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juin 13, 2026

Comme un nouvel ordre post-occidental, voire un néo-communisme !

Sommaire:

A) - Le Grand Entretien avec Alexandre Del Valle – Comprendre la bascule vers le nouvel ordre post-occidental

B) - LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

C) - Les BRICS face au nouvel ordre mondial : Un avenir incertain ?

 


A) - Le Grand Entretien avec Alexandre Del Valle – Comprendre la bascule vers le nouvel ordre post-occidental

Alexandre Del Valle est l’un des plus clairvoyants géopolitologues européens. Essayiste, professeur et spécialiste reconnu des relations internationales, des menaces stratégiques et des dynamiques civilisationnelles contemporaines, il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur le terrorisme islamiste, les rapports de puissance et les rivalités géopolitiques globales.

Il a publié fin 2025 Le nouvel ordre post-occidental aux éditions L’Artilleur. Dans cet essai ambitieux, au sous-titre évocateur : « Comment le retour de Trump et la guerre en Ukraine accélèrent la bascule géopolitique mondiale », il propose une analyse riche et structurée du basculement du système international vers un monde multipolarisé, où les normes, les valeurs et les cadres institutionnels forgés par l’Occident depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sont remis en cause par la montée d’acteurs étatiques et non étatiques déterminés à façonner leurs propres sphères d’influence.

À l’heure où l’Europe est confrontée à la guerre en Ukraine, à la déstabilisation du Moyen-Orient, à la compétition sino-américaine et aux fractures internes des démocraties occidentales, Le Diplomate Média a souhaité interroger Alexandre Del Valle sur la portée de cette recomposition mondiale et sur ce que cela implique pour la France, l’Europe et les puissances libérales.

À lire aussi : ANALYSE – L’Europe reléguée au second rang : Trump et Poutine redessinent l’ordre mondial

Propos recueillis par Roland Lombardi

Le Diplomate : Votre livre Le nouvel ordre post-occidental propose une lecture structurelle de la recomposition du pouvoir global au profit d’un monde multipolaire. Comment définissez-vous ce « nouvel ordre » et en quoi rompt-il avec l’ordre occidental hérité de 1945-1991 ?

Alexandre Del Valle : Ce que je désigne par « nouvel ordre post-occidental » ne correspond ni à une idéologie alternative ni à un projet cohérent porté par un camp unifié, mais à la fin d’un moment historique singulier durant lequel l’Occident, et plus précisément les États-Unis, ont cumulé suprématie militaire, domination économique, contrôle des flux stratégiques et monopole de la légitimité normative, notamment à travers leur « Ordre International Libéral » et les institutions créées et contrôlées par eux depuis 1945-1950 (OIL) et encore plus unilatéralement et universellement après la chute de l’URSS. Cet OIL, unipolaire, universel, moraliste et prosélyte, donc intrinsèquement ingérant et anti-polycentrique, reposait sur l’idée que les normes occidentales — démocratie libérale, droits de l’homme, libre-échange globalisé — étaient universelles par nature et destinées à s’imposer mécaniquement de gré ou de force à l’ensemble de la planète et des États du monde. Or cette prétention universaliste s’est révélée être une construction idéologique à la fois occidentalo-centrée et néo-impérialiste qui a fini, une fois la Russie renaissante et renforcée et la Chine, l’Inde et les BRICS sûrs d’eux-mêmes, par se heurter à une fronde mondiale multiforme croissante. Le monde post-occidental marque précisément la fin de cette illusion téléologique et l’entrée dans une configuration que l’on peut qualifier, en reprenant Acharya, de monde « multiplex », c’est-à-dire un système international composé de centres multiples, de normes concurrentes et de trajectoires civilisationnelles différenciées. Il s’agit moins d’un chaos que d’un pluralisme structuré, fondé sur le retour des souverainetés, des rapports de force et d’une géopolitique hémisphérique où chaque grand espace entend définir ses propres règles. Il s’agit moins d’un rejet de l’Occident enraciné (blanc-judéo-chrétien-européen gréco-latin) que de l’Occident globalisé anti-identitaire et cosmopolitiquement impérialiste. 

Dans le contexte de tensions croissantes entre grandes puissances, quelles dynamiques confirment cette bascule ?

Depuis une quinzaine d’années, et plus nettement encore depuis la rupture stratégique de 2022, nous assistons à une double dynamique convergente. D’un côté, la contestation frontale du système mondial occidentalocentré, par des puissances dites « révisionnistes » (entendre qui contestent l’ordre en place-OIL) comme la Chine et la Russie, ainsi que de pays anti-occidentaux radicaux comme l’Iran mais aussi d’États neutres ou « Multi-alignés opportunistes » comme l’Inde, la Turquie, l’Égypte, le Brésil, etc, qui refusent la hiérarchie normative issue de l’après-guerre froide, qui revendiquent des sphères d’influence assumées et/ou qui contestent l’hybris interventionniste et ingérant des Occidentaux et veulent édifier un ordre pluricentrique pas forcément anti mais post-occidental, c’est-à-dire fait de pôles de puissances inspirés de modèles économico-sociaux, moraux, politiques et institutionnels propres non occidentalo-centrés et pleinement souverains dans leurs zones respectives. De l’autre, et c’est sans doute le phénomène le plus structurant, on note aussi l’émancipation stratégique de puissances intermédiaires (Turquie, Émirats, Arabie saoudite, Mexique, Indonésie, etc) qui refusent désormais toute logique d’alignement automatique. Les monarchies du Golfe, en diversifiant leurs partenariats au détriment de Washington, ou encore la Turquie en menant une politique d’équilibre entre l’OTAN, Moscou et le monde eurasiatique, illustrent cette mutation profonde. La guerre en Ukraine n’a pas produit la mondialisation du camp occidental que certains espéraient, notamment par la force coercitive des méga-sanctions massives destinées à faire plier la Russie et à dissuader quiconque de collaborer avec elle. Elle a au contraire mis en lumière son isolement relatif hors de l’espace euro-atlantique et accéléré la transition vers un système plurinormatif. Dans le long chapitre sur les sanctions éco-financières, je démontre que la guerre en Ukraine, à cause de l’extraterritorialité de ces sanctions, a accéléré l’édification d’un nouvel Ordre post-occidental fait de systèmes de paiement, circuits éco-commerciaux, alliances et forums de coopérations non-contrôlables par les États-Unis et l’Union européenne. La dédollarisation, encore modeste, mais en cours, inquiète d’ailleurs énormément l’Administration Trump, qui ne peut forcer à redollarisation que des États faibles comme le Venezuela, mais pas les BRICS, dont la Chine et l’Inde, mais même par les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite pourtant liés aux États-Unis et au camp Trump lui-même. 

Vous insistez sur le rôle d’« acteurs périphériques ». Lesquels structurent aujourd’hui l’équilibre mondial et avec quelles conséquences pour l’Europe ?

