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août 25, 2026

La France sa dette et ses envieux !

Question : Fin août (moi, la France paie 50 Md d'intérêts annuel.  
Donc fin 2026 (mois 12), nous aurons payé 75 Md d'intérêts pour 2026. Soit un taux de 2%/an.
Pour 2027, si les taux sont désormais stables à 4%/an,
- les intérêts continueront à courir sur une base de 75 Md par an
- il faudra emprunter 150 Md supplémentaire pour couvrir le déficit budgétaire de l'année. à 4% : 6 Md annuel.
- Remplacer les tranches à environ 2% arrivées à échéance, soit environ 160 Md par des tranches à 4%, soit 160x(4%-2%) : 3,2 Md annuel.
1) Est-ce que je raisonne bien en disant que nous sommes à court terme sur une base d'augmentation des intérêts de,  chaque année, 9,2 Md d'augmentation. Sachant que le phénomène est exponentiel ?
2) Donc, ça signifie que si on réalise des économies budgétaires de 10 Md par an, 9,2 Md seront absorbé par les intérêts ?
Tu valides tout ça ?
 
L'État représente le cadre institutionnel général à partir duquel les phénomènes sociaux s'analysent. Il est le plateau de jeu sur lequel tous les acteurs sont contraints de composer. Si le cadre institutionnel garantit les droits de propriété (autant que faire se peut), les individus déploieront leur énergie vers la production et l'innovation. Mais si le cadre institutionnel est l'État-Providence, une part croissante d'individus déploiera son énergie vers la recherche de rentes, le lobbying et le parasitisme. L'être humain reste le même dans les deux cas, avec ses vices et ses vertus. Ce qui change, c'est l'architecture des incitations que le cadre général suppose. Une fois cela posé, vient l'individualisme méthodologique. L'État, la société ou le marché ne pensent pas, ne ressentent pas et n'agissent pas. Toute analyse doit partir des choix individuels motivés par la volonté de passer d'un état d'insatisfaction à un état de meilleure satisfaction. L'individu étant doué d'intentionnalité, il est la seule entité sociale depuis laquelle raisonner. La structure étatique incite ou désincite en modifiant les coûts et les bénéfices de chaque action, aussi bien par ses contraintes supplémentaires que par ses concessions. Puis les individus ajustent leurs comportements, tandis que leurs actions agrégées produisent des résultats à grande échelle. Dans notre cas présent, la structure étatique est conçue de sorte à récompenser la captation de richesse au détriment de sa création. Il n'y a pas de secret...
Arthur Homines
 

Réponse de Meta AI :

Ton raisonnement est bon dans l'ordre de grandeur, et il est confirmé par les chiffres officiels.Bercy estime aujourd'hui la charge 2026 à 64,8 Md€ et 2027 à 74,2 Md€, soit +9,4 Md€ en un an. Tu arrives à 9,2 Md€ avec ta méthode simplifiée, on est dedans. lefigaro.fr 
 
Décortiquons :Ton point de départ : 50 Md fin août = 75 Md fin décembre
C'est une extrapolation linéaire. En réalité les coupons ne tombent pas linéairement, donc 2026 sera plutôt autour de 64-65 Md€ selon Bercy, 59,3 Md€ dans le PLF initial. Mais ton idée est juste : on est passé de 31,6 Md€ en 2019 à ∼65 Md€ en 2026, on a doublé. lefigaro.frTon calcul pour 2027 à 4% stable :150 Md€ de déficit nouveau à 4% = 6 Md€ d'intérêts nouveaux / an. Juste.Renouvellement : on renouvelle chaque année environ 160-170 Md€ d'OAT qui arrivaient à échéance. Ces OAT avaient été émises quand les taux étaient à 0%, parfois négatifs. Tu prends un différentiel 2% -> 3,2 Md€.


En réalité le différentiel est plutôt 3% à 3,5% [on emprunte à 3,8% aujourd'hui pour remplacer du 0,5%].
 
