin moral et culturel qui nous ronge en ces temps troublés ? 
Sans aucun doute, vous avez pensé aux Juifs. Le problème, c'est qu'on peut à peine plaisanter sur leur élimination sans susciter l'indignation et craindre un nouvel Holocauste. Alors, réfléchissez : qui sont les plus fidèles alliés des Juifs ?  
Qui prétend que l'immigration de masse est bénéfique uniquement parce qu'elle stimule le PIB ?  
Qui affirme que l'expulsion des immigrants illégaux de ses frontières est un péché grave ?
 
(Les expulsions massives ne sont pas un conflit entre nous et eux. C'est un conflit entre nous. C'est une attaque absurde contre nous-mêmes, nos familles, nos anciens combattants, nos travailleurs, nos amis, nos clients, nos employeurs, notre société. Défendons nos libertés. Disons au DHS de nous laisser tranquilles. David J. Bier -  https://x.com/David_J_Bier/status/1993718501572559180?s=20h ) )ttps://x.com/David_J_Bier/status/1993718501572559180?s=20
 
 
Qui prétend que le pire crime imaginable est toute restriction d'accès à la pornographie explicite sur Internet ? 
Qui souhaite que nos rues soient inondées de cocaïne et de fentanyl, non pas parce que ces drogues sont bénéfiques, mais parce que la liberté de détruire sa vie sur un coup de tête serait soi-disant un bien en soi ?
 
Qui se fait passer pour un membre de la droite tout en sapant les valeurs défendues par les hommes intègres ? 
 Imaginez un monde où l’on ne pourrait même plus prononcer le mot « non-agression » sans se faire abattre plus vite qu’on ne peut dire « principe ». Est-ce que quelqu’un le regretterait ? 
Est-ce que quelqu’un remarquerait seulement son absence ?
 
Moi, Hypocrite 

 
@lporiginalg 
Influenceur sur médias sociaux
Un traité en cours sur la condition humaine. 

 

La controverse d'Arthur !

L’article avance un poncif classique sur la prétendue faiblesse du principe de non-agression (NAP). Ce principe serait ainsi inutile face à la réalité physique d'une agression. En somme, à quoi sert le NAP si je peux quand même vous poignarder hihihi ? Cette objection met en exergue la défaillance logique de l'auteur, qui se révèle donc aveugle à la nature d'un concept normatif. 

Le NAP n’est pas un bouclier magique haha ! Évidemment que nous pouvons être agressés et que crier "NAP, NAP, NAP" ne va rien changer au fait qu'on est effectivement agressé. Mais c'est précisément parce que l’agression est une possibilité que nous avons besoin d'un critère éthique pour la définir. Le NAP sert à tracer la ligne de démarcation entre le Droit et le crime, entre l'action légitime et l'action illégitime. C'est tout ! Même le droit positif d'État reconnaît le crime. 

Le problème réside dans le fait qu'il s'arroge le droit de définir le crime tout en se trouvant lui-même exempt des sanctions liées au crime qu'il incarne pourtant. C'est bien parce que le meurtre et le vol sont des possibilités que la souveraineté de individu et ses droits de propriété sont antérieurs, reconnus et valides. En clair, la violation d'un droit de propriété ne prouve pas son inexistence, mais en souligne au contraire la validité et la fonction.

Arthur HOMINES 


 

t.me/arthurhomines

https://x.com/arthurhomines/status/2015030943778795775

janvier 04, 2026

L'État ce Maître-chanteur redoutable, manipulateur pervers par Arthur Homines

L'État assure sa propre continuité en captant nos affects, les transformant en une allégeance indue envers son appareil politique, administratif et militaire. L'esprit peu entraîné projette alors ses émotions les plus intimes (comme l'amour des paysages de son enfance, sa langue, ses habitudes, ses relations, etc) sur l'entité politique au sein de laquelle il a vécu jusque-là. 
 

 
 C'est une forme de hold-up psycho-affectif et culturel. L'individu se sent appartenir à quelque chose de bien réel, et cela est bien légitime. Mais l'État s'est depuis longtemps greffé par-dessus ces réseaux naturels en prétendant qu'il serait le seul à pouvoir garantir leur pérennité. C'est un chantage redoutable, et qui fonctionnera tant qu'on n'aura pas imaginé d'autres formes d'organisation, et notamment de défense. 
 
