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juillet 01, 2026

Le « droit-de-l’hommisme » : la mort comme religion civile - Euthanasie !

L’euthanasie, ou le suicide promu au rang de service public

On nous présente l’euthanasie comme la conquête d’un nouveau droit : le « droit de mourir dans la dignité ». Mais un droit qui ne peut s’accomplir que par l’intervention des pouvoirs publics, et qu’il faut protéger par un délit d’entrave, n’est pas un droit. C’est un faux droit. Le symptôme le plus avancé du « droit-de-l’hommisme ». Et derrière le vocabulaire de la compassion se cache une opération bien réelle : transformer le suicide en service public, géré, financé et bientôt recommandé par l’État.


La question décisive : qu’est-ce qu’un vrai droit ?

Le débat sur l’euthanasie est presque toujours posé comme un débat de compassion contre cruauté. C’est une erreur de cadrage. La vraie question est philosophique, et elle est antérieure : qu’est-ce qu’un droit ?

Suivons ici Murray Rothbard et la tradition du droit naturel. Un droit authentique est un droit négatif : il n’exige d’autrui qu’une abstention. Mon droit à la vie m’assure que personne ne me tuera ; il ne contraint personne à me nourrir. Ma liberté d’expression oblige les autres à ne pas me bâillonner ; elle n’oblige personne à m’imprimer. Ces droits découlent tous de la propriété de soi (self-ownership) : je suis propriétaire de mon corps, donc nul ne peut en disposer sans mon consentement.

Le critère est limpide. Un vrai droit peut être exercé par tous, en même temps, sans rien prendre à personne. Il se réalise par le silence et l’inaction des autres.

Appliquons ce critère au suicide. Ai-je le droit de disposer de ma propre vie ? Du point de vue de la propriété de soi, on peut le soutenir. Mais alors ce droit est déjà entier, et il n’a besoin de personne. Celui qui veut se suicider aura toujours les moyens de le faire. Le suicide n’a jamais requis l’autorisation, ni le concours, ni le budget de l’État.

D’où vient donc l’euthanasie comme revendication politique ? Précisément du fait qu’on ne réclame pas la liberté de mourir — on l’a déjà —, mais un service. On réclame que la collectivité organise, finance et administre la mort. Et c’est ici que le droit bascule dans son contraire.

Du droit négatif au faux droit positif

Car « l’aide médicale à mourir » n’est pas un droit négatif. C’est un droit-créance, un droit positif. Il n’exige pas que les autres s’abstiennent : il exige qu’ils agissent. Il faut un médecin pour injecter, un budget public pour payer, une bureaucratie pour évaluer, des contribuables pour financer. On retrouve exactement la critique que Rothbard adressait à la Déclaration universelle : avoir mêlé les droits authentiques aux pseudo-droits sociaux, qui ne peuvent se réaliser qu’en imposant par la force une obligation à des tiers.

La conception socialiste pose que « ma liberté ne peut s’accomplir que par l’intervention de la société ». On donne alors au médecin de la Sécu le pouvoir de vie et de mort sur quiconque en exprime le besoin, et l’on crée un délit d’entrave à l’euthanasie.

Le délit d’entrave est le révélateur. Songez-y : on ne crée jamais de délit d’entrave pour protéger un droit négatif. Personne ne saurait « entraver » ma liberté de me taire ou de rester chez moi. On crée un délit d’entrave quand on veut forcer la participation de ceux qui refusent. Le délit d’entrave, c’est l’aveu que le prétendu droit ne tient pas debout tout seul : il faut briser les consciences récalcitrantes pour le faire exister.

Un droit qui ne peut s’accomplir que par l’intervention des pouvoirs publics, et qu’il faut défendre par un délit d’entrave, est un faux droit. Ce n’est pas une liberté qu’on protège, c’est un service qu’on impose.

Le « droit-de-l’hommisme » : la mort comme religion civile

Cette inversion porte un nom, c’est le droit-de-l’hommisme : la mutation des droits de l’homme en religion séculière. À l’origine, les droits de l’homme protégeaient un peuple contre son gouvernant. Retournés, ils deviennent un dissolvant : une fabrique de droits subjectifs illimités, déconnectés de tout devoir et de tout ordre social.

L’euthanasie d’État en est l’illustration parfaite. Le droit subjectif de l’individu à sa propre mort devient une créance sur la collectivité tout entière, qui doit désormais s’organiser autour de la production de la mort. Le serment d’Hippocrate — « d’abord, ne pas nuire » — est réécrit dans un sens orwellien : il vaut mieux tuer le patient. Une forme de « nihilisme thérapeutique ».

Il existe un libéralisme humaniste qui nous libère de la tyrannie en garantissant la propriété de soi ; et un faux libéralisme antihumaniste qui prétend nous libérer de la réalité elle-même — de la biologie, de la finitude, de la nature humaine. L’euthanasie érigée en droit relève du second. Elle repose sur l’idée que l’homme n’a pas de nature : à lui de décider jusqu’à ce qu’il est, et donc jusqu’à sa propre suppression. C’est la même matrice que l’animalisme ou le transhumanisme. Une fois la nature humaine niée, plus rien n’arrête la « libération ».

Que voulons-nous vraiment ?


Revenons à la question initiale : veut-on vraiment que le suicide devienne un service public ?

La position libérale classique n’est ni la cruauté ni l’acharnement. Elle est une distinction. Que l’individu souverain puisse, dans le secret de sa conscience, disposer de sa propre vie, c’est une chose — et nul État n’a jamais pu l’en empêcher. Que la collectivité s’organise pour administrer cette mort, la financer, la recommander et punir ceux qui s’y refusent, c’en est une tout autre. Ce n’est pas le rôle de la société de gérer la mort des individus.