L’erreur persistante de l’analyse européenne consiste à continuer de penser le monde selon une grille hiérarchique héritée de la guerre froide, opposant grandes puissances centrales et acteurs secondaires. Or le système international contemporain est structuré par des États-pivots, capables non seulement d’influencer mais de bloquer ou de redistribuer les équilibres régionaux. La Turquie contrôle les détroits et l’accès à la mer Noire puis collabore avec la Russie dans le contournement des sanctions occidentales tout en restant un membre important de l’OTAN ; l’Arabie saoudite et les Émirats redéfinissent les équilibres énergétiques, financiers et diplomatiques et Dubaï est la base financière majeure de la Russie pour contourner les sanctions, tout en étant pro-occidentaux; l’Inde façonne l’Indo-Pacifique sans se laisser enfermer dans une logique de coalition antichinoise, et elle s’est même rapprochée de Pékin et a mis de côté le conflit frontalier avec la Chine en réaction à l’impérialisme tarifaire et aux menaces de taxes punitives de Trump qui n’a pas réussi à obliger New Delhi de cesser d’importer du pétrole brut russe que les Indiens raffinent en masse et revendent cher aux Dindons de la farce des sanctions que sont les Européens… Pour l’Europe, cela signifie aussi la fin programmée d’un environnement stratégique stabilisé par un parapluie américain automatique qui ne l’est plus. Le choc de la prise de conscience ou de l’atterrissage dans le monde adulte et réel est survenu avec le racket tarifaire imposé cet été par Trump à l’UE puis son objectif décomplexé de s’emparer du Groenland, donc de menacer un Etat pro-américain membre de l’OTAN qu’est le Danemark. Les Français et les derniers Européens qui voyaient encore les USA comme nos alliés, nos amis ou nos « libérateurs » ne peuvent plus nier que les États, mêmes alliés, n’ont pas d’amis, comme disait De Gaulle, mais que des intérêts. Notre degré maximal d’américanisation culturelle nous a longtemps empêché d’admettre cela tant que les dirigeants américains nous livraient une guerre économique et nous espionnait ou pratiquaient l’ingérence de façon masquée et hypocrite.  L’UE, orpheline d’un ex-faux ami et prorecteur-patron, incapable de se penser en puissance et culpabilisée civilisationnellement, évolue désormais dans un monde fluide, fragmenté, où l’absence de puissance propre et de vision géopolitique cohérente devient un facteur majeur de vulnérabilité qui attire tous les prédateurs impériaux (Chine, Russie, islamisme, Turquie, États-Unis, etc). La faiblesse est ainsi « tentatrice ». L’UE est décrite dans mon livre comme un OGNI, un Objet géopolitique non identité, une zone d’impuissance volontaire, un espace de « désouverainisation », un laboratoire-cobaye de l’OIL dont l’Amérique se débarrasse pour se resouverainiser mais que l’Europe s’impose à elle-même comme un carcan auto-affaiblissant. Paradoxe géo-masochiste ? oui, car le mondialisme de l’OIL a été conçu, comme l’écrit le professeur John Ikenberry, pour masquer et légitimer l’empire US, notamment afin de dominer l’Europe… 

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Le déclin des cadres normatifs occidentaux est-il structurel ou conjoncturel ?

Ce déclin est fondamentalement structurel. Le réduire à des facteurs conjoncturels relèverait d’un aveuglement idéologique. L’Occident ne traverse pas seulement une crise économique ou stratégique, mais une crise de cohérence civilisationnelle. Il a progressivement substitué à la volonté de puissance et à l’identité civilisationnelle, vitales pour exister comme acteur géopolitique et historique, une moraline abstraite et un juridicisme inhibant. L’Occident ouest-européen culpabilisé, OGNI complexé et devenu d’une certaine manière « auto-raciste », hostile à ses propres racines, a déconstruit les souverainetés des nations qui la composent et leur cohésion culturelle au profit d’une gouvernance technocratique et d’une fragmentation identitaire, à terme suicidaire. Les institutions que les États-Unis pré-Trumpistes (démocrates et néo-cons) et les Européens de l’Ouest (sociaux-démocrates) ont façonnées — OTAN, ONU, UE, fondements ou émanations de l’OIL, ont été perçues à tort ou à raison par les puissances multipolaristes et révisionnistes, depuis les années 1990-2014 (guerres en ex-Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Libye, révolutions de velours en Ukraine-Géorgie et printemps arabes), comme les instruments d’un ordre asymétrique, unilatéral, hypocrite, et d’ingérences belligènes, tout cela au nom d’une morale libérale-démocratique à géométrie variable (les monarchies du Golfe jamais accusées d’être des dictatures et la Turquie pardonnée de menacer ou occuper Chypre et la Grèce) et d’une application de la sauvegarde des droits de l’homme plus que sélective. Nous assistons ainsi en réaction à cet Ordre moral mondial non-exemplaire et non-cohérent, donc discrédité, à la montée d’un système mondial plurinormativiste assumé, polycentrique, « multiplex », où coexistent déjà de facto différents régimes de légitimité politique, plusieurs lectures du droit international et national, plusieurs déclinaisons des valeurs morales et plusieurs références civilisationnelles.


Comment l’Occident peut-il répondre à l’érosion de ses positions technologiques et industrielles ?

Il ne le pourra qu’en rompant avec les dogmes qui ont accompagné la mondialisation libérale des années 1990 et 2000 et qui ont stupidement poussé les pays occidentaux à tertiariser et financiariser à fond leurs économies en déléguant aux pays d’Asie les activités industrielles et en s’y délocalisant sans limites, au risque de devenir dangereusement dépendants et de perdre le monopole du savoir-faire, transmis à ces pays. Les chaînes logistiques, l’énergie, les technologies critiques — intelligence artificielle, semi-conducteurs, cybersécurité — ne sont pas des marchés neutres, mais des leviers de puissance. Or nous avons renoncé depuis les années Reagan-Thatcher, faux génies libre-échangistes, à notre souveraineté industrielle et donc à toute stratégie de puissance autonome sur le long terme. Pendant ce temps, et depuis les années 1980, la Chine, qui a compris très tôt ce but marqué contre nous-mêmes par nos États et nos multinationales avides de délocalisations juteuses, la Chine a construit les bases de son contrôle actuel de 85 % de la chaîne d’approvisionnement de la production à la vente finale en passant par le raffinage de presque toutes les terres rares, du nickel et de l’aluminium. J’ai conçu une carte à la fin de mon livre qui montre les pays où la Chine a investis pour contrôler ces supply chains. Les États-Unis de Donald Trump, moins idéologues, plus souverainistes et moins naïfs que ses prédécesseurs mondialistes, l’ont intégré plus récemment, notamment sous l’influence de l’école réaliste offensive et de la doctrine d’offshore balancing. Cette école privilégie la souveraineté absolue des États et, en politique étrangère, le recentrage sur les intérêts vitaux de l’empire américain et donc la délégation partielle des équilibres régionaux dans le cadre non pas d’un interventionnisme de gendarme du monde ou de regime changes, mais d’une gestion indirecte des affaires d’un empire désuniversalisé et déglobalisé. L’Europe, en revanche, persiste à croire que la mondialisation est un phénomène apolitique. Elle Recomposer l’alliance occidentale suppose un retour à une géopolitique des intérêts, à une préférence stratégique assumée et à une coordination réelle entre puissance économique, industrielle et militaire.

Assistons-nous à une fragmentation du droit et de la gouvernance mondiale ?

Nous y assistons déjà. Le droit international n’est plus un langage commun universellement partagé, mais un champ de bataille interprétatif, instrumentalisable et applicable qu’au profit des plus forts, qui ne sont jamais arrêtés par la Cour Pénale Internationale ou autres Tribunaux internationaux ad hoc de La Haye. Chaque grand ensemble régional, chaque coalition stratégique développe ses propres normes, ses propres récits juridiques et ses propres mécanismes de légitimation. L’idée d’un ordre international fondé sur des règles n’a pas disparu des consciences européennes socio-démocrates et des démocrates américains, mais elle n’a n’est qu’une représentation, une illusion car aucun Ordre International coercitif ou pas n’a jamais existé ni réussi à créer un consensus planétaire. D’où le fait que Raymond Aron préférait dire « système international », notion n’impliquant pas une universalité ou une homogénéité. Dans ce monde « multiplex », la survie stratégique passe par la capacité à articuler souveraineté, continuité civilisationnelle, pragmatisme sectorisé, et alliances flexibles, donc non contraignantes, contrairement à l’UE et à l’OTAN qui rendent ses membres prisonniers. Cette dernière dimension est très présente chez Donald Trump qui a été influencé à la fois par les stratèges cyniques et réalistes-offensifs et par son affairisme, et par le « civilisationnalisme » de Samuel Huntington, notamment son dernier livre Who we are, qui posait le problème du risque de disparition des civilisations et nations si elles sont trop ouvertes aux flux migratoires allogènes.

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Peut-on encore envisager une recentralisation autour de valeurs communes ? Quel rôle pour la France et l’Europe ?

La recentralisation normative ou autour de valeurs prétendument universelles relève désormais du mythe post-guerre froide. Nous entrons dans une phase durable de différenciation des modèles politiques, normatifs, civilisationnels, culturels, juridiques et sociaux. La question n’est donc plus de convertir le monde aux normes occidentales, mais de préserver la capacité des nations occidentales à défendre leurs propres valeurs, chez elles, sans naïveté, dans une logique de survie et de cohésion, avant de tenter d’exporter ou imposer l’OIL et ses valeurs universelles-libérales au Reste du monde qui n’en veut pas. La France, si elle retrouve une inspiration gaullienne fondée sur l’indépendance stratégique et la capacité de médiation, peut encore jouer un rôle d’équilibre entre les États et les Nations. L’Europe, quant à elle, devra choisir entre rester une puissance morale désarmée en voie de désouverainisation et désidentitarisation ou redevenir un acteur stratégique conscient de ses intérêts nationaux et civilisationnels et de ses limites. Le dernier chapitre et la conclusion de mon livre sont dédiés à cette question qui oppose la vision fédéralisante-mondialiste de l’UE et celle de De Gaulle et Fouchet d’une Europe des États-Nations souverains. 

