février 18, 2026
L'image de la France à l'étranger : la dérive autoritaire de Macron. « Tout sera bouclé avant l'élection présidentielle de mai 2027 »,
janvier 27, 2026
Le rejet des motions : un spectacle de démocratie bafouée
La trahison des « élites » : quand les intérêts personnels écrasent la volonté nationale
Le rejet des motions : un spectacle de démocratie bafouée
Dans un hémicycle qui ressemble de plus en plus à un théâtre d’ombres, l’Assemblée nationale a rejeté ce vendredi 23 janvier les deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Avec 269 voix pour la motion de gauche (portée par La France insoumise, les écologistes et les communistes) et seulement 142 pour celle du Rassemblement national et de l’UDR, le seuil des 288 voix nécessaires n’a pas été atteint.
Ce rejet, loin d’être une victoire pour la démocratie, illustre une fois de plus la déliquescence d’un système où des députés opportunistes – ces « traîne-sabre » des temps modernes – privilégient leurs petits arrangements et leurs carrières au détriment des intérêts de la nation.
Les traîne-sabre : priorité aux intérêts personnels
Ces « traîne-sabre », ces politiciens sans conviction qui suivent le vent du pouvoir, ont sauvé un gouvernement en déroute en refusant de voter la censure. Les Républicains (LR) et les socialistes (PS), en particulier, ont choisi de s’abstenir ou de voter contre, permettant ainsi à Lecornu d’engager un nouveau 49.3 sur la partie « dépenses » du budget 2026. Pourquoi ? Non pas par patriotisme, mais par calcul égoïste. Pour les LR, c’est la peur de nouvelles élections qui pourraient les balayer définitivement ; pour les PS, c’est une alliance tacite avec la macronie qui leur assure des strapontins au pouvoir.
Ces députés voient d’abord leurs intérêts personnels – postes, indemnités, alliances futures – avant ceux de la France.
Ils cautionnent un budget austéritaire qui prévoit 35 milliards d’euros de coupes dans les services publics, les collectivités et les aides sociales, au nom d’un « rétablissement des comptes » qui ne profite qu’aux élites. La nation, elle, est laissée pour compte, avec des hausses d’impôts pour les classes moyennes et une précarité accrue pour les plus vulnérables.
Macron : la source inébranlable du problème
Au cœur de ce chaos se trouve Emmanuel Macron, qui refuse obstinément de démissionner malgré le fait qu’il soit la source première du problème. Élu en 2017 sur des promesses de renouveau, il a transformé la Ve République en une monarchie absolue où le Parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement. Depuis les législatives de 2024, qui ont laissé une Assemblée sans majorité claire, Macron s’accroche au pouvoir comme à un trône, nommant Lecornu comme un simple fusible pour absorber les coups. Pourquoi ne pas dissoudre l’Assemblée et rendre la parole au peuple ? Parce que cela signerait la fin de son règne. Au lieu de cela, il laisse son gouvernement gouverner par le chantage : le 49.3, cet outil constitutionnel détourné en arme anti-démocratique, est brandi comme une menace permanente. Lecornu lui-même a admis son « regret » de l’utiliser, rompant sa promesse d’octobre dernier, mais cela n’empêche pas le recours répété à cette procédure pour forcer un budget impopulaire.
La bassesse des collaborateurs : focus sur les socialistes
Ce chantage ne tient que grâce à la bassesse de députés qui collaborent activement contre les intérêts du peuple. Prenez les socialistes : autrefois défenseurs des travailleurs et des classes populaires, ils n’ont plus rien de « social » en eux. En refusant de voter la censure, ils avalisent un texte qui sabre dans les dépenses sociales, augmente les impôts indirects et prive les collectivités de moyens essentiels. C’est une trahison flagrante de leurs idéaux historiques, une capitulation devant la macronie pour préserver leurs sièges. Mathilde Panot, de LFI, a raison de dénoncer un « budget de malheur » imposé « en force », accusant le gouvernement de mensonges et de coupes sévères. Marine Le Pen, du RN, qualifie quant à elle ces mesures d’ « irresponsables », pointant du doigt les LR pour avoir sauvé un exécutif qu’ils prétendent combattre.
