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octobre 23, 2026

David Zini, directeur du Shin Bet à Paris...Sécurité du sang !

RENSEIGNEMENT – Émeutes du 17 octobre : Macron donne des leçons à Israël, mais Paris reçoit le patron du Shin Bet ! 

Alors que la France peine à retrouver son calme après les violences du 17 octobre 2026, une visite aussi discrète que révélatrice vient rappeler les contradictions de sa diplomatie. Le 20 octobre, David Zini, directeur du Shin Bet, le puissant service israélien de sécurité intérieure, s’est rendu à Paris pour rencontrer de hauts responsables de la DGSI et de la DGSE. Au programme, selon les médias israéliens : terrorisme, radicalisation islamiste et coopération sécuritaire. Un déplacement prévu bien avant les émeutes, mais dont le calendrier prend une dimension particulièrement symbolique. Car tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les critiques envers Israël, reconnaît un État palestinien et restreint la participation des industriels israéliens aux salons français de défense, les professionnels du renseignement poursuivent leur coopération. Une leçon de Realpolitik : la diplomatie peut s’offrir le luxe des postures. La sécurité nationale, beaucoup moins.


 

Un paradoxe qui n’échappe pas à Roland Lombardi, historien, géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient et directeur du Diplomate, pour qui les motivations de la diplomatie française ne font guère de doute : « Sauf à être stupide – et il ne l’est absolument pas –, Emmanuel Macron a reconnu la Palestine pour apaiser la rue arabe en France et, surtout, satisfaire ses amis du Qatar. Quel succès ! Heureusement que nos responsables du renseignement et de la sécurité sont, eux, des pragmatiques, toujours connectés au réel ! »

Il fallait presque attendre que la France s’embrase pour que cette évidence retrouve toute sa force : en matière de terrorisme, les alliances ne se choisissent pas à l’applaudimètre des conférences internationales. Elles se construisent dans le secret des échanges de renseignements, l’identification des réseaux, la prévention des attentats et la connaissance précise d’adversaires qui, eux, ne s’embarrassent guère de subtilités diplomatiques.

Le contraste est saisissant. D’un côté, Emmanuel Macron et une diplomatie française qui, depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, ont multiplié les critiques à l’égard du gouvernement israélien, jusqu’à provoquer une crise profonde entre Paris et Jérusalem. De l’autre, les responsables des services de renseignement français qui continuent de travailler avec leurs homologues israéliens, conscients de la valeur d’une coopération forgée par plusieurs décennies de lutte contre le terrorisme.

Le 17 octobre, des manifestations contre la vie chère et la dégradation des services publics ont dégénéré en violences dans plusieurs villes françaises. Pillages, razzias, incendies, attaques contre les forces de l’ordre : ces événements ont révélé de graves difficultés de maintien de l’ordre, même si l’immense majorité des manifestants n’a pas participé aux exactions. Quelques jours plus tard, le patron du Shin Bet se trouvait à Paris.

La visite n’a pas été décidée en réaction aux émeutes. Mais sa concomitance avec la crise française donne à cette rencontre une résonance politique que personne ne peut raisonnablement ignorer.

David Zini à Paris : Quand le renseignement rappelle les réalités que la politique préfère oublier

L’information a été révélée le 21 octobre par la chaîne publique israélienne Kan, puis reprise par le Jerusalem Post, le Times of Israel et plusieurs médias francophones : David Zini, directeur du Shin Bet depuis octobre 2025, s’est rendu en France le mardi 20 octobre pour une visite de travail auprès des responsables du renseignement français.

Selon ces informations, le général israélien a rencontré des représentants de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Les discussions auraient notamment porté sur la lutte antiterroriste et la radicalisation islamiste. Le Shin Bet n’a pas souhaité commenter officiellement ces rencontres, dont le contenu précis demeure confidentiel.

Il serait donc excessif d’affirmer que Paris a fait venir en urgence le chef du renseignement israélien parce que ses propres services auraient été dépassés par les événements. Le déplacement était programmé avant les violences. Mais il n’en illustre pas moins une réalité stratégique : la coopération entre la France et Israël survit aux tensions politiques, parce que les menaces communes ne disparaissent pas au gré des déclarations présidentielles.

Israël possède une expérience singulière de la lutte antiterroriste. Depuis des décennies, ses services affrontent des organisations structurées, des réseaux clandestins, des opérations suicides, des prises d’otages et des menaces transfrontalières. Le Shin Bet a développé des capacités importantes en matière de renseignement humain, d’analyse des réseaux, de prévention des attentats et de protection des infrastructures sensibles.

Cette expertise n’est ni infaillible ni exempte de controverses. Les défaillances israéliennes ayant précédé les massacres du 7 octobre 2023 en ont tragiquement rappelé les limites. Or précisément, l’expérience d’un échec majeur, les enseignements qui en sont tirés et les adaptations qui suivent constituent aussi des sujets essentiels pour les services partenaires.

La France, de son côté, n’a évidemment pas attendu Israël pour développer ses propres compétences. La DGSI, la DGSE, les services militaires et les unités spécialisées disposent d’une expérience considérable, acquise notamment dans la lutte contre les réseaux djihadistes et à travers les engagements français au Sahel et au Levant. La coopération franco-israélienne n’est donc pas une relation entre un maître et un élève, mais un échange entre deux appareils de sécurité expérimentés.

Et c’est précisément ce qui rend cette rencontre intéressante et importante. Les professionnels du renseignement savent qu’aucun pays ne peut prétendre détenir seul toutes les réponses.

Les terroristes coopèrent, circulent, s’adaptent et exploitent les failles des États. Il serait pour le moins absurde que les démocraties renoncent à échanger leurs informations au nom de leurs désaccords diplomatiques.

Encore faut-il ne pas confondre les menaces. Les violences urbaines du 17 octobre, aussi graves soient-elles, ne constituent pas en elles-mêmes une opération terroriste islamiste. Le renseignement doit justement permettre de distinguer les mouvements sociaux, les groupes violents, les réseaux criminels et les organisations terroristes, plutôt que de les amalgamer.

C’est dans cette capacité à qualifier précisément la menace que réside la première exigence d’une politique de sécurité sérieuse.

Macron, Gaza, Qatar : Les contradictions d’une diplomatie française qui s’éloigne d’Israël

Le paradoxe prend toute sa dimension lorsqu’on examine les relations franco-israéliennes depuis le 7 octobre 2023.

Ce jour-là, les terroristes du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens ont perpétré des massacres de civils en Israël, commis des violences sexuelles et enlevé des otages. Ces crimes doivent demeurer un point de référence essentiel dans toute réflexion sur la sécurité israélienne. Ils n’effacent pas les souffrances des civils palestiniens ni les obligations du droit international humanitaire, mais ils rappellent la nature de la menace à laquelle Israël a été confronté.

Or, à mesure que la guerre à Gaza s’est prolongée, Emmanuel Macron a durci son discours envers le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Certaines critiques françaises portent sur des questions légitimes de protection des populations civiles et de respect du droit international. Mais leur accumulation, leur tonalité et les décisions politiques qui les ont accompagnées ont contribué à une dégradation spectaculaire des relations bilatérales.

