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février 24, 2026

USA/Europe, Marco Rubio pour un Ancien Monde entre traditions et prospectives; Éveil - Vassalisation !

🇺🇲 Discours bouleversant de Marco Rubio🇺🇲
 
Discours potentiellement historique du Secrétaire d'État américain, à Munich.
 
[...] l’Europe et l’Amérique ont triomphé (du communisme) Un continent a été reconstruit. Nos peuples ont prospéré. L’Est et l’Ouest ont été réunifiés. Une civilisation a de nouveau été rassemblée.
Ce mur infâme, qui avait coupé une nation en deux, est tombé — et avec lui un empire du mal. L’Est et l’Ouest ne faisaient plus qu’un.
 
 

 
 
Mais l’euphorie de cette victoire nous a conduits à une dangereuse illusion : celle d’être entrés dans « la fin de l’Histoire ». Celle de croire que chaque nation deviendrait une démocratie libérale. Que le commerce remplacerait à lui seul l’idée de nation. Que « l’ordre mondial fondé sur des règles » — une expression galvaudée — se substituerait à l’intérêt national. Que les frontières s’effaceraient et que chacun deviendrait citoyen du monde.
 
C’était une idée insensée. Elle ignorait la nature humaine et cinq mille ans d’histoire écrite. Et elle nous a coûté cher.
 
Nous avons adopté une vision dogmatique d’un libre-échange sans entraves, tandis que certaines nations protégeaient leurs économies et subventionnaient leurs entreprises afin de sous-coter systématiquement les nôtres. Nous avons fermé nos usines, désindustrialisé des pans entiers de nos sociétés, expédié à l’étranger des millions d’emplois de la classe moyenne et des classes populaires, et remis le contrôle de nos chaînes d’approvisionnement critiques à nos rivaux et à nos adversaires.
 
Nous avons, de plus en plus, confié notre souveraineté à des institutions internationales. Tandis que de nombreux pays investissaient dans des États-providence massifs au détriment de leur capacité à se défendre, d’autres se lançaient dans l’accélération de réarmement la plus rapide de toute l’histoire humaine, sans hésiter à recourir à la force pour poursuivre leurs intérêts.
 
Pour complaire à un culte climatique, nous avons imposé à nos propres sociétés des politiques énergétiques qui appauvrissent nos peuples, tandis que nos concurrents exploitent pétrole, charbon, gaz naturel — et tout le reste — non seulement pour faire tourner leurs économies, mais aussi comme levier contre les nôtres.
 
Et au nom d’un monde sans frontières, nous avons ouvert nos portes à une vague sans précédent de migration de masse, qui menace la cohésion de nos sociétés, la continuité de notre culture et l’avenir de nos peuples.
 
Nous avons commis ces erreurs ensemble. Et désormais, ensemble, nous devons faire face à ces faits et avancer, pour reconstruire.
 
Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis d’Amérique entreprendront à nouveau une œuvre de renouveau et de restauration, guidés par une vision d’avenir aussi fier, souverain et vital que le passé de notre civilisation. Et si nous sommes prêts, si nécessaire, à le faire seuls, nous préférons — et nous espérons — le faire avec vous, nos amis européens. Car les États-Unis et l’Europe vont ensemble.
 
L’Amérique a été fondée il y a 250 ans, mais ses racines commencent ici, sur ce continent, bien avant. Les hommes qui ont colonisé et bâti la nation où je suis né sont arrivés sur nos rivages en portant la mémoire, les traditions et la foi chrétienne de leurs ancêtres comme un héritage sacré — un lien indestructible entre l’Ancien Monde et le Nouveau.
 
Nous appartenons à une même civilisation : la civilisation occidentale. Nous sommes liés les uns aux autres par les liens les plus profonds que des nations puissent partager : forgés par des siècles d’histoire commune, de foi chrétienne, de culture, d’héritage, de langues, d’ascendance, et par les sacrifices consentis ensemble par nos pères pour cette civilisation commune dont nous avons hérité.
C’est pourquoi, nous, Américains, pouvons parfois paraître un peu directs et insistants dans nos conseils. C’est pourquoi le président Trump exige du sérieux et de la réciprocité de la part de nos amis européens. 
 La raison, mes amis, c’est que nous nous en soucions profondément.
 
