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février 18, 2026

Informations internationales - Mi-février 2026 !

Sommaire:

A) - Dernière trahison de Macron avant 2027 : le partage de la bombe française avec l’Allemagne

B) -  Hichem Haboud - Laurent Nunez à Alger : une visite sous haute tension diplomatique

C) - François-Xavier Roucaut - Trump, le fossoyeur de Fukuyama

D) - Marco Rubio à Munich : « L’Amérique va restaurer l’empire occidental… avec ou sans vous »

E) - Accord nucléaire civil entre les États-Unis et la Hongrie

F) - Ce qu’attend vraiment l’Afrique : Benoît Chervalier bouscule les idées reçues

 

 


 

A) - Dernière trahison de Macron avant 2027 : le partage de la bombe française avec l’Allemagne

Alors qu’il s’apprête à quitter l’Élysée en 2027 après dix années de pouvoir, Emmanuel Macron multiplie les gestes irréversibles.

Les unes se suivent et se ressemblent : après la soumission à l’OTAN, l’ouverture des frontières, la casse de l’industrie et l’endettement record, voici la dernière ligne rouge franchie.

L’annonce choc à Munich

Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, vendredi 13 février 2026, le président de la République a officiellement annoncé l’ouverture de discussions pour partager la dissuasion nucléaire française avec l’Allemagne et d’autres partenaires européens.

C’était attendu depuis des mois. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait déjà « vendu la mèche » dans son discours juste avant celui de Macron. Tout un symbole. S’exprimant en anglais devant le gratin de la défense occidentale, Emmanuel Macron a déclaré :

« Depuis le tout début, la dissuasion nucléaire française a toujours eu une inspiration européenne. Le général de Gaulle, dans les années 60, parlait déjà des intérêts vitaux de la France, mais ces intérêts vitaux comprenaient aussi une dimension européenne. Tous mes prédécesseurs ont répété cette approche. Nous devons réarticuler la dissuasion nucléaire dans cette perspective. C’est pourquoi, d’ici quelques semaines, nous allons commencer un dialogue stratégique avec le chancelier Merz, mais aussi avec d’autres dirigeants européens, pour voir comment articuler notre doctrine nationale avec les intérêts de sécurité d’autres pays. Pour la première fois, cela se fera avec l’Allemagne. »

Macron a insisté : ce dialogue est « important en lui-même » et permettra « une approche holistique de la défense européenne ». Il a même confié y penser « depuis 2019 ». Traduction : la France, seule puissance nucléaire de l’Union européenne continentale, s’apprête à mettre son arme ultime sur la table de négociations avec Berlin.

 


 

Le réarmement massif de l’Allemagne : un danger historique

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement inquiétant : le réarmement accéléré de l’Allemagne. Berlin a modifié sa Constitution en 2025 pour contourner les règles de dette et débloquer des investissements militaires colossaux estimés entre 1.000 et 1.500 milliards d’euros sur dix ans. L’objectif affiché : porter les dépenses de défense à 3,5 % du PIB d’ici 2029, un niveau jamais vu depuis la Guerre froide.

Rheinmetall, géant de l’armement, a inauguré en un temps record une usine capable de produire jusqu’à 350.000 obus de 155 mm par an dès 2027. Les commandes pour l’armée allemande atteignent déjà 8,5 milliards d’euros. On parle même de rétablir le service militaire obligatoire et d’obliger les entreprises civiles à se reconvertir dans la production de défense.

L’histoire allemande montre que chaque grande phase de militarisation s’est terminée par une agression : 1870 contre la France, 1914, 1939. Avec 83,5 millions d’habitants contre 68,5 pour la France et une supériorité économique et industrielle écrasante, l’Allemagne pourrait rapidement redevenir la première puissance militaire du continent.

Partager la dissuasion nucléaire française dans ce cadre, c’est offrir à Berlin une influence directe sur l’arme la plus stratégique de l’Europe au moment précis où elle reconstitue une capacité de projection de puissance inédite depuis 1945.

Macron, facilitateur d’une Europe allemande ?

Macron, loin de s’en inquiéter, joue les facilitateurs. Il minimise les guerres mondiales en les qualifiant de « guerres civiles européennes », réécrit l’histoire pour justifier l’alliance, pousse pour une dette commune européenne de 800 milliards d’euros destinée à l’armement, et organise des dialogues stratégiques franco-allemands au plus haut niveau.

Pour beaucoup de Français, cette annonce est vécue comme une trahison ultime.

La dissuasion nucléaire, avec l’espace maritime et le siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, constitue l’un des derniers atouts réels de la France dans un monde en déclin brutal pour elle.

La brader à un voisin historiquement expansionniste, au moment où Macron prépare sa reconversion européenne post-2027 et jouit d’une cote de popularité absolument incompatible avec ce type de dédision (plus de 85 % de français le rejettent), ressemble à un marchandage personnel : céder les joyaux de la couronne en échange d’un strapontin confortable à Bruxelles.

Les souverainistes se mobilisent face à l’urgence

Pendant ce temps, les souverainistes se rassemblent. Samedi et dimanche derniers, autour de Philippe Murer puis de Florian Philippot, les appels à l’union pour 2027 se multipliaient :

« La situation est trop grave pour les chapelles. Il y a deux destins pour la France : dépérir dans l’Union européenne ou se libérer pour redevenir grande, prospère et indépendante. »

Dans quelques semaines, Emmanuel Macron prononcera un discours de fond sur la doctrine nucléaire. Tout porte à croire qu’il y officialisera ce que Munich a déjà révélé : la France de 2026 n’est plus maîtresse de son destin nucléaire. Elle le partage avec l’Allemagne.

Les Français, appauvris et affaiblis, paieront la note. Une trahison de plus. La dernière, peut-être, avant le départ. Mais dont les conséquences, elles, risquent de durer bien au-delà de 2027.

https://multipol360.com/derniere-trahison-de-macron-avant-2027-le-partage-de-la-bombe-francaise-avec-lallemagne/

 


B) -  Hichem Haboud - Laurent Nunez à Alger : une visite sous haute tension diplomatique

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, s’est rendu à Alger les 16 et 17 février pour tenter de relancer une coopération sécuritaire grippée depuis de longs mois entre Paris et Alger. Officiellement consacré à la lutte contre le terrorisme, son déplacement dépasse largement le simple cadre technique : il s’inscrit dans une relation bilatérale fragile, marquée par des crispations politiques récurrentes, des rappels d’ambassadeurs et une méfiance mutuelle devenue presque structurelle.

Fait notable, la visite intervient sans préalables publics ni gestes d’apaisement préparatoires. Un choix qui intrigue les observateurs : Paris parie manifestement sur le dialogue direct, tandis qu’Alger conserve une posture oscillant entre coopération pragmatique et confrontation mémorielle.

Le ministre était accompagné des responsables des principaux services de sécurité français – police nationale, gendarmerie et renseignement intérieur –, signe du caractère hautement opérationnel de la mission. Le programme prévoyait des entretiens avec son homologue Saïd Sayoud ainsi qu’une audience avec le président Abdelmadjid Tebboune.

Migration, terrorisme, narcotrafic : le triptyque sécuritaire

Les discussions ont porté sur trois dossiers majeurs qui structurent traditionnellement la coopération entre les deux pays :
la lutte antiterroriste et le partage de renseignement dans l’espace sahélo-maghrébin
l’immigration irrégulière et la question sensible des laissez-passer consulaires
les réseaux de trafic de drogue reliant les deux rives de la Méditerranée

Ces sujets constituent historiquement le socle le plus solide de la relation franco-algérienne. Même dans les périodes de crise diplomatique, la coopération sécuritaire n’a jamais totalement disparu. Elle fonctionne comme une nécessité mutuelle : la France dépend d’informations régionales cruciales, tandis que l’Algérie bénéficie d’un accès technologique et opérationnel européen.

