janvier 04, 2026
L'État ce Maître-chanteur redoutable, manipulateur pervers par Arthur Homines
Intérêts stratégiques US/Venezuela - Dossier complet
Venezuela – Iran, l’alliance des narco-États
Plateforme du Hezbollah et allié de l’Iran, le Venezuela de Nicolás Maduro était devenu un véritable narco-État. Pourtant, Washington vise davantage les puits de pétrole que les cartels. En géopolitique, la morale a moins de valeur que les intérêts stratégiques.
Une opération façon Mossad…
Narco-État ?
Plateforme du Hezbollah et allié de l’Iran, le Vénézuela de Nicolás Maduro était devenu un véritable narco-État. Pourtant, Washington vise davantage les puits de pétrole que les cartels. En géopolitique, la morale a moins de valeur que les intérêts stratégiques.
Réelle lutte contre le narcotrafic ?
L’hypocrisie américaine – Convoitise du pétrole et politique à géométrie variable
La plongée en enfer du chavisme
En dix ans, le PIB du Venezuela a été divisé par cinq — un effondrement supérieur à celui d’un pays en guerre. Près d’un quart de la population a fui la misère et la répression. Chute des prix du pétrole ? Sanctions américaines ? Les causes, plus profondes, prennent racine dans les fondements mêmes du chavisme.
L’argent facile du pétrole
Les racines du mal
Derrière la misère, la peur
Droit international : l’Amérique franchit le Rubicon
Quelles conséquences aura la capture de Maduro pour les Vénézuéliens comme pour l’ordre mondial ? Le coup de force américain, en dynamitant le droit international, risque-t-il de légitimer les futures agressions de Moscou ou de Pékin ? Décryptage d’un pari risqué.
Un précédent dangereux pour l’ordre mondial
Un régime toujours en place
Légitimation d’une escalade potentielle
Une recomposition de l’ordre mondial
Venezuela : le tombeau de l’or noir
Crise au Venezuela : Donald Trump veut implanter des compagnies pétrolières américaines dans le pays
Des entreprises américaines vont venir «dépenser des milliards de dollars» pour réparer les infrastructures vénézuéliennes et exploiter les réserves massives de pétrole du pays, a annoncé le président américain après la capture de Nicolás Maduro.
Après avoir capturé le président Nicolás Maduro, les États-Unis veulent un nouveau régime au pouvoir... et du pétrole. Le président américain Donald Trump a déclaré ce samedi 3 janvier qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves massives de brut du pays.
«Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées, les infrastructures pétrolières, et commencer à générer des revenus pour le pays», a dit Donald Trump lors d'une conférence de presse en Floride.
«Nous allons vendre beaucoup de pétrole», a-t-il ajouté, précisant qu’il y aurait un gros travail à faire pour remettre à niveau les infrastructures «pourries» du pays. «Tout cet argent du pétrole va être une nouvelle manne financière» pour le Venezuela, a promis Donald Trump. L’embargo américain sur le pétrole vénézuélien reste toutefois, pour le moment, en vigueur a précisé le président américain.
Le Qatar furieux de la capture de Maduro par Trump. La raison est double :
1. Le Venezuela et le Qatar entretiennent des liens étroits avec l'Iran. Évincer Maduro du pouvoir porte directement atteinte aux réseaux régionaux et financiers de Téhéran.
2. Doha s'est forgé pendant des années une image de « médiateur indispensable » entre Washington et Caracas. Trump a clairement indiqué que les États-Unis n'avaient pas besoin d'intermédiaires islamistes pour obtenir des résultats.
@EFischberger
20 000 pers. assassinés par la police
Le plus grand centre de torture d'Amérique
L'accaparement des richesses par une petite élite
80% de taux de pauvreté
Le soutien indéfectible de la gauche internationale
"Au Venezuela" Écoutez Nicolas Maduro qui disait à Trump :
- Venez me chercher, je vous attends trouillard !
"Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir.En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple.La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le Président Edmundo González Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition.Je m’entretiens en ce moment avec nos partenaires de la région.La France est pleinement mobilisée et vigilante, notamment pour assurer la sécurité de ses ressortissants en ces heures d’incertitude."
L’agression américaine au Venezuela : une violation flagrante du droit international et un précédent dangereux
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, le monde a assisté à un spectacle qui rappelle les heures les plus sombres de l’impérialisme américain : une offensive militaire massive contre le Venezuela, culminant avec la capture illégale du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Baptisée « Opération Midnight Fury » par les stratèges du Pentagone, cette intervention unilatérale a impliqué des frappes aériennes précises, des explosions massives à Caracas et l’utilisation de technologies d’intelligence artificielle avancées pour traquer et neutraliser les dirigeants d’un État souverain.
Basée sur des rapports détaillés de sources comme Strategika51, Réseau International et France Info, cette analyse critique met en lumière non seulement les faits brutaux de cette agression, mais aussi ses implications profondes pour le droit international, la géopolitique mondiale et la souveraineté des nations indépendantes.
Alors que Donald Trump parade sur son réseau Truth Social avec une photo humiliante de Maduro, les yeux bandés et les oreilles couvertes d’un casque antibruit à bord du navire USS Iwo Jima, il est impératif de déconstruire cette opération comme un acte de terrorisme d’État masqué sous des prétextes fallacieux.
Le contexte d’une escalade préméditée
Pour comprendre l’ampleur de cette agression, il faut remonter aux tensions accumulées entre les États-Unis et le Venezuela.
Depuis l’ère Hugo Chávez, Washington a vu dans le régime bolivarien une menace à son hégémonie en Amérique latine, particulièrement en raison des vastes réserves pétrolières vénézuéliennes – les plus importantes au monde.
Les sanctions économiques imposées par les administrations successives, y compris sous Trump et Biden, ont asphyxié l’économie vénézuélienne, provoquant une crise humanitaire que les États-Unis ont ensuite instrumentalisée pour justifier leurs interventions.
La lettre ouverte de l’ancien général vénézuélien Hugo Carvajal, publiée en décembre 2025, a servi de catalyseur. Dans ce document, Carvajal accuse le régime Maduro de narco-terrorisme, d’espionnage et d’ingérence électorale via des outils comme Smartmatic, tout en offrant sa coopération aux autorités américaines pour atténuer sa propre sentence pour trafic de drogue.
Mais cette lettre, bien que sensationnelle, masque les motivations réelles : un accès aux ressources naturelles et une démonstration de force face à des alliés comme la Russie et la Chine.
L’opération du 3 janvier n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une série d’actions américaines récentes, incluant des désignations terroristes pour le « Cartel des Soleils » et le gang Tren de Aragua, ainsi que des frappes sur des bateaux narco. Trump, fraîchement réélu, a utilisé ces prétextes pour lancer une offensive qui va bien au-delà de la lutte contre le narcotrafic. Comme le note Réseau International, les justifications américaines sont « grotesques » et servent de couverture à une agression impérialiste visant les ressources stratégiques, notamment le pétrole, alors que les réserves américaines sont estimées à seulement six ans d’exploitation. Cette escalade préméditée soulève des questions éthiques : comment un pays qui se pose en champion de la démocratie peut-il justifier l’enlèvement d’un chef d’État élu sans déclaration de guerre formelle ?
Les détails techniques de l’opération : le rôle décisif de la technologie DART
L’opération Midnight Fury, lancée vers 02h00 UTC, a démontré une sophistication technologique qui frise la dystopie orwellienne. Selon Strategika51, la technologie DART (Digital Access and Remote Targeting) a été au cœur de cette mission. Développée à partir d’opérations antérieures au Moyen-Orient – notamment au Liban, à Gaza, en Syrie et en Iran depuis 2022 – DART fusionne surveillance numérique, intelligence artificielle et géolocalisation en temps réel. Elle exploite les smartphones des cibles, tels que les iPhone, Samsung, Realme ou OnePlus, pour intercepter communications, audio et positions, même lorsque les appareils sont éteints ou inactifs.
