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février 27, 2026

La France Insoumise...PS...NFP, et alors ?

Sommaire:

A) - La France Insoumise : liturgie des bouffons de la République

B) - Après la tragédie de Lyon, Jusqu'où le Ps ira dans sa liaison avec LFI ?

C) - Les derniers rebondissements dans l’affaire Quentin Deranque : une violence qui met LFI face à ses contradictions


A) - La France Insoumise : liturgie des bouffons de la République

Dans une démocratie saturée de scènes, le rire n’est pas un divertissement : c’est un régulateur moral. À travers la figure du bouffon — dont Jean-Luc Mélenchon offre, à bien des égards, une version contemporaine — se lit une dynamique : l’intensité remplace la preuve, la disqualification remplace l’argument, et l’ennemi devient carburant. L’enjeu n’est pas d’interdire la conflictualité, mais d’empêcher sa mue en théâtrocratie : le scandale comme énergie, la fatigue comme stratégie, la cité comme camp. Distinguer clown et bouffon, rire avec et rire contre, c’est déjà défendre une frontière vitale : celle qui sépare le pluralisme de la fracture.

Certaines époques s’écrivent dans le marbre des lois ; d’autres se trahissent dans les réflexes du quotidien. La nôtre, ivre d’images, d’algorithmes et d’indignations, se laisse surprendre par une chose qu’on croit légère : le rire. Il passe pour un divertissement ; il est une boussole. Il ressemble à un bruit ; il est une règle. Il révèle moins la noblesse des principes qu’une vérité plus cruelle : ce que la cité tolère, ce qu’elle excuse, ce qu’elle finit — par fatigue — par sanctifier. La maxime de Pagnol n’a rien d’innocent : « Dis-moi de quoi tu ris, et je te dirai qui tu es ». Car le rire, cette mécanique intime et collective, distribue des permissions ; il fabrique des statuts ; il dessine la frontière entre l’adversaire et la proie. Une démocratie se proclame dans des textes ; elle se défait dans des habitudes.

Jean-Luc Mélenchon, tribun excessif et polémiste aguerri dans l’art du scandale, n’est pas seulement une voix forte ; il est, pour une partie croissante du débat public, une figure de régime : le bouffon, celui qui règne non par la force des preuves, mais par l’empire de la scène. Il n’argumente pas seulement : il installe une dramaturgie. Il ne polémique pas seulement : il organise une température morale. Et lorsque l’intensité tient lieu de démonstration, lorsque la disqualification devient une seconde nature, l’ennemi cesse d’être un accident — il devient une condition d’existence. Il ne s’agit pas de sonder des consciences mais d’observer une structure. Dans les démocraties où l’attention est monnaie, la surenchère est rémunérée ; dans celles où l’indignation se monétise, la nuance apparaît comme une défaite. C’est ainsi que naît une théâtrocratie : on ne gouverne plus tant des choses que des nerfs, on ne construit plus tant du commun que des affects. Or le rire, précisément, est l’un des grands distributeurs d’affects ; et l’on peut lire notre époque à travers ses deux rires, incompatibles : rire avec et rire contre.

Le clown appartient à une vieille sagesse : celle des sociétés qui savent suspendre, un instant, l’ordre du monde pour mieux le rendre vivable. Le carnavalesque, Bakhtine l’a dit, n’est pas destruction : c’est respiration. Le clown s’offre en victime volontaire pour qu’aucun voisin n’ait à devenir victime réelle ; il exhibe sa maladresse pour rappeler que l’humain est fait de défauts, donc que la cité doit être faite d’indulgence. Son rire est un rire avec : il relie sans fusionner, il désarme sans nier le conflit, il remet l’adversaire à hauteur d’homme — c’est-à-dire à hauteur de concitoyen. Dans les périodes de crise, lorsque les nerfs collectifs deviennent inflammables, ce rire de « guérison » empêche que la politique ne se transforme en tribunal permanent, évite que la passion ne devienne l’unique langue. Il permet aux sociétés soumises à des tensions fortes et dangereuses de rebondir, de se reconstituer, de retrouver cette concorde sans laquelle aucune vie commune n’est possible. Le bouffon moderne, lui, ne rit plus : il grince. Son rictus n’ouvre pas un espace commun : il ouvre une cible. Il ne dégonfle pas l’orgueil : il l’arme. Là où le clown accepte la fin du numéro, le bouffon abolit le rideau : il lui faut un spectacle sans fin, parce que son pouvoir dépend d’une tension sans repos. Il réclame la liberté d’invectiver et parle d’insolence, mais s’indigne d’être contredit ; il se dit persécuté dès qu’on le contrôle, mais se rêve procureur dès qu’il juge. Il ne rassemble pas : il fracture — puis il se nourrit de la fracture. Ce déplacement n’est pas une fantaisie. Dans l’ordre médiatique, l’outrance a un rendement ; dans l’ordre algorithmique, la colère a une prime ; dans l’ordre tribal, l’ennemi est une colle. Le bouffon cesse alors d’être un personnage et ne se cantonne plus au rôle de contre-pouvoir moqueur : il devient une forme d’organisation. Il ne se contente plus de commenter le pouvoir : il devient le pouvoir du commentaire, cette capacité à gouverner l’attention, à discipliner la colère, à fabriquer l’unanimité de cour. Dans cette théâtrocratie, la question n’est pas de sonder des consciences, mais d’observer une dynamique : comment une organisation fabrique-t-elle de la cohésion interne par la fracture externe, jusqu’à ce que le rictus devienne identité — et que l’identité normalise l’inacceptable ?