La frontière est claire. La liberté de mourir n’a besoin de personne. Le « droit » à l’euthanasie a besoin de tout le monde — de gré ou de force. Le premier est une liberté. Le second est un pouvoir donné à l’État sur la vie des innocents, déguisé en compassion.

Conclusion

L’euthanasie d’État n’est pas l’aboutissement des droits de l’homme : elle en est la caricature. Elle transforme une liberté négative, que chacun possède déjà, en un service public assorti d’un délit d’entrave. Or un droit qui exige l’action d’autrui, qui réquisitionne le médecin et le contribuable, qui se protège en sanctionnant les objecteurs, n’est pas un droit. C’est un faux droit. Du droit-de-l’hommisme à l’état pur.

La vraie question n’est donc pas « avez-vous le droit de mourir ? » — vous l’avez toujours eu. Elle est : voulez-vous remettre à une bureaucratie, dont tous les intérêts poussent à la mort, le pouvoir de décider quelles vies ne valent plus la peine d’être financées ? Une civilisation se reconnaît à ce qu’elle protège ses faibles plutôt qu’elle ne les solde.

Damien Theillier

Damien Theillier est un philosophe et libéral français, fondateur de l'Institut Coppet et de l’École de la liberté, un site de cours en ligne. Il est professeur de philosophie, diplômé de l'université Paris-Sorbonne, co-auteur de Culture Générale (Pearson) et de Un chemin de liberté, la philosophie de l'Antiquité à nos jours, (Berg International). Il est directeur de publication de la revue Laissons Faire.Il fait partie des 100 auteurs et du comité de rédaction des livres Libres ! 100 idées, 100 auteurs et Libres !! - 100 idées / 100 auteurs / 100 feuillets. Il est co-auteur du livre Libéralisme et liberté d'expression (sous la direction d’Henri Lepage, Texquis, mai 2015).

Liens externes

https://beefandbitcoin.substack.com/p/leuthanasie-ou-le-suicide-promu au?utm_source=share&utm_medium=android&r=6et7zo&utm_id=97758_v0_s00_e0_tv2_a1dennhaw0acp3&triedRedirect=true 

 


 

Loi sur la fin de vie.
Le professeur Didier Sicard est une référence en matière d’éthique et de fin de vie.
Je le côtoie depuis plus d’une quinzaine d’années, d’abord au Cercle Montesquieu, puis au Forum du Collège des Bernardins. C’est un homme mesuré, un véritable humaniste. Il s’exprime rarement et, lorsqu’il le fait, c’est toujours avec une grande prudence. Ses paroles sont pesées et portent.

Euthanasie

À l'origine, l'euthanasie (grec ancien : ευθανασία, bonne mort) désigne le fait d'avoir une mort douce, que cette mort soit naturelle ou provoquée. Le mot a été créé par le philosophe anglais Francis Bacon, qui estimait que le rôle du médecin était non seulement de guérir, mais d'atténuer les souffrances liées à la maladie et, lorsque la guérison était impossible, de procurer au malade une mort douce et paisible. Du point de vue du droit, l'euthanasie désigne l'acte d'un médecin qui provoque (euthanasie active) ou permet par son inaction (euthanasie passive) la mort d'un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie. 

L'euthanasie comme un droit individuel

L'euthanasie, en tant que décision prise par le patient, est un droit fondamental de l'être humain (comme le suicide), car elle relève de la liberté de chaque individu. Chacun est libre d'agir comme bon lui semble tant qu'il n'agresse personne. En ce sens, tant qu'elle relève de la volonté du malade, l'euthanasie ne constitue pas un acte offensif - quel que soit le jugement moral que l'on porte sur ce comportement.

Chaque individu doit être libre d'utiliser son corps (pour courir, dormir, etc.), d'en tirer profit (en louant sa force de travail, en se prostituant, en vendant ses organes, etc.) et d'en abuser (en se droguant, en se suicidant, en se mutilant, en consommant trop de sel ou de sucre, en devenant obèse, en ne pratiquant aucun sport, etc.). Si une loi punit des médecins qui pratiquent l'euthanasie à la demande de leur malade, une telle sanction est illégitime au regard des droits naturels.

L'euthanasie comme le droit de tuer ?

À ce titre, toute intrusion de l'État dans un domaine aussi sensible d'un point de vue éthique ne peut mener qu'à des dérives inacceptables. On se souvient ainsi que les nazis parlaient d'euthanasie pour l'extermination des handicapés. Lorsque le choix de prolonger la vie implique une forte dépense, et que la bureaucratie a confisqué pour elle-même le pouvoir d'ordonner ou d'interdire cette dépense, le bureaucrate, qu'il soit médecin de la Sécurité sociale ou simple fonctionnaire, a le pouvoir de vie et de mort sur quiconque a le malheur de tomber malade entre ses mains. On peut lire sous la plume de certains étatistes des justifications de l'euthanasie pour réduire « les coûts pour la collectivité ».

De telles propositions découlent de façon naturelle des thèses collectivistes : votre vie ne vous appartient pas, elle appartient à la collectivité, qui vous soigne et veille sur vous. Donc pourquoi prolonger votre vie, si vous n'apportez rien à la communauté ? L'utilitarisme peut aussi conduire à de telles conclusions, puisque l'euthanasie, par suppression de la souffrance, peut conduire à une augmentation du bonheur agrégé. On est bien loin de l'euthanasie comme choix individuel face à la souffrance, mais bien près du totalitarisme dans toute son inhumanité.

Il faut donc distinguer deux sens possibles (et opposés) pour le terme d'euthanasie : le droit de mourir dans la dignité, choix volontaire, et ce que Murray Rothbard appelle « le droit de tuer dans la dignité », exercé pour des raisons comptables ou utilitaristes par des administrations, des médecins, voire approuvé par la justice, qui fait totalement fi du consentement du patient.

