Affichage des articles dont le libellé est Mélenchon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mélenchon. Afficher tous les articles

octobre 29, 2026

Mélenchonisme 2 (En lien le 1 en interne)

Mélenchonisme 2

Voir ici en lien le Mélenchonisme 1 avec son sommaire: 

Le Mélenchonisme LFIste: Une France champ de bataille idéologique où, déjà, se joue l’avenir du libéralisme occidental.

Sommaire:

A) - Jean-Luc Mélenchon

B) - Jean-Luc Mélenchon vient de nous offrir un concentré assez pur de ce que peut produire une pensée économique quand elle n'a jamais eu à gérer une entreprise, un budget ou une chaîne de production.

C) - Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas l'élection présidentielle, il le sait 

D) - Mélenchon à Saint-Denis : un meeting paradoxal

E) - Le tiers-mondisme français et LFI

F) - LFI : Le vrai danger !

G) - Le programme ? On s'en fiche, qui s'en soucis !

H) - La collusion mortelle. 

I) - Mélenchon : deux nuances de vert et de rouge

J) -  Dividendes: Les élus LFI ne comprennent décidément rien à l'économie de marché 

K) - Alerte aux décoloniaux : Jean-Luc Mélenchon face au piège qu’il s’est lui-même tendu

L) -  J’ai regardé les 2 h 20 de l’interview de Jean-Luc Mélenchon par François Lenglet.

M) -   Jean Luc Mélenchon candidat de l’extrême gauche à l’élection présidentiel en France vient de déclarer que « le droit de propriété n’est plus supportable » et veulent réquisitionner les logements, interdire les expulsions sans relogement et plafonner les héritages immobiliers

 


Mélenchonisme 2 !!

Sommaire:

A) -  Erreurs, faux raisonnements et sophismes : Mélenchon à HEC

B) -  Candidats à la loupe: Jean-luc Mélenchon

C) - Réactions lors du meeting du Bourget 

 

 

A) - Erreurs, faux raisonnements et sophismes : Mélenchon à HEC

 Le 5 octobre 2026, une étudiante d'HEC demande à Jean-Luc Mélenchon comment il financera son programme. Autopsie de ses réponses. 

Le 5 octobre 2026, à HEC (l'École des hautes études commerciales de Paris), Jean-Luc Mélenchon ouvre le cycle présidentiel de l'association HEC Débats. Une étudiante l'interpelle avec un exemple simple : une entreprise qui perd durablement de l'argent doit convaincre ses financeurs ou revoir son modèle. Désigner ceux qui doivent payer, dit-elle, ne démontre pas qu'un programme est finançable ; c'est « une promesse financée par l'argent des autres ».

Voici un court inventaire des erreurs et sophismes de sa réponse, qui trahissent un discours profondément malhonnête, malgré son apparence de sérieux. 

L'État dépense parce que la monnaie n'a plus d'ancrage au réel

« Quand on voit que l'emprunt Giscard a remboursé presque 50 fois ce qu'il avait emprunté avant, je ne reçois pas de leçons des libéraux sur la manière de construire un budget en équilibre. Les déséquilibres ont été créés volontairement, parce que c'est en déstabilisant l'État qu'on l'oblige à faire des coupes dans les budgets publics. » Jean-Luc Mélenchon (1:36:59)

Selon Jean-Luc Mélenchon, ces déficits ne viendraient pas des dépenses votées, mais d'une manœuvre destinée à imposer des coupes. Or il prend le problème à l’envers. C’est bien l’État qui décide volontairement d’avoir un budget déséquilibré. En effet, le dernier budget de l'État voté en équilibre date de 1974. Depuis, les gouvernements de gauche comme de droite ont tous fait voter des budgets déficitaires, qui permettent à l’État de financer toujours plus de dépenses.

Si l’État est prisonnier d'une spirale infernale de la dette, c’est bien de sa propre faute. C'est lui qui, en 1914, a suspendu la convertibilité-or du franc. C'est ensuite Nixon qui, en 1971, a rendu la chose définitive en arrêtant la convertibilité du dollar américain en or. Depuis le début des années 1970, c’est donc une boîte de Pandore monétaire toujours ouverte qui permet aux États de s’endetter massivement.

Mélenchon mentionne l'emprunt Giscard, mais l'exemple est ici mal utilisé, car cet emprunt lancé en janvier 1973 à 7% était garanti sur l'or. Quand le prix de l'or s'est envolé sur les marchés, l'État n'a pas pu baisser le coût de sa propre dette en la noyant dans l'inflation monétaire. Ainsi, pour 6,5 milliards de francs empruntés sur quinze ans, il a dû rendre, intérêts et capital compris, entre 76 et 92 milliards de francs selon les estimations. C'est 12 à 14 fois la somme empruntée, et non « presque 50 fois ».

Voilà ce que coûte une dette quand elle porte une clause d'indexation sur l'or : elle a un coût réel qui discipline le pouvoir. La dette « perpétuelle » n'existe que parce que la monnaie n'a plus cet ancrage à un étalon monétaire métallique comme l'or.

La productivité progresse, contrairement à ce qu’affirme Mélenchon

« Quelles sont les méthodes [pour réduire les déficits] ? Un, rembourser, je viens de vous le dire. Deux, la guerre […]. Et sinon quoi ? Rien. Une modification de la méthode de production qui permet un soudain et immense développement, permettant des rendements qu'on n'avait pas vus jusque-là. Ce n'est pas le cas dans l'agriculture, c'est l'inverse. Les rendements sont décroissants. Ce n'est pas le cas dans le travail manufacturé, la productivité est bloquée. Alors c'est où ? Ça n'existe pas. Vous ne l'avez pas. Alors il faut arrêter de répéter le catéchisme en espérant que ça finisse par marcher, parce que ça, c'est de la magie. » Jean-Luc Mélenchon (1:39:39)

Deux erreurs factuelles servent ici de prémisses à un raisonnement dont les conclusions sont inévitablement fausses. Les rendements ne sont pas décroissants et la productivité n’est pas bloquée.

Prenons l’exemple des rendements agricoles « décroissants ». Les rendements céréaliers français ont été multipliés depuis l'après-guerre, par la mécanisation, la sélection variétale et la chimie. Le rendement moyen du blé tendre est ainsi passé d'environ 15 quintaux par hectare en 1945 à plus de 70 vers 1995. Il plafonne depuis la fin des années 1990, sous l'effet du climat et d'un usage plus mesuré des engrais et des traitements. Nous avons donc affaire à un plafonnement, en partie choisi par les réglementations, bien différent d’une décroissance contre laquelle le marché ne peut rien faire.

Quant à la productivité, son ralentissement en France depuis la crise sanitaire est réel, et pas uniquement dû à des limitations technologiques et techniques du secteur. La filière attire moins, et beaucoup d'exploitations peinent à trouver des repreneurs. Ce ralentissement est donc multifactoriel, et il n'est en rien un blocage. Autre exemple, dans l'industrie manufacturière, la productivité du travail a progressé de 3,2% par an en moyenne de 1970 à 2014, selon l'Insee. Elle a nettement ralenti depuis 2008, c'est vrai. Mais ce ralentissement peut très bien s'expliquer par le poids des normes, les freins administratifs à l’innovation et un marché du travail trop rigide en France.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon semble oublier que le malthusianisme a toujours échoué en économie. Les projections de croissance et de productivité fondées sur l'état présent de nos connaissances et de notre capital se sont toujours révélées fausses. Il en va de même des prédictions de mauvais augure, décroissantes et anticapitalistes, sans cesse invalidées par le réel. Dire que la croissance est bloquée et que le marché a failli, à l'heure de l'intelligence artificielle, l’une des plus grandes révolutions économiques de l’histoire de l’humanité, est irresponsable.

Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'une conférence à l'invitation de HEC Débats, le 5 octobre 2026.
 

L'aide publique n’en est pas une

« Les entreprises françaises, les grandes, n'investissent pas. L'investissement baisse. Et s'il n'y avait pas l'État pour le faire, il n'y aurait personne. Alors ça suffit de dénoncer l'État. Ça suffit de dénoncer. La seule chose qui, dans ce pays, fait tourner la boîte. S'il n'y avait pas l'État, il n'y aurait pas les très grandes entreprises de notre pays, qui reposent pour une bonne part sur ce qui arrive par ce biais-là. » Jean-Luc Mélenchon (1:40:37)

Cette partie de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon mêle trois choses. Tout d’abord, une erreur factuelle, car les entreprises investissent. Ensuite, un faux dilemme, « l'État ou personne ». Enfin, une remarque juste mais qu’il interprète à l’envers. Sur ce dernier point, Mélenchon n'a pas tort : beaucoup de très grandes entreprises françaises vivent en partie de la commande publique, des subventions et de la connivence avec l'État. Mais cet argument n’en est pas véritablement un. Quand l'État investit à la place des entreprises, il le fait avec l'argent des autres, celui du contribuable, sans la sanction des pertes qui oblige un investisseur privé à bien choisir. Donc sans la boussole du calcul économique.

Là où le constat du candidat ne tient pas, c'est qu'en 2025, les entreprises non financières ont investi 364,8 milliards d'euros, soit 21,6% de leur valeur ajoutée, selon l'Insee. Leur investissement est reparti à la hausse (+0,4% en volume) après un léger recul en 2024 (-0,1%). Les entreprises françaises investissent, mais elles le font avec ce que l'État leur laisse, c'est-à-dire pas grand-chose.

Mélenchon demande à l'étudiante si l'on enseigne à HEC qu'une entreprise doit être à l'équilibre « avec ou sans les subventions de l'État ». Il cite ensuite le crédit d'impôt recherche (CIR), dont il préférerait verser l'argent à la recherche publique. Le CIR est la plus coûteuse des niches fiscales : 7,8 milliards d'euros en 2024 et 8,1 milliards estimés pour 2025 par la Cour des comptes. Mais un crédit d'impôt rend une partie de ce que l'État a d'abord prélevé chez le contribuable, et l'État choisit seul à qui il la redistribue. Supprimer le CIR pour financer des laboratoires publics, c'est finalement garder le prélèvement et supprimer sa restitution au marché, fût-elle critiquable et inefficace.

Rendre le salaire complet aux salariés leur rendrait le choix

« Parce que tant que vous aurez besoin de gens pour faire le travail, vous aurez besoin qu'ils soient en bonne santé, donc vous aurez besoin qu'on les soigne, donc vous aurez besoin de la Sécurité sociale [...] C'est du baratin de raconter autre chose, comme ceux qui prétendent rapprocher le salaire brut du salaire net. C'est une escroquerie. Prenez tout le salaire brut et mettez-le dans le salaire net. Qu'est-ce que vous serez ? Des Américains, obligés de mettre à l'épargne pour vous payer vos retraites. Et vous serez dépouillés chaque fois qu'il y aura une crise. Vous serez obligés de vous payer votre système de santé. » Jean-Luc Mélenchon (1:41:30)

Dans ce passage, Jean-Luc Mélenchon évoque quatre choses : le salaire différé, l’épargne, les crises financières et l'assurance santé. Tout d’abord, on retrouve le mythe du salaire différé, qui n'est ni un salaire ni différé. Quand on nous ponctionne arbitrairement une partie de notre salaire, on nous vole par la même occasion les utilisations alternatives qu'on aurait pu faire de celui-ci. On réduit donc notre liberté.

En 2025, pour un célibataire sans enfant payé au salaire moyen, l'impôt sur le revenu et les cotisations sociales représentaient 47,2% du coût du travail en France, 49,3% en Allemagne et 23,0% en Suisse, selon l'OCDE. La moyenne de l'OCDE était de 35,1%. En France, la seule part versée par l'employeur atteignait 26,7% du coût du travail, le plus haut niveau de l'OCDE.