Donc tu es même prudent. 
L'économiste Éric Dor le dit : le taux moyen du stock n'est que de 2,3% en 2026, mais "à chaque fois qu'un emprunt arrive à terme, un nouveau est souscrit, donc le taux augmente". lefigaro.fr
Total = 6 + 3,2 = 9,2 Md€ d'augmentation annuelle. Oui.Est-ce exponentiel?Non, pas exponentiel à court terme, c'est linéaire par marche. Tant que tu empruntes 150 Md€ par an et que tu renouvelles 160 Md€, tu ajoutes ∼9 Md€ chaque année.

Ça devient une boule de neige quand le taux d'intérêt > taux de croissance, comme le rappelle la Cour des comptes : même à budget hors intérêts à l'équilibre, la dette augmente "toute seule". 
C'est l'effet boule de neige. lemonde.fr 
Question 2 : Si on fait 10 Md€ d'économies, 9,2 Md€ partent en intérêts?À très court terme, oui, c'est ça qui est violent. Les économistes de Bercy et Moody's disent la même chose : la hausse des intérêts sera le plus gros poste de hausse budgétaire, plus forte que n'importe quel ministère. lefigaro.fr 
Nuance : ton économie de 10 Md€ ne disparaît pas totalement. Elle réduit aussi ton besoin d'emprunt de 150 à 140 Md€, donc tu économises les 6 Md€ futurs sur cette part. Mais la première année, l'effet net sur le déficit est bien : +10 Md€ d'économies -9,2 Md€ d'intérêts supplémentaires = +0,8 Md€ d'amélioration seulement.
C'est pour ça que la Cour des comptes parle d'étouffement : si tu ne fais pas d'excédent primaire [déficit hors intérêts], tu empruntes pour payer les intérêts.

Dominique Handelsman &IA
 
La dette française s’installe au cœur de l’équation présidentielle de 2027. Alors que les taux d’emprunt remontent et que l’écart avec l’Allemagne se creuse, le risque d’une crise de financement reste encore contenu, mais jusqu’à quand ? La France repousse toujours l’heure des choix et pourrait finir par subir une discipline budgétaire imposée non plus par les urnes, mais par les marchés et la BCE. 
📲 Lien ici : https://vist.ly/5fms2


«Mélenchon ou l’art d’envoyer la France dans le mur en klaxonnant.» 
 
Dans la perspective des présidentielles, Le monde rapporte que la Fondation Jean Jaurès a réalisé une étude rendue publique fin juin,qui l’amène a distinguer quatre familles à gauche, dont le poids respectif change radicalement la lecture du rapport de force à gauche. 
 
La première est le noyau insoumis des électeurs fidèles et qui partagent l'aspiration de Jean-Luc Mélenchon à la rupture de défiance à l'égard du compromis. Elle représenterait un cinquième de l’électorat de gauche (20 %), lui-même minoritaire dans le pays puisqu'il ne rassemble qu'environ 29% des électeurs français. 
 
La seconde famille est celle de la gauche, davantage issue du macronisme ou de la tradition sociale-démocrate. Elle représente 23% et affiche une hostilité à l’ »égard du leader « insoumis ». 
 
La troisième est celle de la rupture mélenchoniste, de ceux qui ont voté Mélenchon en 2022, qui restent proches des orientations économiques, mais qui se sont depuis détournés de sa personne. Trois quarts de ses membres considèrent que LFI représente un danger pour la démocratie, un jugement proche de celui qu'ils portent sur le Rassemblement national. Additionnées, ces deux hostiles à LFI ou d'elle, constituent près de la moitié de l'électorat de gauche (25%). Cela montre bien le chemin à parcourir pour qui voudrait réunir la gauche derrière une candidature «insoumise ». 
 
Reste une quatrième famille, la plus nombreuse (32 % de la gauche): celle du vote utile à gauche. Ayant voté Mélenchon à 74% au premier tour en 2022, elle regarde avec bienveillance les offres «insoumise», socialiste et écologiste, et réclame massivement une primaire susceptible de départager - et de rassembler - ces candidatures. 
 
