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septembre 11, 2026

L'État à la casse avec Sarah Knafo.; débouter par les médias...!

Dans un long dossier que Marianne consacre à mon livre et à ma personne cette semaine, le journal n'a même pas réussi à contredire un seul des centaines de chiffres que j'ai donnés dans Le Casse du Siècle. 
 
Ils admettent à demi-mot que tout est juste. 
 
Et donc que c'est bien leur titre qui est « tout faux », ou plutôt tout mensonger.
 

 
Leur seul angle d'attaque ? 
 
Changer d'angle. 
 
Au lieu de raisonner en euros, et de parler de votre argent comme je le fais page après page, ils raisonnent en évolution de la part du PIB de chaque ministère dans le temps. 
 
Ce qui est totalement absurde puisque cela part du principe que les dépenses de l'Etat devraient nécessairement suivre la croissance économique. 
 
Comme si les gains de productivité étaient interdits. 
 
Comme si, dès qu'une entreprise française décrochait un gros contrat et faisait de gros bénéfices, faisant ainsi augmenter le PIB, il faudrait alors immédiatement augmenter les effectifs des bureaucrates en conséquence, sans quoi ce serait le signe que les services publics perdent des moyens ! 
 
Et comme si, à l'inverse, dès qu'une usine faisait faillite, on devrait réduire les dépenses de l'Etat à qualité de service public constant. 
Ridicule !
 
Derrière la pauvreté du fond, il y a l'absence de méthode : 
 
Quand Marianne avance des chiffres, qui n'invalident d'ailleurs jamais les miens, aucune source n'est précisée, sauf parfois un « calcul Marianne d'après l'INSEE ». 
 
Quels calculs ? 
Quelles données INSEE ? 
 
Nul ne sait. Nous devons les croire sur parole. 
 
Alors que dans Le Casse du Siècle, j'ai pris la peine de présenter des centaines de notes de bas de page avec sources précises et détails de tous les calculs. Chacun peut d'ailleurs les retrouver en un clic sur sarahknafo.fr/preuves. 
 
Les journalistes de Marianne ont été incapables de s'approcher du niveau de rigueur de ce qu'ils prétendent critiquer.
 
Marianne ne s'appuie que sur des dires d'« experts » pour affirmer de manière péremptoire que « on est déjà presque à l’os : il n’y a quasi pas d’économies à trouver ».
 
Ils ne se rendent même pas compte de l'absurdité de leur conclusion. 
 
Le pays le plus dépensier du monde n'aurait aucune possibilité de réduire ses dépenses ? On se demande comment survivent l'ensemble des autres pays de la planète !
 
Car oui, Marianne, qui adore visiblement faire des ratios en % du PIB, aurait pu se pencher sur celui-ci :
 
 57,3 % de dépenses publiques. Record du monde. Et ce ratio est en croissance continue depuis les années 1960. Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381414
 
Rappelons que Marianne a touché 973 554 € de subventions en 2024 
 
 J'ai prévenu dans le livre que tous les complices des casseurs m'attaqueraient, parfois sans argument : 
 
Vous allez vite découvrir qui a intérêt à faire perdurer le casse ! 
 

 
 Analysant le livre de Sarah Knaffo, dans @LEXPRESS, Alain Madelin, vieux libéral, @IdeesAction, pose la bonne question : - s'attaquer à des économies (-X milliards parci, -Ymilliards par là), c'est nécessaire, certes, - mais cela ne résout pas au fond la question clef : l'inefficacité de l'État, devenu un Léviathan glouton et impuissant qui étatise tout et veut tout faire ! Il faut donc, très vite, des réformes de fond, de structures comme on dit dans les entreprises qui règlent le problème définitivement ! Alain Madelin donne l'exemple de l'assurance maladie avec quelques idées clefs que je cite : - "Refuser l'étatisation complète de la SS engagée depuis des décennies - Distinguer clairement ce qui relève de l’assurance - qui doit être financé par les cotisations - et ce qui relève de la solidarité nationale - qui doit être financé par l'impôt, comme c’est le cas aujourd’hui au travers de la CSG et de la TVA - L'Assurance maladie est aujourd'hui un payeur aveugle qui rembourse des tarifs ; elle doit devenir un acheteur avisé, qui compare les coûts, qualité et résultats, pour contracter avec tous les offreurs de soins. - Il serait avisé de mettre les caisses en concurrence. Elles pourraient ainsi devenir des assureurs complets. En contrepoint, mutuelles et assureurs pourraient devenir assureurs dès le premier euro. Ce modèle, qui a fait ses preuves à l’étranger, s’inscrirait naturellement dans des règles de solidarité excluant toute sélection des risques. Au bout de la chaîne, Nicolas retrouve ainsi le seul pouvoir qui vaille : choisir son assureur. - Nous passerons sans doute bientôt d'un système qui rembourse la maladie à des plateformes qui la préviennent, et qui offrent à leurs cotisants la meilleure santé possible le plus longtemps possible. Personne n'en connaît encore la forme. - La France ne peut pas se contenter de gérer mieux ses hôpitaux d’hier, ce qui équivaudrait à réparer un vieux système épuisé. Elle doit construire celui qui va permettre d’accueillir la révolution de la santé du XXIe siècle" En définitive, c'est cela la clef d'une organisation libérale de l'état : c'est organiser des structures d'un État minimum qui soit efficace et compétitif pour faire mettre en œuvre une politique choisie, par des acteurs en concurrence, sélectionnés sur leur performance. L'état n'est pas, par essence, un bon gestionnaire. Par contre lui seul peut définir ce qui relève de la solidarité et ce qui relève de l'assurance. On pourrait décliner la même chose en ce qui concerne l'éducation nationale, ou plutôt l'enseignement. Alain Madelin est en fait un vrai penseur libéral : le libéralisme, c'est un état recentré sur ces missions clefs, qui confie la gestion de ces missions à des acteurs efficaces parce qu'en concurrence. On passe alors d'un système régulé par des tarifs, inefficace, à un système régulé par les prix, un système de marché. Évidemment, ce qui est régalien, la diplomatie, l'armée, la police, la justice relève d'une autre logique.
 
  
Le casse du siècle : Sarah Knafo propose le premier plan d’enrichissement collectif depuis 1958
 
Par Olivier d’Auzon – Découvrez son dernier ouvrage chez Erick Bonnier : AFRIQUE 3.0
Il y a des livres qui dénoncent, et il y a des livres qui proposent. 
 
Le premier essai de Sarah Knafo, Le Casse du siècle, édité par Fayard, et qui rencontre un franc succès, appartient à la seconde catégorie.
 
L’autrice, magistrate de formation passée par la Cour des comptes, députée européenne et ancienne candidate à la mairie de Paris, ne se contente pas de dresser l’inventaire d’un système fiscal et bureaucratique qu’elle juge confiscatoire.
 
Elle avance méthodiquement un ensemble de solutions chiffrées, sourcées et articulées, qu’elle présente comme la première alternative cohérente à quarante ans de résignation budgétaire… 

Au-delà de cette ambition économique et budgétaire, Le Diplomate a choisi de s’intéresser plus particulièrement à la dimension internationale de ce programme et aux implications géopolitiques des mesures proposées.

Un diagnostic sans concession

Le point de départ est une fiche de paie. Celle de « Nicolas Durand », salarié au salaire médian, 2 079 euros nets par mois. En remontant ligne par ligne, Sarah Knafo démontre que le coût réel de son travail pour l’employeur s’élève à 3 922 euros, et que l’État et la Sécurité sociale prélèvent 1 842 euros, soit 47 % de la valeur produite. Sur une carrière complète, le manque à gagner dépasse le million d’euros.