Cette visite représente la plus importante séquence sécuritaire depuis celle du chef de la diplomatie française en 2025, mais intervient dans un climat politique autrement plus sensible.

Le poids du contentieux mémoriel

Au-delà des enjeux techniques, la dimension politique domine. La relation franco-algérienne traverse une nouvelle phase de tension alimentée par la question mémorielle. Le président Tebboune a récemment remis au premier plan la demande d’excuses officielles de la France pour la période coloniale, transformant un débat historique en levier diplomatique permanent.

Cette centralité de la mémoire complique toute avancée pragmatique : chaque tentative de coopération est susceptible d’être rattrapée par la symbolique historique. Paris cherche à isoler les dossiers sécuritaires du conflit mémoriel ; Alger tend au contraire à les imbriquer.

Dans ce contexte, la visite de Laurent Nunez apparaît comme un exercice d’équilibrisme. Elle vise à maintenir un minimum de coopération opérationnelle tout en évitant de nourrir une polémique politique.

Entre pragmatisme sécuritaire et méfiance politique

Le déplacement comporte donc un risque évident de faux pas diplomatique. Les coopérations ont été gelées à plusieurs reprises ces dernières années et la confiance demeure limitée. Le pouvoir algérien alterne ouverture tactique et fermeté politique, utilisant souvent la relation avec la France comme variable interne de légitimation.

Dès lors, l’objectif réel de la visite semble moins être une normalisation globale qu’une stabilisation minimale : empêcher la rupture totale dans des domaines où les deux États restent interdépendants.

Mais les contradictions persistantes de la relation franco-algérienne – coopération nécessaire d’un côté, rivalité politique de l’autre – laissent planer un doute sur la portée concrète du déplacement. Le dialogue est relancé, certes, mais sans garantie qu’il dépasse le cadre strictement sécuritaire.

En somme, cette visite illustre la nature paradoxale du lien entre Paris et Alger : une relation qui ne peut ni se rompre, ni réellement s’apaiser.

https://nouvellerevuepolitique.fr/hichem-haboud-laurent-nunez-a-alger-une-visite-sous-haute-tension-diplomatique/

 


C) - François-Xavier Roucaut - Trump, le fossoyeur de Fukuyama

L’avènement du trumpisme fait vaciller les certitudes d’une psyché occidentale qui s’était progressivement idéologisée, tout au long de cette ère du « monde unipolaire » régenté par les États-Unis. Les démocraties libérales occidentales se sont en effet progressivement muées en États libéraux, adoptant de façon incrémentielle le logiciel libéral anglo-saxon, présenté comme le sens de l’Histoire, l’incarnation du Bien et du Progrès, l’idéal vers lequel devait tendre toute société « rationnelle » et moderne.

L’État libéral repose, selon Fukuyama — qui en prophétisait l’avènement dans son célèbre essai La Fin de l’histoire et le Dernier homme —, sur deux piliers : un pilier droit, prônant la compétition économique, celle du néolibéralisme globalisé, et un pilier gauche, militant pour l’égalitarisme sociétal, « l’isothymie », selon le terme de Fukuyama, c’est‑à‑dire la quête de l’égalité pour ce qui concerne « l’économie de la reconnaissance ». L’État libéral est par ailleurs d’essence individualiste et au service de l’épanouissement de l’individu, ainsi qu’à celui de ces associations d’individus ayant une caractéristique en partage que sont les communautés. Enfin, l’État libéral, à l’instar des régimes idéologiques qui l’ont précédé – l’État fasciste (en particulier le régime nazi et son Reich appelé à durer « mille ans ») et l’État socialiste (à l’exemple des régimes communistes et de leur Internationale qui « sera le genre humain ») –, est une téléologie, censément la forme ultime et parachevée de l’organisation humaine, apportant la paix (grâce à l’isothymie) et la prospérité (grâce au néolibéralisme) à l’ensemble de l’humanité ; inaugurant dès lors l’ère de la « Fin de l’Histoire ».

Le principe de l’État libéral est donc d’associer la psyché de droite, hiérarchique, qui s’épanouit dans cette ultime compétition qu’offre le libre‑échange mondialisé, à celle de gauche, égalitaire, qui épanche sa soif de justice sociale dans l’établissement d’une « économie de la reconnaissance » administrée, au sein de laquelle individus et communautés sont placés dans une parfaite égalité en termes de représentativité, en fonction de différents paramètres sociétaux (genre, ethnie, appartenance culturelle, orientation sexuelle, morphotype, handicap…). Cette association entre libéralisme économique et libéralisme sociétal a même, ces dernières années, confiné à la synergie, avec ce phénomène nommé « capitalisme woke », selon lequel l’égalitarisme sociétal, en rendant les sociétés plus productives, inciterait les forces capitalistiques à militer pour cet égalitarisme afin de maximiser leurs profits.

L’avènement de l’État libéral est à l’origine de ces nouveaux totems et tabous qui définissent notre époque, marquant une rupture ontologique d’avec les repères hérités de l’après-guerre. Le néolibéralisme est à l’origine de la doxa libre‑échangiste, des vertus cardinales de la libre circulation (des biens, des capitaux, des services et des personnes) et du credo consumériste (à l’inverse du productivisme colbertiste qui animait autrefois la psyché française). Le consommateur est priorisé face au citoyen, les intérêts marchands le sont face aux intérêts stratégiques, tout comme les structures supranationales le sont face aux intérêts nationaux. Le libre-échange est désormais considéré comme la condition sine qua non de la prospérité, et ses freins (comme le protectionnisme) comme des abominations rétrogrades à combattre ; en particulier par une droite ayant abandonné la virtù aristocratique du gaullisme, cette « noblesse oblige » de l’élite envers un peuple dont elle est l’émanation.

L’isothymie sert de postulat idéologique aux combats de gauche de notre temps, et s’incarne dans un égalitarisme sociétal institutionnalisé, vendant à l’opinion cette nouvelle utopie des lendemains qui chantent égalitaires, succédant au socialisme. Un égalitarisme sociétal qui, dans sa forme radicale et révolutionnaire, sera affublé du terme « wokisme » (une synecdoque puisqu’il ne concernait à l’origine que l’éveil des consciences face aux inégalités liées à la race). L’isothymie représente de fait l’axiome commun à toutes ces névroses égalitaristes qui travaillent les sociétés contemporaines : du wokisme à l’islamo-gauchisme, des safe spaces aux micro‑agressions, de la critique de la « masculinité toxique » et du patriarcat à la promotion de l’écriture inclusive et du matriarcat, des comités Équité‑Diversité‑Inclusion au culte de la diversité et du métissage, de la mise au pilori d’une culture occidentale contrainte à la repentance à la célébration « völkisch » des minorités… La conversion de la gauche française à cette matrice idéologique, actée par la célèbre note du think tank Terra Nova, a donc signé la victoire de l’isothymie, partagée, à divers degrés, du centre macroniste à l’extrême‑gauche mélenchoniste, et poussée parfois jusqu’à l’absurde par des passionarias comme Sandrine Rousseau.