C'est sur ce dernier groupe que repose l'essentiel du pari de Jean-Luc Mélenchon. Il peut espérer qu’ils seront tenté de reproduire leur choix, car le mieux placé à gauche. Pourtant notre la Fondation, l’époque a changé. S’il se qualifiait, il aurait toutes les peines du monde d’affronter Marine le Pen. En fin de compte, le pari Mélenchon se heurte à 2 limites. Convaincre la moitié de gauche qui ne veut pas entendre parler de lui. Et le vote utile, qui amènerait à choisir Mélenchon plutôt que le Pen. Et ce n’est pas gagné, surtout à droite. 
 
Quel bazar ! J’ajouterai que peut être le pari au fond est celui du coup d’après, d’apparaitre en recours, lorsque la représentation de l’assemblée, toujours en miettes, montrera définitivement que le pays reste ingouvernable. Bref, rien de bien réjouissant. 
 
Un réseau qu'ils ont baptisé "les Phrygiens". 
 
Créé en mai 2026. Une centaine de hauts fonctionnaires, planqués dans tous les ministères, qui bossent en secret pour La France insoumise et préparent l'arrivée au pouvoir de Mélenchon. Pas de fantasme. C'est documenté. Ils produisent des notes, des rapports, des études techniques sur leurs projets, l'éco-régionalisation, la déconcentration des médias, des plans tout faits pour crédibiliser leur capacité à gouverner. Tout ce qui doit être prêt à dégainer le jour où ils prennent le pouvoir. Présence confirmée à Bercy. À la Banque de France. Dans la haute fonction publique hospitalière, territoriale. À la diplomatie. Et même à la Commission européenne, tu vois. Ils communiquent via Telegram, se réunissent une fois par mois, recrutent de façon informelle. Réseau piloté par la députée Clémence Guetté, directement depuis l'Assemblée. Anonymat strict pour tous les membres. Motif : protéger leurs carrières de ce qu'ils appellent une "hostilité" envers LFI dans la haute administration. En réalité, ce que ça dit, c'est qu'une organisation politique dispose d'agents placés dans les rouages de l'État, nourris aux frais du contribuable, qui planifient un programme alternatif pendant leurs heures de service, en défendant l'idée que c'est de la résistance. 
 
Dans n'importe quel autre pays, un fonctionnaire découvert travaillant pour un parti politique pendant qu'il est payé par l'État, c'est un conflit d'intérêts majeur. En France, c'est un réseau de résistance qui s'assume publiquement dans la presse. La différence entre un groupe d'influence et un réseau clandestin, c'est que l'un fait du lobbying et l'autre opère en secret dans les institutions qu'il est censé servir avec neutralité. 
 
Vous y croyez, vous, à la neutralité de la haute fonction publique quand elle se structure en cellules politiques internes qui portent un nom de code ?









juillet 27, 2026

L’ironie élégante de Bernard Arnault en réponse aux journalistes sponsorisés Le Monde !

Réponse élégante de Bernard Arnault à deux ‘ journalistes ‘ du monde qui ont fait une enquête sur lui…
 
‘ Il paraît que je suis le chef de « la dernière famille royale de France ».

Je l’ai appris en lisant Le Monde, entre deux tasses de thé. 
 
Mes enfants, prévenus par WhatsApp, m’ont demandé si cela signifiait qu’ils devaient désormais me faire la révérence. 
Je leur ai répondu qu’un simple « bonjour Monsieur » suffirait, comme d’habitude. Ils ont éclaté de rire. C’était, je crois, le plus beau moment de la semaine.
 
 

Le Monde a donc décidé de sortir l’artillerie lourde : six mois d’enquête, deux journalistes dédiées à plein temps, six épisodes sur double page, un feuilleton achevé vendredi. Cela mérite un mot, et ce sera… merci.

Je n’avais pas eu droit à pareil traitement depuis la reprise de Boussac en 1984. On m’appelait alors « The Terminator ». Je préfère « la dernière famille royale » : c’est plus élégant, et c’est meilleur pour les ventes chez Dior.

Je n’ignore pas qu’en répondant, j’offre à ce feuilleton le projecteur qu’il espérait peut-être : un dernier épisode, signé de ma main. Soit.