La séquence opérationnelle, décrite comme « Ambient Awareness to Strike » (AAS), se divise en trois phases :
- Phase de Surveillance : Des semaines avant l’attaque, une « enveloppe numérique » est créée autour du cercle restreint de Maduro via les téléphones de ses gardes du corps. L’IA analyse les comportements pour prédire les mouvements et identifier les vulnérabilités.
- Phase de Perturbation : Une heure avant l’assaut, des simulations de pannes réseau forcent un déplacement de Maduro vers une destination connue à l’avance.
- Phase d’Exécution : Des frappes cinétiques précises neutralisent les défenses, permettant à l’unité Delta Force, soutenue par l’US Air Force, l’US Navy et l’US Space Force, de capturer Maduro et Flores.
Cette technologie transforme les appareils personnels en armes de ciblage, comme le souligne Strategika51 : « L’arme qui a permis de capturer Maduro n’était pas seulement un fusil, mais par dessus tout le smartphone de son garde du corps. » Les frappes ont visé des sites clés comme le Fort Tiuna, la base aérienne Generalissimo Francisco de Miranda, le ministère de la Défense et le port de La Guaira, provoquant au moins sept explosions massives et des pannes d’électricité généralisées dans le sud de Caracas. Des hélicoptères AH-64 Apache et CH-47 Chinook ont survolé la ville, tandis que des tirs ont été rapportés dans des secteurs civils, secouant des villes voisines comme Iguérote et Maiquetía.
Critiquement, ce recours à l’IA pose des risques éthiques majeurs. Strategika51 compare cela aux opérations imprécises en Irak en 2003, mais note que DART représente une « révolution stratégique » qui érode la vie privée et la souveraineté. Pourquoi les États-Unis, qui dénoncent l’espionnage chinois via TikTok, utilisent-ils des méthodes similaires pour traquer des leaders étrangers ? Cette hypocrisie technologique révèle une asymétrie de pouvoir où les nations dominantes imposent leurs règles numériques.
La capture de Maduro : un enlèvement masqué en « évacuation »
Le point culminant de l’opération a été la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores par des commandos Delta et DEA. Trump a annoncé cela comme un « succès des forces de l’ordre et de l’armée américaine » , présentant la capture comme une « évacuation » lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago. Il a ensuite publié sur Truth Social une photo choquante : Maduro, en survêtement gris, les yeux masqués et les oreilles couvertes d’un casque antibruit, à bord de l’USS Iwo Jima. Cette image, diffusée par l’AFP, symbolise l’humiliation imposée par Washington, rappelant les photos de prisonniers à Guantanamo.
Réseau International qualifie cela d’ « enlèvement illégal » , soulignant que Maduro sera jugé à New York pour « narcoterrorisme contre les États-Unis » . Mais cette justification est contestée : le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Iván Gil Pinto, dénonce une « agression impérialiste » visant les ressources pétrolières. Des commentaires dans l’article évoquent des trafics de drogue organisés par la CIA elle-même, rendant les accusations américaines hypocrites. De plus, Strategika51 ironise sur l’inculpation de Maduro pour « conspiration armée » après son kidnapping, comparant cela à l’opération Just Cause au Panama en 1990 contre Manuel Noriega – un précédent qui n’a pas résolu les problèmes de drogue mais a renforcé l’emprise US sur la région.
Critiquement, cette capture viole la Charte des Nations Unies et le principe de non-ingérence. Comme le note la Russie via le sénateur Andreï Klichas, c’est un « précédent très dangereux qui détruit complètement les vestiges du système de droit international. » Pourquoi Maduro est-il enlevé alors que d’autres leaders, comme Benjamin Netanyahu, circulent librement malgré des mandats de la CPI ? Cette sélectivité expose le deux poids deux mesures de l’Occident.
