Affichage des articles dont le libellé est extrême droite. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est extrême droite. Afficher tous les articles

février 18, 2026

L'image de la France à l'étranger : la dérive autoritaire de Macron. « Tout sera bouclé avant l'élection présidentielle de mai 2027 »,

La mission de Macron : prémunir la France contre Le Pen avant l'élection de 2027 
 
Le Rassemblement national (RN), parti d'extrême droite, dénonce déjà des nominations controversées. Emmanuel Macron s'efforce de contenir l'éventualité d'une présidence d'extrême droite en France. 
 

 
 
Le président français accélère les nominations de personnalités clés et place des fidèles à des postes importants afin de consolider son influence et d'empêcher le Rassemblement national de mettre en œuvre son programme populiste, selon quatre responsables français et deux anciens responsables. 
 
Les sondages indiquent que le parti d'extrême droite est favori pour l'élection présidentielle de l'année prochaine, et Marine Le Pen et Jordan Bardella, ses candidats potentiels, ont laissé entendre qu'ils tenteraient d'annuler les réformes économiques de Macron et de réduire les engagements de la France envers l'UE et l'OTAN. « 
 
Il [Macron] s'inquiète des dangers à venir et veut consolider son héritage », a déclaré un ancien diplomate, tandis que l'Occident est confronté à une instabilité alimentée par la belligérance russe et l'imprévisibilité américaine. 
 
 Macron a déjà nommé un allié au poste de contrôleur général des comptes, malgré des accusations de conflit d'intérêts. Au ministère des Affaires étrangères, un vaste remaniement est en cours, qui ira bien au-delà des traditionnels échanges d'ambassadeurs estivaux. Plus de 60 représentations diplomatiques devraient accueillir de nouveaux ambassadeurs dans les prochains mois, notamment à Washington, Londres, Berlin et Kiev. 
 

 
 
 « Tout sera finalisé avant l'élection présidentielle de mai 2027 », a déclaré un ambassadeur français à POLITICO. 
 
La démission anticipée du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, la semaine dernière, permet également à Macron de nommer un nouveau titulaire à ce poste, pour un mandat de six ans, avant les prochaines élections. 
 
Par ailleurs, la décision de Macron de remplacer le plus haut gradé de l'armée française cet été était en partie motivée par la volonté d'avoir une voix forte à ce poste pour faire face à un éventuel président du Rassemblement national, ont indiqué deux responsables militaires. L'un d'eux, un officier supérieur de l'armée, a déclaré que l'objectif était de garantir que la personne occupant le poste possède une expérience suffisante pour être respectée si elle s'opposait aux propositions controversées du Rassemblement national, notamment la sortie du commandement intégré de l'OTAN. 
 

 
 
Ces mouvements de personnel vont bien au-delà des manœuvres d'un président en fin de mandat cherchant à marquer l'histoire, ont affirmé les responsables qui se sont confiés à POLITICO pour cet article, sous couvert d'anonymat pour s'exprimer librement. Selon eux, il s'agit d'une tentative manifeste de protéger les institutions françaises d'éventuels chocs provoqués par le Rassemblement national. 
 
 L'exercice d'équilibriste est toutefois délicat pour Macron. 
 
Nommer des alliés très proches à certains de ces postes risque d'affaiblir leur indépendance et leur neutralité perçues, quelles que soient les motivations initiales de ces nominations. 
 
Et en plaçant des alliés à des postes clés, le président français pourrait avoir d'autres échéances en tête au-delà de 2027, a déclaré l'ancien diplomate. Nul n'a échappé à Macron, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif, qu'il a déjà laissé entendre qu'il pourrait envisager de se présenter à l'élection présidentielle de 2032. 


 
Verrouillage des institutions 
 
Le Rassemblement national devra peut-être attendre la décision, en juillet, sur l'appel de Marine Le Pen contre sa condamnation pour détournement de fonds et son interdiction de se présenter aux élections pour cinq ans avant de désigner son candidat à la présidentielle. Le parti dénonce d'ores et déjà les mesures qu'il qualifie d'« illibérales » prises par Macron. 
 
 « Le président Macron tente de verrouiller nos institutions, espérant ainsi en conserver le contrôle et étendre son influence », a déclaré mercredi Bardella, candidat du « Plan B » du parti. 
 