Le constat n’est pas nouveau. Mais l’autrice a le mérite de le poser avec une clarté pédagogique rare, en traduisant les sigles et les colonnes d’une fiche de paie en postes de dépense compréhensibles : santé, retraite, famille, chômage, impôt. « Une fiche de paie que l’on comprend est une fiche de paie qui révolte », écrit-elle.

Des solutions, pas seulement des indignations

C’est là que le livre se distingue. Sarah Knafo refuse explicitement le registre du pamphlet et de l’indignation stérile. Chaque chapitre se conclut par une « résolution de l’affaire » – quinze au total – qui forme un programme structuré.

La mesure phare : la suppression de la CSG sur les revenus d’activité. Cette réforme représenterait 87,5 milliards d’euros de recettes sociales en moins, mais surtout une hausse immédiate de 10 % du salaire net de tous les actifs. Pour un salarié au salaire médian, 247 euros de plus par mois ; pour un couple, près de 500 euros. « Ce n’est pas un cadeau que l’État vous fait, c’est le fruit de votre travail qu’on cesse enfin de vous prendre », argumente-t-elle.

Le financement : plus de 130 milliards d’euros d’économies identifiées. Le livre en dresse la liste, chiffrée et sourcée : non-remplacement de 800 000 départs administratifs sur cinq ans (40 milliards), limitation des prestations sociales non contributives aux citoyens français (15 à 20 milliards), suppression de l’aide publique au développement (14 milliards), retour au budget européen pré-Covid (14 milliards), fin des subventions aux énergies intermittentes (8 milliards), privatisation de l’audiovisuel public (4 milliards), suppression de France Travail (4 milliards), entre autres.

La méthode : le budget à base zéro. Sarah Knafo propose de repenser chaque ligne budgétaire à partir d’une feuille blanche, en appliquant aux dépenses publiques la grille de l’entrepreneur qui reprend une entreprise mal gérée. Chaque dépense doit justifier son existence par un résultat mesurable.

Les verrous et leur contournement

Le livre ne se contente pas de proposer : il anticipe les objections. La haute administration neutralisera tout ? L’autrice répond par la nomination immédiate de 70 directeurs stratégiques alignés sur le programme, évalués sur des indicateurs de résultat. L’Europe nous empêchera ? Elle propose de fixer des ultimatums à Bruxelles et, le cas échéant, de cesser d’appliquer les règles qui nuisent aux intérêts français. Les juges censureront ? Le référendum, érigé en principe de légitimité supérieure, permettra de contourner les blocages.

Réduire les dépenses extérieures, mais à quel prix géopolitique ?

La dimension internationale de ce programme mérite également une attention particulière. Dans un contexte de rivalités économiques exacerbées, de tensions commerciales et de compétition entre puissances, Sarah Knafo entend remettre en cause plusieurs instruments traditionnels de la dépense extérieure française. Elle propose notamment la suppression de l’aide publique au développement (APD), dont elle chiffre l’économie potentielle à 14 milliards d’euros, ainsi qu’un retour du budget européen à son niveau d’avant la crise sanitaire, qui permettrait, selon ses calculs, d’économiser 14 milliards supplémentaires sur la contribution française. À cette logique de réduction des transferts s’ajoute une volonté de diminuer les prélèvements pesant sur les entreprises et les actifs afin de favoriser l’investissement privé, la compétitivité et la création de richesses sur le territoire national. Ces orientations dessinent une conception plus restrictive de l’engagement financier international de la France, privilégiant ses capacités économiques intérieures. C’est une très bonne chose. Elles soulèvent néanmoins une interrogation géopolitique majeure : dans une Afrique où s’affirment les influences chinoise, russe et turque, la suppression de l’aide au développement pourrait également priver Paris d’un instrument de coopération et d’influence. Quant aux économies annoncées, leur réalisation effective dépendrait des engagements internationaux, européens et contractuels déjà souscrits par l’État. La question est donc de savoir si les ressources ainsi récupérées permettraient de renforcer durablement la souveraineté économique française sans affaiblir les leviers de sa puissance diplomatique.

Une philosophie de l’effort contre le sacrifice

La distinction la plus intéressante du livre est peut-être celle entre le sacrifice et l’effort. Sarah Knafo refuse le registre de l’austérité : « Les Français ne refusent pas l’effort, ils refusent le sacrifice gratuit. » Le programme qu’elle propose n’est pas un plan de rigueur, mais un « plan d’enrichissement » : baisser les dépenses pour baisser les impôts, et non pour rembourser une dette contractée en notre nom sans notre consentement.

Elle cite en modèle les réformes Hartz en Allemagne, la révolution fiscale suédoise des années 1990, les coupes canadiennes de 25 % dans les effectifs fédéraux, et le plan Rueff-de Gaulle de 1958. « Dépenser moins pour taxer moins. Pas dépenser moins uniquement pour rembourser la dette en vous sacrifiant. »

Les limites

On pourra reprocher à l’ouvrage quelques raccourcis. L’affirmation selon laquelle l’immigration coûte 41 milliards d’euros par an s’appuie sur une étude de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, dont les méthodologies sont contestées. La proposition de réserver les prestations sociales non contributives aux seuls citoyens français pose des questions juridiques et constitutionnelles que le livre n’explore pas en profondeur. Enfin, la faisabilité politique d’un tel programme – qui suppose une majorité présidentielle et parlementaire acquise – n’est qu’esquissée.

Mais ces réserves ne doivent pas masquer l’essentiel : Sarah Knafo a produit un livre-programme, ce qui est rare dans la production éditoriale politique contemporaine. Elle assume le chiffrage, la méthode, la confrontation avec les obstacles. Elle ne promet pas une miracle, mais une trajectoire.

Le Casse du siècle n’est pas un livre de dénonciation de plus. C’est un manuel d’action. Sarah Knafo y déploie une rigueur d’enquêtrice, celle de la magistrate de la Cour des Comptes qu’elle fut, au service d’un projet politique qu’elle revendique : rendre aux Français le fruit de leur travail. Que l’on partage ou non ses conclusions, force est de constater qu’elle pose les bonnes questions et qu’elle y répond.

À l’heure où tant d’essais se contentent de décrire le déclin, celui-ci propose de le renverser. C’est en soi un événement.

Sarah Knafo, Le Casse du siècle, Fayard, 2026, 320 pages, 22 €.

 https://lediplomate.media/recension-casse-siecle-sarah-knafo-propose/?

 


 

 Sarah Knafo, compagne et stratège politique d’Éric Zemmour, estime que la fiscalité élevée, les dépenses publiques et la lourdeur administrative freinent la France. Le Telegraph part à la rencontre de celle que certains ont comparée à une « Margaret Thatcher française ».

 Le cerveau de l’extrême droite française affirme que son pays a besoin d’une « thérapie de choc » Les impôts élevés et les formalités administratives sont des problèmes plus importants que les migrants, déclare Sarah Knafo, stratège et partenaire du candidat anti-islam

 Eric Zemmour, polémiste hostile à l’islam et à l’immigration qui a bousculé la dernière élection présidentielle française, a confirmé qu’il se porterait de nouveau candidat à l’Élysée. Mais, à six mois du prochain scrutin, c’est l’autre moitié de ce couple emblématique de la droite radicale française qui attire tous les regards. Sarah Knafo, compagne et stratège politique d’Eric Zemmour, âgée de 33 ans, a été une conseillère clé lors de sa campagne présidentielle de 2022, durant laquelle l’ancien chroniqueur télévisé a recueilli 7,1 % des suffrages. Plus tôt cette année, au sein de leur petite formation politique, « Reconquête ! », son nom a été évoqué comme celui d’une éventuelle candidate alternative. Selon la presse française, le couple aurait envisagé de trancher entre eux deux en fonction de leurs intentions de vote respectives, avant qu’Eric Zemmour, âgé de 68 ans, ne reprenne finalement la candidature.

