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juin 09, 2026

Jared Taylor, la conférence interdite - Le dilemme américain est désormais le dilemme européen!

Jared Taylor, la conférence interdite

Interdite une première fois à Paris, puis une seconde fois à Versailles où elle avait été relocalisée par le groupe Les Natifs qui l’organisait, la conférence de l’intellectuel américain Jared Taylor a finalement été interrompue le 3 juin par la police sur ordre des autorités préfectorales. À croire que le ministère de l’Intérieur n’avait rien de plus pressé à faire. On comprend mieux comment des émeutiers peuvent saccager des centres-villes en toute impunité ou comment des pédophiles multirécidivistes continuent de circuler librement : pour l’État, au lieu de protéger les petites Lyhanna, il semble qu’il n’existe pas de menace plus urgente qu’une conférence privée. Ainsi va la liberté d’expression en France. Car jusqu’à présent, nul ne savait précisément ce qui justifiait une telle interdiction : la conférence n’a pas été censurée pour des propos tenus, mais pour des propos susceptibles de l’être. Ces propos, les voici. Que l’on partage ou non les analyses de Jared Taylor, la rédaction d’« Éléments » estime qu’il appartient aux lecteurs de les juger par eux-mêmes et s’honore d’en publier aujourd’hui la version française.
 
 

 

Le dilemme américain est désormais le dilemme européen.

Qu’est-ce que le dilemme américain ?

En Amérique, tout commence par le fait que nous avons eu une société multiraciale dès le début. Quand les Anglais sont arrivés, il y avait déjà des Indiens. Nous avons ensuite importé une autre race : les Africains. Et après cela, nous avons laissé entrer tout le monde, de partout. La société multiraciale américaine a été un échec total, et cela aurait dû être clair pour les Européens à l’époque où ils avaient encore des pays blancs.

Une partie du problème, cependant, tenait à ce que, même si les intellectuels européens avaient compris que l’Amérique avait un problème racial, ils étaient convaincus qu’ils pouvaient le résoudre. Ils pensaient que le problème n’était pas la société multiraciale elle-même. Le problème, c’étaient ces Américains ignorants et pleins de préjugés – surtout les Américains du Sud –, et les Européens étaient persuadés qu’ils pouvaient nous apprendre à faire mieux.

Combien d’entre vous ont entendu parler d’un Suédois nommé Gunnar Myrdal ? C’était un économiste de gauche qui a reçu le prix Nobel. Mais il a aussi publié en 1944 l’un des livres les plus influents jamais écrits sur les relations raciales aux États-Unis. Il s’intitulait An American Dilemma. Il a connu 25 réimpressions, il est ressorti en deuxième édition en 1965 et était même réédité en deux volumes en 1996.

Pendant des années, Un Dilemme américain a été presque la Bible, le guide essentiel des relations raciales américaines. J’ai lu toutes les 1 400 pages de ce gros livre, et je peux en résumer le contenu très facilement : c’est entièrement la faute des Blancs.

C’est toujours comme ça. Les Blancs – en l’occurrence un Suédois – qui ont peu d’expérience avec les personnes d’autres races pensent toujours qu’ils savent mieux – qu’ils sont plus vertueux – que ceux qui ont peut-être vécu avec d’autres races pendant des centaines d’années.

À l’époque, Gunnar Myrdal appelait le problème des relations raciales le « dilemme américain », et en 1944, c’était bien ça. Aujourd’hui, c’est le dilemme européen, le dilemme canadien, le dilemme australien. C’est partout le dilemme de l’homme blanc.

Et regardez la Suède aujourd’hui. Quand Myrdal est mort, en 1987, la Suède était à 98 % blanche. Aujourd’hui, grâce à l’immigration, la Suède est à environ 30 % non blanche et elle a quasiment toutes les années le taux de viols le plus élevé de toute l’Europe. Les Suédois ont à peu près cessé de faire la leçon aux Américains.

L’expérience de la colonie de Jamestown

Donc, d’abord, j’aimerais vous dire quelques choses sur les relations raciales américaines que vous ne savez probablement pas. Et ensuite, j’aimerais parler du tableau plus large. Le dilemme européen.

Commençons par l’Amérique

Je suppose que la plupart d’entre vous ont entendu parler de la colonie de Jamestown en Virginie ? C’était le premier établissement anglais permanent dans le Nouveau Monde, fondé en 1607. Bien sûr, il y avait déjà des Indiens en Virginie. Ainsi donc quand l’année prochaine marquera les 420 ans du début de mon pays, cela signifiera aussi 420 ans de relations raciales – 420 ans pendant lesquels les Américains ont appris certaines leçons raciales, les ont toutes oubliées, et sont en train de les réapprendre lentement aujourd’hui.

Quand les colons anglais sont arrivés à Jamestown en 1607, les Espagnols étaient déjà présents dans le Nouveau Monde depuis plus d’un siècle. Jusqu’en 1607, 200 000 Espagnols avaient émigré dans les colonies. Ils avaient trouvé de l’or et de l’argent et avaient rapporté une immense richesse en Espagne. En même temps, les Espagnols s’étaient forgé une réputation mondiale de cruauté envers les Indiens d’Amérique.

C’est pourquoi le but de la colonie de Jamestown était de mettre la main sur des trésors, mais les Anglais étaient déterminés à ne pas commettre l’erreur espagnole de maltraiter les Indiens. Comme d’habitude, ceux qui n’avaient aucune expérience pensaient qu’ils feraient mieux que ceux qui avaient déjà un siècle d’expérience.

Il est important de noter que les Anglais n’avaient aucune idée préconçue de différences raciales ou de supériorité. Ils voyaient les Indiens comme essentiellement identiques à eux-mêmes. C’était complètement différent de leur vision des Arabes ou des Noirs africains, qu’ils considéraient comme étranges et étrangers.

De la coexistence difficile…

La colonie a commencé avec uniquement des hommes – environ une centaine – et ils ont prudemment et pacifiquement choisi un emplacement pour leur campement qui n’était revendiqué ni habité par personne. Ils ne voulaient offenser personne. Le chef de la colonie, Edward-Maria Wingfield, a même décrété que, puisque les Anglais venaient en paix, ils ne construiraient aucun mur et il n’y aurait aucun entraînement aux armes.

Cependant, alors que le campement n’avait même pas deux semaines d’existence, des centaines d’Indiens ont attaqué et tenté d’exterminer les Anglais. Il y a eu des morts des deux côtés ; et les Anglais auraient été massacrés s’ils n’avaient pas tiré avec un canon qui se trouvait à bord d’un des navires. Le bruit de la détonation a terrifié les Indiens qui se sont enfuis. À la suite de quoi, les Anglais ont rapidement construit un fort en rondins.

Malgré ce mauvais départ, tous les documents existants concordent : les Anglais voulaient toujours faire mieux que les Espagnols et vivre en paix avec les Indiens. Cependant, à leur grande déception, ce sont les tribus qui vivaient le plus près d’eux qui les aimaient le moins. Seuls ceux qui vivaient le plus loin étaient amicaux et prêts à commercer. C’est un principe fondamental des relations raciales : elles sont toujours meilleures à distance.

Le chef des Indiens voisins s’appelait Powhatan, et sa fille préférée, Pocahontas, s’est convertie au christianisme et a épousé un colon anglais en 1614, sept ans après le début de la colonie. Ce fut le début d’une période de paix.

Le nouveau chef de la colonie, George Thorpe, travaillait incessamment pour plaire aux Indiens. Si des colons maltraitaient des Indiens de quelque façon que ce soit, les documents disent que George Thorpe « les punissait sévèrement », bien qu’il n’y ait pas d’exemples précis. Probablement les faisaient-ils fouettés. Il est à noter que lorsque des chiens appartenant aux Anglais aboyaient sur des Indiens, Thorpe les faisait tuer en présence des Indiens – au grand dam des propriétaires des chiens.

… à la coexistence impossible

Mais en 1618, quatre ans après que la princesse indienne Pocahontas a épousé un colon, son père, le chef Powhatan, est mort, et son jeune frère, Opechancanough, est devenu chef. Opechancanough n’avait pas de fille préférée mariée à un Anglais, Anglais qu’il n’aimait pas.

Ainsi, en 1622, quatre ans après être devenu chef, Opechancanough a décidé d’exterminer les Anglais. À cette époque, il y en avait environ 1 200 à Jamestown, répartis en plusieurs endroits différents. Chaque matin, des Indiens venaient dans les établissements et travaillaient avec les Anglais dans les fermes et dans les ateliers. Le 22 mars 1622, le plan était que les Indiens se soulèvent et tuent tous les hommes, femmes et enfants.

Cependant, l’établissement principal de Jamestown a été averti de l’attaque par un Indien converti au christianisme. Les hommes ont gardé leurs armes à portée de main et il ne s’est rien passé. Dans d’autres zones, ce fut la surprise totale, et les Indiens ont tué environ 400 colons, soit un tiers de toute la colonie. Fait intéressant : ils ont été particulièrement cruels envers John Thorpe, qui avait tué des chiens qui gênaient les Indiens et qui se souciait tant de leur bien-être. Ils l’ont torturé et ont mutilé son corps.

Les Anglais ont fait brièvement la guerre aux Indiens, mais les deux groupes sont retournés à des relations pacifiques, comme avant. Opechancanough est resté chef.

Étonnamment, en 1644 – 22 ans plus tard –, Opechancanough a lancé une attaque surprise identique, et cette fois a réussi à tuer entre 400 et 500 personnes dans une nouvelle tentative d’extermination. Mais cette fois, les Anglais ripostèrent et lancèrent à leur tour une campagne d’extermination, et ils ont tué beaucoup d’Indiens, dont Opechancanough.

Les Indiens ont été détruits

J’appelle cela la tragédie inhérente des relations raciales. Les Anglais semblent avoir été animés de véritables intentions pacifiques. Ils n’étaient pas agressifs, confiants, et n’avaient aucun sentiment de supériorité raciale. La colonie de Jamestown semble avoir été un effort aussi prometteur que possible pour établir des relations raciales pacifiques.

Et pourtant, la simple présence d’hommes blancs constituait un acte d’agression, même s’ils ne s’en rendaient pas compte. Les Indiens étaient là les premiers. Il y a toujours quelqu’un qui est là en premier. On peut juger condamnable qu’Opechancanough ait tenté à deux reprises d’exterminer les colons par des attaques surprises sournoises, mais je ne lui en fais pas grief. C’était la seule façon pour les Indiens de chasser l’homme blanc et de rester maîtres chez eux. Ces attaques ont échoué et les Indiens ont été détruits.

Et c’est l’histoire de la conquête de l’Amérique. Les intentions des Blancs – parfois bonnes, parfois mauvaises – n’ont pas d’importance. Le fait fondamental est qu’un peuple disposait d’une terre, et qu’un autre groupe, plus avancé et plus puissant, la voulait. Le résultat fut la dépossession des Indiens, et même aujourd’hui, en dépit d’un réel brassage, les Indiens restent un peuple distinct avec une identité distincte, ce qui montre combien l’assimilation raciale reste problématique, même après 400 ans. Les relations raciales entraînent toujours des difficultés.