Euthanasie active

L'euthanasie active désigne l'acte de tuer une personne à sa demande. En général, cet acte est interdit par le droit positif dans tous les pays.

Les arguments en faveur de l'euthanasie active sont les suivants :

  • le droit à disposer de soi-même d'une personne : il n'y a pas vraiment de différence entre décider de se tuer soi-même et demander à quelqu'un d'autre de le réaliser parce qu'on est dans l'impossibilité de le faire (par exemple cloué sur un lit d'hôpital) ;
  • l'euthanasie active n'est pas davantage une atteinte à la dignité humaine que de maintenir en vie quelqu'un contre sa volonté ;
  • la frontière est très floue entre euthanasie active, euthanasie indirecte, assistance au suicide, soins palliatifs, sédation palliative ; l'euthanasie active est plus transparente et facile à contrôler que les autres types d'euthanasie. De ce fait elle devrait être autorisée comme un moyen parmi d'autres.

Les arguments en défaveur de l'euthanasie active sont les suivants :

  • l'euthanasie active enfreint le serment fait par le médecin de soigner et trouble la relation de confiance patient-médecin ;
  • risque de ne pouvoir protéger un patient atteint de démence ou plongé dans le coma des visées égoïstes de ses proches ;
  • risque de voir se généraliser l'euthanasie active pour des raisons d'économies en comparaison avec des alternatives plus coûteuses (médecine palliative).

Citations

  • « L'État n'a pas à faire mourir un individu, mais il n'a pas non plus le droit de l'empêcher de ne plus vivre. » (Ulrich Genisson, Euthanasie : le droit au choix, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
  • « Si mon enfant était atteint de rage et qu'il n'existât aucun remède permettant d'alléger ses souffrances, je considérerais comme de mon devoir de lui donner la mort. Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes. L'un des moyens, qui est définitif, de soulager un enfant dans les affres d'une atroce souffrance, est de lui donner la mort. » (Mohandas Gandhi, Young India, 18 novembre 1926)
  • « Que vous souhaitiez vivre ou mourir comme Prométhée ou comme Job relève de votre décision, ou à défaut de celle de ceux qui vous aiment, et non de quelqu'un d'autre par l'intermédiaire de la loi étatique ou par un autre biais. » (Sigrid Fry-Revere[1])
  • « Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement. » (Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)
  • « Ce qui est un bien, ce n’est pas de vivre, mais de vivre bien. » (Sénèque[2])
  • « L’argument principal des partisans de l’euthanasie – qui n’est pas antipathique aux libéraux – est que seules les personnes qui le souhaitent sont euthanasiées. Pourtant, cet argument ne résiste pas à l’analyse. Le débat porte déjà sur l’extension de l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas et plus en mesure d’exprimer leur volonté : on ne saurait mieux dire qu’il s’agit d’euthanasier des personnes qui, par définition, n’en émettent pas, voire n’en ont jamais émis, le souhait. » (Drieu Godefridi, L'écologisme, nouveau totalitarisme)

Informations complémentaires

Notes et références

  • Sigrid Fry-Revere, Article « Euthanasia », The Encyclopedia of Libertarianism

    1. Lettres à Lucilius, Livre VIII, Lettre 70

    Bibliographie

    • 1992, "Manifeste pour une mort douce", Roland Jaccard, Michel Thévoz - Grasset
    • 2018, Peter Kurti, "Euthanasia: Putting the Culture to Death?", Connor Court: Redland Bay QLD, Australie

    Voir aussi

    Liens externes

     


    Avec la nouvelle loi, des "équipes mobiles d'euthanasie" pourront venir forcer l'entrée des maisons de retraite et des établissements de santé, y compris catholiques.


    ==> Mais ce n'est pas tout, voici 23 problèmes graves identifiés dans la proposition de loi.
    ==> Lisez bien; c'est notre vie à chacun qui est en jeu !


    ➡️1. C'est un seul et même médecin qui décide de toute la procédure d'euthanasie ;
    ➡️2. La loi ne prévoit aucune exigence formelle quant à l'expression de la volonté de mourir ;
    ➡️3. Il suffit que le médecin affirme que la personne veut mourir ;
    ➡️4. Ce médecin peut rencontrer le "patient" pour la première fois le jour de la "demande";
    ➡️5. L'euthanasie est possible sur les personnes sous tutelle et sous curatelle, et sur les personnes dont le discernement est altéré ;
    ➡️6. Il suffit que le discernement ne soit pas "gravement" altéré lorsque la personne est supposée exprimer sa demande de mort ;
    ➡️7. Une personne ayant un trouble psychique grave, telle qu’une tendance suicidaire, n’est pas exclue du processus ;
    ➡️8. Le délai de réflexion n'est que de 2 jours ;
    ➡️9. La décision du médecin peut être prise en quelques minutes, car aucun délai n’est fixé ;
    ➡️10. Le médecin consulte deux personnes qu'il choisit lui-même ;
    ➡️11. La consultation peut se faire en ligne, sans rencontrer le demandeur  ;
    ➡️12. Les proches n'ont pas un droit à être informés ;
    ➡️13. Même si la personne demande la consultation d’un proche, le médecin peut le refuser ;
    ➡️14. Les proches n'ont pas le droit de contester en justice la décision du médecin ;
    ➡️15. Le médecin ou l’infirmier doit veiller à ce que l’entourage de la personne objet de l’euthanasie n’exerce aucune pression pour lui faire « renoncer à l’administration de la substance létale » ;
    ➡️16. La personne n’est informée qu’après avoir confirmé sa demande de mourir des modalités d’administration du poison et de son effet ;
    ➡️17. Le "contrôle" est réalisé après la mort sur la base des informations transmises par le seul médecin ;
    ➡️18. Le « contrôle » est réalisé par une commission nommée par le ministre de la Santé et composée de 4 personnes membres d’associations ou « désignées en raison de leurs compétences dans le domaine des sciences humaines et sociales », ainsi que de 2 médecins et de seulement 2 juges ;
    ➡️19. Les médecins objecteurs de conscience qui refusent l'euthanasie sont obligés de désigner un autre médecin qui accepte de pratiquer l’euthanasie à leur place ;
    ➡️20. Les établissements privés, en particulier religieux, même si tous leur personnel est objecteur, sont obligés d’accueillir des équipes mobiles d’euthanasie et d'accepter l'euthanasie de leurs résidents, sous peine de poursuites et de sanctions administratives et financières;
    ➡️21. Les pharmaciens sont privés de clause de conscience et obligés de préparer le poison ;
    ➡️22. La personne n’a pas un « droit » à bénéficier des soins palliatifs, sachant qu’une vingtaine de départements ne disposent d'aucune unité de soins palliatifs, et que moins de la moitié des besoins en soins palliatifs sont actuellement couverts, et que cette couverture diminue proportionnellement au vieillissement de la population;
    ➡️23. Les amendements visant à séparer les procédures d’euthanasie et de celle de prélèvements d’organes ont tous été rejetés.
    ==> En outre, il faut tenir compte des faits suivants ;
    - 10% des Français sont sous antidépresseurs,
    - 1.000.000 de Français sont éligibles à ce jour selon la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP)
    - Le nombre d'éligibles va croître avec le vieillissement de la population;
    - La légalisation de la mort anticipée permettra d’économiser environ 1,4 milliard d'euros par an en frais de santé, vieillesse et retraite (évaluation de la Fondapol, 2025).

