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février 18, 2026

Informations internationales - Mi-février 2026 !

Sommaire:

A) - Dernière trahison de Macron avant 2027 : le partage de la bombe française avec l’Allemagne

B) -  Hichem Haboud - Laurent Nunez à Alger : une visite sous haute tension diplomatique

C) - François-Xavier Roucaut - Trump, le fossoyeur de Fukuyama

D) - Marco Rubio à Munich : « L’Amérique va restaurer l’empire occidental… avec ou sans vous »

E) - Accord nucléaire civil entre les États-Unis et la Hongrie

F) - Ce qu’attend vraiment l’Afrique : Benoît Chervalier bouscule les idées reçues

 

 


 

A) - Dernière trahison de Macron avant 2027 : le partage de la bombe française avec l’Allemagne

Alors qu’il s’apprête à quitter l’Élysée en 2027 après dix années de pouvoir, Emmanuel Macron multiplie les gestes irréversibles.

Les unes se suivent et se ressemblent : après la soumission à l’OTAN, l’ouverture des frontières, la casse de l’industrie et l’endettement record, voici la dernière ligne rouge franchie.

L’annonce choc à Munich

Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, vendredi 13 février 2026, le président de la République a officiellement annoncé l’ouverture de discussions pour partager la dissuasion nucléaire française avec l’Allemagne et d’autres partenaires européens.

C’était attendu depuis des mois. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait déjà « vendu la mèche » dans son discours juste avant celui de Macron. Tout un symbole. S’exprimant en anglais devant le gratin de la défense occidentale, Emmanuel Macron a déclaré :

« Depuis le tout début, la dissuasion nucléaire française a toujours eu une inspiration européenne. Le général de Gaulle, dans les années 60, parlait déjà des intérêts vitaux de la France, mais ces intérêts vitaux comprenaient aussi une dimension européenne. Tous mes prédécesseurs ont répété cette approche. Nous devons réarticuler la dissuasion nucléaire dans cette perspective. C’est pourquoi, d’ici quelques semaines, nous allons commencer un dialogue stratégique avec le chancelier Merz, mais aussi avec d’autres dirigeants européens, pour voir comment articuler notre doctrine nationale avec les intérêts de sécurité d’autres pays. Pour la première fois, cela se fera avec l’Allemagne. »

Macron a insisté : ce dialogue est « important en lui-même » et permettra « une approche holistique de la défense européenne ». Il a même confié y penser « depuis 2019 ». Traduction : la France, seule puissance nucléaire de l’Union européenne continentale, s’apprête à mettre son arme ultime sur la table de négociations avec Berlin.

 


 

Le réarmement massif de l’Allemagne : un danger historique

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement inquiétant : le réarmement accéléré de l’Allemagne. Berlin a modifié sa Constitution en 2025 pour contourner les règles de dette et débloquer des investissements militaires colossaux estimés entre 1.000 et 1.500 milliards d’euros sur dix ans. L’objectif affiché : porter les dépenses de défense à 3,5 % du PIB d’ici 2029, un niveau jamais vu depuis la Guerre froide.

Rheinmetall, géant de l’armement, a inauguré en un temps record une usine capable de produire jusqu’à 350.000 obus de 155 mm par an dès 2027. Les commandes pour l’armée allemande atteignent déjà 8,5 milliards d’euros. On parle même de rétablir le service militaire obligatoire et d’obliger les entreprises civiles à se reconvertir dans la production de défense.

L’histoire allemande montre que chaque grande phase de militarisation s’est terminée par une agression : 1870 contre la France, 1914, 1939. Avec 83,5 millions d’habitants contre 68,5 pour la France et une supériorité économique et industrielle écrasante, l’Allemagne pourrait rapidement redevenir la première puissance militaire du continent.

Partager la dissuasion nucléaire française dans ce cadre, c’est offrir à Berlin une influence directe sur l’arme la plus stratégique de l’Europe au moment précis où elle reconstitue une capacité de projection de puissance inédite depuis 1945.

Macron, facilitateur d’une Europe allemande ?

Macron, loin de s’en inquiéter, joue les facilitateurs. Il minimise les guerres mondiales en les qualifiant de « guerres civiles européennes », réécrit l’histoire pour justifier l’alliance, pousse pour une dette commune européenne de 800 milliards d’euros destinée à l’armement, et organise des dialogues stratégiques franco-allemands au plus haut niveau.

Pour beaucoup de Français, cette annonce est vécue comme une trahison ultime.

La dissuasion nucléaire, avec l’espace maritime et le siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, constitue l’un des derniers atouts réels de la France dans un monde en déclin brutal pour elle.

La brader à un voisin historiquement expansionniste, au moment où Macron prépare sa reconversion européenne post-2027 et jouit d’une cote de popularité absolument incompatible avec ce type de dédision (plus de 85 % de français le rejettent), ressemble à un marchandage personnel : céder les joyaux de la couronne en échange d’un strapontin confortable à Bruxelles.

Les souverainistes se mobilisent face à l’urgence

Pendant ce temps, les souverainistes se rassemblent. Samedi et dimanche derniers, autour de Philippe Murer puis de Florian Philippot, les appels à l’union pour 2027 se multipliaient :

« La situation est trop grave pour les chapelles. Il y a deux destins pour la France : dépérir dans l’Union européenne ou se libérer pour redevenir grande, prospère et indépendante. »

Dans quelques semaines, Emmanuel Macron prononcera un discours de fond sur la doctrine nucléaire. Tout porte à croire qu’il y officialisera ce que Munich a déjà révélé : la France de 2026 n’est plus maîtresse de son destin nucléaire. Elle le partage avec l’Allemagne.

Les Français, appauvris et affaiblis, paieront la note. Une trahison de plus. La dernière, peut-être, avant le départ. Mais dont les conséquences, elles, risquent de durer bien au-delà de 2027.

https://multipol360.com/derniere-trahison-de-macron-avant-2027-le-partage-de-la-bombe-francaise-avec-lallemagne/

 


B) -  Hichem Haboud - Laurent Nunez à Alger : une visite sous haute tension diplomatique

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, s’est rendu à Alger les 16 et 17 février pour tenter de relancer une coopération sécuritaire grippée depuis de longs mois entre Paris et Alger. Officiellement consacré à la lutte contre le terrorisme, son déplacement dépasse largement le simple cadre technique : il s’inscrit dans une relation bilatérale fragile, marquée par des crispations politiques récurrentes, des rappels d’ambassadeurs et une méfiance mutuelle devenue presque structurelle.

Fait notable, la visite intervient sans préalables publics ni gestes d’apaisement préparatoires. Un choix qui intrigue les observateurs : Paris parie manifestement sur le dialogue direct, tandis qu’Alger conserve une posture oscillant entre coopération pragmatique et confrontation mémorielle.

Le ministre était accompagné des responsables des principaux services de sécurité français – police nationale, gendarmerie et renseignement intérieur –, signe du caractère hautement opérationnel de la mission. Le programme prévoyait des entretiens avec son homologue Saïd Sayoud ainsi qu’une audience avec le président Abdelmadjid Tebboune.

