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août 06, 2026

Les maux arts de la finance: Déficit public 2026 : Le gouffre de 106 milliards d'euros

France Macron and co.....

Déficit record : 106,8 milliards d'euros en 6 mois. 
Les chiffres du ministère des Comptes publics sont sans appel : le gouffre financier de la France s'aggrave encore de 6,4 % en 2026 [cite: Le déficit budgétaire de l’État atteint 106,8 milliards d’euros au premier semestre 2026, en hausse de 6,4 % sur un an.,
 
Selon les chiffres publiés le mardi 4 août par le ministère de l'Action et des Comptes publics, l'État a accumulé... un déficit budgétaire supérieur de 6,4 milliards d'euros...]. Le matraquage fiscal ne suffit plus à masquer l'incurie.
 

Déficit à 106,8 milliards : L’interminable naufrage financier d’un État asphyxié par sa dette et ses dépenses militaires

Les trois moteurs du dérapage budgétaire de 2026

Analyse des postes de dépenses qui creusent le trou financier de l’État :

  • Le piège de la dette : 34,5 milliards d’euros d’intérêts payés en six mois (+19 %), conséquence directe de l’accumulation des déficits.

  • L’engrenage militaire : L’explosion des dépenses liées aux opérations extérieures et à la programmation militaire.

  • La facture bruxelloise : Une augmentation massive de 23 % du chèque versé au budget de l’Union européenne.

L’illusion de la rigueur et l’asphyxie par la dette

Les chiffres officiels publiés par le ministère de l’Action et des Comptes publics révèlent l’ampleur de la dérive budgétaire de l’État : le déficit atteint le sommet colossal de 106,8 milliards d’euros au premier semestre 2026, s’imposant en hausse de 6,4 % sur un an.
Selon les chiffres publiés le mardi 4 août par le ministère de l’Action et des Comptes publics, l’État a accumulé, entre le 1er janvier et le 30 juin, un déficit budgétaire supérieur de 6,4 milliards d’euros à celui enregistré sur la même période en 2025.
L’embellie passagère enregistrée en 2025 est désormais balayée, réduisant à néant les vaines promesses du gouvernement de ramener le déficit à 5 % du PIB.
Symbole ultime de ce piège financier, la charge de la dette explose : la France a payé 34,5 milliards d’euros rien qu’en intérêts bancaires sur six mois, enregistrant une hausse vertigineuse de près de 19 %.

Le matraquage fiscal ne suffit plus à éponger la dépense publique

Le problème de la France ne provient aucunement d’un manque de prélèvements.

Les contribuables continuent d’être essorés : les recettes du budget général progressent de 2,8 %, portées par la hausse de la TVA et de l’impôt sur le revenu.
Les recettes de l’État restent pourtant relativement solides. Sur le semestre, les recettes du budget général ont progressé de 2,8 %, portées notamment par la TVA (+4,2 % à périmètre constant) et l’impôt sur le revenu (+2,7 %).
Malgré cette manne fiscale – complétée par la récupération de 6,9 milliards d’euros de dotations de recherche – le tonneau des Danaïdes reste béant face à des dépenses en hausse incontrôlée de 5,6 %.
L’État a également bénéficié en janvier de la restitution de 6,9 milliards d’euros correspondant aux dotations de recherche arrivées à échéance.,
Le principal problème vient de la progression des dépenses, qui ont augmenté de 5,6 % sur un an.

Dépenses militaires et tribut européen : Les priorités déconnectées du pouvoir

Ce gouffre financier est directement alimenté par les choix géopolitiques de l’exécutif. L’escalade des engagements militaires extérieurs et l’application d’une Loi de programmation militaire prévoyant 36 milliards de surcoûts font exploser le budget de la Défense.

Dans le même temps, le tribut exigé par Bruxelles grimpe en flèche avec un prélèvement versé à l’Union européenne en bond de 23 %. Face à 276,8 milliards de dépenses contre seulement 187,7 milliards de recettes, le semblant de « gel des crédits » n’est qu’un pansement sur une jambe de bois, condamnant la Nation à une dette exponentielle.

 Malgré les mesures d’économies annoncées et le gel de certains crédits, le déséquilibre reste massif. Une situation qui alimente mécaniquement la hausse de la dette publique…


Pour aller plus loin : La dérive vertigineuse du déficit public et l’explosion du coût de la dette témoignent de la faillite globale d'un État technocratique qui dilapide les ressources nationales. Qu'il s'agisse de verser des milliards à l'Union européenne et d'alimenter la surenchère militaire à l'étranger, de désarmer les services régaliens comme les sapeurs-pompiers face aux incendies majeurs, ou de mener des interventions clandestines dissimulées à la Nation, la logique du pouvoir reste celle de l'irresponsabilité budgétaire et de la fuite en avant.


Retrouvez nos enquêtes exclusives pour comprendre l'ampleur de cette crise d'État :

https://presse-internationale.ru/deficit-a-1068-milliards-linterminable-naufrage-financier-dun-etat-asphyxie-par-sa-dette-et-ses-depenses-militaires/

 

Etat prédateur : « Un Etat qui ne peut plus réformer ses dépenses se tourne vers ceux qui produisent encore de la richesse »

Finances publiques dégradées, système politique paralysé, incapacité à réformer : la France illustre ce que Grégory Edberg et Erwan Le Noan, enseignants à Sciences Po, appellent le basculement vers « l'Etat prédateur ». Un Etat qui, faute de projet, conserve intacte une seule capacité : celle de prélever.

Au début des années 1980, Pierre Rosanvallon diagnostiquait « la crise de l'Etat-providence ». Un demi-siècle plus tard, le mot de crise ne suffit plus. Le pacte social bâti après 1945 pour accompagner une société jeune et en croissance, dans un monde ordonné en blocs, s'est vidé de sa substance sans que rien ne le remplace.

Vieillissement démographique, accélération technologique, transition climatique, fragmentation géopolitique : partout dans l'OCDE, les Etats y font face avec des moyens déclinants et des marges politiques réduites à néant.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/etat-predateur-un-etat-qui-ne-peut-plus-reformer-ses-depenses-se-tourne-vers-ceux-qui-produisent-encore-de-la-richesse-2245813?


 
Ce chiffre a un nom : le déficit budgétaire. 
 
En 6 mois, ce déficit a atteint 106,8 milliards d'euros. 
 
Officiellement, il pèse 5% du PIB. En réalité, il représente 57% des recettes de l'État. On vous détaille.
Le déficit ne vient pas seulement des dépenses courantes. Une bonne partie est absorbée par le remboursement de la dette :
 
34,5 milliards d'euros d'intérêts en 6 mois, +19% par rapport à l'année dernière. La France paie désormais plus pour rembourser sa dette que pour éduquer ses enfants. En année pleine, la charge de la dette (64 Md€) dépasse le budget de l'Éducation nationale (63 Md€).
 
Deux autres choix budgétaires expliquent le reste. La hausse du budget militaire, décidée par la nouvelle loi de programmation militaire, et la contribution au budget européen : +23% sur le semestre. Pourtant la France n'est pas à court de moyens. Elle dépense 57,3% de son PIB en dépenses publiques, un record en Europe, devant la Finlande et loin devant la moyenne de l'UE.
 
Côté recettes, la hausse est réelle : TVA (+4,2%), impôt sur le revenu (+2,7%). Mais les taxes sur l'énergie reculent, et 6,9 milliards € de dotations recherche ont dû être restitués. Ce déséquilibre ne disparaît pas, il s'accumule dans la dette totale du pays. La France doit désormais 3 550 milliards €, soit 118,1% de son PIB, le 3e taux d'endettement d'Europe.
 