Ensuite, Jean-Luc Mélenchon dénonce le fait que les individus qui doivent préparer leur retraite soient « obligés de mettre à l'épargne ». Épargner n’est pas mauvais en soi, ce n’est d’ailleurs pas une contrainte. Épargner, c'est se constituer un capital en remettant à demain ce que nous aurions consommé aujourd’hui. C’est prévoir, anticiper, envisager le temps long. L’épargne individuelle est précisément ce qui protège quand survient une crise. Une retraite par répartition dépend, quant à elle, des décisions du législateur, qui peut à tout moment changer les règles, ainsi que de la démographie et de la conjoncture. L’individu seul n’a aucune prise sur ces réalités. La réforme de 2023 a ainsi reporté l'âge légal de 62 à 64 ans, avant que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 n'en suspende l'application jusqu'au 1er janvier 2028.

Maintenant, les crises. Jean-Luc Mélenchon affirme que les individus qui épargnent et investissent eux-mêmes sur les marchés financiers pour leurs vieux jours peuvent tout perdre en cas de crise économique. Pourtant, sur une durée suffisamment longue, ils ont au contraire tout à gagner à investir sur les marchés pour leurs vieux jours. Prenons un salarié payé au salaire moyen, soit 45 964 euros bruts par an en 2025 selon l'OCDE. Ses cotisations retraite, parts salariale et patronale comprises, représentent environ 28% de son salaire brut aux taux de 2026, soit près de 1 070 euros par mois. À cotisation mensuelle égale, 1 070 euros placés chaque mois depuis octobre 1996 sur le CAC 40 dividendes réinvestis (indice CAC 40 GR) formeraient aujourd'hui un capital de près de 1,2 million d'euros pour sa retraite. Il n'aurait versé qu'environ 385 000 euros, avant frais et impôts. Cela vaut bien entendu pour un épargnant qui reste investi sur les marchés financiers malgré les crises de 2001, 2008 et 2020.

Dernier point, Jean-Luc Mélenchon dénonce le fait que les individus seraient obligés de payer eux-mêmes leur propre système de santé. C'est pourtant une bonne chose, car c’est en mettant en concurrence des offres d’assurances et de mutuelles privées que les individus peuvent être servis au meilleur prix et selon leurs besoins. Quand le système de santé est public, c’est-à-dire quand l’État exerce un monopole dans ce domaine, l’offre tend à se dégrader et à devenir plus chère que ce qu’elle serait sur un marché libre. Payer sa propre assurance santé avec l’argent qui ne serait plus prélevé pour la Sécurité sociale ouvre d’innombrables possibilités pour les individus. Cela représente environ 243 euros par habitant et par mois (201,6 milliards d’euros de soins financés par la Sécurité sociale en 2025, selon la DREES).


—

Avant de croire un programme, demandons toujours qui le paie et avec quel argent. Rendre aux salariés leur salaire complet, leur laisser choisir leur assurance santé et ouvrir la retraite à la capitalisation leur redonnerait la maîtrise de ce qu'ils gagnent. C'est cette liberté, et non une dette perpétuelle, qu'il faut opposer à Jean-Luc Mélenchon.

 Ulrich Fromy


 

Ulrich Fromy a étudié l'histoire à l'Université catholique de l'Ouest (Angers) et à l'Université du Maine, où il a obtenu un master en histoire moderne.

 https://libertis.net/articles/6s6et5tm/fr/erreurs-faux-raisonnements-et-sophismes-melenchon-a-hec

 

 

B) - Candidats à la loupe: Jean-luc Mélenchon 

Jean-Luc Mélenchon : du militant trotskiste à la quatrième course à l’Élysée

À 76 ans en 2027, Jean-Luc Mélenchon abordera sa quatrième présidentielle avec l’un des parcours les plus longs de la vie politique française : militant depuis la fin des années 1960, sénateur pendant près de vingt ans, ministre sous Lionel Jospin, député européen, candidat arrivé aux portes du second tour en 2022 et fondateur de La France insoumise. Formation, métiers, ascension, ruptures, patrimoine et justice : LABANANE examine son CV politique.

 


Son parcours en bref


Né le19 août 1951 à Tanger, au Maroc
Âge atteint76 ans en 2027 ; 81 ans en 2032
ÉtudesLettres modernes et philosophie ; CAPES de lettres modernes
Plus haute fonction gouvernementaleMinistre délégué à l’Enseignement professionnel, de 2000 à 2002
Présidentielles11,10 % en 2012 ; 19,58 % en 2017 ; 21,95 % en 2022
Mandat électif actuelAucun depuis juin 2022
MouvementLa France insoumise, fondée en 2016

 

21,95 % à la dernière présidentielle

 

Une quatrième candidature après trois campagnes en progression

Jean-Luc Mélenchon n’est pas un nouveau venu dans la course à l’Élysée. Lorsqu’il se présente pour la première fois, en 2012, il rassemble 11,10 % des suffrages exprimés. Cinq ans plus tard, il atteint 19,58 %. En 2022, il recueille 7 712 520 voix, soit 21,95 %, et termine troisième, à 421 308 voix de Marine Le Pen et d’une qualification pour le second tour. La progression électorale est continue, même si elle ne lui a jamais permis de franchir ce seuil. Archives des résultats électoraux du ministère de l’Intérieur, résultats officiels de 2022

Le 3 mai 2026, l’intergroupe parlementaire de La France insoumise a proposé sa candidature à une « investiture populaire » de 150 000 citoyens. Son site le présente depuis comme candidat à l’élection présidentielle de 2027. Cette désignation engage son mouvement ; la liste officielle des candidats ne sera établie que plus tard par le Conseil constitutionnel, après le recueil des parrainages requis. S’il va au bout, ce sera sa quatrième campagne présidentielle. Déclaration de La France insoumise, annonce de la quatrième candidature

Son âge sera nécessairement un sujet de campagne. Né le 19 août 1951, il aura encore 75 ans lors d’un scrutin organisé au printemps 2027, puis fêtera ses 76 ans en août. Il atteindra 81 ans en 2032. Les âges inscrits dans le carrousel de LABANANE correspondent à l’âge atteint au cours de l’année.

 

Des lettres à la politique

De Tanger au Jura, une jeunesse entre études et militantisme

Jean-Luc Mélenchon naît à Tanger, alors sous statut international, dans une famille française installée au Maroc. Il arrive en France au début des années 1960 et passe une partie de son adolescence dans le Jura. Il obtient son baccalauréat en 1969, puis étudie à l’université de Besançon. Les biographies disponibles lui attribuent un baccalauréat littéraire, des licences de philosophie et de lettres modernes, ainsi que le CAPES de lettres modernes, concours de recrutement de l’enseignement secondaire. Cours Thalès, biographie de Jean-Luc Mélenchon

Avant d’occuper un mandat, il exerce plusieurs emplois : correcteur d’imprimerie, surveillant scolaire, enseignant, pigiste dans la presse locale. Des biographies mentionnent également quelques mois comme ouvrier chez l’horloger Maty et comme employé de station-service. Il devient professeur de français dans l’enseignement technique. Cette expérience professionnelle existe donc bien, mais elle se déroule parallèlement à un engagement militant déjà soutenu.

Sa politisation commence dans le mouvement lycéen de 1968. Étudiant à Besançon, il milite à l’UNEF, puis rejoint en 1972 l’Organisation communiste internationaliste, formation trotskiste dite lambertiste. Ce premier engagement durable installe plusieurs traits que l’on retrouvera dans toute sa carrière : importance accordée à l’organisation, goût du débat idéologique et culture de la mobilisation.

MISE À JOUR — FORMATION

La mention d’un CAPES de lettres modernes apparaît dans plusieurs biographies de Jean-Luc Mélenchon. LABANANE n’a toutefois pas retrouvé de résultat de concours ni de document administratif permettant de la confirmer directement. Cette information doit donc être considérée comme non établie par une source primaire à ce stade.

 

Un 1er mandat avec le PS 

Le passage au Parti socialiste et l’entrée dans la politique professionnelle

Mélenchon rejoint ensuite le Parti socialiste. La plupart des biographies situent son adhésion en 1976, tandis que son site personnel indique 1977. Il se rapproche alors du maire socialiste de Massy, Claude Germon, dont il devient un collaborateur. Ce passage par un cabinet municipal constitue la charnière entre le militantisme et la politique professionnelle.

Son premier mandat électif arrive en 1983, comme conseiller municipal de Massy. Il a 31 ans. Deux ans plus tard, il entre au conseil général de l’Essonne. En 1986, à 35 ans, il est élu sénateur : une ascension rapide pour celui qui, moins de dix ans auparavant, venait de rejoindre le PS.

Au sein du parti, il se situe durablement sur l’aile gauche. Avec Julien Dray, il participe à la création du courant Gauche socialiste à la fin des années 1980. Il défend une orientation plus sociale, républicaine et critique de l’évolution libérale de la construction européenne. Il n’est pourtant pas seulement un opposant interne : il occupe des responsabilités locales, siège au Parlement et s’inscrit pendant plus de trente ans dans la famille socialiste.

MISE À JOUR — Une appartenance ancienne au Grand Orient de France

Jean-Luc Mélenchon a reconnu avoir rejoint le Grand Orient de France en 1983, dans la continuité de son père, lui-même franc-maçon. Cette appartenance, qu’il n’a pas dissimulée, constitue un engagement distinct de ses adhésions politiques et de ses mandats électifs.

En octobre 2018, le Conseil de l’Ordre du Grand Orient a demandé sa suspension temporaire après son comportement lors des perquisitions menées à son domicile et au siège de La France insoumise. La justice interne de l’organisation a toutefois déclaré cette demande irrecevable en janvier 2019 : Jean-Luc Mélenchon n’a donc pas été suspendu ni exclu à l’issue de cette procédure.

En l’absence d’une information publique et récente permettant d’établir sa situation actuelle au sein de l’obédience, LABANANE retient uniquement les faits documentés : son entrée au Grand Orient en 1983 et l’échec de la procédure de suspension engagée en 2018.

 

Ministre délégué, sa plus haute marche 

Près de vingt ans au Sénat, puis deux ans au gouvernement

Le mandat qui structure le plus longtemps son CV est celui de sénateur de l’Essonne. Élu le 28 septembre 1986, réélu en 1995, il quitte le Sénat le 27 avril 2000 pour entrer au gouvernement. Il y revient après son élection de septembre 2004 et abandonne finalement son siège le 7 janvier 2010, après son élection au Parlement européen. Au total, il aura siégé près de vingt ans au Palais du Luxembourg, avec une interruption entre 2000 et 2004. Fiche officielle du Sénat

Sa plus haute fonction gouvernementale reste celle de ministre délégué à l’Enseignement professionnel, de mars 2000 à mai 2002, dans le gouvernement de Lionel Jospin. Ce passage est bref au regard de sa carrière, mais il est essentiel pour évaluer son expérience du pouvoir exécutif : Mélenchon a participé pendant deux ans à un gouvernement de cohabitation, sous la présidence de Jacques Chirac.

Son action la plus identifiable à ce poste est le développement du label « lycée des métiers ». Une circulaire du 17 décembre 2001, qu’il signe, organise ce label destiné aux établissements proposant un ensemble cohérent de formations autour d’un secteur professionnel. Il ne crée donc pas les lycées professionnels, déjà existants ; il porte un dispositif visant à mieux identifier leurs spécialités et à rapprocher les différents niveaux de formation. Bulletin officiel de l’Éducation nationale

Cette séquence gouvernementale demeure la principale expérience de gestion nationale de Jean-Luc Mélenchon. Son bilan politique se lit ensuite moins dans l’adoption de réformes publiques que dans sa capacité à construire une force autonome à gauche.