Mais Mme Knafo est devenue, depuis, une force politique à part entière ; certains vont même jusqu’à la comparer à une Margaret Thatcher française. Dans un entretien accordé au *Telegraph*, Mme Knafo a affirmé que la France était prête pour une « thérapie de choc » économique radicale, reprochant aux principaux candidats à l’élection présidentielle de manquer du courage nécessaire pour s’attaquer à la crise de la dette du pays. Toutefois, malgré les suggestions l’invitant à rejoindre la course à la présidentielle — déjà très encombrée —, elle a maintenu que son compagnon restait l’homme de la situation. Mme Knafo a commencé à sortir de l’ombre de M. Zemmour lors de sa candidature à la mairie de Paris en mars ; sa campagne a délibérément remplacé les sombres avertissements de son compagnon sur le déclin de la France par des affiches d’un jaune éclatant, des vidéos enjouées sur les réseaux sociaux et le slogan « Une ville heureuse ». Malgré la rhétorique anti-immigration virulente de son parti, la presse française a comparé son style à celui de la campagne optimiste menée par Zohran Mamdani à New York. Le jaune, a-t-elle expliqué, symbolise « le soleil au bout du tunnel ». Le pari a été gagnant : Mme Knafo a recueilli 10,4 % des voix dans une capitale à forte coloration de gauche, soit plus de six fois le score du candidat du Rassemblement national (1,6 %). Mais, au cours des six dernières semaines, elle s’est retrouvée propulsée davantage encore sur le devant de la scène après la publication d’un ouvrage hostile à la fiscalité, devenu un best-seller inattendu. *Le Casse du siècle* a connu un succès fulgurant en France, atteignant près de 300 000 exemplaires vendus à peine six semaines après sa parution. Dans cet ouvrage, elle soutient que la France est prête pour une thérapie de choc « thatchérienne » — ou pour un « coup de tronçonneuse » à la Javier Milei — afin de mettre fin à une fiscalité record, à des dépenses publiques excessives et à une lourdeur administrative qui, selon elle, ont fait de la France « l’homme malade de l’Europe ».

  À titre de comparaison, Unir – Nouveau monde, nouvelle gauche, un essai de l'ancien président socialiste François Hollande, s'était vendu à moins de 4 000 exemplaires la semaine dernière. Alors que son livre s'envolait des étagères, un sondage Ipsos bva-CESI la plaçait au quatrième rang des hommes politiques que les Français seraient les plus « satisfaits » de voir devenir président. Elle se retrouve à égalité avec M. Hollande, derrière Édouard Philippe, Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui arrive en tête du classement malgré les allégations de messages antisémites, qu'il nie. M. Zemmour était plus bas.

 Mme Knafo a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration du programme économique de Reconquête !, tandis que, lors du récent congrès du parti, des militants l’ont ouvertement présentée comme incarnant leur avenir.

 Pourtant, malgré sa popularité croissante, Mme Knafo reste fermement derrière les ambitions présidentielles de son partenaire, comparant ses perspectives de retour à celles de Donald Trump. "C'est toujours une erreur d'écarter des hommes de son calibre", a-t-elle déclaré. "Quand les gens pensaient que Trump était fini, il a montré qu'il avait encore beaucoup à dire aux Américains." M. Zemmour avait encore "beaucoup de choses à dire à la France", a-t-elle déclaré depuis un café parisien, quatre jours après avoir signé des livres à Londres. "Cinq cents personnes sont venues. Beaucoup ont expliqué pourquoi ils avaient dû fuir la France, justement à cause de ce que je décris dans le livre." "Certains m'ont dit : 'Si tu gagnes, nous reviendrons l'année prochaine'", a-t-elle déclaré. 

 La France n’a pas équilibré son budget public depuis 1974. Les impôts s’élevaient à 43,5 pour cent du PIB en 2024, derrière les 45,2 pour cent du Danemark, mais parmi les plus élevés de l’OCDE. La dette publique approche les 3,5 milliards d’euros (2,95 milliards de livres sterling).

 "Nous n'avons jamais payé autant d'impôts dans notre histoire. Nous sommes les personnes les plus lourdement imposées au monde, et le pire, c'est que nous pouvons tous voir nos services publics décliner en retour", a-t-elle déclaré. Elle attribue le succès du livre à la tradition française de révolte fiscale, qui remonte à la Révolution. Cela ressemble à une enquête criminelle accusant l’État de voler l’argent des citoyens. La « scène de crime » est la fiche de paie d’un travailleur. Mme Knafo calcule que 2 000 € (1 687 £) de salaire net mensuel coûtent presque le double à un employeur. Sur 42 ans, environ 1 million d’euros sont consacrés aux impôts et aux cotisations sociales, une grande partie écrémée par une bureaucratie kafkaïenne. « La moitié de votre vie vous est volée », écrit-elle. Elle « suit l'argent » à travers les suspects, les complices et les accusés avant de proposer 15 réformes.

 Même si elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un manifeste, elle appelle à des réductions de dépenses annuelles de 140 milliards d’euros (118 milliards de livres sterling), y compris le non-remplacement de 800 000 travailleurs du secteur public, pour financer des réductions d’impôts. "La philosophie, c'est de dépenser moins pour taxer moins, pour que les Français puissent gagner plus", a-t-elle expliqué.

L’ironie de son désir de détruire l’establishment français est que, comme Emmanuel Macron, Mme Knafo a fréquenté l’École nationale d’administration (ENA), l’école de fin d’études française pour l’élite dirigeante. Elle devient ensuite magistrate à la Cour des Comptes, l'organisme de surveillance des dépenses de l'État, où sa mission consiste précisément à contrôler la manière dont l'argent des contribuables est dépensé. Elle souhaite que l’intelligence artificielle réécrive la réglementation labyrinthique de la France, réalisant « en quelques mois ce que Napoléon a réalisé en quatre ans » lorsqu’il a codifié le droit français. Elle cite un sondage Ifop d’avril suggérant que 68 pour cent des sondés envisageraient de voter pour une « thérapie de choc » économique. Un référendum sur ses réformes, affirme-t-elle, donnerait aux dirigeants une légitimité pour faire face aux grèves et aux manifestations : « Les grévistes et les manifestants ne protesteraient plus contre un président assis seul dans son bureau, mais contre le peuple français tout entier », dit-elle.

Surnommée « Margaret Thatcher à la française » par L’Express, elle prend la comparaison comme un compliment. « Nous sommes toutes les deux filles de commerçants », dit-elle. "Comme moi, elle a appris l'économie derrière un comptoir, pas dans des livres." Mais Thatcher « n’a pas vu venir la désindustrialisation de la Grande-Bretagne ».

La semaine dernière, Mme Le Pen a dévoilé un programme promettant un ajustement budgétaire de 140 milliards d’euros sur cinq ans. Mme Knafo l'a accusée d'avoir volé le gros titre sans « comprendre le fond ». "Marine Le Pen propose cinq fois moins que ce que je propose, et cinq fois moins que ce qui est nécessaire", a-t-elle déclaré. "C'est homéopathique. C'est comme avoir une maladie grave et qu'on vous propose du paracétamol ou de l'aspirine. Cela ne résoudra pas le problème." La critique est politiquement délicate car Mme Knafo n’exclut pas de travailler avec M. Bardella, même si M. Zemmour insiste sur le fait que Mme Le Pen est essentiellement de gauche. "Nous sommes tous les deux jeunes. Je pense qu'un jour nous travaillerons ensemble", a-t-elle déclaré. "Je pense que Jordan Bardella est plus proche de nous que de Marine Le Pen sur le fond."