Nous nous soucions de votre avenir comme du nôtre. Et si parfois nous divergeons, c’est parce que nous sommes profondément préoccupés par une Europe à laquelle nous sommes liés non seulement économiquement, non seulement militairement, mais aussi spirituellement et culturellement.
Nous voulons une Europe forte. Nous croyons que l’Europe doit survivre, car les deux grandes guerres du siècle dernier nous rappellent sans cesse que, finalement, notre destin est — et sera toujours — étroitement mêlé au vôtre. Nous savons que le sort de l’Europe ne sera jamais indifférent au nôtre.
La sécurité nationale, qui est au cœur de cette conférence, n’est pas seulement une série de questions techniques [....]. 
 
La question fondamentale, dès le départ, est celle-ci : que défendons-nous exactement ?
Les armées ne se battent pas pour des abstractions. Elles se battent pour un peuple. Elles se battent pour une nation. Elles se battent pour un mode de vie. Et c’est cela que nous défendons : une grande civilisation qui a toutes les raisons d’être fière de son histoire, confiante dans son avenir, et déterminée à demeurer maîtresse de son destin [....]
 
C’est ici que sont apparus l’État de droit, les universités et la révolution scientifique. C’est ce continent qui a produit le génie de Mozart et de Beethoven, de Dante et de Shakespeare, de Michel-Ange et de Léonard de Vinci, des Beatles et des Rolling Stones.[....]
 
Car c’est seulement en étant fiers de cette filiation commune que nous pouvons commencer ensemble le travail consistant à imaginer et façonner notre avenir économique et politique. [....]
 
Ensemble, nous pouvons réindustrialiser nos économies et reconstruire notre capacité à défendre nos peuples. Mais l’œuvre de cette nouvelle alliance ne doit pas seulement porter sur la coopération militaire ou la reconquête des industries du passé. Elle doit aussi porter sur l’avenir : faire progresser nos intérêts communs sur de nouveaux fronts, libérer notre ingéniosité, notre créativité et notre dynamisme afin de bâtir un nouveau siècle occidental. [....]
 
Ensemble, nous pouvons non seulement reprendre le contrôle de nos industries et de nos chaînes d’approvisionnement : nous pouvons aussi prospérer dans les domaines qui définiront le XXIe siècle.
Mais nous devons également reprendre le contrôle de nos frontières nationales — contrôler qui entre dans nos pays, et en quelle quantité. Ce n’est pas une expression de xénophobie. Ce n’est pas de la haine. C’est un acte fondamental de souveraineté nationale. Et ne pas le faire n’est pas seulement l’abandon d’un devoir essentiel envers nos peuples : c’est une menace urgente pour le tissu de nos sociétés et pour la survie même de notre civilisation.
 
Enfin, nous ne pouvons plus placer le prétendu ordre mondial au-dessus des intérêts vitaux de nos peuples et de nos nations.
 
Nous n’avons pas besoin d’abandonner le système de coopération internationale que nous avons créé. Nous n’avons pas besoin de démanteler les institutions de l’ancien ordre mondial que nous avons bâties ensemble. Mais elles doivent être réformées. Elles doivent être rebâties. [....]
 
Dans un monde idéal, tous ces problèmes et d’autres encore seraient résolus par des diplomates et des résolutions fermes. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal.
Et nous ne pouvons pas continuer à permettre à ceux qui menacent ouvertement nos citoyens et mettent en péril la stabilité mondiale de se protéger derrière des abstractions de droit international qu’ils violent eux-mêmes régulièrement.
 