Le point culminant est intervenu le 22 septembre 2025, lorsque la France a officiellement reconnu l’État de Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies.

Pour l’Élysée, cette reconnaissance devait relancer la solution à deux États, renforcer l’Autorité palestinienne et marginaliser le Hamas. Pour ses détracteurs, au contraire et à juste titre, elle constituait une erreur stratégique majeure : reconnaître un État sans contrôle territorial unifié, sans désarmement préalable du Hamas et sans garanties sécuritaires suffisamment solides risquait de produire davantage de symboles diplomatiques que de résultats concrets.

La reconnaissance internationale ne saurait, à elle seule, créer les conditions politiques, institutionnelles et sécuritaires d’un État viable. Et lorsqu’une organisation terroriste a fait du massacre de civils un instrument de sa stratégie, toute initiative diplomatique doit être évaluée à l’aune de ses conséquences réelles, pas seulement de ses intentions proclamées.

La question du Qatar mérite également d’être posée. Doha entretient des relations privilégiées avec Paris, dispose d’investissements considérables en France et joue depuis longtemps un rôle d’intermédiaire dans les négociations avec le Hamas, dont il a accueilli des dirigeants politiques. Cette position lui confère une influence diplomatique importante, mais soulève aussi des interrogations sur les ambiguïtés de son rôle régional mais aussi, et ne l’oublions jamais, sur son soutien (avec la Turquie d’Erdogan) à l’organisation politico-religieuse radicale des Frères musulmans !

On l’a dit, pour Roland Lombardi, il n’y a pas de doute, « sauf à être stupide, et il ne l’est absolument pas, Emmanuel Macron a reconnu la Palestine pour apaiser la rue arabe en France et surtout satisfaire ses amis du Qatar ». La véritable question est donc celle de la cohérence stratégique française : Paris sait-il défendre ses intérêts et ses alliances sans laisser ses relations économiques, ses ambitions diplomatiques ou ses calculs politiques brouiller ses priorités sécuritaires ?

À ces désaccords s’ajoute le traitement réservé aux entreprises israéliennes de défense.

En juin 2026, le gouvernement français a limité leur participation au salon Eurosatory aux équipements de défense antiaérienne et antimissile, excluant la présentation de systèmes offensifs. Le ministère israélien de la Défense a dénoncé cette décision comme discriminatoire. Quelques mois plus tard, un cadre restrictif comparable a été annoncé pour Euronaval 2026, organisé à Paris Nord Villepinte.

Le message politique est clair. Paris entend manifester sa désapprobation des opérations militaires israéliennes. Mais le contraste demeure troublant : la France restreint la visibilité commerciale de technologies de défense israéliennes tout en conservant un intérêt évident pour les compétences sécuritaires du même pays.

Cette politique est-elle cohérente ? On peut en douter. Un État peut parfaitement contester les choix militaires d’un gouvernement allié sans remettre en cause toute coopération stratégique. Encore faut-il assumer cette distinction et ne pas transformer chaque désaccord en démonstration publique de fermeté.

Car à force de vouloir donner des leçons à Jérusalem, Paris risque surtout de brouiller le message qu’il adresse à l’un de ses partenaires importants dans la lutte contre le terrorisme.

Émeutes, islamisme, LFI : La France doit choisir la lucidité stratégique plutôt que les postures

Les violences du 17 octobre ont également mis en lumière une autre difficulté française : la confusion croissante entre revendications sociales, radicalisation politique, violences opportunistes et instrumentalisation de causes internationales.

Les manifestations ont rassemblé des centaines de milliers de personnes aux motivations diverses, dont une très large majorité n’a commis aucune violence. Mais certains groupes ont profité de ces rassemblements pour attaquer les forces de l’ordre, incendier des véhicules, dégrader des bâtiments publics et piller des commerces.

Des drapeaux palestiniens ont également été visibles dans certains cortèges et des slogans liés au conflit proche-oriental ont été repris. Chez les casseurs des cités comme chez les nervis de l’ultra-gauche, le soutien aux droits des Palestiniens est une position politique qui rejoint souvent l’apologie du terrorisme. De fait, la récupération d’une cause internationale par des groupes violents ou des mouvances radicales mérite d’être examinée sans complaisance.

La question concerne aussi la responsabilité des acteurs politiques français.

Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, mais comme d’autres à l’instar de Dominique de Villepin, ont adopté des positions particulièrement critiques et virulentes envers Israël, tout en soutenant de nombreuses mobilisations sociales. Leur discours sur le conflit israélo-palestinien, notamment les controverses autour de la qualification des attaques du 7 octobre, a suscité, à raison, de vives critiques et des condamnations bienvenues.

Lorsque des responsables publics entretiennent une rhétorique de confrontation permanente, minimisent certaines violences ou refusent de condamner sans ambiguïté ou pire occultent les actes les plus graves, ils peuvent contribuer à dégrader le climat démocratique. Encore faut-il établir précisément les propos et les responsabilités de chacun.

Au fond, la leçon de la visite de David Zini est ailleurs.

Elle rappelle que les responsables du renseignement ne peuvent se contenter d’une lecture idéologique du monde. Ils doivent identifier les menaces telles qu’elles existent, comprendre leurs réseaux, anticiper leurs évolutions et travailler avec les partenaires capables de contribuer à leur neutralisation.

La France et Israël ont des ennemis communs dans les organisations djihadistes et les réseaux terroristes qui menacent leurs populations. Ils partagent aussi un intérêt majeur à la protection de leurs ressortissants, de leurs infrastructures et de leurs institutions. Cela ne signifie pas que toutes les violences urbaines françaises relèvent de cette même menace, ni que leurs intérêts diplomatiques soient toujours identiques.

Mais cette communauté d’intérêts sécuritaires est suffisamment importante pour ne pas être sacrifiée à des affrontements politiques.

Il faut d’ailleurs rappeler une évidence : la défense des intérêts français ne consiste pas à approuver systématiquement toutes les décisions du gouvernement israélien. Elle consiste à reconnaître les convergences stratégiques lorsqu’elles existent, à exprimer les désaccords lorsqu’ils sont nécessaires et, surtout, à ne jamais confondre diplomatie de principe et diplomatie de posture.

La France a besoin d’une politique étrangère indépendante. Mais l’indépendance ne signifie ni l’isolement, ni l’aveuglement, ni la multiplication de gestes symboliques et les leçons de morale dont les conséquences pratiques seraient mal évaluées.

À cet égard, la rencontre entre David Zini et les responsables de la DGSI et de la DGSE constitue une illustration particulièrement parlante de la Realpolitik. Derrière les déclarations officielles, les appareils de sécurité continuent de travailler, parce qu’ils savent que la prévention d’un attentat ne dépend ni de la com’, d’un communiqué de presse ni d’une résolution diplomatique.

La France doit évidemment tirer les enseignements des émeutes du 17 octobre : mieux anticiper les violences, protéger ses citoyens, poursuivre les auteurs d’exactions et empêcher que les réseaux criminels ou extrémistes exploitent les tensions sociales. Elle doit également poursuivre la lutte contre l’islamisme violent mais aussi contre l’islamisme « d’atmosphère » et comme le rappelle Roland Lombardi, « le travail de sape et de sécession des Frères musulmans dans nos sociétés occidentales cherchant à empoisonner les esprits et les cœurs de nos concitoyens musulmans qui n’ont rien à voir avec ces organisations ».