Enfin, l’axiome individualiste de l’État libéral érige la conquête des droits individuels comme l’ultime horizon du progrès, leur donnant désormais préséance sur toute considération collective. De la même manière, par extension, les revendications communautaristes prennent désormais le pas sur toute velléité d’assimilation, cette dernière étant désormais associée à une insupportable atteinte aux libertés individuelles. L’avènement de l’État libéral a ainsi provoqué le morcellement d’une société française autrefois culturellement homogène en une mosaïque d’individus et de communautés, une « archipélisation », selon l’expression de Jérôme Fourquet, sous l’effet double du multiculturalisme et de l’individualisme. Tout autant que le militantisme pour les droits individuels est devenu le nouvel étendard du progrès, marquant ce nouveau clivage séparant progressistes et conservateurs. Ce qui se traduit par la mise en exergue de ces thématiques qui phagocytent désormais le débat public, comme les questions du genre, de l’euthanasie ou de l’avortement ; des droits d’ailleurs libéralisés au point d’être désormais sans considération pour la réalité biologique, la mort prévisible ou la durée de gestation, au sein de ces entités ultra‑libérales que sont le Canada ou certains États américains…

L’État libéral constituait l’horizon politique indépassable de l’ère de la mondialisation. « La Révolution libérale mondiale » vantée par Fukuyama a modelé les sociétés contemporaines et imprégné jusqu’à la société française, pourtant historiquement peu encline au libéralisme anglo‑saxon. Toutefois, l’État libéral, à l’exemple des régimes idéologiques qui l’ont précédé, s’effondre à son tour sous le poids de ses propres contradictions. L’Amérique, berceau de cette révolution, amorce désormais son aggiornamento, en adoptant, dans un brutal retour de balancier, cette contre-révolution « illibérale », laquelle, selon les mots de Joseph de Maistre, ne constitue non pas « une révolution en sens contraire, mais le contraire de la révolution » qu’a été l’instauration de l’État libéral. Ainsi, de la même manière que, lors de l’effondrement des États socialistes, avait succédé au collectivisme totalitaire du communisme un capitalisme sauvage et débridé, on voit aujourd’hui se dresser face à l’isothymie autoritaire promue par le wokisme une « mégalothymie » tempétueuse et brutale, incarnée en la personne de Donald Trump.

François-Xavier Roucaut 

  François-Xavier Roucaut est psychiatre au Québec, et professeur adjoint de clinique à l’Université de Montréal. Contributeur à La Nouvelle Revue Politique, il livre une série d’analyses s’inscrivant dans une lecture psychologique du libéralisme anglo-saxon, ainsi que de la dialectique libérale-illibérale à l’œuvre au sein des démocraties occidentales.

https://nouvellerevuepolitique.fr/francois-xavier-roucaut-trump-le-fossoyeur-de-fukuyama/ 




 

D) - Marco Rubio à Munich : « L’Amérique va restaurer l’empire occidental… avec ou sans vous »  

L’Europe est devenue jetable, selon les analystes Glenn Diesen et Einar Tangen

Dans un entretien décapant diffusé le 16 février 2026, le professeur norvégien Glenn Diesen et le chercheur sino-américain Einar Tangen reviennent sur le discours de Marco Rubio à la Conférence de Munich sur la sécurité. Leur conclusion est sans appel :

les États-Unis ont officiellement tourné la page de la multipolarité et veulent ressusciter une domination occidentale pure et dure.

L’Europe n’est plus un partenaire, elle est un pion… et un pion jetable.

Rubio à Munich : le retour assumé de l’impérialisme

Pour Diesen et Tangen, le discours de Marco Rubio (secrétaire d’État de la deuxième administration Trump) est « le plus fascinant et le plus inquiétant » de toute la conférence. Rubio y a explicitement regretté la fin des « cinq siècles de glorieux empires occidentaux », imputant le déclin de l’Occident à la Seconde Guerre mondiale, aux révolutions communistes… et surtout aux indépendances anticoloniales.

« Il ne parle plus de multipolarité, ni même d’équilibre des puissances. Il parle de restauration de la domination occidentale », résume Diesen. Rubio tend la main aux Européens : « Joignez-vous à nous pour diriger le monde, sinon nous le ferons seuls. »

Einar Tangen va plus loin : « C’est une déclaration d’intention claire. Les États-Unis ne veulent plus être le gendarme du monde pour éviter une troisième guerre mondiale. Ils ne veulent plus qu’une chose : leurs propres intérêts, même si cela signifie la loi de la jungle. »

L’Europe, « jetable » pour Washington

Les deux experts insistent sur un point particulièrement humiliant pour les Européens : dans la nouvelle stratégie américaine, l’Europe n’a plus aucune valeur stratégique réelle.

  • Elle est « brisée » (comme l’avait moqué JD Vance l’année précédente, voir ici).
  • Elle est trop dépendante, trop faible, trop coûteuse.
  • Elle n’est utile que comme force d’appoint contre la Chine.
Scholz lui-même, dans son discours à Munich l’année précédente, n’avait fait que supplier : “Emmenez-nous avec vous.” Pas d’appel à l’ONU, pas de vision d’un monde meilleur, juste “ne nous abandonnez pas”. Aujourd’hui, son successeur Friedrich Merz, qui a ouvert la conférence 2026 en tant que chancelier, n’a guère fait mieux : il a plaidé pour “réparer et raviver la confiance transatlantique” sans proposer la moindre alternative stratégique autonome.

Diesen ajoute : « Après 80 ans de partenariat junior, les Européens ont du mal à admettre qu’ils sont désormais à l’extérieur de la table. »

La Chine, partenaire de substitution pour l’Europe ?

Face à cette réalité, les deux intervenants plaident pour un rééquilibrage urgent entre l’Europe et la Chine.

L’Europe souffre d’une croissance anémique (1 % en 2024, 1,4 % estimé en 2025) contre plus du double aux États-Unis et quatre fois plus en Chine. Son énergie coûte trois fois plus cher qu’aux États-Unis et jusqu’à 25 % plus cher qu’en Chine. Les sanctions et le découplage imposés par Washington n’ont fait que renforcer la dépendance européenne aux États-Unis… tout en laissant la Chine avancer seule.

« La relation avec la Chine doit redevenir transactionnelle », explique Tangen. « Achetez les panneaux solaires les moins chers, les véhicules électriques les plus compétitifs. C’est dans l’intérêt des citoyens européens, pas dans celui des idéologues de Washington. »

Il évoque même l’idée audacieuse que l’Europe pourrait, à terme, rejoindre les BRICS ou créer des formats multilatéraux (Japon-Russie-Chine-Corée du Sud par exemple) pour traiter les questions énergétiques, alimentaires et commerciales sans passer par Washington.

La capture des élites européennes : le dossier Epstein en filigrane

Les deux hommes n’éludent pas un sujet explosif : la « capture des élites ». Einar Tangen évoque ouvertement les dossiers Epstein et le fait que de nombreuses élites européennes (et pas seulement) y apparaissent. « C’est une toile d’araignée qui mêle sexe, secrets, renseignement et chantage. Cela explique en partie pourquoi tant de dirigeants européens restent alignés sur Washington même quand cela va contre leurs intérêts nationaux. »

Diesen renchérit : « Les élites européennes préfèrent défendre un système idéologique mort plutôt que de regarder en face l’échec économique de l’Union et de la zone euro. »

Nostalgie des années 1990 contre réalité multipolaire

Pour Glenn Diesen, tout le discours occidental actuel repose sur une immense nostalgie : le moment unipolaire des années 1990, présenté comme « la fin de l’Histoire » (Fukuyama). Rubio et les néoconservateurs veulent y revenir par la force, quitte à « brûler le monde » et abandonner toutes les institutions internationales qui ne servent plus exclusivement les intérêts américains.

Tangen conclut avec lucidité : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Les années 1990 sont mortes. Accepter la multipolarité n’est pas une trahison, c’est simplement reconnaître la réalité du pouvoir aujourd’hui. C’est la seule voie vers la stabilité et la prospérité pour l’Europe. »

L’année 2026, avec les midterms américaines et les premières conséquences concrètes de la deuxième administration Trump, sera, selon eux, « très révélatrice ». L’Europe a encore le choix : continuer à suivre un empire qui la méprise… ou enfin redevenir actrice de son propre destin.