Migration, terrorisme, narcotrafic : le triptyque sécuritaire

Les discussions ont porté sur trois dossiers majeurs qui structurent traditionnellement la coopération entre les deux pays :
la lutte antiterroriste et le partage de renseignement dans l’espace sahélo-maghrébin
l’immigration irrégulière et la question sensible des laissez-passer consulaires
les réseaux de trafic de drogue reliant les deux rives de la Méditerranée

Ces sujets constituent historiquement le socle le plus solide de la relation franco-algérienne. Même dans les périodes de crise diplomatique, la coopération sécuritaire n’a jamais totalement disparu. Elle fonctionne comme une nécessité mutuelle : la France dépend d’informations régionales cruciales, tandis que l’Algérie bénéficie d’un accès technologique et opérationnel européen.

Cette visite représente la plus importante séquence sécuritaire depuis celle du chef de la diplomatie française en 2025, mais intervient dans un climat politique autrement plus sensible.

Le poids du contentieux mémoriel

Au-delà des enjeux techniques, la dimension politique domine. La relation franco-algérienne traverse une nouvelle phase de tension alimentée par la question mémorielle. Le président Tebboune a récemment remis au premier plan la demande d’excuses officielles de la France pour la période coloniale, transformant un débat historique en levier diplomatique permanent.

Cette centralité de la mémoire complique toute avancée pragmatique : chaque tentative de coopération est susceptible d’être rattrapée par la symbolique historique. Paris cherche à isoler les dossiers sécuritaires du conflit mémoriel ; Alger tend au contraire à les imbriquer.

Dans ce contexte, la visite de Laurent Nunez apparaît comme un exercice d’équilibrisme. Elle vise à maintenir un minimum de coopération opérationnelle tout en évitant de nourrir une polémique politique.

Entre pragmatisme sécuritaire et méfiance politique

Le déplacement comporte donc un risque évident de faux pas diplomatique. Les coopérations ont été gelées à plusieurs reprises ces dernières années et la confiance demeure limitée. Le pouvoir algérien alterne ouverture tactique et fermeté politique, utilisant souvent la relation avec la France comme variable interne de légitimation.

Dès lors, l’objectif réel de la visite semble moins être une normalisation globale qu’une stabilisation minimale : empêcher la rupture totale dans des domaines où les deux États restent interdépendants.

Mais les contradictions persistantes de la relation franco-algérienne – coopération nécessaire d’un côté, rivalité politique de l’autre – laissent planer un doute sur la portée concrète du déplacement. Le dialogue est relancé, certes, mais sans garantie qu’il dépasse le cadre strictement sécuritaire.

En somme, cette visite illustre la nature paradoxale du lien entre Paris et Alger : une relation qui ne peut ni se rompre, ni réellement s’apaiser.

https://nouvellerevuepolitique.fr/hichem-haboud-laurent-nunez-a-alger-une-visite-sous-haute-tension-diplomatique/

 


C) - François-Xavier Roucaut - Trump, le fossoyeur de Fukuyama

L’avènement du trumpisme fait vaciller les certitudes d’une psyché occidentale qui s’était progressivement idéologisée, tout au long de cette ère du « monde unipolaire » régenté par les États-Unis. Les démocraties libérales occidentales se sont en effet progressivement muées en États libéraux, adoptant de façon incrémentielle le logiciel libéral anglo-saxon, présenté comme le sens de l’Histoire, l’incarnation du Bien et du Progrès, l’idéal vers lequel devait tendre toute société « rationnelle » et moderne.

L’État libéral repose, selon Fukuyama — qui en prophétisait l’avènement dans son célèbre essai La Fin de l’histoire et le Dernier homme —, sur deux piliers : un pilier droit, prônant la compétition économique, celle du néolibéralisme globalisé, et un pilier gauche, militant pour l’égalitarisme sociétal, « l’isothymie », selon le terme de Fukuyama, c’est‑à‑dire la quête de l’égalité pour ce qui concerne « l’économie de la reconnaissance ». L’État libéral est par ailleurs d’essence individualiste et au service de l’épanouissement de l’individu, ainsi qu’à celui de ces associations d’individus ayant une caractéristique en partage que sont les communautés. Enfin, l’État libéral, à l’instar des régimes idéologiques qui l’ont précédé – l’État fasciste (en particulier le régime nazi et son Reich appelé à durer « mille ans ») et l’État socialiste (à l’exemple des régimes communistes et de leur Internationale qui « sera le genre humain ») –, est une téléologie, censément la forme ultime et parachevée de l’organisation humaine, apportant la paix (grâce à l’isothymie) et la prospérité (grâce au néolibéralisme) à l’ensemble de l’humanité ; inaugurant dès lors l’ère de la « Fin de l’Histoire ».

Le principe de l’État libéral est donc d’associer la psyché de droite, hiérarchique, qui s’épanouit dans cette ultime compétition qu’offre le libre‑échange mondialisé, à celle de gauche, égalitaire, qui épanche sa soif de justice sociale dans l’établissement d’une « économie de la reconnaissance » administrée, au sein de laquelle individus et communautés sont placés dans une parfaite égalité en termes de représentativité, en fonction de différents paramètres sociétaux (genre, ethnie, appartenance culturelle, orientation sexuelle, morphotype, handicap…). Cette association entre libéralisme économique et libéralisme sociétal a même, ces dernières années, confiné à la synergie, avec ce phénomène nommé « capitalisme woke », selon lequel l’égalitarisme sociétal, en rendant les sociétés plus productives, inciterait les forces capitalistiques à militer pour cet égalitarisme afin de maximiser leurs profits.

L’avènement de l’État libéral est à l’origine de ces nouveaux totems et tabous qui définissent notre époque, marquant une rupture ontologique d’avec les repères hérités de l’après-guerre. Le néolibéralisme est à l’origine de la doxa libre‑échangiste, des vertus cardinales de la libre circulation (des biens, des capitaux, des services et des personnes) et du credo consumériste (à l’inverse du productivisme colbertiste qui animait autrefois la psyché française). Le consommateur est priorisé face au citoyen, les intérêts marchands le sont face aux intérêts stratégiques, tout comme les structures supranationales le sont face aux intérêts nationaux. Le libre-échange est désormais considéré comme la condition sine qua non de la prospérité, et ses freins (comme le protectionnisme) comme des abominations rétrogrades à combattre ; en particulier par une droite ayant abandonné la virtù aristocratique du gaullisme, cette « noblesse oblige » de l’élite envers un peuple dont elle est l’émanation.

L’isothymie sert de postulat idéologique aux combats de gauche de notre temps, et s’incarne dans un égalitarisme sociétal institutionnalisé, vendant à l’opinion cette nouvelle utopie des lendemains qui chantent égalitaires, succédant au socialisme. Un égalitarisme sociétal qui, dans sa forme radicale et révolutionnaire, sera affublé du terme « wokisme » (une synecdoque puisqu’il ne concernait à l’origine que l’éveil des consciences face aux inégalités liées à la race). L’isothymie représente de fait l’axiome commun à toutes ces névroses égalitaristes qui travaillent les sociétés contemporaines : du wokisme à l’islamo-gauchisme, des safe spaces aux micro‑agressions, de la critique de la « masculinité toxique » et du patriarcat à la promotion de l’écriture inclusive et du matriarcat, des comités Équité‑Diversité‑Inclusion au culte de la diversité et du métissage, de la mise au pilori d’une culture occidentale contrainte à la repentance à la célébration « völkisch » des minorités… La conversion de la gauche française à cette matrice idéologique, actée par la célèbre note du think tank Terra Nova, a donc signé la victoire de l’isothymie, partagée, à divers degrés, du centre macroniste à l’extrême‑gauche mélenchoniste, et poussée parfois jusqu’à l’absurde par des passionarias comme Sandrine Rousseau.