Reste à quitter la parabole pour l’architecture car l’allégorie du clown et du bouffon ne vaut que si elle se traduit en mécanismes observables : rôles, rites, sanctions ; économie du scandale ; discipline des affects. C’est dans cette clé que peut se comprendre LFI comme idéal-type d’une secte des bouffons : une forme d’organisation politique qui substitue au pluralisme démocratique une liturgie d’indignation, au débat une dramaturgie d’assignation, à la délibération un charivari permanent. Car le danger n’est pas l’excès ponctuel : c’est l’excès devenu habitude, puis norme ; c’est la cité qui, peu à peu, confond la violence verbale avec la lucidité, le vacarme avec la preuve, l’humiliation avec le courage.

La Cour du Grand Bouffon

Toute bouffonnerie veut une cour : une société intérieure, avec ses prêtres, ses intendants, ses éclaireurs, ses excommuniés. Elle ne tient pas d’abord par des idées, mais par des loyautés ; pas d’abord par des démonstrations, mais par des rites. Le parti devient liturgie : l’appartenance devient vérité. Une cour n’existe pas pour faire joli : elle est là pour administrer une orthodoxie, pour convertir l’intensité en discipline, et pour rendre la dissidence coûteuse. La cour ne déroge pas à cette loi : elle l’exacerbe à ceci près que le théâtre n’est plus celui d’une place publique mais celui de la République. Au centre, Mélenchon : tribun-scène, voix qui cherche moins à convaincre qu’à saturer. Le crescendo est sa loi : plus fort, plus moral, plus accusatoire parce que la cour ne survit qu’en état d’urgence affective dans lequel la nuance y est moins prudence que trahison. L’adversaire n’est plus une thèse : il devient suspect ; la contradiction n’est plus un bien : elle devient une offense. Ici, on ne réfute pas : on disqualifie. On ne débat pas : on classe. Dans ce régime, l’intimidation n’a même plus besoin d’être explicite : elle est contenue dans la logique même de la scène. La scène remplace la preuve, et la surenchère devient la condition même de l’existence politique. C’est la marque des cours : elles transforment la politique en fidélité. Autour, des fonctions : et la fonction compte plus que l’homme. Certains organisent l’appareil, d’autres martèlent l’indignation, d’autres donnent au geste une patine conceptuelle, d’autres testent les limites puis déplacent le seuil de l’acceptable. Qu’on cite des noms n’ajoute qu’une couleur ; la structure, elle, demeure : la cour adore la cohésion interne et la fracture externe. La nuance n’est tolérée qu’à condition d’être décorative.

Les controverses qui remontent parfois des coulisses ne valent pas, ici, comme verdicts ; elles valent comme carburant. Car la défiance est convertible : elle transforme tout contrôle en persécution, toute question en hostilité du « système ». C’est ainsi qu’une dramaturgie devient stable — et qu’une stabilité, lorsqu’elle déplace les seuils, finit par ressembler à une pente. Ce qui hisse la bouffonnerie souveraine au rang de phénomène véritablement inquiétant, c’est que le grotesque, lorsqu’il se fait système, cesse d’être simple comédie pour devenir trajectoire — et toute trajectoire dangereuse se reconnaît à ceci : elle déplace les seuils sans l’avouer, d’abord par le langage, ensuite par la matière, enfin par l’horizon de la force.

Les cercles de l’abîme

La première entaille se fait dans le langage et pour cette raison dans la morale. Une démocratie tient parce que ses mots, même disputés, conservent une frontière morale minimale : certaines violences doivent rester disqualifiées sans ruse. Quand l’ingénierie lexicale s’installe – contextualiser à l’infini, hésiter à nommer, déplacer la qualification vers des catégories moins univoques –, ce n’est pas seulement un débat : c’est une exception qui s’introduit. Et, en démocratie, l’exception apprend aux citoyens que l’horreur est négociable et que certains crimes peuvent être enveloppés dans une rhétorique qui les rend fréquentables. Les controverses ouvertes après le 7 octobre 2023, notamment autour des termes employés pour qualifier le Hamas, ont rendu ce mécanisme visible au grand jour. Cette plasticité lexicale s’adosse à des réseaux, des collaborations et des proximités revendiquées ou tolérées, qui servent d’écosystème discursif à une inversion des polarités morales. Nous assistons à ce que Hannah Arendt identifiait comme la banalisation du mal : non pas sa négation frontale mais sa réinscription dans des catégories qui le rendent acceptable voire noble.

Le bouffon, en cela, est un artiste de la saturation. Il ment « à tire-larigot » et ne cherche pas tant le vrai que le camp ; il ne clarifie pas, il épaissit. Le réel devient pâte, et la pâte devient scène. Cette logorrhée compensatoire masque l’indigence programmatique derrière l’abondance performative. Alors celui qui demande précision passe pour hostile ; celui qui pointe les glissements est aussitôt assigné au mauvais camp. C’est ainsi qu’on fabrique des tribus : en transformant le discernement en offense dans un brouillage qui devient méthode et fracture le langage commun. Et c’est bien là que le bouffon révèle sa nature profonde : dans sa capacité à renommer le réel pour en inverser les polarités morales. Le terroriste peut devenir résistant, l’antisémite peut se retrancher derrière l’antisioniste, le complice devient « solidaire » ; la novlangue insoumise est l’instrument premier d’une entreprise de falsification du réel dont les conséquences pour la vie démocratique sont incalculables. Puis viennent les matières troubles : associations, prestataires, subventions, structures satellites, circuits d’influence, controverses, procédures, enquêtes, soupçons, mises en examen. Dans une démocratie, les coulisses devraient rester distinctes du sacré civique de la représentation ; quand elles envahissent la scène, la confiance se fissure — et la fissure devient ressource. L’actualité récente a offert un exemple : Le 21 février 2026, la presse a rapporté des mises en examen dans un dossier instruit par le Parquet national antiterroriste (PNAT) autour d’associations françaises, sur des soupçons de transferts de fonds au Hamas. Autant de braises dont une cour sait faire feu, ou dont elle sait faire persécution. Cela ne dit “la vérité d’un camp” ; cela dit un climat, où l’opacité devient elle-même un matériau politique. Qu’on ne se méprenne pas : l’analyse n’est pas un tribunal. Mais sociologiquement, une organisation peut convertir l’ambiguïté en force : plus la confiance s’effrite, plus elle s’offre comme pureté. Le scandale, même lorsqu’il se dégonfle, a servi : il a soudé, mobilisé, transformé l’examen démocratique en agression. La cour prospère sur le soupçon qu’elle entretient : cercle parfait, donc redoutable. Ainsi le bouffon parasite, au sens sociologique, l’institution qu’il dénonce : il se nourrit de ses garanties tout en corrodant la confiance qui les fonde.