[Sources : Anadolu Agency/ Les Financiers/ FranceSoir / Eurostat/ Creditnews/ dettedelafrance.fr / Touteleurope.eu]
 
 
 
Une critique "Gaulienne"

Il faut imaginer une France avec un déficit budgétaire intenable de 5% qui n'a pas connu de surplus depuis plus d'une génération, un déficit commercial abyssal, des entreprises non compétitives que l'on aide avec des rustines de subventions, des dépenses sociales qui explosent au moment même où les dépenses militaires deviennent urgentes, une dette gargantuesque dont les intérêts avalent toute marge de manœuvre. Et une assemblée trop divisée pour faire quoi que ce soit. Une France dans une situation tellement intenable qu'elle connaît l'humiliation d'un prêt sous conditions du FMI pour pouvoir simplement financer ses importations. 
 
 Ce n'est pas un scénario de prospective 2027, c'est l'année 1957. 
 
Et pourtant en 5 ans, tout bascule : dès 1963 la France retrouve le statut de grande puissance industrielle qu'elle n'avait plus connu depuis Napoléon III, un siècle plus tôt. Qui se souvient vraiment de ce qu'il s'est passé ? De la recette du redressement ? 
 
Plus vous augmentez le coût du travail, plus vous pénalisez les entreprises, la création de richesse et donc le marché du travail. J'insiste sur cet ordre : il faut faire partir son raisonnement de l'entrepreneur (et non de la consommation par exemple). On n'a pas le choix, car c'est l'entrepreneur qui prend le risque initial d'anticiper les besoins du marché par son apport en capital et qui permet aux échanges de se déployer. Il faut d'abord un individu prêt à risquer son capital pour devenir le catalyseur de la coopération humaine. Qu'elle soit interne (organisation des salariés, outils, etc) ou externe (partenaires, clients, etc), cette dynamique d'échange n'existe que parce qu'un entrepreneur a pris un risque conscient. Aucune création de richesse n'existe hors de ce risque et des échanges qu'il permet. Pénaliser l'entrepreneur, c'est pénaliser toute l'économie derrière lui. Arthur Homines
 
 
FRANCE 1957 : UN PAYS AU BORD DE L’EFFONDREMENT 
 
En 1957 l'industrie française est dépassée. 
 
 Elle produit quelques pépites dues au génie isolé de quelques ingénieurs d'élite, la DS de Citroën, l'avion Caravelle, mais rien à l'échelle nécessaire. Son industrie est sous-dimensionnée par rapport à celles des Américains, son organisation interne est archaïque, caractérisée par des relations très tendues entre syndicats et patrons. Le coût du travail et la fiscalité sont très élevés, alors que sa productivité est faible. Impossible donc d'exporter, impossible d'investir suffisamment, de construire des usines modernisées, efficaces, suffisamment automatisées. 
 
Alors même que la nouvelle révolution industrielle autour de l'aéronautique, du nucléaire, de l'espace bat son plein. 
 
Comme le pays ne peut s'enrichir par le dynamisme de son économie, le gouvernement de Mollet compense par le social. Ajoute une semaine de congés payés, augmente le salaire minimum, augmente les fonctionnaires, introduit un minimum vieillesse, bloque les prix agricoles… Mais tout cela coûte de plus en plus d'argent et ne fait que renforcer le manque de compétitivité de l'industrie française. Alors on multiplie les aides aux entreprises, les subventions à l'export, les facilités de paiement. Les grandes entreprises bien connectées en profitent, les petites périclitent. 
 
Tout cela est financé par la dette. Et les aides et niches créées deviennent impossibles à réformer sans s'aliéner leurs bénéficiaires. Et c’est au milieu de cette débandade économique que les frais liés à la guerre en Algérie explosent. Le pays est exsangue et ne peut plus faire face à ses dettes.
 
 Il doit avoir recours au FMI. C'est l'impasse et l'humiliation. Cette situation est… très très familière pour le moins. 
 
Tout le monde sait comment cela finit : le régime ne survit pas à la crise, la IVe République meurt, et De Gaulle est appelé au pouvoir. 
 
Mais comment le redressement a-t-il réellement lieu ensuite ? Comment est-on passé d'un pays totalement à terre à la France dominante et florissante du Général De Gaulle ? 
 
LA RECONSTRUCTION GAULLIENNE 
 
Face à l’ampleur de la crise, le 3 juin 1958 De Gaulle obtient de l’Assemblée Nationale les pleins pouvoirs législatifs jusqu'au 8 janvier. Il a 6 mois pour redresser l'économie française. 
 
 Il charge Jacques Rueff d'établir un plan de résurrection de l'économie nationale. Jacques Rueff est ce qui se fait de mieux dans la grande tradition des grands administrateurs français : un polytechnicien, inspecteur des finances, issu du cercle de réflexion X-crise, des anciens X qui réfléchissent à la meilleure façon de rendre à la France une économie digne d'elle. 
 
Rueff a des idées précises sur ce qui doit être entrepris pour la France et comprend tout le poids de la charge qui lui est confiée. Le 8 décembre 1958, un mois seulement avant la fin de la fenêtre où tout reste possible, Rueff remet à De Gaulle son rapport complet qui se conclut ainsi : « Ce programme ne peut être celui d'un groupe ou d'un parti, mais seulement celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister. » Le plan doit être adopté en conseil des ministres le 27 décembre. Mais le 24, Pinay, ministre des finances, juge le plan trop radical et menace de démissionner s'il n'est pas atténué. De Gaulle ne lâche rien. Le 27, quelques heures à peine avant le moment où doit se tenir le conseil des ministres fatidique, les 4 ministres SFIO envoient une lettre de démission, ce qui bloque tout. De Gaulle met une pression biblique, et obtient qu'ils diffèrent leur départ au 8 janvier, jour où le régime parlementaire sera rétabli. 
 
Ce jour-là, le 27 décembre 1958, le plan Rueff est adopté dans son intégralité par le conseil des ministres. 
 
De Gaulle défend son plan directement à la radio le lendemain, dans une allocution encore disponible sur le site de l'INA. Il s'exprime ainsi : « Sans l'effort de mise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et avec les espoirs qu'il suscite, nous resterions un pays à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale du redressement économique et financier, quelle étape sur la route qui mène la France vers les sommets ! » 
 
En quoi consiste le remède de cheval administré par Rueff et De Gaulle ? 4 étapes. 
 
1. Supprimer toutes les rustines pour stopper l'hémorragie. 
 
De toutes façons elles n’existent que parce que les vrais problèmes n’ont jamais été réglés. 
 
Alors plus de subventions aux entreprises, à la sécurité sociale, à la consommation. Fin des boucliers tarifaires (l'électricité et le charbon prennent immédiatement 15%). Tout est désindexé. Le blé, les salaires. Non seulement les retraites ne sont pas épargnées, mais on supprime la retraite pour les anciens combattants valides. (Le message est clair : si tu es en état de travailler, la France a besoin de toi, pas que tu restes à la maison.) Les dépenses de l'État baissent immédiatement de 14%, alors qu'elles ne faisaient qu'augmenter depuis un demi-siècle. 
 
BOUM. 
 
2. Augmenter les recettes de l'État 
 
En taxant prioritairement ce qui a le moins d’impact sur la performance économique du pays. 
 
Augmentation de la TVA. 
Augmentation des taxes sur le tabac et l'alcool. 
Augmentation de l'impôt sur les sociétés. 
 
3. Rétablir la compétitivité des entreprises. 
 
Cela pourrait sembler antinomique avec l'augmentation de l'IS, mais la réalité est que pour être taxé, il faut déjà faire du profit, et pour faire du profit, il faut déjà être compétitif. L'IS n'est ainsi pas l'ennemi numéro 1 de la compétitivité de l’époque. Le problème des entreprises françaises en 1957 consiste en des coûts de production disproportionnés par rapport à ceux de leurs voisins. Alors Rueff dévalue le franc. Et pas qu'un peu. Quasiment d'un tiers. 8 ans d'inflation effacés. Les entreprises françaises redeviennent compétitives, les importations deviennent prohibitives. 
 