La balle est désormais dans le camp des Européens. Mais le temps presse.

https://multipol360.com/marco-rubio-a-munich-lamerique-va-restaurer-lempire-occidental-avec-ou-sans-vous/




E) - Accord nucléaire civil entre les États-Unis et la Hongrie

Budapest, 16 février 2026 – Le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó ont signé ce lundi un accord intergouvernemental de coopération nucléaire civile. Une cérémonie officielle à laquelle a assisté le Premier ministre Viktor Orbán, qui a qualifié l’événement d’entrée dans un « âge d’or » des relations américano-hongroises.

Un accord stratégique pour diversifier l’énergie hongroise

L’accord prévoit plusieurs décennies de coopération dans le nucléaire civil. Pour la première fois, la Hongrie pourra acheter du combustible nucléaire américain pour compléter ou remplacer ses approvisionnements russes actuels. Washington s’engage également à faire de la Hongrie un hub régional pour les petits réacteurs modulaires (SMR) de technologie américaine et à soutenir la gestion des déchets via des solutions proposées par des entreprises comme Holtec International.

Cet accord s’inscrit dans une stratégie claire de l’administration Trump : réduire l’influence russe dans le secteur énergétique d’Europe centrale. La Hongrie dépend en effet fortement de la Russie pour son parc nucléaire : la centrale historique de Paks utilise du combustible et de la technologie russe, tandis que le projet Paks II (deux réacteurs VVER-1200 de Rosatom) a vu couler son premier béton le 5 février 2026, malgré les sanctions occidentales (partiellement levées pour ce projet en novembre 2025).

La proximité Orbán-Trump au cœur de l’accord

L’accord est le fruit direct de la relation personnelle étroite entre Viktor Orbán et Donald Trump. Le 7 novembre 2025, Orbán a été reçu à la Maison Blanche pour un déjeuner bilatéral et est retourné dans le Bureau ovale après six ans d’absence. Trump y a salué un « nouvel âge d’or » et a apporté son soutien explicite à la réélection d’Orbán aux législatives d’avril 2026, le qualifiant de « véritable ami, combattant et gagnant ».

Marco Rubio, en visite à Budapest, a été encore plus direct : « Le président Trump est profondément engagé pour votre succès, car votre succès est notre succès. » Il a souligné que la relation personnelle entre les deux dirigeants avait permis des avancées concrètes, notamment l’exemption hongroise des sanctions américaines sur le pétrole russe.

Le sommet de Budapest qui n’a finalement pas eu lieu

Orbán avait également tenté de jouer les intermédiaires entre Donald Trump et Vladimir Poutine. En octobre 2025, un sommet Trump-Poutine à Budapest avait été annoncé pour tenter de négocier la paix en Ukraine. Le Premier ministre hongrois s’était réjoui d’accueillir les deux dirigeants sur son sol. Finalement, le sommet a été annulé par Washington en raison des exigences de Moscou pourtant préexistantes, même si Trump a finalement laissé la porte ouverte à une rencontre future. Orbán a continué à affirmer que les préparatifs étaient « toujours en cours », mais le projet n’a pas abouti.

La double proximité d’Orbán : Trump… et Poutine

Malgré ce rapprochement spectaculaire avec Washington, Viktor Orbán maintient des liens étroits avec Vladimir Poutine. Le 28 novembre 2025, il s’est rendu à Moscou pour une nouvelle rencontre avec le président russe, défendant une « position équilibrée » sur l’Ukraine et continuant à acheter du pétrole et du gaz russes. Paks II reste un projet phare russo-hongrois, financé en grande partie par un prêt russe de 10 milliards d’euros.

Cette double proximité illustre la stratégie pragmatique d’Orbán : diversifier ses sources d’énergie avec les États-Unis pour gagner en souveraineté et en technologie, tout en préservant son partenariat historique avec la Russie pour des approvisionnements bon marché et stables.

Washington, de son côté, voit dans cet accord une opportunité de grignoter le marché nucléaire européen traditionnellement dominé par Rosatom.

Avec les élections hongroises qui approchent en avril 2026, ce rapprochement américano-hongrois prend aussi une dimension politique intérieure : Marco Rubio a clairement fait passer le message que Donald Trump souhaite la réélection d’Orbán. Un soutien qui pourrait s’avérer décisif dans un scrutin serré.

L’accord signé ce 16 février marque donc un tournant : la Hongrie reste fidèle à son équilibre géopolitique atypique, tandis que les États-Unis entendent bien concurrencer la Russie sur son propre terrain historique en Europe centrale.

https://x.com/NathalieE0810/status/2023471853843701838 

https://multipol360.com/accord-nucleaire-civil-entre-les-etats-unis-et-la-hongrie/ 




 

F) - Ce qu’attend vraiment l’Afrique : Benoît Chervalier bouscule les idées reçues

Benoît Chervalier, banquier, essayiste et vice-président du Medef Afrique, était l’invité de la chaîne YouTube de la NRP pour un entretien conduit par Arnaud Benedetti. Fort de plusieurs décennies passées à parcourir le continent, il y décrypte les mutations profondes à l’œuvre en Afrique et remet en cause un certain nombre de réflexes occidentaux qu’il juge dépassés. Son dernier ouvrage, « Ce qu’attend l’Afrique », publié aux éditions de l’Aube, sert de fil conducteur à un échange dense et sans complaisance.

Au fil de l’interview, il analyse les attentes réelles des sociétés africaines, les malentendus persistants avec l’Europe et la recomposition des rapports de force internationaux. Entre aspirations à la souveraineté, exigences économiques et nouvelles alliances stratégiques, Benoît Chevalier esquisse le portrait d’un continent en pleine affirmation, qui entend désormais parler d’égal à égal avec ses partenaires.


 

 

 

 

janvier 16, 2026

INFORMATIONS FRANÇAISE - Janvier 2026 - Bons voeux.....

Sommaire:

A) - Les attaques mondialistes contre la langue française : une perte de souveraineté silencieuse 

B) - Macron vend la souveraineté française à une UE massivement rejetée par le peuple

C) - La condamnation de Free : un réveil forcé face à l’hémorragie de nos données personnelles

D) - Les manifestations des agriculteurs français : une victoire contre le MERCOSUR

 


                                                                          Informations françaises

A) - Les attaques mondialistes contre la langue française : une perte de souveraineté silencieuse 

Dans un monde globalisé où l’anglais s’impose comme la lingua franca incontestée, la langue française, autrefois symbole de raffinement et d’universalisme, subit une érosion accélérée. 

 Inspiré par l’article du Général Henri Roure publié sur Place d’Armes, intitulé « Nouvelle tentative d’assassinat de la langue française », ce texte explore les assauts portés contre le français dans la diplomatie, les documents techniques, les tutoriels en ligne et les réseaux sociaux.

Ces attaques, souvent attribuées à des forces mondialistes, menacent non seulement la richesse linguistique mais aussi la souveraineté culturelle et nationale de la France.

Comme le souligne Roure, la langue française est un pilier de la civilisation, forgée par des siècles d’histoire et offerte au monde, mais aujourd’hui marginalisée par des influences anglo-saxonnes et européo-mondialistes.

Le déclin historique du français en diplomatie : de la domination à la marginalisation

Le français a longtemps régné en maître sur la scène diplomatique internationale. Dès 1714, avec le Traité de Rastatt, il s’impose comme la langue exclusive des négociations européennes, succédant au latin et symbolisant l’influence culturelle de la France. Cette suprématie perdure jusqu’au début du XXe siècle, où le français est célébré pour sa précision et son élégance, facilitant les échanges entre élites mondiales. Rivarol, en 1784, le qualifiait de « langue humaine » par excellence, idéale pour les traités internationaux.