Ce fut une malchance pour les Indiens que Christophe Colomb n’ait pas pu différer son voyage de cinq siècles. S’il avait débarqué en 1992 plutôt qu’en 1492, l’ensemble du continent aurait sans doute été classé réserve naturelle ou zone protégée du patrimoine mondial, ouverte à quelques circuits d’écotourisme soigneusement encadrés, mais certainement pas à la colonisation.

Les vrais ressorts de l’abolitionnisme

Maintenant, j’aimerais changer de sujet et parler des Noirs et de l’esclavage.

Si vous pensez qu’il n’y avait d’esclavage qu’au Sud des États-Unis, vous vous trompez. En 1770, juste avant la Déclaration d’indépendance américaine de 1776, il y avait de l’esclavage dans toutes les parties du Nouveau Monde : anglais, français, espagnol et portugais. Amérique du Nord et du Sud. En 1770, 40 % des foyers blancs de ce qui est aujourd’hui la ville de New York possédaient des esclaves noirs, et il y avait plus d’esclaves dans la colonie de New York, au Nord, que dans la colonie de Géorgie, au Sud.

Revenons donc aux premiers pas des États-Unis indépendants. Le nouveau pays a ratifié sa Constitution en 1788. Le Congrès des États-Unis s’est réuni pour la toute première fois l’année suivante, en 1789. Pays neuf, le premier Congrès devait décider de beaucoup de choses. Il fallait mettre en place un système des tribunaux, le service postal, le département du Trésor, le département de la Guerre. C’est ce Congrès qui a adopté les célèbres dix premiers amendements de la Constitution. C’est lui aussi qui devait déterminer où serait la capitale.

Lui encore qui devait décider qui pouvait être citoyen de ce nouveau pays. Savez-vous qui pouvait être citoyen ? La première loi sur la nationalité, adoptée par le premier Congrès en 1790, réservait la citoyenneté uniquement aux « personnes blanches libres de bonne moralité ».

Ce devait être une nation pour les Blancs.

À cette époque, il y avait environ 760 000 Noirs, dont la plupart étaient esclaves, mais même les Noirs libres pouvaient être citoyens d’un État, mais pas des États-Unis (3,3 millions de Blancs)

Le Nord de l’Amérique n’était pas adapté à l’esclavage de plantation, et les États du Nord ont progressivement libéré leurs esclaves. Le mouvement abolitionniste, cependant, est l’un des mouvements les plus mal compris de l’histoire américaine. La plupart des Américains pensent aujourd’hui que les abolitionnistes voulaient libérer les esclaves et les rendre égaux aux Blancs. Pas du tout. Les abolitionnistes pensaient que l’esclavage était mal, mais l’immense majorité voulait libérer les esclaves et les envoyer hors des États-Unis. Ils appelaient cela la colonisation – envoyer les Noirs dans des colonies outre-mer – et vous pouvez y voir un plan de remigration, si vous voulez.

Politique du retour en Afrique

Cette idée remonte à la fondation de l’Amérique. Notre troisième président, Thomas Jefferson, possédait plusieurs centaines d’esclaves, mais il considérait l’esclavage comme un terrible dilemme – pour reprendre ce mot. Comme il l’a dit fameusement : « Nous tenons le loup par les oreilles, et nous ne pouvons ni le tenir ni le lâcher. » Imaginez tenir un loup terrifiant par les oreilles. Le tenir, c’est dangereux ; le lâcher, c’est aussi dangereux. Jefferson pensait que l’esclavage était une injustice grave, mais que se passerait-il si vous libériez les esclaves ? Il pensait qu’il serait impossible pour les Blancs et les Noirs libres de vivre ensemble.

À Washington DC, il y a un magnifique monument à Thomas Jefferson, avec des colonnes ioniques, un fronton et un dôme – un peu comme le Panthéon à Rome. À l’intérieur, il y a des citations du troisième président gravées dans le marbre. L’une dit : « Rien n’est plus certainement écrit dans le livre du destin que ces gens, les Nègres, doivent être libres. » Mais au mémorial, la citation s’arrête là. Cependant, dans l’original, Jefferson ne s’est pas arrêté là. Il a écrit : « Ni n’est moins certain que les deux races, également libres, ne peuvent vivre sous le même gouvernement. » Le bâtiment a été achevé et inauguré en 1943. Dajà alors, les Américains se mentaient à eux-mêmes à propos de Jefferson.

Lui, il voulait remigrer les Noirs « hors de portée du mélange », ainsi qu’il le disait.

Le président suivant, James Madison, a tenté de faire racheter par le gouvernement fédéral l’ensemble de la population esclave des États-Unis afin de les réinstaller outre-mer, mais il n’a pas réussi à obtenir du Congrès les crédits nécessaires.

Après avoir quitté ses fonctions, Madison est devenu président de l’American Colonization Society, une organisation privée très influente qui collectait des fonds pour envoyer les Noirs en Afrique. Le président américain suivant, James Monroe, a été très actif dans la création de la nation du Liberia comme lieu d’accueil pour les Noirs américains libérés. La capitale du Liberia, Monrovia, porte le nom de Monroe en remerciement pour son aide à la création du pays. Dès les débuts, des personnalités américaines de premier plan souhaitaient voir l’ensemble de la population noire quitter les États-Unis.

Neuf des onze premiers présidents américains, d’ailleurs, à commencer par George Washington, possédaient des esclaves.

La plupart des Américains pensent qu’Abraham Lincoln, le 16e président, appelé le « grand émancipateur », voulait rendre les Noirs égaux aux Blancs. Ils se trompent. Lui aussi pensait que l’esclavage était une terrible injustice, mais il insistait aussi sur le projet de colonisation.

Pas d’abolition sans remigration

Comme vous le savez, les États-Unis ont livré une terrible guerre intestine à cause de l’esclavage. Plus d’Américains sont morts dans notre guerre de Sécession que dans toutes les autres guerres américaines réunies : 750 000 morts.

Pendant que cette terrible guerre faisait rage, Lincoln anticipait qu’elle se terminerait par l’émancipation. Mais il ne voulait pas de Noirs libres vivant aux États-Unis. Il a nommé un commissaire à l’émigration pour trouver un endroit où envoyer les Noirs libres. Il a cherché dans les Caraïbes, en Amérique centrale et du Sud, mais le projet n’a pas abouti.

Lincoln a reçu une délégation de pasteurs noirs à la Maison-Blanche. Il leur a expliqué que la guerre trouvait son origine dans la question raciale et les exhorta à convaincre leurs fidèles qu’une émigration hors des États-Unis constituait la meilleure solution, estimant que Blancs et Noirs ne pourraient vivre ensemble

Des Noirs étaient déjà venus à la Maison-Blanche, mais en tant que domestiques ou ouvriers, c’était la première fois qu’ils venaient pour une affaire officielle. Et c’était pour que le président des États-Unis leur dise qu’ils n’étaient pas désirés et qu’ils devaient partir. Cet épisode est aujourd’hui considéré comme si honteux dans l’histoire américaine qu’il est rarement évoqué. Il est probable qu’un Américain sur cinq cents à peine en ait connaissance.

Nombre de Nordistes, dans des États où l’esclavage avait déjà été aboli, s’opposaient à l’abolition même dans le Sud, à moins qu’elle ne conduise directement à la remigration. Ils allaient même jusqu’à interdire les réunions des abolitionnistes à moins que celles-ci ne défendent explicitement un projet clair : pas d’abolition sans remigration.

Les abolitionnistes qui ne soutenaient pas également la colonisation étaient si impopulaires, y compris dans le Nord, qu’ils peinaient à trouver des salles pour tenir leurs réunions, comme nous, identitaires, aujourd’hui. Et c’est ainsi qu’en 1839, vingt-deux ans avant la Guerre civile, la Pennsylvania Anti-Slavery Society a construit son propre bâtiment à Philadelphie pour pouvoir tenir ses réunions. Ce bâtiment s’appelait « Le Temple du libre débat ». La salle venait à peine d’ouvrir qu’elle fut incendiée : trois jours seulement après son inauguration, plusieurs milliers de personnes se rassemblèrent devant le bâtiment et y mirent le feu. Les pompiers sont venus, mais seulement pour s’assurer que le feu ne gagne les bâtiments voisins. Le « Temple du libre débat » a été complètement détruit. Les habitants de Pennsylvanie ne voulaient pas vivre avec des Noirs libres. Peut-être un Américain sur cinq mille a-t-il jamais entendu parler du « Temple du libre débat ».

Ce qu’était l’Amérique jusqu’aux années 1950

Plusieurs États qui ont rejoint les États-Unis avant la Guerre de sécession espéraient éviter les problèmes raciaux en restant entièrement blancs. Les habitants du territoire de l’Oregon, par exemple, ont d’abord voté pour ne pas autoriser l’esclavage. Puis ils ont voté en nombre encore plus grand pour ne pas autoriser les Noirs dans l’État du tout. Cette interdiction a été inscrite dans la Constitution de l’Oregon de 1857.

De nombreux Américains éminents ont dit des choses très dures sur les Noirs et aussi sur les Indiens.

Le président James Garfield, élu en 1881, a écrit : « J’ai un fort sentiment de répugnance quand je pense aux Nègres qui deviennent nos égaux politiques et je serais heureux s’ils pouvaient être colonisés, envoyés au ciel, ou débarrassés de toute façon décente. » Theodore Roosevelt a été président de 1901 à 1909. En 1901, il écrivait qu’il n’avait « pas été capable de trouver une solution au terrible problème posé par la présence du Nègre sur ce continent ».

À propos des Indiens d’Amérique, il a écrit : « Je ne vais pas jusqu’à penser que le seul bon Indien est un Indien mort, mais je crois que neuf sur dix le sont, et je ne m’enquerrais pas trop de la santé du dixième. »

Mark Twain, le célèbre humoriste, appelait l’Indien d’Amérique « un bon, juste et désirable sujet d’extermination s’il n’en fut jamais un ».

Les Indiens n’ont reçu la citoyenneté américaine qu’en vertu d’une loi du Congrès en 1924.

Dwight Eisenhower, président de 1953 à 1961, a dit qu’il pourrait être nécessaire d’accorder aux Noirs certains droits politiques, mais que cela ne signifiait pas l’égalité sociale « ni qu’un Nègre pourrait épouser ma fille ». C’est seulement avec John Kennedy que nous avons enfin un président dont les idées sur la race commencent à être acceptables selon les normes d’aujourd’hui.

Comme beaucoup d’entre vous le savent probablement, jusqu’en 1965, les États-Unis avaient une politique d’immigration conçue pour garder le pays blanc, et à l’époque il était à environ 90 % blanc. La loi Hart-Celler, qui mit fin à cette politique, ne fut adoptée par le Congrès qu’après que ses promoteurs eurent assuré que l’immigration non blanche resterait limitée et que l’équilibre démographique du pays ne serait pas modifié. Si ces membres du Congrès avaient su que dans seulement 80 ans les Blancs deviendraient une minorité raciale, je peux vous promettre qu’ils n’auraient JAMAIS adopté cette loi.

Jusqu’aux années 1950 environ, donc, c’est ce que la plupart des Américains blancs croyaient.