Quelle place auront l’Inde, la Russie et la Chine dans le monde de demain ?

La Chine s’impose comme la puissance structurante du XXIᵉ siècle, mais si elle sera hégémonique, elle le sera à sa manière, sans universalisme prosélyte, mais dans une logique d’empire du milieu dont tout le monde dépend mais qui cherche à dépendre de moins en moins des autres, avec à terme, une tentative de « redomestication » et de développement internalisé moins dépendant de la mondialisation. Elle se heurte par ailleurs à des résistances culturelles, démographiques et géopolitiques profondes en Asie indienne et du Sud-Est comme du côté des États-Unis qui n’ont pas dit leur dernier mot et ont encore des atouts majeurs. Sa principale faiblesse, gravissime à terme, est son extrême et rapide vieillissement qui va ralentir sa croissance et rendre la gestion des retraités et des pertes d’actifs insoluble. Quant à la Russie, malgré son affaiblissement relatif, elle demeure une puissance de rupture, capable de bloquer toute stabilisation occidentale de l’espace eurasiatique, en plus d’avoir toutes les ressources naturelles et agricoles possibles qui lui permettent de vivre en quasi autarcie et donc de survivre aux sanctions occidentales, d’autant que ses métaux précieux, céréales, engrais, uranium, pétrole et gaz sont vitaux pour le reste monde. L’Inde représente enfin la variable clé du système mondial : par son poids démographique, sa trajectoire économique et son identité civilisationnelle, elle est en position de devenir l’un des principaux arbitres du monde multipolaire, à condition de préserver son autonomie stratégique.

Quel est le rôle de Donald Trump dans ce bouleversement et sa doctrine peut-elle enrayer le « siècle chinois » ?

Donald Trump n’a pas créé le monde post-occidental ; il a simplement cessé de le nier et en a pris acte, de façon pragmatique, sachant qu’il veut donner à son pays les moyens d’en rester le Primus inter pares, dans une logique de off-shore balancing, de géopolitique « hémisphérique » et donc d’un nouveau Yalta qu’il négocie en ce moment même avec la Chine, la Russie et l’Inde, notamment. Sa vision s’inscrit dans une tradition réaliste, hémisphérique et transactionnelle de la politique étrangère américaine qui privilégie l’intérêt national, la flexibilité des alliances, la logique du donnant-donnant en fonction des rapports de force et sphères d’influence, comme on le voit dans son accord pour donner 20 à 30 % de l’Ukraine à la Russie, ou, à l’inverse, son irrédentisme en Amérique latine et au Groenland. Ceci heurte profondément les élites européennes parce que cela met à nu leur dépendance stratégique, leur impuissance et leur vassalité. Trump ne fera donc pas disparaître l’ascension chinoise, mais il oblige l’Occident à affronter une vérité fondamentale : sans puissance, sans cohérence et sans stratégie, il n’y a ni valeurs crédibles, ni alliances durables, ni ordre international stable. Seule la Realpolitik compte et les forces en présence, les pouvoirs de nuisance réciproques et les deals mutuellement consentis avec les forts ou imposés aux faibles… Vous pouvez à raison me rétorquer que ceci est une forme d’occidentalisme arrogant, impérial, certes, mais occidental, côté Trump, qui impose son ordre dans son hémisphère, ou en Iran, si cela se confirmait. En fait, si l’on définit l’Occident comme une civilisation enracinée, Trump la défend puisque sa stratégie nationale de sécurité déplore l’effacement civilisationnel de l’Europe et désigne l’immigration non occidentale comme mortelle pour la continuité des États-Unis. Par contre, il est un homme du monde multipolaire et un « post-occidental » dans la mesure où il rejette et déconstruit l’Occident dans sa définition contemporaine déracinée mondialiste. En somme, Donald Trump n’est ni interventionniste comme les néo-cons ni isolationniste, ni hostile à l’empire, il veut simplement alléger le fardeau impérial, en se désengageant de l’OTAN trop coûteux que les Européens doivent plus financer, en renonçant au prosélytisme des valeurs et au globalisme – que les penseurs américains de l’école réaliste nomment « l’hégémonie libérale » (liberal voulant dire progressiste en anglais). Bref, Trump veut déglobaliser l’empire US, le rendre plus hémisphérique. Il ne veut plus jouer le rôle de gendarme du monde de façon inutile, trop coûteuse et universaliste, mais de manière hiérarchisée, hémisphérique, recentrée et rentable.

À lire aussi : RECENSION – Le Nouvel ordre post-occidentald’Alexandre del Valle

Alexandre Del Valle

Alexandre Del Valle, docteur en Histoire contemporaine-géopolitique et HDR en Science politique, est un géopolitologue, professeur et essayiste qui a notamment étudié l’islamisme radical, le monde arabo-musulman et les relations États-Unis-Europe-Russie puis le monde multipolaire. Il est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs) et au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie, dont Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ?, Le complexe occidental, Les vrais ennemis de l’Occident, La stratégie de l’intimidation, ou encore Le Projet : La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde. Son dernier ouvrage, coécrit avec Jacques Soppelsa, La mondialisation dangereuse, est paru en septembre 2021 aux Editions de l’Artilleur.

https://lediplomate.media/grand-entretien-alexandre-del-valle-comprendre-bascule-nouvel-ordre-post-occidental/

 


 

B) - LE NOUVEL ORDRE MONDIAL 

Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas un hasard malheureux, mais l’aboutissement infernal d’un plan satanique ourdi dans les abysses depuis des siècles ! 

Une élite occulte, monstrueuse et sans âme, conspire avec une haine viscérale contre l’humanité toute entière pour imposer de force son Nouvel Ordre Mondial abject. 

Sans notre accord, sans notre consentement, ces parasites des ténèbres préparent leur règne de terreur en massacrant la famille, en violant la liberté, en exterminant la religion et en anéantissant les nations, nous transformant en esclaves consentants, en misérables pions jetables sur l'autel de leur complot millénaire et diabolique. 

 C’est notre obéissance servile, notre soumission lâche et notre silence complice qui les propulsent à pleine vitesse !ASSEZ ! À nous, les peuples, de nous lever comme un seul homme, de rejeter leur joug avec fureur et de faire l’exact opposé de ce qu’ils exigent ! À nous de les stopper net dans leur élan démoniaque, de briser leurs chaînes, de fracasser leur empire des ombres et d’anéantir définitivement leur ordre maudit ! 

 ⚡L'auteur du livre "Le Nouvel Ordre Mondial" (publié en 1990) est :A. Ralph Epperson (également connu sous le nom de Ralph Epperson ou Anthony Ralph Epperson). Né le 1er novembre 1937, Il est un écrivain américain spécialisé dans les théories qui s'avèrent vraies et anti-maçonniques. Le livre a été publié en septembre 1990 par Publius Press. La photo c'est la page d'introduction du livre. Il n’y a pas d’autre auteur principal pour cette édition de 1990. 

Ainsi, les peuples du monde peuvent maintenant déterminer quels changements sont ceux dans les positions d’implémentation des changements à venir pour eux.  

En résumé, ces changements sont : 

L’ancien monde arrive à sa fin.  

Il sera remplacé par une nouvelle façon de faire les choses. Le nouveau monde sera appelé le « Nouvel Ordre Mondial ». Ce nouveau réaménagement redistribuera la propriété des « nations qui ont » et la donnera aux « nations qui n’ont pas ». 

Le Nouvel Ordre Mondial inclut des changements dans : 

La famille : Les mariages homosexuels seront légalisés les parents ne seront pas autorisés à élever leurs enfants ; les femmes (l’État le veut) : toutes les femmes seront employées par l’État et ne seront pas autorisées à être « femmes au foyer » ; le divorce deviendra extrêmement facile et le mariage monogame sera lentement éliminé. 

