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janvier 16, 2026

INFORMATIONS FRANÇAISE - Janvier 2026 - Bons voeux.....

Sommaire:

A) - Les attaques mondialistes contre la langue française : une perte de souveraineté silencieuse 

B) - Macron vend la souveraineté française à une UE massivement rejetée par le peuple

C) - La condamnation de Free : un réveil forcé face à l’hémorragie de nos données personnelles

D) - Les manifestations des agriculteurs français : une victoire contre le MERCOSUR

 


                                                                          Informations françaises

A) - Les attaques mondialistes contre la langue française : une perte de souveraineté silencieuse 

Dans un monde globalisé où l’anglais s’impose comme la lingua franca incontestée, la langue française, autrefois symbole de raffinement et d’universalisme, subit une érosion accélérée. 

 Inspiré par l’article du Général Henri Roure publié sur Place d’Armes, intitulé « Nouvelle tentative d’assassinat de la langue française », ce texte explore les assauts portés contre le français dans la diplomatie, les documents techniques, les tutoriels en ligne et les réseaux sociaux.

Ces attaques, souvent attribuées à des forces mondialistes, menacent non seulement la richesse linguistique mais aussi la souveraineté culturelle et nationale de la France.

Comme le souligne Roure, la langue française est un pilier de la civilisation, forgée par des siècles d’histoire et offerte au monde, mais aujourd’hui marginalisée par des influences anglo-saxonnes et européo-mondialistes.

Le déclin historique du français en diplomatie : de la domination à la marginalisation

Le français a longtemps régné en maître sur la scène diplomatique internationale. Dès 1714, avec le Traité de Rastatt, il s’impose comme la langue exclusive des négociations européennes, succédant au latin et symbolisant l’influence culturelle de la France. Cette suprématie perdure jusqu’au début du XXe siècle, où le français est célébré pour sa précision et son élégance, facilitant les échanges entre élites mondiales. Rivarol, en 1784, le qualifiait de « langue humaine » par excellence, idéale pour les traités internationaux.

Pourtant, le déclin s’amorce en 1919 avec le Traité de Versailles, rédigé pour la première fois en français et en anglais, sous pression américaine et britannique.

Les facteurs sont multiples : la chute des monarchies européennes, la montée en puissance des États-Unis, et l’élargissement des cercles diplomatiques au-delà de l’Europe.

Après 1945, l’anglais s’impose définitivement, reléguant le français à un rôle secondaire. À l’ONU, 90 % des documents sont désormais en anglais, malgré le statut officiel du français. Dans l’Union européenne, l’anglais domine les appels d’offres et les communications, au mépris de la diversité linguistique.

Ce recul n’est pas neutre : il reflète une perte d’influence française. La francophonie, avec ses 583 millions de locuteurs en 2024, pourrait être un levier diplomatique, mais elle est souvent négligée. Des critiques pointent du doigt les « mondialistes » – ces acteurs promouvant une uniformisation culturelle sous couvert de globalisation – qui favorisent l’anglo-américain comme vecteur du néolibéralisme. En Afrique, où le français est défendu avec plus de vigueur qu’en France métropolitaine, des sentiments anti-français émergent, liant la langue à une « Françafrique » impérialiste.



La disparition du français dans les documents techniques et les tutoriels en ligne

Dans le domaine technique, l’anglais envahit les documents et les ressources éducatives. Les anglicismes prolifèrent dans le vocabulaire scientifique et professionnel, diluant la pureté du français. Sur YouTube et les réseaux sociaux, les tutoriels en français sont minoritaires. Les jeunes, qui s’informent majoritairement via ces plateformes (80 % sur YouTube), se tournent vers des contenus anglais pour leur abondance et leur visibilité.

Les bibliothèques universitaires françaises peinent à produire des vidéos en français, contrairement à leurs homologues québécoises, qui investissent davantage dans la langue locale.

Cette asymétrie renforce l’hégémonie anglaise : des termes comme « podcast » ou « tuto » deviennent courants, érodant le français technique. Sur X (anciennement Twitter), des discussions soulignent comment l’anglais domine les échanges scientifiques, reléguant le français à un rôle marginal.