 Interrogé jeudi, lors d'un sommet européen, sur ses efforts pour préserver les institutions avant son départ du pouvoir, Macron a qualifié la question d'« importante », mais a refusé d'y répondre, car elle ne figurait pas à l'ordre du jour. 
 
 

 
 
Le président français a déjà suscité des polémiques similaires avec d'autres nominations. On lui a reproché d'avoir politisé l'administration française l'an dernier en nommant un allié politique, peu formé juridiquement, à la tête de la plus haute autorité constitutionnelle du pays. Le choix de Stéphane Séjourné pour représenter la France à la Commission européenne en 2024 a également fait l'objet d'un examen minutieux, compte tenu de leurs liens étroits. 
 
 La France possède l'une des présidences les plus puissantes d'Europe, mais cela ne signifie pas que son prochain dirigeant pourra facilement destituer ou ignorer les personnes nommées par Macron. 
 
Ces mouvements de personnel constituent « un défi pour la vision ambitieuse de bouleversements profonds de Marine Le Pen », a déclaré Benjamin Morel, constitutionnaliste français.
 
« Le système est construit avec un certain nombre de garde-fous. Ceux-ci ne garantiront peut-être pas l'héritage de Macron, mais ils limiteraient son pouvoir exécutif, même s'il paraît quasi absolu en France. » 
 

 
 
Un sujet délicat 
 
D'autres nominations cruciales se profilent à l'horizon. 
 
Macron devra choisir un nouveau président du Conseil d'État – une institution clé qui fait office à la fois de conseiller juridique du gouvernement et de juge dans les litiges opposant les citoyens à l'État – lorsque le président actuel atteindra l'âge de la retraite obligatoire de 68 ans en mai. 
 
« Le droit administratif n'est pas un jeu d'enfant ; il traite des litiges en matière d'immigration, d'ordre public, de police… autant de sujets très sensibles », a déclaré Morel. 
 
Au sein de l'UE, les gouvernements souhaitent conclure les négociations sur le prochain budget septennal de l'Union avant 2027, a indiqué un responsable du Parlement européen à POLITICO. 
 
Un débat se profile à l'horizon quant à l'opportunité de tenter de renouveler le mandat d'António Costa à la présidence du Conseil européen avant son expiration, peu après l'élection présidentielle française, a indiqué un responsable. « Cela va certainement devenir un sujet de discussion », a-t-il affirmé. « Il faut l'unanimité, et [le Premier ministre hongrois Viktor] Orbán, s'il est toujours en fonction, ainsi que les Tchèques, sont du même avis que Marine Le Pen. » 
 
 Paul de Villepin a contribué à cet article.
 



La gouverneure de la Banque d'Europe devrait quitter ses fonctions avant avril 2027 afin de laisser à Emmanuel Macron et Friedrich Merz le temps de choisir son successeur. 
 
Le "Macronisme"
Une France irréformable depuis VGE, une déconstruction "Macronienne", pas de sécession en vue.....!
Les "Socialopithèques" omniprésents, un étatisme conforté, qu'il soit collectiviste ou nationaliste !
Liberté........OFF
FORCE DE CONSTATER !!
EMMANUEL MACRON SERAIT EN TRAIN DE VERROUILLER LA FRANCE APRÈS 2027 🥶
Le chef de l’État multiplierait les nominations stratégiques pour sécuriser des postes clés au sein des institutions, selon un éditorial de BFM Business.
👉 Banque de France potentiellement jusqu’en 2032
👉 Conseil constitutionnel jusqu’en 2034
👉 Conseil d’État jusqu’en 2036
👉 Cour des comptes possiblement jusqu’en 2053
⚠️ Des questions se posent sur la concentration du pouvoir et la déontologie.
 

 

septembre 10, 2025

L'ami intime du couple Macron, Sébastien Lecornu, enfin Premier Ministre, après Bayrou le numéro 7 !