    

Pourtant, elle a attaqué le récent pacte de retour des migrants conclu entre M. Bardella et Nigel Farage. "Je n'aurais jamais signé une chose pareille", a-t-elle déclaré. "Je pense que cela va à l'encontre des intérêts français." L’immigration reste au cœur du programme de Reconquest. M. Zemmour prône la « remigration », notamment l'expulsion de certains étrangers résidant légalement en France après un an de chômage. Mme Knafo a approuvé ce point : « Je pense qu’un an est plus que suffisant », a-t-elle déclaré. Pourtant, elle refuse de placer l’immigration ou l’Union européenne au cœur de son réquisitoire économique, les qualifiant de « suspects » plutôt que de principaux coupables. "L'immigration n'a pas créé tous nos problèmes. Elle en a aggravé beaucoup, mais elle ne les a pas créés", a-t-elle déclaré. La France ne pouvait pas non plus simplement blâmer Bruxelles, malgré ses « montagnes de déchets », alors que d’autres pays soumis aux mêmes règles européennes ont obtenu de meilleurs résultats. Le Brexit était une mise en garde. "La situation de l'Angleterre est pire aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 15 ans", a-t-elle déclaré, arguant que la sortie de l'UE n'avait pas réussi à résoudre les problèmes économiques ou d'immigration du Royaume-Uni. "Une nation ne peut se sauver qu'elle-même." L’attaque de son livre contre l’État survient ironiquement au moment où une révolte scolaire nationale réclame plus d’enseignants, de meilleurs bâtiments et des milliards supplémentaires pour l’éducation. Elle est d’accord avec Donald Trump sur le fait que l’immigration alimente la crise de l’éducation, mais insiste sur le fait que la bureaucratie et la mauvaise gestion sont les problèmes les plus importants. Les dépenses d’éducation sous Emmanuel Macron ont augmenté de 12 milliards d’euros (10 milliards de livres sterling) alors même que le nombre d’élèves a diminué de 300 000, affirme-t-elle. Un quart des 1,2 million d’employés du ministère de l’Éducation n’enseignent pas, tandis que les résultats du français aux derniers tests Pise sont tombés parmi leurs plus bas niveaux enregistrés. « La France a fait pour les écoles ce qu'elle a fait ailleurs : elle a investi plus d'argent avec des résultats moindres », écrit-elle.

 Les critiques affirment que son livre est simpliste et semé d'erreurs. Maël de Calan, président de centre-droit du conseil départemental du Finistère, a qualifié cela de « politique de bar », affirmant que des employés de l’État, soi-disant superflus, entretenaient les routes et s’occupaient des personnes âgées et handicapées. "Je suis arrivée au chiffre de 800 000 en les comptant", a rétorqué Mme Knafo. D’autres soutiennent que les cotisations sociales financent les retraites et les soins de santé plutôt que d’être volées. "Ce n'est pas du vol", a-t-elle insisté. "C'est l'écart entre le million d'euros versé et les mauvais services publics reçus en retour que j'appelle le braquage du siècle." Elle insiste sur le fait que les Français ne sont pas fondamentalement inactifs. « Historiquement, nous étions une nation d’ouvriers qui travaillaient dans les mines, construisaient des cathédrales, une vieille nation d’agriculteurs », a-t-elle déclaré. « Pourquoi ces gens auraient-ils soudainement changé ? » Mme Knafo a accusé les écoles, les universités et la radiodiffusion publique de devenir si à gauche que c'était un « miracle » que les Français penchent toujours vers la droite. "Nous avons créé depuis 40 ans un système qui récompense ceux qui ne travaillent pas et pénalise ceux qui travaillent", a-t-elle déclaré, citant des mères qui se plaignaient auprès d'elle du fait que leurs fils préféraient vivre de leurs allocations. "Les gens sont rationnels. Je ne les accuse pas. Ils sortent leur calculatrice et font leur choix." "Les Français font les frais du braquage. Ils ne l'ont pas commis."

 

 https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/10/17/france-hard-right-mastermind-shock-therapy/?WT.mc_id=tmgoff_tw_post_hard-right-mastermind-shock-therapy/

 


 

Le dossier de l'Université Liberté sur S. KNAFO

juillet 30, 2026

Ce néo-communisme qui flirte en France, pour ne pas dire en Occident ! "Le marché a besoin d’un État fort"

Ce néo-communisme qui flirte en France

Franz-Olivier Giesbert (@fogiesbert ) réagit à la chronique de Sébastien Lapaque, qui contestait sa thèse d’une France devenue communiste. Il persiste et signe : le pays est bien, selon lui, en train de virer au rouge. ➡️ https://l.lepoint.fr/z4l

 

Sans rancune

« Oui, la France est en train de glisser vers un communisme mou »


RÉPONSE. Franz-Olivier Giesbert réagit à la chronique de Sébastien Lapaque, qui contestait sa thèse d’une France devenue communiste. Il persiste et signe : le pays est bien, selon lui, en train de virer au rouge.
 
Cher Sébastien Lapaque,

J’ai beaucoup d’admiration pour vous, votre liberté d’esprit et votre culture encyclopédique. Je n’aurai donc pas l’outrecuidance de répondre à votre critique par une paraphrase du sous-titre de mon livre La France est-elle un pays communiste ? : « Ne dites pas à la France qu’elle est un pays communiste, elle croit qu’elle vit dans l’enfer du néolibéralisme. »

C’est pourtant ce que vous semblez croire. Vous attribuez tous nos maux au néolibéralisme, bouc émissaire pour politiciens discrédités, ceux de la gauche ou de la droite souverainistes, notamment. Autant vous dire que je n’ai rien, bien au contraire, contre le dirigisme bien tenu, à la de Gaulle, qui a redressé la France. Si elle est tombée si bas aujourd’hui, c’est parce que l’État-nounou est devenu obèse, hors de contrôle. Il n’est plus la solution, mais le problème.

Un communisme mou sans goulag

Certes, j’ai un peu forcé le trait : mon livre est un pamphlet et son objet est de réveiller les esprits avant l’échéance présidentielle. S’il est question de communisme à la française dans mon esprit, il est mou, très mou : il n’y a pas de goulag en France, pas de Guépéou non plus, même si certains, y compris au sommet de l’État, semblent parfois rêver d’une police de la pensée. Mais pourquoi ne pas reconnaître que nous vivons dans un pays qui ne va pas bien ?

Il y a des chiffres que vous ne citez pas, qui montrent que nous sommes quasiment sortis du libéralisme. D’abord, en rythme annuel, la France est redevenue la championne des dépenses publiques dans l’Union européenne, devant la Finlande : 57,3 % par rapport à la richesse nationale (PIB). Moyenne de nos partenaires européens : 49,8 %. Tout est là : une dépense exponentielle qui entraîne une dette démente. En 2024, la France était par ailleurs, avec plus de 45 % de prélèvements obligatoires, la vice-championne de l’UE, derrière le Danemark qu’elle a sans doute doublé cette année.

Où va l’argent ? La France compte 83 fonctionnaires pour 1000 habitants contre 50 en Allemagne et 52 en Italie. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur les employés de l’État. Mais quand on observe l’état de nos services publics – qui peuvent rappeler, parfois, ceux de l’Union soviétique –, on est en droit de se demander s’il n’y a pas du coulage quelque part. Qui parle de « rentabilité », ce mot qui vous choque ? Même s’il n’en tire pas les conséquences, l’État a au moins pour devoir d’essayer de vérifier les comptes.