Mais elle doit surtout retrouver une cohérence entre ses discours et ses intérêts.

On ne peut pas réclamer une coopération antiterroriste efficace tout en laissant les postures politiques détériorer inutilement les relations avec les partenaires qui y contribuent.

David Zini n’est pas venu à Paris pour arbitrer les querelles diplomatiques d’Emmanuel Macron et de Benjamin Netanyahu. Selon les informations disponibles, il est venu parler sécurité avec des professionnels de la sécurité. Et c’est précisément ce qui donne à son déplacement toute sa portée.

Car dans les chancelleries, les mots peuvent masquer les contradictions. Dans les services de renseignement, une erreur d’appréciation peut coûter des vies.

La diplomatie peut se payer des symboles. La sécurité, elle, se paie parfois en sang.

À Paris comme à Jérusalem, cette réalité devrait suffire à rappeler une règle élémentaire : les alliances stratégiques se jugent moins aux discours qu’à leur utilité lorsque survient le danger.

Ulysse Jean Capella 

Ulysse Jean Capella

Ulysse J. Capella est né en Corse au début des années 1970. Ancien militaire et marin, il est docteur en histoire médiévale et en histoire de l'art.

Esprit libre, indépendant et voyageur, il a longtemps parcouru le monde, multipliant les séjours à l’étranger où il vit encore aujourd’hui, cultivant une certaine discrétion sur son parcours et ses activités. Il est aujourd’hui antiquaire, spécialisé dans les armes anciennes.

Passionné par l’histoire, la Méditerranée et les grands rapports de force, il porte un regard réaliste et volontiers non conformiste sur les affaires du monde. Son expérience du terrain et des hommes nourrit des analyses mêlant culture stratégique, profondeur historique et goût du temps long.

Il a rejoint Le Diplomate média pour son attachement à une lecture libre et décloisonnée des relations internationales, loin des conformismes, de la bien-pensance et des idéologies, et au plus près des réalités du terrain.

 

  • DÉCRYPTAGE – David Zini : Un nouveau chef du Shin Bet au cœur de la tourmente israélienne
  • ENTRETIEN : Après la mort de Fouad Chokr et d’Ismael Haniyeh, figures majeures respectivement du Hamas et du Hezbollah, quelle est la situation au Proche-Orient ?
  • RENSEIGNEMENT – États-Unis-Iran : La guerre des services et des frappes…
  • L’Homme qui avait trop d’idées simples dans un Orient compliqué
  • Le Grand Entretien du Diplomate avec David Lisnard : « La souveraineté européenne n’existe pas ! »

  • octobre 09, 2025

    Accord trouvé entre Israël et le Hamas - Macron isolé une fois de plus !!

    Accord trouvé entre Israël et le Hamas

    Après deux ans de guerre, Israël et le Hamas ont approuvé la première phase du plan de Donald Trump. Et c’est Trump lui-même qui en a fait l’annonce, comme le rapporte Antoine Heulard depuis Washington. https://x.com/bfmbusiness/status/1976161807069770082
     
     
     
     
    Des Gazaouis célèbrent devant l'hôpital Nasser à Khan Younès après l'accord de cessez-le-feu annoncé par Israël et le Hamas
     
    Combien d'otages à Gaza ?
     
    Acceptée par le Hamas et Israël, la première phase de l'accord en vue de la fin de la guerre à Gaza prévoit la libération par le groupe terroriste de 20 otages vivants en une seule fois en échange de près de 2.000 prisonniers palestiniens. 48 otages israéliens sont toujours détenus.
     
    Un espoir qui renaît. Alors que la première phase de l'accord entre Israël et le Hamas (qui inclut la libération de tous les otages) a été acceptée, 48 Israéliens sont à ce jour détenus dans la bande de Gaza, dont 20 seraient présumés vivants, deux ans après les terribles attentats qui ont frappé le pays. L’un des otages avait pour sa part été enlevé avant le 7-Octobre 2023.
     
     
     
    La première phase de l'accord en vue de la fin de la guerre à Gaza prévoit la libération par le Hamas des 20 otages vivants en une seule fois en échange de près de 2.000 prisonniers palestiniens. L'échange doit avoir lieu dans les 72 heures suivant le début de la mise en oeuvre de l'accord, dont la signature pourrait intervenir ce jeudi. Les otages doivent être relâchés en échange de le libération de 250 Palestiniens condamnés à des peines de prison à vie et de 1.700 autres personnes arrêtées par Israël depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, a-t-on ajouté de même source.
     
    Parmi les otages présumés vivants, figurent Alon Ohel, 24 ans, Guy Gilboa Dalal et Eviatar David, tous deux 24 ans, Rom Breslavsky, 21 ans, Yosef Chaim Ohana, 24 ans, Avinatan Or, 32 ans, Matan Tzangaukar, 25 ans, Matan Angrest, 22 ans, Nimrod Cohen, 21 ans, Gali et Ziv Berman, 27 ans, Maxim Herkin, 36 ans, Segev Kalfon, 27 ans, Eitan Mor, 25 ans, Bar Kuperstein, 23 ans, Eitan Horn, 38 ans, Omri Miran, 48 ans, David Kunio, 35 ans, Elkana Bohbot, 36 ans.
    Enfin, Ariel Kunio, 28 ans, Tamir Nimrodi, 20 ans, et Bipin Joshi, 24 ans sont les seuls otages présumés vivants à n'avoir donné aucun signe de vie, selon les médias israéliens. Parmi les 48 otages encore à Gaza, 28 ne sont plus en vie. Certains ont été tués le 7-Octobre, d'autres l’ont été pendant leur captivité. Leurs corps restent retenus par le Hamas. Inbar Heyman est la seule femme parmi eux.
     
    Selon une base de données établie par le journal israélien Haaretz, sur les 251 personnes enlevées lors des attaques terroristes menées par le Hamas dans le sud d'Israël, 27 étaient des soldats en service actif. La grande majorité des 224 personnes restantes étaient des civils. Il s'agissait de 124 hommes, 64 femmes et 36 enfants. Parmi eux, 16 étaient des enfants de moins de 10 ans et neuf étaient âgées de plus de 80 ans.
     
     
    "Je suis reconnaissant envers Benjamin Netanyahu et le président Trump, mais avant tout, je tiens à remercier tous ceux qui protègent Israël, les courageux soldats de l'armée israélienne, qui ont combattu pendant deux ans contre les sous-humains les plus maléfiques de la planète, protégeant ainsi l'État d'Israël.
    Les héros de notre époque." Vivid.
     
    Grand succès diplomatique de D. Trump avec ce 1er accord préliminaire entre Israël et Hamas. Pas encore la paix mais un pas très important: https://www.wsj.com/.../trump-travel-middle-east-gaza...
    Les États-Unis ont fourni à Israël une aide militaire de 21,7 milliards de dollars.
     
     
     
     
    Au Moyen-Orient, Trump dispose de réels relais (Kushner) parmi les puissances du Golfe et de l'acquis de son grand (seul?) succès diplomatique de 1er mandat, les accords d'Abraham. De quoi dans ce cas précis pouvoir jouer une vraie médiation: 
     
     Les changements de stratégie de Trump mettent à portée de main un cessez-le-feu durable à Gaza
    L'envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre de Trump, Jared Kushner, se rendent en Égypte pour participer aux pourparlers de trêve mercredi.
     
    Deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, l'équipe du président Donald Trump adapte son approche du conflit, ce qui pourrait lui offrir la meilleure chance à ce jour d'obtenir un cessez-le-feu durable.
     
    L'envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre de Trump, Jared Kushner, se rendent en Égypte pour participer aux pourparlers de trêve mercredi, après avoir discuté de la stratégie avec Trump dans le Bureau ovale mardi, a déclaré un responsable de la Maison Blanche qui a souhaité rester anonyme pour évoquer la réunion.
     
    Trump a préparé le terrain en faisant pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et en faisant preuve d'une nouvelle déférence envers les alliés arabes qui devraient persuader le Hamas de mettre fin aux combats.
    Depuis le printemps, Trump a largement laissé Israël mener librement sa campagne contre le Hamas. Mais après que Israël a bombardé les dirigeants du Hamas au Qatar le mois dernier, Trump a changé de cap, sollicitant l'avis des États arabes et musulmans et poussant Netanyahu à mettre fin à la guerre.
    « Nous sommes plus proches que jamais d'un accord, car le président Trump a décidé de ne laisser aucune marge de manœuvre à Netanyahu », a déclaré un conseiller israélien proche des négociations, qui a souhaité rester anonyme pour pouvoir discuter de la dynamique diplomatique. « Netanyahu n'a nulle part où aller et a besoin de lui tant sur la scène internationale que nationale pour avoir une chance, même minime, de survivre politiquement. »
     
    Bon nombre des points d'achoppement pour le Hamas demeurent, tels que le lieu où les Forces de défense israéliennes se retireront à Gaza, la question de savoir si le Hamas peut libérer tous les otages restants, y compris ceux qui ne sont pas détenus par le groupe, la date à laquelle les prisonniers seront libérés par Israël et les canaux par lesquels l'aide humanitaire sera acheminée.
     
    Le groupe reste toutefois optimiste, a déclaré Bishara Bahbah, un homme d'affaires palestino-américain qui a parfois servi de médiateur entre le Hamas et l'administration Trump.
    « Du côté du Hamas, que j'ai rencontré samedi, l'optimisme régnait », a-t-il déclaré au réseau Axel Springer Global Reporters Network, dont fait partie POLITICO. « Ils étaient satisfaits de la réaction du président. »
     

     
    La diplomatie de Trump à Gaza a évolué au-delà de l'unilatéralisme très médiatisé et spectaculaire de son premier mandat, marqué par un recours croissant à ses partenaires régionaux et une plus grande patience pour une diplomatie substantielle en coulisses. Il a également utilisé le calendrier politique israélien à son avantage. Netanyahu aura besoin du soutien de Trump dans une élection qui pourrait avoir lieu dès le mois de mars.
    Tout en préservant le droit d'Israël à se défendre, Trump a renforcé ses liens avec ses partenaires arabes, les enrôlant pour aider à ramener le Hamas à la table des négociations et à intensifier la pression sur Netanyahu.
     
    « D'un point de vue stratégique, Israël n'a jamais été en position de force. Il a anéanti le Hezbollah au Liban, écrasé le Hamas à Gaza et convaincu les États-Unis de frapper l'Iran. Mais sur le plan diplomatique, ils n'ont jamais été aussi isolés », a déclaré une personne impliquée dans la diplomatie qui a souhaité garder l'anonymat pour pouvoir s'exprimer librement. « Les dirigeants européens réclament la création d'un État palestinien. Les dirigeants arabes qui ont signé les accords d'Abraham affirment que [Netanyahu] est dérangé. Et Trump le force à présenter ses excuses aux Qataris dans son bureau. »
     
    Trump n'a fait pression sur aucun pays arabe plus que sur le Qatar, l'un des trois États du Golfe qu'il a visités en mai, pour qu'il l'aide dans ses efforts visant à régler le conflit à Gaza. Après avoir critiqué les frappes israéliennes du mois dernier contre des responsables du Hamas qui se trouvaient à Doha pour des pourparlers de paix, Trump a demandé à Netanyahu d'appeler le Premier ministre du Qatar depuis le Bureau ovale lundi dernier pour lui lire des excuses rédigées par la Maison Blanche avec la contribution du Qatar, selon trois personnes proches de l'appel et ayant obtenu l'anonymat pour discuter de cette conversation sensible.
     
    Un puissant interlocuteur qatari et proche allié du Premier ministre du pays était présent dans le Bureau ovale pendant l'appel afin de s'assurer que Netanyahu ne s'écarte pas publiquement de la version des événements élaborée par la Maison Blanche, ont déclaré ces personnes.
    Peu de temps après, Trump a annoncé que Netanyahu avait accepté le plan de paix en 20 points visant à faciliter l'échange d'otages, la fin de la guerre et le transfert temporaire de Gaza du Hamas à une tutelle internationale.
    Trump a fait pression sur le Qatar pour qu'il réunisse des responsables égyptiens et saoudiens, entre autres, afin de dialoguer avec le Hamas et d'exhorter l'organisation à accepter le plan de paix de la Maison Blanche.


    Kevin O'Leary : la participation des États-Unis dans Intel est un « gaspillage de l'argent des contribuables »« La collaboration de Trump avec ses partenaires arabes, en particulier le Qatar, a contribué à en arriver là », a déclaré une personne impliquée dans la diplomatie. « Il a changé la dynamique de la diplomatie individuelle. »
     
    Le Premier ministre qatari Mohammed Abdulrahman Al Thani se joindra aux négociations à Charm el-Cheikh mercredi « à un stade critique des pourparlers », a déclaré son porte-parole, Majed Al-Ansari.
    Trump, qui a accepté plus tôt cette année le cadeau des Qataris, un jet 747 d'une valeur de 400 millions de dollars actuellement en cours de rénovation pour devenir l'Air Force One, a signé la semaine dernière, le jour même de la visite de Netanyahu, un décret visant à créer une garantie de sécurité similaire à celle de l'OTAN pour le Qatar, s'engageant à ce que les États-Unis aident à le défendre en cas d'attaque.
     
    « L'une des plus grandes réalisations du président Trump est d'avoir impliqué le monde arabe dans le règlement de la question palestinienne », a déclaré le sénateur Lindsey Graham (R-S.C.). « Les peuples du Moyen-Orient réagissent à la force. Lorsqu'il s'est attaqué à l'Iran, il a gagné beaucoup de crédit dans le monde arabe. Israël estime qu'il est le meilleur président qu'ils aient eu depuis longtemps. C'est donc cette combinaison qui nous a menés là où nous en sommes aujourd'hui. »
     
    Les alliés républicains au Capitole ont souligné le travail accompli par Trump au cours de son premier mandat dans le cadre des accords d'Abraham, en vertu desquels plusieurs pays arabes ont normalisé leurs relations avec Israël, pour affirmer que son multilatéralisme au Moyen-Orient n'est pas apparu du jour au lendemain. Mais ils ont reconnu que la priorité qu'il accorde à la région pourrait désormais porter ses fruits dans le cadre de son travail encore inachevé visant à résoudre la guerre à Gaza et les décennies de conflit entre Palestiniens et Israéliens.
     