C’est la voie sur laquelle le président Trump et les États-Unis se sont engagés. C’est la voie que nous vous demandons, ici en Europe, de rejoindre. C’est une voie que nous avons déjà empruntée ensemble — et nous espérons l’emprunter ensemble à nouveau.[....]
 
C’est pourquoi nous ne voulons pas d’alliés faibles, car cela nous affaiblit aussi.[....] C’est pourquoi nous ne voulons pas d’alliés enchaînés par la culpabilité et la honte. Nous voulons des alliés fiers de leur culture et de leur héritage, conscients que nous sommes les héritiers d’une même civilisation grande et noble, et prêts, avec nous, à la défendre.[.....]
 
Nous voulons une alliance qui ne soit pas paralysée par la peur : peur du climat, peur de la guerre, peur de la technologie. Nous voulons une alliance qui se précipite avec audace vers l’avenir. Et la seule peur qui devrait être la nôtre, c’est la honte de ne pas laisser à nos enfants des nations plus fières, plus fortes et plus prospères.
 
(Nous voulons) une alliance fondée sur la reconnaissance que ce que nous avons hérité ensemble est unique, distinctif, irremplaçable. Car c’est, au fond, le socle même du lien transatlantique.[.....]
 
Je suis ici aujourd’hui pour le dire clairement : l’Amérique trace la voie vers un nouveau siècle de prospérité. Et une fois encore, nous voulons le faire avec vous, nos chers alliés et nos plus vieux amis.
Avec une Europe fière de son héritage et de son histoire. Une Europe qui possède l’esprit de création et de liberté qui a envoyé des navires vers des mers inconnues et fait naître notre civilisation.
 
Avec une Europe qui a les moyens de se défendre et la volonté de survivre.
Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli ensemble au siècle dernier. Mais maintenant, nous devons affronter et saisir les opportunités du nouveau siècle.
 
Car hier est terminé.
L’avenir est inévitable.
Et notre destin commun nous attend."

Nora Belk


 

UFR SHA - Poitiers








Conférence de Munich : le discours de Marco Rubio, un apaisement de façade ?
Conférence de Munich : le discours de Marco Rubio, un apaisement de façade ?

janvier 31, 2026

Les concepts d'Arthur Homines !

5 points méconnus ou incompris dans le champ politique 👇

1. Le droit n’est pas la morale 

 Le droit nous permet de circonscrire nos espaces de légitimité sociale, il matérialise la souveraineté individuelle à travers la propriété privée. Il fonde les règles au sein d'un groupe humain en définissant qui peut faire quoi avec quoi, afin d'éviter les conflits liés à la limitation des ressources. Vos opinions personnelles et vos jugements de valeur ne sont JAMAIS du droit. C'est un point de friction très fort à gauche comme à droite (ou qu'importe comment vous modélisez l'espace politique, quasiment tout le monde passe à côté). 


 

 2. Vos convictions n’ont pas de valeur universelle 

Ces fameuses préférences ne sont valables que pour vous-même (et pour les personnes dont vous avez éventuellement la charge légitime). Vous disposez de votre corps et de votre esprit comme bon vous semble. Cependant, vouloir imposer aux autres des comportements que vous avez vous-même adoptés revient à confondre droit et moral. C'est outrepasser la souveraineté d'autrui au nom de votre propre éthique. 

 3. L’interdiction génère des effets pervers 

 Décréter qu'une action est interdite alors qu'une demande existe génère inévitablement un marché gris/noir. La demande ne s’évapore pas sous prétexte qu’un petit homme en gris a écrit un texte de loi. On n’arrête jamais l’échange volontaire. Même en prison, le marché prend la vie. 

4. C'est la coutume qui protège, pas la loi  

En général, les parents évitent de donner de la bière à leurs nourrissons/enfants. Bien que des exceptions existent, il est admis que ce breuvage n'est pas adapté à l'enfant. Ce n'est pas la loi du petit homme en gris qui le protège, mais la moralité et la bonne pratique partagées. Si demain ce même législateur autorisait la vente de bière aux enfants, pensez-vous que les commerçants se précipiteraient sur l'occasion ? Si c'était le cas, les parents découvriraient vite ces pratiques et ruineraient ces propriétaires par le boycott et la mauvaise réputation. 