Non, cher Sébastien, la maladie de la norme et de la surréglementation n’est pas née dans la tête des libéraux qui, comme Milton Friedman, l’ont toujours combattue. C’est une vieille marotte française que moquait déjà Georges Courteline au début du XXe siècle, mais qui a proliféré sous le communisme, en particulier soviétique. Chez nous, elle a pris des proportions délirantes et s’acharne aujourd’hui sur toutes sortes de professions : entrepreneurs, agriculteurs, médecins, pharmaciens, commerçants, etc. C’est une pitié de les avoir obligés à passer le plus clair de leur temps à remplir des formulaires sur leur ordinateur.

Le gros mensonge des aides aux entreprises

Permettez-moi enfin de contester vos sources. Vous n’étiez pas obligé, par exemple, de prendre pour argent comptant, si j’ose dire, le fumeux rapport de la commission d’enquête du Sénat sur les aides aux entreprises, dont le maître d’œuvre était le communiste Fabien Gay, directeur de L’Humanité, qui a conclu que l’État verse chaque année 211 milliards d’aides aux entreprises : pour faire bon poids, ont été mélangés les choux, les carottes et… les subventions aux entreprises publiques ! Résultat : un conte à dormir debout, c’est-à-dire un gros mensonge.

Les patrons ne s’y trompent pas, qui disent : « Chiche ? Allégez les taxes ou impôts sur les entreprises, cessez de nous aider et les vaches seront bien gardées. » Si l’État « aide » les entreprises, c’est pour qu’elles ne meurent pas, parce que, depuis les années 1980, il les pressure inconsidérément : les impôts de production sont ainsi cinq fois plus élevés en France qu’en Allemagne – sept fois plus, il y a peu. Pour ruiner le discours des souverainistes – selon lequel toutes nos difficultés, à commencer par la désindustrialisation, ont été provoquées par l’Europe ou la mondialisation –, penons les chiffres cités par Jacques de Larosière (ancien patron du FMI) dans son livre Le déclin français est-il réversible ? (Odile Jacob), qui montrent que la surfiscalité pesant sur les entreprises les a poussées à se délocaliser pour survivre : en France, l’emploi des filiales des groupes français a fini par représenter 62 % de leur emploi total ; en Allemagne, 23 %. Cherchez l’erreur. Faudrait-il maintenant chasser les dernières entreprises en les taxant toujours plus pour nourrir l’insatiable Léviathan ?

Sans rancune et avec ma bienveillante amitié,

Franz-Olivier Giesbert


« Non, la France n’est pas un pays communiste » : Sébastien Lapaque répond à Franz-Olivier Giesbert

Contrairement à l’analyse de Franz-Olivier Giesbert, Sébastien Lapaque estime que l’inflation bureaucratique ne relève pas du communisme, mais d’un État remodelé pour organiser la concurrence et soutenir le marché.

Dans La France est-elle communiste ? un essai publié au printemps, Franz-Olivier Giesbert dit observer dans le poids de l’État, de la bureaucratie et de la dépense publique les symptômes d’une « collectivisation progressive » du pays. Une analyse que réfute Sébastien Lapaque.

Pour l’essayiste, contributeur du Point, l’omniprésence de l’administration française ne relève pas du communisme, mais d’une transformation néolibérale de l’État, devenu l’organisateur de la concurrence et le soutien du marché. Dans une lettre ouverte, il expose les raisons de son désaccord avec Franz-Olivier Giesbert.*

« Cher Franz-Olivier Giesbert,

C’est toujours un plaisir de débattre avec vous. Il me semble pourtant que vous faites fausse route lorsque vous êtes tenté de répondre positivement à la question : « La France est-elle un pays communiste ? » La grande ironie contemporaine est que le néolibéralisme ne réside pas dans le retrait de l’État, mais dans sa reconfiguration active. Si sa bureaucratie peut parfois singer les pires travers du système soviétique, sa logique profonde est diamétralement opposée.

Loin de détruire la techno-bureaucratie ou de sabrer la dépense publique, la mise en concurrence des marchés exige une production continue de normes, de contrôles et de flux financiers pour soutenir et encadrer le secteur privé. L’État contemporain est le bâtisseur du marché. Les théoriciens du néolibéralisme (Walter Lippmann, Milton Friedman) comme ceux de l’école de Fribourg savaient que le marché ne procédait pas d’un ordre « naturel » : il doit partout et sans cesse être construit, ordonné et protégé par l’action publique.

Le marché a besoin d’un État fort

Dès lors, l’État se transforme en chef d’orchestre de la concurrence, appliquant des méthodes managériales privées aux services publics. Vous le constatez comme moi : l’Université et la recherche dépendent d’appels à projets compétitifs via l’ANR (Agence nationale de la recherche), qui force les chercheurs à se soumettre à la logique de la start-up nation en rédigeant des dossiers truffés de jargon pour des taux de réussite dérisoires.

Dans un système communiste, l’État doterait les laboratoires de budgets stables pour que les savants travaillent selon les plans nationaux ; France Travail gère les demandeurs d’emploi comme un portefeuille d’actifs humains ; l’Éducation, la Justice et la Police sont pilotées au moyen de statistiques et d’indicateurs de performance. Quant aux redoutables ARS (Agences régionales de santé) — où s’activent des bataillons de bureaucrates qui ne sont pas médecins et n’ont jamais vu un malade ni un lit d’hôpital —, elles rationalisent la santé comme une variable d’ajustement comptable, sommant l’Hôpital public de rentabiliser chaque acte.

Nous sommes ici à l’opposé d’un Gosplan à la française qui planifierait les besoins réels de la population : que ce soit à Cuba, en URSS ou dans l’ancienne Yougoslavie, l’État collectiviste privilégiait les corps de médecins fonctionnaires, des enseignants investis d’une mission doctrinale messianique, des ingénieurs rivés au programme de production et des institutions budgétisées par le Plan pour produire de l’idéologie.

La technocratie française, elle, exige du service public qu’il dégage de la rentabilité, soumettant la culture, l’école et le soin à une logique comptable d’inspiration privée. Cette rationalisation s’est infiltrée jusqu’au cœur de la Haute Administration avec la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et la suppression des grands corps historiques.

La technocratie française exige du service public qu’il dégage de la rentabilité, soumettant la culture, l’école et le soin à une logique comptable d’inspiration privée.

Sébastien Lapaque

Sous couvert de moderniser l’État, ces réformes ont importé les méthodes de restructuration des grands cabinets d’audit privés. En imposant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la budgétisation par objectifs (LOLF) et une dématérialisation algorithmique qui remplace le guichet humain, la puissance publique a troqué le sens de l’intérêt général contre la tyrannie du tableau de bord.

Une bureaucratie au service de la concurrence

Cette prolifération normative n’est pas un accident de parcours communiste, mais une culture managériale du contrôle. Ce capitalisme sous perfusion publique est notre tragédie. Si les prélèvements restent élevés, c’est que l’État finance indirectement la rentabilité du privé. Les aides publiques aux entreprises — allègements de cotisations, Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), subventions — atteignent 211 milliards d’euros par an (source : commission d’enquête sénatoriale, juillet 2025).

Ce capitalisme sous perfusion publique est notre tragédie.

Sébastien Lapaque

L’État dépense énormément, non pour collectiviser la production, mais pour subventionner l’offre. De Georges Pompidou à Emmanuel Macron, la France est passée de l’État-providence à l’État-brancardier, qui sauve le marché à coups de fonds publics quand il s’effondre, comme en 2008 ou en 2020.