Changement radical de paradigme

Les personnes de races différentes différaient substantiellement en intelligence, en tempérament et en capacité ; et c’est pourquoi les différentes races construisaient des types de sociétés différents. Ils voulaient que les seuls Blancs vivent en Amérique, parce qu’eux seuls pouvaient maintenir le type de civilisation que les Américains valorisaient. L’immigration de non-Blancs leur apparaissait comme une menace mortelle. Il était courant de soutenir que si les non-Blancs ne pouvaient pas être expulsés, ils devaient être séparés socialement et politiquement. Les Blancs étaient très fortement opposés au mariage avec des non-Blancs.

Ce que les Blancs sont maintenant censés penser est exactement l’opposé. Je ne vois guère d’exemples dans l’histoire humaine où des valeurs fondamentales ont été si complètement renversées en si peu de temps, sinon la Révolution islamique en Iran ou l’effondrement du communisme en Union soviétique.

Maintenant, les Blancs sont censés croire que les races sont absolument égales en tout point. La race ne doit jamais être une raison pour faire un choix. Les Blancs n’ont aucun intérêt de groupe légitime, donc ils ne doivent jamais s’organiser en tant que Blancs. Il est immoral pour les Blancs de vouloir rester majoritaires dans leurs patries.

La diversité raciale est intrinsèquement merveilleuse, donc les Blancs devraient accueillir des populations venant de partout dans leurs pays, quartiers, institutions et écoles – même si cela réduit les Blancs à une minorité. Nous n’en sommes pas encore au point où les Blancs sont activement critiqués pour épouser d’autres Blancs, mais fréquenter et épouser des non-Blancs est considéré comme merveilleusement progressiste. Et vous voyez cela promu dans les images publicitaires tout le temps.

La bascule démographique

L’idée que toutes les races sont égales en tout point est pratiquement le 11e Commandement de la société américaine. Mais, bien sûr, ce n’est évidemment pas vrai.

En moyenne, les Blancs ont un QI plus élevé que les Hispaniques et les Hispaniques que les Noirs. Aux États-Unis, où les Noirs représentent 14 % de la population, ils ne constituent que 1 % des personnes ayant un QI de 130 ou plus et environ 0,5 % de ceux ayant un QI de 140 ou plus.

Alors, que se passe-t-il quand ils n’arrivent pas à être au même niveau que les Blancs ? Comme toutes les races sont officiellement égales, la seule explication autorisée de l’échec des Noirs ou des Hispaniques est l’oppression par des Blancs méchants. Étonnamment, presque aucun Blanc ne conteste publiquement cela. Ils se soumettent à l’humiliation et à la discrimination flagrante parce que c’est leur faute si les autres ne réussissent pas.

Ce sujet est interdit en Europe tout comme aux États-Unis. Mais dans une société multiraciale, c’est de la folie de prétendre que chaque groupe est le même.

Et, pendant que nous ignorons la réalité de la race, les projections démographiques actuelles aux États-Unis indiquent que les Blancs deviendront minoritaires d’ici 2045, soit dans seulement 19 ans. Déjà, chaque enfant blanc aux États-Unis de moins de 18 ans est une minorité. D’ici 2060, les Hispaniques seront la majorité absolue et les Blancs ne représenteront que 30 % de la population.

La majorité est censée croire que perdre en nombre, perdre de l’influence, perdre le contrôle de son propre destin, et peut-être même disparaître, est une chose merveilleuse.

L’Amérique cesse lentement d’exister. C’est une chose indiciblement douloureuse pour moi de regarder mon pays se bercer d’illusions jusqu’à l’autodestruction.

À mon avis, l’homme blanc a touché le fond le 25 mai 2020. Savez-vous ce qui s’est passé ce jour-là ? George Floyd est monté au ciel. Par la suite, trois cents villes ont déclaré des couvre-feux. Trente États ont appelé la garde nationale pour maintenir la paix. Mais depuis, il y a eu un rétablissement remarquable.

Du dilemme américain au dilemme européen

Jusqu’ici, je vous ai parlé en tant qu’Américain.

Et il serait difficile d’être plus américain que moi. Le premier Taylor est arrivé dans les colonies anglaises en 1635. Nous avons voté à chaque élection, nous avons combattu dans chaque guerre. Au moment de la guerre de Sécession, tous mes ancêtres masculins en âge de combattre ont combattu pour les États confédérés. Mon pays est rempli de nos os, imprégné de notre sang.

Et pourtant, ma culture est européenne, mon héritage, ma langue, la foi de mes pères, tout ce qui fait de moi un Américain a ses racines, profondes, très profondes, en Europe. Et tout comme mon héritage est le même que le vôtre, mon avenir et mon destin le sont aussi. Nos destins sont liés et inséparables. Et donc, avec votre permission, j’aimerais revendiquer l’honneur de m’appeler un Européen. Un Européen d’expression américaine, pour emprunter et modifier une phrase qu’utilise Jean-Yves Le Gallou.

Je crois que partout où vous trouvez notre peuple – au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à la pointe sud de l’Afrique –, vous trouvez ce que j’appelle la fraternité mondiale des Européens.

Et partout, notre peuple se réveille à la terrible crise que nous affrontons.

Pour nous dans cette salle, c’est évident. Nos ancêtres n’ont pas construit l’Europe pour que notre génération la donne à des étrangers. Des étrangers qui ne sont pas nous, qui ne peuvent pas être nous, qui ne veulent pas être nous, et qui souvent nous haïssent.

L’Europe doit être aux Européens. Nous trouvons presque impossible de comprendre un Blanc qui ne comprend pas cela instinctivement.

Les musulmans, en particulier, sont des ennemis jurés.

Pendant mille ans, de l’invasion de l’Espagne par les Maures en 711 au siège de Vienne en 1683, l’islam a été une menace mortelle pour l’Europe. Mais maintenant, nous sommes censés laisser les musulmans déferler dans nos pays et penser qu’ils prendront soin de nous dans notre vieillesse ? Qui peut croire cette folie ?

Et nos dirigeants croient-ils vraiment que les Somaliens et les Congolais appartiennent à cette société ?

Heureusement, des millions d’entre nous comprenons maintenant que c’était une terrible erreur de ressembler à l’Amérique en ouvrant les patries européennes à l’immigration. Des millions sont déterminés à reconquérir leurs patries et à construire des sociétés dans lesquelles nos enfants apprendront qu’il n’est pas seulement acceptable d’être blanc. Ils doivent apprendre qu’il n’y a pas de plus grande bénédiction que d’être fils et filles de l’Europe, d’être les héritiers vivants et respirants d’un héritage magnifique, participant à part entière à cette fabuleuse aventure que nous appelons la civilisation occidentale. Les autres n’en sont que des spectateurs. Des imitateurs.

C’est pourquoi la remigration est la seule solution.

La plus grande des batailles

Oui, nous sommes dans un combat pour nos vies, tout comme nos ancêtres aux Thermopyles, à la bataille de Tours et au siège de Vienne, les Afrikaners à la bataille de Blood River. Mais notre combat est différent. Nos ancêtres avaient un objectif simple : vaincre l’ennemi ou tomber les armes à la main. J’aimerais que ce soit aussi simple pour nous. Je crois que chaque homme dans cette salle donnerait sa vie pour assurer la survie de notre peuple. Le sang des héros passés coule dans nos veines.

Mais notre combat est bien plus difficile. Car parmi les forces qui nous font face se trouvent aussi nombre des nôtres, de nos frères et de nos sœurs. Des Européens comme nous. C’est la grande tragédie de notre lutte et cela la rend différente de toute autre lutte dans l’histoire. Nous sommes dans la position horrible d’avoir à expliquer à notre propre peuple qu’il est moral pour nous – pour eux – de survivre. Personne d’autre n’a jamais eu une tâche aussi terrible. Nos adversaires ne sont donc pas nos ennemis jurés. Souvent, ce sont des membres de nos propres foyers.

Je crois que chez presque tous les nôtres il y a encore une lueur, une petite étincelle d’identité européenne. Notre travail est de trouver cette étincelle, de souffler doucement et amoureusement dessus, et d’en allumer un feu dévorant.

Je crois que c’est la plus grande lutte de toute l’histoire humaine. Sur nous repose le destin de notre peuple, le destin de l’Occident, le destin de tout ce pour quoi nos ancêtres ont combattu, le destin de tout ce que nous aimons.

Je donnerais n’importe quoi pour avoir quarante ans de moins, pour avoir quarante années de plus à vivre au service de notre peuple. Je ne vivrai peut-être pas pour voir l’avenir de l’Europe assuré et fortifié contre toutes les menaces, mais VOUS qui êtes jeunes, VOUS le verrez.

Et du fond de ma tombe, je sourirai en entendant le rire de vos enfants.

Rédaction d’« Éléments »

Jared Taylor 

Intellectuel américain, essayiste nationaliste, racialiste
 

 

mai 23, 2026

INFORMATIONS FRANÇAISES - MAI 2026

Sommaire:

A) - Déficit public : la Commission européenne alerte sur une possible dégradation à 5,7 % du PIB en 2027

B) - Interview de Christophe Eoche-Duval : La « folie normative » a désormais son thermomètre et c’est une initiative civique

C) - Emmanuel Macron et le malentendu d’un double quinquennat

D) - Le temps d’une décision… Ou d’une indécision

E) - L’indépendance de la presse ? 175 millions d’euros d’aides de l’État : la grande hypocrisie médiatique

 

 


 

A) - Déficit public : la Commission européenne alerte sur une possible dégradation à 5,7 % du PIB en 2027  

La Commission européenne a publié jeudi 21 mai ses nouvelles prévisions économiques, dans lesquelles elle anticipe un déficit public de la France stable à 5,1 % du produit intérieur brut cette année, avant une remontée à 5,7 % en 2027 en l’absence de mesures correctrices supplémentaires. Ces projections contredisent l’objectif affiché par le gouvernement français, qui espérait ramener le déficit à 5 % dès 2026.

La trajectoire française reste éloignée du seuil de 3 % fixé par le pacte de stabilité européen. La France fait déjà l’objet d’une procédure pour déficit excessif depuis l’été 2024, comme sept autres pays de la zone euro. La Commission doit présenter début juin ses évaluations détaillées des budgets nationaux, ce qui pourrait entraîner des recommandations contraignantes si la réduction du déficit est jugée trop lente.

Le chiffre de 5,1 % pour cette année intègre pourtant le plan d’économies de six milliards d’euros annoncé mi-avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ainsi que des aides ciblées sur les secteurs les plus exposés à la hausse des prix de l’énergie. L’exécutif bruxellois précise que la projection de 5,7 % pour 2027 est calculée « à politique inchangée », c’est-à-dire sans tenir compte des futures mesures de redressement qui pourraient figurer dans le prochain projet de loi de finances, ni de la prolongation de certaines recettes fiscales temporaires.

La croissance française, elle, a été revue à la baisse, à 0,8 % cette année contre 0,9 % anticipé auparavant. La Commission souligne toutefois que la France résiste mieux que l’Allemagne et l’Italie au choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient, grâce à son parc nucléaire qui limite la dépendance aux énergies fossiles. L’inflation française, qui restait modérée avant l’embrasement régional, devrait atteindre 2,4 % en 2026 avant de redescendre à 1,8 %, un niveau inférieur à la moyenne de la zone euro.