 5. Les solutions émergentes sont les seules légitimes et dynamiques  

Face aux problèmes de l'existence, qu'ils soient marginaux ou systémiques, la solution légitime réside dans la capacité des individus (ou de leurs tuteurs) à coopérer et à allouer des moyens pour atteindre leurs fins. Les règles ne sont pas le problème. Elles sont même nécessaires pour formaliser les obligations contractuelles et les recours en justice. Le problème réside dans la nature du milieu par lequel ces règles sont édifiées. Nous en revenons toujours à la question de la souveraineté : qui décide, pourquoi, et selon quelles modalités ? Le législateur ne sollicite jamais le consentement des individus, son action est de fait illégitime. Qu'il soit aussi clair que la démocratie ne respecte à aucun moment le droit naturel, car elle remplace la souveraineté de l'individu par la force vulgaire du nombre.

 

Renversez tout. 

La discrimination ne doit plus être subie, mais revendiquée comme levier de partition. Cessez de mendier auprès d’un système qui n'attend que de vous digérer plus tard. Au contraire, osez le boycott à votre tour. Affirmez votre volonté de faire société entre personnes qui se sont choisies. L’essentiel se joue HORS de l’État. Ce que je dis ici est valide à titre général, au-delà du clivage gauche-droite dont je me moque éperdument. Je parle d'en finir avec cette grotesque cohabitation forcée, mais aussi avec ces réflexes légalistes qui réactivent l'étatisme en permanence. 

 Devenons des pirates du quotidien, non pas grossièrement en prenant tous les risques, mais en activant des pratiques concrètes et en usant d'outils juridiques permettant de protéger notre souveraineté autant que faire se peut. Créons chacun nos réseaux de solidarité et de commerce. Pratiquons la cooptation systématique. Apprenons la résilience, à tous les niveaux. Marquons nos territoires. Plus une organisation s'institutionnalise, plus elle devient lourde et poreuse aux pressions du système qui l'encadre. 

Alors devenons plutôt des individus inscrits volontairement dans des collectifs liquides. Restons sous le seuil de détection de l’État. Assez organisés pour coopérer, mais assez diffus pour rester anti-fragiles. Illisibles car trop décentralisés, et donc toujours capables de glisser entre les mailles du filet. Trop malins pour s'exposer inutilement, et en mesure de surfer les vagues qui se présenteront à nous. Peu d'efforts, beaucoup d'effet.


Non, être culturellement de gauche est au contraire d’une facilité déconcertante, car la pente naturelle va toujours dans le sens de l’air du temps et de la subvention. 

Être radicalement de gauche, c’est-à-dire révolutionnaire et marxiste, demande un peu plus de travail... hélas pour n'en conclure que des inepties. Dans le cadre de cette capsule, le simple fait qu'il évoque le besoin de payer l'impôt démontre ce que je cherche à formuler haha. 

Allô, Monsieur Chapoutot ? (« C’est très facile d’être de droite ». Johann Chapoutot.)

https://x.com/AudeJavel79/status/2016873214719275383

C'est bien d'être sûr de soi mais encore faut-il tenir la route derrière. Le principe même de l’impôt est d’une faiblesse philosophique sans nom. Le concept de consentement vous dit-il quelque chose ? Je rappelle que nous n'avons PAS le choix. On ne parle PAS de mise en commun volontaire là, on parle de prélèvements obligatoires. Le consentement sépare les deux, et c'est ce qui nous permettrait d'ailleurs de nous désabonner de prestataires de services jugés médiocres. 