Alors bien sûr, ça fait mal. Pendant deux ans, la situation est compliquée. Ce n'est pas pour rien que personne sous la IVe n'avait eu le courage ou les moyens de déployer un tel plan. Le pouvoir d'achat des ménages diminue. La croissance ralentit. Les anciens combattants manifestent. Les mécontents sont multiples : agriculteurs, ouvriers, PME… Les conseillers de De Gaulle l'avaient prévenu, et De Gaulle avait répondu « Eh bien les Français crieront… et après ? » Et bien après… 
 
La balance des paiements devient excédentaire dès 1959, et la France rembourse sa dette extérieure dans l'année. En 1957, les exportations ne couvraient que 75% des importations ; en 1960, 111%. La France accumule les réserves d'or, qui passent de 516 tonnes quand De Gaulle arrive au pouvoir à 2700 en 1963. (Nous en avons 2400 aujourd'hui). Et dès 1960, la croissance accélère et les salaires repartent fortement à la hausse. 
 
Pour rendre ces sacrifices plus acceptables, De Gaulle s'appuie sur un récit fort de refondation. Nous ne sommes pas en train de liquider un modèle social, nous sommes en train de refonder la France. Et ce qui a le plus péché en France de la façon la plus visible à l'époque, c'est la monnaie, dont la valeur s'effritait de mois en mois. Alors De Gaulle utilise un levier purement symbolique : il instaure le nouveau franc, en retirant simplement deux zéros à l'ancien franc, pour rendre selon ses mots « au vieux franc français, dont les pertes expriment nos épreuves, une substance respectable ». Tous les jours les Français utilisent des francs, et tous les jours ils peuvent sentir la nouvelle ambition que leur monnaie porte. Elle ressemble désormais beaucoup plus au dollar. 
 
 4. Reconstruire en se positionnant à l’avant-garde technologique. 
 
 Cette période de redressement financier n'est pas une finalité en soi. Il ne s'agit que de la douloureuse étape indispensable pour se donner les moyens de l'expansion. La France a désormais une monnaie stable, un État avec des marges de manœuvre financières et des entreprises libérées du boulet de coûts de production excessifs. Il est temps de passer à la reconstruction de l'appareil productif français, et de refaire de la France ce qu'elle n'était plus depuis un siècle : l'avant-garde mondiale de l'industrie, des sciences et des technologies. 
 
Aujourd'hui encore, on peine à mesurer ce qui a été accompli en moins de 10 ans. 
 
 A. Consolidation et modernisation de l’existant. 
 
Les lois d'orientation agricole de 62 font passer l'agriculture de la paysannerie au productivisme exportateur et transforment la France en première puissance agricole européenne. L'état favorise la concentration industrielle pour créer des champions de taille mondiale dans la chimie, l'aluminium, la sidérurgie. 
 
 B. Réorganisation du territoire. 
 
 La DATAR créée en 1963 transforme le territoire français en machine de guerre : autoroutes, ports, zones industrielles, métropoles d'équilibre, villes nouvelles. Aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, le complexe de Fos-sur-Mer, l'usine marémotrice de la Rance. On investit dans les infrastructures, dans la croissance de la population. On crée des pôles d'excellence : Orsay-Saclay, Bretagne-Nord pour les télécommunications, Toulouse pour l'aérospatial, Lyon pour chimie-biologie-médecine. 
 
C. Focalisation sur les industries du futur 
 
On prend à bras le corps tous les grands sujets technologiques et souverains de l'époque, et on déroule. Création du CNES en 1961, lancement du premier satellite français, Astérix, en 1965, avec une fusée Diamant de fabrication 100% française. La France devient la troisième puissance spatiale derrière les US et l'URSS. 
 
Lancement du programme Concorde en 1962. Le premier avion sort des usines toulousaines en 1967. 
 
Déploiement du nucléaire civil. Et une décision qui en dit long : la IVe République avait signé en 1957-1958 les accords FIG avec l'Allemagne et l'Italie pour développer une dissuasion nucléaire à trois, avec usine d'enrichissement cofinancée. De Gaulle enterre le projet dès son retour au pouvoir, construit Pierrelatte seul, et fait cavalier seul sur la bombe. (La souveraineté ne se partage pas.) 
 
Premier essai Gerboise bleue en 1960 dans le Sahara, premier sous-marin lanceur d'engins le Redoutable en 1967. Après le traumatisme de 1940, De Gaulle vient de s'assurer que plus jamais la France ne pourra être envahie. 
 
En 1963, l'armée française a besoin d'un super calculateur Control Data fabriqué aux États-Unis pour effectuer les simulations indispensables pour passer de la bombe A à la bombe H. Washington bloque l'export pour entraver le redressement français, et l'américain General Electric prend le contrôle du français Bull en 1964. (Rachat de pépites françaises et limitation des exports, tiens tiens tiens) De Gaulle comprend que l'informatique est devenue un sujet majeur de puissance et lance en 1966 (!!!) un grand plan informatique, avec un délégué à l'informatique qui dépend directement du premier ministre, et crée la CII par la fusion des activités informatiques de Thomson, CGE et Schneider. La France développe sa bombe H. 
 
 D. La recherche et les sciences au cœur du projet France 
 
Peut-être le plus important à noter est que la France de De Gaulle mise tout sur la puissance scientifique. Réorganisation du CNRS en 1961, création du CNES pour la conquête spatiale en 1961, de l'INSERM en 1964 pour la biotech et la recherche médicale, de l'IRIA pour l'informatique et l'automatisation en 1967, du CNEXO pour explorer et exploiter notre vaste domaine maritime, l'ANVAR pour s'assurer que la recherche se transfère bien vers l'industrie en 1967. Le nombre de chercheurs en France passe de 9000 quand De Gaulle arrive au pouvoir à 31000 quand il le quitte. Les dépenses de R&D passent de 2,46% du budget de l'État en 1958 à 6,2% dès 1967. En 2026 aucun pays sur terre ne fournit le même effort public que la France de De Gaulle. 
 
Résultat : en moyenne la France gaullienne croît de 5,48% par an pendant 11 ans quand les États-Unis sont à 4,26 %. L'année du départ, 1969, la France fait 7% de croissance. Un record jamais retrouvé depuis. Alors même que la dette française est divisée par deux. Lors de son règne, De Gaulle double quasiment la taille de l'économie française. En 1973, le Hudson Institute publie une étude prospective sur l'économie mondiale. Il prévoit que la France devrait être de loin la première économie européenne et les Français, les Européens les plus riches. Malheureusement, les successeurs de De Gaulle n'ont pas eu la vision et le courage nécessaires pour tenir la trajectoire. 
 
 Récapitulons comment De Gaulle a fait passer la France d'un pays failli à une puissance mondiale. 
 
 1. Attendre que la crise permette d’obtenir des pouvoirs spéciaux pour contourner les blocages parlementaires. 
 
 2. Rétablir les finances pour se donner les marges de manœuvre nécessaires, en se débarrassant de toutes les rustines accumulées et en taxant ce qui ne nuit pas à la performance économique. 
 
 3. Rendre les entreprises françaises compétitives de façon structurelle et non par rustines en baissant leurs coûts. 
 
4. Reconstruire le tissu industriel et productif en consolidant l’existant, réorganisant le territoire, investissant massivement dans les technologies du futur, et pariant à fond sur la recherche scientifique. 
 