Enfin, l’axiome individualiste de l’État libéral érige la conquête des droits individuels comme l’ultime horizon du progrès, leur donnant désormais préséance sur toute considération collective. De la même manière, par extension, les revendications communautaristes prennent désormais le pas sur toute velléité d’assimilation, cette dernière étant désormais associée à une insupportable atteinte aux libertés individuelles. L’avènement de l’État libéral a ainsi provoqué le morcellement d’une société française autrefois culturellement homogène en une mosaïque d’individus et de communautés, une « archipélisation », selon l’expression de Jérôme Fourquet, sous l’effet double du multiculturalisme et de l’individualisme. Tout autant que le militantisme pour les droits individuels est devenu le nouvel étendard du progrès, marquant ce nouveau clivage séparant progressistes et conservateurs. Ce qui se traduit par la mise en exergue de ces thématiques qui phagocytent désormais le débat public, comme les questions du genre, de l’euthanasie ou de l’avortement ; des droits d’ailleurs libéralisés au point d’être désormais sans considération pour la réalité biologique, la mort prévisible ou la durée de gestation, au sein de ces entités ultra‑libérales que sont le Canada ou certains États américains…

L’État libéral constituait l’horizon politique indépassable de l’ère de la mondialisation. « La Révolution libérale mondiale » vantée par Fukuyama a modelé les sociétés contemporaines et imprégné jusqu’à la société française, pourtant historiquement peu encline au libéralisme anglo‑saxon. Toutefois, l’État libéral, à l’exemple des régimes idéologiques qui l’ont précédé, s’effondre à son tour sous le poids de ses propres contradictions. L’Amérique, berceau de cette révolution, amorce désormais son aggiornamento, en adoptant, dans un brutal retour de balancier, cette contre-révolution « illibérale », laquelle, selon les mots de Joseph de Maistre, ne constitue non pas « une révolution en sens contraire, mais le contraire de la révolution » qu’a été l’instauration de l’État libéral. Ainsi, de la même manière que, lors de l’effondrement des États socialistes, avait succédé au collectivisme totalitaire du communisme un capitalisme sauvage et débridé, on voit aujourd’hui se dresser face à l’isothymie autoritaire promue par le wokisme une « mégalothymie » tempétueuse et brutale, incarnée en la personne de Donald Trump.

François-Xavier Roucaut 

  François-Xavier Roucaut est psychiatre au Québec, et professeur adjoint de clinique à l’Université de Montréal. Contributeur à La Nouvelle Revue Politique, il livre une série d’analyses s’inscrivant dans une lecture psychologique du libéralisme anglo-saxon, ainsi que de la dialectique libérale-illibérale à l’œuvre au sein des démocraties occidentales.

https://nouvellerevuepolitique.fr/francois-xavier-roucaut-trump-le-fossoyeur-de-fukuyama/ 




 

D) - Marco Rubio à Munich : « L’Amérique va restaurer l’empire occidental… avec ou sans vous »  

L’Europe est devenue jetable, selon les analystes Glenn Diesen et Einar Tangen

Dans un entretien décapant diffusé le 16 février 2026, le professeur norvégien Glenn Diesen et le chercheur sino-américain Einar Tangen reviennent sur le discours de Marco Rubio à la Conférence de Munich sur la sécurité. Leur conclusion est sans appel :

les États-Unis ont officiellement tourné la page de la multipolarité et veulent ressusciter une domination occidentale pure et dure.

L’Europe n’est plus un partenaire, elle est un pion… et un pion jetable.

Rubio à Munich : le retour assumé de l’impérialisme

Pour Diesen et Tangen, le discours de Marco Rubio (secrétaire d’État de la deuxième administration Trump) est « le plus fascinant et le plus inquiétant » de toute la conférence. Rubio y a explicitement regretté la fin des « cinq siècles de glorieux empires occidentaux », imputant le déclin de l’Occident à la Seconde Guerre mondiale, aux révolutions communistes… et surtout aux indépendances anticoloniales.

« Il ne parle plus de multipolarité, ni même d’équilibre des puissances. Il parle de restauration de la domination occidentale », résume Diesen. Rubio tend la main aux Européens : « Joignez-vous à nous pour diriger le monde, sinon nous le ferons seuls. »

Einar Tangen va plus loin : « C’est une déclaration d’intention claire. Les États-Unis ne veulent plus être le gendarme du monde pour éviter une troisième guerre mondiale. Ils ne veulent plus qu’une chose : leurs propres intérêts, même si cela signifie la loi de la jungle. »

L’Europe, « jetable » pour Washington

Les deux experts insistent sur un point particulièrement humiliant pour les Européens : dans la nouvelle stratégie américaine, l’Europe n’a plus aucune valeur stratégique réelle.

  • Elle est « brisée » (comme l’avait moqué JD Vance l’année précédente, voir ici).
  • Elle est trop dépendante, trop faible, trop coûteuse.
  • Elle n’est utile que comme force d’appoint contre la Chine.
Scholz lui-même, dans son discours à Munich l’année précédente, n’avait fait que supplier : “Emmenez-nous avec vous.” Pas d’appel à l’ONU, pas de vision d’un monde meilleur, juste “ne nous abandonnez pas”. Aujourd’hui, son successeur Friedrich Merz, qui a ouvert la conférence 2026 en tant que chancelier, n’a guère fait mieux : il a plaidé pour “réparer et raviver la confiance transatlantique” sans proposer la moindre alternative stratégique autonome.

Diesen ajoute : « Après 80 ans de partenariat junior, les Européens ont du mal à admettre qu’ils sont désormais à l’extérieur de la table. »

La Chine, partenaire de substitution pour l’Europe ?

Face à cette réalité, les deux intervenants plaident pour un rééquilibrage urgent entre l’Europe et la Chine.

L’Europe souffre d’une croissance anémique (1 % en 2024, 1,4 % estimé en 2025) contre plus du double aux États-Unis et quatre fois plus en Chine. Son énergie coûte trois fois plus cher qu’aux États-Unis et jusqu’à 25 % plus cher qu’en Chine. Les sanctions et le découplage imposés par Washington n’ont fait que renforcer la dépendance européenne aux États-Unis… tout en laissant la Chine avancer seule.

« La relation avec la Chine doit redevenir transactionnelle », explique Tangen. « Achetez les panneaux solaires les moins chers, les véhicules électriques les plus compétitifs. C’est dans l’intérêt des citoyens européens, pas dans celui des idéologues de Washington. »

Il évoque même l’idée audacieuse que l’Europe pourrait, à terme, rejoindre les BRICS ou créer des formats multilatéraux (Japon-Russie-Chine-Corée du Sud par exemple) pour traiter les questions énergétiques, alimentaires et commerciales sans passer par Washington.