 Je veux bien dénoncer la bêtise droitarde, mais il est fascinant de constater que les gauchistes pensent le monde à partir de postulats encore plus grossiers. Ce qui est facile au fond, c’est d’être un étatiste, et encore plus dans le monde universitaire. Il suffit de ne faire aucun travail sur soi, de se laisser porter par le courant, d'être justement payé par l'impôt (difficile de réaliser sa nature après), et en bref de suivre le troupeau. L’effort suprême consiste toujours à interroger celui qui mène la danse contre notre gré, non à s'y conformer.

 

La commission des lois ADOPTE une proposition de loi visant à ACCORDER le DROIT DE VOTE et d’éligibilité aux élections municipales aux ÉTRANGERS non-UE résidant en France.

Pas la peine de dire que c'est "débile", "criminel", etc. Ceux en face pensent exactement pareil de votre propre conception. C'est une question d'intériorisation de ce mythe démocratique et d'une certaine vision de celui-ci. La démocratie est une mystification. Personne ne peut parfaitement la définir étant donné que personne n'est d'accord sur ce qu'est le "demos" ni sur les modalités du régime en question. Agréger nos multiples préférences personnelles en une seule préférence collective relève de l'illusion, je suis navré. La démocratie reste et restera éthiquement invalide (car étatique) et mathématiquement impossible sans contradictions (cf. théorème d'Arrow pour les curieux). Cette fiction doit prendre fin.


On parle souvent de fabrique du consentement en démocratie, mais il faudrait aussi parler de fabrique de la sociopathie (et de la violence qu'elle génère). 

La recette est déjà connue : - Doctrine révolutionnaire : des concepts qui permettent de s’identifier aux victimes, dont la vie est pilotée par une vision manichéenne du monde. Ça part déjà mal avec ce genre d'édifice pré-rationnel et moralisant. 

 - Isolation dans des chambres d’écho : les plus motivés se radicalisent dans des bulles politiques, perdent toute capacité à penser le monde sous plusieurs perspectives et à maintenir un lien affectif avec ceux qui adoptent le réel différemment. 

 - Déshumanisation par le discours : l’ennemi n’est plus un humain, il devient littéralement un nazi. Cela justifie tout, car qui pleure pour un monstre ? 

- Insistance sur le besoin de violence : la brutalité est normalisée dans ces milieux. On ne cherche pas à se retirer, au contraire : il faut tout conflictualiser. Alors ça dérape, forcément... 

 - Surveillance horizontale interne : les déviants sont traqués pour maintenir la pureté idéologique du groupe. Ces gens évoluent dans des systèmes paranoïaques (pensez aux "cancels" de streamers connus par exemple). 

 - Récompense sociale interne : les likes, les promotions, l'argent et le prestige renforcent le sentiment d’appartenance et récompensent l’escalade. 

- Mimétisme : chaque parole ignominieuse et chaque acte violent en inspirent d'autres, créant un cycle barbare légitimé de bout en bout. Chose amusante, le type en haut se situait encore à l’extrême droite il y a peu de temps. Il semble avoir opéré un virage radical, ce qui expliquerait ce signalement de vertu grotesque, caché derrière ce ton pseudo humoristique (insupportable au demeurant). Il en fait des tonnes le garçon, et ça se voit. On sent qu’il est nouveau dans ce petit milieu toxique, qu’il cherche à se faire bien voir. (Réponse à un gauchiste)

Voilà ce qui arrive quand on n’a pas trouvé de quoi jouir de la vie sans sacrifier son prochain. Absolument lamentable.

La plupart des ancaps qui méprisent Milei le font essentiellement pour les mêmes raisons qu'ils méprisaient Reagan, lequel comme vous le savez sûrement, était détesté par Rothbard lui-même. Si quelqu'un avait donné une conférence à l'Institut Mises au milieu ou à la fin des années 80 pour louer Reagan pour ses actions admirables (et non ses paroles) en faveur de l'avancement du libertarianisme aux États-Unis, il aurait été à juste titre cible de moqueries et de huées. Je pense que c'est une chose d'exprimer une préférence pour un politicien par rapport à un autre, mais c'en est une tout autre de faire l'éloge d'un politicien non-ancap (révélé comme tel par ses actes) de cette manière, alors que les actions de ce dernier n'ont fait que nuire à son pays et à l'anarcho-capitalisme en général, du fait de son association affichée avec celui-ci. Milei prétend être rothbardien, mais il continue de faire des choses qui auraient fait reculer Rothbard lui-même, tout en ne faisant presque rien de ce que Rothbard aurait approuvé.