C'est par ce biais que nous en venons à parler de "la France" ou de "l'Occident" comme d'entités politiques disposant d'une volonté propre (voire d'un destin), et indispensables à nos vies. 
 
Ce langage de perversion de la réalité nous condamne alors à la logique binaire du « Nous vs Eux ». Si l'Occident est un corps, alors chacun de nous est déterminé à n'être qu'une cellule de celui-ci prête à se sacrifier. C'est la dissolution de l'individu dans une chimère politico-mystique. 
 
Et plus la souveraineté individuelle est mise à mal, plus nous dérivons en tendance vers des réflexes servant de compensations psychologiques à une puissance évaporée. C'est pourquoi certains se sentent revigorés quand ils voient les USA manifester leur domination. Il s'agit de sortir de cette brutalité par procuration, en réalisant que l'institution même qui prétend vous protéger est un bourreau, non un allié.
 
Identitaires => fusion entre atlantisme/pro-américanisme, sionisme, européisme, libéralisme (léger, quand ça les arrange) et bellicisme. 
 
Je veux bien qu'on se doive de proposer autre chose que le souverainisme et le nationalisme sauce socialiste, mais il s'agirait de ne pas faire encore pire. 
 
Il n'y a qu'à voir comment ses partisans se rangent systématiquement dans le camp néoconservateur américain et conçoivent les rapports sociaux. Ils valideraient sans problème un régime bien plus autoritaire que celui de Macron tant que celui-ci leur promet de satisfaire leurs désirs. 
 
Aucune trace de conception juridique autour de la souveraineté individuelle, aucune théorie des droits de propriété ni aucune compréhension des mécanismes de la monnaie, du crédit ou du capital...seule la Force compte ! 
 
Quel horizon. Ils veulent les fruits de la Civilisation (notamment la richesse et la sécurité, produits de l'individualisme européen), tout en se vautrant dans un nouveau collectivisme droitier. 
 
Que voulez-vous, ils prétendent incarner une politique pragmatique. Ils disent tous pareil juste avant de finir dévorés par le régime qu'ils ont eux-mêmes poussé.

Notre espèce n'est pas nécessairement vouée à se foutre sur la gueule à cause d'ultra-minorités constituées en castes violentes. 
 
Ne confondez pas ce qui est (ou a été) avec ce qui doit être (ou ce qui pourrait être). Soutenir que la violence est la seule règle de gestion des rapports humains sous prétexte qu'on a connu que cela revient à utiliser l'argument de ceux qui auraient refusé l'abolition de l'esclavage. 
 
Non seulement c'est votre imagination qui bloque, mais surtout nul ne peut prédire l'avenir. L'évolution du monde est incertaine et chaotique, restons humbles. Je me rends compte de la difficulté d'intégration d'un tel propos, mais il ne s'agit que de conditionnement. Nous pouvons donc démystifier cette croyance. 
 
L'histoire que l'on nous enseigne depuis l'enfance est une chronique des crimes de masse. On ne retient donc que les dates de batailles et les traités signés par les chefs d'une époque donnée. On oublie les milliards d'échanges quotidiens, les solidarités et les innovations qui ont eu lieu MALGRÉ les castes violentes (et non grâce à elles !). 
 
On perçoit donc aisément « l'ordre » imposé par le haut, tout en oubliant l'ordre légitime et structurant émanant du bas. Les étatistes croient encore que leur organe chéri est une réalité indépassable, mais rien ne dit qu'il en sera ainsi pour l'éternité. C'est à nous de nous en détacher. Surtout, ils ne sont pas créateurs de richesse. 
 
Au contraire, TOUT ce que vous chérissez est le produit du Droit et du Marché. La violence des États ne peut rien créer, elle ne peut que détruire. La Civilisation est ce processus par lequel l'Humanité s'efforce de se sophistiquer pour sortir de l'Agression. Nous avons encore du travail, manifestement.
 
L’État et les industries de connivence ont industrialisé la mort dans des proportions inimaginables. Ils ont travesti la violence en droit, le mensonge en science et le vol en solidarité. Ils sont responsables d'inflation, d’endettement public, de cartellisation de l’économie, d’expropriations directes et indirectes, de corruption, de népotisme et de favoritisme, de destruction des liens familiaux et communautaires, d'uniformisation culturelle, de chaos social, de surveillance de masse, de propagande, de manipulations et de mensonges, de censures, de répressions, d’incarcérations d’innocents, d’esclavage, de déportations, de colonisations et d’apartheids, d’ingénieries pathogènes, d’attaques fabriquées pour justifier la guerre, de conscriptions, de pillages, d’alliances barbares, de déstabilisations à l’étranger, de famines, de tortures, de bombardements et de génocides. Que vous faut-il de plus pour déclarer qu'ils sont le problème ? 