La capture des élites européennes : le dossier Epstein en filigrane

Les deux hommes n’éludent pas un sujet explosif : la « capture des élites ». Einar Tangen évoque ouvertement les dossiers Epstein et le fait que de nombreuses élites européennes (et pas seulement) y apparaissent. « C’est une toile d’araignée qui mêle sexe, secrets, renseignement et chantage. Cela explique en partie pourquoi tant de dirigeants européens restent alignés sur Washington même quand cela va contre leurs intérêts nationaux. »

Diesen renchérit : « Les élites européennes préfèrent défendre un système idéologique mort plutôt que de regarder en face l’échec économique de l’Union et de la zone euro. »

Nostalgie des années 1990 contre réalité multipolaire

Pour Glenn Diesen, tout le discours occidental actuel repose sur une immense nostalgie : le moment unipolaire des années 1990, présenté comme « la fin de l’Histoire » (Fukuyama). Rubio et les néoconservateurs veulent y revenir par la force, quitte à « brûler le monde » et abandonner toutes les institutions internationales qui ne servent plus exclusivement les intérêts américains.

Tangen conclut avec lucidité : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Les années 1990 sont mortes. Accepter la multipolarité n’est pas une trahison, c’est simplement reconnaître la réalité du pouvoir aujourd’hui. C’est la seule voie vers la stabilité et la prospérité pour l’Europe. »

L’année 2026, avec les midterms américaines et les premières conséquences concrètes de la deuxième administration Trump, sera, selon eux, « très révélatrice ». L’Europe a encore le choix : continuer à suivre un empire qui la méprise… ou enfin redevenir actrice de son propre destin.

La balle est désormais dans le camp des Européens. Mais le temps presse.

https://multipol360.com/marco-rubio-a-munich-lamerique-va-restaurer-lempire-occidental-avec-ou-sans-vous/




E) - Accord nucléaire civil entre les États-Unis et la Hongrie

Budapest, 16 février 2026 – Le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó ont signé ce lundi un accord intergouvernemental de coopération nucléaire civile. Une cérémonie officielle à laquelle a assisté le Premier ministre Viktor Orbán, qui a qualifié l’événement d’entrée dans un « âge d’or » des relations américano-hongroises.

Un accord stratégique pour diversifier l’énergie hongroise

L’accord prévoit plusieurs décennies de coopération dans le nucléaire civil. Pour la première fois, la Hongrie pourra acheter du combustible nucléaire américain pour compléter ou remplacer ses approvisionnements russes actuels. Washington s’engage également à faire de la Hongrie un hub régional pour les petits réacteurs modulaires (SMR) de technologie américaine et à soutenir la gestion des déchets via des solutions proposées par des entreprises comme Holtec International.

Cet accord s’inscrit dans une stratégie claire de l’administration Trump : réduire l’influence russe dans le secteur énergétique d’Europe centrale. La Hongrie dépend en effet fortement de la Russie pour son parc nucléaire : la centrale historique de Paks utilise du combustible et de la technologie russe, tandis que le projet Paks II (deux réacteurs VVER-1200 de Rosatom) a vu couler son premier béton le 5 février 2026, malgré les sanctions occidentales (partiellement levées pour ce projet en novembre 2025).

La proximité Orbán-Trump au cœur de l’accord

L’accord est le fruit direct de la relation personnelle étroite entre Viktor Orbán et Donald Trump. Le 7 novembre 2025, Orbán a été reçu à la Maison Blanche pour un déjeuner bilatéral et est retourné dans le Bureau ovale après six ans d’absence. Trump y a salué un « nouvel âge d’or » et a apporté son soutien explicite à la réélection d’Orbán aux législatives d’avril 2026, le qualifiant de « véritable ami, combattant et gagnant ».

Marco Rubio, en visite à Budapest, a été encore plus direct : « Le président Trump est profondément engagé pour votre succès, car votre succès est notre succès. » Il a souligné que la relation personnelle entre les deux dirigeants avait permis des avancées concrètes, notamment l’exemption hongroise des sanctions américaines sur le pétrole russe.

Le sommet de Budapest qui n’a finalement pas eu lieu

Orbán avait également tenté de jouer les intermédiaires entre Donald Trump et Vladimir Poutine. En octobre 2025, un sommet Trump-Poutine à Budapest avait été annoncé pour tenter de négocier la paix en Ukraine. Le Premier ministre hongrois s’était réjoui d’accueillir les deux dirigeants sur son sol. Finalement, le sommet a été annulé par Washington en raison des exigences de Moscou pourtant préexistantes, même si Trump a finalement laissé la porte ouverte à une rencontre future. Orbán a continué à affirmer que les préparatifs étaient « toujours en cours », mais le projet n’a pas abouti.

La double proximité d’Orbán : Trump… et Poutine

Malgré ce rapprochement spectaculaire avec Washington, Viktor Orbán maintient des liens étroits avec Vladimir Poutine. Le 28 novembre 2025, il s’est rendu à Moscou pour une nouvelle rencontre avec le président russe, défendant une « position équilibrée » sur l’Ukraine et continuant à acheter du pétrole et du gaz russes. Paks II reste un projet phare russo-hongrois, financé en grande partie par un prêt russe de 10 milliards d’euros.

Cette double proximité illustre la stratégie pragmatique d’Orbán : diversifier ses sources d’énergie avec les États-Unis pour gagner en souveraineté et en technologie, tout en préservant son partenariat historique avec la Russie pour des approvisionnements bon marché et stables.

Washington, de son côté, voit dans cet accord une opportunité de grignoter le marché nucléaire européen traditionnellement dominé par Rosatom.

Avec les élections hongroises qui approchent en avril 2026, ce rapprochement américano-hongrois prend aussi une dimension politique intérieure : Marco Rubio a clairement fait passer le message que Donald Trump souhaite la réélection d’Orbán. Un soutien qui pourrait s’avérer décisif dans un scrutin serré.

L’accord signé ce 16 février marque donc un tournant : la Hongrie reste fidèle à son équilibre géopolitique atypique, tandis que les États-Unis entendent bien concurrencer la Russie sur son propre terrain historique en Europe centrale.

https://x.com/NathalieE0810/status/2023471853843701838 

https://multipol360.com/accord-nucleaire-civil-entre-les-etats-unis-et-la-hongrie/ 




 

F) - Ce qu’attend vraiment l’Afrique : Benoît Chervalier bouscule les idées reçues

Benoît Chervalier, banquier, essayiste et vice-président du Medef Afrique, était l’invité de la chaîne YouTube de la NRP pour un entretien conduit par Arnaud Benedetti. Fort de plusieurs décennies passées à parcourir le continent, il y décrypte les mutations profondes à l’œuvre en Afrique et remet en cause un certain nombre de réflexes occidentaux qu’il juge dépassés. Son dernier ouvrage, « Ce qu’attend l’Afrique », publié aux éditions de l’Aube, sert de fil conducteur à un échange dense et sans complaisance.

Au fil de l’interview, il analyse les attentes réelles des sociétés africaines, les malentendus persistants avec l’Europe et la recomposition des rapports de force internationaux. Entre aspirations à la souveraineté, exigences économiques et nouvelles alliances stratégiques, Benoît Chevalier esquisse le portrait d’un continent en pleine affirmation, qui entend désormais parler d’égal à égal avec ses partenaires.