Le lieu de travail : le gouvernement deviendra le propriétaire de tous les facteurs de production ; la propriété privée de la propriété sera éliminée.  

La religion sera interdite et les croyants seront soit éliminés, soit emprisonnés il y aura une nouvelle religion : l’adoration de l’homme et de son esprit ; tous croiront en la nouvelle religion. 

Les États-Unis auront joué un rôle majeur dans sa mise en place dans le monde. Les guerres mondiales ont été menées pour faire avancer ses objectifs. Adolf Hitler, le Socialiste Nazi, a soutenu l’objectif du terme. La majorité des peuples n’accepteront pas facilement « le nouvel ordre » mais seront trompés en l’acceptant par deux étapes.


 

https://dn790003.ca.archive.org/0/items/TheNewWorldOrder_342/TheNewWorldOrder.pdf

Le  Grand Sceau des États-Unis, orné d'une pyramide, d'un aigle, de phrases latines, etc., est reproduit au verso de chaque billet d'un dollar américain. Pourtant, rares sont les Américains qui en connaissent la signification. La clé pour comprendre le sens caché de tous ces symboles réside dans la traduction de la phrase latine « NOVUS ORDO SECLORUM » (« Le Nouvel Ordre Mondial »), inscrite sous la pyramide, au verso du Grand Sceau. Ralph Epperson a consacré 27 ans à étudier l'histoire des deux faces du Grand Sceau et a découvert que ses concepteurs ont engagé l'Amérique sur la voie de ce qu'on appelle un « Destin Secret ». Ce futur « destin », le NOUVEL ORDRE MONDIAL, est si sinistre que ceux qui souhaitaient les changements qu'il implique ont dû dissimuler cette vérité derrière des symboles. Cet ouvrage, LE NOUVEL ORDRE MONDIAL, offre une explication détaillée de la signification de ces symboles et de leur lien avec l'avenir de la nation. M. Epperson met ses recherches à la disposition du peuple américain afin qu'il puisse savoir précisément ce que ces planificateurs souhaitaient pour notre avenir. Et afin qu'il puisse prendre des mesures correctives.

Chapitre 39 La Solution 

La Bible enseigne qu’« un prophète n’est pas honoré dans son pays ». La raison en est évidente : personne ne souhaite entendre de mauvaises nouvelles. Je ne prétends pas être prophète, mais il est raisonnable de supposer que la plupart de ceux qui viennent de terminer la lecture de ce livre considéreront les informations transmises comme de « mauvaises nouvelles ». La solution est claire : toutes les personnes sensées doivent agir ensemble pour empêcher l’instauration du « Nouvel Ordre Mondial ». Ce n’est pas ici que je proposerai au lecteur concerné des pistes d’action. De nombreuses ressources existent déjà sur les solutions nécessaires à ce problème. Je me contenterai de partager cette pensée essentielle en conclusion, à l’intention de ceux qui cherchent une solution. Cette promesse se trouve dans 2 Chroniques 7:14 : « Si mon peuple, sur qui est invoqué mon nom, s’humilie, prie, recherche ma face et se détourne de ses mauvaises voies, alors je l’exaucerai des cieux, je pardonnerai son péché et je guérirai son pays. » Dieu a promis de guérir les nations malades. L'Amérique est malade, et son état s'aggrave. Il est temps de se mettre en quête de lui. Il guérira ceux qui le trouveront. 

Le détail donc en pdf ici:

https://dn790003.ca.archive.org/0/items/TheNewWorldOrder_342/TheNewWorldOrder.pdf

 

 

C) - Les BRICS face au nouvel ordre mondial : Un avenir incertain ?

Dans un monde où les certitudes s’effritent et où les équilibres géopolitiques vacillent sous l’effet de bouleversements économiques et de décisions politiques audacieuses, l’avenir des BRICS – cette alliance réunissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, et, depuis leur élargissement, l’Égypte, l’Éthiopie, les Émirats arabes unis, l’Iran et l’Indonésie – apparaît plus incertain que jamais. Le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis, avec ses annonces de droits de douane massifs et son rejet des alliances traditionnelles, agit comme un séisme, bouleversant non seulement les marchés, mais aussi les dynamiques de pouvoir à l’échelle globale. 

Tel un joueur qui renverse la table de jeu, Trump oblige les acteurs internationaux à ramasser les cartes éparpillées et à repenser leurs stratégies. Pour les BRICS+, comme on les désigne depuis leur expansion, trois dimensions essentielles structurent leur rôle dans ce nouvel ordre mondial : l’économie, où ils ambitionnent de défier la suprématie du dollar ; la diplomatie, où ils incarnent une alternative au leadership occidental ; et la stratégie militaire, où leurs divergences internes limitent leur cohésion. Mais dans un monde redessiné par des rivalités exacerbées, cette alliance peut-elle encore prétendre à un rôle de premier plan, ou risque-t-elle de se dissoudre dans les contradictions de ses ambitions ?

À lire aussi : Emmanuel Macron sera-t-il invité au prochain sommet des Brics ?

Une ambition économique fragilisée par l’incertitude

Depuis leur création, les BRICS ont cherché à s’affranchir de la domination économique occidentale, incarnée par le dollar comme monnaie de référence mondiale. Cette ambition a pris une forme concrète lors du sommet de 2023, avec la proposition d’une monnaie de réserve virtuelle, adossée à des métaux précieux, destinée à concurrencer le billet vert. Ce projet, bien que limité, a déjà trouvé des applications pratiques, notamment dans les transactions énergétiques entre la Russie et l’Inde, où les monnaies locales et cette nouvelle unité virtuelle ont été utilisées pour contourner les sanctions occidentales. L’idée d’une alternative au dollar, portée par la Russie et la Chine, répond à une logique claire : réduire la dépendance des économies émergentes vis-à-vis d’un système financier dominé par Washington. Cependant, ce rêve d’émancipation monétaire se heurte à des obstacles majeurs. Tout d’abord, l’Inde et le Brésil, deux poids lourds de l’alliance, ont publiquement réaffirmé leur attachement au dollar comme monnaie d’échange internationale, révélant des fissures dans la cohésion des BRICS+. Ensuite, la politique de droits de douane annoncée par Trump a plongé l’économie mondiale dans une incertitude paralysante, rendant l’avenir du dollar – et de ses concurrents potentiels – difficile à prédire. Cette guerre commerciale, qui menace de perturber les chaînes d’approvisionnement et de freiner la croissance mondiale, pourrait paradoxalement renforcer la position du dollar comme valeur refuge, au détriment des aspirations des BRICS+. Le projet de monnaie commune, encore à ses balbutiements, semble déjà reculer face à ces vents contraires, illustrant la difficulté de traduire une vision commune en réalité tangible dans un contexte de rivalités internes et de chaos économique global.

Une diplomatie tiraillée entre ambitions et contradictions

Sur le plan diplomatique, les BRICS se sont positionnés dès leur création comme une force d’opposition au leadership des États-Unis, de l’Europe et de leurs alliés – Japon, Canada, Corée du Sud, Australie. Portée par la Chine, qui représente à elle seule 70 % du PIB de l’alliance, cette coalition a cherché à incarner les aspirations du « Sud global », ces nations émergentes ou en développement qui revendiquent une voix plus forte dans la gouvernance mondiale. Cette posture a permis aux BRICS de se présenter comme une alternative à l’ordre occidental, en défendant un multilatéralisme qui contraste avec l’unilatéralisme souvent reproché aux États-Unis. Pourtant, l’élection de Trump et sa rupture avec les alliés traditionnels de Washington redessinent les contours de ce paysage diplomatique. En fragilisant l’axe transatlantique, Trump pousse l’Union européenne à chercher de nouveaux partenaires commerciaux, comme le Mercosur en Amérique latine ou les nations de l’ASEAN en Asie du Sud-Est. Ces dernières, conscientes des risques d’un monde dominé par trois superpuissances – États-Unis, Chine, Russie – cherchent à renforcer leurs propres alliances pour ne pas être reléguées au rang de simples spectateurs dans ce qu’on appelle déjà une « nouvelle Yalta », où les grandes puissances se partageraient les sphères d’influence. Ce redécoupage force les nations intermédiaires, y compris l’UE, à s’organiser pour défendre leurs intérêts, une dynamique qui pourrait affaiblir les BRICS+. En effet, la Chine et la Russie, piliers de l’alliance, font partie de ces superpuissances qui aspirent à redéfinir les zones d’influence, ce qui crée une tension interne : comment les BRICS+ peuvent-ils représenter le « Sud global » lorsque leurs leaders poursuivent des objectifs hégémoniques ? Cette contradiction fragilise l’unité de l’alliance, d’autant que des membres comme l’Inde, jalouse de son autonomie stratégique, rechignent à s’aligner trop étroitement sur Pékin ou Moscou. Ainsi, loin de renforcer leur influence diplomatique, les BRICS+ risquent de se retrouver pris en étau entre leurs ambitions collectives et les agendas divergents de leurs membres.