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), 

Sébastien Lecornu : le nouveau lieutenant d’Emmanuel Macron 

En ce 10 septembre 2025, la nomination de Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre par Emmanuel Macron n’est pas seulement un énième remaniement dans une présidence chaotique – c’est une provocation flagrante. À 39 ans, ce « survivant politique » issu de la droite, reconverti en macroniste zélé, incarne tout ce que la Ve République a de plus instable et corrompu. Septième Premier ministre en huit ans sous Macron, Lecornu succède à François Bayrou après un vote de défiance historique, marquant le retour aux pires travers de la IVe République : instabilité, illégitimité et petits arrangements en coulisses. Mais derrière ce choix, se cache un agenda belliciste assumé, porté par un homme aux multiples casseroles, proche de l’extrême droite et chouchou de Brigitte Macron, dont l’influence sur son époux n’est plus à démontrer.


Une ascension fulgurante marquée par l’opportunisme et les trahisons

Né en 1986, Sébastien Lecornu a gravi les échelons à une vitesse suspecte, devenant le plus jeune assistant parlementaire (19 ans – en 2005), conseiller ministériel (22 ans – en 2008), président de conseil départemental (28 ans – en 2015) et ministre de la Défense (35 ans – en 2022) de l’histoire française.

Initialement gaulliste et souverainiste au sein de l’UMP (puis Les Républicains), il a vite trahi ses origines pour rejoindre Emmanuel Macron en 2017, abandonnant ses critiques envers l’Union européenne. Ce virage opportuniste l’a propulsé au gouvernement : secrétaire d’État à l’Écologie, ministre des Collectivités territoriales, des Outre-mer, puis des Armées. À Matignon, il est perçu comme un loyaliste absolu, capable de compromis douteux avec « l’extrême droite » pour survivre politiquement.

Mais cette carrière fulgurante cache une série de scandales. En 2021, une enquête pour prise illégale d’intérêts l’a visé pour avoir cumulé une rémunération d’administrateur de la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) avec des décisions favorables à cette société en tant que président du conseil départemental de l’Eure. Bien que classée sans suite en 2022, l’affaire pue le favoritisme. Ajoutez à cela une audition en 2025 pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics à un proche pour des expositions photo à 80.000 euros, sans appel d’offres – une enquête du Parquet national financier toujours en cours. Sans oublier les apéros clandestins organisés pendant le confinement Covid en 2021, révélés par la presse, contredisant ses leçons d’exemplarité. Et que dire de l’achat de 100.000 euros de livres à un proche de Macron avec des fonds du ministère des Outre-mer ? Lecornu n’est pas un homme d’État, mais un « pédaleur d’influence » dans une macronie gangrenée par la corruption.

 

Des liens troubles avec « l’extrême droite » et des complicités suspectes

Pire encore, Lecornu entretient des relations secrètes avec le Rassemblement national (RN). En juin 2024, peu après l’annonce par Macron d’élections législatives anticipées, des rencontres secrètes avec les dirigeants du RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella, ont été révélées par Libération et confirmées par les participants. En tant que ministre des Armées, il menait ces discussions sans en informer ses collègues – une opacité suspecte dans un contexte de tensions géopolitiques. Ces liens pourraient expliquer pourquoi le RN pourrait épargner son gouvernement, transformant la politique en cirque où Lecornu joue le rôle du « survivant » capable de neutraliser la droite pour Macron.

Ses fréquentations douteuses ne s’arrêtent pas là. Il affiche une complicité avec Yassine Bellatar, humoriste controversé proche des Frères musulmans, malgré les efforts antiterroristes de l’armée française. Son cabinet a prétendu qu’il l’avait confondu avec un technicien, mais des témoins confirment qu’il le connaissait.

 

Le bellicisme incarné : un danger pour la France et l’Europe

En tant que ministre des Armées depuis 2022, Lecornu a piloté une loi de programmation militaire 2024-2030 dotée de 413 milliards d’euros, doublant les dépenses pour atteindre 69 milliards d’ici 2030.

Ce renforcement, motivé par la guerre en Ukraine, inclut la dissuasion nucléaire et un nouveau porte-avions – un choix belliciste qui aligne la France sur une escalade anti-russe. Mais cette politique rencontre des résistances internes : en juin 2025, le ministère des Armées a approché Renault pour produire des drones militaires destinés à la France et à l’Ukraine, en s’appuyant sur l’expertise ukrainienne. Les salariés ont massivement refusé, arguant qu’ils avaient signé pour assembler des voitures, pas des armes. Les syndicats comme Force Ouvrière et la CGT ont souligné les tensions potentielles au sein des équipes, incluant des travailleurs russes et ukrainiens, et demandé des garanties sur le droit de refus. Renault a même envisagé de délocaliser la production en Slovénie pour éviter les conflits, mais cela soulève des risques géopolitiques et de cyberattaques. Cette rébellion ouvrière expose le cynisme de Lecornu : forcer une reconversion industrielle vers la guerre, au mépris des employés et des implications éthiques.