Les motivations réelles : pétrole, géopolitique et hypocrisie
Au-delà des prétextes de narco-terrorisme, les motivations américaines sont claires : le contrôle des ressources. Le Venezuela détient les plus grandes réserves pétrolières prouvées, et avec les réserves américaines en déclin, cette agression apparaît comme une prédation économique. Réseau International souligne que l’objectif est de « s’emparer des ressources stratégiques du pays, notamment le pétrole. » Cela s’inscrit dans une longue histoire d’interventions américaine en Amérique latine – du coup d’État au Chili en 1973 à l’invasion de Grenade en 1983 – toutes justifiées par des menaces fictives.
De plus, l’opération sert de démonstration géopolitique face à la Russie et la Chine, alliés du Venezuela. La présence russe – conseillers militaires et systèmes d’armes comme les S-300 – n’a pas empêché l’attaque, mais pourrait déclencher des représailles. Des émissaires chinois ont rendu visite à Maduro peu avant, soulevant des soupçons sur une coordination internationale ratée. Critiquement, les médias occidentaux, accusés de propager des « bobards » , ignorent les pertes américaines potentielles : au moins neuf aéronefs abattus selon des sources non officielles. Cette censure médiatique renforce la propagande, transformant une agression en « succès tactique » .
Réactions internationales : une condamnation globale mais inégale
Les réactions internationales ont été vives, mais inégales. Le président colombien Gustavo Petro a alerté le monde : « En ce moment, ils bombardent Caracas. Alerte au monde entier : ils ont attaqué le Venezuela, » appelant à des réunions d’urgence à l’ONU et l’OEA. La Russie, via Andreï Klichas, a appelé à des sanctions contre les États-Unis pour « violation du droit international et agression contre un État souverain. » Maduro lui-même a décrété l’état d’urgence, mobilisant 6 millions de miliciens et appelant à la résistance : « Toute la nation doit se mobiliser pour faire face à cette agression impérialiste. »
Des pays sud-américains, comme le Brésil et le Mexique, ont condamné l’attaque, mais sans actions concrètes. Cette inégalité souligne comment les États-Unis exploitent les divisions internationales pour imposer leur volonté.
Implications géopolitiques : vers un chaos mondial ?
Les implications de cette agression sont alarmantes. Strategika51 qualifie l’opération de « bordel stratégique aux proportions historiques » , risquant des représailles non étatiques et un précédent pour d’autres nations.
En Amérique latine, cela pourrait raviver des mouvements anti-impérialistes, menant à une instabilité régionale comparable au Vietnam pour les États-Unis. Globalement, cela érode le droit international : si un chef d’État peut être enlevé sans conséquences, quelle souveraineté reste-t-il aux pays non-alignés ?
De plus, l’utilisation de DART pose des questions sur la cybersécurité mondiale. Si les smartphones deviennent des outils de guerre, comment protéger la vie privée ? Cette opération pourrait accélérer une course aux armements numériques, avec des acteurs comme la Russie ou le Hamas développant des contre-mesures, comme noté dans les analyses sur Gaza et l’Ukraine.
Un appel à la résistance et à la justice internationale
L’agression américaine au Venezuela n’est pas une victoire contre le terrorisme, mais un acte d’impérialisme pur et dur, masqué par une technologie sophistiquée et des justifications fallacieuses.
En capturant Maduro et en bombardant Caracas, les États-Unis ont non seulement violé le droit international, mais aussi ouvert la porte à un monde où la force prime sur la loi.
Comme l’affirme le gouvernement vénézuélien, « Ce nouvel assaut échouera comme tous les précédents. » Il est temps pour la communauté internationale de condamner fermement cette barbarie et de soutenir une résolution pacifique via l’ONU. Sinon, nous risquons un chaos mondial où aucun pays n’est à l’abri de l’arbitraire américain.