    Grégor Puppinck

     

     

    mars 03, 2026

    Que s'est-il passé en France ? Mars 2026

    Sommaire:

    A) - Euthanasie : l’Assemblée nationale adopte un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives 

    B) - Remaniement ministériel sous Sébastien Lecornu : entre renvois d’ascenseur et fin de règne

    C) - La trahison nucléaire de Macron : un scandale qui menace la souveraineté française

    D) - L’heure de la désobéissance a sonné : le cri d’au bon tweet pour un réveil français

    E) - L’école au bord de la rupture, Coffinier et Le Floch-Imad tirent la sonnette d’alarme

     


     

    A) - Euthanasie : l’Assemblée nationale adopte un texte qui ouvre la voie à de nombreuses dérives 

    Mercredi soir, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi instaurant l’euthanasie et le suicide assisté en France. Avec 299 voix pour et 226 voix contre (sur 525 suffrages exprimés), le texte a franchi une nouvelle étape décisive. Un résultat en apparence similaire à la première lecture de mai 2025 (305 pour, 199 contre), mais qui révèle une évolution significative :

    le camp des opposants s’est renforcé de 27 voix, signe d’une prise de conscience grandissante face aux risques de ce projet de loi.

    Ce vote intervient alors que de nombreuses voix, y compris au sein de la majorité, alertent sur les dérives potentielles d’un texte jugé comme le plus permissif au monde. Contrairement aux pays qui ont légalisé l’aide à mourir par étapes (Pays-Bas, Belgique, Canada), la France instaure dès le départ un droit large, inscrit dans le Code de la santé publique, avec des critères relativement flous laissés à l’interprétation médicale.


     

    Une procédure légère et des garde-fous systématiquement rejetés

    Comme l’a souligné Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la Vie : « C’est un signe très positif parce que cela montre effectivement une prise de conscience sur la gravité du texte. Il n’y a pas du tout d’unanimité autour de cette loi, c’est un sujet qui divise beaucoup les Français. » 

    Elle a également pointé du doigt le refus massif, par les promoteurs du texte, de centaines d’amendements visant à protéger les plus vulnérables : « À chaque fois ces amendements étaient rejetés, ce qui montre une véritable idéologie derrière : la liberté à tout prix. »

    La députée UDR de l’Isère, Hanane Mansouri, dont le groupe a été le seul à voter intégralement contre, a été particulièrement incisive : « En réalité, vous installez une pression sociale permanente sur les malades, les personnes âgées, les handicapés. Au départ, vous nous expliquiez que ce texte serait strict, rare, encadré… puis en séance, vous avez élargi le dispositif. L’euthanasie devait être l’exception si la personne ne pouvait pas s’administrer la substance elle-même. Ensuite, cela a été à la carte : suicide assisté ou euthanasie. Vous avez fait sauter la digue. »

    Mort au banc des soins et risque d’auto-effacement des plus faibles

    Le député communiste de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, a exprimé une opposition rare à gauche : « Je ne voudrais pas que cette loi soit un signe adressé au plus vulnérable d’entre nous et notamment à nos aînés pour une espèce d’auto-effacement. Je connais trop, pour avoir visité les soins palliatifs à Saint-Denis, des gens à qui toute leur vie on a dit qu’ils étaient de trop. Imaginez quand ils sont vulnérables, âgés, en soins, qu’ils ont le sentiment intériorisé qu’ils sont un poids pour cette société et que c’est de leur responsabilité de s’effacer. »

    Divisions politiques inédites

    Le bloc centriste (Horizons et Démocrates) s’est retrouvé coupé presque en deux, avec autant de votes pour que contre. Au Rassemblement National, malgré l’opposition au texte de Marine Le Pen, 17 députés ont voté pour, dont Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. Ce dernier a regretté que certaines interrogations n’aient pas été levées mais a dit espérer un texte « plus équilibré » en nouvelle lecture.

    Le rapporteur Olivier Falorni, membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), a défendu un « équilibre » que beaucoup contestent. Le député UDR de l’Ardèche, Vincent Trébucher, a rappelé que l’ADMD elle-même présente ce texte comme « un premier pas » : son président actuel a déjà annoncé vouloir élargir rapidement la loi aux mineurs et aux personnes protégées juridiquement.