L’hypocrisie idéologique de LFI : priorité à l’idéologie sur le peuple
Une fois de plus, les députés de La France insoumise (LFI) ont refusé de voter la motion de censure déposée par le Rassemblement national (RN), alors que le contraire n’est pas vrai. Selon l’analyse des scrutins officiels, la motion du RN n’a recueilli que 142 voix, provenant essentiellement du RN (122 voix) et de l’Union des droites pour la République (UDR, 16 voix), sans aucun soutien des groupes de gauche comme LFI, les écologistes ou les communistes. En revanche, la motion portée par LFI a obtenu 269 voix, boostée par les 122 voix du RN et les 16 de l’UDR, qui ont choisi de voter pour elle malgré les divergences idéologiques. Cela démontre que le RN met de côté ses différences pour faire chuter un gouvernement impopulaire, au service des intérêts du peuple.
Mais LFI reste prisonnière de son idéologie, refusant toute collaboration avec la droite nationale, même si cela signifie prolonger un budget destructeur pour les Français.
Ils privilégient ainsi leurs dogmes aux besoins concrets de la nation, contribuant à perpétuer le chaos au lieu de l’arrêter.
Implications : vers une crise inévitable ?
Cette situation marque la fragilité extrême de la 17e législature, où aucun groupe n’a la majorité absolue. Pourtant, au lieu de résoudre la crise par des élections, Macron et ses alliés prolongent l’agonie, au risque d’une explosion sociale. Les motions de censure à venir, prévues pour le 27 janvier sur la partie « dépenses », seront sans doute rejetées de la même manière, perpétuant ce cirque. Mais le peuple n’est pas dupe : ces « traîne-sabre » et leurs maîtres au pouvoir seront jugés aux urnes, aux municipales ou ailleurs. Il est temps de balayer cette élite déconnectée et de redonner la voix à la nation. La France mérite mieux que ce chantage permanent et ces collaborations honteuses.
octobre 10, 2025
Motions de censure victimes des clivages partisans, aucun respect populaire !
Les Français et les Européens, toujours otages des divisions partisanes
Quand la politique protège les postes plutôt que le peuple
Dans un paysage politique de plus en plus fragmenté, les citoyens français et européens se retrouvent souvent piégés par les clivages entre partis. Au lieu de servir l’intérêt général, ces divisions préservent les postes lucratifs des élus, au détriment du peuple qui paie les pots cassés. Des motions de censure avortées au Parlement français aux tentatives similaires au Parlement européen, les exemples ne manquent pas pour illustrer comment l’opposition systématique ou les abstentions bloquent toute tentative de remise en question du pouvoir en place.
Finalement, c’est le citoyen lambda qui en fait les frais, tandis que les « traîne-sabre » conservent leurs privilèges.
Mais une solution émerge dans les débats : le mandat révocatoire, qui pourrait bien nettoyer ce panier de crabes.
Le Parlement français : des motions de censure victimes des clivages
En France, l’Assemblée nationale est le théâtre récurrent de motions de censure qui, bien souvent, ne servent qu’à marquer des points politiques sans aboutir à un réel changement. Selon la Constitution de la Ve République, une motion de censure permet à l’Assemblée de renverser le gouvernement si elle obtient la majorité absolue des voix. Pourtant, dans la pratique, ces motions sont déposées par un parti ou une coalition, mais rarement soutenues par l’opposition dans son ensemble. Les députés des autres groupes préfèrent souvent voter contre ou s’abstenir, préservant ainsi le statu quo pour des raisons partisanes plutôt que pour l’intérêt national.
Prenons l’exemple récent du gouvernement Barnier en 2024-2025. En décembre 2024, une motion de censure a été adoptée contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, entraînant la démission du gouvernement après l’utilisation de l’article 49.3. C’était la première fois depuis 1958 qu’une telle motion passait suite à un 49.3, mais cela reste une exception. Plus souvent, comme en février 2025, les motions déposées par La France Insoumise (LFI) sur le budget ont été rejetées, faute de soutien unifié de l’opposition. Les députés du centre ou de droite s’abstiennent ou votent contre, craignant peut-être de déstabiliser un système qui les arrange. Résultat : le gouvernement reste en place, et les réformes controversées passent sans vrai débat, laissant les Français face à des décisions imposées.
Cette dynamique n’est pas nouvelle.