Pourtant, le déclin s’amorce en 1919 avec le Traité de Versailles, rédigé pour la première fois en français et en anglais, sous pression américaine et britannique.

Les facteurs sont multiples : la chute des monarchies européennes, la montée en puissance des États-Unis, et l’élargissement des cercles diplomatiques au-delà de l’Europe.

Après 1945, l’anglais s’impose définitivement, reléguant le français à un rôle secondaire. À l’ONU, 90 % des documents sont désormais en anglais, malgré le statut officiel du français. Dans l’Union européenne, l’anglais domine les appels d’offres et les communications, au mépris de la diversité linguistique.

Ce recul n’est pas neutre : il reflète une perte d’influence française. La francophonie, avec ses 583 millions de locuteurs en 2024, pourrait être un levier diplomatique, mais elle est souvent négligée. Des critiques pointent du doigt les « mondialistes » – ces acteurs promouvant une uniformisation culturelle sous couvert de globalisation – qui favorisent l’anglo-américain comme vecteur du néolibéralisme. En Afrique, où le français est défendu avec plus de vigueur qu’en France métropolitaine, des sentiments anti-français émergent, liant la langue à une « Françafrique » impérialiste.



La disparition du français dans les documents techniques et les tutoriels en ligne

Dans le domaine technique, l’anglais envahit les documents et les ressources éducatives. Les anglicismes prolifèrent dans le vocabulaire scientifique et professionnel, diluant la pureté du français. Sur YouTube et les réseaux sociaux, les tutoriels en français sont minoritaires. Les jeunes, qui s’informent majoritairement via ces plateformes (80 % sur YouTube), se tournent vers des contenus anglais pour leur abondance et leur visibilité.

Les bibliothèques universitaires françaises peinent à produire des vidéos en français, contrairement à leurs homologues québécoises, qui investissent davantage dans la langue locale.

Cette asymétrie renforce l’hégémonie anglaise : des termes comme « podcast » ou « tuto » deviennent courants, érodant le français technique. Sur X (anciennement Twitter), des discussions soulignent comment l’anglais domine les échanges scientifiques, reléguant le français à un rôle marginal.

L’auto-censure des Français : publier en anglais pour exister

Un phénomène alarmant émerge : l’auto-censure linguistique. De nombreux Français, créateurs de contenu ou professionnels, optent pour l’anglais afin d’atteindre une audience plus large. Sur YouTube, des chaînes éducatives ou techniques abandonnent le français pour l’anglais, craignant une visibilité limitée. Des posts sur X dénoncent cette « soumission » : « Nous sommes soumis à un bombardement pour détruire la langue française au profit d’un espèce de globish. »

Cette tendance s’explique par la pression des algorithmes et des marchés globaux, où l’anglais est synonyme de succès. Elle s’inscrit dans un contexte plus large d’américanisation culturelle, où l’école française, en crise, privilégie l’anglais au détriment du français classique. Des linguistes comme Lionel Meney parlent d’un « naufrage » du français face au triomphe de l’anglais.

Les mondialistes à l’assaut : une menace pour la souveraineté nationale

Ces évolutions ne sont pas fortuites ; elles s’inscrivent dans une stratégie mondialiste visant à uniformiser les cultures. L’anglais, comme outil de l’impérialisme linguistique, sert la mondialisation néolibérale, érodant les identités nationales. En France, des politiques comme l’écriture inclusive – dénoncée par Roure comme un « instrument juridique au service d’une volonté européiste » – fragmentent la langue, la rendant incompatible avec sa tradition orale et écrite.

De nombreuses critiques visent Emmanuel Macron pour son hostilité à la francophonie : choix d’une secrétaire générale rwandaise francophobe pour l’OIF, préférence pour l’anglais dans les communications officielles. Sur X, des voix comme Julien Odoul accusent le gouvernement de « faire reculer la langue française ». Cette érosion menace la souveraineté : la langue est un attribut de la nation, et sa perte équivaut à une dépossession culturelle. Fernand Braudel l’affirmait : « La France, c’est la langue française. »

En conclusion, la langue française n’est pas seulement un moyen de communication ; elle est l’essence de la souveraineté.

Face aux assauts mondialistes, un sursaut est nécessaire : promouvoir le français dans l’éducation, les médias et la diplomatie, résister à l’auto-censure, et défendre sa pureté contre les influences destructrices. Comme l’appelle Roure, il faut « changer de mode de gouvernement » pour restaurer la grandeur de la France. Sans cela, nous risquons un monde uniforme, où la diversité linguistique – et avec elle, la liberté de pensée – s’efface au profit d’un globish insipide.

https://multipol360.com/les-attaques-mondialistes-contre-la-langue-francaise-une-perte-de-souverainete-silencieuse/ 

 


 

B) - Macron vend la souveraineté française à une UE massivement rejetée par le peuple

Emmanuel Macron, ce président qui se pose en sauveur de l’Europe, n’hésite pas à piétiner les intérêts nationaux de la France pour servir une Union européenne (UE) que les Français ont déjà rejetée à deux reprises. En 2005, lors du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, 54,67 % des électeurs français ont voté « non », un rejet massif qui a plongé l’UE dans une crise profonde.

Ce scrutin, marqué par une participation de 69,37 %, n’était pas un caprice : il reflétait une profonde méfiance envers une Europe perçue comme une machine à diluer la souveraineté nationale, favorisant les intérêts des élites au détriment des citoyens ordinaires.

Pourtant, Macron persiste, comme si ce verdict populaire n’avait jamais existé, et accélère la désindustrialisation française au nom d’une « autonomie stratégique européenne » qui n’est qu’un mirage. Pire encore, alors que l’euroscepticisme explose en France – avec 27 % des Français favorables à un « Frexit » en 2025, en hausse par rapport à l’année précédente – Macron continue de trahir son pays pour une UE de plus en plus contestée.

Un rejet historique ignoré : les Français contre l’Europe des élites

Rappelons les faits : le 29 mai 2005, les Français ont massivement dit « non » au traité constitutionnel européen, avec 15,4 millions de voix contre 12,8 millions pour le « oui ». Ce vote n’était pas isolé ; il faisait écho au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, où le « oui » l’avait emporté de justesse (51 %), mais avec une forte opposition soulignant déjà les craintes d’une perte de souveraineté. Ces rejets ont eu des implications durables : ils ont alimenté un sentiment de désenchantement politique, avec une baisse de la participation électorale et une montée des partis anti-système dans les élections suivantes. Vingt ans plus tard, l’euroscepticisme n’a fait que croître. Des sondages récents montrent que la France est l’un des pays les plus pessimistes sur l’avenir de l’UE, avec seulement 33 % de confiance en l’institution en 2023, et une hausse des voix appelant à un Frexit. En 2024-2025, les élections européennes ont vu une poussée des partis eurosceptiques comme le Rassemblement National, Les Patriotes, Debout la France et bien sûr le parti de François Asselineau, l’UPR reflétant une frustration croissante face à l’immigration, aux régulations excessives et à la perte d’indépendance économique. Macron, au lieu de défendre les intérêts français, semble mépriser ce verdict populaire, préférant une Europe fédéraliste qui dilue la France dans un ensemble bureaucratique dominé par l’Allemagne et les lobbies (voir ici).

La désindustrialisation française : le prix de la soumission à l’UE

Sous Macron, la France a accéléré sa descente aux enfers industriels, sacrifiant ses usines et ses emplois au nom d’une « intégration européenne » qui profite surtout aux voisins. Prenons l’exemple récent de l’industrie de défense :

lors d’une réunion avec les patrons du secteur, Macron a menacé de se tourner vers des « solutions européennes » si les entreprises françaises ne respectaient pas les délais de production, regrettant les retards et affirmant que l’armée française « n’est plus leur chasse gardée ».