     


     

    Vulnérabilités particulières et inquiétudes médicales

    La Fondation Jérôme Lejeune a immédiatement réagi, exprimant de vives inquiétudes pour les personnes en situation de handicap intellectuel, particulièrement exposées aux abus et aux discriminations. Olivier Falorni estime pourtant qu’elles restent éligibles dès lors qu’elles expriment un « consentement libre et éclairé ».

    De nombreux soignants redoutent le nouveau délit d’entrave (2 ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende) qui pourrait frapper ceux qui tenteraient simplement d’informer ou de dissuader. Le Conseil national de l’Ordre des médecins a critiqué une clause de conscience « qui manque de clarté » et n’offre pas de garanties suffisantes. Les pharmaciens, eux, n’auront aucune clause de conscience : ils seront obligés de délivrer le produit létal. Les établissements de soins non plus.

    Prochaine étape au Sénat

    Le texte arrive au Sénat à partir du 1er avril. Les débats s’annoncent vifs, d’autant que les questions éthiques, médicales et sociétales dépassent largement les clivages politiques traditionnels.

    Ce vote de l’Assemblée nationale n’est pas une simple avancée législative. Il marque, pour ses opposants, l’entrée de la mort dans le champ des soins, la fin de l’interdit de tuer et l’installation d’une pression insidieuse sur tous ceux que la société pourrait un jour considérer comme « de trop ». Les dérives redoutées ne sont plus une hypothèse : elles sont déjà inscrites dans la logique même du texte et dans les déclarations de ses promoteurs les plus actifs.

    L’avenir dira si le Sénat saura poser les véritables garde-fous que l’Assemblée Nationale a refusés. La France s’apprête à franchir une ligne rouge. Nombreux sont ceux qui estiment qu’elle ne pourra plus jamais revenir en arrière.

    https://multipol360.com/euthanasie-lassemblee-nationale-adopte-un-texte-qui-ouvre-la-voie-a-de-nombreuses-derives/

     


    B) - Remaniement ministériel sous Sébastien Lecornu : entre renvois d’ascenseur et fin de règne 

    Le 26 février 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a orchestré un remaniement gouvernemental, le troisième depuis son arrivée à Matignon il y a moins de six mois.

    Ce « bricolage » porte le nombre de membres de l’exécutif à 36, masquant difficilement les fissures d’un pouvoir en quête de stabilité.

    Dans un contexte de fin de règne pour Emmanuel Macron, ce remaniement semble récompenser les fidèles tout en gérant les ambitions personnelles, sans ambitionner de grands chantiers avant les échéances électorales à venir.

    Les départs notables : ambitions et défections

    Parmi les sorties marquantes, Rachida Dati abandonne le ministère de la Culture pour se consacrer pleinement à sa campagne pour la mairie de Paris. Un choix opportuniste qui la libère d’un portefeuille où elle a été éclaboussée par des controverses, comme le vol au Louvre. Charlotte Parmentier-Lecocq quitte quant à elle son poste de ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, préférant retrouver son siège de députée à l’Assemblée nationale. Ces départs s’ajoutent à celui récent d’Amélie de Montchalin, nommée à la Cour des comptes et remplacée par David Amiel aux Comptes publics. Cette instabilité chronique illustre un gouvernement plus occupé à gérer les défections que les affaires de l’État.

    Les arrivées : recyclage de proches et équilibres politiques

    Côté entrées, Catherine Pégard, 71 ans, prend les rênes de la Culture. Ancienne conseillère culturelle à l’Élysée sous Emmanuel Macron et présidente du château de Versailles, cette fidèle, également proche de Nicolas Sarkozy, est récompensée pour sa loyauté. Elle devra naviguer dans un secteur dominé par la gauche, en gardienne du statu quo culturel.

    Sabrina Agresti-Roubache effectue un retour surprise comme ministre déléguée à l’Enseignement, à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage, rattachée aux ministères du Travail et de l’Éducation. Éclaboussée par des accusations de sous-déclaration de revenus auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), elle avait été battue aux législatives de 2024.

    Maud Bregeon, déjà porte-parole du gouvernement, élargit son portefeuille en devenant également ministre déléguée à l’Énergie, tout en conservant son rôle initial. Ce cumul audacieux pose question sur sa capacité à gérer efficacement ces responsabilités.

    Deux députés font leur entrée : Camille Galliard-Minier, 50 ans, élue Renaissance de l’Isère et ancienne suppléante d’Olivier Véran, succède à Parmentier-Lecocq à l’Autonomie et aux Personnes handicapées. Jean-Didier Berger, député LR des Hauts-de-Seine et ancien maire de Clamart, rejoint l’Intérieur auprès de Laurent Nuñez. Poussé par Laurent Wauquiez pour maintenir l’équilibre avec la droite, il s’est distingué par des propositions sécuritaires controversées, comme l’extension de la vidéosurveillance ou l’interdiction de signes religieux pour les mineurs dans les associations subventionnées.

    Un poste reste vacant à la Fonction publique jusqu’à la rentrée parlementaire du 23 mars.

    Une fin de règne en mode survie

    Ce remaniement, qualifié d’ « ajustement » par l’exécutif, illustre un pouvoir en fin de cycle. Entre recyclage de proches macronistes et ajustements cosmétiques pour préserver les équilibres politiques, il récompense les loyaux – un véritable renvoi d’ascenseur – sans annoncer de réformes d’ampleur.

    Dans un contexte d’instabilité chronique, avec des élections municipales en vue, ce gouvernement Lecornu III semble plus tourné vers la gestion des egos que vers l’action publique.