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Une cohésion stratégique minée par les rivalités

Sur le plan stratégique et militaire, les BRICS+ n’ont jamais formé un bloc uni, et leurs divergences internes constituent un obstacle majeur à leur émergence comme acteur global. Le cas le plus emblématique est celui des tensions entre la Chine et l’Inde, deux géants démographiques dont les relations sont marquées par une méfiance historique. Leur frontière himalayenne, l’une des plus militarisées au monde, reste un point de friction constant, ponctué d’incidents armés ces dernières décennies. Sur le plan maritime, une course aux armements oppose les deux pays, chacun cherchant à sécuriser ses routes commerciales et ses zones d’influence dans l’océan Indien et la mer de Chine méridionale. Cette rivalité structurelle limite toute perspective de coopération militaire au sein des BRICS+. Même la relation entre la Chine et la Russie, souvent présentée comme un contrepoids à l’Occident, apparaît plus opportuniste que durable. Leur convergence dans le contexte de la guerre en Ukraine, où Pékin soutient discrètement Moscou pour affaiblir l’OTAN, relève davantage d’une tactique à court terme que d’une alliance stratégique à long terme. Les BRICS n’ont d’ailleurs jamais ambitionné de devenir une alliance militaire, préférant se concentrer sur des objectifs économiques et diplomatiques. Cependant, les tensions géopolitiques actuelles – comme celles autour du détroit de Taïwan, où la Chine pourrait voir une opportunité d’affirmer ses revendications sur l’île, ou les provocations américaines sur des territoires comme le Groenland et le canal de Panama – affectent les membres individuellement plus que l’alliance dans son ensemble. Dans ce contexte, les BRICS+ peinent à définir une posture commune, leurs intérêts stratégiques étant trop divergents pour permettre une coordination efficace.

Vers un affaiblissement des BRICS+ ?

En définitive, le désordre mondial actuel semble davantage fragiliser les BRICS+ que les renforcer. Leur projet économique, bien que séduisant sur le papier, se heurte à des divergences internes et à l’instabilité provoquée par la guerre commerciale américaine. Leur ambition diplomatique, qui reposait sur une opposition au leadership occidental, est remise en question par la recomposition des alliances globales et les contradictions entre leurs membres. Enfin, leur absence de cohésion stratégique les rend incapables de répondre collectivement aux défis militaires du moment. L’alliance, déjà marquée par des failles structurelles, risque de perdre de sa pertinence dans un monde où les superpuissances imposent leurs règles. Pourtant, il serait prématuré de prononcer l’échec des BRICS+. Leur capacité à s’adapter à ce nouvel ordre mondial dépendra de leur aptitude à surmonter leurs divisions internes et à proposer une vision commune qui transcende les intérêts nationaux. Pour l’heure, les cartes sont à terre, et la nouvelle partie reste à jouer. Seuls les prochains mois révéleront si les BRICS+ peuvent encore prétendre à un rôle de premier plan ou s’ils seront relégués au rang de témoins d’un monde qu’ils ont un jour rêvé de façonner.

À lire aussi : Globalisation : l’étau se resserre

Giuseppe Gagliano

Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie) 

 

 

décembre 13, 2025

Informations alliées à l'Europe - Décembre 2025

Sommaire:

A) Von der Leyen et la « politique étrangère féministe » : un appel à l’importation massive de migrants

B)  Trump accuse l’Europe de « mauvaises décisions » et menace un effacement civilisationnel 

C) L’UE décide le gel des avoirs russes sans aucune consultation via le 49.3 européen

D) Être « munichois » aujourd’hui : qui veut vraiment la guerre ? 

E) Les deux moments où l’Europe a choisi la guerre plutôt que la paix

 


 

A) Von der Leyen et la « politique étrangère féministe » : un appel à l’importation massive de migrants

Dans un discours récent prononcé lors d’un événement officiel de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a une fois de plus défendu une « politique étrangère féministe » .

Sous couvert de promotion de l’égalité des genres et de partenariats internationaux, elle appelle ouvertement à « ouvrir davantage de voies de migration » en provenance d’Afrique et d’autres régions du tiers-monde, arguant que cela enrichirait culturellement les Européens.

Ce plaidoyer n’est pas seulement une déclaration d’intention : il s’inscrit dans une stratégie plus large qui ignore les réalités économiques et sécuritaires qui minent déjà l’Union européenne. Pire, il accentue une immigration subie, non choisie, qui érode les fondements culturels de nations comme la France. Face à une telle dérive, il est temps de poser la question : l’Europe peut-elle se permettre de sacrifier son avenir sur l’autel d’une idéologie importée ?

 


 

Une Union européenne au bord du gouffre économique : l’immigration comme fardeau caché

L’Union européenne traverse en 2025 une crise budgétaire sans précédent, exacerbée par les séquelles de la pandémie, la guerre en Ukraine et une inflation persistante. Selon les données de l’OCDE, la contribution budgétaire nette des immigrés a diminué après la crise financière de 2008 et n’a pas retrouvé son équilibre dans de nombreux pays membres. En France, le tableau est particulièrement alarmant : le taux de pauvreté relative des étrangers extra-européens atteint 47,6 % en 2020 (dernières données disponibles, avec une tendance à la hausse en 2025), contre 11,5 % pour les citoyens français, creusant un écart record de 36 points – le plus élevé d’Europe pour les non-UE, à égalité avec l’Espagne. Cette disparité n’est pas anecdotique : elle se traduit par une pression accrue sur les finances publiques, avec des ratios budgétaires parmi les pires de l’OCDE, où seule l’Estonie et la Lituanie font pire que la France.

L’immigration, dans sa forme actuelle, aggrave ces problèmes structurels. Les immigrés, souvent moins qualifiés et plus exposés au chômage (taux de 20-25 % chez les extra-européens contre 8 % pour les natifs), réduisent la productivité globale et entraînent une baisse des salaires réels. Résultat : des rentrées fiscales moindres et des dépenses sociales en explosion. L’Observatoire de l’Immigration note que cette dynamique joue un rôle sous-estimé dans la crise budgétaire française, avec un recul de la productivité qui pèse sur les impôts et les profits des entreprises. À l’échelle de l’UE, le solde migratoire positif (+169 000 en 2020, en hausse en 2025 malgré la crise ukrainienne) masque un coût réel : accueil, intégration et aides sociales représentent des milliards d’euros, alors que l’Allemagne et l’Autriche, premiers touchés par la crise des réfugiés de 2015, peinent encore à absorber l’afflux. Von der Leyen parle d’ « enrichissement culturel » , mais oublie l’appauvrissement financier : en 2025, le budget migration de l’UE avoisine les 10 milliards d’euros, au moment où les États membres serrent la vis sur les retraites et la santé.

 


 

L’aggravation sécuritaire : une France sous tension, minée par l’immigration non contrôlée

Si l’aspect économique est préoccupant, la dégradation sécuritaire est explosive.

En France, les statistiques du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) pour 2024-2025 confirment une surreprésentation des étrangers dans les infractions graves :

cambriolages, vols avec violence et agressions sexuelles voient leur part d’auteurs présumés non-français grimper à 30-40 % dans les affaires élucidées. Le rapport SSMSI de fin 2025 dresse un panorama accablant : +10 % de crimes haineux liés à l’ethnicité ou la nationalité en 2024. L’insécurité s’ancre dans le quotidien, avec une hausse de 15 % des homicides et tentatives en zones immigrées, selon les données Insee et SSMSI.