    « À quand remonte la dernière fois où nous avons eu un président qui a réellement poussé tous ces autres pays du Moyen-Orient à se tourner vers l'une de ces organisations terroristes comme le Hamas et à leur dire : « Vous devez accepter cet accord de paix. Vous devez cesser de tuer des gens » ? », a déclaré mardi le sénateur Mike Rounds (R-S.D.).
     
    Joe Gould de POLITICO et Tim Rohn de WELT ont contribué à cet article. 
     
    On attendra néanmoins le déroulement effectif de la première phase prévue par cet accord- c'est toujours la difficulté avec D. Trump qui, succès ou échec, noie de superlatifs vendeurs de promoteur tout ce qu'il fait- et surtout la suite beaucoup plus ardue à négocier.
     
    Comme le rappelle The Economist ce matin, obtenir, comme prévu par la feuille de route de Trump, un gouvernement de Gaza sans un Hamas de surcroît désarmé semble très compliqué. L'accord de cette nuit est un bon début mais seulement un début à lire
     

    Plan de paix pour Gaza : Tel-Aviv en fête après l’annonce de la libération des otages 

    Des Israéliens dansent sur fond de musique techno, brandissant des drapeaux bleu et blanc et des drapeaux américains sur la place des otages à Tel-Aviv, où quelques milliers de personnes sont rassemblées jeudi matin pour fêter l’accord entre Israël et le Hamas.

    Elles ont rejoint les familles d’otages, qui avaient commencé à célébrer la nouvelle tant attendue dans la nuit.

    L’accord conclu dans le cadre des pourparlers de Charm el-Cheikh (Egypte) dans la nuit de mercredi à jeudi, et annoncé par le président américain Donald Trump, prévoit la libération de tous les otages et un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

    Il n’y a pas de retransmission d’une éventuelle signature de l’accord prévue sur la place, mais des habitants sont venus pour partager leur émotion sur ce lieu devenu au fil des mois le centre névralgique du mouvement appelant au retour des captifs détenus depuis deux ans.

    Le 7 octobre 2023, dans l’attaque sans précédant du mouvement islamiste Hamas qui a déclenché la guerre dévastatrice à Gaza, 251 personnes personnes avaient été enlevées dont 47 sont toujours otages et parmi eux au moins 25 sont mortes selon l’armée.

    Sur la place, beaucoup arborent un autocollant sur lequel est inscrit «ils reviennent» avec un coeur jaune, rappel du ruban jaune devenu symbole des otages.

    «We love Trump»

    «On attend ce jour depuis 734 jours, on ne peut pas imaginer être ailleurs ce matin», déclare Laurence Yitzhak, 54 ans, originaire de Tel-Aviv.

    «C’est une grande joie, un immense soulagement mêlé d’angoisse et de peine pour les familles qui n’ont pas eu ou qui ne vont pas avoir cette joie, c’est l’un des moments les plus israéliens que le pays ait pu vivre», ajoute-t-elle.

    Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a fait le déplacement pour l’occasion. Il est venu «enlacer les familles», dit-il à l’AFP.

    «We love Trump» («Nous aimons Trump»), indique une pancarte brandie par une femme grimée en Oncle Sam, en hommage au président américain à l’origine du plan pour Gaza et des pourparlers indirects en cours entre Israël et le Hamas.

    Une fermeture éclair jaune couvre la bouche de cette femme, et ses bras sont liés par une corde.

    A ses côtés, un homme en costume arbore lui un masque de Donald Trump et le ruban des otages.

    Le Forum des familles d’otages a invité le président américain à rencontrer ses représentants durant son prochain séjour en Israël, attendu dimanche.

    «Nous serions profondément honorés si vous pouviez nous rencontrer lors de votre prochaine visite en Israël. Ce serait sans doute l’une des plus grandes manifestations de soutien de l’histoire d’Israël envers un ami et un allié», a écrit le Forum dans un communiqué.

    Michael BLUM

    © Agence France-Presse

     

     
     

    septembre 29, 2025

    Le plan Trump pour Gaza - Paix et Business critiquable !

     

    Dernière info:

    Le président américain Donald Trump reçoit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour discuter de la proposition de paix en 21 points de Trump pour Gaza. Suivez notre couverture en direct ici. reut.rs/3ILqBQQ

     Le président du parti d'opposition Bleu et Blanc, Benny Gantz, dont le parti détient huit sièges à la Knesset qui en compte 120, a déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux qu'il était prêt à soutenir l'accord.

     



    Il a écrit en hébreu :

    « Je salue les efforts extraordinaires déployés par le président Trump pour conclure un accord sur les otages et garantir la sécurité d'Israël.

    Il est maintenant temps de passer à l'action. Le plan du président Trump doit être mis en œuvre, nos otages doivent être ramenés chez eux, la liberté opérationnelle d'Israël doit être maintenue, le régime terroriste du Hamas à Gaza doit être remplacé et des États arabes modérés doivent être mis en place, comme je l'ai proposé il y a un an et demi.


    Nous ne devons pas manquer l'occasion de ramener les otages, de garantir notre sécurité et de catalyser un « revirement stratégique » élargissant les cercles de normalisation régionale. »

    L'ancien Premier ministre Yair Lapid a qualifié le plan de Trump de « base appropriée pour un accord sur les otages et la fin de la guerre » dans un message publié sur X. 



    Plan global du président Donald J. Trump pour mettre fin au conflit de Gaza : 

     1. Gaza sera une zone déradicalisée et exempte de terrorisme qui ne représente pas une menace pour ses voisins. 

    2. Gaza sera réaménagée au bénéfice de la population de Gaza, qui a déjà suffisamment souffert. 

    3. Si les deux parties acceptent cette proposition, la guerre prendra fin immédiatement. Les forces israéliennes se retireront jusqu'à la ligne convenue afin de préparer la libération des otages. Pendant ce temps, toutes les opérations militaires, y compris les bombardements aériens et d'artillerie, seront suspendues, et les lignes de front resteront gelées jusqu'à ce que les conditions d'un retrait progressif complet soient réunies. 

    4. Dans les 72 heures suivant l’acceptation publique de cet accord par Israël, tous les otages, vivants et décédés, seront restitués. 

     5. Une fois tous les otages libérés, Israël libérera 250 prisonniers condamnés à perpétuité, ainsi que 1 700 Gazaouis détenus après le 7 octobre 2023, y compris les femmes et les enfants détenus dans ce contexte. Pour chaque otage israélien dont les restes seront libérés, Israël libérera les restes de 15 Gazaouis décédés

    . 6. Une fois tous les otages libérés, les membres du Hamas qui s'engagent à coexister pacifiquement et à retirer leurs armes bénéficieront d'une amnistie. Les membres du Hamas souhaitant quitter Gaza bénéficieront d'un passage sûr vers les pays d'accueil. 

    7. Dès l'acceptation de cet accord, l'aide sera immédiatement acheminée dans la bande de Gaza. Les quantités d'aide seront au minimum conformes à celles prévues dans l'accord du 19 janvier 2025 relatif à l'aide humanitaire, incluant la réhabilitation des infrastructures (eau, électricité, assainissement), la réhabilitation des hôpitaux et des boulangeries, ainsi que l'entrée du matériel nécessaire au déblaiement des décombres et à la réouverture des routes. 