Reste la question la plus grave : celle de la force. Elle n’a pas besoin de proclamation ; elle avance par habituation. On commence par traiter l’adversaire comme impureté ; on finit par traiter la contradiction comme violence, la nuance comme lâcheté, la retenue comme complicité. L’indignation, parce qu’elle ne connaît pas de fin, réclame des scènes plus fortes ; et à force de monter, elle rend plausible ce qui, hier, choquait. C’est à ce seuil que la bouffonnerie cesse d’être comique et devient dangereuse : humilier, finir par excuser, rire contre et enfin agir contre. Entre les deux, il y a la fatigue démocratique et les citoyens, épuisés par le scandale continu, de cesser de distinguer, de cesser d’exiger, de cesser d’opposer à l’outrance une frontière morale. Le bouffon LFI installe lentement une panarchie, un charivari car il ne supporte pas la critique tout en faisant de la critique des autres sa profession de foi. Lorsque le dehors rejoint le dedans — lorsque des relais militants extra-institutionnels comme La Jeune Garde deviennent prolongement de la scène — le seuil se rapproche. La question n’est pas de tout confondre, mais d’admettre que certaines formes d’intimidation, lorsqu’elles sont perçues comme tolérées ou excusées, déplacent le possible. Quand le possible se déplace, le grotesque cesse d’être grotesque : il devient menace. La violence n’est plus métaphorique ; elle devient organisationnelle, puis potentiellement insurrectionnelle. Dans ce contexte, la dissolution de La Jeune Garde par décret du 12 juin 2025, puis l’ouverture d’une enquête à Paris le 25 février 2026 pour une possible reconstitution, ont rappelé que l’État lui-même lit ces phénomènes comme des enjeux de l’ordre public. Là où le clown rassemble, le bouffon divise ; là où le rire salvateur crée du lien, le rictus sectaire creuse de l’abîme. Alors le débat change de nature : on n’est plus dans le goût d’un style, mais dans la santé d’un régime. À partir de quand la contestation, intégrable, se mue-t-elle en sécession symbolique : rester dans l’institution tout en travaillant à rendre le commun inhabitable ?

Hors de l’arc républicain

La démocratie est généreuse : elle accepte qu’on la critique. Mais elle n’est pas suicidaire : elle suppose une contrepartie silencieuse — que l’adversaire demeure concitoyen, que le langage garde une décence minimale, que l’institution reste bien commun. Quand ces piliers cèdent, la démocratie ne meurt pas forcément : elle se vide, elle devient décor. Et dans les décors, les bouffons règnent facilement. LFI, dans cette lecture, n’est pas seulement un parti conflictuel, une composante contestataire de l’arc républicain qui pousserait les limites du débat démocratique : elle est le lieu où se condensent des controverses qui, mises bout à bout, dessinent un seuil — langage, coulisses, intimidation, scène permanente. Autrement dit : proximités revendiquées ou tolérées avec des réseaux radicalisés et des acteurs controversés, accusations récurrentes d’antisémitisme et des ambiguïtés parfois entretenues, habilement drapées dans les plis de l’antisionisme, habileté à soutenir des écosystèmes militants dont le financement et la transparence font polémique, tolérance accordée à des dispositifs d’intimidation extra-institutionnels. À partir de là, la question devient civique : jusqu’où tolérer, au cœur du régime démocratique, un dispositif qui fabrique la fatigue comme stratégie et la fracture comme cohésion ?

L’urgence d’un rire retrouvé

Le clown, quand il salue, rend au public sa liberté : il accepte la fin, donc la reprise de la vie commune. Son rire restitue ; il n’annexe pas. Il rappelle que la cité n’est pas tenue seulement par des règles, mais par une capacité à supporter l’imperfection — donc l’autre. Il rend le conflit habitable et protège ce qui permet à des opposants de rester des voisins. Le bouffon, lui, ne salue jamais : il prélève. Il vole l’attention, ronge la confiance, transforme le désaccord en offense. Son œuvre n’est pas un programme : c’est une fatigue. Et la fatigue est la condition des capitulations, parce qu’elle fait disparaître l’art de distinguer. Le clown ouvre l’esprit, renvoie à notre intelligence et à notre responsabilité ; le bouffon le ferme, renvoie à notre peur et à notre démission. Il fascine — et c’est précisément pour cela qu’il faut s’en défier et le rejeter. Non par censure, mais par hygiène démocratique : refuser que la brutalité passe pour vérité, que l’outrance passe pour courage, que l’humiliation passe pour critique, que la théâtralité passe pour politique, que la vie publique passe pour charivari. Alors la phrase de Pagnol devient sévère. Rire avec le bouffon, c’est consentir à sa fracture ; rire de lui, c’est restaurer la distance critique. Mais si la cité ne rit plus — si elle se contente de trembler ou de haïr —, ce n’est pas seulement le bouffon qui gagne : c’est la démocratie qui commence à perdre son âme. Il n’est pas trop tard pour reprendre la scène. Mais le temps presse : quand le rictus devient langage unique, la démocratie rend son dernier souffle et s’éteint sans bruit dans l’indifférence de ceux qui auront confondu spectacle et politique, clown et bouffon, rire et tremblement. « Dis-moi de quoi tu ris… » : la formule dit tout, parce que ce que nous tolérons comme spectacle finit par devenir une norme. Quand la démocratie tremble, c’est que le bouffon a cessé d’être figure : il est devenu institution.