 

 

 

 

décembre 13, 2025

Informations alliées à l'Europe - Décembre 2025

Sommaire:

A) Von der Leyen et la « politique étrangère féministe » : un appel à l’importation massive de migrants

B)  Trump accuse l’Europe de « mauvaises décisions » et menace un effacement civilisationnel 

C) L’UE décide le gel des avoirs russes sans aucune consultation via le 49.3 européen

D) Être « munichois » aujourd’hui : qui veut vraiment la guerre ? 

E) Les deux moments où l’Europe a choisi la guerre plutôt que la paix

 


 

A) Von der Leyen et la « politique étrangère féministe » : un appel à l’importation massive de migrants

Dans un discours récent prononcé lors d’un événement officiel de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a une fois de plus défendu une « politique étrangère féministe » .

Sous couvert de promotion de l’égalité des genres et de partenariats internationaux, elle appelle ouvertement à « ouvrir davantage de voies de migration » en provenance d’Afrique et d’autres régions du tiers-monde, arguant que cela enrichirait culturellement les Européens.

Ce plaidoyer n’est pas seulement une déclaration d’intention : il s’inscrit dans une stratégie plus large qui ignore les réalités économiques et sécuritaires qui minent déjà l’Union européenne. Pire, il accentue une immigration subie, non choisie, qui érode les fondements culturels de nations comme la France. Face à une telle dérive, il est temps de poser la question : l’Europe peut-elle se permettre de sacrifier son avenir sur l’autel d’une idéologie importée ?

 


 

Une Union européenne au bord du gouffre économique : l’immigration comme fardeau caché

L’Union européenne traverse en 2025 une crise budgétaire sans précédent, exacerbée par les séquelles de la pandémie, la guerre en Ukraine et une inflation persistante. Selon les données de l’OCDE, la contribution budgétaire nette des immigrés a diminué après la crise financière de 2008 et n’a pas retrouvé son équilibre dans de nombreux pays membres. En France, le tableau est particulièrement alarmant : le taux de pauvreté relative des étrangers extra-européens atteint 47,6 % en 2020 (dernières données disponibles, avec une tendance à la hausse en 2025), contre 11,5 % pour les citoyens français, creusant un écart record de 36 points – le plus élevé d’Europe pour les non-UE, à égalité avec l’Espagne. Cette disparité n’est pas anecdotique : elle se traduit par une pression accrue sur les finances publiques, avec des ratios budgétaires parmi les pires de l’OCDE, où seule l’Estonie et la Lituanie font pire que la France.

L’immigration, dans sa forme actuelle, aggrave ces problèmes structurels. Les immigrés, souvent moins qualifiés et plus exposés au chômage (taux de 20-25 % chez les extra-européens contre 8 % pour les natifs), réduisent la productivité globale et entraînent une baisse des salaires réels. Résultat : des rentrées fiscales moindres et des dépenses sociales en explosion. L’Observatoire de l’Immigration note que cette dynamique joue un rôle sous-estimé dans la crise budgétaire française, avec un recul de la productivité qui pèse sur les impôts et les profits des entreprises. À l’échelle de l’UE, le solde migratoire positif (+169 000 en 2020, en hausse en 2025 malgré la crise ukrainienne) masque un coût réel : accueil, intégration et aides sociales représentent des milliards d’euros, alors que l’Allemagne et l’Autriche, premiers touchés par la crise des réfugiés de 2015, peinent encore à absorber l’afflux. Von der Leyen parle d’ « enrichissement culturel » , mais oublie l’appauvrissement financier : en 2025, le budget migration de l’UE avoisine les 10 milliards d’euros, au moment où les États membres serrent la vis sur les retraites et la santé.

 


 

L’aggravation sécuritaire : une France sous tension, minée par l’immigration non contrôlée

Si l’aspect économique est préoccupant, la dégradation sécuritaire est explosive.

En France, les statistiques du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) pour 2024-2025 confirment une surreprésentation des étrangers dans les infractions graves :

cambriolages, vols avec violence et agressions sexuelles voient leur part d’auteurs présumés non-français grimper à 30-40 % dans les affaires élucidées. Le rapport SSMSI de fin 2025 dresse un panorama accablant : +10 % de crimes haineux liés à l’ethnicité ou la nationalité en 2024. L’insécurité s’ancre dans le quotidien, avec une hausse de 15 % des homicides et tentatives en zones immigrées, selon les données Insee et SSMSI.

Cette aggravation n’est pas fortuite : elle découle d’une immigration subie, favorisée par des politiques européennes laxistes comme le Pacte sur la Migration et l’Asile de 2024, qui accélère les procédures mais peine à contenir les flux irréguliers (+20 % en Méditerranée en 2025). En France, 159 000 immigrés nets en 2023 (chiffre en hausse), dont une majorité extra-européenne, alimentent un sentiment d’insécurité généralisé. Les attentats et violences liées au terrorisme islamiste, comme ceux de 2023-2024, renforcent cette perception : l’immigration doit être choisie, au mérite et aux besoins, non imposée par Bruxelles au nom d’un « féminisme » qui ferme les yeux sur les trafics humains et les filières clandestines.

En France : valeurs en péril, pressions pour une « chari’compatible » et recul des symboles ancestraux

La France paie un tribut particulièrement lourd à cette immigration non maîtrisée. Nos valeurs républicaines – laïcité, égalité, héritage chrétien – se heurtent à une intégration défaillante. Beaucoup de nouveaux venus, loin de s’assimiler, exercent une pression via des associations collaborationistes pour imposer leurs mœurs, rendant la société « charia compatible » . Le site Vigilance Halal dénonce ainsi l’extension de l’abattage rituel sans étourdissement : la moitié de la viande consommée en France est halal en 2025, malgré une dérogation censée être exceptionnelle. Cette pratique cause une souffrance animale prolongée (jusqu’à 15 minutes d’agonie), des risques sanitaires majeurs (contaminations E. coli, saignées incomplètes) et une opacité commerciale : certifications imposées sans étiquetage clair, au prix de 10-15 centimes/kg, constituant une escroquerie pour les consommateurs. Une horreur sanitaire et éthique, imposée au nom d’une minorité, qui mine la laïcité et les normes européennes (Directive 93/119/CE).


 

Pire, les symboles catholiques ancestraux reculent au nom d’un « laïcisme » dévoyé. Les crèches de Noël dans les mairies, tradition festive et culturelle, sont attaquées en justice par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui les qualifie d’illégales au nom de la loi de 1905. À Béziers ou Perpignan, les maires comme Robert Ménard sont condamnés pour « violation de la neutralité » , tandis que les fêtes de Noël deviennent « fêtes de fin d’année » – comme les « vacances de fin d’année » dans les écoles, effaçant le mot même de Noël. Sociologiquement, le terrorisme (attentats de 2023) et les pressions communautaires transforment ces célébrations en terrain miné. Le Conseil d’État tolère les crèches si elles ont un « caractère culturel » , mais la jurisprudence hétérogène alimente un nihilisme qui gomme nos racines chrétiennes au profit d’une inclusivité salafisée.

Un basculement électoral : les enfants de l’immigration votent Rassemblement National

Ironie du sort : face à cet échec, beaucoup d’issus de l’immigration se tournent vers le Rassemblement National (RN). En 2025, 42 % des Français ont déjà voté RN au moins une fois, dont 46 % des 25-34 ans et 47 % des 50-64 ans – des profils souvent touchés par l’immigration. Les sympathisants RN sont 99 % à rejeter de nouveaux arrivants, et 97 % favorables à un référendum sur l’immigration. Ce vote d’adhésion (39 % en 2025) reflète un ras-le-bol partagé : sécurité, pouvoir d’achat, identité. Le RN, avec son programme de « stop à la submersion migratoire » (fin du regroupement familial, expulsion des délinquants), capte ces voix issues de l’immigration qui subissent la concurrence et l’insécurité.