Cette aggravation n’est pas fortuite : elle découle d’une immigration subie, favorisée par des politiques européennes laxistes comme le Pacte sur la Migration et l’Asile de 2024, qui accélère les procédures mais peine à contenir les flux irréguliers (+20 % en Méditerranée en 2025). En France, 159 000 immigrés nets en 2023 (chiffre en hausse), dont une majorité extra-européenne, alimentent un sentiment d’insécurité généralisé. Les attentats et violences liées au terrorisme islamiste, comme ceux de 2023-2024, renforcent cette perception : l’immigration doit être choisie, au mérite et aux besoins, non imposée par Bruxelles au nom d’un « féminisme » qui ferme les yeux sur les trafics humains et les filières clandestines.

En France : valeurs en péril, pressions pour une « chari’compatible » et recul des symboles ancestraux

La France paie un tribut particulièrement lourd à cette immigration non maîtrisée. Nos valeurs républicaines – laïcité, égalité, héritage chrétien – se heurtent à une intégration défaillante. Beaucoup de nouveaux venus, loin de s’assimiler, exercent une pression via des associations collaborationistes pour imposer leurs mœurs, rendant la société « charia compatible » . Le site Vigilance Halal dénonce ainsi l’extension de l’abattage rituel sans étourdissement : la moitié de la viande consommée en France est halal en 2025, malgré une dérogation censée être exceptionnelle. Cette pratique cause une souffrance animale prolongée (jusqu’à 15 minutes d’agonie), des risques sanitaires majeurs (contaminations E. coli, saignées incomplètes) et une opacité commerciale : certifications imposées sans étiquetage clair, au prix de 10-15 centimes/kg, constituant une escroquerie pour les consommateurs. Une horreur sanitaire et éthique, imposée au nom d’une minorité, qui mine la laïcité et les normes européennes (Directive 93/119/CE).


 

Pire, les symboles catholiques ancestraux reculent au nom d’un « laïcisme » dévoyé. Les crèches de Noël dans les mairies, tradition festive et culturelle, sont attaquées en justice par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui les qualifie d’illégales au nom de la loi de 1905. À Béziers ou Perpignan, les maires comme Robert Ménard sont condamnés pour « violation de la neutralité » , tandis que les fêtes de Noël deviennent « fêtes de fin d’année » – comme les « vacances de fin d’année » dans les écoles, effaçant le mot même de Noël. Sociologiquement, le terrorisme (attentats de 2023) et les pressions communautaires transforment ces célébrations en terrain miné. Le Conseil d’État tolère les crèches si elles ont un « caractère culturel » , mais la jurisprudence hétérogène alimente un nihilisme qui gomme nos racines chrétiennes au profit d’une inclusivité salafisée.

Un basculement électoral : les enfants de l’immigration votent Rassemblement National

Ironie du sort : face à cet échec, beaucoup d’issus de l’immigration se tournent vers le Rassemblement National (RN). En 2025, 42 % des Français ont déjà voté RN au moins une fois, dont 46 % des 25-34 ans et 47 % des 50-64 ans – des profils souvent touchés par l’immigration. Les sympathisants RN sont 99 % à rejeter de nouveaux arrivants, et 97 % favorables à un référendum sur l’immigration. Ce vote d’adhésion (39 % en 2025) reflète un ras-le-bol partagé : sécurité, pouvoir d’achat, identité. Le RN, avec son programme de « stop à la submersion migratoire » (fin du regroupement familial, expulsion des délinquants), capte ces voix issues de l’immigration qui subissent la concurrence et l’insécurité.

Pour une immigration choisie, au service de la France

La « politique étrangère féministe » de von der Leyen n’est pas un progrès : c’est une capitulation face à une mondialisation qui ignore les peuples. L’Europe, et la France en tête, ne peut plus subir une immigration massive qui alourdit les budgets, dégrade la sécurité et érode nos valeurs. Il est urgent de rendre la parole aux citoyens via un référendum, comme le demandent 70 % des Français. Choisissons nos immigrés : qualifiés, intégrés, respectueux de nos lois. Défendons Noël, les crèches, notre laïcité authentique – non ce laïcisme qui masque un effacement culturel. La France n’est pas un hôtel ouvert à tous : c’est une nation, avec son histoire, ses valeurs et son avenir à protéger.

https://multipol360.com/von-der-leyen-et-la-politique-etrangere-feministe-un-appel-a-limportation-massive-de-migrants/



 

B)  Trump accuse l’Europe de « mauvaises décisions » et menace un effacement civilisationnel  

Les relations entre les États-Unis et l’Europe traversent une crise majeure, marquée par les déclarations virulentes de Donald Trump et la publication de la nouvelle National Security Strategy (NSS 2025). Dans une émission diffusée sur Tocsin, animée par Clémence, les invités Alexandre Del Valle et George Kuzmanovic décryptent ces événements, soulignant un repositionnement américain réaliste et cynique, loin des idéaux atlantistes traditionnels.

Trump met en garde l’Europe : « Nous ne voulons pas que l’Europe change autant »

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Donald Trump a directement interpellé l’Union européenne : « L’Europe doit être très prudente. Ils prennent une mauvaise direction. C’est très mauvais. Nous ne voulons pas que l’Europe change autant.  » Ces mots interviennent trois jours après la publication de la NSS 2025, un document de 33 pages qui accuse l’Europe de s’acheminer vers un « effacement civilisationnel » en raison de politiques migratoires, de censure et de perte d’identité nationale. Le texte appelle à « cultiver la résistance » au sein des nations européennes pour contrer cette trajectoire.

Parallèlement, l’UE a infligé une amende de 120 millions d’euros à X (propriété d’Elon Musk) pour non-respect du Digital Services Act (DSA), notamment en raison des coches bleues payantes. Donald Trump y voit une attaque contre la liberté d’expression, renforçant les tensions idéologiques et technologiques.

Ukraine : Trump déçu par Zelensky, les Européens tentent de peser

Sur le front ukrainien, Trump s’est dit « déçu » que Volodymyr Zelensky n’ait « pas encore lu » la proposition de paix américaine, affirmant que « la Russie est OK avec ce rapport » . Ce plan, perçu comme favorable à Moscou, suscite l’inquiétude à Bruxelles.

Le 8 décembre, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont reçu Zelensky à Londres pour affirmer leur unité. Macron a insisté sur le « financement et la fourniture de programmes à l’Ukraine » et la nécessité d’une « convergence » avec les positions américaines, tout en soulignant les « atouts » européens pour faire pression sur la Russie via des sanctions.

La NSS 2025 : un repositionnement réaliste des États-Unis

Alexandre Del Valle, docteur en histoire contemporaine, y voit une continuité avec des rapports américains antérieurs (CIA, DNI) alertant sur des « enclaves civilisationnelles » en Europe. Pour lui, ce n’est pas un « point de bascule » mais une stratégie d’ « offshore balancing » (Politique qui vise à minimiser l’engagement direct américain dans les conflits régionaux tout en maintenant une influence dominante sur l’équilibre des puissances mondial) : déléguer le fardeau sécuritaire aux Européens tout en maintenant le contrôle.

George Kuzmanovic, Président du mouvement République souveraine et directeur de Fréquence Populaire Média, souligne que la NSS acte la fin de l’hégémonie américaine et un monde multipolaire.

La Russie n’y est plus un adversaire prioritaire ; la Chine l’est.

Les États-Unis abandonnent l’Ukraine comme « guerre proxy ratée » et cherchent à décorréler Moscou de Pékin. Trump, ultra-réaliste, utilise la corruption ukrainienne (via le NABU) comme levier de pression.

Les invités dénoncent le cynisme : les États-Unis ont armé l’Ukraine sous Trump 1, connu la corruption, et s’en servent maintenant pour justifier un retrait. Zelensky risque d’être sacrifié comme d’anciens alliés (Noriega au Panama).

Vassalisation européenne et corruption structurelle

Les deux analystes critiquent la dépendance européenne : élites « obligées » des multinationales américaines (Goldman SachsBlackRock), ventes d’entreprises stratégiques (Alstom), et corruption au sein de l’UE (Qatargate, affaires von der Leyen). Macron, récompensé par l’Atlantic Council, est accusé de brader la France.

Pour Kuzmanovic, les dirigeants européens, gauche comme droite, restent vassaux de Washington – version conservatrice sous Trump. Del Valle évoque une « corruption structurelle » qui impose l’achat d’armes américaines et la poursuite limitée de la guerre pour écouler des stocks.