Le Premier ministre Lecornu a maintenu jeudi l’engagement de ramener le déficit sous les 3 % d’ici 2029, tout en annonçant de nouvelles aides pour les entreprises et les ménages touchés par la crise énergétique. Il a insisté sur la nécessité de réaliser des économies en parallèle de ces soutiens, sans donner de détail immédiat sur leur financement. Le gouvernement doit transmettre à Bruxelles, d’ici la fin du printemps, un plan budgétaire pluriannuel crédible, sous peine de voir la procédure de déficit excessif durcie.

La dette publique française dépasse désormais 110 % du PIB et son coût de financement a augmenté avec la remontée des taux d’intérêt. Selon des données de l’Insee, la charge de la dette est devenue le deuxième poste de dépense de l’État, derrière l’éducation nationale.

Antoine

https://multipol360.com/deficit-public-la-commission-europeenne-alerte-sur-une-possible-degradation-a-57-du-pib-en-2027/ 

 


 

B) - Interview de Christophe Eoche-Duval : La « folie normative » a désormais son thermomètre et c’est une initiative civique

La NRP a demandé à Christophe Eoche-Duval, haut-fonctionnaire et expert, pourquoi faut-il se féliciter des efforts de mesurer la « folie normative » très franco-française, avec l’annonce du bilan 2025 par Vigienormes.

NRP : Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est le baromètre Vigienormes ?

Christophe Eoche-Duval : Ce baromètre (vigienormes.fr) est une initiative de 2025 du think tank Contribuables associés auquel j’ai prêté mon expertise comme spécialiste de la « volumétrie normative ». Je me félicite de cette initiative civique qui montre aujourd’hui qu’une simple association de citoyens engagés fait plus et mieux qu’à la fois le Sénat, l’Assemblée nationale et Matignon. Pourquoi ? Parce qu’aucune de ces trois institutions n’est capable de tenir un baromètre officiel – au moins le mois – ni de la norme en général ni de la norme qu’ils produisent ou sont censés contrôler !

Cette lacune devrait interpeller davantage, dans une démocratie et un État modernes. Y aurait-il une politique publique crédible de lutte contre l’inflation des prix s’il n’avait été pris la décision depuis 1913 de mettre en place un « indice des prix » de plus en plus scientifique et indépendant ? On peut toujours discuter de l’indice des prix de l’INSEE, de son panier retenu, de la manière dont on a l’impression qu’il reflète bien ou imparfaitement ce que ressent la ménagère dans les achats de son caddie. Peu importe. Il existe, et il force à son tour – par sa transparence et son étalon – les efforts en matière de lutte contre l’inflation comme oblige à rendre compte politiquement. S’agissant de la production des normes, il n’y a rien. La « planche à normes » est sans contrôle, presque hors contrôle. On n’a pas encore assez pris conscience, non seulement de l’importance quantitative de la folie réglementaire, mais aussi de son interaction avec la courbe des prélèvements obligatoires et la courbe de l’endettement public. Jusqu’à l’initiative de Contribuables associés avec mon aide, aucun indicateur n’existait jusqu’en 2025 ! Jacques Chirac pouvait alerter en 1995 « trop de lois tue la loi », il exprimait, sans doute, une intuition d’un sentiment d’un « ras le bol » des normes, mais sans preuve, et, surtout, puisqu’il n’y avait pas eu d’indicateur de l’indice des « normes 1995 », à sa sortie du pouvoir en 2007, aucune confrontation de la réalité de ses efforts avec l’indice « 2007 », pour justifier avoir exécuté ses engagements. Les docteurs de la Politique n’ont pas de thermomètre.

NRP : Qu’est-ce qui a changé entre 1995 et 2025 ?

C.E.D : Grâce à la numérisation du Journal officiel (Légifrance), nous disposons maintenant de la preuve scientifique de la volumétrie, puisque tout texte juridique s’écrit forcément en « mots », seul indice fiable. Et les mots, on sait désormais les décompter grâce à vigienormes.

Vigienormes sert donc à rendre public, d’une part, l’évolution chaque mois de 20 codes témoins, qui sont les plus importants pour les administrés ou les entreprises, et, d’autre part, le compteur du volume global du droit national étatique en vigueur.

Ce qui vient de changer le 6 mai dernier, c’est que nous ne pouvions donner jusqu’ici que les données de l’évolution normative mensuelle de 20 codes témoins, c’est déjà un exploit, mais nous ne pouvions qu’avoir l’estimation (pour des raisons algorithmiques complexes sur lesquelles je n’ennuierai pas le lecteur) et non la réalité au mot près de la somme des 77 codes en vigueur et des environ 121 000 textes non codifiés. Désormais, avec Contribuables associés, cette somme vertigineuse est publiée – avant même Matignon – et il est ahurissant : 50 913 374 mots, soit 2828 heures de lectures en continu pour que, « nul n’étant censé ignorer la loi », le citoyen ou l’entreprise ne risque pas d’être en infraction et sanctionné. Un chiffre record auquel moi-même je ne m’attendais pas, qui, sur 2004-2026, aura grimpé à plus de 100 %.

NRP Pourquoi votre étonnement ?

C. E.D : Je pensais qu’on serait davantage autour de 1,8 à 2 % d’inflation entre 2024/2025 car les observateurs constatent qu’à la suite de la dissolution, et du temps venu des « majorités relatives » (ou comme on préfère des « majorités absolues impossibles »), la production de lois ralentit. Faute de trouver des majorités suffisantes. Par voie de conséquence, le nombre de décrets d’application des lois ralentit, tout va ensemble. Mais finalement, l’inflation définitive de 2,72 % montre, au contraire, que la dynamique, malgré le contexte, ne freine pas. Deux raisons. Ancien marin, je l’illustre par cette première image. Si le porte-avions Charles de Gaulle décide de stopper les machines, on dit qu’il continue d’avancer « sur son erre » sur plusieurs milles. Pour le « freiner », il faut battre en retraite. C’est la même chose pour les normes : le volume est tel que la technocratie a de quoi continuer à l’auto-alimenter. Qu’est-ce que cela aurait été si le gouvernement Attal, Barnier et Lecornu avait continué, comme par le passé, à jouir de majorités législatives « presse-bouton » acceptant tout ce qui leur est soumis au vote ?! Seconde raison que mes travaux ont démontrée : le paradoxe des années 2000 est moins de textes, mais des textes de plus en plus « bavards ». L’un compense l’autre, en mal.

Force est de le constater, il n’y a aucune volonté politique de baisser la pression normative. D’ailleurs, je mets au défi le Premier ministre de citer une instruction ou une circulaire adressée à ces ministres et à ses administrations depuis le 9 septembre 2025 de réduire la pression, en abrogeant significativement des normes inutiles, bureaucratiques, coûteuses et en le prouvant par une baisse mesurable, avant et après. Il y a un discours de façade sur la « simplification » administrative, ce discours de façade ressort de ce que j’appelle une forme de « clientélisme anti-normatif ». De Chirac à Macron en passant par le « choc de simplification » de Hollande, on surfe sur l’impopularité des normes pour faire croire qu’on va s’en occuper. Du bout des doigts, sans indicateur de reporting, s’empilent des projets décousus de fil rouge, à pure communication politique : tel le projet de loi « simplification de la vie de l’entreprise », encore encalminé à cause du refus du gouvernement de laisser la main au Parlement sur la simplification des « ZFE-m », comme tel le projet « simplification des normes des collectivités territoriales », qui vient d’être déposé, qui a déjà fait sourire l’AMF. Ces projets rabotent le micro du millimètre du roc de la montagne normative.

NRP : Quelles conséquences tirez-vous d’un point de vue de science politique ?

C.E.-D : Ce qui arrive à notre pays est particulièrement grave et inquiétant. L’ensemble de la littérature comparée accrédite une exception française. Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas feraient plus et mieux que nous en réduction de leur pression normative. Or ils ont les mêmes contraintes que nous (excepté la Grande-Bretagne) des normes européennes. La question européenne n’est donc pas uniquement la faute de la folie normative française. Cette folie normative a deux conséquences : elle entraîne des charges pour les entreprises et décourage l’entrepreneuriat, fait peser des contraintes sur la liberté d’action des administrés et même prend un caractère illibéral, engendre des charges administratives pour l’État et les collectivités locales, coûts qui se traduisent à leur tour par une baisse de compétitivité et une hausse des prélèvements obligatoires. Lesquels à leur tour se traduisent par de l’endettement public, quand – et à cause des normes pénalisant l’activité – il faut recourir à l’emprunt pour maintenir le « train de vie » de l’État, plutôt que la baisse des dépenses publiques. Tout est lié. C’est un cercle vicieux. Si demain, en 2027, on vient nous dire : « Je m’attaquerai à la dette publique », sans s’attaquer à la courbe de l’inflation des normes, je mets en garde contre le caractère soit mensonger soit irréaliste de cette promesse électorale. Baisser la folie normative, et non « simplifier » ou « ripoliner » les codes, doit être une des priorités publiques nᵒ Pour recouvrer d’abord la maîtrise démocratique de la création de norme, dans un pays largement devenu une « technocratie à mode électif », et ensuite des marges de compétitivité économique.

Je n’attends qu’une chose : que le Parlement « nationalise » vigienormes, cela voudrait dire – au-delà de l’hommage rendu à ce site de contribuables associés – qu’enfin l’État commence à s’engager sur des objectifs chiffrés de freiner, réduire, supprimer, alléger des normes. Je crois à l’objectif de réduction de 25 % de ces 50 millions de mots sur un quinquennat. Sinon, à la fin 2032, on fêtera les 100 millions ? L’URSS en a rêvé, la France l’aura fait.

https://nouvellerevuepolitique.fr/la-folie-normative-a-desormais-son-thermometre-et-cest-une-initiative-civique/



 

C) - Emmanuel Macron et le malentendu d’un double quinquennat

Il reste un an avant que la France ne se donne un successeur à Emmanuel Macron. Une longue année que l’actuel président entendra sans doute mettre à profit pour parfaire l’image qu’il entend laisser à l’histoire de son double quinquennat.


En Afrique, d’Alexandrie à Nairobi, le chef de l’État a voulu valoriser son action à l’international, et démontrer que dans un contexte de reflux de l’influence française sur le grand continent la France gardait sa capacité d’attractivité tout en étant à l’écoute des aspirations identitaires des jeunes Africains. À voir pour la première, quand la façon dont le Président théorise les secondes pose un problème fondamental à la conception qu’il se fait de l’appartenance commune à notre Nation. Lorsqu’il affirme que l’on peut être tout à la fois à 100 % français, et se réclamer tout autant et avec autant d’engagement d’une autre fidélité, Emmanuel Macron mélange la question de la citoyenneté avec celle des origines, sous couvert de la défense de la binationalité qui, au demeurant, ne constitue qu’une partie du problème qu’il entend traiter. Pour autant, Emmanuel Macron boucle en quelque sorte sa boucle, lui qui, candidat en 2017, se faisait le chantre des communautés dans un discours de campagne à Marseille, et qui, à Lyon, toujours dans sa conquête de l’Élysée, niait l’existence d’une culture française. S’il est un domaine où l’hôte élyséen, en dépit de nombreux “allers-retours”, aura néanmoins marqué une forme de relative constance, c’est bien celui de sa conviction que la France a vocation à devenir un “ hub” où les identités transitent et in fine acculturent la citoyenneté à une vision communautariste de la cité. Après des décennies de dérégulation migratoire, accélérée par des jurisprudences contraignant toujours plus les politiques de maîtrise et de contrôle, les Français ne l’avaient certainement pas élu pour qu’il acte le décès de leur modèle universaliste de citoyenneté, au travers d’une sémantique objectivant le communautarisme et dévitalisant encore plus qu’il ne l’était déjà le paradigme assimilationniste. En quelque sorte, le Président aura répondu à une question qui ne lui était pas posée, ou dans tous les cas qui ne lui était pas posée dans ces termes, prenant par ses propos le parti d’une pensée “postcoloniale“” orthogonale de notre forge républicaine.