Le grand tournant de Bercy

Ce tournant ne s’est pas fait contre l’État, mais par son cœur même, au Louvre puis à Bercy. C’est le chapitre le plus étonnant de notre présente « étrange défaite ». Dans les années 1980, après le tournant de la rigueur, ce sont des inspecteurs des Finances qui sont devenus les architectes de la libéralisation. Philippe Séguin, dûment informé par Nicolas Baverez ou Henri Guaino, avait bien vu que le point de bascule se situait à la Direction du Trésor.

Jusqu’aux années 1970, cette direction pilotait l’économie de manière directive, selon le fameux dirigisme à la française cher à Charles de Gaulle et à ses ministres tels que Michel Debré, Jean-Marcel Jeanneney, voire le jeune Giscard… VGE devenu président, les hauts fonctionnaires français formés à l’ENA et à Polytechnique, ayant constaté l’échec des politiques de relance traditionnelles face à la crise de 1973, ont progressivement intégré les théories monétaristes.

Pour ces réformateurs technocratiques, arrimer la France à la mondialisation financière ne signifiait plus planifier. Le paradoxe historique absolu de notre histoire économique est que ce tournant a été accéléré par un gouvernement socialiste, qui ne s’était pas encore complètement débarrassé de ses oripeaux marxistes, sous l’impulsion de ses élites technocratiques.

En 1984, le ministre des Finances Jacques Delors et son directeur de cabinet Jean-Charles Naouri, futur bâtisseur d’un empire de la grande distribution, ont décidé de décloisonner les structures financières françaises. Rédigée par des hauts fonctionnaires, la loi relative à l’activité des établissements de crédit a mis fin à la séparation des métiers bancaires, jetant en France les bases d’un marché de capitaux intégré. Ce ne fut pas un diktat de Reagan ou de Thatcher.

L’État actionnaire n’est pas l’État collectiviste

Mais un choix de nos élites pour rendre Paris financièrement attractive. Une fois les marchés libéralisés, ces mêmes hauts fonctionnaires ont importé les méthodes de gestion des grandes entreprises privées au sein même de l’administration. Dès lors, Bercy a basculé de la dépense utile vers le contrôle des coûts et l’évaluation.

Pour légitimer leur rôle face aux autres ministères tels que l’Éducation ou la Santé, les hauts fonctionnaires des Finances ont imposé des indicateurs de performance, des audits et ont peu à peu transformé l’usager du service public en client… de moins en moins satisfait de l’offre !

La transformation des grands musées ou des anciens monopoles en Établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) en est l’illustration : on les somme de maximiser leurs ressources propres (mécénat, produits dérivés, hausses des tarifs), substituant le taux d’autofinancement à leur mission originelle. Loin d’être un ancrage collectiviste, ce statut d’EPIC n’a été que le laboratoire de la corporate governance.

Au cours des trente dernières années, de France Télécom à la SNCF en passant par EDF ou La Poste, l’État a transformé tous ses grands outils industriels en Sociétés Anonymes (SA) dès qu’il a fallu les soumettre à la concurrence mondiale ou lever des capitaux.

Ceux qui voient dans l’omniprésence de l’État actionnaire une preuve de communisme se trompent de diagnostic. À l’instar du Canada Dry, ce système a la couleur de l’étatisme, l’aspect de la bureaucratie... Mais ce n’est pas du marxisme-léninisme… C’est de l’étatisme mis au service du Marché.

Au plaisir de poursuivre cette discussion, mon cher Franz.

Votre bien dévoué,

Sébastien Lapaque »


 https://www.lepoint.fr/debats/non-la-france-nest-pas-un-pays-communiste-sebastien-lapaque-repond-a-franz-olivier-giesbert-CPO6KSCRPVBLVMQ4IAQZYVN4HM/

 

 

 

 

Le « néolibéralisme », ce coupable parfait

Dans le septième épisode de sa série vidéo « Vive le capitalisme ! », Lucas Moulard revient sur l’usage du terme « néolibéralisme ».


Dans le débat public en France, « néolibéralisme » est devenu un diagnostic automatique. Un mot qui explique la situation de l’hôpital, l’école, les salaires, le logement, la gouvernance… Bref, la totalité du réel. L’intérêt politique est évident : un coupable unique et une indignation immédiate. La discussion sur les mécanismes, elle, peut attendre.

Le problème n’est pas la critique du libéralisme, ni même l’usage du terme. Le problème, c’est la plasticité infinie du terme qui lui donne une puissance rhétorique, mais lui retire sa valeur explicative. Si l’expression « néolibéralisme » s’ancre (notamment) dans des débats intellectuels d’avant-guerre avec, dès 1938, une discussion explicite sur l’opportunité de conserver le mot « libéralisme » ou d’adopter « néolibéralisme », sa trajectoire n’a rien d’univoque. On remplace les causes par un totem. Alors si la France va mal, est-ce vraiment à cause du néolibéralisme ?

https://www.lepoint.fr/debats/le-neoliberalisme-ce-coupable-parfait-UCSVPNRAORDGXC3DDKXYRIEAFQ/

L’anticapitalisme, un snobisme de riche ?

Le capitalisme, coupable idéal

Dans le cinquième épisode de sa série « Vive le capitalisme », Lucas Moulard dénonce la facilité avec laquelle on charge le capitalisme de tous les maux du moment.

Si les inégalités augmentent, c’est la faute du capitalisme. Si le climat se dérègle, c’est la faute du capitalisme.

Si l’hôpital souffre, si les salaires stagnent, si la guerre éclate, c’est encore « la faute du capitalisme ». Ce refrain est devenu un réflexe national, au point qu’il a récemment retenti jusque sous les dorures de l’Assemblée. Le 2 février dernier, la députée Sandrine Rousseau a martelé que « quand le capitalisme s’essouffle, la guerre est son débouché », renouant avec l’idée confortable d’un bouc émissaire universel. Dès qu’un problème surgit, on désigne un coupable fourre-tout : le Capitalisme, abstraction maléfique sensée tout expliquer. Mais quand un mot sert à tout expliquer, en réalité il n’explique plus rien. Et à force de combattre un épouvantail, on s’interdit de voir les causes concrètes des problèmes – donc d’y apporter de vraies solutions.

Le capitalisme, bouc émissaire à tout faire

Il s’est installé en France un curieux réflexe culturel : quoi qu’il arrive, on blâme « le capitalisme ». Ce terme valise est convoqué pour dénoncer pêle-mêle la pollution, la précarité, les pandémies, la malbouffe, la crise du logement ou la fonte des glaciers. Peu importe si ces phénomènes résultent, en partie, partie de choix politiques, de normes ou de rentes, on préfère incriminer une entité vague. On confond allègrement économie de marché et décisions réglementaires : par exemple, accuser « le marché » d’appauvrir les travailleurs alors qu’en France près de 53 % du coût salarial part en cotisations et impôts (record mondial de ponction sur la fiche de paie, laissant seulement 46,70 € au salarié pour 100 € dépensés par l’employeur). De même, fustiger « le capitalisme » pour la grande précarité alors que notre État-providence n’a jamais été aussi massif (31,9 % du PIB consacré aux prestations de protection sociale en France, contre 20 % en moyenne OCDE). Autrement dit, on attribue au marché des effets qui proviennent souvent de notre propre modèle sociofiscal. Mais ce discours flou dispense d’analyse : pourquoi s’embarrasser à décortiquer la fiscalité du travail, le droit du logement ou les réglementations, quand un slogan permet de tout balayer d’un revers de main ?

Facilité contre complexité

Ce mécanisme est intellectuellement commode… et profondément paresseux. En blâmant un coupable unique presque mystique, on évite de se poser les bonnes questions. Première conséquence : une sorte de cécité causale. Si un hôpital manque de lits, est-ce vraiment le « 
 

 

Communisme libertaire

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste sont deux courants de pensée politique qui partagent une critique du pouvoir centralisé et de l'autorité coercitive de l'État. Bien qu'ils partagent certains points communs, ils diffèrent dans leur conception de la propriété, de l'organisation économique et de la justice sociale. 