Traduction : il est prêt à acheter des chars allemands plutôt que français, coulant ainsi l’industrie nationale au profit de l’Allemagne. Florian Philippot, leader des Patriotes, n’a pas mâché ses mots : « Ça s’appelle être un traître. Un vendu. »

Ce n’est pas un cas isolé. La fermeture de Brandt en décembre 2025, dernier grand fabricant français d’électroménager, a entraîné la perte de 700 à 750 emplois directs et la disparition de marques emblématiques comme Vedette ou Sauter. Ce naufrage est le symptôme d’une France qui abandonne son industrie sous l’influence de politiques libérales européennes, comme les accords de libre-échange controversés et les normes du Pacte Vert qui étouffent l’agriculture et l’industrie. Depuis les années 1970, la France a perdu plus de 2,5 millions d’emplois industriels, et la part de l’industrie dans la valeur ajoutée nationale est tombée à 11 %. En 2025 seul, plus de 108 usines ont fermé ou été menacées, contre seulement 80 créations.

 La grande exposition de Macron « Grande Exposition du Fabriqué en France », tenue en novembre 2025, n’est qu’une vitrine superficielle masquant un déclin profond. Pendant que l’Élysée parade avec 123 produits « made in France », les contrats publics fuient vers l’étranger : pistolets Sig-Sauer fabriqués en Allemagne pour les forces de l’ordre, pièces de rechange pour chars Leclerc en Chine, fusils HK 416 en Allemagne, vêtements pour l’armée en Tunisie… Même les révisions de la flotte d’Air France se font en Angleterre et au Maroc. Arnaud Montebourg, ancien ministre, dénonce cette « déroute » : des importations annuelles de 20 milliards d’euros vers l’Allemagne et la Chine, une dette publique dépassant 3.400 milliards d’euros (plus de 120 % du PIB), et un manque de 150.000 emplois qualifiés dans l’industrie. Sous Macron, la part industrielle du PIB a chuté de 16 % en 2000 à moins de 10 % aujourd’hui, plus vite qu’en Allemagne ou en Italie.

Ces choix s’inscrivent dans une politique macronienne qui privilégie l’UE au détriment de la France. 

Critiqué pour son protectionnisme mou qui met en péril le marché unique européen, Macron a été accusé de virer vers un « protectionnisme doux » qui isole la France tout en favorisant des achats européens. Ses réformes, comme la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric en 2014 (sous son mandat de ministre), ont accéléré la perte de souveraineté, transférant la maintenance des réacteurs nucléaires français à des intérêts étrangers. Résultat : une dette publique qui a explosé à 117 % du PIB en 2025, contre 2,6 % de déficit en 2017, et une croissance atone de 0,7 %, en deçà de la moyenne de la zone euro.

L’euroscepticisme en hausse : les Français ne veulent plus de cette Europe

Les Français sont de plus en plus eurosceptiques, et pour cause. Des sondages de 2020-2026 montrent une dissatisfaction croissante : la France est en bas du classement des pays confiants en l’UE, avec des préoccupations sur l’immigration, les régulations technocratiques et l’euro. En 2024, les élections européennes ont vu une charge des partis reflétant un rejet de l’intégration forcée. Macron, en poussant pour une « autonomie stratégique européenne » ne fait qu’alimenter ce sentiment. 

 

Par son alignement inconditionnel sur une UE dominée par Berlin, Macron alimente la voracité de l’Allemagne, qui adopte une posture de plus en plus belliqueuse en matière commerciale et étrangère, poussant des mesures protectionnistes et interventionnistes qui désindustrialisent l’Europe au profit de ses exportations toxiques. Ce réarmement massif allemand, avec un budget défense explosant à plus de 100 milliards d’euros et des exportations d’armes doublées, réveille les fantômes historiques d’une machine de guerre souveraine, menaçant directement l’industrie française au détriment des Français. Il est temps que la France se réveille et reprenne son destin en main, loin de cette UE qui l’étouffe. Le Frexit n’est plus une option, c’est une nécessité.

https://multipol360.com/macron-vend-la-souverainete-francaise-a-une-ue-massivement-rejetee-par-le-peuple/



 

C) - La condamnation de Free : un réveil forcé face à l’hémorragie de nos données personnelles

En ce début d’année 2026, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le paysage numérique français : l’opérateur télécom Free vient d’écoper d’une amende colossale de 42 millions d’euros pour une fuite de données massive survenue en octobre 2024.

Cette sanction, infligée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), marque un tournant dans la lutte contre la négligence des entreprises en matière de cybersécurité. 

Mais au-delà de ce cas isolé, elle met en lumière un fléau bien plus profond qui gangrène notre société : les fuites de données récurrentes, la perte de souveraineté numérique et le pouvoir insidieux que confèrent ces informations à ceux qui les contrôlent.

Le cas Free : une négligence aux conséquences dévastatrices

Rappelons les faits. En octobre 2024, un pirate informatique s’est infiltré dans les systèmes de Free, compromettant les données de pas moins de 24 millions d’abonnés. Parmi les informations volées figuraient des données ultra-sensibles, comme les IBAN (numéros de comptes bancaires), exposant les victimes à des risques immédiats de fraudes et d’usurpations d’identité. Les abonnés ont rapidement été submergés par des appels frauduleux, et certaines de leurs coordonnées ont même atterri sur le dark web, vendues au plus offrant.

 La CNIL n’a pas mâché ses mots dans sa décision du 13 janvier 2026 : les fautes de Free étaient « évitable avec un minimum de vigilance ». Authentifications trop laxistes, surveillance défaillante et stockage inutile de millions de données d’anciens clients – voilà les ingrédients d’une recette catastrophe. Free Mobile écope de 27 millions d’euros d’amende, tandis que sa maison mère, Free, ajoute 15 millions à la facture. De plus, l’opérateur a trois mois pour renforcer ses mesures de sécurité et six mois pour purger les données obsolètes.

Cette affaire n’est pas anodine. Elle survient après plus de 2.500 plaintes déposées par des clients excédés, reflétant un ras-le-bol généralisé des Français face à ces violations répétées de leur vie privée. On se demande légitimement : à quoi sert le RGPD si nos données continuent de s’évaporer dans la nature ?

Un fléau grandissant qui mine la confiance

Malheureusement, le cas Free n’est que la pointe de l’iceberg. En France, les fuites de données se multiplient comme un virus incontrôlable, touchant des secteurs variés : des plateformes en ligne aux agences de travail temporaire, en passant par les établissements de santé. Des millions de mots de passe, d’historiques médicaux et de coordonnées personnelles sont exposés, menant à des retraits bancaires frauduleux, des chantages et des campagnes de phishing sophistiquées. Les conséquences ?

Une érosion massive de la vie privée, où chaque citoyen vit sous la menace permanente d’une exploitation malveillante de ses informations.

Pire encore, ces incidents révèlent une vulnérabilité systémique : l’absence de solutions souveraines pour stocker et protéger nos données. Trop souvent, nous dépendons d’infrastructures cloud étrangères, dominées par des géants américains comme Microsoft ou Amazon. Ces entités, soumises à des lois extraterritoriales telles que le Cloud Act, peuvent accéder à nos informations sans notification préalable, exposant la France à des ingérences extérieures. Des projets comme l’hébergement de données de santé sur des serveurs étrangers illustrent parfaitement cette perte de contrôle : des pathologies, traitements et historiques médicaux potentiellement accessibles à des autorités outre-Atlantique.