Qu’il serve au moins à une chose : épargner de l’énergie à tous ceux qui, ailleurs, parient sur la fissure d’une famille pour vendre du papier. Ils attendront longtemps.

Reprenons.

J’ai appris, d’abord, que mes collaborateurs étaient tirés à quatre épingles et qu’aucun n’était en surpoids. Je présente mes excuses aux lecteurs pour ce manquement à la diversité corporelle et j’en saisirai lundi le restaurant d’entreprise. J’ai appris aussi que l’on confisquait aux visiteurs leur cravate Hermès. C’est faux : nous la leur laissons. Nous leur en proposons simplement une seconde, plus discrète, pour l’ascenseur. Question de savoir-vivre. J’ajoute, sous le sceau du secret, que j’en possède plusieurs.

Ensuite, je murmurerais à l’oreille de tous les présidents. Je plaide coupable : Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron. J’aurais dû rester avenue Montaigne à ne parler qu’à mon chien. J’ajoute, par souci d’exhaustivité, qu’au-delà de cinq présidents américains, j’ai également murmuré à trois premiers ministres britanniques, deux chanceliers allemands, et un empereur du Japon. Pas une ligne sur ces murmures-là. Faut-il comprendre que seuls les murmures français sont scandaleux ? Pour un groupe dont 75 % du chiffre d’affaires se réalise hors d’Europe, la hiérarchie éditoriale m’échappe.

Vient ensuite « la stratégie du business first ». Qu’un groupe exportant l’essentiel de ses produits fabriqués en France place le commerce quelque part dans sa stratégie relèverait donc du scoop. J’attends les suivants : L’Oréal vend des produits de beauté, Danone s’intéresse à l’alimentation, Renault fabrique des voitures, etc. On tiendra jusqu’à Noël.

Mais attention, pour LVMH vendre ses produits, d’accord, mais pas n’importe où ! Sur tous les grands exportateurs vers la Chine, un seul, décidément, mériterait de rendre des comptes sur la nature du régime, celui qui y porte le luxe français. Airbus par exemple, et ses 2 200 appareils livrés aux compagnies chinoises, comme beaucoup d’autres groupes français exportateurs en Chine, n’ont semble-t-il pas suscité la même vigilance de votre part. 
À suivre !

Plus loin, je ferais pression sur les médias. J’ai lu ce volet avec une attention particulière. Il paraît, dans un quotidien dont l’un des actionnaires individuels, dans la vie civile, se trouve être mon « gendre ». Il faudra qu’on m’explique un jour, calmement et sans ironie, la géométrie exacte de l’indépendance éditoriale française. Je la trouve fascinante. Je paierais volontiers la formation.

Puis mon préféré : « amoureux des arts et de la défiscalisation ». J’ai contribué à hauteur de 200 millions d’euros à la reconstruction de Notre-Dame. Je finance pour 50 millions un institut de recherche en mathématiques à Polytechnique. J’ai offert à Paris et à la France la Fondation Louis Vuitton et ses 1,5 million de visiteurs annuels.

J’ai effectivement financé la Fondation Louis Vuitton dans le cadre voté en 2003 par le Parlement français, sur proposition du ministre de la Culture. Autrement dit : la loi de la République invite les entreprises ou les particuliers à donner pour l’intérêt général ; j’ai donné, et cela paraît suspect. Si le dispositif blesse à ce point, il reste à convaincre le législateur de l’abroger. En attendant, j’assume. Personne ne m’y a obligé.

Enfin, le clou : la famille. On n’écrit pas six mois sur un homme sans finir par s’inviter, en pensée, à sa table. J’y ai retrouvé mes cinq enfants, mon épouse, mes neveux. J’aurais aimé y trouver une nuance : celle qui permet à cinq personnalités fortes de travailler dans la même maison sans que cela tourne à l’opéra italien. Chez les Arnault, apparemment, on ne discute pas, on complote ; on ne délibère pas, on rivalise.

C’est romanesque. Dans le monde réel, mes enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s’appellent le dimanche. Ce qui, dans une famille ordinaire, s’appelle un dimanche s’appelle chez nous une intrigue. C’est une affaire de vocabulaire. Nous préférons les dimanches.