F. Benedic

https://nouvellerevuepolitique.fr/f-benedict-la-france-insoumise-liturgie-des-bouffons-de-la-republique/

 


 

B) - Après la tragédie de Lyon, Jusqu'où le Ps ira dans sa liaison avec LFI ?

Le lynchage à mort du jeune Quentin à Lyon par des membres de « la Jeune Garde » constitue vraisemblablement un moment de bascule. Dans quelques semaines, le premier tour des élections municipales nous fournira un premier indicateur sur l’impact de ce drame sur les comportements électoraux et les rapports de forces partisans.

D’ores et déjà, il est possible d’extraire plusieurs enseignements d’une affaire qui rappelle combien la violence est historiquement consubstantielle, selon les circonstances, à l’extrême gauche, mais que, par une ruse idéologique, elle est sous-estimée, voire parfois excusée. Pour autant, jamais comme après le drame lyonnais la question des alliances à gauche ne s’était autant posée en des termes moraux. En assumant ouvertement ses liens organiques avec un mouvement en cours de dissolution comme « la Jeune Garde », Jean-Luc Mélenchon surrinfecte le sujet. Il le fait sciemment, légitimant de la sorte des méthodes extrêmes, factieuses, qui ne paraissent en aucun cas solubles dans un cadre républicain. Or, force est de constater qu’à ce stade les réponses des gauches réformistes sont frappées d’une troublante et préoccupante ambivalence. Entre François Hollande, qui, semblant découvrir la radicalité de LFI, proclame qu’il ne saurait y avoir à l’avenir de convergences avec les insoumis, Monsieur Guedj, qui, après avoir été un pourfendeur des insoumis, se dit prêt à voter pour ces derniers en cas de second tour face à un candidat du RN aux présidentielles, et Olivier Faure, qui demande timidement une clarification des positions mélenchonistes sans dire lesquelles de ces positions lui paraissent incompatibles avec les valeurs des sociaux-démocrates, l’ambiguïté domine. Dans le même temps, un sondage Odoxa révèle que 61 % des Français sont prêts à faire barrage à LFI en cas de possibilité de victoire d’une liste de cette formation à l’occasion des élections municipales, quand 71 % se disent défavorables à une alliance du PS avec les Insoumis.

C’est là le second enseignement de ce dramatique événement. Le curseur de la diabolisation se déplace à gauche. Ce renversement, dont l’opinion témoigne, explique les discours d’équivalence développés tant à gauche qu’au centre pour renvoyer dos à dos le RN d’un côté et LFI de l’autre. Le Président de la République lui-même s’est fait le vecteur de cette rhétorique, comme s’il fallait, à l’épreuve de la montée en puissance du premier, ne pas insulter l’avenir avec le second au cas où. Or cette équivalence, qui vaut relativisation et minoration, vise à occulter un autre phénomène : à proportion que le RN se recentre, sous l’effet de sa stratégie de dédiabolisation, LFI se radicalise au point de ne rien renier des pratiques extrémistes des agrégats gauchistes avec lesquels sont noués des liens organiques. Ce contraste infirme toute symétrie, mais il s’inscrit dans cette filiation historique toxique selon laquelle il n’y aurait pas d’ennemis de la République à gauche, et jusqu’aux confins les plus éloignés de cette dernière dans sa version réformiste. C’est d’ailleurs le pari de Jean-Luc Mélenchon que de miser sur ce réflexe pavlovien de l’immunité prétendue morale du « progressisme » pour continuer à pousser son agenda de radicalité. Nonobstant la tragique actualité de Lyon, tout se passe comme s’il ne fallait pas couper les ponts entre toutes les parties prenantes de la galaxie progressiste. Reste à savoir si cette anomalie démocratique peut encore conserver son efficience dès lors que le pôle extrémiste est aussi puissant, voire dominant électoralement. L’esprit de calcul des uns, dernier vestige corrosif du mitterrandisme, n’est pas éteint, tant s’en faut. Le secrétaire général du PS, en annonçant qu’il pourrait y avoir encore « quelques rares arrangements électoraux » avec LFI à l’occasion des municipales, confirme l’existence du maintien de ce fil ténu dont d’aucuns anticiperont qu’avec le temps et, à mesure que l’échéance présidentielle se rapprochera, il pourrait à nouveau se renforcer. Un jeu dont le cynisme le dispute à la radicalisation et dont les socialistes, en escomptant en tirer profit, pourraient être à terme doublement perdants : électoralement et moralement surtout…

Arnaud Benedetti

Ancien rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, Arnaud Benedetti est professeur associé à Sorbonne-Université, essayiste et spécialiste de communication politique. Il intervient régulièrement dans les médias (Le Figaro, Valeurs actuelles, Atlantico, CNews, Radio France) pour analyser les stratégies de pouvoir et les mécanismes de communication. Parmi ses ouvrages figurent Le Coup de com’ permanent (Cerf, 2018), Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir (Cerf, 2021), ainsi qu’Aux portes du pouvoir : RN, l’inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024). Ses travaux portent sur les transformations du discours public et les évolutions de la vie politique française.

https://nouvellerevuepolitique.fr/apres-la-tragedie-de-lyon-jusquou-le-ps-ira-dans-sa-liaison-avec-lfi/

 


C) - Les derniers rebondissements dans l’affaire Quentin Deranque : une violence qui met LFI face à ses contradictions

L’affaire de la mort de Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans lynché le 12 février 2026 à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, continue de faire des vagues. Alors que l’enquête judiciaire progresse, les rebondissements politiques et médiatiques s’enchaînent, révélant une polarisation extrême. Sept personnes, dont Jacques-Élie Favrot, ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault et figure de la Jeune Garde « antifasciste », ont été mises en examen pour homicide volontaire ou complicité.