Question fréquente, à laquelle je vais tenter d'apporter une réponse claire. L'usage de la force est légitime dans le cadre d'une réponse proportionnée à une agression déjà en cours (menace sérieuse ou violation de propriété manifeste par exemple). C'est la règle de Droit. Ensuite, vient la notion de prévention. Ce besoin de frapper en premier parce qu'on sent que l'autre le fera sinon. La réponse est alors NON, ce principe ne tient pas. Il trahit par ailleurs un manque d'imagination. La gestion du risque doit être abordée bien autrement. Il s'agit de repartir d'un règle de Droit justifiable, puis de mettre en place les conditions de la quasi-impossibilité de l'agression.

Tout ce qui relève de l'intervention dite préventive signe en réalité la fin du Droit. Si je peux vous frapper parce que je pense que vous allez me frapper en premier, alors n'importe qui peut frapper n'importe qui à tout moment. La notion de « menace imminente » est même une arme rhétorique de prédilection dès qu'il s'agit de justifier les guerres, l'expansion budgétaire et le contrôle social. C'est un puits sans fond puisqu'il y aura toujours une nouvelle menace à « prévenir » à l'autre bout du monde. Je vous invite donc à renverser le paradigme.

L'agression doit devenir fantaisiste, improbable, coûteuse, délirante. L'idée même de « frappe préventive » devrait représenter un risque financier et juridique énorme pour celui qui ose y songer. Pour ce faire, il faudra mettre en place un large réseau de contrats, d'alliances et commercer abondamment avec ses voisins (voire au-delà bien sûr). Si j'agresse mon partenaire commercial, je me ruine moi-même et je perds sa confiance ! En instaurant les conditions de la quasi-impossibilité de l'agression par l'établissement d'un nouveau cadre social, nous sortirons du cycle de la Barbarie pour entrer dans celui de la Civilisation.

Toute politique étatico-démocratique définit un but suprême à viser (la « justice sociale », la « grandeur nationale », etc) et use de mystifications pour y parvenir. Pour faire accepter la croissance des exceptions juridiques, chaque politique doit alors renommer la violence qu'elle instituera. Pour ce faire, les camps politiques usent de mots-écrans qu'ils font passer pour du bon sens. Le vol se change alors en « solidarité », la contrainte en « citoyenneté » et le privilège en « intérêt général ». Ces mystifications permettent d'anesthésier la lucidité des individus, leur faisant croire qu’ils servent une entité juste et nécessaire. 
 
L’étatisme est en réalité devenu la nouvelle religion majoritaire, avec sa foi, son culte et ses rites. L’État est ainsi présenté comme la seule entité capable de corriger les « failles » de notre nature humaine, de nous protéger et d’instaurer la paix entre les hommes. Aucun changement de fond ne sera possible sans réaliser en nombre l'ampleur de cette duperie.
 
Cela n'arrive que lorsqu'on en reste à des logiciels de prédation entre États. En effet, les anti-impérialistes au sens anti-américains voire antisionistes, sont souvent des impérialistes russes ou chinois, qu'ils le formulent explicitement ou non. Ils seraient ravis d'assister à un changement d'allégeance à l'échelle mondiale, que ce soit par conviction, par réaction à d'autres positions qu'ils ne supportent pas, ou pour d'autres raisons que j'omets sans doute. 
 
Pourtant, on peut être anti-impérialiste sans être alter-impérialiste, cela en étant anti-État tout court. Ne souhaiter aucune allégeance du tout. Mais cela suppose de changer complètement de regard sur le monde, sur la nature de l'État, sur l'individu et sur ses possibilités d'organisation.

« Le monde n'est que rapports de force ! » Non, les États ne vivent qu'à travers le rapport de force, nuance. Nous autres humains civilisés vivons par l'échange. L'État vous a simplement fait croire que son propre ADN était une loi universelle. C'est la mystification de Hobbes : l'homme est un loup pour l'homme, et vous auriez donc besoin de l'État pour votre propre sécurité. Si le monde n'était que rapports de force, aucune société ne tiendrait dix minutes... 
 