Depuis 1958, des dizaines de motions ont été déposées, mais seules quelques-unes ont abouti, souvent dans des contextes de crise majeure.
Les partis se divisent non pas sur le fond, mais sur des calculs électoraux : soutenir une motion d’un rival pourrait affaiblir sa propre position future. Pendant ce temps, les citoyens subissent les conséquences d’une paralysie politique, avec des budgets adoptés en urgence ou des lois spéciales pour pallier les blocages.
Le parlement européen : même scénario pour Ursula von der Leyen
Au niveau européen, le tableau est similaire. Le Parlement européen dispose d’un outil puissant : la motion de censure contre la Commission européenne, qui nécessite une majorité des deux tiers pour passer. Pourtant, les divisions entre groupes politiques – du centre aux extrêmes – rendent ces motions ineffectives. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission depuis 2019 et réélue en 2024, en est un exemple flagrant. En octobre 2025, deux motions de censure ont été soumises contre elle : l’une par le groupe d’extrême droite Patriots for Europe (PfE), l’autre par le groupe de gauche The Left.
Les votes ont été sans appel : la motion d’extrême droite a été rejetée par 378 voix contre 179 pour et 37 abstentions, tandis que celle de gauche a recueilli seulement 133 voix pour, contre 383 et 78 abstentions. Pourquoi ? Les centristes, qui soutiennent von der Leyen, ont massivement voté contre, et même les opposants d’un bord n’ont pas soutenu ceux de l’autre. Les abstentions, souvent motivées par des alliances tacites ou des craintes de déstabiliser l’institution, ont scellé le sort de ces initiatives. Von der Leyen est sortie « renforcée » de ces épreuves, mais au prix d’une confiance érodée dans les institutions européennes.
Ces motions, débattues en plénière à Strasbourg, visaient à critiquer la gestion de la Commission sur des dossiers comme l’immigration ou l’environnement, mais les clivages idéologiques ont primé. Les députés européens, issus de partis nationaux divers, préfèrent préserver leurs alliances au sein des grands groupes (PPE, S&D, Renew) plutôt que de s’unir pour un vrai contrôle démocratique. Résultat : la Commission reste en place, avec ses salaires élevés et ses privilèges, tandis que les citoyens européens attendent des réponses à des crises comme l’inflation, l’emploi ou la pacification des relations internationales.
Le peuple, éternel cocu de ces manœuvres
Dans ces deux arènes – nationale et européenne –, le modèle est clair : les divisions partisanes protègent les postes lucratifs des élus.
Un député français gagne environ 7.500 euros brut par mois, sans compter les indemnités, tandis qu’un eurodéputé touche plus de 9.000 euros, avec des avantages fiscaux et des retraites généreuses.
Pendant que ces « traîne-sabre » conservent leur siège, le peuple paie l’addition : impôts en hausse, services publics dégradés, et une défiance croissante envers la démocratie. En France, l’adoption exceptionnelle d’une censure en 2024 a mené à une crise gouvernementale, mais sans résolution profonde des problèmes budgétaires. En Europe, von der Leyen poursuit son mandat malgré les nombreuses critiques, renforçant l’idée que les institutions sont déconnectées des réalités citoyennes.
Le cocu, c’est toujours le peuple : pris en otage par des jeux d’alliances qui privilégient la survie politique sur l’action collective.
Le mandat révocatoire : une solution pour nettoyer le panier de crabes ?
Face à cette impasse, une idée gagne du terrain dans les débats politiques : le mandat révocatoire.
Ce mécanisme, déjà en place dans plusieurs pays comme la Suisse ou certains États américains, permet aux citoyens de révoquer un élu en cours de mandat via un référendum, si un seuil de signatures est atteint.
En France, cette proposition est portée par certains partis politiques ainsi que les Gilets jaunes qui l’incluent dans leur programme pour responsabiliser les élus et impliquer les citoyens.
Un référendum révocatoire pourrait s’appliquer au président, aux députés ou même aux maires, en cas de déception ou de manquement grave.
Il éviterait les blocages partisans en donnant le pouvoir direct au peuple, forçant les élus à rendre des comptes au-delà des élections.