Arthur Homines 

https://www.youtube.com/@arthurhomines


Schéma grossier, qui repose sur un sophisme économique de la performance des services publics corrélée linéairement aux budgets, et sur l'oubli pur et simple du calcul économique impossible par l'État. Quand on dit que les socialistes ne comprennent rien, on est toujours loin du compte. Tout n'est que bons sentiments et "vision pansement" de l'économie. On s'imagine qu'injecter de l'argent ici suffirait à résoudre nos problèmes. C'est l'économie vue par le petit bout de la lorgnette, sans rien comprendre de ses mécanismes sous-jacents et sans anticiper le moindre effet futur. On radote alors : l'État ne peut pas (structurellement) allouer les ressources efficacement. Il ne calcule pas, il n'est pas en concurrence, il ne risque pas, il ne joue pas sa peau, il n'est pas responsable... il spolie, crée des budgets et socialise les pertes. Il étend sa bureaucratie jusqu'à l'obésité, et fait s'effondrer tout ce à quoi il touche. Cet "argument" du sabotage est une inversion de causalité, chose normale quand on n'a pas compris le processus à l'oeuvre (ou qu'on ne veut pas le comprendre). L'État ne réduit les budgets (ou emprunte toujours plus) QUE lorsqu'il n'a plus les moyens de masquer l'insolvabilité structurelle de ses monopoles. C'est tout.

 Arthur Homines 

 

LA PROPRIÉTÉ

La Liberté est le droit absolu de disposer de ses propriétés privées. Elle s'enracine dans le Droit, socle indispensable de la vie en société nous permettant d'éviter les conflits nés de la rareté des ressources sur Terre. Le Droit est en fait la seule réponse logique permettant d'attribuer à chacun ce qui lui revient. La Liberté se confond ainsi avec la souveraineté de l'individu sur son propre corps et sur ses propriétés légitimes, à l'abri de toute interférence. La propriété légitime (acquise par appropriation originelle, par le travail ou par l'échange volontaire) étant la concrétisation physique de notre Liberté, c'est-à-dire de nos décisions dans le respect de la souveraineté individuelle de son prochain. 

C'est ici qu'intervient le principe de non-agression (NAP). Le NAP est une norme éthique indépassable stipulant qu'aucun individu (ou groupe) n'a le droit d'initier la violence contre la personne ou les biens d'autrui. Ce principe est universel, et symétrique. Si la Liberté était une exception, son Droit ne serait qu'un énième privilège. Le NAP s'applique donc à tous en vertu de notre condition humaine. Sans lui, la société croule sous la loi du plus fort, tout en se privant d'un principe qui distingue objectivement le juste et l'injuste (c'est hélas notre réalité à cause de l'État). 

De ce socle juridique découle le marché libre, réseau spontané d'interactions humaines fondées sur le respect du NAP. Quand la violence initiée est exclue, l'échange volontaire devient la seule voie d'enrichissement. La société n'est plus pilotée arbitrairement par le haut, mais s'organise librement par le bas. En définitive, la Liberté est une théorie sociale cohérente qui repose sur le NAP et le libre marché, bien loin de tout "projet national" ou d'un "grand leader". La culture, la solidarité ou l'abondance en découlent naturellement, par la dynamique du marché. À un stade avancé, la Liberté serait incarnée à travers une mosaïque territoriale, reflet d’un ordre spontané où chaque individu (et par extension, société) vivrait selon des règles choisies.