Favrot a reconnu son rôle de leader, des cris incitatifs comme « Allez, Lyon Antifa, on tient ! » et potentiellement « Butez-le, tuez-le ! », ainsi que des coups portés, selon des exclusivités d’Europe 1 et du JDD.

Mais au-delà des faits, c’est l’hypocrisie présumée de La France Insoumise (LFI) qui fait scandale : le parti accuse régulièrement les autres de violence, en particulier le Rassemblement National (RN), tout en refusant de reconnaître sa propre « hyper violence » liée à des groupes radicaux.


Les avancées judiciaires : des mises en examen et des aveux accablants

L’enquête, qualifiée d’homicide volontaire, a connu des développements rapides. Le 19 février, sept jeunes hommes – âgés de 20 à 25 ans et majoritairement liés à l’ultragauche lyonnaise – ont été placés en détention provisoire. Parmi eux, six pour homicide volontaire et un (Favrot) pour complicité par instigation.

Tous nient avoir porté les coups mortels, mais l’autopsie confirme que Quentin Deranque a succombé à un déluge de coups au sol, impliquant au moins six agresseurs masqués.

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse le 19 février pour détailler les faits, soulignant que l’agression s’est étalée sur 1,5 km et 1h30, un « chemin de croix » pour la victime.

Des témoignages et vidéos amateurs ont permis d’identifier les suspects, dont des membres de la Jeune Garde, dissoute en 2024 pour apologie de la violence mais toujours active dans les milieux « antifascistes ». Le 23 février, Le Monde a révélé des profils radicaux : ces militants, issus d’une « génération violente », justifient leurs actes par l’antifascisme, mais l’enquête pointe une escalade préméditée. Aucune nouvelle interpellation n’a été annoncée depuis, mais les juges d’instruction poursuivent les auditions.

La marche d’hommage et ses dérives : peur d’un engrenage

Le 21 février, une marche en hommage à Quentin Deranque a réuni 3.200 personnes à Lyon, sous haute surveillance policière. Organisée par des groupes d’extrême droite, elle s’est déroulée dans un calme parfait, sans aucun incident ni affrontement. Seul bémol : un ou deux imbéciles ont fait un salut nazi (un seul clairement visible sur la vidéo virale, avec la personne à côté qui lui dit immédiatement d’arrêter).

Ce geste isolé a été repris en boucle par l’ensemble de la presse mainstream et instrumentalisé pour tenter de discréditer toute la manifestation.

Collaboration habituelle avec le pouvoir en place : la préfecture et le parquet ont aussitôt ouvert deux enquêtes pour « apologie de crime contre l’humanité » et « injures racistes et homophobes » sur la base de ces images. Les bras levés poing fermé, nombreux dans la foule, n’ont strictement rien à voir avec un salut nazi : c’est un geste classique de colère et de désapprobation. Une hirondelle ne fait pas le printemps. La famille de Quentin, par la voix de son avocat Fabien Rajon, a d’ailleurs condamné fermement la « récupération politique » de l’événement et rappelé qu’elle n’en était pas à l’initiative.

Cette mobilisation a ravivé les craintes d’un « engrenage de violences » à Lyon, où extrême droite et ultragauche s’affrontent depuis des années. Des habitants ont déposé des fleurs sur les lieux du drame, mais la ville redoute des représailles.

L’hypocrisie de LFI : accuser les autres tout en niant sa propre violence

C’est ici que les propos de LFI font scandale. Le parti, prompt à dénoncer la « violence fasciste » du RN, refuse de reconnaître toute responsabilité dans l’affaire, malgré les liens évidents avec la Jeune Garde cofondée par Raphaël Arnault. Jean-Luc Mélenchon a qualifié l’incident de « traquenard » monté par l’extrême droite, sans condamner explicitement les actes de ses alliés. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, s’est dite « choquée » par les accusations, affirmant que « ni LFI, ni Rima Hassan, ni notre service d’ordre n’ont été au contact d’aucun problème ». Sandrine Rousseau va plus loin : LFI est « victime d’une espèce de cabale incroyable ».

Ces déclarations sont qualifiées d’« ignobles » et « abjectes » par Sébastien Lecornu, qui somme LFI de « faire le ménage ». Laurent Wauquiez accuse directement : « Cette violence ne vient pas de nulle part, l’extrême gauche a du sang sur les mains […] L’impunité dont bénéficie LFI doit cesser ! » Sur X, des députés RN comme Matthias Renault dénoncent : « LFI justifie la violence politique […] Aujourd’hui, LFI a du sang sur les mains. » Alice Cordier, de Némésis, parle d’« hypocrisie alarmante » de Mélenchon, pointant des attaques violentes contre des médias par des activistes LFI.

Gérald Darmanin note que « LFI ne se désolidarise en rien du travail de violence de la Jeune Garde », accumulant des faits « très importants ». Des appels à un « cordon sanitaire » contre LFI émergent, la sommant de clarifier sa position sur la violence politique.