L’auto-censure des Français : publier en anglais pour exister

Un phénomène alarmant émerge : l’auto-censure linguistique. De nombreux Français, créateurs de contenu ou professionnels, optent pour l’anglais afin d’atteindre une audience plus large. Sur YouTube, des chaînes éducatives ou techniques abandonnent le français pour l’anglais, craignant une visibilité limitée. Des posts sur X dénoncent cette « soumission » : « Nous sommes soumis à un bombardement pour détruire la langue française au profit d’un espèce de globish. »

Cette tendance s’explique par la pression des algorithmes et des marchés globaux, où l’anglais est synonyme de succès. Elle s’inscrit dans un contexte plus large d’américanisation culturelle, où l’école française, en crise, privilégie l’anglais au détriment du français classique. Des linguistes comme Lionel Meney parlent d’un « naufrage » du français face au triomphe de l’anglais.

Les mondialistes à l’assaut : une menace pour la souveraineté nationale

Ces évolutions ne sont pas fortuites ; elles s’inscrivent dans une stratégie mondialiste visant à uniformiser les cultures. L’anglais, comme outil de l’impérialisme linguistique, sert la mondialisation néolibérale, érodant les identités nationales. En France, des politiques comme l’écriture inclusive – dénoncée par Roure comme un « instrument juridique au service d’une volonté européiste » – fragmentent la langue, la rendant incompatible avec sa tradition orale et écrite.

De nombreuses critiques visent Emmanuel Macron pour son hostilité à la francophonie : choix d’une secrétaire générale rwandaise francophobe pour l’OIF, préférence pour l’anglais dans les communications officielles. Sur X, des voix comme Julien Odoul accusent le gouvernement de « faire reculer la langue française ». Cette érosion menace la souveraineté : la langue est un attribut de la nation, et sa perte équivaut à une dépossession culturelle. Fernand Braudel l’affirmait : « La France, c’est la langue française. »

En conclusion, la langue française n’est pas seulement un moyen de communication ; elle est l’essence de la souveraineté.

Face aux assauts mondialistes, un sursaut est nécessaire : promouvoir le français dans l’éducation, les médias et la diplomatie, résister à l’auto-censure, et défendre sa pureté contre les influences destructrices. Comme l’appelle Roure, il faut « changer de mode de gouvernement » pour restaurer la grandeur de la France. Sans cela, nous risquons un monde uniforme, où la diversité linguistique – et avec elle, la liberté de pensée – s’efface au profit d’un globish insipide.

https://multipol360.com/les-attaques-mondialistes-contre-la-langue-francaise-une-perte-de-souverainete-silencieuse/ 

 


 

B) - Macron vend la souveraineté française à une UE massivement rejetée par le peuple

Emmanuel Macron, ce président qui se pose en sauveur de l’Europe, n’hésite pas à piétiner les intérêts nationaux de la France pour servir une Union européenne (UE) que les Français ont déjà rejetée à deux reprises. En 2005, lors du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, 54,67 % des électeurs français ont voté « non », un rejet massif qui a plongé l’UE dans une crise profonde.

Ce scrutin, marqué par une participation de 69,37 %, n’était pas un caprice : il reflétait une profonde méfiance envers une Europe perçue comme une machine à diluer la souveraineté nationale, favorisant les intérêts des élites au détriment des citoyens ordinaires.

Pourtant, Macron persiste, comme si ce verdict populaire n’avait jamais existé, et accélère la désindustrialisation française au nom d’une « autonomie stratégique européenne » qui n’est qu’un mirage. Pire encore, alors que l’euroscepticisme explose en France – avec 27 % des Français favorables à un « Frexit » en 2025, en hausse par rapport à l’année précédente – Macron continue de trahir son pays pour une UE de plus en plus contestée.

Un rejet historique ignoré : les Français contre l’Europe des élites

Rappelons les faits : le 29 mai 2005, les Français ont massivement dit « non » au traité constitutionnel européen, avec 15,4 millions de voix contre 12,8 millions pour le « oui ». Ce vote n’était pas isolé ; il faisait écho au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, où le « oui » l’avait emporté de justesse (51 %), mais avec une forte opposition soulignant déjà les craintes d’une perte de souveraineté. Ces rejets ont eu des implications durables : ils ont alimenté un sentiment de désenchantement politique, avec une baisse de la participation électorale et une montée des partis anti-système dans les élections suivantes. Vingt ans plus tard, l’euroscepticisme n’a fait que croître. Des sondages récents montrent que la France est l’un des pays les plus pessimistes sur l’avenir de l’UE, avec seulement 33 % de confiance en l’institution en 2023, et une hausse des voix appelant à un Frexit. En 2024-2025, les élections européennes ont vu une poussée des partis eurosceptiques comme le Rassemblement National, Les Patriotes, Debout la France et bien sûr le parti de François Asselineau, l’UPR reflétant une frustration croissante face à l’immigration, aux régulations excessives et à la perte d’indépendance économique. Macron, au lieu de défendre les intérêts français, semble mépriser ce verdict populaire, préférant une Europe fédéraliste qui dilue la France dans un ensemble bureaucratique dominé par l’Allemagne et les lobbies (voir ici).