Le moteur de sa victoire électorale était principalement porté par le crédit dont il jouissait dans le domaine économique : les enjeux de relance de la croissance, de gestion des finances publiques, de défense de l’initiative et du tissu entrepreneurial constituaient au demeurant à ses yeux les facteurs-clés pour combattre les logiques d’assignation qu’il dénonçait à juste titre. À quelques mois d’une échéance présidentielle capitale, les indicateurs après 10 années de macronisme sont, hélas, en berne : un déficit public de près de 6 % et une dette publique de 122 % du PIB, un service de celle-ci en hausse, un risque non négligeable de récession, un record de près de 70 000 faillites d’entreprises sur douze mois, une pression inflationniste persistante et un retour du chômage à plus de 8 %… Le marqueur existentiel des forces de gouvernement qu’il entendait incarner, c’est-à-dire l’alliage du réalisme et de la compétence, est en fin de quinquennat collisionné par un bilan dont ses opposants tant à droite qu’à gauche ne manqueront pas de souligner le passif. Ce faisant, le bloc centriste qu’il a fait tenir non sans habileté toutes ces années est lui-même profondément affecté par un inventaire dont tous les candidats probables de son camp apparaîtront, de Monsieur Philippe à Monsieur Attal, comme solidairement comptables…


Tout le malentendu de la présidence Macron n’aura-t-il pas dès lors été de cocher les cases d’un agenda dont la Nation n’exigeait pas la mise en œuvre quand le mandat qu’il avait reçu des Français, redresser notre économie pour restaurer la puissance française et affermir notre modèle républicain, sera non seulement resté lettre morte mais plus encore aura conduit à une aggravation de la situation ? L’année préélectorale dans laquelle nous sommes d’ores et déjà entrés ne suffira pas à effacer cette impression d’un “en même temps“ inversé où Emmanuel Macron aura fait ce que le peuple n’exigeait pas de lui et oublié de répondre à ce que les Français attendaient principalement de son exercice du pouvoir ainsi que de ses politiques publiques. Plus qu’un malentendu : un détournement de la mission qui lui avait été confiée…

Arnaud Benedetti

Ancien rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, Arnaud Benedetti est professeur associé à Sorbonne-Université, essayiste et spécialiste de communication politique. Il intervient régulièrement dans les médias (Le Figaro, Valeurs actuelles, Atlantico, CNews, Radio France) pour analyser les stratégies de pouvoir et les mécanismes de communication. Parmi ses ouvrages figurent Le Coup de com’ permanent (Cerf, 2018), Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir (Cerf, 2021), ainsi qu’Aux portes du pouvoir : RN, l’inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024). Ses travaux portent sur les transformations du discours public et les évolutions de la vie politique française.

https://nouvellerevuepolitique.fr/emmanuel-macron-et-le-malentendu-dun-double-quinquennat/ 

 


 

D) - Le temps d’une décision… Ou d’une indécision

« Cet échec reste pour moi une blessure profonde. Elle a beau se refermer, elle laisse toujours une cicatrice ».
 IREF: https://contrepoints.org/bruno-le-maire-pretend-vouloir-chasser-la-dette-publique-mais-son-bilan-budgetaire-est-desastreux/

Ainsi parle Bruno Le Maire, prolixe écrivain, ex-Ministre quasi-indéboulonnable de l’Économie et des Finances de Jupiter, dans son dernier récit au titre évocateur, Le temps d’une décision[1]. Ainsi, avons-nous rendez-vous avec l’Homme, sa passionnante vie, la Grande Histoire qu’il fait et la Petite Histoire dont il est la malheureuse victime, tout au long de ces trois cents pages de ce récit à vous couper le souffle. Comme toujours, avant d’appréhender la substance de son dernier opus magnum, il est essentiel de rappeler le parcours exceptionnel de ce brillant homme politique, rarement effleuré par le doute cartésien. Une fois levé le voile sur ce destin hors-normes, nous sommes en mesure d’apprécier la densité de ce brillant récit d’expert es-politique intérieure et extérieure qu’il est manifestement, contre vents et marées. Enfin, nous pourrons porter un jugement sur ce brillant exercice de style qui s’apparente à maints égards à un bibelot d’inanité sonore.

Qui est Bruno Le Maire ? Un brillant homme politique bardé de certitudes

Bruno Le Maire, né le 15 avril 1969 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique et écrivain français. Normalien et énarque (sorti au Quai d’Orsay où il ne fait qu’un passage éclair et remarqué), il est directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin entre 2006 et 2007, puis est élu député sous la bannière de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) dans l’Eure à partir de cette dernière année.

Il occupe les fonctions de secrétaire d’État aux Affaires européennes de 2008 à 2009, puis de ministre de l’Agriculture pendant près de trois ans au sein des deuxième et troisième gouvernements de François Fillon. Il est de nouveau élu député en 2012, et brigue sans succès la présidence de l’UMP en 2014 face à Nicolas Sarkozy. Il se présente à la primaire de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle de 2017, et obtient 2,4 % des voix. En 2017, il devient ministre de l’Économie dans le premier gouvernement Philippe, sous la présidence d’Emmanuel Macron. Son portefeuille est élargi aux Finances le mois suivant, dans le second gouvernement Philippe, puis à la Relance dans le gouvernement Castex. En 2022, après la réélection d’Emmanuel Macron, il reste à Bercy avec l’intitulé « ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique », dans le gouvernement Borne ; il est reconduit en 2024 dans le gouvernement Attal. Sa principale réforme durant cette période est la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (dite « loi PACTE »), adoptée en 2019.

Après son départ du gouvernement français en 2024, il commence à enseigner les politiques publiques et la géopolitique à l’université de Lausanne. Alors qu’il a été ministre de l’Économie et des Finances pendant plus de sept ans, un record, il devient le ministre le plus éphémère de la Ve République en devenant ministre des Armées dans le gouvernement Lecornu I durant à peine une journée en octobre 2025[2].

De ce brillant parcours exceptionnel, Bruno Le Maire en tire une analyse de notre monde et de notre France ! Une authentique histoire française qu’il nous relate dans son dernier ouvrage

Qu’écrit Bruno Le Maire ? Un brillant récit d’expert es-politique intérieure et extérieure

Le moins que l’on soit autorisé à dire est que Bruno Le Maire a une excellente plume. Nul ne le conteste. Il dispose également d’indéniables talents de portraitistes des grands de ce monde qu’il fréquente régulièrement au cours de ces dernières années avant qu’il ne quitte, bien malgré lui, les allées du pouvoir et les ors de la République. Nul ne le met en doute. Il nous narre par le menu ses rencontres avec des quidams à Chamonix, à Dax et dans d’autres villes de France et de Navarre. Nul ne met en doute sa sincérité d’élu proche du peuple. Il pose un diagnostic pertinent sur notre société : « La décision est l’essence de la politique. Elle est devenue le talon d’Achille des démocraties ». Nul ne peut critiquer sa capacité de jugement.

Son récit est parfaitement structuré autour de quelques idées simples qu’il expose clairement en introduction de son opus magnum (Qui décide ? Comment ?) qu’il présente à jet continu sur les plateaux de télévision où il semble tout à fait à l’aise.

Au titre du Thème I, il se livre à un panorama exhaustif du monde d’aujourd’hui à travers un exposé détaillé de l’évolution des relations internationales de 2003 à 2025 : « l’aube carnivore » ; le « panthéon noir » ; le « labyrinthe technologique » ; la relation entre pouvoir et de l’argent et les sociétés secrètes que sont Davos, le Bilderberg, le Vatican. Le tableau est ainsi planté. Bruno Le Maire peut alors dérouler son raisonnement dans ses deux thèmes suivants.

Sous le titre du Thème II, après un détour par Ligardes dans le Gers, notre grand homme nous rappelle les trois actes de la grande paix avec les illusions de la Fin de l’histoire chère à Francis Fukuyama après la chute du Mur de Berlin critiquées par Samuel Huntington avec son Choc des civilisations ; la proie facile européenne, la machine technocratique tournant à vide ; l’éclipse et l’impuissance européenne. Le jugement est sans concession tant tout va mal en ce bas monde.

Suivons le fil de sa pensée et de sa plume pour mesurer le fossé existant entre la théorie et la pratique !

Que retenir de ce brillant exercice de style ? Un bibelot d’inanité sonore

S’il est un parfait analyste de la vie politique française et de la scène internationale, Bruno Le Maire est un piètre prévisionniste clairvoyant. S’il excelle dans les descriptions de l’Histoire passée qu’il émaille de très nombreux souvenirs personnels à l’intérêt limité, son sens de la prospective apparait aujourd’hui comme une asymptote de zéro. À plusieurs reprises, notre homme reconnait, aujourd’hui, implicitement ou explicitement, ses erreurs d’appréciation passées.

Sur le plan extérieur, le défenseur de l’Union européenne qu’il fut, émet de vives réserves sur son fonctionnement. Bonne dans la défense, elle est défaillante dans l’attaque. Mais, nous n’avons encore rien vu. Nous découvrons, sidérés, qu’à Bruxelles, ce que lui dit l’un de ses homologues étrangers : « Nous sommes ici pour échanger, pas pour décider ». Nous apprenons, avec stupeur, que « L’Union européenne et la France ont brutalement en partie de leur puissance en ratant la révolution numérique ». Et, le reste est à l’avenant. On en apprend plus sur le fonctionnement de l’Europe en ouvrant ses oreilles et en écarquillant ses yeux qu’en découvrant la prose le mairienne. Ceux qui, hier, osaient émettre la moindre critique sur la machine à normes bruxelloise étaient immédiatement cloués au pilori pour nationalisme, souverainisme et autres quolibets du même acabit. Auraient-ils eu raison trop tôt ? Auraient-ils fait preuve de bon sens, qualité qui fait tant défaut à notre normalien-énarque ? Même chose pour le multilatéralisme, mantra de la diplomatie jupitérienne, à propos duquel notre vedette hors-pair écrit : « … le chuchotement des enceintes multilatérales … les institutions multilatérales, empêtrées dans la lenteur de leur processus de décision et dans la complexité de leur organisation … ». En un mot comme en cent, vénérée hier avec dévotion, la gouvernance mondiale et européenne est aujourd’hui vouée aux gémonies. Dont acte.

Sur le plan intérieur, le réquisitoire de notre technocrate de haut-vol est sans appel sur le fonctionnement de la « monarchie présidentielle », version Jupiter qu’il a servi fidèlement aussi longtemps. Tout y passe dans ce registre tout au long du Thème III. Après un coup de chapeau à la « Grande Nation » dont il est fier, il se livre à une charge brutale contre la manie des gouvernements pléthoriques ; l’omnipotence et le poids de l’administration ; la vénération de la norme ; de la mécanique de la dette ; l’obsolescence du modèle économique français ; le monarque républicain (il propose, lui qui en a été le serviteur fidèle, la fin de la « monarchie présidentielle »[3]) ….