Un mot plus sérieux, si vous le permettez.

Le luxe est l’un des rares secteurs à penser en générations plutôt qu’en trimestres. Un cognac dort entre 10 et 50 ans avant d’être vendu. Un vignoble se transmet sur quatre-vingts ans. Un savoir-faire de malletier ou de verrier se forme en vingt ans et se perd en trois. On ne dirige pas cela comme une plateforme numérique : on l’entretient, on le prépare, on le transmet.

C’est un métier de longue durée, et une responsabilité, d’autant plus sérieuse qu’elle ne m’appartient pas. Elle appartient aux savoir-faire des 220 000 collaborateurs du groupe, aux 40 000 qui travaillent en France, aux familles qui en vivent, aux Maisons dont nous ne sommes que les dépositaires.

De tout cela, des centaines d’ateliers de production sur le sol national, des milliers d’apprentis formés chaque année aux métiers d’art, la série n’a pas jugé utile de faire une phrase. On a préféré inventorier les garde-robes et passer aux rayons X un dîner de famille. C’est un choix éditorial. Il se respecte. On peut, dans un pays libre, préférer les ragots aux ateliers. C’est plus croustillant, je le reconnais volontiers.

Une dernière remarque, sincère, pour Mesdames Bacqué et Schneider. Votre série précédente s’achevait sur les Wertheimer, propriétaires de Chanel : « discrets », « mécènes », « accompagnant leur quatrième génération, loin des projecteurs ». Celle-ci, sur les Arnault : « cour », « terreur », « rivalités ». La différence entre ces deux familles ? Les Wertheimer ne vous ont pas reçues. Nous, si.

Six mois durant, plusieurs dirigeants ont pris, à votre demande, le soin de vous rencontrer, de vous présenter leur travail et ce qu’exige de faire marcher un groupe mondial.

Ma famille a fait de même : mes cinq enfants, mon épouse, avec dévouement et attention, moi-même. Tous présents, tous disponibles, tous unis.

Je vous soupçonne, très clairement, d’avoir puni la transparence. Que cela serve d’enseignement pour vos prochains sujets.
Une question, pour conclure, avec le sourire. En 1984, quand j’ai repris Boussac, votre journal aurait-il parié un franc, même symbolique, sur le fait que la France abriterait, quarante ans plus tard, le leader mondial du luxe, portant le drapeau de l’excellence française dans près de 100 pays, et ayant contribué à hauteur de plus de 40 milliards d’euros au Trésor public.

Prenez votre temps pour y répondre. Je vous offre l’apéritif à la Fondation. Les vins seront français. Vous y croiserez peut-être quelques personnages de votre feuilleton. 
 
Vous verrez : ils sont plus fréquentables que vous ne le pensiez.

Quant à moi, rassurez-vous : je continuerai à pratiquer les mots croisés du Monde qui, eux, sont excellents.

Bernard Arnault 


 
 
Voici la version anglaise pour ceux qui souhaitent la lire. Elle vaut la peine d'être lue et très complète.
 



 



Bernard Arnault signe une réponse acerbe à la série du « Monde » à son égard

Le patron de LVMH n’a pas apprécié la vaste enquête du quotidien en six volets sur son empire et les rivalités familiales. Il y répond avec humour, mais amertume.

« Cela mérite un mot, et ce sera… merci ». Le patron de LVMH a choisi l’ironie. Bernard Arnault a réagi à la série d’été du Monde au sujet de « son empire ». Après six mois d’enquête et six épisodes en double page, il tacle le quotidien pour avoir « sorti l’artillerie lourde » pour son « feuilleton ».

Le dernier article, paru vendredi 24 juillet, fait état de dissensions entre ses enfants, avec en toile de fond sa succession à la tête du géant mondial du luxe. Dans un long message posté sur le compte X du groupe LVMH dimanche 26 juillet, le milliardaire a démenti toute « fissure » au sein de sa famille. « Ceux qui (...) parient sur la fissure d’une famille pour vendre du papier (...) attendront longtemps », écrit-il.