La désindustrialisation française : le prix de la soumission à l’UE

Sous Macron, la France a accéléré sa descente aux enfers industriels, sacrifiant ses usines et ses emplois au nom d’une « intégration européenne » qui profite surtout aux voisins. Prenons l’exemple récent de l’industrie de défense :

lors d’une réunion avec les patrons du secteur, Macron a menacé de se tourner vers des « solutions européennes » si les entreprises françaises ne respectaient pas les délais de production, regrettant les retards et affirmant que l’armée française « n’est plus leur chasse gardée ».

Traduction : il est prêt à acheter des chars allemands plutôt que français, coulant ainsi l’industrie nationale au profit de l’Allemagne. Florian Philippot, leader des Patriotes, n’a pas mâché ses mots : « Ça s’appelle être un traître. Un vendu. »

Ce n’est pas un cas isolé. La fermeture de Brandt en décembre 2025, dernier grand fabricant français d’électroménager, a entraîné la perte de 700 à 750 emplois directs et la disparition de marques emblématiques comme Vedette ou Sauter. Ce naufrage est le symptôme d’une France qui abandonne son industrie sous l’influence de politiques libérales européennes, comme les accords de libre-échange controversés et les normes du Pacte Vert qui étouffent l’agriculture et l’industrie. Depuis les années 1970, la France a perdu plus de 2,5 millions d’emplois industriels, et la part de l’industrie dans la valeur ajoutée nationale est tombée à 11 %. En 2025 seul, plus de 108 usines ont fermé ou été menacées, contre seulement 80 créations.

 La grande exposition de Macron « Grande Exposition du Fabriqué en France », tenue en novembre 2025, n’est qu’une vitrine superficielle masquant un déclin profond. Pendant que l’Élysée parade avec 123 produits « made in France », les contrats publics fuient vers l’étranger : pistolets Sig-Sauer fabriqués en Allemagne pour les forces de l’ordre, pièces de rechange pour chars Leclerc en Chine, fusils HK 416 en Allemagne, vêtements pour l’armée en Tunisie… Même les révisions de la flotte d’Air France se font en Angleterre et au Maroc. Arnaud Montebourg, ancien ministre, dénonce cette « déroute » : des importations annuelles de 20 milliards d’euros vers l’Allemagne et la Chine, une dette publique dépassant 3.400 milliards d’euros (plus de 120 % du PIB), et un manque de 150.000 emplois qualifiés dans l’industrie. Sous Macron, la part industrielle du PIB a chuté de 16 % en 2000 à moins de 10 % aujourd’hui, plus vite qu’en Allemagne ou en Italie.

Ces choix s’inscrivent dans une politique macronienne qui privilégie l’UE au détriment de la France. 

Critiqué pour son protectionnisme mou qui met en péril le marché unique européen, Macron a été accusé de virer vers un « protectionnisme doux » qui isole la France tout en favorisant des achats européens. Ses réformes, comme la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric en 2014 (sous son mandat de ministre), ont accéléré la perte de souveraineté, transférant la maintenance des réacteurs nucléaires français à des intérêts étrangers. Résultat : une dette publique qui a explosé à 117 % du PIB en 2025, contre 2,6 % de déficit en 2017, et une croissance atone de 0,7 %, en deçà de la moyenne de la zone euro.

L’euroscepticisme en hausse : les Français ne veulent plus de cette Europe

Les Français sont de plus en plus eurosceptiques, et pour cause. Des sondages de 2020-2026 montrent une dissatisfaction croissante : la France est en bas du classement des pays confiants en l’UE, avec des préoccupations sur l’immigration, les régulations technocratiques et l’euro. En 2024, les élections européennes ont vu une charge des partis reflétant un rejet de l’intégration forcée. Macron, en poussant pour une « autonomie stratégique européenne » ne fait qu’alimenter ce sentiment. 