    8. L'entrée de l'aide et de la distribution dans la bande de Gaza se fera sans interférence des deux parties, par l'intermédiaire des Nations Unies et de ses agences, du Croissant-Rouge et d'autres institutions internationales indépendantes de l'une ou l'autre des parties. L'ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens sera soumise au même mécanisme que celui mis en œuvre dans le cadre de l'accord du 19 janvier 2025. 

    9. Gaza sera administrée sous la gouvernance transitoire temporaire d'un comité palestinien technocratique et apolitique, chargé de la gestion quotidienne des services publics et des municipalités pour la population de Gaza. Ce comité sera composé de Palestiniens qualifiés et d'experts internationaux, sous la supervision d'un nouvel organe international de transition, le « Conseil de la paix », présidé par le président Donald J. Trump. La composition des autres membres et chefs d'État sera annoncée ultérieurement, dont l'ancien Premier ministre Tony Blair. Cet organe définira le cadre et gérera le financement du réaménagement de Gaza jusqu'à ce que l'Autorité palestinienne ait achevé son programme de réformes, tel que décrit dans diverses propositions, notamment le plan de paix du président Trump de 2020 et la proposition franco-saoudienne, et puisse reprendre le contrôle de Gaza de manière sûre et effective. Cet organe s'appuiera sur les meilleures normes internationales pour instaurer une gouvernance moderne et efficace, au service de la population de Gaza et propice à l'attraction des investissements. 

    10. Un plan de développement économique Trump visant à reconstruire et dynamiser Gaza sera élaboré en réunissant un panel d'experts ayant contribué à la création de certaines des villes miracles modernes les plus prospères du Moyen-Orient. De nombreuses propositions d'investissement judicieuses et des idées de développement prometteuses ont été élaborées par des groupes internationaux bien intentionnés et seront étudiées afin de synthétiser les cadres de sécurité et de gouvernance pour attirer et faciliter ces investissements, créateurs d'emplois, d'opportunités et d'espoir pour l'avenir de Gaza. 

    11. Une zone économique spéciale sera créée, avec des tarifs et des taux d’accès préférentiels à négocier avec les pays participants. 

    12. Personne ne sera contraint de quitter Gaza, et ceux qui le souhaitent seront libres de le faire et de revenir. Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons la possibilité de construire un Gaza meilleur.

     13. Le Hamas et les autres factions s'engagent à ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement ou sous quelque forme que ce soit. Toutes les infrastructures militaires, terroristes et offensives, y compris les tunnels et les installations de production d'armes, seront détruites et non reconstruites. Un processus de démilitarisation de Gaza sera mis en place sous la supervision d'observateurs indépendants, ce qui comprendra la mise hors d'usage définitive des armes selon un processus de déclassement convenu, et sera soutenu par un programme de rachat et de réintégration financé par la communauté internationale, tous vérifiés par les observateurs indépendants. La Nouvelle Gaza s'engagera pleinement à bâtir une économie prospère et à coexister pacifiquement avec ses voisins.

     14. Les partenaires régionaux fourniront une garantie pour s’assurer que le Hamas et les factions respectent leurs obligations et que la Nouvelle Gaza ne représente aucune menace pour ses voisins ou sa population. 

    15. Les États-Unis collaboreront avec leurs partenaires arabes et internationaux pour mettre en place une Force internationale de stabilisation (FIS) temporaire, qui sera immédiatement déployée à Gaza. La FIS formera et soutiendra les forces de police palestiniennes agréées à Gaza, et consultera la Jordanie et l'Égypte, qui possèdent une vaste expérience dans ce domaine. Cette force constituera la solution de sécurité intérieure à long terme. La FIS collaborera avec Israël et l'Égypte pour contribuer à la sécurisation des zones frontalières, en collaboration avec les forces de police palestiniennes nouvellement formées. Il est crucial d'empêcher l'entrée de munitions à Gaza et de faciliter la circulation rapide et sécurisée des marchandises pour reconstruire et revitaliser Gaza. Un mécanisme de déconfliction sera convenu entre les parties. 

     16. Israël n'occupera ni n'annexera Gaza. À mesure que les FSI établiront leur contrôle et la stabilité, les Forces de défense israéliennes (FDI) se retireront selon des normes, des étapes et des calendriers de démilitarisation convenus entre elles, les FDI, les garants et les États-Unis, l'objectif étant de sécuriser Gaza et de ne plus représenter de menace pour Israël, l'Égypte ni ses citoyens. Concrètement, les FDI remettront progressivement le territoire de Gaza qu'elles occupent aux FDI, conformément à un accord conclu avec l'autorité de transition, jusqu'à leur retrait complet de Gaza, à l'exception d'un périmètre de sécurité qui sera maintenu jusqu'à ce que Gaza soit véritablement protégée contre toute résurgence de la menace terroriste. 

     17. Si le Hamas retarde ou rejette cette proposition, les opérations susmentionnées, y compris l’intensification de l’opération d’aide, se poursuivront dans les zones exemptes de terrorisme transférées par Tsahal aux FSI. 

    18. Un processus de dialogue interreligieux sera établi sur la base des valeurs de tolérance et de coexistence pacifique pour tenter de changer les mentalités et les discours des Palestiniens et des Israéliens en mettant l’accent sur les avantages qui peuvent être tirés de la paix. 

    19. Si le réaménagement de Gaza progresse et si le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est fidèlement mis en œuvre, les conditions pourront enfin être réunies pour une voie crédible vers l’autodétermination et l’État palestiniens, que nous reconnaissons comme l’aspiration du peuple palestinien. 

    20. Les États-Unis établiront un dialogue entre Israël et les Palestiniens afin de convenir d’un horizon politique pour une coexistence pacifique et prospère.

    Son émissaire, Steve Witkoff, a révélé que Trump a présenté un plan en 21 points aux dirigeants arabes et musulmans réunis à New York. Objectif : mettre fin à la guerre, libérer les otages, instaurer un cessez-le-feu durable, et reconstruire Gaza… sans le Hamas. Ce plan prévoit : - Le retrait des forces israéliennes une fois les infrastructures terroristes démantelées. - Une gouvernance post-conflit excluant le Hamas. - Un financement arabe pour la reconstruction. - Une supervision militaire multilatérale pour garantir la sécurité.

    Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA

    Vers une alternative crédible à la reconnaissance précipitée d’un État palestinien

     


     

    Un projet international pour sortir de l’impasse

    Depuis le début de la guerre à Gaza, la question du « jour d’après » reste un casse-tête insoluble. Entre les partisans d’une réoccupation israélienne, ceux qui défendent un retour de l’Autorité palestinienne (AP), et ceux qui appellent à une reconnaissance immédiate d’un État palestinien, aucun scénario n’a fait consensus.

    C’est dans ce contexte qu’a émergé le plan porté par Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, et désormais soutenu par Donald Trump. Selon des informations publiées par i24NEWS et le Times of Israel, ce projet prévoit la création d’une Autorité internationale de transition pour Gaza (GITA), placée sous mandat de l’ONU.