Quand vous entrez dans une boulangerie, vous n'usez pas du rapport de force pour obtenir votre pain. Vous ne brandissez pas d'arme. Vous ne menacez pas. C'est un échange basé sur le respect des droits de propriété. La coopération est tellement fluide et omniprésente au sein de notre vie qu'elle en devient invisible. Les criminels existent bien sûr, mais que représentent-ils face à la puissance de feu des États et à leurs méfaits ? 
 
L'État a besoin que vous croyiez que le monde est violent par nature pour se rendre indispensable après avoir lui-même incendié la société. Il a besoin d'instaurer un climat de tension permanent à l'intérieur, voire à l'extérieur de ses frontières. 
 
Mais être civilisé, c'est au contraire faire le choix de substituer l'argument à l'épée, et l'échange au vol. Le « pragmatique » qui nous dit que tout est fondé sur le rapport de force confond l'étatisme et le marché, tout en dévoilant qu'il n'a pas imaginé une société autrement défendue que par son pompier pyromane central.
 
Savez-vous pourquoi l'État ne se réduit jamais bien longtemps ? Parce que sa survie dépend de l'élargissement de son périmètre d'activité, laquelle n'est que prédation. 
 
Contrairement à une entreprise qui doit séduire ses clients pour prospérer, l'État ne survit que par la capture de la valeur échangée entre les personnes. S'il cessait de s'étendre, il perdrait de sa force et finirait par ne plus pouvoir prétendre nous être indispensable. Le bétail fiscal finirait par réaliser l'ampleur de son indigence. 
 
 L'État doit donc constamment inventer de nouveaux "besoins" publics, de nouvelles crises à résoudre et de nouveaux périls dont lui seul pourrait nous protéger. Chaque intervention est un prétexte et une métastase. 
 
Bien sûr, l'étatisme peut s'arrêter un instant pour reprendre son souffle et ménager son bétail. Mais il ne revient jamais en arrière de son plein gré et refuse de reculer trop longtemps. Quelque part, demander à l'État de se retirer de nos vies de lui-même, c'est comme demander à une sangsue de ne plus ponctionner le sang de son hôte.

 L'État transforme toujours nos droits naturels en concessions sous conditions. Votre souffrance sera donc peut-être "valable", peut-être pas. Des comités en jugeront ! Ajoutez à cela le risque d'incitation à l'euthanasie par logique comptable afin de désengorger les services de soins palliatifs (ou économiser tout court), et vous aurez déjà un beau tableau du bordel.

Revenez à un cadre de non-agression et de contrats privés pour penser à l'endroit. Projetez-vous dans une société où votre corps serait votre capital ultime, dont vous disposeriez intégralement. Les personnes concernées par cette ultime décision pourraient payer des prestataires privés, eux-mêmes en lien avec des assureurs veillant à la transparence de l'acte.

La structure même de cette activité imposerait un mécanisme de filtrage des acteurs et de sélection des critères d'une grande rigueur. S'engager dans la pratique ou la couverture d'un acte médical dont les contours sont flous représenterait un péril financier majeur. L'incertitude dans ce domaine serait donc neutralisée par la précision des protocoles et le sérieux des prestataires.

Forcément, pour un étatiste la liberté d'expression n'a de sens que si elle est conditionnée par ses soins. Pourtant, l'expression devrait être régulée par les contrats que vous passez, point. C'est exactement comme pour n'importe quel droit de propriété. La propriété privée devrait encadrer l'expression. Quels accords passez-vous ? Quelles sont leurs clauses ? Quelle sanction s'applique en cas de litige ? Etc. 
 
Donc chez moi on ne dit pas "ceci", et chez vous on ne dit pas "cela". Ce sont les règles. Nous sommes maîtres chez nous, souverains. Vous êtes libres de les accepter, ou pas. Mais dans ce dernier cas repartez d'où vous venez ou assumez les conséquences juridiques si vous les outrepassez. Bien sûr, cette configuration restera inapplicable tant que l'État monopolise l'espace au lieu de nous le rendre.
 