Bien que débattu depuis longtemps en France – avec des rapports parlementaires et des propositions de loi –, il reste absent de la Constitution (préférent y inclure l’IVG moins dangereux pour leur poste), souvent bloqué par les craintes d’instabilité. Au niveau européen, un tel outil pourrait s’adapter au Parlement ou à la Commission, renforçant la démocratie participative.
Adopter le mandat révocatoire ne serait pas une panacée, mais il pourrait briser le cercle vicieux des divisions partisanes, en rappelant aux élus qu’ils servent le peuple, et non l’inverse.
Tant que les partis privilégieront leurs intérêts sur l’unité, les Français et les Européens resteront otages d’un système dysfonctionnel. Il est temps de repenser les outils démocratiques pour que le pouvoir revienne vraiment au peuple, avant que la défiance ne devienne irrémédiable.
https://multipol360.com/les-francais-et-les-europeens-toujours-otages-des-divisions-partisanes/
octobre 26, 2014
Sur la page pour une démocratie libérale (13/21) (le législatif)
- Le pouvoir exécutif ;
- Le pouvoir judiciaire.
Le pouvoir législatif
Dans une démocratie, les représentants du peuple, ou députés, sont élus pour servir le peuple, quel que soit le nom de l'assemblée où ils siègent : assemblée nationale, chambre des députés, parlement, ou congrès. Ils remplissent un certain nombre de rôles essentiels au bon fonctionnement d'une démocratie.
Les assemblées élues sont le principal forum de délibération, de débat et d'adoption des lois d'une démocratie représentative. Ce ne sont pas des « chambres d'enregistrement », qui se contenteraient d'approuver les décisions d'un despote.
Leurs pouvoirs de contrôle et d'enquête permettent aux législateurs de remettre en question publiquement des actions ou décisions de membres du gouvernement et de contrôler l'action des divers ministères, surtout dans un régime présidentiel où le pouvoir législatif est totalement séparé de l'exécutif.
Les législateurs ont la responsabilité d'étudier le projet de budget annuel, de l'amender s'ils le souhaitent et de l'adopter, d'organiser des auditions publiques sur des questions d'actualité et de confirmer les nominations de l'exécutif aux postes ministériels et judiciaires. Dans certaines démocraties, des commissions parlementaires d'enquête permettent aux députés d'examiner en public les questions nationales controversées.
Les parlementaires de la majorité soutiennent le gouvernement en place et ceux de la minorité pratiquent une opposition politique loyale, consistant à faire des contre-propositions ou à proposer un programme politique différent.
Les parlementaires ont la responsabilité d'exprimer leurs opinions de façon aussi convaincante que possible. Mais ils doivent travailler dans le respect de l'éthique démocratique de tolérance, de respect et de compromis afin d'atteindre des accords propices à l'intérêt général de la population et pas seulement à leur clientèle électorale. Chaque parlementaire décide en conscience l'arbitrage qu'il fait entre l'intérêt général et les intérêts particuliers de son électorat.
Les parlementaires sont généralement à l'écoute de la population, prêtant une oreille attentive aux doléances et problèmes individuels de leurs électeurs et leur donnant un appui dans leurs démarches après des grandes bureaucraties publiques. Pour ce faire, ils ont souvent une équipe d'assistants compétents.
Les députés sont habituellement élus selon deux grands types de scrutins : les scrutins uninominaux, dans lesquels le candidat qui a le plus de voix l'emporte, et les scrutins de liste « à la proportionnelle », souvent utilisés pour les élections législatives, dans lesquels les électeurs votent habituellement davantage pour un parti que pour des hommes et où les sièges sont répartis entre les listes au pro rata des suffrages obtenus par chaque liste.
La proportionnelle tend à susciter une multitude de petits partis très organisés. Les scrutins uninominaux favorisent, eux, une bipolarisation entre deux grandes coalitions assez lâches. Dans chacun de ces systèmes, les représentants du peuple participent au débat, aux négociations entre partis, à la formation d'une coalition et aux compromis qui sont la marque des parlements démocratiques.
Les démocraties ont souvent un système parlementaire bicaméral qui comporte deux chambres : une chambre dite basse (assemblée nationale ou chambre des députés) et une chambre dite haute (souvent appelée le sénat). Généralement les lois doivent être approuvées par les deux chambres.