La digitalisation des services publics : une menace sous-estimée

 La numérisation accélérée des services publics aggrave cette situation. Si elle promet efficacité et modernité, elle cache un revers sombre : l’exposition accrue de nos données sensibles. Des collaborations avec des entreprises comme Palantir  financée en partie par des agences de renseignement étrangères – pour des outils de contre-terrorisme, ou l’utilisation massive de systèmes d’exploitation dominés par Google et Apple, transfèrent nos informations personnelles (géolocalisation, contacts, historique de navigation) vers des data centers non européens. Le consentement des utilisateurs ? Souvent illusoire, noyé dans des conditions générales opaques.

 Ces pratiques érodent notre souveraineté numérique. Sans alternatives européennes viables, nous cédons le contrôle de nos systèmes d’information à des acteurs étrangers, fragilisant notre économie et notre sécurité nationale. Les révélations d’Edward Snowden en 2013 sur la surveillance massive par la NSA n’étaient qu’un avant-goût : aujourd’hui, nos données deviennent un outil d’espionnage ou d’influence géopolitique.

Nos données : une arme silencieuse aux mains des puissants

Au fond, ces fuites soulignent un enjeu fondamental : les données sont devenues une arme silencieuse de pouvoir.

Chaque jour, nous générons des milliers de points de données – clics, recherches, achats – qui alimentent une machine invisible.

Contrôlées par des géants technologiques américains et chinois, ou revendues par des courtiers en données sur un marché opaque valant des centaines de milliards de dollars, elles servent à profiler les individus, influencer les décisions commerciales (comme les primes d’assurance) et même manipuler les opinions publiques lors de crises.

 Pour la société, les implications sont alarmantes : une souveraineté nationale affaiblie, où les États peinent à accéder à leurs propres données stockées à l’étranger. Des tensions géopolitiques, comme celles autour de Huawei ou TikTok, montrent que le cyberspace est un nouveau champ de bataille. Et pour les citoyens ? Une perte de liberté, où la vie privée devient un luxe, exposée à des brèches comme celle récente au ministère de l’Intérieur, où des millions de fiches judiciaires – incluant données sur victimes, témoins et familles – ont été exfiltrées par des pirates.

Cette attaque, facilitée par des négligences basiques comme l’échange de codes en clair, met en évidence un sous-investissement chronique en cybersécurité publique. Des infrastructures vieillissantes et un manque de modernisation laissent des millions de Français vulnérables à l’usurpation d’identité ou au chantage.

Vers un sursaut souverain ?

La condamnation de Free pourrait être le signal d’alarme tant attendu. Elle impose aux entreprises de traiter la cybersécurité comme une priorité non négociable, sous peine d’amendes récurrentes. Mais pour les victimes, c’est une victoire aigre-douce : les fonds vont au Trésor public, pas à une indemnisation directe. Les procédures judiciaires restent longues et complexes.

Il est temps de transformer cette vulnérabilité en opportunité. Investissons dans des data centers nationaux, formons des experts en cybersécurité et développons des alternatives européennes GDPR-compatibles. Rééquilibrons les priorités : autant de moyens pour protéger nos données que pour les surveiller. Seule une souveraineté numérique renforcée restaurera la confiance des citoyens et protègera notre avenir dans un monde connecté.

En fin de compte, nos données ne sont pas qu’un actif commercial – elles sont le reflet de nos vies. Les laisser s’échapper, c’est céder un pouvoir immense. La France doit reprendre les rênes, avant qu’il ne soit trop tard.

https://multipol360.com/la-condamnation-de-free-un-reveil-force-face-a-lhemorragie-de-nos-donnees-personnelles/

 


D) - Les manifestations des agriculteurs français : une victoire contre le MERCOSUR  

Alors que l’Union européenne s’apprête à signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur le 17 janvier prochain, malgré l’opposition farouche de la France, un vent de satisfaction souffle sur le monde agricole.

Les manifestations massives des paysans, qui ont secoué le pays depuis des mois avec des blocages de routes, de ports et de sites stratégiques, portent enfin leurs fruits.

Non seulement elles ont forcé les grands distributeurs à refuser publiquement les importations de produits sud-américains non conformes aux normes françaises, mais elles ont aussi instillé une peur palpable chez les industriels de l’agroalimentaire, qui craignent un boycott massif des consommateurs. Ce revirement marque un tournant décisif, démontrant que la mobilisation paysanne n’était pas vaine.

Les manifestations : un mouvement qui a payé

 Depuis l’automne dernier, les agriculteurs français, unis sous les bannières de syndicats comme la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne, ont multiplié les actions pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « trahison européenne ». Des milliers de tracteurs ont envahi les rues de Paris et de Bruxelles, des barrages filtrants ont été installés au Havre, et des manifestations ont bloqué des dépôts pétroliers à La Rochelle ou des sites portuaires. Ces protestations, qualifiées de « colère totale des paysans », ont mis en lumière les risques d’une concurrence déloyale : importations massives de viande bovine, de volaille, de sucre et de soja produits avec des pesticides interdits en Europe, des coûts de production 40 % inférieurs, et des pratiques environnementales laxistes favorisant la déforestation amazonienne.

Ces actions n’ont pas été sans effet. Malgré le feu vert donné par une majorité d’États européens le 9 janvier, les agriculteurs ont obtenu des concessions « incontestables » de Bruxelles, comme une enveloppe de 300 millions d’euros étalée sur 2026 et 2027 pour soutenir le secteur. Mais surtout, la pression a influencé les acteurs économiques clés.

Les patrons de la grande distribution, tels que Thierry Cotillard (Intermarché), Alexandre Bompard (Carrefour), Dominique Schelcher (Système U) et Michel-Édouard Leclerc (E.Leclerc), ont annoncé leur refus catégorique d’importer des produits du Mercosur ne respectant pas les normes françaises.

« On n’en achètera pas », ont-ils déclaré en chœur, soulignant un engagement à privilégier les filières locales pour 97 % du bœuf, 100 % de la volaille et du porc. Ce positionnement, assumé publiquement dans les médias, est perçu comme une victoire directe des manifestations, qui ont sensibilisé l’opinion publique et forcé les distributeurs à anticiper un rejet consommateur.

Dans le monde agricole, les réactions sont unanimes : ces résultats sont « très satisfaisants« . Pierrick Horel, Quentin Le Guillous et Maxime Buizard-Blondeau, représentants des Jeunes Agriculteurs, ont salué après une rencontre à Matignon un déblocage potentiel sur des sujets comme l’eau et la prédation, tout en maintenant la vigilance sur le Mercosur. « Si le traité devait être signé, nous nous mobiliserons aux frontières, dans les ports et à Strasbourg pour inciter au vote contre au Parlement européen », ont-ils averti. La FNSEA et la Coordination Rurale, qualifiant l’accord de « reniement total » et de « jeu de dupes« , soulignent que 80 % des agriculteurs et 70 % des citoyens le voient comme une menace mortelle, renforçant l’appel à des actions judiciaires devant la Cour de Justice de l’UE. Les protestations, promises à s’escalader en janvier, ont déjà étendu leur influence à l’Irlande, l’Italie, la Pologne et l’Espagne, où des blocages similaires dénoncent l’externalisation de la sécurité alimentaire.

La peur des industriels : le spectre d’un boycott massif

Si les agriculteurs savourent ces avancées, les industriels de l’agroalimentaire tremblent. L’accord, qui ouvre le marché européen à 99.000 tonnes de viande bovine et 180.000 tonnes de volaille sud-américaines, menace de saturer les chaînes d’approvisionnement avec des produits à bas coûts mais controversés. Or, le refus des distributeurs, amplifié par les manifestations, expose les industriels à un risque majeur : un boycott des consommateurs. Déjà, sur les réseaux sociaux, des appels à « acheter local » et à vérifier les étiquettes pullulent, avec des vidéos d’agriculteurs en larmes dénonçant la concurrence déloyale (certains appelant même à vider les rayons des marchandises importées alors qu’elles sont aussi produites en France)– au Brésil, 80 % des pesticides utilisés sont interdits en France.