Manière de fuir le fond. Ce qui compte, c'est de voir le processus de socialisation à l'œuvre et ses différents effets à travers tous les régimes. Pour tenter d'abolir la propriété privée comme le veulent les communistes (ou même pour en vivre sans chercher à la détruire intégralement, comme en démocratie française), il faut en dépouiller les gens progressivement, ce qui produit systématiquement les mêmes effets néfastes. 

C'est le processus socialiste qui doit être scruté et critiqué. La réalité n'est pas une belle photographie. Tout socialisme se développe au détriment de la propriété privée, il n'y a rien d'autre à comprendre. Son mécanisme consiste à dépouiller les détenteurs légitimes de titres de propriété pour transférer leurs biens/argent à d'autres. Plus précisément, l'État confisque les titres de propriété de ceux qui ont créé de la valeur, travaillé ou échangé pacifiquement, pour les redistribuer à des personnes qui n'ont pas participé à cet agencement décentralisé et civilisé (bureaucrates, fonctionnaires, bénéficiaires de subventions, industries de connivence, etc). 

 Les conséquences socio-économiques d’un tel système d’attribution des titres de propriété sont toujours les mêmes, à savoir une réduction de l’investissement, une décapitalisation générale et une incitation à la prolifération de personnes non productives. Lisez Hans-Hermann Hoppe dans "A Theory of Socialism and Capitalism" pour aller plus loin, ne serait-ce que les chapitres 1 et 2. Et allez jusqu'à la fin pour saisir la supériorité éthique et économique du capitalisme.

 Arthur Homines

 

 


La sociologie moderne n'a rien d'une science. 

Elle s'apparente à du scientisme, voire à une théologie. Il n'est pas nécessaire d'aller très loin pour l'affirmer : on ne trouve aucune trace d'individualisme méthodologique chez les sociologues actuels. Une vraie science sociale et humaine chercherait à comprendre les phénomènes en société, à la fois pour en saisir les causes et produire des lois universelles. 

Or, on ne peut raisonner valablement en science sociale qu'en partant de l'action de l'individu. Qui use de cette méthode individualiste en l'état actuel des choses ? Au contraire, la sociologie moderne use de concepts abstraits (sans réalité physique) comme « la société », « le patriarcat », « le système » ou « les structures de domination ». Prenons le cas des salaires, ou même des revenus si vous préférez. À savoir que les hommes gagnent généralement plus que les femmes. 

Le sociologue de base hurlera au sexisme systémique du marché. L'individualiste méthodologique étudiera plutôt les choix individuels : choix de carrière, arbitrage temps de travail/temps familial, préférences face au risque, etc. Il verra que les hommes sont au global plus productifs et inscrits dans des secteurs plus rémunérateurs. Pas de méchant marché à l'horizon, juste des choix et des conséquences qui naissent d'individus en mouvement.

Arthur Homines 

Culte climatique

On parle beaucoup de la chaleur en cette fin de mois de mai. Rappelons alors que le climat n'ouvre aucun droit magique à l'État pour intervenir dans nos vies. Les variations de température (que ce soit plus ou moins) sont des défis que l'Humanité doit surmonter par son adaptation. Le retour à des droits de propriété privés et absolus est la pierre angulaire de cette adaptation, car il est la condition sine qua non du calcul économique, de la prévisibilité et de la réparation en cas d'agression. C'est la base de l'économie, qu'on ne peut pas dissocier de l'écologie. 

 Je ne lis/n'entends personne lier l'écologie à l'économie, qui est pourtant une science de l'action humaine (praxéologie). L'environnement physique est le réceptacle permanent de l'action humaine. Prétendre traiter de questions écologiques sans comprendre les mécanismes praxéologiques fondamentaux (incitations individuelles, formation des prix, etc) condamne l'écologie à n'être qu'une vaste fumisterie politique et punitive. Seule une analyse rigoureuse des structures de choix des individus permet d'aligner la préservation de nos ressources naturelles avec la Liberté.

Arthur Homines

 

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