Pour une immigration choisie, au service de la France

La « politique étrangère féministe » de von der Leyen n’est pas un progrès : c’est une capitulation face à une mondialisation qui ignore les peuples. L’Europe, et la France en tête, ne peut plus subir une immigration massive qui alourdit les budgets, dégrade la sécurité et érode nos valeurs. Il est urgent de rendre la parole aux citoyens via un référendum, comme le demandent 70 % des Français. Choisissons nos immigrés : qualifiés, intégrés, respectueux de nos lois. Défendons Noël, les crèches, notre laïcité authentique – non ce laïcisme qui masque un effacement culturel. La France n’est pas un hôtel ouvert à tous : c’est une nation, avec son histoire, ses valeurs et son avenir à protéger.

https://multipol360.com/von-der-leyen-et-la-politique-etrangere-feministe-un-appel-a-limportation-massive-de-migrants/



 

B)  Trump accuse l’Europe de « mauvaises décisions » et menace un effacement civilisationnel  

Les relations entre les États-Unis et l’Europe traversent une crise majeure, marquée par les déclarations virulentes de Donald Trump et la publication de la nouvelle National Security Strategy (NSS 2025). Dans une émission diffusée sur Tocsin, animée par Clémence, les invités Alexandre Del Valle et George Kuzmanovic décryptent ces événements, soulignant un repositionnement américain réaliste et cynique, loin des idéaux atlantistes traditionnels.

Trump met en garde l’Europe : « Nous ne voulons pas que l’Europe change autant »

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Donald Trump a directement interpellé l’Union européenne : « L’Europe doit être très prudente. Ils prennent une mauvaise direction. C’est très mauvais. Nous ne voulons pas que l’Europe change autant.  » Ces mots interviennent trois jours après la publication de la NSS 2025, un document de 33 pages qui accuse l’Europe de s’acheminer vers un « effacement civilisationnel » en raison de politiques migratoires, de censure et de perte d’identité nationale. Le texte appelle à « cultiver la résistance » au sein des nations européennes pour contrer cette trajectoire.

Parallèlement, l’UE a infligé une amende de 120 millions d’euros à X (propriété d’Elon Musk) pour non-respect du Digital Services Act (DSA), notamment en raison des coches bleues payantes. Donald Trump y voit une attaque contre la liberté d’expression, renforçant les tensions idéologiques et technologiques.

Ukraine : Trump déçu par Zelensky, les Européens tentent de peser

Sur le front ukrainien, Trump s’est dit « déçu » que Volodymyr Zelensky n’ait « pas encore lu » la proposition de paix américaine, affirmant que « la Russie est OK avec ce rapport » . Ce plan, perçu comme favorable à Moscou, suscite l’inquiétude à Bruxelles.

Le 8 décembre, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont reçu Zelensky à Londres pour affirmer leur unité. Macron a insisté sur le « financement et la fourniture de programmes à l’Ukraine » et la nécessité d’une « convergence » avec les positions américaines, tout en soulignant les « atouts » européens pour faire pression sur la Russie via des sanctions.

La NSS 2025 : un repositionnement réaliste des États-Unis

Alexandre Del Valle, docteur en histoire contemporaine, y voit une continuité avec des rapports américains antérieurs (CIA, DNI) alertant sur des « enclaves civilisationnelles » en Europe. Pour lui, ce n’est pas un « point de bascule » mais une stratégie d’ « offshore balancing » (Politique qui vise à minimiser l’engagement direct américain dans les conflits régionaux tout en maintenant une influence dominante sur l’équilibre des puissances mondial) : déléguer le fardeau sécuritaire aux Européens tout en maintenant le contrôle.

George Kuzmanovic, Président du mouvement République souveraine et directeur de Fréquence Populaire Média, souligne que la NSS acte la fin de l’hégémonie américaine et un monde multipolaire.

La Russie n’y est plus un adversaire prioritaire ; la Chine l’est.

Les États-Unis abandonnent l’Ukraine comme « guerre proxy ratée » et cherchent à décorréler Moscou de Pékin. Trump, ultra-réaliste, utilise la corruption ukrainienne (via le NABU) comme levier de pression.

Les invités dénoncent le cynisme : les États-Unis ont armé l’Ukraine sous Trump 1, connu la corruption, et s’en servent maintenant pour justifier un retrait. Zelensky risque d’être sacrifié comme d’anciens alliés (Noriega au Panama).

Vassalisation européenne et corruption structurelle

Les deux analystes critiquent la dépendance européenne : élites « obligées » des multinationales américaines (Goldman SachsBlackRock), ventes d’entreprises stratégiques (Alstom), et corruption au sein de l’UE (Qatargate, affaires von der Leyen). Macron, récompensé par l’Atlantic Council, est accusé de brader la France.

Pour Kuzmanovic, les dirigeants européens, gauche comme droite, restent vassaux de Washington – version conservatrice sous Trump. Del Valle évoque une « corruption structurelle » qui impose l’achat d’armes américaines et la poursuite limitée de la guerre pour écouler des stocks.

Vers un découplage transatlantique ?

Cette NSS marque un découplage : les États-Unis se recentrent sur l’hémisphère occidental (doctrine Monroe revisitée), délèguent l’OTAN aux Européens (5 % du PIB en dépenses militaires) et soutiennent les partis « patriotiques » en Europe. Trump veut arrêter une guerre coûteuse pour faire du « business » (investissements en Russie arctique).

 

USA/UE : Les Américains haussent le ton ! 🔷 Georges Kuzmanovic Directeur de publication Fréquence Populaire Média‪@FPopMedia‬ 🔷 Alexandre del Valle Docteur en Histoire contemporaine, consultant international, chercheur associé au Center of Political and Foreign Affairs et au Centre Français de Recherche sur le Renseignement. Professeur de Géopolitique et de relations internationales et islamologue. Auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier “Le nouvel ordre post-occidental” (éditions l’Artilleur) Se procurer l'ouvrage : https://www.editionsartilleur.fr/prod...
 

Les invités concluent sur un ton alarmiste :

l’Europe, vassalisée et corrompue, risque de prolonger un conflit inutile.

Les citoyens, écrasés par les impôts et l’inflation, pourraient bientôt se révolter contre cette élite déconnectée.

Cette analyse, riche en références historiques (de Gaulle, Kissinger, Brzezinski), souligne un monde en recomposition où les États-Unis, réalistes et cyniques, imposent leur agenda tandis que l’Europe peine à affirmer sa souveraineté.

https://multipol360.com/trump-accuse-leurope-de-mauvaises-decisions-et-menace-un-effacement-civilisationnel/ 

 


 

C) L’UE décide le gel des avoirs russes sans aucune consultation via le 49.3 européen

Le 12 décembre 2025, l’Union européenne a franchi un pas décisif en décidant de geler indéfiniment environ 210 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe immobilisés sur son territoire. Cette mesure, prise via une procédure d’urgence (article 122 du traité), vise à supprimer le renouvellement semestriel des sanctions, qui nécessitait l’unanimité et exposait l’UE à des veto de pays comme la Hongrie ou la Slovaquie.