    L’objectif est clair : assurer la gouvernance, la reconstruction et la sécurité de Gaza après la guerre, tout en évitant un retour du Hamas au pouvoir et sans remettre immédiatement les clés à une AP discréditée.

    La GITA : gouvernance internationale et sécurité renforcée

    Concrètement, la GITA serait mise en place par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle disposerait d’un conseil d’administration de 7 à 10 membres, comprenant :

    • un représentant palestinien,
    • un haut responsable de l’ONU,
    • une forte représentation musulmane afin d’assurer une légitimité régionale.

    Durant la phase transitoire, la GITA exercerait une autorité suprême sur Gaza, avec des compétences étendues en matière de gouvernance civile, de reconstruction des infrastructures, de gestion humanitaire et de sécurité.

    Une Force internationale de stabilisation, mandatée par la communauté internationale, serait déployée pour empêcher toute résurgence du Hamas, sécuriser les corridors humanitaires et protéger les populations civiles.

    L’Autorité palestinienne, de son côté, resterait associée mais dans un rôle secondaire et limité, avec une montée en puissance éventuelle conditionnée à des réformes et à sa capacité à assumer réellement ses responsabilités.

    Le dilemme israélien

    Le soutien de Donald Trump à ce plan marque une rupture. Le 27 août, lors d’une réunion organisée par Jared Kushner à la Maison Blanche, le président américain a affiché clairement sa préférence pour ce schéma, prenant ses distances avec l’idée controversée d’une « migration volontaire » des Gazaouis qu’il avait lui-même évoquée quelques mois plus tôt.

    Pour Israël, cette orientation crée un dilemme stratégique. Le plan Blair évoque explicitement une unification future de Gaza et de la Cisjordanie sous l’AP, une perspective que Benjamin Netanyahou et une partie de son gouvernement rejettent.

    Cependant, une alternative internationale crédible à la réoccupation israélienne pourrait être perçue à Jérusalem comme un moindre mal. Elle permettrait d’empêcher la résurgence du Hamas, tout en évitant à Israël la responsabilité directe du gouvernement civil à Gaza – une situation intenable à long terme.

    Les acteurs régionaux au cœur du dispositif

    Tony Blair a entamé une intense campagne diplomatique pour rallier les acteurs arabes clés : Arabie saoudite, Égypte, Qatar.

    • Riyad conditionne toujours son soutien à une perspective claire vers la création d’un État palestinien. L’Arabie saoudite veut apparaître comme garante d’une solution politique, dans la continuité de ses ambitions régionales.
    • L’Égypte voit dans cette formule une manière de contenir le Hamas sans être contrainte d’assumer seule la responsabilité de Gaza, ce qu’elle a toujours refusé.
    • Le Qatar, partenaire ambigu et soutien historique du Hamas, reste un acteur incontournable, en raison de son poids financier et de son rôle de médiateur dans la libération des otages.

    L’adhésion de ces pays sera déterminante pour donner au plan une légitimité régionale et assurer son financement.

    Un contraste frappant avec la stratégie française

    Cette initiative internationale souligne par contraste les errements de la diplomatie française. Plutôt que de soutenir une formule pragmatique et réaliste pour gérer l’après-guerre, Emmanuel Macron a choisi la voie symbolique et périlleuse : reconnaître un État palestinien en pleine guerre.

    Une telle reconnaissance, en l’absence de structures crédibles et stables, revient à :

    • récompenser la violence qui a conduit à la guerre,
    • renforcer une Autorité palestinienne corrompue et décrédibilisée,
    • isoler Israël au lieu de construire un cadre de stabilité.

    Là où la France cède aux slogans et aux pressions idéologiques, le plan Blair cherche à bâtir une réalité institutionnelle solide.


     

    Trois avantages stratégiques du plan Blair

    L’initiative n’est pas exempte de défis – notamment la difficulté de garantir une réelle efficacité d’une structure internationale et le risque de blocages diplomatiques au Conseil de sécurité. Mais elle présente trois atouts majeurs :

    1. Neutraliser le Hamas : la présence d’une force internationale permettrait d’éviter la résurgence des groupes terroristes.
    2. Reconstruire Gaza : un cadre clair, financé et contrôlé par la communauté internationale, offrirait aux civils gazaouis une perspective concrète.
    3. Créer les conditions d’une gouvernance crédible : plutôt que d’imposer artificiellement un État palestinien, la GITA préparerait le terrain à une reprise progressive par des structures palestiniennes réformées.

    Quel avenir pour Gaza ?


     

    Le temps presse. « Nous n’avons pas de mois ni de semaines. Nous avons des jours », confiait récemment une source proche des discussions. L’urgence humanitaire et la lassitude régionale face à l’enlisement rendent indispensable une solution rapide.

    Deux scénarios se dessinent :

    • Si la GITA est adoptée, elle pourrait constituer une étape réaliste vers une stabilisation progressive, ouvrant la voie à une nouvelle gouvernance palestinienne, débarrassée du Hamas.
    • Si elle échoue, Gaza risque de retomber soit dans le chaos et le retour du Hamas, soit dans une gestion forcée par Israël, avec tous les risques que cela porte sur le plan sécuritaire et de la tension au niveau régional.

    Conclusion

    Le plan Blair soutenu par Donald Trump ne résout pas toutes les contradictions, mais il offre un cadre concret pour sortir de l’impasse. Il marque un contraste saisissant avec la diplomatie française, qui a préféré les symboles creux à la construction d’une solution réaliste.

    Dans l’histoire des conflits du Moyen-Orient, les slogans n’ont jamais fait la paix. Seules des structures solides, sécurisées et financées, peuvent offrir aux Gazaouis une chance de vivre autrement que sous la terreur du Hamas.

    https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/ 

     En bref, le plan entérine la survie du Hamas, maintient son pouvoir de nuisance, blanchit les crimes du 7 octobre, et évacue la justice au profit d’un “reset” sans mémoire. 

    Le plan dévoilé par le Washington Post révèle un document de 38 pages qui envisage la transformation totale de la bande de Gaza et son évacuation. → l.lefigaro.fr/Zjp

     


    Donald Trump a présenté à New York son plan pour mettre fin à la guerre de Gaza devant huit pays arabes et musulmans. Un plan inspiré de Tony Blair, que Macron ignore totalement, alors qu’il se concentre sur l’essentiel : la fin de la guerre, la libération des otages et la reconstruction de Gaza — sans passer par la reconnaissance précipitée d’un État palestinien. 

    Macron, lui, veut faire croire que cette reconnaissance mettrait fin à la guerre et au Hamas. Trump et Blair affirment au contraire : il faut d’abord mettre un terme aux combats, libérer les otages, garantir la disparition du Hamas, instaurer une administration régionale de Gaza pour sa reconstruction, puis seulement ouvrir la voie à une solution politique. 

     


     

    Deux démarches radicalement opposées : l’une pragmatique, l’autre opportuniste. Mercredi, Trump a détaillé son plan lors d’une réunion multilatérale avec les dirigeants de huit pays (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Égypte, Jordanie, Turquie, Indonésie et Pakistan). 