 

Sans mandat électif 

Le référendum de 2005, prélude à la rupture avec le PS

Le référendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe marque une étape décisive. Alors que la direction du Parti socialiste soutient le « oui », Mélenchon fait campagne pour le « non ». La victoire de ce dernier, avec 54,67 % des suffrages exprimés, conforte les socialistes critiques de l’orientation européenne du parti et donne à Mélenchon une audience au-delà de ses réseaux internes.

La rupture intervient trois ans plus tard. Après le congrès de Reims de 2008, il quitte le PS et fonde avec Marc Dolez le Parti de gauche. Le choix est stratégique autant qu’idéologique : il veut bâtir, sur le modèle de formations comme Die Linke en Allemagne, une force située à la gauche du Parti socialiste et capable de rassembler communistes, écologistes antilibéraux et militants issus du mouvement social.

Élu député européen en 2009, il siège à Strasbourg et Bruxelles jusqu’en 2017. Le Front de gauche, coalition formée notamment avec le Parti communiste français, lui sert de rampe de lancement pour la présidentielle de 2012. Sa campagne, symbolisée par les grands rassemblements de la place de la Bastille et du Prado à Marseille, lui donne une stature nationale mais s’achève à 11,10 %, en quatrième position. Historique de son mandat au Parlement européen

 

LFI, sa véritable création

La France insoumise, l’instrument de la conquête présidentielle

En 2016, Jean-Luc Mélenchon fonde La France insoumise. Le nouveau mouvement rompt avec la forme traditionnelle du parti et s’organise autour d’une candidature, d’un programme — L’Avenir en commun — et de groupes d’action locaux. En 2017, il obtient 19,58 % à la présidentielle et manque le second tour de moins de deux points. LFI fait ensuite entrer un groupe à l’Assemblée nationale.

Élu député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône en juin 2017, Mélenchon préside le groupe LFI du 27 juin 2017 au 11 octobre 2021. Ce mandat lui offre une tribune institutionnelle permanente. À l’Assemblée, il impose un style d’opposition très personnalisé, mêlant bataille d’amendements, discours de tribune, recours aux réseaux sociaux et confrontation directe avec l’exécutif. Son mandat prend fin le 21 juin 2022. Il ne se représente pas et n’exerce plus, depuis cette date, de fonction élective. Archives de l’Assemblée nationale

La présidentielle de 2022 constitue son meilleur résultat. Avec 21,95 %, il domine très largement la gauche au premier tour et arrive en tête dans plusieurs grandes villes, en Seine-Saint-Denis et dans de nombreux territoires ultramarins. Mais sa troisième place produit aussi une question qui accompagne depuis sa stratégie : comment transformer un bloc électoral puissant, mais insuffisant, en majorité nationale ?

Après le scrutin, il joue un rôle moteur dans la création de la Nupes pour les législatives. Son mot d’ordre — « élisez-moi Premier ministre » — personnalise une nouvelle fois la campagne, alors même qu’il n’est pas candidat à la députation. La coalition permet à la gauche d’augmenter sa représentation, sans obtenir de majorité.

Un candidat sans mandat, mais toujours au centre de LFI

Depuis juin 2022, Jean-Luc Mélenchon ne détient plus de mandat électif. Il copréside l’Institut La Boétie avec la députée Clémence Guetté. Présenté par LFI comme une école de formation et un lieu d’élaboration intellectuelle, l’institut prolonge son influence doctrinale sur le mouvement. Biographie officielle

Son absence de mandat n’équivaut pas à un retrait. Il intervient dans les choix stratégiques de LFI, publie régulièrement et conserve une place centrale dans son orientation. Sa quatrième candidature confirme qu’aucune succession ne s’est imposée à la tête de l’espace politique qu’il a construit.

Cette longévité constitue à la fois une force et un enjeu. Elle lui apporte une expérience institutionnelle rare — collectivités locales, Sénat, gouvernement, Parlement européen et Assemblée nationale — ainsi qu’une base militante déjà structurée. Elle expose aussi sa candidature au débat sur le renouvellement, après plus de quarante ans de mandats et de responsabilités politiques.

Que reste-t-il de son bilan ?

Le CV de Jean-Luc Mélenchon ne se résume pas à une grande réforme portant son nom. Son passage au gouvernement n’a duré que deux ans et l’essentiel de sa carrière s’est déroulé au Parlement ou dans l’opposition. Le label « lycée des métiers » fournit l’exemple le plus précis d’une mesure administrative qu’il a directement portée.

Son principal bilan est politique et organisationnel. Il a quitté un Parti socialiste alors dominant, créé le Parti de gauche, participé au Front de gauche, puis fondé La France insoumise. En dix ans, LFI est devenue une force parlementaire durable et Mélenchon a déplacé le centre de gravité de la gauche française autour de thèmes comme la VIe République, la planification écologique, la désobéissance aux règles européennes et le partage des richesses.

Cette réussite d’appareil ne vaut pas validation de son programme. Elle mesure sa capacité à installer des idées, un vocabulaire et une organisation dans le débat public. À l’inverse, son incapacité à accéder au second tour et les divisions récurrentes de la gauche constituent les limites politiques de cette construction.

 

Un candidat millionnaire  

Un patrimoine déclaré surtout immobilier

Les chiffres présentés par LABANANE proviennent de la déclaration remise pour l’élection présidentielle de 2022. Ils décrivent une situation déclarée à cette date et ne permettent pas de connaître son patrimoine en 2026.

Le principal actif est un appartement d’environ 110 m² dans le 10e arrondissement de Paris, acquis en 2014 et déclaré pour 1,2 million d’euros. S’y ajoute une maison dans le Loiret, évaluée à 170 000 euros. Les reprises de la déclaration font également état d’environ 95 000 euros répartis sur plusieurs comptes bancaires et d’un emprunt immobilier restant proche de 100 000 euros. Le Figaro Immobilier, détail de la déclaration repris par Droit-Finances

À partir de ces montants arrondis, le calcul donne un patrimoine net d’environ 1,365 million d’euros, soit 1,37 million après arrondi : 1,2 million + 170 000 + 95 000 − 100 000. Ce chiffre est une estimation arithmétique à partir des éléments publiés, pas un total certifié ni une évaluation actuelle.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique précise qu’en 2022 elle a rendu publiques les déclarations des candidats sans en contrôler le contenu. La publication garantit donc l’existence de la déclaration, pas la valeur de marché exacte des biens. Explications de la HATVP

 

3 mois avec sursis en 2019 

Justice : deux condamnations publiques, plusieurs dossiers à distinguer

Le casier judiciaire d’une personnalité n’est pas un document public. LABANANE ne peut donc pas affirmer qu’il est « vierge » ou dresser un relevé administratif exhaustif. La bonne méthode consiste à exposer les décisions de justice connues, leur état procédural et les enquêtes publiques, sans confondre une condamnation, une mise en examen ou une simple investigation.

La perquisition de LFI : trois mois avec sursis en 2019

En octobre 2018, une perquisition au siège de LFI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon donne lieu à des heurts avec les enquêteurs. Le 9 décembre 2019, le tribunal correctionnel de Bobigny le condamne à trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d’amende pour rébellion, provocation directe à la rébellion et actes d’intimidation envers des magistrats et des dépositaires de l’autorité publique. La date 2019 inscrite dans le carrousel désigne donc le jugement ; les faits remontent à l’année précédente. Le Monde, 9 décembre 2019

La diffamation envers Paulo Paranaguá

Jean-Luc Mélenchon a également été condamné pour diffamation envers Paulo Paranaguá, ancien journaliste du Monde. Le Canard enchaîné a rapporté en janvier 2023 que cette condamnation était devenue définitive après le désistement de son appel. La page du journal a ensuite été mise à jour en juin 2025 : cette dernière date correspond à la modification de l’article, pas à celle du jugement. Le Canard enchaîné

Radio France : une condamnation en première instance, un appel annoncé

Le 11 janvier 2022, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné en première instance à 500 euros d’amende avec sursis et 3 000 euros de dommages et intérêts pour injure publique et diffamation envers Radio France. Son avocat a annoncé un appel. L’issue de ce recours n’a pas été établie dans les sources réunies pour ce dossier ; cette décision ne doit donc pas être présentée comme définitive.

Assistants européens et comptes de campagne : où en sont les enquêtes ?

L’enquête sur les assistants parlementaires européens de LFI a longtemps accompagné l’actualité judiciaire du mouvement. Le 27 mai 2026, l’instruction a été déclarée terminée après près de huit ans, sans aucune mise en examen. Cette étape ne constitue pas encore, à elle seule, une décision définitive de classement ou de non-lieu : il revient au parquet de prendre ses réquisitions, puis aux juges d’instruction de décider des suites. Le Journal du Dimanche, 27 mai 2026

Une autre enquête porte sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017, notamment sur les prestations facturées par des structures proches du candidat. Sophia Chikirou, dirigeante de la société Mediascop et alors directrice de communication de la campagne, a été mise en examen en septembre 2024, notamment pour escroquerie aggravée et abus de biens sociaux ; elle conteste les faits. Cette mise en examen concerne Sophia Chikirou et ne constitue ni une condamnation de Jean-Luc Mélenchon ni la preuve de sa responsabilité pénale. Le Monde, 24 septembre 2024

Pour la campagne de 2022, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a approuvé le compte après réformation. Elle a retenu 13 924 466 euros de recettes et 13 519 579 euros de dépenses. Cette décision administrative sur le compte de 2022 est distincte de l’enquête judiciaire relative à la campagne de 2017. Décisions de la CNCCFP, décision publiée au Journal officiel

 

Ce que raconte son CV politique

Jean-Luc Mélenchon présente un profil inhabituel pour 2027 : celui d’un candidat sans mandat en cours, mais doté d’une expérience de presque tous les échelons institutionnels. Il a connu la gauche de gouvernement, siégé près de vingt ans au Sénat, exercé comme ministre, rompu avec le Parti socialiste, puis bâti sa propre force politique.

Son parcours révèle aussi une transformation. Le militant trotskiste des années 1970 est devenu sénateur socialiste, puis ministre de Lionel Jospin, avant de se poser en adversaire du système présidentiel de la Ve République. Le professionnel de la politique revendique désormais la « révolution citoyenne » ; l’ancien cadre du PS dirige l’espace politique qui a marginalisé son ancien parti à gauche.

Son principal actif pour 2027 est cette force accumulée : une base électorale mesurée lors de trois présidentielles, une organisation nationale et une ligne idéologique clairement identifiée. Son principal défi est tout aussi connu : élargir cette base assez fortement pour atteindre le second tour, puis réunir une majorité, après trois tentatives infructueuses.

LABANANE appliquera la même grille aux autres personnalités : formation, métiers, mandats, réalisations, patrimoine déclaré et situation judiciaire, avec les mêmes exigences de dates et de sources.

Quelle question poseriez-vous à Jean-Luc Mélenchon en entretien ? 

 

🍌 Média indépendant français

 

 

C) - Réactions, constats lors du meeting du Bourget !

Et alors ? 

 Lecture par 12 élus insoumis du texte de Victor Hugo 

« Nous sommes tes fils, Révolution ! » « Aujourd’hui pour toute la terre, la France s’appelle Révolution ; et désormais ce mot, Révolution, sera le nom de la civilisation jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le mot Harmonie. »

 « Nous sommes toutes et tous des enfants de Gaza ! 