Elle pave la voie à un prêt massif (jusqu’à 165 milliards d’euros) pour financer l’Ukraine en 2026-2027, couvrant besoins militaires et civils, sous forme de « prêt de réparations » adossé à ces actifs.

Ursula von der Leyen a salué cette décision comme un « signal fort » à la Russie, affirmant qu’elle augmente les coûts de la guerre pour Moscou tout en renforçant la position ukrainienne. Pourtant, cette initiative soulève de graves questions sur sa légalité, ses risques économiques et son impact géopolitique.

Sans consultation populaire ni débat démocratique approfondi, elle engage l’Europe dans une escalade dangereuse.

Un précédent périlleux pour la confiance internationale

Geler indéfiniment des avoirs souverains d’une banque centrale viole le principe d’immunité souveraine reconnu en droit international. La Russie qualifie cela de « vol » et a déjà engagé des poursuites contre Euroclear (qui détient la majorité des fonds) devant des tribunaux moscovites. Même si ces jugements ne seront pas reconnus en UE, ils ouvrent la porte à une guerre juridique prolongée.

Plus grave : cette décision érode la confiance dans le système financier européen. La Banque centrale européenne et plusieurs États membres (Belgique, Italie, France, Allemagne) ont exprimé des craintes : si l’UE semble prête à saisir des réserves étrangères pour des motifs politiques, d’autres pays (Chine, Arabie saoudite, etc.) pourraient retirer leurs actifs de l’eurozone.

Cela augmenterait les coûts d’emprunt pour les États européens et fragiliserait l’euro comme monnaie de réserve.

Des analystes estiment que, même si l’impact immédiat est limité, ce précédent pourrait à long terme détourner les flux financiers vers d’autres places (New York, Singapour).

Représailles russes et escalade militaire

Moscou menace depuis longtemps de représailles symétriques : saisie d’actifs occidentaux en Russie (estimés à plusieurs centaines de milliards pour les entreprises européennes). Mais les risques vont au-delà : en pleine négociation sur un éventuel plan de paix (impliquant les États-Unis de Trump), cette mesure durcit les positions russes et complique toute sortie de crise. Elle empêche même l’utilisation de ces fonds dans un accord négocié, comme certains plans américains le suggéraient.

En finançant directement la défense ukrainienne (et non seulement la reconstruction), l’UE franchit une ligne rouge : elle devient de facto cobelligérante, augmentant le risque d’attaques hybrides (cyber, sabotage) ou même d’escalade conventionnelle. La Belgique, principale détentrice via Euroclear, a exigé des garanties totales contre les pertes potentielles, soulignant les « risques économiques, financiers et légaux conséquents » .

Une décision élitiste, sans légitimité populaire

Cette mesure a été adoptée sans référendum ni consultation des parlements nationaux, et en contournant l’unanimité pour éviter les veto.

Ursula von der Leyen et la Commission imposent une politique belliciste à 450 millions d’Européens, alors que les opinions publiques sont de plus en plus fatiguées par le conflit et ses conséquences (inflation énergétique, charges budgétaires).

Des voix critiques au sein même de l’UE – Belgique, Italie, Hongrie – dénoncent un « viol du droit européen » (Viktor Orbán) et appellent à des alternatives moins risquées, comme un emprunt commun. Ignorer ces dissensions creuse le fossé au sein de l’Union et alimente l’euroscepticisme.

Vers une Europe affaiblie et isolée

Au lieu de privilégier la diplomatie pour une paix négociée, cette décision précipite l’Europe dans une confrontation prolongée. Elle pousse la Russie vers des alliances renforcées (Chine, Iran, Corée du Nord) et complique les efforts américains pour une résolution. À terme, ce n’est pas Moscou qui paiera le prix fort, mais les citoyens européens : hausse des coûts énergétiques, instabilité financière et risque accru de guerre élargie.

L’UE, sous la houlette de von der Leyen, joue un jeu dangereux avec l’avenir du continent. Il est temps de revenir à la raison : privilégier la négociation plutôt que l’escalade, et respecter la souveraineté – y compris celle des peuples européens – avant qu’il ne soit trop tard.

https://multipol360.com/lue-decide-le-gel-des-avoirs-russes-sans-aucune-consultation-via-le-49-3-europeen/ 


 

L'UE gèle indéfiniment les avoirs russes en dévoyant ses propres traités. 💥 La Russie a en saisissant les avoirs des entrepreneurs européens qui n'ont rien demandé. 💥 L'UE agit contre l'avis de la BCE, du FMI, de Trump, du Japon, d'EuroClear et contre l'avis de nombre d'investisseurs dans le monde. 💥 L'UE va détruire elle-même la zone euro en continu : aucun investisseur n'aura plus en l'€. 💥 Macron, Zelensky, Merz, vonder Leyen, Starmer, Kaya Kallas et tous les néocons va-t'en guerre choisir la continuation de la guerre en #Ukraine qui ne s'en relèvera jamais. 💥 Jamais aucune dette ukrainienne contractée avec les pays de l'UE ne sera remboursée. 💥 On vient de monter d'un crâne dans l'escalade et le risque de guerre nucléaire. 💊 Et cela ne changera rien à la crise économique, sociale, politique en Europe - cela va l'aggraver. ↗️ L'UE vient de mettre le turbo au développement des #BRICS et des paiements alternatifs en monnaies nationales. 📣 Demain, L'Œil de Kuzma sur @FPopMedia sera également consacré à ce sujet central dont on cache tout aux citoyens.



 

D) Être « munichois » aujourd’hui : qui veut vraiment la guerre ?  

Rédigé à partir de l’émission d’Éric Branca sur Tocsin média.

Dans un contexte où le terme « munichois » est brandi comme une insulte sur les réseaux sociaux – notamment à propos du conflit en Ukraine –, il est temps de revenir sereinement aux accords de Munich de septembre 1938. Souvent invoqués sans explication précise, ces accords symbolisent une capitulation en temps de paix qui a pavé la voie à la guerre. Comme l’aurait dit Churchill (même si la formule est apocryphe) : « Nous avions le choix entre la guerre et le déshonneur. Nous avons choisi le déshonneur, et nous aurons la guerre. »

Le contexte historique : l’expansion hitlérienne et la complaisance anglo-saxonne

En 1938, l’Allemagne d’Hitler viole systématiquement le traité de Versailles depuis 1935, avec la complicité active des Britanniques et des Américains. Ces derniers, motivés par des intérêts économiques, aident l’Allemagne à se relever au détriment de la France, victorieuse de 1918 mais privée des réparations attendues.

Les étapes clés de l’expansion allemande :

1935 : Rétablissement du service militaire et signature d’un accord naval anglo-allemand (à l’insu des Français), autorisant l’Allemagne à reconstituer une flotte importante.

1936 : Remilitarisation de la Rhénanie, sans réaction française malgré les protestations initiales.

1938 : Anschluss (annexion de l’Autriche).

Hitler, dans Mein Kampf (1927), avait pourtant annoncé ses intentions : détruire la France, les Juifs, la Russie, et coloniser l’Europe de l’Est. Mais les capitaux anglo-saxons continuent d’affluer.