 RECONSTRUIRE LA FRANCE DE 2026 
 
 La France d'aujourd'hui nous rappelle furieusement la France de 1957. Déficit de 5,1 % du PIB, dette à 117,5 %, dernier excédent budgétaire en… 1974, retraites qui représentent 14% du PIB là où la moyenne OCDE est 8%, des dépenses sociales non financées qui s'accumulent, des besoins de réarmement urgents mais infinançables, des besoins d'investir dans l'IA et la robotique mais pas un rond pour le faire ; une industrie tombée à 9,6 % du PIB (Chine, Allemagne, Corée), un déficit commercial à 100 milliards, 157 Md€ de prélèvements sur les entreprises au-dessus de la zone euro et des rustines partout (CICE, boucliers, chèques, allègements) ; rapports qui s'empilent, assemblée sans majorité, loi spéciale faute de budget voté. 
 
Tout cela est… beaucoup trop familier. 
 
 La seule différence fondamentale avec 1957 est que la France a désormais l'euro ce qui lui permet de se crasher au ralenti. Le FMI ne toquera pas à la porte. Mais petit à petit, l'État a déjà de plus en plus de mal à se financer. Jusqu'au moment où les sommes à emprunter chaque année sur les marchés pour maintenir la machine à flot seront tellement importantes que l’on ne nous prêtera plus à des taux acceptables. La zone de danger selon le FMI se situe lorsqu’un pays a besoin d’emprunter plus de 15% de son PIB sur les marchés tous les ans. Nous sommes bientôt à 18%. La Grèce a sauté quand elle a dépassé les 20%. Avec notre trajectoire actuelle, la France atteindra le stade où elle devra probablement mendier l’aide de la BCE qui lui imposera alors sa politique économique sanglante quelque part entre 2029 et 2032. 
 
Tic tac. 
 
Alors, à quoi ressemblerait un redressement gaullien ? 
 
Quel serait le plan douloureux que nous devons imaginer, mais qui serait « celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister » ? 
 
Le plan qui nous permettrait de retrouver un pays qui serait autre chose qu’un pays « à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité » ? 
 
La crise arrive. Nous devons être prêts. 
 
Joan Larroumec 
@larroumecj 
Géoéconomie • technologie • démographie | Long sur 🇫🇷 & Europe | 
 
 
 

novembre 20, 2025

Le président qui pouvait dire NON… et qui a toujours dit OUI !!

Bilan Macron 2017-2025 : 445 milliards d’euros disparus, selon Marc Touati 

Une servitude volontaire qui mène la France au bord du gouffre

Le 19 novembre 2025, l’économiste Marc Touati, président du cabinet ACDEFI et figure respectée des analyses libérales, a publié une vidéo choc sur X : « Chiffre choc du bilan Macron : 445 milliards d’euros ont disparu ! Et ce n’est malheureusement pas terminé… ». Devant un graphique implacable, Touati explique que depuis 2017, la dette publique a explosé de 1.160 milliards d’euros alors que le PIB n’a progressé que de 715 milliards. Résultat : un écart abyssal de 445 milliards d’euros qui révèle une croissance artificiellement dopée à la dette, sans création de richesse réelle.

(C’est l’une des questions essentielles que tout le monde se pose et que vous êtes très nombreux à me poser presque tous les jours : Quel est le vrai bilan économique de M. Macron ? Sur les plateaux de TV également, on me pose souvent cette question et lorsque j’y réponds, on remet souvent mes chiffres en question ! Ah « l’omerta » est tenace en France ! Alors, pour faire taire les adeptes du déni de réalité et les illusionnistes en tous genres, voici le vrai bilan économique de M. Macron depuis 2017 au travers notamment des questions suivantes : Quelle a été l’évolution de la dette publique française depuis 2017 ? Quel est l’écart entre l’augmentation de cette dernière et le PIB en valeur ? Dette publique / PIB : Quelle progression de 2017 à aujourd'hui ? Hors déficit primaire et à prix constants, la France est-elle en croissance ou en récession depuis 2017 ? Quid des défaillances d'entreprises de 2017 à 2025 ? Même question pour le taux de chômage ? Le taux de pauvreté a-t-il augmenté en France depuis 2017 ? Quid des inégalités ? Quelle évolution pour la natalité ? La réindustrialisation a-t-elle eu lieu ? Comment ont évolué les déficits commerciaux et courants ? Taux d’intérêt des obligations d’Etat à 10 ans : Quelle progression depuis 2017 ? Question de la semaine : Pourquoi les recettes fiscales sont en décalages avec les prévisions gouvernementales ? Quelle est la bonne nouvelle de la semaine ? Quelles sont les phrases de la semaine ? Réponses à toutes ces questions et à bien d’autres dans cette vidéo, graphiques et tableaux explicites, pédagogiques et réalisés sans trucage à l’appui…)

« Ces 445 milliards n’ont pas été volés, mais ils ont bel et bien disparu des caisses de l’État », martèle-t-il, pointant une gestion budgétaire irresponsable qui nous rapproche dangereusement de la Grèce de 2010.

Et Touati n’y va pas par quatre chemins : la France de 2025 est pire que la Grèce d’avant la troïka. Déficit hors contrôle, dépenses publiques records (57-58 % du PIB), charge de la dette qui dépassera 100 milliards en 2025… Tout cela n’était pas une fatalité. C’était un choix.

Le président qui pouvait dire NON… et qui a toujours dit OUI

Le rôle d’un président de la République n’est pas d’être un gestionnaire passif des « aléas mondiaux ». C’est de défendre farouchement les intérêts de la France et des Français.

Comme l’écrivait Étienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, le pire despotisme est celui que l’on accepte librement. Ici, c’est une servitude économique volontaire : Emmanuel Macron a eu tous les leviers constitutionnels (article 40, 49-3, veto européen, négociation brutale à Bruxelles) pour refuser ce qui nous ruinait. Il ne l’a jamais fait.

  • Il a accepté le plan de relance européen de 2020 (750 Md€) sans négocier un statut de contributeur net avantageux, alors que la France paiera pendant des décennies.
  • Il a prolongé le « quoi qu’il en coûte » jusqu’en 2024 alors que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne stoppaient net dès 2022.
  • Il a maintenu un bouclier tarifaire énergie à plus de 100 Md€ au lieu de laisser les prix faire leur travail d’adaptation, comme l’ont fait nos voisins.
  • Il n’a jamais imposé la baisse des 57-58 % de dépenses publiques/PIB, record mondial avec le Danemark… mais sans les résultats danois.
  • Il a refusé toute réforme profonde de l’État (suppression de 120.000 postes promise en 2017 ? Oubliée), ou des collectivités territoriales.

Comme le souligne Marc Touati, « personne n’a forcé Macron » à transformer le CICE en baisse de charges permanente sans contrepartie, à remplacer l’ISF par un IFI qui rapporte 5 milliards de moins par an, ou à laisser filer les niches fiscales et subventions inefficaces.

 

(Scandales d’Etat à répétition en France, Activité économique française et internationale, marchés boursiers toujours euphoriques : l’actualité de ces derniers jours est très chargée et suscite de nombreuses questions : Que signifient et quelles seront les conséquences des révélations de M. Lemaire sur le dérapage des comptes publics en 2024 ? Quel sera l’ampleur des déficits publics français en 205 et 2026 ? Encore de nouveaux mensonges d’Etat ? La France est-elle la lanterne de l’économie mondiale en cette fin d’année 2025 ? Quelles perspectives pour la croissance en France, dans la Zone Euro, aux États-Unis, en Chine, en Inde et pour l’ensemble de la planète ? Quel sera le coût de la suspension de la réforme des retraites en France ? Question de la semaine : comment vont évoluer les marchés boursiers au cours des prochains mois ? Quelle est la bonne nouvelle de la semaine ? Réponses à toutes ces questions et à bien d’autres dans cette vidéo, graphiques et tableaux explicites, pédagogiques et réalisés sans trucage à l’appui…)

Les chiffres qui accablent : un naufrage évitable

Au 20 novembre 2025 :

  • Dette publique : 3.416 milliards d’euros (115,6 % du PIB au T2 2025, INSEE).
  • Déficit public 2025 : prévu à 5,4 % par le gouvernement (optimiste), mais la Cour des comptes et la Commission européenne tablent sur 5,6 à 6 %.
  • Charge de la dette : déjà 70 Md€ en 2024, plus de 100 Md€ en 2025 – bientôt plus que le budget de l’Éducation nationale.
  • Croissance : 0,6-0,7 % prévue pour 2025 – quasi-récession structurelle.