Nous continuerons, comme des millions de personnes dans le monde, à protester contre les crimes commis en Palestine. Pour que cessent le génocide, le colonialisme et l’apartheid. Notre boussole ? La justice et le droit international. À toute épreuve. Sans géométrie variable. Nous sommes solidaires de toutes celles et ceux qui subissent les crimes, les injustices et les prédations impérialistes et néo-coloniales. En Ukraine, en Iran, au Liban, en République démocratique du Congo, au Soudan, en Haïti et partout à travers le monde ! » 
Le livre de Rima Hassan, Palestine errante, sort en librairie ce vendredi ! Un témoignage politique aussi tranchant que poignant, où l'eurodéputée LFI convoque son histoire personnelle et décrit son cheminement aussi intime que politique vis-à-vis de la question palestinienne. Pour le commander, c’est ici : lafabrique.fr/palestine-erra L’autrice part à la rencontre de ses lecteurs et lectrices partout en France mais aussi en Belgique et en Suisse.  Lors du meeting de La France insoumise au Bourget, Jean-Luc Mélenchon promet d'agir « frontalement » en faveur des Palestiniens, contre le « génocide à Gaza » et l'annexion progressive de la Cisjordanie. Il affirme que des navires français pourraient escorter les flottilles citoyennes si nécessaire, s'oppose également à l'annexion du Sud-Liban et du plateau du Golan et promet de se mobiliser contre les persécutions visant les communautés chrétiennes en Palestine et au Liban.

 @RimaHas, eurodéputée LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.

 
 
« Chaque jour qui passe, notre force grandit. Je veux rendre un hommage particulier à Stéphane Peu, Marcelin Nadeau, Elsa Faucillon, Nicolas Sansu, qui ont décidé, avec la majorité du groupe communiste à l’Assemblée nationale, de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons 6 mois pour la bataille la plus importante de notre vie. En 2024, par la puissance de notre mobilisation, nous avons déjoué les scénarios écrits par avance. Rien ne peut résister à un peuple qui se met en mouvement. Rejoignez-nous ! » 
 « L’Avenir en commun est un programme pour transformer la vie. C’est le programme de tous les opprimés, exploités, invisibles, oubliés. C’est le programme des humanistes, des collectivistes, des écologistes, des anticapitalistes. C’est le programme de toutes celles et ceux qui aspirent à une vie meilleure ! C’est l’immense tâche qui nous attend. Nous avons une équipe solide pour y arriver ! »
 Notre programme, l’Avenir en commun, est disponible ! Faites comme Manuel Bompard : prenez une photo avec et partagez-la sur les réseaux avec le #ProgrammeLFI ! Et retrouvez-le dès maintenant en librairie ou commandez-le en ligne : melenchon2027.fr/programme/comm
 @mbompard, député et coordinateur national de LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
« Ça suffit ! Voilà ce que disaient les 1,6 million de personnes descendues dans les rues du pays ce 5 novembre ! Ça suffit de ne plus pouvoir se déplacer parce que l’essence est trop chère. Ça suffit d’angoisser à l’idée de ne pas pouvoir faire des cadeaux de Noël à ses proches parce qu’on ne peut pas finir les fins de mois. Demain, nous bloquerons les prix et nous augmenterons les salaires ! » 
 @MarinaMesure, présidente de la délégation insoumise au Parlement européen, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Il était noir. Il a été assassiné à Trappes, dans un attentat terroriste raciste, parce qu’il était noir. Son nom était Pengo Bossio Wangi. Il était musulman. Il a été assassiné de 57 coups de couteau alors qu’il priait à la mosquée, parce qu’il était musulman. Son nom était Aboubakar Cissé. Leurs meurtriers n’ont pas le même nom, mais ils partagent la même idéologie raciste. Cette idéologie justifie la perpétuation d’un système commun à toutes les formes de racisme : islamophobie, antisémitisme, antitsiganisme, négrophobie, racisme anti-asiatique. C’est une question de vie ou de mort, pour des millions d’entre nous. Nous n’avons pas d’autre choix que de vaincre ceux qui défendent une telle idéologie ! »
@DanieleObono, députée LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Non, les enfants de la patrie ne se tairont pas ! Ils sont choqués qu’il ait fallu dix jours au ministre de l’Éducation nationale pour les recevoir contre quelques heures à peine au ministre de l’Intérieur pour envoyer la police et les matraquer. Ils ne se tairont pas. Ils ne baisseront pas leurs pancartes. Ce qu’ils veulent est simple. L’abrogation de Parcoursup. Pouvoir apprendre dignement ! Dix milliards pour l'Éducation nationale ! »
@MarieMesmeur, députée LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Vieillir ne devrait jamais être synonyme de précarité et d’angoisses. En France, 85 % des personnes âgées souhaitent vieillir chez elles. Avec Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée, nous répondrons à ce besoin humain fondamental en construisant un véritable service public de l’autonomie ! Le maintien à domicile sera pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Nous aiderons les aidants avec une indemnité journalière. Nous sortirons les EHPAD privés à but lucratif du marché pour les confier à des associations ou coopératives ! »
@chikirouparis, députée LFI et co-présidente du groupe Nouveau Paris Populaire au Conseil de la Ville de Paris, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « En France, les locataires sont étranglés par les hausses des loyers, la production de logements se meurt. 3 millions de ménages attendent encore un logement social ! Pour y faire face, le RN n’a aucune autre proposition que la préférence nationale, issue du programme de Jean-Marie Le Pen. Mme Le Pen cible les étrangers pour protéger le bilan de Macron. Nous n’avons pas les mêmes priorités. Quand on parle de logement, on veut juste la dignité ! »
@GuiraudInd, maire LFI de Roubaix, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Le RN n’a qu’une réponse face aux crises : la division du peuple et la stigmatisation des immigrés. Mais leur préférence nationale ne construit pas un seul logement. En stigmatisant des populations minoritaires déjà discriminées dans l’accès au logement, le RN annonce l’abandon du problème numéro 1 des Français. »
@imaneimanehamel, membre de la coordination des espaces de LFI, co-animatrice du groupe thématique antiracisme, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 
« La 6ᵉ République que nous allons construire va accomplir les promesses de la République sociale. Les droits sociaux doivent être garantis pleinement, concrètement et sans faiblir. Nous sommes la force populaire de cette élection présidentielle. Ils ont tout fait pour nous détruire. Nous sommes toujours là. Ils se sont efforcés de nous affaiblir, nous sommes plus forts que jamais. Ils font tout pour nous arrêter, nous ne nous arrêterons pas ! » 
 
« Le froid, les moisissures, le bruit dans les logements ne sont pas des accidents. Ce sont des choix politiques opérés par des gens qui ne vivront jamais dans ces logements ! En 10 ans, Emmanuel Macron aura détruit méthodiquement nos conditions d’existence. Les loyers, les passoires thermiques et les avis d’expulsion explosent ! Plus de 900 femmes et hommes, ainsi que 27 enfants sont morts à la rue l’année dernière ! Nous engagerons la rénovation de 700 000 logements. Nous encadrerons tous les loyers. Nous bloquerons les prix de l’énergie, du carburant et des produits de première nécessité ! »
@MathildePanot, présidente du groupe parlementaire LFI à l'Assemblée nationale, à la Convention de la France insoumise au Bourget.

« On n’a pas les moyens ? La faute à qui ? Macron a jeté l’argent par les fenêtres, sans jamais demander la moindre contrepartie : ni création d’emploi, ni redistribution, ni justice. En revoyant la fiscalité de la cave au grenier, nous augmenterons les recettes, redistribuerons les richesses et répondrons aux besoins de tous les Français ! »
@ericcoquerel, député LFI et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, à la Convention de la France insoumise au Bourget. 
 👉 Le direct sur Youtube : youtube.com/live/XsCjW__Yp
« Toutes les personnes gagnant moins de 4 000 euros par mois paieront moins d’impôts ! Nous ferons une véritable révolution fiscale ! L’impôt deviendra plus juste, sur le principe : plus on gagne, plus on contribue au bien public. Cela vaut aussi pour le monde de l’entreprise : assez de faire porter aux TPE et PME le poids des cadeaux offerts aux multinationales. »
@ManonAubryFr, députée européenne LFI, présidente de The Left au Parlement européen, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Pour l’écrasante majorité des Français, chaque fin de mois, on compte. Regardez autour de vous. Tous les voyants sont au rouge ! La vie n’a jamais été aussi chère. Les salaires ne suivent pas. Le SMIC ? Il court derrière l’inflation depuis 15 ans ! Nous augmenterons les salaires. Nous porterons le SMIC à 1 700 euros net ! Nous indexerons les salaires sur l’inflation, nous réhausserons le minimum vieillesse et les minima sociaux ! »
@HadrienClouet, député LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « En 2025, 70 000 entreprises ont fait faillite. Du côté du CAC 40, 107 milliards d’euros versés aux actionnaires en 2025. Un record d’indécence ! Baisser les salaires, cajoler les fonds prédateurs… Cette politique macroniste ne sert que les plus gros. Elle laisse à l’abandon la production indispensable de notre pays. Elle empêche sa transformation écologique. Nous proposerons un nouveau pacte productif aux PME, pour remplacer la loi du profit par une économie au service des besoins. »
@TrouveAurelie, députée LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Qui peut prétendre faire du rap sans prendre position ? La musique sera toujours là pour résister, à vos côtés. 2027, c'est pour nous ! » Concert du rappeur Youssef Swatt's en direct de la Convention de LFI au Bourget !
 
 « Cet automne, la jeunesse de la Nouvelle France s’est levée. En réaction à cette colère légitime, la macronie se livre à une répression sanglante sous le regard approbateur du RN. Des enfants ont perdu des dents, des mains, des yeux. À cette jeunesse nous disons : vous êtes notre richesse la plus précieuse. Vous êtes la clef de voûte de notre avenir en commun. Nous ne réussirons pas à tout changer sans vous ! »
@BallyBagayoko, maire LFI de Saint-Denis/Pierrefitte, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « À ces jeunes qui exigeaient la fin de Parcoursup dont l’algorithme broie la liberté de choisir sa formation, le pouvoir macroniste a répondu à coups de matraques, de grenades de désencerclement et de fausses annonces inutiles. Dans 6 mois, avec Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée : nous abolirons Parcoursup et MonMaster, nous reconstruirons l’université publique et l'Éducation nationale. Nous ferons les repas à 1 euro, nous accorderons le droit de vote à 16 ans et nous ferons la garantie d’autonomie des jeunes ! »
@LouisBoyard, député LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « "Moins de normes", comme le veut Mme Le Pen, cela signifie plus de cours d’eau à sec et plus de pollutions ! Nous créerons des éco-régions, dont les frontières seront tracées à partir des réalités écologiques. L’eau, l’air et les sols ne sont pas des marchandises. Ce sont des communs du vivant. Nous les protégerons ! »
@gabrielamard, sénateur LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Dans la France d’Emmanuel Macron, il manque des enseignants, des AESH, des CPE, des infirmières, des psychologues scolaires. Selon l’endroit où l'on grandit, on aura plus ou moins de chance d’apprendre dans des conditions dignes. Nous reconstruirons l'école publique de l'égalité et de l'émancipation en la rendant réellement gratuite, en réduisant le nombre d'élèves par classe, en augmentant les salaires des personnels éducatifs et en lançant un grand plan de rénovation du bâti. »
@PaulVannierFI, député LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Dans la France d’Emmanuel Macron, 1 parent sur 3 se prive de manger pour nourrir ses enfants. Tout coûte de plus en plus cher ! L’urgence sociale est partout. On la voit dans les yeux cernés de celles et ceux qui se battent quotidiennement pour remplir leur frigo. Dans notre avenir en commun, les enfants n’arrivent pas à l’école avec le ventre vide. Les parents ne choisissent pas entre payer les factures et faire les courses ! »
@AlyDiouara, député et maire LFI de La Courneuve, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Nous allons faire les grandes bifurcations dont le pays a besoin : sociale, écologique, économique, démocratique, diplomatique et scientifique. Ce livre détaille l’action de notre futur gouvernement. Chaque partie de ce programme est un nouvel horizon pour le monde. Chaque chapitre est une nouvelle page de notre histoire. L’Avenir en commun peut tout changer ! »
 « 10 millions de pauvres, des hôpitaux et des classes qui ferment, la division du peuple par le racisme violent, la catastrophe écologique qui s’accélère et la peur de la guerre généralisée… Voilà le pays qu’Emmanuel Macron laisse derrière lui. Il est temps de redonner le goût du futur aux générations qui viennent ! Nous présentons un programme de rupture avec le vieux monde. C’est le programme de la Nouvelle France ! » 
@Clemence_Guette, députée LFI et vice-présidente de l’Assemblée nationale, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 « Le productivisme agricole nous rend malades ! Il menace notre souveraineté alimentaire et saccage l’environnement : 1 700 rivières sont contaminées dans le pays. L’agrobusiness maltraite également celles et ceux qui nous nourrissent. Un agriculteur se suicide tous les deux jours. Nous nous opposerons aux accords de libre-échange. Nous créerons 500 000 emplois agricoles. Nous engagerons la bifurcation agro-écologique vers le 100 % bio et ferons la cantine bio et gratuite ! »
@MathildeHignet, députée LFI, à la Convention de la France insoumise au Bourget.
 