Vers un découplage transatlantique ?

Cette NSS marque un découplage : les États-Unis se recentrent sur l’hémisphère occidental (doctrine Monroe revisitée), délèguent l’OTAN aux Européens (5 % du PIB en dépenses militaires) et soutiennent les partis « patriotiques » en Europe. Trump veut arrêter une guerre coûteuse pour faire du « business » (investissements en Russie arctique).

 

USA/UE : Les Américains haussent le ton ! 🔷 Georges Kuzmanovic Directeur de publication Fréquence Populaire Média‪@FPopMedia‬ 🔷 Alexandre del Valle Docteur en Histoire contemporaine, consultant international, chercheur associé au Center of Political and Foreign Affairs et au Centre Français de Recherche sur le Renseignement. Professeur de Géopolitique et de relations internationales et islamologue. Auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier “Le nouvel ordre post-occidental” (éditions l’Artilleur) Se procurer l'ouvrage : https://www.editionsartilleur.fr/prod...
 

Les invités concluent sur un ton alarmiste :

l’Europe, vassalisée et corrompue, risque de prolonger un conflit inutile.

Les citoyens, écrasés par les impôts et l’inflation, pourraient bientôt se révolter contre cette élite déconnectée.

Cette analyse, riche en références historiques (de Gaulle, Kissinger, Brzezinski), souligne un monde en recomposition où les États-Unis, réalistes et cyniques, imposent leur agenda tandis que l’Europe peine à affirmer sa souveraineté.

https://multipol360.com/trump-accuse-leurope-de-mauvaises-decisions-et-menace-un-effacement-civilisationnel/ 

 


 

C) L’UE décide le gel des avoirs russes sans aucune consultation via le 49.3 européen

Le 12 décembre 2025, l’Union européenne a franchi un pas décisif en décidant de geler indéfiniment environ 210 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe immobilisés sur son territoire. Cette mesure, prise via une procédure d’urgence (article 122 du traité), vise à supprimer le renouvellement semestriel des sanctions, qui nécessitait l’unanimité et exposait l’UE à des veto de pays comme la Hongrie ou la Slovaquie.

Elle pave la voie à un prêt massif (jusqu’à 165 milliards d’euros) pour financer l’Ukraine en 2026-2027, couvrant besoins militaires et civils, sous forme de « prêt de réparations » adossé à ces actifs.

Ursula von der Leyen a salué cette décision comme un « signal fort » à la Russie, affirmant qu’elle augmente les coûts de la guerre pour Moscou tout en renforçant la position ukrainienne. Pourtant, cette initiative soulève de graves questions sur sa légalité, ses risques économiques et son impact géopolitique.

Sans consultation populaire ni débat démocratique approfondi, elle engage l’Europe dans une escalade dangereuse.

Un précédent périlleux pour la confiance internationale

Geler indéfiniment des avoirs souverains d’une banque centrale viole le principe d’immunité souveraine reconnu en droit international. La Russie qualifie cela de « vol » et a déjà engagé des poursuites contre Euroclear (qui détient la majorité des fonds) devant des tribunaux moscovites. Même si ces jugements ne seront pas reconnus en UE, ils ouvrent la porte à une guerre juridique prolongée.

Plus grave : cette décision érode la confiance dans le système financier européen. La Banque centrale européenne et plusieurs États membres (Belgique, Italie, France, Allemagne) ont exprimé des craintes : si l’UE semble prête à saisir des réserves étrangères pour des motifs politiques, d’autres pays (Chine, Arabie saoudite, etc.) pourraient retirer leurs actifs de l’eurozone.

Cela augmenterait les coûts d’emprunt pour les États européens et fragiliserait l’euro comme monnaie de réserve.

Des analystes estiment que, même si l’impact immédiat est limité, ce précédent pourrait à long terme détourner les flux financiers vers d’autres places (New York, Singapour).

Représailles russes et escalade militaire

Moscou menace depuis longtemps de représailles symétriques : saisie d’actifs occidentaux en Russie (estimés à plusieurs centaines de milliards pour les entreprises européennes). Mais les risques vont au-delà : en pleine négociation sur un éventuel plan de paix (impliquant les États-Unis de Trump), cette mesure durcit les positions russes et complique toute sortie de crise. Elle empêche même l’utilisation de ces fonds dans un accord négocié, comme certains plans américains le suggéraient.

En finançant directement la défense ukrainienne (et non seulement la reconstruction), l’UE franchit une ligne rouge : elle devient de facto cobelligérante, augmentant le risque d’attaques hybrides (cyber, sabotage) ou même d’escalade conventionnelle. La Belgique, principale détentrice via Euroclear, a exigé des garanties totales contre les pertes potentielles, soulignant les « risques économiques, financiers et légaux conséquents » .

Une décision élitiste, sans légitimité populaire

Cette mesure a été adoptée sans référendum ni consultation des parlements nationaux, et en contournant l’unanimité pour éviter les veto.

Ursula von der Leyen et la Commission imposent une politique belliciste à 450 millions d’Européens, alors que les opinions publiques sont de plus en plus fatiguées par le conflit et ses conséquences (inflation énergétique, charges budgétaires).

Des voix critiques au sein même de l’UE – Belgique, Italie, Hongrie – dénoncent un « viol du droit européen » (Viktor Orbán) et appellent à des alternatives moins risquées, comme un emprunt commun. Ignorer ces dissensions creuse le fossé au sein de l’Union et alimente l’euroscepticisme.

Vers une Europe affaiblie et isolée

Au lieu de privilégier la diplomatie pour une paix négociée, cette décision précipite l’Europe dans une confrontation prolongée. Elle pousse la Russie vers des alliances renforcées (Chine, Iran, Corée du Nord) et complique les efforts américains pour une résolution. À terme, ce n’est pas Moscou qui paiera le prix fort, mais les citoyens européens : hausse des coûts énergétiques, instabilité financière et risque accru de guerre élargie.

L’UE, sous la houlette de von der Leyen, joue un jeu dangereux avec l’avenir du continent. Il est temps de revenir à la raison : privilégier la négociation plutôt que l’escalade, et respecter la souveraineté – y compris celle des peuples européens – avant qu’il ne soit trop tard.

https://multipol360.com/lue-decide-le-gel-des-avoirs-russes-sans-aucune-consultation-via-le-49-3-europeen/ 


 

L'UE gèle indéfiniment les avoirs russes en dévoyant ses propres traités. 💥 La Russie a en saisissant les avoirs des entrepreneurs européens qui n'ont rien demandé. 💥 L'UE agit contre l'avis de la BCE, du FMI, de Trump, du Japon, d'EuroClear et contre l'avis de nombre d'investisseurs dans le monde. 💥 L'UE va détruire elle-même la zone euro en continu : aucun investisseur n'aura plus en l'€. 💥 Macron, Zelensky, Merz, vonder Leyen, Starmer, Kaya Kallas et tous les néocons va-t'en guerre choisir la continuation de la guerre en #Ukraine qui ne s'en relèvera jamais. 💥 Jamais aucune dette ukrainienne contractée avec les pays de l'UE ne sera remboursée. 💥 On vient de monter d'un crâne dans l'escalade et le risque de guerre nucléaire. 💊 Et cela ne changera rien à la crise économique, sociale, politique en Europe - cela va l'aggraver. ↗️ L'UE vient de mettre le turbo au développement des #BRICS et des paiements alternatifs en monnaies nationales. 📣 Demain, L'Œil de Kuzma sur @FPopMedia sera également consacré à ce sujet central dont on cache tout aux citoyens.



 

D) Être « munichois » aujourd’hui : qui veut vraiment la guerre ?  

Rédigé à partir de l’émission d’Éric Branca sur Tocsin média.

Dans un contexte où le terme « munichois » est brandi comme une insulte sur les réseaux sociaux – notamment à propos du conflit en Ukraine –, il est temps de revenir sereinement aux accords de Munich de septembre 1938. Souvent invoqués sans explication précise, ces accords symbolisent une capitulation en temps de paix qui a pavé la voie à la guerre. Comme l’aurait dit Churchill (même si la formule est apocryphe) : « Nous avions le choix entre la guerre et le déshonneur. Nous avons choisi le déshonneur, et nous aurons la guerre. »

Le contexte historique : l’expansion hitlérienne et la complaisance anglo-saxonne

En 1938, l’Allemagne d’Hitler viole systématiquement le traité de Versailles depuis 1935, avec la complicité active des Britanniques et des Américains. Ces derniers, motivés par des intérêts économiques, aident l’Allemagne à se relever au détriment de la France, victorieuse de 1918 mais privée des réparations attendues.