    Une illustration parfaite d’une fin de règne pénible, où la stabilité reste un mirage.

    https://multipol360.com/remaniement-ministeriel-sous-sebastien-lecornu-entre-renvois-dascenseur-et-fin-de-regne/ 

     


     

    C) - La trahison nucléaire de Macron : un scandale qui menace la souveraineté française  

    Une annonce explosive en pleine crise géopolitique

    En ce début mars 2026, la France se trouve au cœur d’un tourbillon géopolitique qui met en lumière les dérives d’un président en fin de mandat. Emmanuel Macron, depuis la base nucléaire de l’Île Longue en Bretagne, a annoncé une refonte majeure de la doctrine nucléaire française.

    Sous le prétexte d’une « dissuasion avancée » pour l’Europe, il ouvre la porte à une coopération inédite avec plusieurs pays du continent, incluant des exercices conjoints, des visites d’installations sensibles et même le développement de missiles hypersoniques.

    Cette décision, qualifiée de « traîtrise d’un fou » par beaucoup suscite des milliers de réactions, n’est rien de moins qu’un abandon de la souveraineté nationale. Dans ce message viral, il est souligné comment cette « doctrine nucléaire avancée » permet désormais à des nations comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark de participer activement à des manœuvres qui touchent au cœur de notre arsenal stratégique. Mais au-delà des mots, cette initiative provoque un scandale démocratique profond, une haute trahison évidente, et ravive des fantômes historiques que l’on croyait enterrés.


     

    Le scandale démocratique : un président sans légitimité et des décisions délétères

    Pour comprendre l’ampleur du désastre, revenons sur le contexte. Macron, élu en 2017 sur des promesses de renouveau européen, arrive aujourd’hui à un point où sa légitimité est plus que contestée. Avec une popularité en berne, des crises sociales récurrentes – des Gilets Jaunes aux manifestations contre la réforme des retraites – et une économie française en récession, il n’a plus le mandat moral pour engager le pays dans des choix aussi irréversibles. Pourtant, il persiste à prendre des décisions délétères pour les intérêts des Français, qu’il est censé protéger en tant que chef des armées.

    Cette ouverture nucléaire n’est pas une simple collaboration technique ; elle rapproche l’arme atomique française de pays ouvertement russophobes, comme la Pologne ou les Pays-Bas, qui voient en la Russie un ennemi existentiel.

    C’est comme donner un bidon d’essence et des allumettes à des enfants : ces nations, animées par une hostilité viscérale envers Moscou, pourraient un jour pousser à une escalade incontrôlable, entraînant la France dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Imaginez : des exercices conjoints où des pilotes polonais ou suédois s’entraînent sur des Rafale armés de missiles nucléaires. Cela n’est pas seulement imprudent ; c’est une recette pour le chaos. Les Français, qui paient déjà le prix d’une aide massive à Kiev – des milliards d’euros détournés de la santé ou de l’éducation – se voient maintenant exposés à des risques accrus, sans consultation populaire ni débat parlementaire approfondi. Où est la démocratie dans tout cela ? Macron agit comme un monarque absolu, ignorant que 85 % des citoyens rejettent ce genre de concessions, selon des sondages récents. Ce scandale démocratique n’est pas anodin ; il érode les fondements de la République, transformant l’Élysée en une tour d’ivoire déconnectée des réalités nationales.

    La haute trahison : le partage de secrets qui fragilise la défense nationale

    Pire encore, cette décision frise la haute trahison. En ouvrant les portes de nos installations nucléaires à des « alliés » européens, Macron rend obsolète tout secret défense pour des décennies. Pensez-y : partager des renseignements sur la dissuasion nucléaire signifie expliquer en détail comment fonctionne notre arsenal, quels sont nos atouts – comme les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) capables de frapper n’importe où sur la planète – et nos faiblesses potentielles, telles que les vulnérabilités aux cyberattaques ou les limites de notre stock d’ogives (actuellement autour de 300). C’est prêter le flanc à l’enfoncement d’une future dague par un pays traître. Historiquement, les alliances se brisent, et les amis d’aujourd’hui deviennent les ennemis de demain. L’Allemagne, par exemple, est au centre de cette coopération.

    Le chancelier Friedrich Merz a annoncé la création d’un groupe de pilotage nucléaire avec Macron, permettant une participation allemande conventionnelle aux exercices français dès cette année. 

    Comme l’a relayé un compte d’analyse indépendant sur X, cette initiative renforce une coopération bilatérale en défense, mais à quel prix ? Berlin, avec sa population de 84 millions d’habitants contre 68 millions pour la France, et un PIB bien supérieur (4.429 milliards d’euros contre 2.957 milliards en 2023), domine déjà économiquement l’Europe. En lui offrant un accès à notre parapluie nucléaire, Macron dilue la crédibilité de notre dissuasion, exposant la France à des risques disproportionnés. Et si un jour, sous pression américaine ou pour ses propres intérêts, l’Allemagne utilisait ces informations contre nous ? Cette trahison n’est pas théorique ; elle s’inscrit dans une série de gestes où Macron cède des leviers stratégiques sous prétexte d’unité européenne, brisant la prudence gaullienne qui avait fait de la force de frappe un pilier de l’indépendance nationale.

    Le réarmement allemand : une menace pour la paix mondiale avec la complicité de macron

    Cette haute trahison est d’autant plus flagrante quand on examine le réarmement massif de l’Allemagne, que Macron facilite activement. Berlin a modifié sa Constitution en mars 2025 pour assouplir les règles d’endettement, libérant un « bazooka » budgétaire de 1.000 à 1.500 milliards d’euros sur dix ans. Cela finance une modernisation accélérée de la Bundeswehr : recrutement massif, partenariats avec Lockheed Martin pour des avions de chasse, objectif de 3,5 % du PIB en dépenses militaires d’ici 2029, et même des discussions sur un service militaire obligatoire. Une usine Rheinmetall produit déjà 350.000 obus par an, symbolisant une résurrection d’ambitions impériales. Ce réarmement, justifié par la supposée menace russe et l’incertitude américaine sous Trump, réveille les fantômes de la guerre.