L’impérialisme américain : une persistance décennale
L’impérialisme américain, souvent déguisé sous les oripeaux de la défense de la démocratie, de la lutte contre le communisme ou de la guerre contre le terrorisme, continue de marquer la géopolitique mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Une récente publication sur X d’une utilisatrice, datée d’aujourd’hui, illustre cette réalité avec une liste d’opérations militaires américaines, de coups d’État orchestrés par la CIA et d’interventions clandestines à l’étranger. Accompagné d’une image en noir et blanc montrant des responsables américains présentant des « preuves » au Conseil de sécurité de l’ONU pour justifier des interventions en Yougoslavie (1999), en Irak (2003), en Libye (2011) et en Syrie (2018), la publication accuse ces actions d’être fondées sur des mensonges. Cette compilation, bien que non exhaustive, met en lumière un fonctionnement récurrent : l’utilisation de prétextes humanitaires ou sécuritaires pour poursuivre des intérêts économiques, stratégiques ou idéologiques. En s’appuyant sur des sources historiques et des analyses critiques, cet article explore cette dynamique impérialiste qui perdure, en examinant ses origines, ses exemples emblématiques et ses conséquences.
Les racines post-seconde guerre mondiale
Depuis 1945, les États-Unis ont mené au moins 469 interventions militaires à l’étranger, dont 251 depuis 1991, selon un rapport du Service de recherche du Congrès américain.
Ces actions s’inscrivent dans le contexte de la Guerre froide, où l’anticommunisme servait de justification principale pour contrer l’influence soviétique.
Des listes compilées par des organisations comme Global Policy Forum ou des historiens recensent des interventions dès 1946 en Iran et en Chine, impliquant des débarquements de marines, des soutiens à des coups d’État et des opérations clandestines. Par exemple, en 1953, l’opération Ajax de la CIA a renversé le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh pour protéger les intérêts pétroliers occidentaux, installant un régime autoritaire sous le Shah. De même, en 1954, l’opération PBSuccess au Guatemala a évincé le président Jacobo Árbenz au profit d’une dictature, motivée par les intérêts de la United Fruit Company.
Ces interventions n’étaient pas toujours directes : la CIA finançait souvent des proxies, comme en Indonésie en 1965-1967, où elle a fourni des listes de communistes pour faciliter des massacres estimés à un demi-million de morts. Les défenseurs de ces politiques arguent qu’elles ont préservé la sécurité nationale et promu la démocratie, comme lors de la Guerre froide où les États-Unis ont contré l’expansion communiste en Europe et en Asie. Cependant, des critiques soulignent que ces actions ont souvent déstabilisé des régions entières, favorisant des dictatures et des conflits prolongés.
Les mensonges comme prétexte : focus sur quatre exemples emblématiques
L’image partagée dans le post X met en avant quatre cas où les États-Unis sont accusés d’avoir menti pour justifier leurs interventions. Examinons-les de près.
- 1999 : Yougoslavie (Kosovo). Les États-Unis, via l’OTAN, ont lancé une campagne de bombardements contre la Serbie, affirmant empêcher un génocide contre les Albanais du Kosovo. Colin Powell et d’autres ont présenté des « preuves » d’atrocités massives. Pourtant, des critiques, y compris du Cato Institute, estiment que l’intervention était illégale et a causé plus de souffrances civiles qu’elle n’en a évité, avec des milliers de morts et une déstabilisation régionale. Des historiens accusent l’OTAN d’avoir exagéré les crimes serbes pour justifier l’action, ignorant les prédictions de l’armée américaine sur une escalade de la violence. Les défenseurs répliquent que cela a stoppé Milošević et promu la stabilité balkanique.
- 2003 : Irak. L’invasion menée par George W. Bush reposait sur des allégations de possession d’armes de destruction massive (ADM) par Saddam Hussein, présentées par Colin Powell à l’ONU avec des fioles symboliques. Aucune ADM n’a été trouvée, et des enquêtes ont révélé que l’administration Bush s’appuyait sur une « intelligence basée sur la foi » plutôt que sur des faits. Cette « grande mensonge » a causé des centaines de milliers de morts et une instabilité persistante. Des partisans maintiennent que l’intervention a libéré l’Irak d’un dictateur, mais la majorité des Américains y voyaient une erreur dès 2004.