Tous les États sont criminels par nature, car chacun d'eux représente un monopole de la violence initiée sur un territoire donné. En s'érigeant en juges ultimes de tous les conflits (dont ceux qu'ils provoquent), ils s'extraient donc du droit naturel et violent le nôtre. Cependant, une symbiose étatique se distingue particulièrement par sa capacité de violence et son ignominie : j'ai nommé l'axe Washington-Tel Aviv. Une fusion rendue plus manifeste que jamais par les dossiers Epstein, et plus encore par ses alignements militaires successifs. 
 
 D'un côté, une force de frappe massive alimentée par le privilège du dollar, permettant à l'Empire de projeter sa violence à moindre frais. De l'autre, une entité politique dont la légitimité repose sur un socle ethnique et un liant historique religieux, mais dont la survie dépend d'un moteur sécuritaire devenu produit d'exportation. L'appareil d'État américain servant de bras armé et de bouclier à Israël par ailleurs. Nous sommes donc face à une superstructure de domination qu'il faudra rendre obsolète par notre capacité à la grand remplacer. 
 
Là est l'important : le paradigme politique que nous subissons n'est pas une fatalité. En fait, le mode d'organisation des sociétés humaines n'est jamais que la projection de la maturité éthique, de la prospérité et des coutumes des individus qui la composent. Il en va de même à plus haute échelle. Le chaos mondial en cours est alors le symptôme d'un mimétisme de masse. À force de déléguer notre Liberté à des structures centralisées, nous avons écarté la possibilité d'ordres sociaux volontaires et concurrents pour laisser place à ce giga-cartel.

La Liberté n'est pas inaccessible. Ne pas agresser son prochain n'a rien d'une utopie. Ou alors, faut-il croire que nos rues sont peuplées de personnes assoiffées de sang et qu'aucun lien social n'est pérenne ? 
 
Dans 99 % de nos interactions quotidiennes, nous n'agressons pas. C'est à la fois peu naturel et contre-productif. L'ostracisme, la perte de réputation et le risque de représailles sont par ailleurs des régulateurs de violence depuis toujours. 
 
Le vrai problème, c'est que les individus attribuent leur propre capacité de renoncement à la violence à une qualité supposée de l'État. Ce dernier a réalisé un coup de maître en s'appropriant les capacités civilisatrices des individus. Les gens en finissent par penser que la paix est un service public plutôt qu'un instinct affiné par l'éducation. 
 
L'utopie, c'est bien plutôt de croire qu'un monopole de la violence pourrait un jour être légitime alors même qu'il outrepasse notre souveraineté individuelle, et qu'il pourrait être géré par des anges qui n'en abuseront jamais. 
 
L'État est depuis le départ un parasite qui se fait passer pour le remède. Quand les gens comprendront que cette entité ne produit pas la paix mais qu'elle la consomme et la rend impossible à long terme, son voile pourra enfin tomber.
 
L'époque est encore traversée par cette croyance terrible selon laquelle l'État serait le seul à pouvoir nous protéger et rendre la justice. C'est non seulement une manière de contourner le consentement individuel (puis-je dire non ?), mais aussi un postulat non démontré. 
 
Au contraire, considérer que le régalien est un marché comme les autres est une déduction logique tirée de l'observation de l'action humaine. L'économie est la science étudiant l'action humaine, mettant en oeuvre des moyens limités pour atteindre des fins illimitées. Par conséquent, la sécurité et la justice sont des biens économiques comme les autres. 
 
En fait, le génie du Pouvoir est d'avoir fait croire que l'ordre social exigeait un monopole de fait. L'État occupe de force cet espace vital et nous convainc que sans son occupation, nous serions incapables de nous organiser pour faire société et éviter la violence.

Si l'on considère que la sécurité est un besoin crucial de notre espèce (ce que je crois), alors deux constats s'imposent : - Une demande naturelle existe et continuera d'exister (des gens en paieront d'autres pour être protégés), au même titre qu'une demande industrielle et des usages non monétaires existent pour l'or. On appelle ça un marché. - 
 
Nous n'avons pas intérêt à ce que ce marché soit capturé par un organe unique, car alors nous ne pourrions ni bénéficier de la qualité du service (merci la concurrence), ni de la protection offerte par la décentralisation de la sécurité (afin que les flingues ne soient pas dans les mains d'une seule entité). Oups... 
 
l’État accapare justement ce domaine de la sécurité en monopolisant la police et l’armée. Ne pas s'étonner alors que notre "protecteur officiel" finisse inévitablement par devenir la principale source d'insécurité de ceux qu'il prétend défendre.

Powered By Blogger