Les Sudètes : un prétexte stratégique

Hitler revendique les Sudètes, région tchécoslovaque peuplée de 3 millions d’Allemands germanophones. Officiellement, pour réunir les Allemands dispersés. En réalité, c’est un levier pour démanteler la Tchécoslovaquie, alliée clé de la France en Europe centrale.

Les Sudètes forment une forteresse naturelle protégée par une ligne de fortifications modernes (comparable à une Maginot achevée), et abritent les usines Škoda – un joyau industriel d’armement, passé sous influence française après 1918.

Sans les Sudètes, la Tchécoslovaquie devient vulnérable : Hitler sait que sa perte la fait « tomber comme un fruit mûr ».

Les « négociations » de Munich : un diktat

Il n’y a pas eu de véritables négociations, mais une série de concessions :

Avril 1938 : Konrad Henlein (leader nazi des Sudètes) exige l’autonomie.

Juin 1938 : Chamberlain impose un référendum via le Times allant plus loin qu’Hitler.

Septembre 1938 : Crise aiguë au congrès de Nuremberg ; Hitler menace d’intervenir militairement.

29-30 septembre : Conférence de Munich entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier. La Tchécoslovaquie n’est pas invitée ; son président Beneš cède tout.

Un secret révélé : les usines Škoda sont vendues discrètement à un consortium allemand lié à Göring, affaiblissant définitivement la défense tchécoslovaque.

À son retour, Daladier s’attend à être hué mais est acclamé ; il murmure : « Les cons ! S’ils savaient… » Il croit gagner du temps pour réarmer, mais Chamberlain signe un papier séparé avec Hitler promettant la paix entre Royaume-Uni et Allemagne (sans mentionner la France).

Les leçons de Munich et le parallèle avec l’Ukraine

Le parallèle formel est troublant : un puissant voisin revendique une région (Sudètes/Donbass), et des grandes puissances décident du sort d’un État sans le consulter.

Mais les différences sont profondes :

– En 1938, l’Occident n’aide pas la Tchécoslovaquie ; aujourd’hui, des moyens massifs soutiennent l’Ukraine.

– La dynamique favorise Hitler (expansion territoriale de 30 % pour l’Allemagne de 1933 à 1938) ; depuis 1991, c’est l’OTAN qui s’étend vers l’Est (14 nouveaux membres).

– Les Sudètes n’étaient couvertes par aucun traité protecteur ; le Donbass l’était par les accords de Minsk, non respectés (comme l’ont admis Merkel et Hollande), avec l’Europe comme garante.

– La Tchécoslovaquie était vitale pour la sécurité française ; le Donbass ne l’est pas pour l’Europe occidentale.

La conséquence oubliée de Munich : le pacte germano-soviétique (1939), Staline se tournant vers Hitler face au refus anglo-français d’un alliance.

Aujourd’hui, repousser la Russie pourrait la pousser vers la Chine, comme l’URSS vers l’Allemagne en 1939.

Jacques Chirac le disait : « Il ne faut jamais pousser un chat dans un coin. »

Les vrais « munichois » d’aujourd’hui ne sont pas ceux qui prônent la paix en Ukraine, mais ceux qui, par idéologie, risquent d’isoler la Russie et d’alimenter une escalade plus large.

L’histoire ne se répète pas, mais les rapports de force, eux, déterminent tout. Il est temps de raisonner avec calme, loin des anathèmes et des parallèles hâtifs.

https://multipol360.com/etre-munichois-aujourdhui-qui-veut-vraiment-la-guerre/

 


 

E) Les deux moments où l’Europe a choisi la guerre plutôt que la paix

LA PERFIDE ALBION

Avril 2022 : Boris Johnson, le bulldozer solitaire

Le 9 avril 2022, Boris Johnson atterrit à Kiev sans prévenir personne. Il marche dans les rues avec Zelensky, pose devant les caméras, prononce un discours tonitruant sur la « liberté » et la « résistance ». 

Puis, en tête-à-tête, il livre le message qui va tout faire basculer 

« L’Occident ne signera jamais de garantie de sécurité avec Poutine. Ne signez rien. On va l’écraser sur le champ de bataille. »

Les négociations d’Istanbul (qui, malgré leurs failles, prévoyaient un cessez-le-feu rapide, la neutralité ukrainienne et le retrait russe du nord) s’effondrent dans les jours qui suivent. 

David Arakhamia, chef de la délégation ukrainienne, le confirmera plus tard : « Boris Johnson est venu et nous a dit : on ne signe rien avec eux, on continue le combat. »

Boris a joué solo, en pleine lumière, avec sa gouaille habituelle. On l’a vu. On l’a haï. On l’a traité de criminel. Il a assumé.

Décembre 2025 : le quatuor Starmer – Macron – Merz – Zelensky

Trois ans et des centaines de milliers de morts plus tard, rebelote. 

Cette fois, c’est un sommet à quatre, costards impeccables, drapeaux bien alignés, communiqué rédigé par des armées de conseillers en communication.

Le 8 décembre 2025, à Downing Street : 

  • Keir Starmer reçoit Volodymyr Zelensky.
  • Emmanuel Macron et Friedrich Merz sont invités. 

Ils passent deux heures en huis clos, puis posent ensemble pour la photo officielle.

Leur message, cette fois-ci, est poli, collectif et parfaitement assumé : 

« Nous rejetons toute paix qui récompenserait l’agression russe. Nous travaillons à une contre-proposition qui garantisse la sécurité de l’Ukraine et le respect de son intégrité territoriale. »

Traduction : le plan Trump (reconnaissance de facto des annexions russes, limitation drastique de l’armée ukrainienne, élections sous pression) est inacceptable. 

On (ils !) continue la guerre jusqu’à obtenir de meilleures conditions et gagner du temps pour notre propre agenda.

La même décision, deux emballages différents

  • Boris l’a fait seul, avec brutalité, en regardant Zelensky dans les yeux.
  • Les quatre autres le font à plusieurs, avec des sourires, des communiqués et des appels conférence à la Maison Blanche.

Le résultat est identique : 

Refus d’une paix imparfaite mais salvatrice, choix délibéré de poursuivre le conflit pour des raisons géopolitiques, morales ou électorales (choisissez celle(s) qui vous arrange).

Get our FREE Newsletter at https://www.PrometheanAction.com — In this episode, Susan Kokinda discusses President Trump's recent national security strategy, which marks a significant departure from over a century of British-influenced American foreign policy. The episode delves into the geopolitical friction between the U.S. and the UK, particularly regarding their strategies toward Russia and Ukraine. Kokinda underscores the broader clash of worldviews between American sovereignty and British-led internationalism, highlighting the latest developments including reactions from Russia and European elites. The episode also examines the opposition Trump faces from both within the U.S. political establishment and British geopolitical strategists, and emphasizes the importance of maintaining political support to ensure the success of Trump's transformative policies.
 

La seule différence, c’est le nombre de mains qui tiennent le couteau.

Et pendant qu’ils se félicitent de leur « unité » et de leur « fermeté », des soldats continuent de mourir dans le Donbass.

C’est la même politique : c’est juste passé de l’acte solitaire au crime organisé.

https://multipol360.com/les-deux-moments-ou-leurope-a-choisi-la-guerre-plutot-que-la-paix/

 

 

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