Sa pensée est parfaitement résumée quand il écrit que : « Nous avons en France un art consommé de créer des querelles sur des prétextes (futiles) pour éviter des débats sur nos problèmes (réels) ». Pourquoi n’en a-t-il rien dit et n’a-t-il pas démissionné lorsque le déficit des finances publiques se creusait d’une manière inquiétante ? Il ne le pouvait pas pour ne pas quitter le navire qui sombrait. Et, il ne le regrette pas. Comme aimait à le rappeler, Jean-Pierre Chevènement : « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ». Bruno Le Maire a fermé sa gueule et n’a pas démissionné. Bonjour le courage de cet homme orgueilleux au point de courber l’échine pour un maroquin ministériel, voire Premier ministériel (projet avorté) qui flatte son tout à l’égo.

Sa démonstration constitue un morceau d’anthologie de la pleutrerie de notre technocratie qui ne veut pas dire ce qu’elle voit mais que le monde entier nous envie.

Courage fuyons !

« La politique est une question de mots. Qui trouve les mots gagne la partie et donne la possibilité de décider ». Comment mieux résumer la pensée profonde de notre romancier à succès régulièrement publié chez le prestigieux éditeur, Gallimard que ne le fait Bruno Le Maire, ex-diplomate, ex-conseiller de ministre, de Premier ministre, lui-même ministre à plusieurs reprises et, aujourd’hui, en quête d’un improbable avenir hexagonal ? On l’aura compris. Avec Bruno, c’est du sérieux ! L’homme ne doute de rien. De ses multiples talents d’universitaire (ENS et ENA), d’érudit, d’écrivain, de diplomate, d’éminence grise sous divers Présidents, d’homme politique à l’échine souple, de futur Président de la République, d’homme de conviction, d’homme qui appelle à décider mais qui ne décide pas lorsqu’il le faudrait. Le lecteur l’aura compris. Nous ne lui conseillons pas la lecture de ce roman de guerre dénué d’épaisseur stratégique que nous serions en droit d’attendre de lui. En dernière analyse, le temps d’une décision ressemble à s’y méprendre à celui d’une indécision.

[1] Bruno Le Maire, Le temps d’une décision, Récit, Gallimard, 2026.

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Le_Maire

[3] Marie Pouzadoux, Bruno Le Maire plaide pour la fin de la « monarchie présidentielle », Le Monde, 28 avril 2026, p. 9.

https://lediplomate.media/tribune-le-temps-dune-decision-ou-dune-indecision/

 E) - L’indépendance de la presse ? 175 millions d’euros d’aides de l’État : la grande hypocrisie médiatique 

Une « indépendance » payée par le peuple pour enrichir les milliardaires

Ils se présentent comme les gardiens farouches de la liberté d’expression. Ils dénoncent les « ingérences » et les « pressions du pouvoir ». Ils se drapent dans le noble manteau de l’indépendance journalistique. Pourtant, en 2024, la presse française a encaissé 175,2 millions d’euros d’aides directes de l’État. Argent public, donc argent du contribuable.

Et qui en profite le plus ? Les groupes détenus par une poignée de milliardaires.

L’État français, c’est-à-dire vous et moi, finance grassement les médias contrôlés par les plus grandes fortunes du pays. L’indépendance ? Une vaste blague. La réalité, c’est une dépendance totale aux subventions publiques versées aux empires médiatiques des ultra-riches.

La carte qui dit tout : le « Parti de la Presse et de l’Argent »

La célèbre carte interactive du Monde diplomatique (« Médias français, qui possède quoi ? » – dernière mise à jour décembre 2025) expose sans fard cette réalité explosive.

La quasi-totalité des médias d’information qui « font l’opinion » est entre les mains d’une dizaine de milliardaires et de grands groupes industriels :

Bernard Arnault, Vincent Bolloré, la famille Dassault, Xavier Niel, Patrick Drahi… Le peuple n’a plus voix au chapitre dans les médias qu’il finance pourtant massivement.

Les grands gagnants : des millions pour les empires des milliardaires

Comme l’a révélé Jules Torres dans Le JDNews du 17 mai 2026, les chiffres officiels du ministère de la Culture (publiés en 2025 pour l’année 2024) sont édifiants :
  • Le Parisien / Aujourd’hui en France (Bernard Arnault, première fortune mondiale via LVMH) : 12,2 millions d’euros.
  • Le Figaro (famille Dassault) : 9,9 millions d’euros.
  • Le Monde et ses satellites (contrôlé par Xavier Niel et associés) : 7,8 millions d’euros.
  • Libération (Patrick Drahi) : 6,6 millions d’euros.
  • Ouest-France et d’autres grands groupes : plusieurs millions chacun. 

Au total, 527 titres ont touché ces aides, mais ce sont les grands groupes des milliardaires qui raflent la mise. Comme le soulignent régulièrement Acrimed, Oxfam et d’autres observateurs, plus de la moitié des aides profite à six ou sept grands groupes détenus par ces mêmes ultra-riches. Le contribuable modeste paie pour que les milliardaires puissent continuer à façonner l’opinion publique.

Une dépendance qui tue toute vraie liberté

Comment parler d’indépendance quand l’essentiel des revenus de nombreux titres vient directement de Bercy ?

Ces aides (pluralisme, diffusion, modernisation) sont censées préserver la diversité. En réalité, elles créent une chaîne de dépendance : les médias critiquent mollement le pouvoir… tant que les chèques continuent d’arriver. Pendant ce temps, les Français voient leurs impôts servir à subventionner des journaux qui souvent les méprisent, les traitent de « populistes » ou ignorent volontairement leurs préoccupations (immigration, pouvoir d’achat, insécurité). C’est le même schéma que pour les ZFE, les mariages sous OQTF ou le remplacement de population : on impose une narrative, et on finance ceux qui la relaient.

Le peuple finance ses propres chaînes

Le scandale est total. L’État prend l’argent des contribuables – artisans, ouvriers, familles modestes – pour le reverser aux empires médiatiques de milliardaires qui, par ailleurs, ne payent pas toujours leur juste part d’impôts ou délocalisent leurs profits. La carte du Monde diplomatique le montre noir sur blanc :

la presse n’est plus un contre-pouvoir, elle est devenue un outil de pouvoir entre les mains d’une oligarchie. Et c’est le peuple qui règle l’addition.

Le moment de vérité

175 millions d’euros par an. Voilà le vrai prix de cette prétendue indépendance. Le jour où ces aides seront supprimées ou strictement réservées à des médias réellement indépendants du pouvoir de l’argent, on verra enfin qui tient debout par ses seules ventes… et qui s’effondre comme un château de cartes. 

Le peuple n’est plus dupe. Il voit la connivence, il voit les biais, il voit les silences complices. Et il en a assez de financer une presse qui le regarde de haut tout en vivant à ses crochets. La vraie indépendance ne naîtra pas des subventions de l’État aux milliardaires. Elle naîtra quand les médias devront enfin choisir : servir le peuple… ou continuer à servir ceux qui les achètent. Le contribuable attend ce jour avec impatience.

https://multipol360.com/lindependance-de-la-presse-175-millions-deuros-daides-de-letat-la-grande-hypocrisie-mediatique/

 

 

mars 03, 2026

Que s'est-il passé en France ? Mars 2026

Sommaire:

A) - Euthanasie : l’Assemblée nationale adopte un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives 

B) - Remaniement ministériel sous Sébastien Lecornu : entre renvois d’ascenseur et fin de règne

C) - La trahison nucléaire de Macron : un scandale qui menace la souveraineté française

D) - L’heure de la désobéissance a sonné : le cri d’au bon tweet pour un réveil français

E) - L’école au bord de la rupture, Coffinier et Le Floch-Imad tirent la sonnette d’alarme

 


 

A) - Euthanasie : l’Assemblée nationale adopte un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives 

Mercredi soir, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi instaurant l’euthanasie et le suicide assisté en France. Avec 299 voix pour et 226 voix contre (sur 525 suffrages exprimés), le texte a franchi une nouvelle étape décisive. Un résultat en apparence similaire à la première lecture de mai 2025 (305 pour, 199 contre), mais qui révèle une évolution significative :

le camp des opposants s’est renforcé de 27 voix, signe d’une prise de conscience grandissante face aux risques de ce projet de loi.

Ce vote intervient alors que de nombreuses voix, y compris au sein de la majorité, alertent sur les dérives potentielles d’un texte jugé comme le plus permissif au monde. Contrairement aux pays qui ont légalisé l’aide à mourir par étapes (Pays-Bas, Belgique, Canada), la France instaure dès le départ un droit large, inscrit dans le Code de la santé publique, avec des critères relativement flous laissés à l’interprétation médicale.


 

Une procédure légère et des garde-fous systématiquement rejetés

Comme l’a souligné Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la Vie : « C’est un signe très positif parce que cela montre effectivement une prise de conscience sur la gravité du texte. Il n’y a pas du tout d’unanimité autour de cette loi, c’est un sujet qui divise beaucoup les Français. » 

Elle a également pointé du doigt le refus massif, par les promoteurs du texte, de centaines d’amendements visant à protéger les plus vulnérables : « À chaque fois ces amendements étaient rejetés, ce qui montre une véritable idéologie derrière : la liberté à tout prix. »

La députée UDR de l’Isère, Hanane Mansouri, dont le groupe a été le seul à voter intégralement contre, a été particulièrement incisive : « En réalité, vous installez une pression sociale permanente sur les malades, les personnes âgées, les handicapés. Au départ, vous nous expliquiez que ce texte serait strict, rare, encadré… puis en séance, vous avez élargi le dispositif. L’euthanasie devait être l’exception si la personne ne pouvait pas s’administrer la substance elle-même. Ensuite, cela a été à la carte : suicide assisté ou euthanasie. Vous avez fait sauter la digue. »

Mort au banc des soins et risque d’auto-effacement des plus faibles

Le député communiste de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, a exprimé une opposition rare à gauche : « Je ne voudrais pas que cette loi soit un signe adressé au plus vulnérable d’entre nous et notamment à nos aînés pour une espèce d’auto-effacement. Je connais trop, pour avoir visité les soins palliatifs à Saint-Denis, des gens à qui toute leur vie on a dit qu’ils étaient de trop. Imaginez quand ils sont vulnérables, âgés, en soins, qu’ils ont le sentiment intériorisé qu’ils sont un poids pour cette société et que c’est de leur responsabilité de s’effacer. »

Divisions politiques inédites

Le bloc centriste (Horizons et Démocrates) s’est retrouvé coupé presque en deux, avec autant de votes pour que contre. Au Rassemblement National, malgré l’opposition au texte de Marine Le Pen, 17 députés ont voté pour, dont Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. Ce dernier a regretté que certaines interrogations n’aient pas été levées mais a dit espérer un texte « plus équilibré » en nouvelle lecture.