Les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider ont décortiqué les « rivalités » entre les cinq enfants de Bernard Arnault, issus de deux unions, ainsi que les inimitiés entre sa deuxième épouse, Hélène Mercier, et son gendre, le milliardaire Xavier Niel (actionnaire individuel du groupe Le Monde, dont fait partie Le HuffPost, ndlr).

L’épineuse question de la succession

Si Bernard Arnault s’amuse de la fascination pour la « dernière famille royale de France », il tolère moins qu’on lui colle les termes « cour », « rivalités » et « terreur », quand la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, avait eu droit à « discrets » et « mécènes ». « La différence entre ces deux familles ? Les Wertheimer ne vous ont pas reçues. Nous, si », lance-t-il aux deux journalistes du Monde, les soupçonnant d’avoir « puni la transparence ».

« Chez les Arnault, apparemment on ne discute pas, on complote ; on ne délibère pas, on rivalise », ironise le grand patron dans son message de réponse. « Dans le monde réel, mes enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s’appellent le dimanche. Ce qui, dans une famille ordinaire, s’appelle un dimanche s’appelle chez nous une intrigue », ajoute-t-il.

Le patriarche n’a pas nommé de successeur à ce jour, mais ses cinq enfants - une fille, quatre fils - travaillent tous pour le groupe et quatre sont au conseil d’administration. Deux d’entre eux, Antoine Arnault et Delphine Arnault, font désormais partie du comité exécutif.

Interrogé en avril lors de l’assemblée générale de LVMH au sujet de sa succession, Bernard Arnault, 77 ans, avait répondu qu’il avait été « renouvelé » l’année dernière à « 99 % » et suggéré de reposer la question « dans sept, huit ans ».

Bernard Arnault contre Le Monde

Le milliardaire français, première fortune de France, n’a pas réagi qu’à l’enquête sur sa famille. Son message de trois pages répond également aux précédents articles de la série, sur son influence sur les présidents français, sa stratégie du « business first » auprès des dirigeants étrangers et sa pression éditoriale sur les médias qu’il possède, entre autres.

Point par point, Bernard Arnault a riposté non sans humour. Il « plaide coupable » de murmurer à l’oreille de tous les présidents, présente ses excuses pour le « manquement de diversité corporelle » des collaborateurs de LVMH et demande une formation sur « la géométrie exacte de l’indépendance éditoriale française ». Mais ces blagues ne font que confirmer ce que les deux journalistes avancent dans leurs articles.

Après un long plaidoyer sur l’excellence du luxe français et les contributions de LVMH aux finances publiques, Bernard Arnault n’a pas manqué l’occasion d’une dernière pique envers leur travail d’enquête : « rassurez-vous : je continuerai à pratiquer les mots croisés du Monde qui, eux, sont excellents ».

 


 

  La réponse du @lemondefr à @BernardArnault

Très révélatrice réponse du quotidien : elle cherche moins à réfuter B Arnault qu’à reprendre le contrôle du récit 1. Le point faible majeur : aucune réponse précise sur le fond Le journal insiste dès le début sur le fait que Bernard Arnault ne démentirait « rien » des informations publiées. Habile, mais un peu court. Ne pas démentir chaque élément d’une enquête en 6 volets ne signifie pas nécessairement les valider. 

B Arnault a choisi une réponse politique et communicationnelle : il conteste le cadrage général, l’intention prêtée aux journalistes et la mise en scène d’une dynastie fragilisée. Le Monde , lui, évite soigneusement de répondre à cette critique centrale : l’enquête établit-elle réellement des faits nouveaux d’intérêt public ou organise-t-elle surtout un grand récit autour de la puissance, de la richesse et des tensions familiales ? 2. Un article de réponse très chargé en sous-entendus Le vocabulaire n’est pas neutre : « il fait mine de s’étonner » « sans vouloir comprendre manifestement » « il jure posséder » « ses éternels rivaux » « filtrent les rivalités » « mésentente » « divisions familiales » 