- 2011 : Libye. Sous Barack Obama, les États-Unis ont soutenu l’intervention OTAN pour « protéger les civils » contre Mouammar Kadhafi, affirmant un risque de massacre à Benghazi. L’opération a conduit à la chute de Kadhafi, mais a plongé le pays dans le chaos, favorisant des milices, l’esclavage et l’essor de l’État islamique. Obama lui-même a regretté l’absence de plan post-intervention. Des voix défendent l’action comme un succès humanitaire, évitant un bain de sang, mais les critiques pointent un échec stratégique.
- 2018 : Syrie. Les États-Unis, avec la France et le Royaume-Uni, ont bombardé des sites suspectés d’armes chimiques après une attaque alléguée à Douma, attribuée au régime d’Assad. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé l’usage de chlore par la Syrie. Cependant, des controverses persistent sur la fiabilité des preuves, certains accusant une mise en scène par les rebelles. Les frappes étaient justifiées comme une réponse à des violations de la Convention sur les armes chimiques, mais critiquées pour leur ineffectivité et leur risque d’escalade.
Ces cas illustrent comment des narratives sécuritaires masquent souvent des objectifs impérialistes, comme le contrôle des ressources ou la containment d’adversaires.
Une liste non exhaustive d’autres interventions
Le post X énumère des dizaines d’exemples, corroborés par des sources historiques. Parmi eux :
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Pays |
Année(s) |
Description Brève |
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Vietnam |
1960-1975 |
Guerre massive contre le communisme ; 58.000 morts américains ; (premières armes chimiques : agent orange et napalm). |
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Chili |
1973 |
Coup contre Allende ; Pinochet installé avec aide CIA. |
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Afghanistan |
1979-1992, 2001-2021 |
Soutien aux moudjahidines puis invasion post-11/9 ; instabilité persistante. |
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Nicaragua |
1981-1990 |
Financement des Contras ; violation du droit international (CIJ). |
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Haïti |
1994, 2004 |
Interventions pour « restaurer la démocratie » ; accusations de néocolonialisme. |
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Ukraine |
2004, 2013-2014 |
Soutien aux mouvements pro-occidentaux ; contesté par la Russie. |
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Venezuela |
2019-2026 |
Sanctions et reconnaissance de Guaidó ; capture de Maduro en 2026. |
Ces actions, souvent couvertes, ont coûté des millions de vies et des billions de dollars.
Analyse : Motivations, Impacts et Débats
Les motivations impérialistes incluent l’accès aux ressources (pétrole en Irak, en Libye), la géopolitique (containment de la Chine, de la Russie) et l’idéologie (promotion de la démocratie libérale). Des défenseurs, comme dans les doctrines Truman ou Bush, voient ces interventions comme nécessaires pour la sécurité globale, protégeant les alliés et freinant les totalitarismes. Pourtant, les nombreuses critiques dominent : ces opérations ont souvent échoué à instaurer la stabilité, favorisant au contraire le terrorisme (comme en Afghanistan) ou des crises humanitaires. L’opinion publique américaine est divisée ; par exemple, en 2011, une majorité s’opposait à l’intervention en Libye en raison de la fatigue militaire post-Irak.
Une Persistance en 2026
En janvier 2026, l’impérialisme américain ne faiblit pas, comme en témoigne l’intervention récente au Venezuela pour capturer Maduro sous prétexte de narcotrafic. Bien que justifiées par des idéaux nobles, ces actions soulèvent des questions éthiques et légales. Pour briser ce cycle, un examen critique des motivations réelles s’impose, au-delà des narratives officielles. Tout cela nous rappelle que l’histoire se répète, souvent au prix de vies innocentes.
https://multipol360.com/limperialisme-americain-une-persistance-decennale/












