Le rapporteur Olivier Falorni, membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), a défendu un « équilibre » que beaucoup contestent. Le député UDR de l’Ardèche, Vincent Trébucher, a rappelé que l’ADMD elle-même présente ce texte comme « un premier pas » : son président actuel a déjà annoncé vouloir élargir rapidement la loi aux mineurs et aux personnes protégées juridiquement.

 


 

Vulnérabilités particulières et inquiétudes médicales

La Fondation Jérôme Lejeune a immédiatement réagi, exprimant de vives inquiétudes pour les personnes en situation de handicap intellectuel, particulièrement exposées aux abus et aux discriminations. Olivier Falorni estime pourtant qu’elles restent éligibles dès lors qu’elles expriment un « consentement libre et éclairé ».

De nombreux soignants redoutent le nouveau délit d’entrave (2 ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende) qui pourrait frapper ceux qui tenteraient simplement d’informer ou de dissuader. Le Conseil national de l’Ordre des médecins a critiqué une clause de conscience « qui manque de clarté » et n’offre pas de garanties suffisantes. Les pharmaciens, eux, n’auront aucune clause de conscience : ils seront obligés de délivrer le produit létal. Les établissements de soins non plus.

Prochaine étape au Sénat

Le texte arrive au Sénat à partir du 1er avril. Les débats s’annoncent vifs, d’autant que les questions éthiques, médicales et sociétales dépassent largement les clivages politiques traditionnels.

Ce vote de l’Assemblée nationale n’est pas une simple avancée législative. Il marque, pour ses opposants, l’entrée de la mort dans le champ des soins, la fin de l’interdit de tuer et l’installation d’une pression insidieuse sur tous ceux que la société pourrait un jour considérer comme « de trop ». Les dérives redoutées ne sont plus une hypothèse : elles sont déjà inscrites dans la logique même du texte et dans les déclarations de ses promoteurs les plus actifs.

L’avenir dira si le Sénat saura poser les véritables garde-fous que l’Assemblée Nationale a refusés. La France s’apprête à franchir une ligne rouge. Nombreux sont ceux qui estiment qu’elle ne pourra plus jamais revenir en arrière.

https://multipol360.com/euthanasie-lassemblee-nationale-adopte-un-texte-qui-ouvre-la-voie-a-de-nombreuses-derives/

 


B) - Remaniement ministériel sous Sébastien Lecornu : entre renvois d’ascenseur et fin de règne 

Le 26 février 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a orchestré un remaniement gouvernemental, le troisième depuis son arrivée à Matignon il y a moins de six mois.

Ce « bricolage » porte le nombre de membres de l’exécutif à 36, masquant difficilement les fissures d’un pouvoir en quête de stabilité.

Dans un contexte de fin de règne pour Emmanuel Macron, ce remaniement semble récompenser les fidèles tout en gérant les ambitions personnelles, sans ambitionner de grands chantiers avant les échéances électorales à venir.

Les départs notables : ambitions et défections

Parmi les sorties marquantes, Rachida Dati abandonne le ministère de la Culture pour se consacrer pleinement à sa campagne pour la mairie de Paris. Un choix opportuniste qui la libère d’un portefeuille où elle a été éclaboussée par des controverses, comme le vol au Louvre. Charlotte Parmentier-Lecocq quitte quant à elle son poste de ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, préférant retrouver son siège de députée à l’Assemblée nationale. Ces départs s’ajoutent à celui récent d’Amélie de Montchalin, nommée à la Cour des comptes et remplacée par David Amiel aux Comptes publics. Cette instabilité chronique illustre un gouvernement plus occupé à gérer les défections que les affaires de l’État.

Les arrivées : recyclage de proches et équilibres politiques

Côté entrées, Catherine Pégard, 71 ans, prend les rênes de la Culture. Ancienne conseillère culturelle à l’Élysée sous Emmanuel Macron et présidente du château de Versailles, cette fidèle, également proche de Nicolas Sarkozy, est récompensée pour sa loyauté. Elle devra naviguer dans un secteur dominé par la gauche, en gardienne du statu quo culturel.

Sabrina Agresti-Roubache effectue un retour surprise comme ministre déléguée à l’Enseignement, à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage, rattachée aux ministères du Travail et de l’Éducation. Éclaboussée par des accusations de sous-déclaration de revenus auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), elle avait été battue aux législatives de 2024.

Maud Bregeon, déjà porte-parole du gouvernement, élargit son portefeuille en devenant également ministre déléguée à l’Énergie, tout en conservant son rôle initial. Ce cumul audacieux pose question sur sa capacité à gérer efficacement ces responsabilités.

Deux députés font leur entrée : Camille Galliard-Minier, 50 ans, élue Renaissance de l’Isère et ancienne suppléante d’Olivier Véran, succède à Parmentier-Lecocq à l’Autonomie et aux Personnes handicapées. Jean-Didier Berger, député LR des Hauts-de-Seine et ancien maire de Clamart, rejoint l’Intérieur auprès de Laurent Nuñez. Poussé par Laurent Wauquiez pour maintenir l’équilibre avec la droite, il s’est distingué par des propositions sécuritaires controversées, comme l’extension de la vidéosurveillance ou l’interdiction de signes religieux pour les mineurs dans les associations subventionnées.

Un poste reste vacant à la Fonction publique jusqu’à la rentrée parlementaire du 23 mars.

Une fin de règne en mode survie

Ce remaniement, qualifié d’ « ajustement » par l’exécutif, illustre un pouvoir en fin de cycle. Entre recyclage de proches macronistes et ajustements cosmétiques pour préserver les équilibres politiques, il récompense les loyaux – un véritable renvoi d’ascenseur – sans annoncer de réformes d’ampleur.

Dans un contexte d’instabilité chronique, avec des élections municipales en vue, ce gouvernement Lecornu III semble plus tourné vers la gestion des egos que vers l’action publique.

Une illustration parfaite d’une fin de règne pénible, où la stabilité reste un mirage.

https://multipol360.com/remaniement-ministeriel-sous-sebastien-lecornu-entre-renvois-dascenseur-et-fin-de-regne/ 

 


 

C) - La trahison nucléaire de Macron : un scandale qui menace la souveraineté française  

Une annonce explosive en pleine crise géopolitique

En ce début mars 2026, la France se trouve au cœur d’un tourbillon géopolitique qui met en lumière les dérives d’un président en fin de mandat. Emmanuel Macron, depuis la base nucléaire de l’Île Longue en Bretagne, a annoncé une refonte majeure de la doctrine nucléaire française.

Sous le prétexte d’une « dissuasion avancée » pour l’Europe, il ouvre la porte à une coopération inédite avec plusieurs pays du continent, incluant des exercices conjoints, des visites d’installations sensibles et même le développement de missiles hypersoniques.

Cette décision, qualifiée de « traîtrise d’un fou » par beaucoup suscite des milliers de réactions, n’est rien de moins qu’un abandon de la souveraineté nationale. Dans ce message viral, il est souligné comment cette « doctrine nucléaire avancée » permet désormais à des nations comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark de participer activement à des manœuvres qui touchent au cœur de notre arsenal stratégique. Mais au-delà des mots, cette initiative provoque un scandale démocratique profond, une haute trahison évidente, et ravive des fantômes historiques que l’on croyait enterrés.


 

Le scandale démocratique : un président sans légitimité et des décisions délétères

Pour comprendre l’ampleur du désastre, revenons sur le contexte. Macron, élu en 2017 sur des promesses de renouveau européen, arrive aujourd’hui à un point où sa légitimité est plus que contestée. Avec une popularité en berne, des crises sociales récurrentes – des Gilets Jaunes aux manifestations contre la réforme des retraites – et une économie française en récession, il n’a plus le mandat moral pour engager le pays dans des choix aussi irréversibles. Pourtant, il persiste à prendre des décisions délétères pour les intérêts des Français, qu’il est censé protéger en tant que chef des armées.

Cette ouverture nucléaire n’est pas une simple collaboration technique ; elle rapproche l’arme atomique française de pays ouvertement russophobes, comme la Pologne ou les Pays-Bas, qui voient en la Russie un ennemi existentiel.

C’est comme donner un bidon d’essence et des allumettes à des enfants : ces nations, animées par une hostilité viscérale envers Moscou, pourraient un jour pousser à une escalade incontrôlable, entraînant la France dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Imaginez : des exercices conjoints où des pilotes polonais ou suédois s’entraînent sur des Rafale armés de missiles nucléaires. Cela n’est pas seulement imprudent ; c’est une recette pour le chaos. Les Français, qui paient déjà le prix d’une aide massive à Kiev – des milliards d’euros détournés de la santé ou de l’éducation – se voient maintenant exposés à des risques accrus, sans consultation populaire ni débat parlementaire approfondi. Où est la démocratie dans tout cela ? Macron agit comme un monarque absolu, ignorant que 85 % des citoyens rejettent ce genre de concessions, selon des sondages récents. Ce scandale démocratique n’est pas anodin ; il érode les fondements de la République, transformant l’Élysée en une tour d’ivoire déconnectée des réalités nationales.

La haute trahison : le partage de secrets qui fragilise la défense nationale

Pire encore, cette décision frise la haute trahison. En ouvrant les portes de nos installations nucléaires à des « alliés » européens, Macron rend obsolète tout secret défense pour des décennies. Pensez-y : partager des renseignements sur la dissuasion nucléaire signifie expliquer en détail comment fonctionne notre arsenal, quels sont nos atouts – comme les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) capables de frapper n’importe où sur la planète – et nos faiblesses potentielles, telles que les vulnérabilités aux cyberattaques ou les limites de notre stock d’ogives (actuellement autour de 300). C’est prêter le flanc à l’enfoncement d’une future dague par un pays traître. Historiquement, les alliances se brisent, et les amis d’aujourd’hui deviennent les ennemis de demain. L’Allemagne, par exemple, est au centre de cette coopération.

Le chancelier Friedrich Merz a annoncé la création d’un groupe de pilotage nucléaire avec Macron, permettant une participation allemande conventionnelle aux exercices français dès cette année. 

Comme l’a relayé un compte d’analyse indépendant sur X, cette initiative renforce une coopération bilatérale en défense, mais à quel prix ? Berlin, avec sa population de 84 millions d’habitants contre 68 millions pour la France, et un PIB bien supérieur (4.429 milliards d’euros contre 2.957 milliards en 2023), domine déjà économiquement l’Europe. En lui offrant un accès à notre parapluie nucléaire, Macron dilue la crédibilité de notre dissuasion, exposant la France à des risques disproportionnés. Et si un jour, sous pression américaine ou pour ses propres intérêts, l’Allemagne utilisait ces informations contre nous ? Cette trahison n’est pas théorique ; elle s’inscrit dans une série de gestes où Macron cède des leviers stratégiques sous prétexte d’unité européenne, brisant la prudence gaullienne qui avait fait de la force de frappe un pilier de l’indépendance nationale.

Le réarmement allemand : une menace pour la paix mondiale avec la complicité de macron

Cette haute trahison est d’autant plus flagrante quand on examine le réarmement massif de l’Allemagne, que Macron facilite activement. Berlin a modifié sa Constitution en mars 2025 pour assouplir les règles d’endettement, libérant un « bazooka » budgétaire de 1.000 à 1.500 milliards d’euros sur dix ans. Cela finance une modernisation accélérée de la Bundeswehr : recrutement massif, partenariats avec Lockheed Martin pour des avions de chasse, objectif de 3,5 % du PIB en dépenses militaires d’ici 2029, et même des discussions sur un service militaire obligatoire. Une usine Rheinmetall produit déjà 350.000 obus par an, symbolisant une résurrection d’ambitions impériales. Ce réarmement, justifié par la supposée menace russe et l’incertitude américaine sous Trump, réveille les fantômes de la guerre.