 
Comment reconstruire notre système de santé ? Depuis 2017, les politiques d’Emmanuel Macron ont aggravé la crise de notre système de santé : hôpital sous tension, psychiatrie en difficulté, inégalités d’accès aux soins et hausse des dépenses pour les malades. Découvrez nos propositions pour refonder notre système 
Autoriser jusqu’à 3 jours d’arrêt maladie autodéclaré, sans consulter de médecin. de santé et vaincre les maladies écologiques.   
Jean-Luc Mélenchon annonce vouloir ABANDONNER le nouveau programme nucléaire d’Emmanuel Macron s’il est élu président de la République en 2027 et plaide pour "un désarmement nucléaire de la planète". Il estime que le nucléaire représente un danger à la fois militaire 👉 melenchon2027.fr/programme/plan
 
Suivez le grand meeting de présentation de notre programme de gouvernement ! Le direct sur Youtube : youtube.com/live/XsCjW__Yp x.com/i/broadcasts/2 
 
 

Le programme

Le site du programme

 Les groupes thématiques

 Le programme l'Avenir en commun

 Le programme du NFP

 

Le côté critiques 

Rhôooo, coquin le Coquerel PC/LFI, ce type est président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale ?

Les 500 plus riches possèdent-ils 42% de la France ? 

Spoiler : les maths disent non ! 

 🧮 ​ Éric Coquerel soulève un vrai sujet sur les inégalités, mais s'emmêle un peu les pinceaux en économie. Décryptage express des 3 grosses erreurs de calcul :

 ​🍎 Stock vs Flux : l'erreur fatale. Il compare le patrimoine (l'accumulation d'une vie) au PIB (la richesse produite en 1 an). C'est comme comparer la valeur de votre maison... à votre salaire annuel ! En réalité, les milliardaires détiennent environ 6% du patrimoine national, et non 42%

. ​🍰 Le mythe du gâteau fixe. L'économie n'est pas un jeu à somme nulle. Si le cours d'une action en bourse double à l'international en fonction des marchés et de la spéculation, le patrimoine du fondateur double... mais il n'a pas pris cet argent dans votre poche et il ne l’a pas sur son compte courant !

 ​💸 Le mirage des 108 milliards. Affirmer qu'on peut récupérer 108 milliards d'euros par an sur 147 personnes est une aberration mathématique. Cela reviendrait à leur prélever 734 millions d'euros chacun, chaque année... C'est plus que ce qu'ils gagnent réellement !

 ​💡 L'inégalité fiscale est un vrai débat démocratique qui mérite d'être mené... mais avec les bons chiffres !


 

1/ LFI a dévoilé le programme de Mélenchon pour 2027. 

Plus de 1 000 mesures, et un financement promis… pour début 2027. Regardons-le du seul point de vue économique, point par point. 🧵 

2/ SMIC à 1 700 € net. 

Une hausse brutale du coût du travail au bas de l’échelle, dans un pays où les marges des PME sont déjà parmi les plus faibles d’Europe.

 🧨Résultat prévisible : moins d’embauches de peu qualifiés, plus de travail au noir, et des prix qui montent. 

 3/ Retraite à 60 ans avec 40 annuités. 

Nous vivons plus vieux, nous faisons moins d’enfants, et le système est déjà en déficit. Partir plus tôt, c’est moins de cotisants et plus de pensionnés. 

 🧨Qui paie ? Les actifs, par plus d’impôts, ou nos enfants, par plus de dette. 

4/ Les 32 heures. 

Si l’on travaille moins pour le même salaire, le coût horaire explose. 🧨On l’a déjà vécu avec les 35 heures : la France est devenue l’un des pays d’Europe où l’on travaille le moins sur une vie. La richesse ne se crée pas en travaillant moins. 

5/ Remboursement à 100 %,

 psychothérapie gratuite, APL +10 %, repas à 1 €, allocation pour les jeunes, salaires des fonctionnaires. 

 🧨Toutes ces dépenses s’additionnent dans un pays qui emprunte déjà plus de 300 milliards par an. Chaque euro promis aujourd’hui est un impôt ou un emprunt demain. 

 6/ Les APL 

en particulier : augmenter l’aide, sans augmenter l’offre de logements, cela finit dans les loyers.

 🧨 Les propriétaires captent la hausse, les locataires n’y gagnent rien. 

7/ Bloquer les prix. On ne combat pas l’inflation en cassant le thermomètre.

 🧨 Un prix bloqué sous le coût de production, ce sont des rayons vides et des files d’attente. Toutes les expériences de l’histoire le montrent. 

8/ ISF, taxe Zucman, 

14 tranches, héritage plafonné à 12 millions, écart de salaires limité à 1 pour 20. 

 🧨Ce sont précisément les gens et les capitaux les plus mobiles. Ils partiront. Et avec eux les entreprises, les emplois et… les recettes fiscales espérées. 

 9/ Sortir du nucléaire. 

Notre seul vrai avantage compétitif : une électricité pilotable, décarbonée et bon marché. 🧨Au moment où l’IA fait exploser la demande d’électricité partout dans le monde, ce serait se tirer une balle dans le pied. 

10/ Interdire les vols de nuit, conditionner les aides aux entreprises. 

 🧨Chacune de ces mesures ajoute une contrainte de plus à une économie déjà la plus réglementée d’Europe. 

11/ Refuser certaines règles européennes, tout en restant dans l’euro.

 🧨C’est le cœur du problème : on ne peut pas mener une politique de dépense massive avec une monnaie qu’on ne contrôle pas. Les marchés feront monter nos taux bien avant que la première mesure soit appliquée. 

 12/ Le programme reconnaît lui-même que les marchés l’accueilleront mal, et assume de ne pas chercher à les rassurer.

 🧨 Mais ce sont eux qui nous prêtent 300 milliards par an. Quand ils refusent, ce ne sont pas les milliardaires qui paient : ce sont les épargnants, les retraités et les plus modestes. 

13/ Le vrai sujet de la France, ce n’est pas de mieux répartir une richesse qui stagne. 

 🧨C’est d’en recréer, en rendant au capital investi un rendement supérieur au coût de la dette. Ce programme fait exactement l’inverse. Pour être juste, voici ce que répondent les défenseurs du programme : LFI affirme que le budget est équilibré, avec un document qui prévoit des recettes supplémentaires estimées à 106 milliards d’euros et des dépenses nouvelles à 82 milliards, dont 25 milliards d’euros destinés chaque année à réduire la dette. Mélenchon assure être « dans une démarche de rationalité économique », et ses partisans soutiennent que la hausse des salaires relancerait la consommation et les cotisations. Le débat porte surtout sur le réalisme de ces recettes et sur la réaction des marchés.

 

 La meilleure analyse du programme de @JLMelenchon, c'est bien @mbockcote qui la fait, ça donne vraiment envie ! 

 
"LFI présente un programme de gouvernement complet, de gauche de rupture, révolutionnaire. Qu'il faut prendre au sérieux, ils appliqueront ce programme : – du collectivisme bureaucratique particulièrement radical, – Il s'agit de sortir d'une économie de marché, libre, fondée sur la libre entreprise, – Il s'agit d'éroder, et demain peut-être d'abolir la propriété, – Où l'État entend contrôler la parole publique, nationaliser plusieurs entreprises, contrôler le loyer, étendre le logement social jusqu'à faire disparaitre le pavillon individuel ou l'appartement où vous seriez propriétaire, – Vise à encadrer tous les domaines de la vie pour imposer une sorte de socialisme revampé version XXIᵉ siècle. – Sur l'immigration, favorable à une sorte d'ouverture généralisée des frontières, le consentement enthousiaste à la submersion migratoire, – LFI dit que le programme est inapplicable dans le cadre européen, ils suspendront les traités, ils refusent de les respecter dans l'attente de leurs renégociations, – Les règles venant de l'extérieur ne seront pas respectées, L'économie française et plus largement la société française seront sous bocal; il s'agit d'un programme qui consiste en un confinement intégral de la société française, confinement social, confinement économique pour encadrer la société dans une logique de socialisme égalitaire." 
 
 Oui, ça donne vraiment envie, l'URSS.
 
 

 
 J'ai décortiqué le nouveau programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2027. GRM
 
Ses 1 069 mesures racontent une histoire assez édifiante : celle d'un pays qui étouffe déjà sous le poids de l'État et auquel on propose une nouvelle dose d'étatisme. Fiscalité confiscatoire, remise en cause de la propriété, retraite à 60 ans, contrôle des prix, planification économique, sortie du nucléaire, immigration, restrictions des libertés individuelles... J'ai voulu aller au fond de chaque sujet. Car derrière les promesses généreuses se cachent des mécanismes économiques bien connus, des incitations perverses et des expériences historiques dont nous ferions bien de tirer les leçons. J'ai donc passé un peu de temps à déconstruire ce programme, chiffres, études et références à l'appui, de Bastiat à Hayek, en passant par les précédents allemand et américain. Une critique libérale, ferme et argumentée, pour comprendre ce que Mélenchon propose réellement et les conséquences de ses choix. « L'Avenir en commun » ? 
J'y vois surtout l'avenir administré. 📖 
Mon analyse complète👇Le programme d’une (Nouvelle) France sous tutelle
 
 
Jean-Luc Mélenchon vient de dévoiler la cinquième édition de L’Avenir en commun, son programme pour l’élection présidentielle de 2027. Un ouvrage de 212 pages, comprenant 1 069 mesures, dont 238 nouvelles. L'ensemble est ambitieux, détaillé et relativement cohérent idéologiquement. Il mérite donc une véritable analyse, au-delà des indignations habituelles et des caricatures partisanes. Car derrière les promesses de pouvoir d'achat, de justice sociale et de transition écologique, une question fondamentale se pose : quel modèle de société les Insoumis entendent-ils construire ?
J'ai examiné ce programme et mon constat est sévère : ce programme constitue une offensive méthodique contre la propriété, la liberté économique et la responsabilité individuelle. Il entend généraliser les mécanismes mêmes qui ont contribué à l'enlisement français : fiscalité confiscatoire, réglementation tentaculaire et interventionnisme permanent. Avec une particularité frappante : chaque difficulté rencontrée par la société appelle une nouvelle intervention publique, rarement une remise en question de celles qui existent déjà.