    Rappelons les faits historiques : en 1870, la guerre franco-prussienne a amputé la France de l’Alsace-Lorraine ; en 1914, la Première Guerre mondiale a causé des millions de morts ; en 1939, la Seconde Guerre mondiale et l’occupation nazie ont plongé l’Europe dans l’horreur. Chaque fois qu’une Allemagne unifiée s’est militarisée, cela s’est terminé par une agression.

    Aujourd’hui, avec Macron minimisant ces conflits comme de simples « guerres civiles européennes » pour justifier l’alliance, on assiste à une répétition dangereuse. La complicité française – via des dialogues stratégiques sur la dissuasion, des investissements dans une base nucléaire aérienne à la frontière allemande, et une dette commune européenne de 800 milliards d’euros pour la défense – place Paris en position de vassal. Cela prolonge le conflit en Ukraine, avec des armes allemandes et françaises alimentant une escalade qui pourrait mener à une troisième guerre mondiale.

    Macron, en partageant notre arme atomique, non seulement affaiblit la souveraineté française mais menace la paix mondiale, ignorant les rejets populaires aux armes nucléaires et transformant l’UE en une machine de guerre atlantiste.

     


     

    La mise en scène grotesque : un gaspillage financier pour une image de puissance

    Au milieu de ce chaos stratégique, la mise en scène orchestrée par l’Élysée ajoute une couche de ridicule et de gaspillage. Pour son discours à l’Île Longue, Macron a été escorté par quatre avions Rafale, avec un cinquième appareil filmant le tout pour une vidéo diffusée en direct. Des images montrent l’avion présidentiel, un Falcon, flanqué de ces chasseurs supersoniques, survolant la Bretagne dans une démonstration de force hollywoodienne. Mais quel en est le coût pour les contribuables ? Selon des estimations relayées par des médias, une telle escorte présidentielle avoisine les 80.000 euros l’heure, couvrant le carburant, la maintenance des Rafale (chacun coûtant des milliers d’euros par heure de vol), les salaires des pilotes et l’opération logistique. Pour une séquence d’une heure ou deux, cela représente facilement plusieurs centaines de milliers d’euros – une somme grotesque alors que la France fait face à une dette abyssale et à des coupes budgétaires dans les services publics. Cette opération de communication, censée projeter une image de puissance, n’est qu’une farce coûteuse, masquant l’absence de substance.

    Pendant que Macron joue au chef de guerre dans les airs, les Français luttent avec l’inflation et le chômage.

    C’est le portrait craché d’un président hors-sol, qui vend l’avenir de la France pour un show hollywoodien futile, sacrifiant la substance au spectacle vain.
     
    (L’heure de vol 20000 euros pour chaque rafale ! Une mise en scène grotesque de @EmmanuelMacron pour se rendre sur l’île Longue avec 4 rafales ! Le psychopathe de l’Elysée n’en fini plus de faire mmuse avec notre pognon !)
     
     Une capitulation qui dilue l’autonomie européenne

    Enfin, cette affaire met en lumière une dilution progressive de l’autonomie européenne au profit d’intérêts atlantistes. Le groupe de pilotage nucléaire franco-allemand, comme annoncé par Merz, intègre des étapes concrètes dès 2026, avec une participation allemande aux exercices. Mais cela ne renforce pas l’Europe ; cela l’affaiblit, en exposant la France à des vulnérabilités. Les réactions sur les réseaux sociaux, des accusations de « honte » à des appels à la destitution, reflètent un ras-le-bol général.

    Macron, en brisant la doctrine gaullienne d’une dissuasion indépendante, risque de léguer un pays vulnérable, endetté et divisé.

    Il est temps de réfléchir : cette « dernière trahison » avant 2027 n’est-elle pas le symptôme d’un système qui priorise l’Europe sur la France ? Les Français méritent mieux qu’un président qui vend leur sécurité pour un poste à Bruxelles. Cette ouverture nucléaire n’est pas un acte de leadership ; c’est une capitulation dangereuse qui pourrait nous coûter cher…!

    https://multipol360.com/la-trahison-nucleaire-de-macron-un-scandale-qui-menace-la-souverainete-francaise/ 


     

    D) - L’heure de la désobéissance a sonné : le cri d’au bon tweet pour un réveil français  

    Le 23 février 2026, devant une salle comble, un homme que tout le monde connaît sans vraiment l’avoir vu sur scène monte pour la première fois sur les planches. Stressé, caféiné à outrance, pastilles anti-stress en poche (avec effet laxatif en prime), « Au Bon Touite Français » avoue : « Je n’ai aucune idée de ce que je fous là. » Pourtant, en quelques minutes, cet ancien « pubard » devenu la voix la plus tranchante et la plus drôle des réseaux livre un discours qui restera dans les mémoires : un appel lucide, drôle et urgent à la désobéissance.

    De la guerre en Syrie à la scène : un parcours d’éveil

    Tout commence en 2013. Alors que les médias mainstream nous servent un récit lisse sur la Syrie, lui, qui connaît un peu le terrain, décide de dire ce qu’il voit. Insulté sur Facebook, il crée « AuBonTouiteFrançais » pour pouvoir insulter tout le monde sans perdre ses amis… qu’il finit par perdre quand même. Invité ensuite par Clémence Houdiakova pour des chroniques sur Tocsin, puis par Marc pour cet événement, il se retrouve là, tétanisé, mais déterminé.