Ce bellicisme n’est pas isolé ; il reflète celui d’Emmanuel Macron, qui a multiplié les déclarations agressives sur l’Ukraine, agitant la peur d’une ingérence russe pour tout justifier. Macron choisit Lecornu, « le pire faucon », pour maintenir un « horizon de guerre » permanent, neutralisant l’opposition et justifiant une hystérie anti-russe. Pourquoi ce choix ? Pour prolonger un macronisme en déroute, où la guerre sert de mortier à un pouvoir chancelant, au risque d’impliquer la France dans un conflit direct avec la Russie. Lecornu, architecte d’un renforcement militaire face à la Russie, incarne ce virage : des conférences avec des leaders bellicistes comme Scholz ou Starmer, des exclusions aériennes risquées, et une armée vampirisée par l’OTAN et l’UE.

Le rôle clé de Brigitte Macron : une influence ombragée

Au cœur de cette nomination, la proximité de Lecornu avec Brigitte Macron, qui exerce une influence considérable sur son époux. Décrit comme son « chouchou« , Lecornu a su la séduire par des dîners et des petites blagues, selon des proches. « Brigitte l’aime beaucoup, ça compte », confiait-on en 2023. Cette affection n’est pas anodine : Brigitte, souvent présentée comme une conseillère informelle, a déjà favorisé des nominations comme celle de Gabriel Attal.

Lecornu, ami intime de cette « bande à Brigitte » (avec Blanquer, Castaner), bénéficie de cette protection élyséenne.

Macron, en le choisissant, cède t-il une fois de plus à cette influence, transformant Matignon en affaire de famille ? Cette dynamique soulève des questions : qui gouverne vraiment ? Une Première dame aux réseaux opaques, qui dépense des millions en procédures judiciaires américaines malgré des déclarations de patrimoine suspectes, finalement blanchies par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).


Un choix scandaleux pour une France en péril

En nommant Lecornu, Macron opte pour la continuité d’un régime instable, belliciste et corrompu. Ce « faucon » pro-Ukraine, aux liens troubles avec le RN et chouchou de Brigitte, risque d’entraîner la France dans une escalade guerrière inutile, tout en ignorant les résistances populaires. Dans une Ve République brisée – sept Premiers ministres en huit ans, dont Édouard Philippe (Monsieur Covid), Jean Castex (l’inénarrable), Élisabeth Borne (Mamie 49.3) et les éphémères Attal, Barnier et Bayrou – Lecornu n’est qu’un fusible de plus. Mais ce choix, dicté par le bellicisme macronien pour contrer la Russie et neutraliser la droite, pourrait bien précipiter le chaos : colère sociale, blocage institutionnel et trahison démocratique. La France mérite mieux qu’un « cirque » dirigé par des clones idéologiques, des comédiens pilotés par des réseaux supranationaux. Lecornu à Matignon ? Une provocation qui pourrait signer la fin d’un macronisme agonisant.

https://multipol360.com/sebastien-lecornu-le-nouveau-lieutenant-demmanuel-macron/

 


Sébastien Lecornu, le moins macroniste des macronistes
 
S’il est proche du président, le Premier ministre, de tendance gaulliste, ne partage en rien sa vision du dialogue avec les oppositions et la population.