1. L'État comme solution universelle

Commençons par une réalité que l'on oublie trop souvent : la France est déjà l'un des pays où la puissance publique occupe la place la plus importante dans l'économie. Selon l'Insee, les dépenses publiques représentaient 57,3 % du PIB en 2025, contre environ 49,5 % dans l'Union européenne selon les données comparatives d'Eurostat. Les prélèvements obligatoires atteignaient 43,6 % du PIB, tandis que la dette publique s'établissait à 115,7 % de notre richesse nationale. Avec un déficit annuel de 5,1 % du PIB, nous dépensons collectivement bien davantage que nous ne prélevons.
La France étouffe sous une dépense publique démesurée, une bureaucratie hypertrophiée et une fiscalité qui décourage la production. Mélenchon propose d'augmenter les trois. C'est vouloir soigner une intoxication en augmentant la dose de poison. Son cadrage budgétaire pour 2027 prévoit 81,7 milliards d'euros de dépenses nouvelles, financées notamment par 106,4 milliards de recettes supplémentaires. À cela s'ajoute la mobilisation annoncée de 100 milliards d'euros d'investissements annuels au moyen d'un pôle bancaire public. Les Insoumis assurent que leurs mesures permettraient même de réduire le déficit de 24,7 milliards dès la première année.
Derrière cette avalanche de milliards se cache un raisonnement économique particulièrement fragile. Les 100 Md € d'investissements bancaires annoncés constituent des financements qu'il faudra mobiliser, rembourser et dont les risques devront être assumés. Quant aux 106,4 Md € de recettes fiscales supplémentaires, ils reposent sur une hypothèse décisive : que l'État pourra augmenter massivement la pression fiscale sans provoquer de réactions susceptibles d'en réduire le rendement. Or, les contribuables adaptent leurs comportements. Les entrepreneurs peuvent différer leurs investissements, les détenteurs de capitaux modifier leurs allocations et certaines activités se déplacer. Ce phénomène est au cœur de l'analyse économique des incitations.
Mélenchon prétend résoudre les difficultés d'un pays déjà écrasé par les prélèvements en taxant encore davantage ceux qui financent son activité. Il faudrait au minimum démontrer que les recettes nettes promises résisteront à ces ajustements. LFI se contente ici de ses propres projections. L'économie française devient une variable que l'on suppose docile face aux décisions du pouvoir politique.

2. La propriété sous surveillance

LFI propose un ISF renforcé comprenant un volet climatique, la suppression de la flat tax, un impôt sur le revenu à 14 tranches, l'intégration de la taxe Zucman et un héritage maximal de 12 millions d'euros. Dans ses propositions sectorielles figure également une limitation à cinq du nombre de logements transmissibles par succession, avec une intervention publique au-delà de ce seuil.
La limitation à cinq logements transmissibles par succession révèle la philosophie profonde de ce programme : votre patrimoine vous appartient tant que l'État consent à vous le laisser. Qu'un individu ait épargné toute sa vie, pris des risques, construit des immeubles ou développé une activité immobilière, le pouvoir politique prétend désormais fixer le nombre de biens qu'il pourra transmettre à ses enfants.
C'est une attaque frontale contre la sécurité de la propriété et la liberté de transmission. Le droit français protège pourtant la propriété, et toute dépossession devrait satisfaire des exigences constitutionnelles particulièrement strictes. Il faudrait donc également expliquer comment une telle mesure pourrait être appliquée juridiquement. Mais le problème est d'abord philosophique : dans cette conception, l'individu devient le détenteur provisoire d'un patrimoine dont l'État entend contrôler la destination finale. Le propriétaire travaille, investit, entretient et assume les risques. L'administration décide de ce qu'il aura le droit de conserver dans sa famille. Voilà ce que devient la propriété lorsqu'on subordonne sa transmission à un objectif politique de redistribution.
La taxation du patrimoine entrepreneurial révèle une autre erreur économique majeure : confondre la valeur d'un actif avec de l'argent disponible. Un entrepreneur peut posséder une société valorisée 100 millions d'euros tout en percevant une rémunération relativement modeste et en réinvestissant la majeure partie des bénéfices. Une taxe annuelle de 2 % sur cette valeur représenterait, à titre d'exemple, 2 millions d'euros à trouver chaque année, indépendamment des liquidités dont il dispose. Il pourrait être contraint d'augmenter les distributions de dividendes, d'emprunter ou de vendre une partie de son entreprise pour régler l'impôt. Dans certaines configurations, l'État finirait ainsi par ponctionner les ressources destinées à l'investissement, à l'innovation ou au développement de l'activité.
C'est précisément pour cette raison que la fiscalité patrimoniale ne peut être évaluée à partir du seul montant théorique des fortunes. Les taux, les exemptions, les modalités de paiement et le rendement réel des actifs sont déterminants. Une politique fiscale qui ignore cette réalité risque de pénaliser ceux qui construisent un patrimoine productif.
Je défends une idée simple : le droit de disposer de son patrimoine comprend celui de le transmettre. Un individu qui travaille, épargne, investit et prend des risques doit pouvoir décider de la destination de ses biens. Une partie de ce patrimoine provient d'ailleurs de revenus ayant déjà supporté l'impôt.
Cette distinction technique ne change rien à mon objection de principe. Pourquoi l'État disposerait-il d'une créance morale privilégiée sur ce qu'une personne souhaite léguer à ses enfants ? La transmission est aussi l'un des moteurs de l'épargne de long terme, de la constitution du capital familial et de la continuité des entreprises. En voulant limiter politiquement l'accumulation et l'héritage, les Insoumis substituent leur conception de l'égalité à la liberté des individus de disposer de leurs biens. C'est une vision de la justice sociale fondée sur le pouvoir de redistribution de l'État, que je conteste radicalement.

3. Le capital considéré comme adversaire

Le programme prévoit également un encadrement renforcé des rémunérations, un écart maximal de 1 à 20 dans les entreprises, une fiscalité plus lourde des dividendes et des rachats d'actions, ainsi que des contraintes supplémentaires sur la gestion des entreprises. Derrière ces propositions se dessine une conception du capital principalement envisagé comme une source de rente ou de pouvoir à contrôler.
C'est une incompréhension fondamentale du fonctionnement d'une économie productive. Le capital représente des machines, des infrastructures, des logiciels, des brevets, des équipements et des ressources financières accumulées grâce auxquelles le travail humain devient plus productif. C'est cette productivité qui permet, à terme, d'augmenter durablement les salaires réels. Un ouvrier équipé d'une machine performante produit davantage qu'un ouvrier travaillant avec des outils rudimentaires. Un développeur disposant d'une infrastructure informatique performante peut créer infiniment plus de valeur qu'avec du matériel obsolète.
Or, ce capital doit être financé par des individus ou des institutions qui acceptent d'en supporter les risques. Les dividendes rémunèrent cette prise de risque, tandis que les rachats d'actions peuvent participer à la réallocation des ressources financières. En multipliant les prélèvements et les restrictions sur le capital, Mélenchon s'attaque précisément à l'un des fondements de l'élévation du niveau de vie. On ne rendra jamais durablement les salariés plus riches en décourageant l'accumulation des moyens qui augmentent leur productivité.
Mais il y a plus grave encore : cette volonté de remplacer progressivement l'allocation décentralisée du capital par les arbitrages d'un appareil administratif. C'est précisément l'une des grandes erreurs économiques du XXe siècle. Ludwig von Mises avait identifié le problème du calcul économique, tandis que Friedrich Hayek démontrait que l'information nécessaire aux décisions de production est dispersée entre des millions d'individus. Aucun ministère, aucune commission de planification ne connaît en permanence les préférences des consommateurs, les innovations en préparation, les ressources disponibles et les occasions d'investissement. Les prix, les profits et les pertes permettent de coordonner cette information et de sanctionner les mauvaises décisions. Ils constituent des mécanismes imparfaits, mais constamment confrontés aux choix des acteurs économiques.
La planification politique, elle, confie une part croissante de ces arbitrages à des responsables dont les erreurs peuvent être prolongées par des financements publics. Alors que la France devrait approfondir ses marchés de capitaux pour financer l'intelligence artificielle, la robotique, les biotechnologies et l'industrie, Mélenchon propose d'accroître le rôle d'institutions chargées d'orienter l'épargne vers les priorités du pouvoir. Je veux une économie qui découvre ses innovations par l'expérimentation et la concurrence. Les Insoumis veulent en organiser davantage le développement depuis les bureaux de l'administration.

4. Salaires et travail : la tentation du décret

Le Smic à 1 700 euros nets, la revalorisation des prestations sociales, l'indexation des salaires sur l'inflation et la réduction du temps de travail illustrent une autre constante du programme : la conviction qu'une décision politique pourrait se substituer aux conditions économiques de création des richesses.
Évidemment, tout le monde souhaite que les salariés vivent mieux et gagnent davantage. Le désaccord porte sur le mécanisme. On peut décréter une rémunération minimale, modifier des cotisations ou imposer de nouvelles obligations aux employeurs. On ne décrète ni la productivité d'une entreprise, ni la demande pour ses produits, ni les ressources qui permettront de financer durablement ces promesses. Faire abstraction de cette réalité revient à prendre une décision sur le partage des richesses sans s'interroger suffisamment sur leur production.
Prenons le Smic à 1 700 euros nets. Une hausse du salaire minimum améliore immédiatement la rémunération des salariés qui conservent leur emploi et bénéficient effectivement de cette hausse. Mais elle ne crée aucune productivité supplémentaire. Lorsque le coût total d'un poste devient supérieur à la valeur que l'entreprise peut raisonnablement en retirer, l'employeur doit trouver une solution : augmenter ses prix, réduire ses marges, réorganiser sa production, automatiser certaines tâches ou renoncer à des recrutements. L'effet sur l'emploi dépend du montant de la hausse, de la concurrence entre employeurs et de la situation économique.
Mais ce mécanisme impose une question que la promesse politique élude : qu'advient-il des personnes dont les compétences ou l'expérience ne permettent pas encore de justifier le coût du travail imposé ? Les jeunes sans qualification, les travailleurs peu expérimentés et les personnes éloignées de l'emploi peuvent se retrouver devant une barrière supplémentaire à l'embauche. Une politique qui prétend protéger les salariés doit aussi répondre du sort de ceux qui cherchent encore à le devenir.
Je préfère agir sur les conditions qui permettent une progression durable des rémunérations : réduction des charges et des obstacles administratifs, investissement productif, formation, concurrence et innovation. Il en va de même pour la durée du travail. Les salariés ont des aspirations différentes, et les entreprises des contraintes tout aussi diverses. Une négociation plus décentralisée peut mieux répondre à cette diversité qu'une réduction générale imposée politiquement. La liberté contractuelle nécessite naturellement des protections contre les abus et des garanties fondamentales mais elle permet aussi d'adapter les organisations du travail aux réalités économiques plutôt que de les soumettre à un modèle unique.