    L’expérience de Milgram : les hommes ne sont pas des monstres, ils sont isolés

    Il choisit de parler de l’expérience de Milgram (1963). 80 % des participants acceptent d’envoyer des décharges potentiellement mortelles sur simple ordre d’une autorité en blouse blanche. Chiffre terrifiant… mais il y a une deuxième partie que l’on ne raconte jamais : sur ces 80 %, 60 % changent d’avis dès qu’ils voient quelqu’un d’autre douter ou refuser (voir ici).

    Conclusion d’ Au Bon Touite Français :

    « L’homme n’est pas cruel. Il souffre d’isolement moral. Dès qu’il voit qu’il n’est pas seul à douter, il ouvre sa gueule. L’obéissance massive n’est pas une fatalité. Elle est fragile, réversible… et contagieuse. Tout comme la désobéissance. »

    Seul un humain peut être « le premier des obéissants » ou « le premier des désobéissants ». Seul un humain peut créer la rupture symbolique et assumer d’être seul un instant. L’IA, elle, obéira toujours : elle n’a ni peur, ni courage, ni libre arbitre.

    Les médias : la nouvelle expérience de Milgram grandeur nature

    Le discours bascule alors sur ce que nous vivons tous les jours. Zappez sur n’importe quelle chaîne : même discours, même vérité unique, même mantra. C’est l’Opération Mockingbird de la CIA (1948) version moderne :

    enfermer les esprits dans une pensée unique, renforcée par l’école et les réseaux sociaux.

    Il montre le fameux montage américain où des dizaines de présentateurs répètent en boucle « This is extremely dangerous to our democracy ». La salle rit jaune. En France, 100 % du mainstream est détenu par l’État ou par ses amis milliardaires (voir ici). Petites différences de ton, mais sur l’essentiel – Europe, euro, OTAN, Ukraine, vaccins, climat – tout le monde est d’accord.

    Et pourtant… le réel commence à craquer. Les gens voient que la « crise » qui dure depuis 50 ans n’est pas une crise, mais un système. Ils voient que le « Mozart de la finance » n’est au mieux qu’un tocard, au pire un traître. Ils voient les scandales de France Télévision, les sanctions contre ceux qui osent parler, la volonté de « labelliser » les médias.

    Le réveil est en marche : les Français sont concernés

    Comme le soulignent de nombreux observateurs lucides, les Français, s’ils sont encore concernés par leur avenir, doivent se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. La manipulation des esprits, l’obéissance aveugle aux injonctions (confinements, vaccins, narratif ukrainien), la perte de souveraineté au profit d’élites globalistes, le mépris des élites pour le peuple (éleveurs traités comme des criminels, guerre qu’on nous impose), tout cela mène droit au mur : risque de guerre mondiale, de guerre civile, ou des deux.

    Mais la bonne nouvelle, c’est que la brèche est ouverte. Aux États-Unis, Tucker Carlson (voir ici et ici), Joe Rogan ou Candace Owens font plus d’audience que CNN et MSNBC réunis. En France, Toxik, GPTV, Nexus, Courtoisie, TVL et des centaines d’autres petites fourmis libres, agiles, impertinentes, font des centaines de milliers de vues.

    Le système est gros, fatigué et corrompu. Le réel, lui, nous donne systématiquement raison.

    Pourquoi des millions de personnes obéissent-elles à des règles absurdes sans jamais les questionner ? AubonTouite démonte les mécanismes de l’obéissance de masse, du conditionnement médiatique à la pression sociale, et montre pourquoi il suffit parfois d’une seule voix pour fissurer le système.

     

    Le moment de la désobéissance

    « L’heure de la désobéissance a sonné », lance Au Bon Touite Français

    • Soyez le premier de votre entourage à dire non.
    • Minimisez au maximum vos rapports avec l’État.
    • Débrouillez-vous entre nous.
    • Installez votre crèche de Noël en l’appelant « exposition sur les tensions hospitalières au Moyen-Orient au Ier siècle » (dans le c.. les juges gauchistes).
    • Répondez aux tweets des politiques quand vous êtes shadow-ban.
    • Soyez la voix dissidente qui libère les autres.

    Et pour finir, comme il se doit : aux élites qui nous dirigent en ne pensant qu’à leur gueule et à leur train de vie… « Allez vous faire fou… »

    La salle explose. Merci Au Bon Tweet. Le message est passé. Maintenant, à nous de jouer !

     https://multipol360.com/lheure-de-la-desobeissance-a-sonne-le-cri-dau-bon-tweet-pour-un-reveil-francais/

     

    E) - L’école au bord de la rupture, Coffinier et Le Floch-Imad tirent la sonnette d’alarme

    Dans ce nouveau numéro de La dispute pour La Nouvelle Revue Politique, Mehdy Raïche ouvre un débat frontal sur l’état de l’école française, entre constat d’effondrement et choix à venir. Sur le plateau, Anne Coffinier, experte des politiques éducatives et autrice, et Joachim Le Floch-Imad, enseignant et essayiste, confrontent leurs diagnostics sur une institution qu’ils jugent à bout de souffle, minée par la baisse du niveau, l’érosion de l’autorité, la bureaucratie, et l’incapacité politique à assumer des réformes de long terme.


     

    Au fil de l’échange, ils reviennent sur les causes profondes de la crise, du collège unique à l’égalitarisme scolaire, en passant par le “pédagogisme” et la transformation de l’école en prestataire de services. Le débat explore aussi les pistes de sortie, entre reprise en main politique, remise à plat de la technostructure, revalorisation des enseignants, et question explosive de la diversification des modèles scolaires, sur fond de révolution numérique et d’intelligence artificielle qui bouleverse déjà les méthodes et les finalités de l’apprentissage.

    https://nouvellerevuepolitique.fr/lecole-au-bord-de-la-rupture-coffinier-et-le-floch-imad-tirent-la-sonnette-dalarme/

     

     

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