Marc Touati le répète depuis des années : la France est le seul grand pays européen à voir sa dette et son déficit continuer d’exploser après le Covid. L’Italie de Giorgia Meloni ramène son déficit sous 3 %. L’Espagne et le Portugal font mieux que nous. Pourquoi ? Parce qu’ils ont eu le courage de dire NON à la dépense incontrôlée.

(Marc Touati, économiste et président du cabinet ACDEFI, était l'invité de l'émission Ecorama du 19 novembre 2025, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : la crise budgétaire française, les tensions politiques autour des hausses d’impôts, la réaction des marchés, les nouvelles prévisions de croissance, mais aussi l’état de santé de l’économie américaine entre brouillard statistique, inflation persistante et politique économique de l’administration Trump.)
 

La servitude volontaire du XXIe siècle

« On » a élu Emmanuel Macron deux fois pour réformer, libérer l’économie, baisser les impôts et la dépense. Huit ans plus tard, nous avons :

  • La fiscalité la plus lourde d’Europe,
  • Une industrie qui fuit,
  • Des services publics qui se dégradent malgré les records de prélèvements,
  • Une dette transmise à nos enfants qui les condamne à payer pour nos lâchetés.

Comme le dit La Boétie, « soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres ». Macron a choisi de servir : Bruxelles, les lobbies, la paix sociale à court terme.

Il a préféré l’argent magique et la communication (« startup nation », « en même temps ») à l’intérêt national. Aujourd’hui, les agences de notation nous regardent comme la Grèce de 2010. Marc Touati a raison : 445 milliards ont disparu. Et si rien ne change, les prochains 445 milliards disparaîtront aussi.

La France n’est plus seulement endettée. Elle est vassalisée. Par sa propre faute. Par la faute d’un président qui, à chaque carrefour, a choisi la servitude volontaire plutôt que la souveraineté.

https://multipol360.com/bilan-macron-2017-2025-445-milliards-deuros-disparus-selon-marc-touati/


 

février 09, 2016

De drôles de guerres...

L'Université Liberté, un site de réflexions, analyses et de débats avant tout, je m'engage a aucun jugement, bonne lecture, librement vôtre. Je vous convie à lire ce nouveau message. Des commentaires seraient souhaitables, notamment sur les posts référencés: à débattre, réflexions...Merci de vos lectures, et de vos analyses.



Sommaire:

A) La vérité nous rend libre - Richard Armenante - temoignage fiscal.com.

B) La Guerre Économique: Comment les États se font la guerre sans se livrer bataille - Ibrahim Camara - Globale Diplomatie.com

C) La courbe du chômage dont personne ne parle - les echos.fr  - Daniel Thébault / Président de la GSC



A) La vérité nous rend libre

Bonjour Témoignage Fiscal , Mesdames , Messieurs , Chers concitoyens ,
Je fais suite à la vidéo du 30 novembre 2015 (jointe ci-dessous) Réalisée par M. Henry DUMAS et M. Emmanuel BOLLING que je remercie chaleureusement .
J’ai donc voulu donner une suite à la vidéo réalisée pour compléter ce combat pour la vérité. La vérité nous rend libre , la vérité est sans pitié et ne peut plus être enfermée.
Les Politiques mais pas seulement sont tous des rêveurs ,sur le fameux état de droit, La justice Française est à bout de souffle avec ou sans juge. La réalité de la FRANCE avant l’état d’urgence et pire après..
La France est devenue peu à peu un pays maffieux et son administration fonctionne comme la maffia en particulier l’administration judiciaire et fiscale . Il faut donc combattre les abus des administrations qui détruisent la démocratie et l’économie par conséquence les entreprises et l’esprit d’entreprendre. Les élus , les journalistes devraient être les 1er contre-pouvoir du citoyen or ce n’est pas le cas en France .
La France, un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency International=
http://www.camerounliberty.com/la-france-un-des-etats-les-plus-corrompus-deurope-constate-transparency-international/
La France, 23eme pays le plus corrompu au monde – Economie Matin=
http://www.economiematin.fr/news-corruption-france-classement-transparency-international-argent
Et Parmi les grands pays européens, l’Allemagne occupe le 17eme rang mondial et la France ….le 75e = http://www.letemps.ch/economie/2016/02/01/suisse-gagne-un-rang-devient-quatrieme-pays-plus-libre-monde
Je vous invite à lire et écouter à nouveau une réalité sur la médiocrité Française et le non-respect des droits et des droits de l’homme en France , indignez-vous avec nous , mais pas seulement= « Une injustice faite ne fût-ce qu’à une seule personne est une menace pour nous tous ».
Dans ce contexte , je sollicite aussi votre aide et soutien pour que justice me soit rendue et faire éclater la vérité: Partagez massivement cette supplique. Veuillez trouver ci-dessous les courriels adressés à M. Le Président de la République , dont la Vidéo de 15mn édifiante.« Ma colère nécessite un besoin de justice quitte à la faire moi-même»” 
Je sais combien vous pouvez être sensible aux injustices . C’est pourquoi je sollicite donc à nouveau votre attention bienveillante ,votre aide et soutien dans mon affaire pour faire éclater la vérité , nous sommes un contre-pouvoir du concitoyen , dans le cadre de dysfonctionnements graves de l’administration judiciaire mais pas seulement qui vont à l’encontre des droits fondamentaux et des droits de l’homme ; C’est le cas dans mon dossier . Partagez massivement ce message !
Comme disait un avocat, la vérité est dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement la rechercher. Mais trop peu de fois les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité .Enfin, un grand avocat ne va pas à la facilité, il cherche la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand.
De temps à autre certains Magistrats se libèrent des chaines, lire l’ interview sur France bleu Provence d’un Procureur » La justice Française est à bout de souffle, selon le procureur de Marseille Brice Robin. Toutes les infos ici : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/la-justice-francaise-est-bout-de-souffle-1452882828  « ( Lire ci-dessous mon article » 1) La  Justice Française  37ème sur 43 pays européens ?! = http://www.temoignagefiscal.com/la-justice-francaise-37eme-sur-43-pays-europeens/ « ) .
J’ai demandé à plusieurs reprises à Monsieur François Hollande Président de la République ( mais pas seulement) garant en particulier du bon fonctionnement judiciaire , d’intervenir comme la loi le permet et l’oblige. Sans réponse,  je lui ai adressé ces courriels :
– une
Lettre à Monsieur Le Président de la République Le 21 décembre 2015 = https://blogs.mediapart.fr/edition/critique-raisonnee-des-institutions-judiciaires/article/031215/indignez-vous-avec-moi      et
– une
Lettre ouverte à Monsieur Le Président de la République 17/11/2015= http://www.temoignagefiscal.com/lettre-ouverte-a-monsieur-le-president-de-la-republique-17112015/
Dans la constitution , il y a les droits et les devoirs. Le Président de la république doit assumer donc en sa qualité de Président de la République Française des responsabilités judiciaires importantes dont il est  le garant des procédures et procès équitables non seulement dans le respect du droit fondamental mais des droits de l’Homme. J’ai  sollicité à nouveau sa haute bienveillante attention sur mon combat pour obtenir justice et son aide face à des comportement maffieux de l’Administration judiciaire. Comment peut-on admettre et laisser bafouer les droits et les droits de l’Homme dans mon affaire , Le Président de la république mais pas seulement  ne peuvent pas  devenir complices de tels agissements délictueux en France , ce pays n’est plus le mien ,car  l’injustice est un métier mais personne ne viendra à bout de m’assujettir . Ma colère nécessite un besoin de justice quitte à la faire moi-même , la loi du talion que ma famille (des grands résistants , des héros ,des noms de rues et avenues témoignent du sacrifice) , a appliquée en 1944/45 sur les collabos de Magistrats avec les Nazis en particulier mais pas  seulement . Cette loi du talion devient peu à peu la solution dans ma réflexion pour obtenir justice, en effet pour croire en la justice en France il faut beaucoup d’humour. Nous ne savons jamais à quel point nous sommes forts jusqu’au jour être fort reste la seule option (ci-dessous vidéo témoignage ,Communiqué Presse et CV 1 page) =
Je vous prie d’écouter et de visionner  la vidéo, sur mon combat pour obtenir justice ,qui a été enregistrée le 30 novembre 2015=
Cliquez ici : https://youtu.be/nbwPLB7a0Zs
– Dont Résumé ! Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits de l’homme, et corruption en France=
http://injustice.blog.free.fr/public/Communique_Presse_Armenante_Vs_Mariani_2013.pdf
Dont Résumé en 1 page Qui est Richard ARMENANTE= http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf
La France pauvre pays médiocrate qui donne des leçons des droits de l’Homme au monde entier et qui n’est pas capable de les faire respecter en son sein: « si l’on se dit que c’est simplement un pays dans lequel, en un peu plus d’un an, on a tiré sur la rédaction d’une revue , d’un magasin et les passagers d’un train, fait exploser une usine et décapité son directeur et, finalement, tiré sur des passants dans la rue, dans un café, dans un restaurant, dans un stade et dans une salle de concert, on peut facilement penser qu’il s’agit d’un pays la France ,situé du côté obscur de la planète mentale . » En effet il faut que certaines démocraties occidentales sortent du côté obscur dont la France est tombée.. La France ne fait plus rêver.. Liberté et égalité n’est plus qu’un rêve actuellement en France, il nous reste la fraternité et cela nous permettrait de faire évoluer la médiocratie française. La France un pays dirigé par des politiques de combines et des comportements dignes de la maffia qui rendent aveugles les citoyens.
J’ai été approché par MEDIAPART et Témoignage FISCAL pour publier des articles suite à mon combat judiciaire et mon expérience . Je vous prie de trouver quelques Publications que j’ai faites en 2015 , Pour  votre réflexion et votre sagacité =
1) La  Justice Française  37ème sur 43 pays européens ?! = http://www.temoignagefiscal.com/la-justice-francaise-37eme-sur-43-pays-europeens/ 2) L’administration et la Justice non indépendante ont un rôle économique évident = http://www.temoignagefiscal.com/ladministration-et-la-justice-non-independantes-en-france/ 3) Le Mensonge et la tricherie en France détruisent à petit feu l’économie et la justice= http://www.temoignagefiscal.com/le-mensonge-et-la-tricherie-en-france-detruisent-a-petit-feu-leconomie/ 4) Réflexion d’un citoyen face à l’injustice = http://www.temoignagefiscal.com/reflexion-dun-citoyen-face-a-linjustice/
Je vous remercie de l’attention bienveillante que vous porterez aux informations que je vous communique pour obtenir enfin justice mais pas seulement. Je peux vous communiquer des infos en 5 courriels plus détaillés si vous le souhaitez.
En cette période permettez-moi , malgré ma colère légitime de vous souhaiter une bonne année 2016.
Dans l’attente , que justice me soit rendue dignement , de votre aide indéfectible pour faire éclater la vérité, de vous lire , de votre appel ,de vous rencontrer  , je vous prie de recevoir  , Témoignage Fiscal , Mesdames , Messieurs , Chers concitoyens , L’expression de ma plus Haute considération Amicale.
Richard ARMENANTE 0688734504 / et Association de Défense de la Famille ARMENANTE
PS = Comportement de Mafieux du Fisc Français
– Cette vidéo de M. Francis Le Poizat un transfuge du fisc va vous permettre de découvrir l’enfer fiscal raconté de l’intérieur. Vos doutes seront confirmés. Oui l’injustice et l’incompétence règnent en maître dans le contrôle fiscal. On vous tue gratuitement. Il ne tient qu’à vous que ce scoop devienne un buzz, faites tourner. http://www.temoignagefiscal.com/contribuables-sensibles-sabstenir-video/
– Et M. Francis Le Poizat n’a pas peur s’attirer les foudres du fisc son ancien employeur pendant des décennies , il s’en fiche. Il a observé de l’intérieur des décennies et il sait ce qu’il dit. Il est donc une sorte d’infiltré ou de repenti Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : http://www.temoignagefiscal.com/conseil-en-cas-de-controle-fiscal-et-aux-pouvoirs-exorbitants-du-fisc/