5. Les retraites contre la démographie

Mélenchon entend rétablir à terme le départ à 60 ans à taux plein avec 40 annuités de cotisation. La proposition est populaire, mais son financement mérite une attention particulière. Le Conseil d'orientation des retraites indiquait dans son rapport de juin 2026 que notre système présentait en 2025 un déficit de 5,1 milliards d'euros hors produits et charges financiers, ramené à 1,3 milliard en intégrant ces éléments. Ses projections font apparaître des besoins de financement persistants sur le long terme.
Le problème est pourtant d'une simplicité arithmétique. Dans un système par répartition, les actifs financent les pensions des retraités. Lorsque l'espérance de vie augmente et que la population vieillit, l'équilibre dépend du nombre de cotisants, du niveau des prélèvements, de la durée des carrières et du montant des pensions. Avancer l'âge de départ à 60 ans, toutes choses égales par ailleurs, réduit la durée des cotisations et augmente celle pendant laquelle les pensions doivent être versées. Il faut donc financer ce choix. LFI propose notamment de faire davantage contribuer les revenus du capital et d'augmenter certains prélèvements. Autrement dit, pour financer une promesse supplémentaire, on sollicite encore les revenus et les ressources de l'économie productive.
Or, les cotisations sociales pèsent sur le travail, tandis que les taxes sur le capital peuvent réduire l'incitation à investir. La retraite à 60 ans représente un arbitrage collectif considérable, dont le coût doit être présenté sur l'ensemble du quinquennat et à long terme. Le programme devrait démontrer que ses ressources supplémentaires seront suffisantes et soutenables. Les contraintes démographiques, elles, resteront présentes quel que soit le résultat de l'élection.
Plus révélateur encore, Mélenchon entend supprimer les avantages fiscaux attachés à la retraite par capitalisation. C'est une orientation que je considère économiquement désastreuse. Là où nous devrions permettre aux Français de se constituer un patrimoine productif sur plusieurs décennies, les Insoumis veulent renforcer leur dépendance à un système dont l'équilibre repose sur la démographie et les décisions politiques. La capitalisation permet d'investir progressivement dans des entreprises, des obligations et d'autres actifs, avec une diversification adaptée aux risques et à l'horizon de chacun. Elle peut compléter la répartition, donner aux ménages une part plus importante de la richesse productive et favoriser l'émergence d'investisseurs de long terme. Ces capitaux contribuent aussi à approfondir les marchés financiers et à soutenir l'innovation.
Et c'est précisément ce dont la France a besoin pour développer ses entreprises technologiques, financer son industrie et faire émerger de nouveaux champions économiques. Mélenchon entend privilégier encore davantage la redistribution immédiate quand nous devrions également encourager l'accumulation du capital. On retrouve toujours la même logique : consommer et redistribuer aujourd'hui, au risque de fragiliser les conditions de la prospérité de demain.

6. Le logement et les prix administrés

LFI propose d'encadrer davantage les loyers, de développer massivement le logement public, de limiter les locations touristiques, d'instaurer un permis de louer et de réquisitionner certains logements vacants. Le programme prévoit également des interventions sur les prix de l'énergie, de l'eau et des carburants.
L'encadrement des loyers illustre parfaitement ce que Bastiat appelait « ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas ». Ce qu'on voit, c'est le locataire dont le loyer a été plafonné. Ce qu'on voit beaucoup moins, c'est l'investisseur qui renonce à construire, le propriétaire qui abandonne une rénovation ou le logement qui quitte le marché locatif. Lorsque le prix autorisé devient insuffisant pour rémunérer correctement les investissements et les risques, l'offre peut se contracter. Le problème de pénurie demeure alors entier, voire s'aggrave pour les nouveaux entrants.
Une étude de Diamond, McQuade et Qian, publiée en 2019 dans l'American Economic Review, a notamment montré que l'extension de l'encadrement des loyers à San Francisco avait réduit de 15 % l'offre locative des logements concernés, tout en bénéficiant aux locataires protégés. Voilà le problème de cette politique : elle favorise certains occupants immédiatement identifiables, tandis que ses conséquences sur l'investissement et l'accès futur au logement sont beaucoup moins visibles.
Plus largement, cette obsession du contrôle des prix révèle une incompréhension de leur fonction économique. Un prix transmet une information sur la rareté d'un bien, les coûts nécessaires à sa production et la demande des consommateurs. Lorsqu'un gouvernement impose artificiellement un prix inférieur au niveau permettant d'équilibrer l'offre et la demande, il ne supprime aucune de ces contraintes. Il modifie simplement la manière dont elles se manifestent : pénuries, files d'attente, rationnement, baisse de qualité, subventions ou retrait des producteurs.
Les expériences de contrôle des prix, notamment aux États-Unis sous Richard Nixon dans les années 1970, ont montré les difficultés et les distorsions que peuvent engendrer de tels dispositifs, même si leurs effets exacts varient selon les secteurs et les circonstances. En France, le logement souffre déjà d'une accumulation de normes, de contraintes foncières, de taxes et de procédures qui renchérissent la construction. La réponse devrait consister à faciliter la production, à libérer le foncier et à sécuriser l'investissement. Mélenchon entend administrer davantage les loyers et les prix. C'est une politique qui risque de traiter les conséquences visibles de la rareté tout en aggravant les obstacles à la création d'une offre supplémentaire.

7. L'écologie contre l'innovation

Le programme confirme la sortie progressive du nucléaire, avec un objectif de 100 % d'énergies renouvelables au plus tard en 2060. Il prévoit également une planification écologique renforcée et une conscription citoyenne écologique obligatoire, rémunérée au Smic.
Sur le nucléaire, le programme atteint un niveau d'absurdité industrielle difficile à concevoir. La France dispose d'un atout stratégique exceptionnel : une filière nucléaire qui produit une électricité largement décarbonée, pilotable et capable de contribuer à notre indépendance énergétique. Mélenchon veut pourtant organiser sa disparition progressive, tout en prétendant accélérer la décarbonation de l'économie.
L'Allemagne offre un précédent édifiant. Elle a fermé ses trois derniers réacteurs en avril 2023 et conserve un système électrique dont l'intensité carbone reste sensiblement supérieure à celle de la France. Il serait excessif d'attribuer l'ensemble de ses difficultés énergétiques à cette seule décision, notamment parce que la crise du gaz russe a joué un rôle majeur. Mais ce précédent démontre les coûts et les contraintes qu'il faut examiner avant de renoncer à une capacité de production pilotable et bas carbone.
Les scénarios de RTE montrent qu'un système reposant entièrement sur les renouvelables exige des investissements considérables dans les réseaux, les flexibilités et les solutions permettant de garantir l'approvisionnement. Alors que l'électrification de l'industrie, des transports et des usages numériques va accroître nos besoins, les Insoumis veulent se priver d'une technologie que nous maîtrisons déjà. C'est un choix politique dont les conséquences devront être supportées par les consommateurs et les entreprises.
Le plus inquiétant est finalement la méthode. Une politique énergétique rationnelle devrait partir des contraintes physiques : émissions de CO₂, sécurité d'approvisionnement, stabilité du réseau, coûts complets, disponibilité des matières premières et dépendance aux importations. Mélenchon commence, lui, par décider quelles technologies doivent disparaître. C'est exactement le travers de la planification : substituer une préférence politique à l'évaluation comparative des solutions.
Je souhaite que la France investisse dans le nucléaire, les renouvelables performantes, le stockage, les réseaux et les innovations dont nous ignorons encore les performances futures. Le choix devrait reposer sur des résultats mesurables et sur la concurrence entre technologies. En imposant d'avance la sortie du nucléaire, le programme insoumis réduit volontairement le champ des solutions disponibles. Pour un mouvement qui prétend faire de l'urgence climatique sa priorité, cette contradiction mérite une explication autrement plus sérieuse qu'une profession de foi antinucléaire.
La conscription écologique obligatoire révèle, elle aussi, cette conception autoritaire de l'action collective. Au nom de l'urgence environnementale, l'État s'attribuerait le droit de mobiliser le temps des citoyens pour accomplir des missions qu'il aurait lui-même définies. Qu'une activité soit utile à la collectivité ne suffit pourtant jamais, à mes yeux, à justifier qu'elle devienne obligatoire. Il existe d'innombrables actions socialement bénéfiques que nous laissons heureusement à l'initiative individuelle. La protection de l'environnement peut être encouragée par le volontariat, les associations, l'entrepreneuriat et les innovations. Mélenchon choisit d'y ajouter la contrainte publique.
Cette mesure illustre une dérive générale de son programme : dès qu'un objectif politique est présenté comme supérieur, la liberté individuelle devient une variable d'ajustement.

8. Immigration : les droits et les devoirs

Le projet politique de Mélenchon repose aussi sur sa conception de la « Nouvelle France », qu'il présente comme le produit des transformations sociales, culturelles et migratoires du pays. Les orientations migratoires défendues par LFI dans ses programmes et documents précédents privilégient la facilitation de l'accès au séjour et à la nationalité, les régularisations et l'élargissement de certains droits politiques.
Sur l'immigration, le désaccord est fondamental. Je considère qu'une nation doit pouvoir décider qui entre sur son territoire, en quelles proportions, selon quels critères et à quelles conditions. Cette souveraineté engage la continuité culturelle du pays, ses finances publiques, sa sécurité, ses infrastructures et sa cohésion sociale. Or, la France connaît déjà des difficultés considérables d'intégration économique, des tensions communautaires et des problèmes d'exécution des décisions d'éloignement.
La réponse devrait être une politique migratoire considérablement plus sélective, fondée sur les besoins stratégiques du pays, les capacités réelles d'accueil et les exigences d'assimilation. Dans une économie que l'on pourrait rendre beaucoup plus productive grâce à la libération de l'investissement, à la remise au travail et à l'automatisation, le recours à une immigration de main-d'œuvre peu qualifiée mérite lui aussi d'être profondément réexaminé. Le progrès technique peut permettre de remplacer certaines tâches, tandis qu'une immigration très sélective pourrait contribuer à des besoins spécifiques de compétences. Cette stratégie exige naturellement une transformation effective de notre économie mais elle me paraît autrement plus cohérente qu'une logique d'élargissement continu des possibilités de séjour.
Je défends une conception exigeante de l'assimilation. Une société assimile des individus, et cet effort exige une contribution de l'arrivant comme de la société d'accueil. Il dépend des différences linguistiques, culturelles, religieuses et sociales rencontrées, ainsi que des institutions et des conditions dans lesquelles l'intégration se déroule. Faire comme si tous les parcours migratoires exigeaient exactement le même effort relèverait d'une vision abstraite du réel. La maîtrise de la langue, l'autonomie économique, le respect des lois, l'adhésion aux règles communes et la capacité à participer à la vie nationale doivent constituer des exigences concrètes.
Une carte de séjour ou une naturalisation représente une décision juridique ; elle ne suffit pas à produire automatiquement un sentiment d'appartenance, une communauté de références ou une assimilation réussie. Je veux une politique qui prenne ces réalités au sérieux, qui fasse effectivement appliquer les décisions d'éloignement et qui distingue clairement les obligations liées à la résidence de celles qui accompagnent la citoyenneté.
Je suis particulièrement préoccupé par les mouvements séparatistes, les pratiques coercitives et les organisations qui cherchent à soustraire des individus à l'autorité du droit commun. La liberté de conscience et de religion doit être protégée, tandis que les actes de violence, d'intimidation et de contrainte exigent une réponse juridique ferme. La question est donc celle des moyens concrets dont l'État dispose pour garantir un espace civique partagé.