Les étapes clés de l’expansion allemande :

1935 : Rétablissement du service militaire et signature d’un accord naval anglo-allemand (à l’insu des Français), autorisant l’Allemagne à reconstituer une flotte importante.

1936 : Remilitarisation de la Rhénanie, sans réaction française malgré les protestations initiales.

1938 : Anschluss (annexion de l’Autriche).

Hitler, dans Mein Kampf (1927), avait pourtant annoncé ses intentions : détruire la France, les Juifs, la Russie, et coloniser l’Europe de l’Est. Mais les capitaux anglo-saxons continuent d’affluer.

Les Sudètes : un prétexte stratégique

Hitler revendique les Sudètes, région tchécoslovaque peuplée de 3 millions d’Allemands germanophones. Officiellement, pour réunir les Allemands dispersés. En réalité, c’est un levier pour démanteler la Tchécoslovaquie, alliée clé de la France en Europe centrale.

Les Sudètes forment une forteresse naturelle protégée par une ligne de fortifications modernes (comparable à une Maginot achevée), et abritent les usines Škoda – un joyau industriel d’armement, passé sous influence française après 1918.

Sans les Sudètes, la Tchécoslovaquie devient vulnérable : Hitler sait que sa perte la fait « tomber comme un fruit mûr ».

Les « négociations » de Munich : un diktat

Il n’y a pas eu de véritables négociations, mais une série de concessions :

Avril 1938 : Konrad Henlein (leader nazi des Sudètes) exige l’autonomie.

Juin 1938 : Chamberlain impose un référendum via le Times allant plus loin qu’Hitler.

Septembre 1938 : Crise aiguë au congrès de Nuremberg ; Hitler menace d’intervenir militairement.

29-30 septembre : Conférence de Munich entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier. La Tchécoslovaquie n’est pas invitée ; son président Beneš cède tout.

Un secret révélé : les usines Škoda sont vendues discrètement à un consortium allemand lié à Göring, affaiblissant définitivement la défense tchécoslovaque.

À son retour, Daladier s’attend à être hué mais est acclamé ; il murmure : « Les cons ! S’ils savaient… » Il croit gagner du temps pour réarmer, mais Chamberlain signe un papier séparé avec Hitler promettant la paix entre Royaume-Uni et Allemagne (sans mentionner la France).

Les leçons de Munich et le parallèle avec l’Ukraine

Le parallèle formel est troublant : un puissant voisin revendique une région (Sudètes/Donbass), et des grandes puissances décident du sort d’un État sans le consulter.

Mais les différences sont profondes :

– En 1938, l’Occident n’aide pas la Tchécoslovaquie ; aujourd’hui, des moyens massifs soutiennent l’Ukraine.

– La dynamique favorise Hitler (expansion territoriale de 30 % pour l’Allemagne de 1933 à 1938) ; depuis 1991, c’est l’OTAN qui s’étend vers l’Est (14 nouveaux membres).

– Les Sudètes n’étaient couvertes par aucun traité protecteur ; le Donbass l’était par les accords de Minsk, non respectés (comme l’ont admis Merkel et Hollande), avec l’Europe comme garante.

– La Tchécoslovaquie était vitale pour la sécurité française ; le Donbass ne l’est pas pour l’Europe occidentale.

La conséquence oubliée de Munich : le pacte germano-soviétique (1939), Staline se tournant vers Hitler face au refus anglo-français d’un alliance.

Aujourd’hui, repousser la Russie pourrait la pousser vers la Chine, comme l’URSS vers l’Allemagne en 1939.

Jacques Chirac le disait : « Il ne faut jamais pousser un chat dans un coin. »

Les vrais « munichois » d’aujourd’hui ne sont pas ceux qui prônent la paix en Ukraine, mais ceux qui, par idéologie, risquent d’isoler la Russie et d’alimenter une escalade plus large.

L’histoire ne se répète pas, mais les rapports de force, eux, déterminent tout. Il est temps de raisonner avec calme, loin des anathèmes et des parallèles hâtifs.

https://multipol360.com/etre-munichois-aujourdhui-qui-veut-vraiment-la-guerre/

 


 

E) Les deux moments où l’Europe a choisi la guerre plutôt que la paix

LA PERFIDE ALBION

Avril 2022 : Boris Johnson, le bulldozer solitaire

Le 9 avril 2022, Boris Johnson atterrit à Kiev sans prévenir personne. Il marche dans les rues avec Zelensky, pose devant les caméras, prononce un discours tonitruant sur la « liberté » et la « résistance ». 

Puis, en tête-à-tête, il livre le message qui va tout faire basculer 

« L’Occident ne signera jamais de garantie de sécurité avec Poutine. Ne signez rien. On va l’écraser sur le champ de bataille. »

Les négociations d’Istanbul (qui, malgré leurs failles, prévoyaient un cessez-le-feu rapide, la neutralité ukrainienne et le retrait russe du nord) s’effondrent dans les jours qui suivent. 

David Arakhamia, chef de la délégation ukrainienne, le confirmera plus tard : « Boris Johnson est venu et nous a dit : on ne signe rien avec eux, on continue le combat. »

Boris a joué solo, en pleine lumière, avec sa gouaille habituelle. On l’a vu. On l’a haï. On l’a traité de criminel. Il a assumé.

Décembre 2025 : le quatuor Starmer – Macron – Merz – Zelensky

Trois ans et des centaines de milliers de morts plus tard, rebelote. 

Cette fois, c’est un sommet à quatre, costards impeccables, drapeaux bien alignés, communiqué rédigé par des armées de conseillers en communication.

Le 8 décembre 2025, à Downing Street : 

  • Keir Starmer reçoit Volodymyr Zelensky.
  • Emmanuel Macron et Friedrich Merz sont invités. 

Ils passent deux heures en huis clos, puis posent ensemble pour la photo officielle.

Leur message, cette fois-ci, est poli, collectif et parfaitement assumé : 

« Nous rejetons toute paix qui récompenserait l’agression russe. Nous travaillons à une contre-proposition qui garantisse la sécurité de l’Ukraine et le respect de son intégrité territoriale. »

Traduction : le plan Trump (reconnaissance de facto des annexions russes, limitation drastique de l’armée ukrainienne, élections sous pression) est inacceptable. 

On (ils !) continue la guerre jusqu’à obtenir de meilleures conditions et gagner du temps pour notre propre agenda.

La même décision, deux emballages différents

  • Boris l’a fait seul, avec brutalité, en regardant Zelensky dans les yeux.
  • Les quatre autres le font à plusieurs, avec des sourires, des communiqués et des appels conférence à la Maison Blanche.

Le résultat est identique : 

Refus d’une paix imparfaite mais salvatrice, choix délibéré de poursuivre le conflit pour des raisons géopolitiques, morales ou électorales (choisissez celle(s) qui vous arrange).

Get our FREE Newsletter at https://www.PrometheanAction.com — In this episode, Susan Kokinda discusses President Trump's recent national security strategy, which marks a significant departure from over a century of British-influenced American foreign policy. The episode delves into the geopolitical friction between the U.S. and the UK, particularly regarding their strategies toward Russia and Ukraine. Kokinda underscores the broader clash of worldviews between American sovereignty and British-led internationalism, highlighting the latest developments including reactions from Russia and European elites. The episode also examines the opposition Trump faces from both within the U.S. political establishment and British geopolitical strategists, and emphasizes the importance of maintaining political support to ensure the success of Trump's transformative policies.
 

La seule différence, c’est le nombre de mains qui tiennent le couteau.

Et pendant qu’ils se félicitent de leur « unité » et de leur « fermeté », des soldats continuent de mourir dans le Donbass.

C’est la même politique : c’est juste passé de l’acte solitaire au crime organisé.

https://multipol360.com/les-deux-moments-ou-leurope-a-choisi-la-guerre-plutot-que-la-paix/

 

 

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