Par Saïd Mahrane 
 
Depuis sa nomination à Matignon, on dit de lui qu'il est un « macroniste ». Or il n'existe pas moins macroniste que Sébastien Lecornu au sein du gouvernement. C'est précisément ce qui explique sa survie politique. Proche du président de la République, oui, il l'est indéniablement. Fidèle, loyal, présent, aussi, ce qui lui vaudra, dans ce monde sans foi, la sincère sympathie de Brigitte Macron.
Mais penser un instant que le nouveau Premier ministre puisse adhérer à une représentation de la société et à une manière d'exercer la politique selon des canons macroniens, tels que nous les connaissons depuis 2017, est une erreur.
Le conteur d'histoires face au président philosophe
Pour le comprendre au mieux, il faut regarder du côté de Vernon, ville dont il fut le maire, et de l'Eure, département dont il fut le président. Ce bout de Normandie est une France à petite échelle, avec ses variétés, ses ruptures, ses déserts, ses violences et ses inégalités. Il fallait l'entendre, de retour à Paris, raconter les bonheurs et les galères de la vie loin des lieux du pouvoir. Cette expérience acquise, alors qu'il n'avait pas 30 ans, lui a conféré de solides convictions dans la manière de préserver une cohésion, ce sans quoi rien n'est possible quand on se dit gaulliste.
L'admirateur de la geste gaullienne, partisan des référendums, voue également une passion pour la politique en tant qu'elle est une aventure collective au service d'une idée, et plus encore pour la psychologie des hommes. En la matière, il est un redoutable portraitiste. Quand Macron est tout en concepts philosophiques, lui déroule des événements et fait le récit, sous forme de mises en garde, de bascules historiques nées souvent d'un fait anodin. Un moyen comme un autre de distiller des messages sans froisser les susceptibilités.
Les mots et la connexion
Son aide fut précieuse au président de la République lors des grands débats post-mobilisation des Gilets jaunes. Alimenté en notes par des techniciens parfois aussi ignorants que lui des réalités, Macron, il le confia, fut impressionné par le sens du « concret » de son ministre en charge des Collectivités territoriales. Ouvert sur les thèmes sociétaux, Sébastien Lecornu est avant tout un homme de droite, d'une droite qui n'existe plus, morte avec Philippe Séguin et ceux qu'on appelait jadis les gaullistes sociaux.
En cela, il est le jumeau de Gérald Darmanin, deux survivants de cette famille politique, échoués en macronie. Comment la définir, s'agissant du style ? C'est simple : mettez leur en face un patron du CAC 40 ou un syndicaliste, un général ou un piou-piou, un communiste ou un libéral, ils trouveront aussitôt les mots et la connexion par une bonhommie, une écoute et, toujours, cette impression chez eux qu'une solution est possible.

Un son de cloche différent
 
Au ministère des Armées, beaucoup, parmi les gradés, ont été surpris lors de sa nomination. Les mêmes, lit-on, le regrettent déjà. Mais, plus que tout, et c'est aussi en cela qu'il n'est pas macroniste, Lecornu est un homme qui doute. En 2017, lorsqu'il fut appelé à entrer au gouvernement, il se demanda s'il en avait la légitimité. Puis, au gré des remaniements, le président a noté chez lui une ambition sereine, moins tapageuse que celle d'autres ministres faisant campagne. De même son rapport aux médias est-il « sain » : il ne court pas les micros. S'il n'a rien à dire, il préfère s'abstenir.

Son principal handicap, dans le fond, est précisément cette trop grande loyauté vis-à-vis d'un président qui, il est vrai, lui aura accordé sa confiance à maintes reprises. Dans l'histoire tourmentée du macronisme, on aurait cependant dû entendre un son de cloche différent du funeste « en même temps » et des amphigouris présidentiels. Un son de cloche qui aurait sonné plus humain, plus en faveur des petites gens, des élus locaux, de l'opposition, fait de simplicité, d'humilité, de réactivité, et qui aurait été à mille lieues du mépris de forme exprimé par le président et un entourage à son image.
Certes, s'il avait ouvert la bouche pour exprimer un non gaullien, Lecornu l'aurait payé, puisqu'il est connu que Macron n'aime pas les voix dissidentes, même quand elles disent vrai. Que pourra donc faire le Premier ministre dans le bourbier actuel ? On l'ignore. Il devra montrer une méthode avant de dévoiler des idées. Soit un contresens. C'est à lui, ancien ministre des Armées, de trouver la voie pour sortir les uns et les autres de leurs tranchées, les ramener à la table des négociations et s'accorder sur un budget. Il lui faudra, en l'espèce, oubliant la tutelle présidentielle, être d'abord fidèle à lui-même…
 

Powered By Blogger