Qui est-il = Mon blog ( mon combat et les excuses obtenues de la justice française) = http://injustice.blog.free.fr --Rappel : Auditeur diplômé et Membre INHESJ (Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure et de l’intelligence économique, et Justice, Ministère de l’Intérieur) , Ingénieur ,Ancien Adjt Au Maire de Marseille(délégué à l’économie),Dirigeant de Stés ; Mandataire de Justice (nommé par la cour d’appel) , Doyen du Conseil des Sages du Journal TOP ALERTE le journal qui dit la vérité dont je suis un des créateurs, écrivains par occasion à l'association internationale des belles lettres et enfin Fils et Petit-fils de résistant décoré de la Grand-Croix de la légion d’Honneur (Tel Léon LACHAMP , D.ROUSSEL des Héros, des avenues à Marseille en témoignent) .




B) La Guerre Économique: Comment les États se font la guerre sans se livrer bataille

Les États connaissant aujourd’hui une nouvelle forme de mondialisation, qui a profondément modifié les anciennes conceptions de la puissance . La guerre économique caractéristique des relations internationales du 21ème siècle amène les États à développer de nouveaux outils de puissance basé sur une force économique et une capacité à affaiblir ses concurrents de manière permanente y compris en temps de paix.
 
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La fin d’un monde bipolaire, caractéristique des relations internationales de la seconde moitié du XXème siècle, prend fin avec l’effondrement du bloc soviétique. Ainsi la guerre froide entre les deux superpuissances de l’après guerre s’estompe pour laisser place à une nouvelle forme d’opposition entre les nations prenant les allures d’une autre forme de,guerre, la « Guerre économique ». Malgré la pacification des relations depuis la chute du mur de Berlin, les rapports entre les États sont teintés de rivalité et ils se considèrent réciproquement comme ennemis ou rivaux. Cette nouvelle « guerre » recouvre de nouvelles dimensions. De la course aux armements et à la suprématie militaire succède la volonté d’influencer les centres de gravité de l’économie mondiale.

L’action militaire unilatérale à des fins de puissance est peu concevable de nos jours car moins acceptable par la communauté internationale. Les États ont du se montrer plus inventifs et trouver des moyens plus innovants et complexes afin d’accroitre leur puissance. Aujourd’hui la puissance d’un État s’évalue principalement sur son économie. Ces derniers tentent d’accroitre en priorité leur rayonnement économique au sein d’une concurrence mondiale très féroce. Nous sommes passés d’une logique géopolitique à une logique géoéconomique. La capacité d’un État à faire converger son intérêt économique et celui de ses entreprises a créé un nouveau paradigme de puissance. La force économique d’un pays est donc perçue comme fondamentale pour s’affirmer au sein d’un système international anarchique dans un cadre pacifique!

Les acteurs de la guerre économique

La guerre économique peut se définir comme étant la stratégie et le comportement économique agressif, essentiellement en temps de paix, d’une entreprise, d’un État, d’une ONG ou de tout groupement humain pour atteindre un objectif: conquérir ou protéger des parts de marché. Et ce, dans une dynamique de recherche, de préservation d’accroissement de la puissance

Les acteurs principaux de cette nouvelle forme de guerre sont les États en tant qu’acteurs politiques et économiques naturels et légitimes, les entreprises en tant qu’actrices majeures de la guerre économique et enfin la société civile et les ONGs tant l’information joue un rôle croissant dans notre société.