Une affaire qui polarise et interroge la démocratie

À l’approche des élections municipales de 2026, cette affaire expose les fractures françaises. LFI, en niant toute « hyper violence » chez elle tout en accusant les « fachos » du RN, risque de perdre le peu de crédibilité qui lui restait. Les enquêtes judiciaires trancheront sur les faits, mais le débat public est déjà enflammé : peut-on tolérer un parti qui parle de violence chez les autres sans balayer devant sa porte ?

https://multipol360.com/les-derniers-rebondissements-dans-laffaire-quentin-deranque-une-violence-qui-met-lfi-face-a-ses-contradictions/

 

 

octobre 10, 2025

Qui est Monsieur Jean-Luc Mélenchon ?

Jean-Luc Mélenchon naît dans une famille pied-noir, à Tanger (actuel Maroc). Il revient en France, dans le Jura, en 1962, obtient une licence de lettres modernes et une licence de philosophie en 1972. Pendant ses études, il est très actif à l'UNEF et dans l'Organisation Communiste Internationaliste, une organisation trotskiste à l'extrême gauche de l'échiquier politique. Dès 1968 il est en première ligne des mouvements étudiants dans la région, et dirige l'Organisation communiste internationaliste à Besançon. Il est évincé du mouvement et rejoint rapidement le Parti socialiste en 1976. 

 

 

Professionnellement, il travaille un an comme ouvrier avant de rejoindre l'éducation nationale. Il devient enseignant en 1976. En 1978, suite à une rencontre avec le socialiste Claude Germon, il quitte le Jura et rejoint Massy, en région parisienne, où il est directeur de cabinet de Claude Germon, maire de Massy. Il monte rapidement les échelons de la fédération de l'Essonne, dont il devient premier secrétaire en 1981 (jusqu'en 1986). Il se positionne alors comme un défenseur farouche de la laïcité.

En 1986, il est élu sénateur et se fait connaître comme un tenant de l'aile (très à) gauche du Parti socialiste. Il dénonce régulièrement la « gauche molle ». En 1990, sa motion recueille 1,35 % des suffrages au congrès du Parti. En 1992, il vote en faveur du traité de Maastricht. En 1997, il se présente comme seul candidat face à François Hollande pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste et recueille 9 % des voix. Son courant au Parti, « gauche socialiste », recueille entre 7 % et 13 % des suffrages exprimés lors des congrès du Parti jusqu'à sa disparation en 2002. Il s'y marginalise de plus en plus, seul sénateur à voter contre le passage à l'euro en 1998. En 2000, il participe néanmoins au gouvernement Jospin, à l'enseignement professionnel. Il s'affirme à nouveau contre la majorité du parti en 2005, en faisant compagne contre le projet de Constitution européenne. De plus en plus radical, il acte bientôt le fait de quitter la gauche de gouvernement pour l'extrême gauche. 

 


 

En 2009, il lance le Parti de gauche. Aux Européennes de 2009, il obtient 8 % des suffrages. La campagne présidentielle de 2012 qui suit lui offre un tremplin, avec une percée médiatique sur fond de positions outrancières, qui caractériseront son positionnement ultérieur, de même que celui de La France Insoumise. S'inscrivant dans une veine populiste, il publie un livre Qu'ils s'en aillent tous !. En 2012, il réussit à obtenir le soutien du Parti communiste français (PCF) pour la présidentielle. Il termine 4e avec 11 % des suffrages. Candidat dans la circonscription de Marine Le Pen pour les législatives qui suivent, il ne se qualifie pas pour le second tour. Débute alors une période d'opposition très à gauche contre la présidence Hollande, qui divise le camp de la gauche. En 2017, il arrive à nouveau en 4e place, avec un score qui a grimpé à 20 % des voix.

Depuis 2017, il incarne l'opposition d'extrême gauche à Emmanuel Macron, avec son parti La France Insoumise (LFI). Il se démarque à nouveau par son choix régulier de l'outrance et de l'opposition systématique, avec un programme fortement teinté d'étatisme et de communisme repackagé. En 2022, il réussit à s'imposer devant les autres candidats potentiels à gauche, et termine en troisième place de la présidentielle, avec 22 % des suffrages. Grâce à une « OPA » sur la gauche (union au sein de la NUPES), il réussit à obtenir plusieurs dizaines de députés LFI.

Son choix de l'opposition systématique et d'un positionnement toujours plus extrême à gauche l'isole. En octobre 2023, selon un sondage Odoxa, 62 % des Français ont une opinion négative de lui. Il est la personnalité politique la plus rejetée en France[1]

 


 

Positions politiques

Le programme économique de Jean-Luc Mélenchon n'est largement qu'une resucée des programmes de la gauche de la gauche et de l'extrême gauche, avec retour de la retraite par répartition à 60 ans, planification, fiscalité confiscatoire, etc. Il veut la construction de 200 000 logements sociaux par an, etc.

Alors qu'il s'est longtemps positionné comme un défenseur ardent de la laïcité, il a largement évolué, adoptant dans les années 2010 et 2020 un positionnement largement critiqué pour son « islamogauchisme », terme politique qui désigne les compromissions d'une certaine gauche régressive avec l'islamisme. Les analystes parlent de « virage à 180 degrés »[2], largement motivé par le « clientélisme »[3],[4]. Premier à dénoncer l'« islamophobie », terme hautement polémique, Jean-Luc Mélenchon est jugé par beaucoup comme sorti du « champ républicain » pour défendre des intérêts religieux[5]

D'un point de vue institutionnel, il réclame une Sixième République. Son respect de l’État de droit interroge : il appelle les membres de son parti à venir « défendre » le siège alors qu'une perquisition légale y est en cours[6]. Il tente physiquement et verbalement d'empêcher la perquisition en criant « La République, c'est moi ! », expression qui restera célèbre. Mis en examen pour « actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation », il est condamné à trois mois de prison avec sursis et 8000 euros d'amende[7]

Vidéo INA

 

Notes et références

1 - Sondage : Jean-Luc Mélenchon devient la personnalité politique la plus rejetée avec 62 % d’opinions défavorables 