    Tous avaient été informés à l’avance et ont préparé un document de position saluant l’initiative américaine. « C’est ma réunion la plus importante », a souligné Trump, précisant que la prochaine étape serait une rencontre avec Netanyahou. Erdogan, de son côté, a qualifié la rencontre de « très fructueuse ». 

     Ce plan s’appuie sur la GITA (Gouvernance internationale et sécurité renforcée), imaginée par Blair. Cette autorité transitoire, créée par une résolution de l’ONU, disposerait d’un conseil de 7 à 10 membres (dont un représentant palestinien, un haut responsable de l’ONU, et une forte représentation musulmane pour garantir la légitimité régionale). Elle aurait autorité suprême sur Gaza, avec des compétences en gouvernance civile, reconstruction, aide humanitaire et sécurité. Voir les détails du plan (moyen-orient.fr/plan-gita-blai) 

    L’absence de Mohammed ben Salmane à l’ONU aux côtés de Macron en dit long : Riyad garde ses distances et suit la ligne américaine, non les emballements d’un président français déconnecté et trop pressé de graver son nom sur une « solution » qui ne changerait rien. Car il n’y aura pas d’État palestinien issu de cette reconnaissance : seulement une rue arabe confortée dans sa haine d’Israël. Il est incompréhensible que Macron passe sous silence un plan bien plus pragmatique, déjà discuté avec les grandes puissances régionales. Mais le président français ne cherche pas une solution pour le Proche-Orient : il cherche l’applaudissement des anti-israéliens.

    Faraj Alexandre Rifai

      


     

    Isaac Herzog soutient le plan Trump : "Il est révolutionnaire"


    "Selon les informations dont je dispose, il s'agit d'un plan sérieux, révolutionnaire et important", a souligné le président israélien

     


     

    Le président israélien Isaac Herzog s'est exprimé lundi matin sur les ondes de Kan Reshet Bet à la veille d'une rencontre cruciale entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump. Cette réunion, qualifiée de "décisive et historique" par Herzog, pourrait déboucher sur l'annonce d'un accord visant à mettre fin à la guerre et à ramener les otages.

    "Je prie et j'espère que cette rencontre produira un résultat positif avec un cadre pour le retour de tous les otages, la fin de la guerre et un changement de réalité sur le terrain", a déclaré le président israélien.

    Un plan "sérieux et révolutionnaire"


    Alors que des voix proches de Netanyahou ont exprimé leur pessimisme concernant la proposition américaine, le président Herzog a affirmé son soutien à l'adoption du plan proposé par Washington. "Selon les informations dont je dispose, il s'agit d'un plan sérieux, révolutionnaire et important", a-t-il souligné, précisant que cette initiative devrait permettre d'atteindre les objectifs fixés : ramener les otages et transformer la situation dans la bande de Gaza, où le Hamas ne devrait plus exercer de contrôle.

     


     

    Répondre à la délégitimation internationale

    Interrogé sur le processus de délégitimation qu'Israël subit actuellement sur la scène internationale, Herzog a estimé qu'il s'agissait de "tentatives de l'ennemi pour nous affaiblir". En référence au discours économique pessimiste prononcé récemment par Netanyahou, le président a tenu à rappeler l'importance de l'intégration d'Israël dans la communauté internationale. "Une partie de notre capacité à fonctionner en tant qu'État viable, c'est de ne pas se considérer comme Sparte, mais comme faisant partie de la famille des nations", a-t-il insisté.


     

    Accord de plaider-coupable et nomination controversée

    Sur la question d'un éventuel accord de plaider-coupable dans les affaires judiciaires de Netanyahou, Herzog a révélé avoir encouragé les parties à dialoguer, sans succès. Il s'est engagé à examiner en profondeur toute demande de grâce qui lui serait soumise.

    Concernant la nomination controversée du général David Zini à la tête du Shin Bet, le président a indiqué avoir rencontré le candidat et être "impressionné par son parcours et le sérieux avec lequel il aborde cette mission", tout en soulignant que Zini était pleinement conscient de sa responsabilité d'agir "dans l'intérêt exclusif de l'État".

    https://urlr.me/gtTphU 

     


     

    Critique du plan Trump 

     


     

    Netanyahu a convoqué une réunion d’urgence avant sa rencontre avec Trump. Le 1er ministre israélien est horrifié par le plan de Trump sur Gaza impliquant le retrait total d’Israël et la mise en place d’une feuille de route pour un État palestinien.

    https://punchng.com/trump-pushes-gaza-deal-in-white-house-meeting-with-netanyahu/

    Bref, ce “plan” n’a rien de nouveau : c’est la vieille recette de l’impérialisme occidental, peinte en blanc et bleu ciel, pour protéger Israël, contrôler Gaza et redorer l’image de Trump. La seule nouveauté, c’est le décor : les capitales arabes sont mises devant le fait accompli, sommées d’avaliser une solution déjà écrite.

     

    trumpspostsonx-dot.github.io/truth-video




    "L'équipe de Trump fait circuler un plan de 38 pages, baptisé « GRANDE FIDUCIE », pour Gaza. Ce plan prévoit une tutelle américaine de dix ans, transformant la bande de Gaza en une « Riviera du Moyen-Orient ». Le piège ? Tout commence par la relocalisation « volontaire » de deux millions de Palestiniens. Un génocide présenté comme un bien immobilier. Le plan « GREAT Trust » de l'équipe Trump pour Gaza envisage le déracinement de plus de 2 millions de Palestiniens, soit dans des « zones sécurisées » scellées, soit dans une relocalisation « volontaire » vers la Libye, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, le Somaliland, l'Indonésie et d'autres. Aucun de ces pays n'est d'accord, certains sont eux-mêmes en guerre. Ce n’est pas une politique, c’est un crime de guerre déguisé en bien immobilier.

    Ceux qui accepteraient de partir recevraient 5 000 $ + des subventions pour la nourriture et le loyer. La propriété foncière remplacée par des « jetons numériques » pouvant éventuellement être échangés contre un appartement dans l’une des six « villes intelligentes IA » après 10 ans sous tutelle américaine. Un pot-de-vin pour l'exil.


     

    Les empreintes digitales sont évidentes : Jared Kushner, Tony Blair, des hommes d’affaires israéliens, les acolytes de Trump. Les mêmes personnes qui ont profité de l’Irak et de la Palestine qui pendent désormais des stations balnéaires, des usines de VE et des terrains de golf sur les décombres de Gaza.

    Un plan pour s'enrichir rapidement construit sur les crimes de guerre.
    C’est la « vision » : • Tutelle dirigée par les États-Unis pendant 10 ans • Expulser les Palestiniens ou les enfermer dans des « zones » • 5 000 $ en espèces pour l'exil • Centres d'IA, « MBS Highway », complexes hôteliers « Trump Riviera » Le nettoyage ethnique dans sa forme la plus élevée, déguisé en « développement ». 
    Appelons les choses par leur nom : déplacement forcé, transfert de population, vol de terres. Tout cela est interdit par le droit international. Ni l'IA, ni les complexes hôteliers, ni les terrains de golf ne peuvent blanchir un génocide." 
     
    Hala Jaber (Journaliste six fois primé. Auteur d'ouvrages sur le Hezbollah et l'Irak. Ancien correspondant étranger senior du STimes. RTs )






     

     

     

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