Rappelons les faits historiques : en 1870, la guerre franco-prussienne a amputé la France de l’Alsace-Lorraine ; en 1914, la Première Guerre mondiale a causé des millions de morts ; en 1939, la Seconde Guerre mondiale et l’occupation nazie ont plongé l’Europe dans l’horreur. Chaque fois qu’une Allemagne unifiée s’est militarisée, cela s’est terminé par une agression.

Aujourd’hui, avec Macron minimisant ces conflits comme de simples « guerres civiles européennes » pour justifier l’alliance, on assiste à une répétition dangereuse. La complicité française – via des dialogues stratégiques sur la dissuasion, des investissements dans une base nucléaire aérienne à la frontière allemande, et une dette commune européenne de 800 milliards d’euros pour la défense – place Paris en position de vassal. Cela prolonge le conflit en Ukraine, avec des armes allemandes et françaises alimentant une escalade qui pourrait mener à une troisième guerre mondiale.

Macron, en partageant notre arme atomique, non seulement affaiblit la souveraineté française mais menace la paix mondiale, ignorant les rejets populaires aux armes nucléaires et transformant l’UE en une machine de guerre atlantiste.

 


 

La mise en scène grotesque : un gaspillage financier pour une image de puissance

Au milieu de ce chaos stratégique, la mise en scène orchestrée par l’Élysée ajoute une couche de ridicule et de gaspillage. Pour son discours à l’Île Longue, Macron a été escorté par quatre avions Rafale, avec un cinquième appareil filmant le tout pour une vidéo diffusée en direct. Des images montrent l’avion présidentiel, un Falcon, flanqué de ces chasseurs supersoniques, survolant la Bretagne dans une démonstration de force hollywoodienne. Mais quel en est le coût pour les contribuables ? Selon des estimations relayées par des médias, une telle escorte présidentielle avoisine les 80.000 euros l’heure, couvrant le carburant, la maintenance des Rafale (chacun coûtant des milliers d’euros par heure de vol), les salaires des pilotes et l’opération logistique. Pour une séquence d’une heure ou deux, cela représente facilement plusieurs centaines de milliers d’euros – une somme grotesque alors que la France fait face à une dette abyssale et à des coupes budgétaires dans les services publics. Cette opération de communication, censée projeter une image de puissance, n’est qu’une farce coûteuse, masquant l’absence de substance.

Pendant que Macron joue au chef de guerre dans les airs, les Français luttent avec l’inflation et le chômage.

C’est le portrait craché d’un président hors-sol, qui vend l’avenir de la France pour un show hollywoodien futile, sacrifiant la substance au spectacle vain.
 
(L’heure de vol 20000 euros pour chaque rafale ! Une mise en scène grotesque de @EmmanuelMacron pour se rendre sur l’île Longue avec 4 rafales ! Le psychopathe de l’Elysée n’en fini plus de faire mmuse avec notre pognon !)
 
 Une capitulation qui dilue l’autonomie européenne

Enfin, cette affaire met en lumière une dilution progressive de l’autonomie européenne au profit d’intérêts atlantistes. Le groupe de pilotage nucléaire franco-allemand, comme annoncé par Merz, intègre des étapes concrètes dès 2026, avec une participation allemande aux exercices. Mais cela ne renforce pas l’Europe ; cela l’affaiblit, en exposant la France à des vulnérabilités. Les réactions sur les réseaux sociaux, des accusations de « honte » à des appels à la destitution, reflètent un ras-le-bol général.

Macron, en brisant la doctrine gaullienne d’une dissuasion indépendante, risque de léguer un pays vulnérable, endetté et divisé.

Il est temps de réfléchir : cette « dernière trahison » avant 2027 n’est-elle pas le symptôme d’un système qui priorise l’Europe sur la France ? Les Français méritent mieux qu’un président qui vend leur sécurité pour un poste à Bruxelles. Cette ouverture nucléaire n’est pas un acte de leadership ; c’est une capitulation dangereuse qui pourrait nous coûter cher…!

https://multipol360.com/la-trahison-nucleaire-de-macron-un-scandale-qui-menace-la-souverainete-francaise/ 


 

D) - L’heure de la désobéissance a sonné : le cri d’au bon tweet pour un réveil français  

Le 23 février 2026, devant une salle comble, un homme que tout le monde connaît sans vraiment l’avoir vu sur scène monte pour la première fois sur les planches. Stressé, caféiné à outrance, pastilles anti-stress en poche (avec effet laxatif en prime), « Au Bon Touite Français » avoue : « Je n’ai aucune idée de ce que je fous là. » Pourtant, en quelques minutes, cet ancien « pubard » devenu la voix la plus tranchante et la plus drôle des réseaux livre un discours qui restera dans les mémoires : un appel lucide, drôle et urgent à la désobéissance.

De la guerre en Syrie à la scène : un parcours d’éveil

Tout commence en 2013. Alors que les médias mainstream nous servent un récit lisse sur la Syrie, lui, qui connaît un peu le terrain, décide de dire ce qu’il voit. Insulté sur Facebook, il crée « AuBonTouiteFrançais » pour pouvoir insulter tout le monde sans perdre ses amis… qu’il finit par perdre quand même. Invité ensuite par Clémence Houdiakova pour des chroniques sur Tocsin, puis par Marc pour cet événement, il se retrouve là, tétanisé, mais déterminé.

L’expérience de Milgram : les hommes ne sont pas des monstres, ils sont isolés

Il choisit de parler de l’expérience de Milgram (1963). 80 % des participants acceptent d’envoyer des décharges potentiellement mortelles sur simple ordre d’une autorité en blouse blanche. Chiffre terrifiant… mais il y a une deuxième partie que l’on ne raconte jamais : sur ces 80 %, 60 % changent d’avis dès qu’ils voient quelqu’un d’autre douter ou refuser (voir ici).

Conclusion d’ Au Bon Touite Français :

« L’homme n’est pas cruel. Il souffre d’isolement moral. Dès qu’il voit qu’il n’est pas seul à douter, il ouvre sa gueule. L’obéissance massive n’est pas une fatalité. Elle est fragile, réversible… et contagieuse. Tout comme la désobéissance. »

Seul un humain peut être « le premier des obéissants » ou « le premier des désobéissants ». Seul un humain peut créer la rupture symbolique et assumer d’être seul un instant. L’IA, elle, obéira toujours : elle n’a ni peur, ni courage, ni libre arbitre.

Les médias : la nouvelle expérience de Milgram grandeur nature

Le discours bascule alors sur ce que nous vivons tous les jours. Zappez sur n’importe quelle chaîne : même discours, même vérité unique, même mantra. C’est l’Opération Mockingbird de la CIA (1948) version moderne :

enfermer les esprits dans une pensée unique, renforcée par l’école et les réseaux sociaux.

Il montre le fameux montage américain où des dizaines de présentateurs répètent en boucle « This is extremely dangerous to our democracy ». La salle rit jaune. En France, 100 % du mainstream est détenu par l’État ou par ses amis milliardaires (voir ici). Petites différences de ton, mais sur l’essentiel – Europe, euro, OTAN, Ukraine, vaccins, climat – tout le monde est d’accord.

Et pourtant… le réel commence à craquer. Les gens voient que la « crise » qui dure depuis 50 ans n’est pas une crise, mais un système. Ils voient que le « Mozart de la finance » n’est au mieux qu’un tocard, au pire un traître. Ils voient les scandales de France Télévision, les sanctions contre ceux qui osent parler, la volonté de « labelliser » les médias.

Le réveil est en marche : les Français sont concernés

Comme le soulignent de nombreux observateurs lucides, les Français, s’ils sont encore concernés par leur avenir, doivent se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. La manipulation des esprits, l’obéissance aveugle aux injonctions (confinements, vaccins, narratif ukrainien), la perte de souveraineté au profit d’élites globalistes, le mépris des élites pour le peuple (éleveurs traités comme des criminels, guerre qu’on nous impose), tout cela mène droit au mur : risque de guerre mondiale, de guerre civile, ou des deux.

Mais la bonne nouvelle, c’est que la brèche est ouverte. Aux États-Unis, Tucker Carlson (voir ici et ici), Joe Rogan ou Candace Owens font plus d’audience que CNN et MSNBC réunis. En France, Toxik, GPTV, Nexus, Courtoisie, TVL et des centaines d’autres petites fourmis libres, agiles, impertinentes, font des centaines de milliers de vues.

Le système est gros, fatigué et corrompu. Le réel, lui, nous donne systématiquement raison.

Pourquoi des millions de personnes obéissent-elles à des règles absurdes sans jamais les questionner ? AubonTouite démonte les mécanismes de l’obéissance de masse, du conditionnement médiatique à la pression sociale, et montre pourquoi il suffit parfois d’une seule voix pour fissurer le système.

 

Le moment de la désobéissance

« L’heure de la désobéissance a sonné », lance Au Bon Touite Français

  • Soyez le premier de votre entourage à dire non.
  • Minimisez au maximum vos rapports avec l’État.
  • Débrouillez-vous entre nous.
  • Installez votre crèche de Noël en l’appelant « exposition sur les tensions hospitalières au Moyen-Orient au Ier siècle » (dans le c.. les juges gauchistes).
  • Répondez aux tweets des politiques quand vous êtes shadow-ban.
  • Soyez la voix dissidente qui libère les autres.

Et pour finir, comme il se doit : aux élites qui nous dirigent en ne pensant qu’à leur gueule et à leur train de vie… « Allez vous faire fou… »

La salle explose. Merci Au Bon Tweet. Le message est passé. Maintenant, à nous de jouer !

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E) - L’école au bord de la rupture, Coffinier et Le Floch-Imad tirent la sonnette d’alarme

Dans ce nouveau numéro de La dispute pour La Nouvelle Revue Politique, Mehdy Raïche ouvre un débat frontal sur l’état de l’école française, entre constat d’effondrement et choix à venir. Sur le plateau, Anne Coffinier, experte des politiques éducatives et autrice, et Joachim Le Floch-Imad, enseignant et essayiste, confrontent leurs diagnostics sur une institution qu’ils jugent à bout de souffle, minée par la baisse du niveau, l’érosion de l’autorité, la bureaucratie, et l’incapacité politique à assumer des réformes de long terme.


 

Au fil de l’échange, ils reviennent sur les causes profondes de la crise, du collège unique à l’égalitarisme scolaire, en passant par le “pédagogisme” et la transformation de l’école en prestataire de services. Le débat explore aussi les pistes de sortie, entre reprise en main politique, remise à plat de la technostructure, revalorisation des enseignants, et question explosive de la diversification des modèles scolaires, sur fond de révolution numérique et d’intelligence artificielle qui bouleverse déjà les méthodes et les finalités de l’apprentissage.

https://nouvellerevuepolitique.fr/lecole-au-bord-de-la-rupture-coffinier-et-le-floch-imad-tirent-la-sonnette-dalarme/

 

 

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