2 - Laïcité: "Jean-Luc Mélenchon a fait un virage à 180° ces dernières années", pour Gilles Kepel (politologue spécialiste de l'islam contemporain), BFM TV

3 - LFI: La France islamo-gauchiste ?, Causeur, 20 mai 2022

4 - Accusés de complaisance avec l'islamisme politique, les Insoumis sur le gril

5 - Jean-Luc Mélenchon et la laïcité, l’histoire secrète d’un revirement, Le Parisien, 28 octobre 2023

6 - Récit "La République, c'est moi !" : retour sur la perquisition du siège de La France insoumise qui vaut un procès à Jean-Luc Mélenchon, France Info, 19 septembre 2019

7 - Jean-Luc Mélenchon condamné à trois mois de prison avec sursis pour rébellion et provocation, Le Parisien, 9 décembre 2019    

 Source

Son blog 

Wikipédia

 

septembre 16, 2025

Le NAZISME et le FASCISME viennent TOUJOURS de l'Extrême Gauche ; l'idéologie le SOCIALISME !

Voici un monument NAZI (Socialisme National) avec les mots de l'abominable Hitler lui-même. Traduction : 
 "Je suis SOCIALISTE parce qu'il me paraît incompréhensible de soigner et d'entretenir une machine (outil) avec attention, tout en laissant mourir le plus noble représentant du travail (l'ouvrier) : l'humain lui-même."
Cela pourrait être un discours de Jean-Luc Mélenchon !
 
 

 
 
Et n'oubliez pas de vous renseigner sur Benito Mussolini, ce socialiste pur et dur, d'extrême gauche même ! Benito Mussolini, souvent vénéré ou vilipendé pour son rôle dans l'histoire en tant que dictateur fasciste, a commencé sa carrière politique comme socialiste convaincu. 
 
L'Éveil Socialiste:  
Mussolini est né en 1883, dans une famille d'ouvriers italiens. Son père, forgeron et socialiste fervent, influença profondément ses idées politiques. Benito, du nom de Benito Juárez, un leader révolutionnaire mexicain, fut élevé dans une atmosphère d'idéaux socialistes et républicains. Ce contexte familial planta les graines de son engagement politique socialiste précoce. 
 
La Carrière de Journaliste Socialiste !  
En 1912, Mussolini devint rédacteur en chef du journal socialiste "Avanti!", le quotidien officiel du Parti socialiste italien (PSI). Sa plume acerbe et sa rhétorique le propulsèrent rapidement au centre du mouvement socialiste italien. Mussolini prônait alors des idées marxistes, critiquant vivement le capitalisme et appelant à la révolution prolétarienne. Son influence grandissante au sein du PSI témoigne de son dévouement initial aux principes socialistes.  
 
La Naissance du Fascisme:
Après la guerre, Mussolini fonda les Faisceaux italiens de combat en 1919, qui évoluèrent en Parti national fasciste en 1921. Il fusionna des éléments du nationalisme, du SYNDICALISME et du SOCIALISME pour créer une nouvelle idéologie. Bien que son régime fût anti-communiste, il conserva certaines idées socialistes comme l'interventionnisme étatique dans l'économie et le corporatisme.
 
La Réalité du Socialisme Mussolinien:
Ce parcours démontre que Mussolini n'a jamais véritablement renié ses racines socialistes. Son régime totalitaire fut une fusion perverse de socialisme d'État et de nationalisme extrême. En effet, les politiques économiques de Mussolini, telles que la création de l'Institut pour la Reconstruction Industrielle (IRI) et l'étatisation des industries clés, rappellent les pratiques des régimes socialistes.
 

Conclusion:
L'histoire de Mussolini est un exemple frappant des dangers du socialisme lorsqu'il est couplé à l'ambition personnelle et à l'opportunisme politique. Ses débuts en tant que fervent socialiste et son évolution vers le fascisme démontrent la flexibilité hypocrite des idéologues socialistes lorsqu'ils cherchent le pouvoir à tout prix. Il est crucial de rappeler cette histoire pour souligner les risques de la centralisation du pouvoir et des politiques étatiques omniprésentes, caractéristiques des idéologies socialistes.
 
Soit : LE FASCISME et le NAZISME viennent TOUJOURS de la GAUCHE !     
 
Il n'y a qu'à voir comment la gauche actuelle est devenue autoritaire, violente, intolérante, bigote, antirépublicaine, rigide et antisémite ! Et en plus elle s'allie avec les pires idéologies machistes, religieuses totalitaires, patriarcales et rétrogrades : l'Islam !
 
Petite lecture:

 
 
Source     

septembre 06, 2025

Le mouvement du 10 septembre : une colère antisystème entre espoir populaire et soupçons de manipulation

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), 

À une semaine de la date fatidique, le mouvement « Bloquons tout » https://www.franceinfo.fr/.../corteges-blocages-de-sites... du 10 septembre 2025 suscite un mélange d’enthousiasme et d’interrogations en France.
Né sur les réseaux sociaux en réaction aux annonces budgétaires du gouvernement de François Bayrou, cet appel à une mobilisation massive vise à paralyser le pays par des grèves, des blocages et des actions de désobéissance civile.
Si certains y voient un écho aux Gilets jaunes de 2018, https://multipol360.com/retour-sur-les-gilets-jaunes-un.../ avec un potentiel de contestation populaire authentique, d’autres alertent sur des signes d’amplification artificielle et de risques sécuritaires. Décryptage d’une dynamique complexe, entre ras-le-bol citoyen et enjeux géopolitiques.
 