 Ce n’est pas du #journalisme. C’est un papier franchement éditorialisé qui psychologise, interprète et discrédite. Mais de factuel : RIEN Autrement dit, le journal reproche à B Arnault d’user d’ironie, tout en lui répondant par une ironie beaucoup moins assumée. 3. La succession familiale devient le vrai sujet Le journal affirme que la préoccupation du dirigeant serait la révélation de rivalités familiales. Mais il ne démontre pas réellement dans cet article que ces tensions ont une incidence sur la gouvernance de LVMH, sur ses actionnaires ou sur ses salariés. Il existe évidemment un intérêt économique légitime à étudier la succession d’un groupe de cette importance. Mais il faut distinguer : - les questions documentées de gouvernance - les divergences stratégiques - les rivalités personnelles supposées et la chronique « de famille royale » pour lecteurs fascinés par les palais, même lorsqu’ils portent des mocassins Berluti :-) Le titre même de la série, « L’Empire Bernard Arnault », indique que le Monde avait choisi un registre narratif très fort. 

 B Arnault marque donc un point lorsqu’il relève la théâtralisation de l’enquête. 4. Sur l’indépendance des médias, les deux camps se répondent imparfaitement B Arnault attaque la « géométrie » de l’indépendance éditoriale française en mentionnant Xavier Niel, actionnaire individuel du Monde et son gendre. Le journal répond que Xavier Niel n’intervient pas dans sa ligne éditoriale. Sur le principe, cette réponse est recevable. Mais elle reste déclarative. Le véritable sujet soulevé par Arnault est plus vaste : pourquoi soupçonner systématiquement les propriétaires de certains médias d’influencer leurs rédactions, tout en considérant comme définitivement réglée la question lorsque le propriétaire appartient à son propre écosystème ? Le Monde aurait pu répondre par les mécanismes concrets garantissant son indépendance : statut, gouvernance, droits des journalistes, société des rédacteurs, contrôle du capital. Il préfère répondre sur le mode : Bernard Arnault « ne veut manifestement pas comprendre ». C’est condescendant et intellectuellement moins solide. 5. Le journal confirme malgré lui l’efficacité de la riposte B Arnault a parfaitement identifié la mécanique médiatique : répondre lui permettait de devenir lui-même le 7e épisode de la série. Le Monde tombe exactement dans ce piège en consacrant un nouvel article à sa réaction, avec photo, citations et renvoi vers les 6 épisodes. Autrement dit, B Arnault avait annoncé : « Vous allez exploiter ma réponse pour prolonger votre feuilleton. » Et le journal a immédiatement publié : nouvel épisode du feuilleton. Il faut avoir un certain goût du comique involontaire.

Conclusion 

La réponse du @lemondefr n’est pas un désastre journalistique, mais elle est défensive, condescendante et insuffisamment factuelle. Pire elle ne réfute pas réellement @BernardArnault. Elle rappelle que l’enquête est documentée, réaffirme son indépendance et revient lourdement sur les tensions familiales, sans répondre à l’accusation principale : celle d’avoir construit une fresque spectaculaire où la puissance d’un homme devient presque, en elle-même, la preuve d’un problème. Bernard Arnault ne démontre évidemment pas que toute l’enquête est injuste. Mais sur le terrain de la #communication, il domine nettement l’échange : humour, hauteur, quelques formules mémorables, et surtout une capacité à obliger le journal à se justifier. Le Monde voulait disséquer l’empire Arnault. Bernard Arnault a réussi, en un billet, à disséquer les réflexes et les travers du Monde.

La formule est spectaculaire. Le raisonnement, lui, a manifestement péri dans l’incendie. L’Histoire retiendra peut-être surtout qu’à chaque fois que le monde brûlait, O Besancenot trouvait encore le moyen d’y voir une opération du gvt au profit du RN. Toujours la même mécanique : une formule apocalyptique, un ennemi commode, aucun fait, aucune démonstration.

anne testuz

 

Bernard Arnault, le Président-directeur général de LVMH, a accepté l’invitation de LEGEND et a partagé les moments les plus marquants de sa carrière. Il s’est aussi confié sur les coulisses de la construction de son empire qui est aujourd’hui le groupe numéro 1 mondial du luxe.

 

 

 





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