L’État, chef d’orchestre de la stratégie de puissance.
Autrefois acteur quasi unique des relations internationales, l’État a vu ses capacités d’action notamment économiques se réduire en raison d’une hyper mondialisation en cours depuis les années 1980 et le développement fulgurant des firmes multinationales. En ce qui concerne la France, la construction européenne a elle aussi contribué à l’affaiblissement du rôle des États dans la mesure où les pays membres ont été privés de certaines compétences au profit d’organes supranationaux. L’État reste cependant un régulateur économique, de par sa souveraineté absolue et perpétuelle, il détient une capacité à imposer le respect des lois et d’en sanctionner la violation sur son territoire. Son rôle reste prépondérant en matière de guerre économique, les actions menées par les principales puissances économiques mondiales montrent leurs rôles fondamentaux dans cet affrontement. L’influence des centres de gravité de l’économie mondiale ne passe plus seulement, comme auparavant, par la force militaire ou l’appropriation des matière premières, l’immatérialité caractérise les nouvelles forces à l’œuvre dans les affrontements économiques. La compétitivité, le patrimoine immatériel, la créativité ou encore l’innovation, deviennent des atouts fondamentaux pour s’armer au sein de la nouvelle mondialisation. Les États ont pour objectifs de les impulser, de les provoquer, c’est pourquoi ils restent des acteurs majeurs de la guerre économique.

Aux Etats-Unis par exemple, l’industrie est considérée comme un enjeu de sécurité nationale : l’État se pose donc en soutien aux entreprises nationales. En Europe la concurrence entre Airbus et Boeing illustre bien une concurrence apparemment « normale » mais en réalité elle s’est transformée en affrontement étatique. Cette guerre commerciale, marketing et diplomatique concentre des enjeux tellement importants en termes d’emplois, d’économie et de haute technologie que les État s’en mêlent.

Au Japon le Ministry of Economy Trade and Industry (METI) a pour missions première de soutenir les entreprises nationales qui se traduit par une politique de collecte ordonnée de données pour informer les entreprises japonaises sur les marchés étrangers, les nouvelles technologies et plus généralement les opportunités économiques et commerciales.

Ainsi les États sont des véritables catalyseurs où intérêts publics et privés fusionnent pour la mise en œuvre de stratégies globales et cohérentes.

L’entreprise au centre de la bataille.
Elles sont en première ligne des affrontements polymorphes qui animent la scène internationale. La mondialisation et l’ouverture des économies n’épargne aucune entreprise, et si les firmes multinationales ont su s’adapter dès le départ, les plus petites entreprises doivent faire face à une concurrence venant des quatre coins du globe. Les entreprises de taille mondiale sont les acteurs principaux de la guerre économique, et elles jouent également un rôle important dans la définition des stratégies des États. Ces derniers se concurrencent même pour conserver la présence de multinationales sur leur territoire ou les attirer puisqu’elles sont généralement génératrices d’emplois.

Certains chiffres illustreront au mieux la réalité de l’hyper-compétition et les affrontements voraces qui sont à l’œuvre à l’encontre des PME/PMI notamment en France. Selon une étude des anciens renseignements généraux, en 2006, 75% des entreprises françaises visées par une attaque clandestine extérieure comptaient moins de 500 salariés (9,5% automobiles; 7% aéronautique). Trois actions sur quatre seraient commanditées par des pays étrangers: 16% pour les Etats-Unis; 15% pour la Chine; 31% rien que pour ces deux pays.

Du coté de la société civile et des ONGs.
Le  développement des démocraties modernes offre de nouvelles perspectives à la société civile qui est désormais en mesure de faire pression sur les entités privées ou publiques notamment en matière d’écologie de protection de l’environnement, de la santé, des libertés individuelles. En près de 15 ans on a pu observer une montée en puissance de ces organisations en termes de taille, d’influence et de capacité. Le nombre d ‘ONG internationales est ainsi passé de 6 000 à 50 000. Aujourd’hui ces affrontements économiques se jouent donc aussi sur le terrain de la société civile. Il est l’un des terrains d’affrontement informationnel les plus actifs en raison de l’importance croissante de l’internet en tant que moyen d’expression, de vitesse de propagation et de portée globale. Cela en fait un outil privilégié pour la réalisation de campagne de désinformation ou de déstabilisation par une entreprise ou un État contre une entreprises concurrence ou un État hostile. Que leurs interventions soient idéalistes, sincères ou manipulées, elles participent à la configuration de l’échiquier concurrentiel ou s’affrontent les entreprises et parfois les États.

Les formes de la guerre économique

La guerre économique s’exprime à travers des affrontements de natures diverses. Les moyens et outils utilisés sont variés, les États usent de tous les moyens possibles pour accroitre leur puissance et n’hésitent pas à employer également des moyens illégaux.

Le hard power était l’outil privilégié jusqu’à la fin de la guerre froide, son utilisation n’a pas disparu mais demeure nettement moins fréquent de nos jours car elle consiste à contraindre un corps politique de manière coercitive à l’aide de moyens militaires, économiques ou technologiques. La pacification du système international a engendré une mutation des caractéristiques de la puissance des États pour laisser place depuis plusieurs années à la puissance de séduire avec le soft power qu’est la capacité d’obtenir ce qu’on veut en attirant et en persuadant les autres d’adopter ses objectifs. L’exemple américain illustre parfaitement cela tant ce pays a une politique si ce n’est une « géopolitique culturelle » en diffusant son modèle culturel et valeurs à travers sa langue, ses firmes, son industrie cinématographique, et plus largement via ses médias.

L’espionnage économique et les cyberattaques sont une réalité prégnante de la vie économique. Les États emploient des outils militaires au service de l’économie. Les affaires Snowden et Wikileaks démontrent l’ampleur des écoutes téléphoniques, contrôle de communications internet officiellement dédiées à la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, ils ont débordés sur le terrain économique avec une mise à contribution lors d’appels d’offres, opérations financières ou négociations internationales.

Concernant le cyber, les différents programmes américains auraient ciblés l’industrie nucléaire iranien pour ralentir leur programme nucléaire mais aussi pour des objectifs différents les défenses européennes. Ces programmes de cyber défense américains ont aussi des cibles industrielles, financières et commerciales civiles notamment vers l’Europe.

De plus, les prises de contrôle et de participation sont de véritable manifestation subtile de la guerre économique. Elles répondent certes à des motivations financières mais aussi à des considérations technologiques et stratégiques par une volonté de capture technologique. En France, des secteurs stratégiques tel le militaire terrestre, l’aéronautique et autres secteurs technologiques de pointe sont concernés par cette dynamique. En 2000, Gemplus entreprises françaises et leader mondial de la carte à puce subit une tentative de prise de contrôle par deux fonds américains. L’américain Alex Mandl prend la tête de Gemplus. En sus de cela il était également administrateur d’un fond d’investissement de la CIA (In-Q-Tel). Le risque de transfert technologique était alors avéré d’autant qu’il était membre du (BENS) association rassemblant hommes d’affaires américains et membre des services de renseignement et du Pentagone. Ces risques d’espionnage et de pillage économique et technologique se sont d’autant plus accrus par le fait qu’en France la culture du combat économique et celle de la protection n’est que très peu développée à l’instar des anglo saxons.