 
Les origines d’une mobilisation numérique
Tout commence mi-août 2025, avec des appels anonymes sur les plateformes en ligne invitant à « bloquer tout » pour protester contre les mesures d’austérité. Les coupes budgétaires, l’imposition accrue sur les ménages modestes et la réduction des droits sociaux ont cristallisé une colère diffuse, amplifiée par le sentiment d’un déni démocratique après les élections législatives. Rapidement, le mouvement gagne en visibilité : les premiers jours voient une moyenne de 19.000 messages par jour sur X (ex-Twitter), avant un recul relatif mi-août, puis une explosion à partir du 17 août, coïncidant avec le soutien public de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise (LFI). Dès lors, le volume atteint 40.000, puis 70.000 messages quotidiens, dépassant les 840.000 au total – un chiffre supérieur à celui des Gilets jaunes en 2018, où les réseaux sociaux jouaient un rôle plus marginal.
X est devenu central pour la diffusion, mais Telegram et Facebook servent à organiser les actions locales, comme les assemblées générales (AG) qui se multiplient dans plus de 60 villes. À Nantes, plus de 500 personnes se réunissent ; à Paris, au parc de la Villette, on discute stratégies de blocage. Les revendications sont hétérogènes : référendum d’initiative citoyenne (RIC), opposition aux réformes du travail, boycott économique, mais sans consensus clair sur les modes d’action.
 
Une composition hétérogène et des divisions internes
Le mouvement rassemble un spectre large : anciens Gilets jaunes, sympathisants de gauche radicale, « complotistes », souverainistes et même des figures identitaires. Initialement, des initiatives individuelles dominent à droite, appelant à des actions isolées via les réseaux. À gauche, influencée par LFI et le PCF, l’approche est plus collective, dans la lignée des grands mouvements sociaux. Cette dualité freine la fédération : les souverainistes craignent une « gauchisation », tandis que la droite identitaire dénonce une récupération politique comme elle l’a déjà fait pour le mouvement des Gilets jaunes.
Les analyses de cartographie des communautés sur X révèlent une présence dominante de la gauche mélenchoniste depuis le 17 août, mais aussi une zone distincte de comptes suspects. Les syndicats, comme la CGT dans certains départements, appellent à la grève, mais les centrales nationales restent prudentes, préférant préparer leur propre mobilisation contre le budget 2026. Des secteurs comme les transports (Sud Aérien), les écoles ou les services publics pourraient être touchés, avec des appels à bloquer aéroports, routes et sites stratégiques.
 

 
 Soupçons d’ « astroturfing » https://www.radiofrance.fr/.../zoom-zoom-zen-du-jeudi-25... et d’amplification artificielle
 
Si la colère semble réelle, des éléments troublants émergent. Les analyses de plateformes comme Visibrain pointent une activité anormale : faux comptes et bots amplifient les hashtags comme #BloquonsTout, représentant jusqu’à 75 % des retweets des messages les plus viraux. Près de 3.000 contenus médiatiques ont relayé le mouvement, mais cette visibilité semble boostée artificiellement. Il ne s’agit pas nécessairement d’une opération de déstabilisation étrangère totale, mais d’une exploitation possible par des « ingénieurs du chaos » pour affaiblir la France.
La chronologie interroge : accélération le 17 août, explosion fin août avec des volumes suspects, mobilisation le 10 septembre, suivie potentiellement d’un Conseil de défense https://www.lalettre.fr/.../macron-convoque-un-conseil-de... sur la désinformation et la grand messe satanique d’Ursula Von der Leyen. https://multipol360.com/les-illusions-europeennes-sur.../ Cette séquence pourrait justifier un durcissement sécuritaire, en liant désordre numérique à des mesures de contrôle.
 

 
 Les enjeux sécuritaires et réglementaires
Les renseignements territoriaux anticipent des actions partout en France, avec plus de 100.000 participants potentiels, incluant blocages de routes, gares, raffineries, et même des risques de sabotages sur des sites stratégiques.
Le gouvernement surveille de près, avec des réunions au ministère de l’Intérieur pour évaluer les menaces. Au-delà, cela s’inscrit dans un contexte européen : la transposition de la directive NIS2 https://monespacenis2.cyber.gouv.fr/directive/ et le Digital Services Act (DSA) https://www.touteleurope.eu/.../numerique-que-sont-le.../ renforcent les obligations des plateformes contre la désinformation, avec des sanctions lourdes. Ces outils pourraient mener à une surveillance accrue, risquant d’arbitraire : médias indépendants critiques pourraient être classés comme « vecteurs de risque », entraînant déréférenciation algorithmique ou restrictions économiques (NDLR : nous en savons quelque chose…).
 

 
 Perspectives : feu de paille ou étincelle révolutionnaire ?
Le 10 septembre pourrait être un test grandeur nature. S’il mobilise massivement, il pourrait forcer un recul gouvernemental, comme l’espèrent les organisateurs qui appellent à une grève illimitée et à une solidarité populaire. Mais les divisions internes, l’absence de leadership clair et les suspicions de manipulation pourraient le limiter à un « feu de paille ». Dans un pays marqué par les inégalités croissantes, cette mobilisation reflète une frustration profonde, mais elle pose aussi la question d’une opportunité saisie par des acteurs extérieurs pour semer le chaos, ou, inversement, par le gouvernement français lui-même, qui jouerait les pompiers pyromanes pour durcir l’étouffement de l’opposition et de la rébellion qui monte de plus en plus – potentiellement via la mise en place de l’article 16 de la Constitution, permettant des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. Quoi qu’il en soit, elle met en lumière les limites d’un système perçu comme déconnecté, et pourrait accélérer des débats sur la régulation numérique (crédit social) et la liberté d’expression. Les prochains jours diront si la France s’arrête vraiment et règle ses comptes avec une oligarchie totalement déconnectée avec la réalité, ou si la contestation s’essouffle face à la répression.
 
 

 

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