9. Souveraineté et Europe

Le programme de Mélenchon contient un paradoxe saisissant : les Insoumis dénoncent certaines contraintes européennes pour mieux renforcer le pouvoir économique de l'État français. Ils proposent de désobéir aux règles relatives à la circulation des capitaux, à la concurrence et au libre-échange, avec pour objectif d'élargir leur capacité d'intervention publique.
Or, la souveraineté nationale représente pour moi un moyen de protéger la liberté des citoyens et la capacité du pays à décider démocratiquement de son avenir. À quoi servirait de s'affranchir des contraintes de Bruxelles si c'était pour permettre à Paris d'imposer davantage de contrôles, de restrictions et de décisions administratives aux entreprises et aux épargnants ?
Je suis favorable à une remise en cause profonde de certaines politiques européennes, notamment dans les domaines réglementaire, énergétique et institutionnel. Je refuse cependant de confondre la souveraineté d'un peuple avec l'extension illimitée des compétences économiques de son gouvernement.
Mais il existe une différence fondamentale entre défendre la souveraineté nationale et accroître le contrôle de l'État sur les choix économiques des individus. La liberté de circulation des capitaux permet à un épargnant de diversifier ses investissements, à une entreprise de rechercher des financements et à un entrepreneur d'accéder à des marchés internationaux. La restreindre peut aussi réduire l'autonomie économique des citoyens. Je souhaite retrouver des marges de manœuvre face à Bruxelles, notamment en matière réglementaire, fiscale et énergétique, mais pour rendre davantage de liberté à la société civile.
Le programme prévoit également un retrait immédiat du commandement militaire intégré de l'OTAN, puis un retrait progressif de l'Alliance. Je suis favorable à l'autonomie stratégique française et à une défense européenne capable d'agir. Une sortie de l'OTAN aurait néanmoins des conséquences opérationnelles, diplomatiques et budgétaires majeures. Elle devrait être accompagnée d'une stratégie précise de remplacement des capacités et des garanties offertes par cette alliance. La souveraineté implique de disposer des moyens de ses décisions.

10. Une République sous contrôle ?

Mélenchon promet enfin une VIe République, davantage de proportionnelle, la suppression de certains mécanismes de vote forcé et le renforcement des outils de participation citoyenne. Certaines de ces propositions peuvent effectivement renforcer le contrôle démocratique. Mais je refuse de mesurer la liberté d'une société au seul nombre de référendums, de procédures participatives ou d'assemblées qu'elle organise. Une majorité démocratiquement constituée peut elle aussi porter atteinte aux droits des individus.
L'enjeu constitutionnel majeur est donc de déterminer ce que le pouvoir politique, même soutenu par une majorité, doit être empêché de faire. Une République véritablement libérale doit garantir la propriété, la liberté d'expression, l'indépendance de la justice, la liberté contractuelle et la sécurité juridique. Or, le programme insoumis tend précisément à élargir le champ des décisions collectives imposées aux individus, notamment dans l'économie, les médias et les technologies. Changer de République pour concentrer davantage de prérogatives entre les mains de l'État ne rendra personne plus libre. La véritable question est celle des limites du pouvoir, quelle que soit la manière dont ses détenteurs sont désignés.
En matière d'intelligence artificielle, cette défiance envers la liberté d'entreprendre trouve une nouvelle illustration. LFI propose notamment d'interdire les systèmes conçus pour simuler une relation affective et de soumettre certaines applications jugées à haut risque à une autorisation administrative. Derrière ces mesures se profile une question essentielle : jusqu'où l'État peut-il décider des technologies que les individus sont autorisés à développer et à utiliser ? La manipulation, la fraude, les atteintes à la vie privée et les préjudices causés à autrui doivent évidemment engager des responsabilités juridiques. Mais interdire une catégorie entière d'applications en raison d'un usage supposé problématique revient à restreindre aussi les usages légitimes que les pouvoirs publics n'avaient pas anticipés.
L'histoire des technologies montre combien l'innovation repose sur l'expérimentation et la découverte progressive des usages. Dans un pays européen déjà confronté à des difficultés de financement, de compétitivité et de développement de ses entreprises technologiques, je trouve particulièrement inquiétant de vouloir ajouter de nouvelles autorisations administratives à un secteur aussi stratégique.
 
 
La cohérence de ce programme est précisément ce qui le rend si inquiétant. Derrière ses 1 069 mesures, je retrouve toujours le même logiciel intellectuel : le marché est suspect, le capital doit être discipliné, la propriété doit être limitée et les décisions individuelles doivent être corrigées lorsqu'elles s'écartent des objectifs politiques. Mélenchon reprend ainsi une vieille ambition interventionniste : substituer progressivement la décision collective à la coordination spontanée des individus. 
 
Pourtant, les expériences de planification centralisée ont révélé des difficultés structurelles majeures, notamment l'incapacité des administrations à réunir et à exploiter efficacement les informations dispersées dans l'économie, ainsi que l'absence de mécanismes suffisamment efficaces pour sanctionner les erreurs. Même les économies mixtes doivent composer avec ces problèmes lorsqu'elles étendent excessivement leurs interventions. 
 
Les conséquences sont connues : mauvaise allocation des ressources, privilèges accordés aux acteurs capables d'influencer les décisions publiques, rigidités et affaiblissement des incitations à innover. LFI propose de réinstaller ces mécanismes au centre du projet national, en les présentant comme des instruments d'émancipation.
 
Mon libéralisme repose sur une conviction autrement plus profonde qu'une préférence pour l'efficacité du marché. Je considère que l'individu possède des droits que le pouvoir politique doit respecter, y compris lorsqu'une majorité souhaiterait les restreindre au nom de l'intérêt général. La propriété, la liberté contractuelle, la liberté d'expression et la responsabilité individuelle constituent les fondements d'une société libre. Ce cadre produit également des avantages économiques considérables : la concurrence encourage l'innovation, les prix coordonnent les décisions, le capital permet d'investir et les profits comme les pertes orientent progressivement les ressources vers les activités que les consommateurs valorisent.
 
Les mécanismes de marché peuvent connaître des défaillances et les institutions doivent protéger les droits de chacun mais je refuse que chaque difficulté économique ou sociale serve de prétexte à une nouvelle extension du pouvoir administratif. Je veux un État recentré sur ses fonctions essentielles, capable de garantir la justice, la sécurité, la défense et la protection des droits. Sa puissance doit se mesurer à sa capacité d'accomplir efficacement ces missions, et à la liberté qu'il laisse aux citoyens de décider du reste.
 
La France offre pourtant un terrain d'observation particulièrement instructif. Après des décennies d'extension des dépenses publiques, de multiplication des normes et de prélèvements considérables, notre pays accumule une dette colossale, des difficultés de compétitivité et une croissance structurellement insuffisante pour financer durablement toutes ses ambitions. Tous ces problèmes ne trouvent évidemment pas leur origine dans une seule politique, mais ils interdisent de considérer l'augmentation permanente de l'intervention publique comme une réponse évidente. 
 
Pourquoi persister à renforcer un modèle dont les performances doivent justement être remises en question ? Je voudrais que nous engagions une véritable révolution libérale : réduire les dépenses et les prélèvements, simplifier radicalement la réglementation, libérer l'investissement, développer la capitalisation, restaurer la liberté contractuelle, soutenir la concurrence et concentrer les moyens de l'État sur ses missions régaliennes. C'est en permettant aux individus de produire davantage, d'accumuler du capital et d'innover que nous pourrons retrouver une prospérité durable. Mélenchon propose l'exact contraire : davantage de fiscalité, de planification et de contrôle sur une économie qui souffre déjà de leur poids.
 
Avec L'Avenir en commun, Jean-Luc Mélenchon promet de libérer les Français des marchés, du capital, des propriétaires et des employeurs. Pour y parvenir, il propose de les soumettre à une tutelle publique toujours plus étendue. L'État déciderait davantage des prix, des rémunérations, des investissements, des technologies, de la transmission des patrimoines et de l'organisation économique. 
 
C'est le paradoxe fondamental de ce programme : prétendre combattre la domination économique en renforçant l'institution qui détient le monopole légal de la contrainte. Je défends une ambition radicalement différente. Celle d'une France où l'État protège les citoyens contre la violence, l'arbitraire et les atteintes à leurs droits, où chacun peut travailler, entreprendre, épargner, investir et transmettre librement, et où la prospérité repose sur la responsabilité plutôt que sur la dépendance. Mélenchon promet un avenir en commun. 
 
À lire son programme, j'y vois surtout un avenir administré, réglementé, taxé et planifié. Une société dans laquelle les individus seraient toujours davantage gouvernés au nom de leur propre émancipation.
 
 
 

 J'ai lu le programme de la France Insoumise. C'est un catalogue de déclarations d'intentions, lois cadres, créations d'agence, comités... et de mesures dispersées dans des objectifs empilés, sans aucune précision formelle, hiérarchisation sérieuse
 
 Parmi les mesures les plus délirantes, je soulignerais la création d'un organe de lutte contre le complotisme rattaché à l'ARCOM, avec on imagine des pouvoirs de sanction et de censure ; en compétition avec la création d'un service public spécifiquement dédié à la lutte contre les punaises de lit. 
 
Passons sur celles qui ont déjà été soulignées (sept jours de vacances par décès d'un "ami", auto-attribution de trois jours d'arrêt maladie...). 
 
 L'orgie normative dans laquelle semble s'être embourbé le mouvement ne prévoit pas seulement la création de centaines de normes supplémentaires et de dizaines d'institutions. Il faut voir quelles sont ces mesures. 
 
Nos IA sloppeurs préférés seront ainsi ravis d'apprendre que la FI souhaite créer une obligation de signalement de toute intervention d’une IA sur ses productions (textes, images). Comment l'État la fera-t-elle respecter, combien de forces de l'ordre y sont dévoués, quelles sanctions infligeront-elles ? Dieu seul sait. 
 
On passera sur la multiplication d'obligations de formations obligatoires sur des questions de société partout et en tous genres, qui nourriront les caisses déjà bien remplies d'entités privées ayant des liens avec le pouvoir. 
 
Ainsi que sur le fait que le programme contienne de nombreuses répétitions (sur la recherche en mer ; sur le traitement de fonctionnaires ; etc) et des traces rédactionnelles pas nettoyées (mention de la "loi permis de tuer XXL", sic) peu sérieuses pour un parti disposant de millions d'euros de subventions publiques et censé nous gouverner dans six mois. 
 
 Ce qui inquiète vraiment, c'est que, perdues dans les 1000 mesures, il y en ait un nombre conséquent qui, tout en ayant l'air anodines, couteraient chacune plus de cent milliards d'euros. Leur multiplicité retire, par effet d'accumulation, toute possibilité de croire dans les promesses qui nous sont faites. 
 
 Par exemple, l'air de rien, l'objectif de placer toutes les institutions d'enseignement à 15 minutes du domicile des élèves exigerait un minimum de dix milliards d'euros par an pendant dix ans, soit 100 milliards d'euros) côtoie la titularisation de l'ensemble des contractuels de l'éducation nationale, sans aucun filtre (6 milliards par an... pendant trente ans) ou encore la construction de 45GW capacités de production éolienne en mer (240 milliards en 24 ans, objectif repris à la macronie). 
 
Ces "easter eggs" glissés ici et là s'ajoutent aux centaines de milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires que les principales mesures de la FI généreraient (probablement 200 milliards par an, soit quatre fois le budget de l'éducation nationale ; rien que 150 milliards d'euros par an entre les retraites et les garantie emploi et autonomie). La plupart serviraient la consommation, dont on sait, en système ouvert (mondialisé) à quel point elles "fuient" loin de notre système économique. 
 
Rappelons que l'argent public ne sort pas de nulle part, mais de chez nous. Et que les mille plus grandes fortunes françaises, même en se voyant retirer tout leur capital (pourquoi pas), ne nous mettraient à disposition que 1000 milliards d'euros... une seule fois. 
 
On peut être extraordinairement critiques de la doxa hétérodoxe, et du discours dominant concernant les finances publiques. 
 
 Et considérer à sa juste valeur tout ce qui vient d'être énoncé.
 
Juan Branco 
 

 
 
 150 pages pour débunk le programme de l'Avenir en commun de la France Insoumise Synthèse rapide en image 
 

 


Dossier mis à jour le 17 septembre 2026. Les montants patrimoniaux renvoient à sa déclaration présidentielle de 2022. La rubrique judiciaire distingue les condamnations des enquêtes et procédures qui ne visent pas le candidat au même titre.

Powered By Blogger