Des moyens plus innovants et tout aussi efficaces sont à l’œuvre. Le lobbying et l’influence normative consiste à procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement les processus d’élaboration, d’application ou d’interprétation des mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, de toute intervention ou décisions des pouvoirs publics.  Cet aspect ne fait que prendre de l’ampleur ces dernières années notamment à Bruxelles. La production de norme via le droit et la régulation internationale déterminent et fixent les modes de gouvernance, permettent à leurs acteurs de devancer la concurrence ou de la freiner. Les acteurs privés contribuent de plus en plus à leur élaboration. Rappelons qu’en France 90% des 30 000 normes applicables sont de portées européennes ou internationales. Le droit devient lui aussi un outil de guerre économique donnant lieu à une véritable « guerre du droit ».

Les États-Unis ont développé des lois défensives par leur capacité à sanctionner de manière unilatérale les entreprises étrangères présentes sur leur territoire (scandale Volkswagen), mais aussi des lois offensives dont l’objectif est d’empêcher la concurrence contre les entreprises américaines dans les zones de pays hostiles aux États-Unis (Amande de 9Mds infligée à BNP Paribas pour non respect des sanctions contre l’Iran).

Enfin l’intelligence économique est un outil de poids en mesure d’aider les différents acteurs dans cette bataille économique. L’intelligence économique c’est la maitrise de l’information, le but étant de connaitre son environnement extérieur et par conséquent  s’adapter par avance à sa conduite. Elle permet d’identifier les opportunités et les déterminant du succès, d’anticiper les menaces, de prévenir les risques, de se sécuriser d’agir et d’influencer, son monde extérieur dans une optique de compétitivité internationale.

L’intelligence économique permet de mieux connaître ses concurrents, les donneurs d’ordre, les règles et les normes qui peuvent influencer son activité et donc d’agir sur son environnement au lieu de le subir. Cette activité est déontologique et loin des pratiques d’espionnages, de vol et de trafic d’influence. Si l’on couple les activités propres à l’intelligence économique (veille, protection et influence) aux formes de la guerre économique, on s’aperçoit que l’intelligence économique est une véritable arme pour les entreprises et les États.

Si le hard et le soft power ont encore toute leur importance, il semble que le smart power soit le nouveau concept stratégique de puissance. Les États-Unis sont un leader incontournable de cette guerre permanente, ses concurrents européens, russes et chinois tentent tant que possible de palier leur retard comparatif. La France quant à elle rentre modestement et assez tardivement dans ce type d’affrontement. Pourtant François Mitterrand annonçait déjà cette guerre d’un nouveau genre:  » La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. […], ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

Ibrahim Camara

Ancien étudiant en intelligence économique à l'IRIS, Auditeur jeune à l'IHEDN (L’Institut des Hautes Études de Défense Nationale). Féru de géopolitique, suivi de l'actualité: guerre économique et des enjeux globaux majeurs. Passionné de sport, Arbitre officiel FFF et de musique. Contact: ibrahim.camara05@gmail.com






C) La courbe du chômage dont personne ne parle

Parmi les actifs à la recherche d'une activité, il y a aussi des chefs d'entreprise. L'an dernier, 63.000 patrons ont fait faillite.

Je souhaite évoquer cette forme de perte d’emploi dont on ne parle jamais, que le Président Hollande n’a pas évoqué le 18 janvier lors de la séance de présentation d’un énième plan de relance de l’activité au CESE : la perte d’emploi des entrepreneurs. Une fois encore le cabinet Altares nous apprend que le nombre de défaillances d'entreprises a augmenté de 0,8% en 2015.  Les tribunaux ont prononcé 63.081 jugements , contre 62.586 l'année précédente. 

L'an dernier, 63.000 patrons ont fait faillite via @lesechos pic.twitter.com/Q5A210iOi7
Ceci nourrit mon inquiétude pour les entrepreneurs dont je fais partie, tout comme la note moyenne évaluant la capacité des entreprises à rembourser leur endettement sur le long terme est à un niveau légèrement plus bas que pendant la crise financière 2008-2009, indique un rapport de l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's publié mardi 12 janvier.

Panique et espoirs

De son côté le sulfureux mais talentueux milliardaire américain George Soros ( lire ses contributions ici ) a estimé que les fortes turbulences sur les marchés mondiaux, déclenchées par le ralentissement chinois, lui évoquaient : « une situation sérieuse qui rappelle la crise de 2008 »

Soros: "La crise actuelle a un goût de celle de 2008" https://t.co/dqIlBrUtJj #Chine #yuan @georgesoros pic.twitter.com/Sn7kky74vD
Toutefois, je souhaite garder à l’esprit que trois instituts européens prévoient la reprise de la croissance dans les pays de la zone euro dans les prochains mois grâce à la demande intérieure, soutenue par la baisse des prix du pétrole, même si elle devrait rester modérée.

Le courage des entrepreneurs

On oublie souvent que l’incertitude dans laquelle les entrepreneurs sont plongés depuis bientôt 10 ans souligne la résistance qui est la leur et que, grâce à leur bravoure, ils combattent ce chômage endémique qu’ils aimeraient voir reculer. 

Lire aussi :
Entrepreneurs-salariés : le mauvais procès fait à Macron
Macron corrige le tir après ses propos sur la vie "dure" des entrepreneurs  

Chaque jour, j’ai une pensée pour mes confrères entrepreneurs, car à côté de la somme de salariés qui perdent leur travail il y a aussi des entreprises et des entrepreneurs. Lorsque l’économie va mal, ils connaissent des moments très difficiles de leur existence professionnelle et personne ne semble vouloir le voir. Certes, le malheur des uns n’est pas à opposer à celui des autres, il s’agit juste ne pas oublier qu’il n’y a pas d’emploi, sans employeurs !

Les chefs d'entreprise doivent se protéger

Nous regrettons de savoir si peu de choses sur les chefs d'entreprises contraints par les calamités d’une économie atone depuis trop longtemps d'arrêter leur activité. Ils se retrouvent eux aussi en situation de perte d'emploi. 

La période de mutation économique que nous connaissons depuis 2008 aura été la plus difficile que la France et le monde occidental aient connu depuis l'effondrement de 1929 ; depuis la crise des subprimes de 2008, environ  65 000 entreprises par an ont été forcées de mettre la clef sous la porte ; passées pour la plupart par la procédure de sauvegarde et liquidées en grande majorité. 

Il faut sensibiliser nos chefs d’entreprise. Ceux-ci sacrifient trop souvent leur propre protection tant ils sont habitués à ne pas se payer lorsque la trésorerie de l’entreprise est asséchée. Je veux leur rappeler que les dirigeants peuvent (et doivent), au même titre que les salariés, se protéger contre les aléas de la vie professionnelle. 

Surveiller la santé des patrons

Selon des chiffres cités par l'Institut de veille sanitaire (InVS) lors d'un récent colloque, 480.000 salariés seraient concernés par la souffrance psychique au travail. Mais ce même institut interpelle sur le fait que la médecine du travail n'a pas mission, ni personne d'autre d'ailleurs, de comptabiliser ces mêmes données  en ce qui concerne les travailleurs non-salariés (TNS), c'est-à-dire, en grande partie, des dirigeants d'entreprises. 

Les dirigeants et notamment les plus jeunes se pensent immunisés. « Il y a une idéologie du leadership qui interdit tout signe de faiblesse, à la fois dans le comportement et dans la parole du patron », expliquait Olivier Torrès, enseignant-chercheur spécialiste des PME à l'université de Montpellier et fondateur de l'observatoire Amarok, premier du genre à étudier la santé au travail des patrons. 

Les dirigeants d'entreprise possèdent un certain goût pour le risque. Mais, ils doivent anticiper les aléas, prendre soin de leur santé, se protéger pour rebondir. Tant que les chiffres du chômage resteront à des niveaux élevés, je rappellerai que derrière l’emploi il y a l’employeur. Il me reste à convaincre mes pairs, qu'eux aussi doivent s'assurer afin de ne jamais priver le pays d'un entrepreneur, simplement parce qu'il aurait connu une situation d'échec économique. 

Par Daniel Thébault
président de la GSC (l'assurance chômage des dirigeants d'entreprise)




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