Les industriels craignent que ce boycott ne s’étende aux produits transformés, où la traçabilité est plus floue. « C’est insoutenable », confie un agriculteur dans une vidéo virale, illustrant le désespoir face à un accord qui sacrifie les filières bovine, ovine et volaillère pour des intérêts mondialisés, profitant surtout à l’industrie allemande. Emmanuel Macron, qui avait promis un veto mais l’a qualifié de « plutôt positif » après des clauses de sauvegarde jugées insuffisantes, est accusé de trahison, alimentant la colère. Les industriels, dépendants des importations pour des marges élevées, redoutent une chute des ventes si les consommateurs, sensibilisés par les manifestations, optent pour le boycott. Des experts estiment que cela pourrait entraîner une restructuration forcée des filières, avec des pertes en cascade pour les agro-industriels.

Perspectives : une bataille loin d’être terminée

 Malgré ces résultats satisfaisants, le monde agricole reste mobilisé.

Les agriculteurs, pas satisfaits des concessions européennes, promettent de nouvelles actions si l’accord est ratifié, visant ports et autoroutes pour bloquer les importations.

Cette unité syndicale inédite, couplée à un soutien populaire croissant, démontre que les manifestations ont non seulement freiné l’accord mais aussi redonné du pouvoir aux paysans face aux élites bruxelloises. Pour les industriels, la peur d’un boycott n’est pas infondée : elle pourrait signer l’arrêt de mort d’une agriculture low-cost importée, au profit d’une souveraineté alimentaire réaffirmée. La signature imminente sera un test décisif – et les tracteurs sont prêts à repartir.

https://multipol360.com/les-manifestations-des-agriculteurs-francais-une-victoire-contre-le-mercosur/

 


 

En janvier 2026, alors que la France traverse une crise agricole sans précédent, l’Union européenne a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré l’opposition ferme de Paris.

Ce traité, qui unit l’Europe aux pays d’Amérique du Sud comme le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, représente une menace existentielle pour nos agriculteurs.

La France ne peut pas ratifier un tel accord : ce serait la capitulation totale face à une concurrence déloyale, la destruction de notre souveraineté alimentaire et la mise à mort programmée de milliers d’exploitations familiales. Emmanuel Macron, qui avait promis de protéger l’agriculture nationale, a cédé sous la pression internationale, trahissant les paysans français au profit d’une élite bruxelloise déconnectée.

Une concurrence déloyale qui anéantit les filières françaises

L’accord Mercosur ouvre grand les portes à des importations massives de produits agricoles sud-américains, produits avec des normes environnementales, sanitaires et sociales bien inférieures à celles imposées en Europe. Imaginez : des dizaines de milliers de tonnes de bœuf, de volaille, de sucre, de riz, de miel et de soja entrant sur le marché européen sans droits de douane, ou avec des quotas détaxés. Ces produits, issus de pratiques interdites en France – comme l’utilisation de pesticides bannis, la déforestation massive ou des conditions de travail précaires – viendront inonder nos étals à des prix imbattables.

Pour les agriculteurs français, déjà écrasés par des réglementations européennes draconiennes et des coûts de production exorbitants, c’est la catastrophe.

La filière bovine, par exemple, risque de s’effondrer sous le poids de cette concurrence. Des secteurs entiers comme la viande, les céréales et les produits laitiers pourraient voir leurs prix chuter, entraînant faillites en cascade et désertification rurale. Selon des projections alarmantes, la France, déjà importatrice nette de 60 % de sa volaille et de 40-60 % de ses fruits et légumes, deviendrait encore plus dépendante d’importations étrangères. Nos normes strictes, censées protéger l’environnement et la santé, deviennent un handicap insurmontable face à des concurrents qui n’ont aucune contrainte équivalente. C’est une hypocrisie flagrante : l’Europe impose des règles vertueuses à ses propres producteurs tout en important ce qu’elle interdit de produire localement.

Le revirement honteux de Macron et la pression dictatoriale de Bruxelles

Emmanuel Macron, qui s’était posé en défenseur des agriculteurs en promettant un veto français, a opéré un revirement spectaculaire. Il a qualifié l’accord de « plutôt positif » après avoir obtenu des clauses de sauvegarde renforcées, jugées totalement insuffisantes par les syndicats agricoles. Ce changement de cap a déclenché une fureur légitime dans le monde rural. La FNSEA dénonce une « reniement total » et un « affront », tandis que la Coordination Rurale parle d’un « jeu de dupes » où Macron sacrifie l’agriculture française pour plaire au Brésil. Lula da Silva, président brésilien, a publiquement pressé Macron d’ouvrir son cœur à cet accord, affirmant que la décision relève de l’UE et non des États individuels.

Cette ingérence révèle la perte de souveraineté : la France n’a plus voix au chapitre, réduite à un simple exécutant des diktats bruxellois.

Pire encore, l’UE impose cet accord malgré des contradictions internes flagrantes. Des hauts représentants comme Kaja Kallas et António Costa se contredisent publiquement sur l’état des négociations, révélant un processus opaque et antidémocratique. L’Allemagne, sous pression de Berlin, a supprimé en secret une clause protectrice qui garantissait que l’accord ne s’appliquerait pas sans ratification du Parlement européen. Cela ouvre la voie à une application provisoire dès mars 2026, contournant tout débat démocratique. C’est une dérive dictatoriale : Bruxelles agit comme un empire bureaucratique, ignorant les oppositions nationales et sanctionnant les récalcitrants. La France, avec son « non » isolé, s’est retrouvée marginalisée, tandis que des pays comme l’Allemagne et l’Espagne poussent pour une ratification rapide.

La colère des agriculteurs : un face-à-face explosif avec le pouvoir

Face à cette trahison, les agriculteurs français se mobilisent en masse. Des milliers de tracteurs ont bloqué Bruxelles et Paris, avec des barrages filtrants au Havre et des manifestations devant l’ANSES. Les quatre principaux syndicats – FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination Rurale et Confédération Paysanne – exigent l’abandon total de l’accord, rejetant les « concessions inédites » promises par le gouvernement comme des leurres inefficaces. « Mercosur = Non », clament-ils unanimement. Des actions sont promises dès janvier, potentiellement escaladant en un hiver de crise majeure.

Cette fureur n’est pas isolée : en Irlande, des milliers d’agriculteurs protestent contre l’externalisation de la sécurité alimentaire vers l’Amérique du Sud. En Espagne, les manifestations se multiplient.

Partout, la même crainte : un accord qui sacrifie les paysans européens pour des intérêts géopolitiques obscurs.

En France, 80 % des agriculteurs voient le Mercosur comme une menace mortelle, et 70 % des citoyens s’y opposent. Des appels à la destitution de Macron et au Frexit émergent, car cet accord symbolise l’échec total de l’UE : une machine à broyer les nations au profit d’une élite supranationale.

Pourquoi la France doit refuser : pour la survie et la souveraineté

Signer le Mercosur, c’est condamner notre agriculture à une mort lente. C’est ignorer les crises cumulées – comme l’épizootie de dermatose nodulaire bovine – et ajouter des accords cumulatifs comme celui avec l’Ukraine, qui augmentent les quotas d’importations bon marché. C’est renoncer à notre principe de précaution et à notre démocratie. La France doit saisir la Cour de justice de l’UE pour contester cet accord illégitime et suspendre toute ratification. Seule une mobilisation massive peut inverser la tendance. Le Mercosur n’est pas un progrès ; c’est un poison pour notre avenir. La France libre et souveraine doit dire non, pour sauver ses agriculteurs et son modèle alimentaire.

https://multipol360.com/mercosur-la-trahison-europeenne-qui-signe-larret-de-mort-de-lagriculture-francaise/

 

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