Présentation du communisme libertaire et du libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Présentation du communisme libertaire

Le communisme libertaire, également appelé anarcho-communisme, est une idéologie politique qui trouve ses racines dans les travaux de penseurs tels que Pierre-Joseph Proudhon et Mikhail Bakounine, mais qui a été développée plus particulièrement par Pierre Kropotkine. Le communisme libertaire prône la suppression de toutes les formes de domination et d'exploitation, y compris l'État et la propriété privée des moyens de production. Il préconise la mise en place d'une société égalitaire et autogérée, basée sur la coopération volontaire et la propriété collective des ressources. Selon les communistes libertaires, la société devrait garantir à chaque individu l'accès équitable aux biens et aux services nécessaires à sa subsistance, en abolissant les inégalités économiques et en encourageant la solidarité.

B. Présentation du libertarianisme anarcho-capitaliste

Le libertarianisme anarcho-capitaliste, également connu sous le nom d'anarcho-capitalisme, est une idéologie politique qui trouve ses fondements dans les travaux de penseurs tels que Murray Rothbard et David Friedman. Le libertarianisme anarcho-capitaliste met l'accent sur la primauté de la liberté individuelle et de la propriété privée. Il critique l'intervention de l'État dans les affaires économiques et défend un système de libre marché décentralisé, où les interactions humaines sont régies par des contrats volontaires et des échanges économiques. Selon les anarcho-capitalistes, l'absence de coercition étatique permettrait une allocation efficace des ressources et une société basée sur le consentement mutuel et la responsabilité individuelle.

Points communs entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Opposition au capitalisme d'État

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent une opposition au capitalisme d'État. Les deux idéologies critiquent le rôle de l'État dans la protection des intérêts des élites économiques et voient dans cette relation une source d'inégalités et d'injustices. Ils remettent en question l'intervention de l'État dans l'économie et préconisent une société débarrassée des privilèges accordés aux grandes entreprises et des distorsions induites par le système économique actuel.

B. Rejet de l'autoritarisme et de la coercition

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent également un rejet de l'autoritarisme et de la coercition. Les deux idéologies mettent l'accent sur l'autonomie individuelle et s'opposent aux formes de pouvoir qui restreignent la liberté et l'autodétermination des individus. Ils remettent en question l'autorité centralisée de l'État et aspirent à des formes d'organisation sociale qui permettent une plus grande participation et prise de décision au niveau individuel et communautaire.

C. Vision d'une société sans État

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent la vision d'une société sans État. Ils remettent en question la légitimité de l'État en tant qu'institution de gouvernance et préconisent des formes de gouvernance décentralisées et autogérées. Les deux idéologies cherchent à développer des alternatives à la centralisation du pouvoir politique et à promouvoir des formes d'organisation sociale basées sur la coopération volontaire et la libre association.

D. Importance accordée à l'individualisme et à la liberté individuelle

Tant le communisme libertaire que le libertarianisme anarcho-capitaliste accordent une grande importance à l'individualisme et à la liberté individuelle. Ils reconnaissent l'importance de l'autonomie individuelle et cherchent à créer des conditions qui permettent aux individus de développer leur plein potentiel sans entraves excessives. Les deux idéologies considèrent que la liberté individuelle est essentielle à la réalisation de soi et qu'elle doit être protégée contre les intrusions de l'État ou d'autres formes de pouvoir coercitif.

Malgré ces points communs, le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste divergent sur des questions fondamentales telles que la propriété, l'organisation économique et la justice sociale.

Différences entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

A. Vision de la propriété et des moyens de production

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire préconise l'abolition de la propriété privée des moyens de production. Selon cette vision, les ressources et les moyens de production devraient être collectivement détenus et gérés par la communauté. Les communistes libertaires soutiennent que la propriété privée crée des inégalités et des exploitations et qu'elle doit être remplacée par la propriété collective pour assurer une distribution équitable des ressources.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et les droits de propriété. Selon cette perspective, les individus ont le droit de posséder et de contrôler des biens, y compris les moyens de production. Les anarcho-capitalistes soutiennent que la propriété privée est un fondement essentiel de la liberté individuelle et de la prospérité économique, car elle incite à l'innovation, à l'investissement et à la responsabilité individuelle.

B. Organisation économique

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire préconise une économie basée sur la coopération, la collectivisation et le partage des ressources. Dans cette vision, les biens et les services seraient produits et distribués selon les besoins de chacun, et non en fonction de la demande ou de la capacité de payer. L'accent est mis sur l'égalité économique et la satisfaction des besoins de tous les membres de la société.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste prône une économie basée sur les échanges volontaires et le libre marché. Selon cette idéologie, les interactions économiques devraient être régies par des contrats volontaires entre des individus autonomes. Les anarcho-capitalistes soutiennent que le libre marché favorise l'efficacité économique, l'innovation et la prospérité en permettant aux individus de négocier librement les termes de leurs transactions et d'allouer les ressources en fonction de la demande et de l'offre.

C. Rôle de l'État

1. Communisme libertaire : Le communisme libertaire prône l'abolition de l'État centralisé. Il vise à remplacer les structures étatiques par des formes d'organisation décentralisées et autogérées, telles que des conseils ou des assemblées communautaires. Dans cette vision, la prise de décision politique serait directe et participative, permettant à chaque individu d'influencer les affaires de la communauté.

2. Libertarianisme anarcho-capitaliste : Le libertarianisme anarcho-capitaliste cherche également à abolir l'État centralisé, mais il propose de maintenir certaines fonctions de l'État, telles que la protection des droits de propriété et la résolution des conflits, par le biais d'agences privées de sécurité et de justice. Selon cette perspective, ces fonctions pourraient être assurées par des contrats volontaires et des mécanismes concurrentiels sur un marché libre.

D. Conclusion sur les différences entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste

En conclusion, bien que le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste partagent une opposition à l'autoritarisme et à l'intervention de l'État, ils diffèrent fondamentalement dans leur vision de la propriété, de l'organisation économique et du rôle de l'État.

Le communisme libertaire cherche à abolir la propriété privée des moyens de production, favorisant une approche collective de la gestion des ressources. Il promeut une économie basée sur la coopération, la collectivisation et le partage des ressources, dans le but de garantir une distribution équitable des biens et de répondre aux besoins de tous les membres de la société. De plus, il prône l'abolition de l'État centralisé au profit d'une organisation décentralisée et autogérée.

En revanche, le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et les droits de propriété individuels. Il soutient que la propriété privée est un pilier essentiel de la liberté individuelle et de la prospérité économique. Il préconise une économie basée sur les échanges volontaires et le libre marché, où les individus sont libres de négocier et d'allouer les ressources en fonction de la demande et de l'offre. Bien que l'État centralisé soit également rejeté, le libertarianisme anarcho-capitaliste propose le maintien de certaines fonctions de l'État, telles que la protection des droits de propriété et la résolution des conflits, par des agences privées de sécurité et de justice.

En somme, le communisme libertaire vise à créer une société sans propriété privée et basée sur la coopération collective, tandis que le libertarianisme anarcho-capitaliste défend la propriété privée et l'économie de marché. Ces différences fondamentales reflètent des visions divergentes quant à la structure économique et à la relation entre l'individu et la société.

Perspectives sur la justice sociale

A. Communisme libertaire : accent sur l'égalité économique et sociale, redistribution des richesses

Le communisme libertaire met l'accent sur l'égalité économique et sociale en tant que fondement de la justice sociale. Selon cette perspective, la redistribution des richesses est nécessaire pour réduire les inégalités et assurer une répartition équitable des ressources. Les communistes libertaires considèrent que la propriété privée des moyens de production crée des inégalités injustes et qu'une société juste doit garantir l'accès égal aux ressources et aux opportunités pour tous les individus.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : accent sur la justice procédurale, respect des droits de propriété et des contrats volontaires

Le libertarianisme anarcho-capitaliste accorde une importance primordiale à la justice procédurale. Selon cette vision, la justice sociale découle du respect des droits de propriété et des contrats volontaires. Les anarcho-capitalistes soutiennent que la justice procédurale est atteinte lorsque les individus sont libres de conclure des accords volontaires et de respecter les termes de ces accords. Ils estiment que l'État interventionniste, en tentant de redistribuer les richesses, viole les droits de propriété et crée des distorsions dans les mécanismes de marché, ce qui est considéré comme injuste.

Les différences dans les perspectives sur la justice sociale entre le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste découlent de leurs conceptions différentes de la propriété, de l'économie et des droits individuels. Le communisme libertaire cherche à atteindre une égalité économique et sociale en redistribuant les richesses, tandis que le libertarianisme anarcho-capitaliste considère que la justice sociale est assurée par le respect des droits de propriété et des accords volontaires.

Ces perspectives reflètent des conceptions différentes de la justice et de la manière de parvenir à une société juste. Alors que le communisme libertaire met l'accent sur l'égalité matérielle, le libertarianisme anarcho-capitaliste insiste sur la primauté des droits de propriété et de la liberté individuelle dans la recherche de la justice sociale.

Influences philosophiques

A. Communisme libertaire : influences marxistes, collectivistes et anarchistes

Le communisme libertaire tire ses influences de différentes sources philosophiques. Il est largement influencé par les idées marxistes, en particulier en ce qui concerne la critique du capitalisme et la notion de lutte des classes. Les communistes libertaires partagent également des idées collectivistes, mettant l'accent sur l'importance de la solidarité et de la coopération entre les membres de la société. En outre, le mouvement anarchiste a une influence majeure sur le communisme libertaire, prônant la suppression de toute forme d'autorité et la promotion de l'autonomie individuelle et collective.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : influences libertariennes, individualistes et capitalistes

Le libertarianisme anarcho-capitaliste est influencé par des idées philosophiques libertariennes, qui mettent l'accent sur la primauté de la liberté individuelle et la réduction de l'intervention de l'État dans les affaires économiques et sociales. Les anarcho-capitalistes défendent des idées philosophiques de primauté de l'individu, soulignant le droit des individus à la propriété privée et à la poursuite de leurs intérêts personnels. Ils sont également influencés par les principes capitalistes, qui prônent l'échange volontaire et la libre concurrence sur le marché comme moyen de coordination économique.

Ces influences philosophiques différentes reflètent les bases idéologiques sur lesquelles reposent le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste. Alors que le communisme libertaire s'appuie sur des idées marxistes, collectivistes et anarchistes, le libertarianisme anarcho-capitaliste est enraciné dans des idées libertariennes, individualistes et capitalistes. Ces influences façonnent les visions distinctes de ces deux courants politiques en ce qui concerne la propriété, la société et le rôle de l'État.

Réception et impact historique

A. Communisme libertaire : mouvements révolutionnaires et luttes ouvrières

Le communisme libertaire a eu une réception importante au sein des mouvements révolutionnaires et des luttes ouvrières. Les idées de l'anarchisme et du communisme libertaire ont été adoptées par de nombreux groupes et organisations qui ont cherché à renverser les structures capitalistes et étatiques oppressives. Le communisme libertaire a joué un rôle central dans des événements historiques tels que la Révolution russe de 1917, la guerre civile espagnole dans les années 1930 et les mouvements ouvriers et étudiants des années 1960 et 1970. Bien que ces mouvements n'aient pas réussi à établir durablement une société communiste libertaire, ils ont contribué à la diffusion des idées et ont inspiré des générations de militants et de révolutionnaires.

B. Libertarianisme anarcho-capitaliste : influence sur les mouvements libertariens et les théories économiques

Le libertarianisme anarcho-capitaliste a eu un impact significatif sur les mouvements libertariens et les théories économiques. Ses idées ont influencé des penseurs et des économistes tels que Murray Rothbard et Friedrich Hayek. Le libertarianisme anarcho-capitaliste a contribué à la formulation de théories économiques comme l'école autrichienne d'économie, qui met l'accent sur les mécanismes de marché et la libre concurrence. Au niveau politique, le libertarianisme anarcho-capitaliste a inspiré des mouvements et des partis politiques qui promeuvent la réduction de l'État et l'émancipation individuelle. Bien que ces idées aient suscité des débats et des critiques, elles ont eu une influence durable sur la pensée politique et économique contemporaine.

C. Importance de ces idéologies dans l'histoire politique et philosophique

Le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste ont tous deux joué un rôle important dans l'histoire politique et philosophique. Ils ont contribué à élargir le champ des idées politiques en proposant des alternatives radicales aux systèmes politiques et économiques existants. Ces idéologies ont remis en question les fondements mêmes de l'autorité et de la propriété, et ont stimulé des débats sur la nature de la justice, de l'égalité et de la liberté. Bien qu'ils n'aient pas été mis en œuvre à grande échelle dans leur forme pure, le communisme libertaire et le libertarianisme anarcho-capitaliste continuent d'exercer une influence sur les mouvements sociaux, les théories politiques et les débats intellectuels, contribuant ainsi à façonner l'histoire politique et philosophique.





Y a-t-il un pays au monde où le socialo-communisme n’a pas débouché sur la pauvreté, la guerre civile ou la famine ? 
 
Scoop du siècle : non. 
Pas un. Zéro. 
Nada. 
Même pas un îlot perdu au milieu du Pacifique où trois camarades auraient réussi à partager équitablement un bout de pain sans que ça finisse en procès, en goulag improvisé ou en file d’attente de 4 heures pour un bout de pain rassis. 
 
 Chaque fois que l’expérience a été tentée « pour de vrai », le scénario est d’une monotonie admirable : • On promet l’abondance, l’égalité et la fin de l’exploitation. • On nationalise, on planifie, on « rééduque ». • Les greniers se vident, les files s’allongent, les intellectuels découvrent soudain que la réalité est plus têtue que le Capital. • 
 
Arrive alors l’étape classique : on accuse les saboteurs, les koulaks, les impérialistes, le climat, les pigeons et finalement le peuple lui-même qui n’a « pas assez compris » la grandeur du projet. 
 
Résultat ? 
Des millions de morts de faim, des économies en ruine, des murs, des camps et, cerise sur le gâteau idéologique, des universitaires occidentaux qui expliquent encore aujourd’hui que « ce n’était pas du vrai socialisme ». 
Ah, le vrai. 
Celui qui n’a jamais existé. 
Celui qui, bizarrement, n’arrive jamais. 
Celui qui a toujours besoin d’un peu plus de temps, d’un peu plus de pouvoir et d’un peu moins de liberté. 
 
 Pendant ce temps, les pays qui ont simplement laissé les gens produire, échanger et s’enrichir sans demander la permission au Comité central ont sorti des milliards d’êtres humains de la misère. Mais ça, évidemment, c’est moins poétique qu’un portrait de Che au-dessus d’une étagère vide. 
 
Alors non, il n’y a pas d’exception. Juste une longue, très longue liste de laboratoires humains qui se sont tous terminés de la même façon. Et ceux qui continuent de vendre la recette ont au moins le mérite de la constance : ils n’ont jamais été les premiers à la tester.
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