 

Par son alignement inconditionnel sur une UE dominée par Berlin, Macron alimente la voracité de l’Allemagne, qui adopte une posture de plus en plus belliqueuse en matière commerciale et étrangère, poussant des mesures protectionnistes et interventionnistes qui désindustrialisent l’Europe au profit de ses exportations toxiques. Ce réarmement massif allemand, avec un budget défense explosant à plus de 100 milliards d’euros et des exportations d’armes doublées, réveille les fantômes historiques d’une machine de guerre souveraine, menaçant directement l’industrie française au détriment des Français. Il est temps que la France se réveille et reprenne son destin en main, loin de cette UE qui l’étouffe. Le Frexit n’est plus une option, c’est une nécessité.

https://multipol360.com/macron-vend-la-souverainete-francaise-a-une-ue-massivement-rejetee-par-le-peuple/



 

C) - La condamnation de Free : un réveil forcé face à l’hémorragie de nos données personnelles

En ce début d’année 2026, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le paysage numérique français : l’opérateur télécom Free vient d’écoper d’une amende colossale de 42 millions d’euros pour une fuite de données massive survenue en octobre 2024.

Cette sanction, infligée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), marque un tournant dans la lutte contre la négligence des entreprises en matière de cybersécurité. 

Mais au-delà de ce cas isolé, elle met en lumière un fléau bien plus profond qui gangrène notre société : les fuites de données récurrentes, la perte de souveraineté numérique et le pouvoir insidieux que confèrent ces informations à ceux qui les contrôlent.

Le cas Free : une négligence aux conséquences dévastatrices

Rappelons les faits. En octobre 2024, un pirate informatique s’est infiltré dans les systèmes de Free, compromettant les données de pas moins de 24 millions d’abonnés. Parmi les informations volées figuraient des données ultra-sensibles, comme les IBAN (numéros de comptes bancaires), exposant les victimes à des risques immédiats de fraudes et d’usurpations d’identité. Les abonnés ont rapidement été submergés par des appels frauduleux, et certaines de leurs coordonnées ont même atterri sur le dark web, vendues au plus offrant.

 La CNIL n’a pas mâché ses mots dans sa décision du 13 janvier 2026 : les fautes de Free étaient « évitable avec un minimum de vigilance ». Authentifications trop laxistes, surveillance défaillante et stockage inutile de millions de données d’anciens clients – voilà les ingrédients d’une recette catastrophe. Free Mobile écope de 27 millions d’euros d’amende, tandis que sa maison mère, Free, ajoute 15 millions à la facture. De plus, l’opérateur a trois mois pour renforcer ses mesures de sécurité et six mois pour purger les données obsolètes.

Cette affaire n’est pas anodine. Elle survient après plus de 2.500 plaintes déposées par des clients excédés, reflétant un ras-le-bol généralisé des Français face à ces violations répétées de leur vie privée. On se demande légitimement : à quoi sert le RGPD si nos données continuent de s’évaporer dans la nature ?

Un fléau grandissant qui mine la confiance

Malheureusement, le cas Free n’est que la pointe de l’iceberg. En France, les fuites de données se multiplient comme un virus incontrôlable, touchant des secteurs variés : des plateformes en ligne aux agences de travail temporaire, en passant par les établissements de santé. Des millions de mots de passe, d’historiques médicaux et de coordonnées personnelles sont exposés, menant à des retraits bancaires frauduleux, des chantages et des campagnes de phishing sophistiquées. Les conséquences ?

Une érosion massive de la vie privée, où chaque citoyen vit sous la menace permanente d’une exploitation malveillante de ses informations.

Pire encore, ces incidents révèlent une vulnérabilité systémique : l’absence de solutions souveraines pour stocker et protéger nos données. Trop souvent, nous dépendons d’infrastructures cloud étrangères, dominées par des géants américains comme Microsoft ou Amazon. Ces entités, soumises à des lois extraterritoriales telles que le Cloud Act, peuvent accéder à nos informations sans notification préalable, exposant la France à des ingérences extérieures. Des projets comme l’hébergement de données de santé sur des serveurs étrangers illustrent parfaitement cette perte de contrôle : des pathologies, traitements et historiques médicaux potentiellement accessibles à des autorités outre-Atlantique.

La digitalisation des services publics : une menace sous-estimée

 La numérisation accélérée des services publics aggrave cette situation. Si elle promet efficacité et modernité, elle cache un revers sombre : l’exposition accrue de nos données sensibles. Des collaborations avec des entreprises comme Palantir  financée en partie par des agences de renseignement étrangères – pour des outils de contre-terrorisme, ou l’utilisation massive de systèmes d’exploitation dominés par Google et Apple, transfèrent nos informations personnelles (géolocalisation, contacts, historique de navigation) vers des data centers non européens. Le consentement des utilisateurs ? Souvent illusoire, noyé dans des conditions générales opaques.

 Ces pratiques érodent notre souveraineté numérique. Sans alternatives européennes viables, nous cédons le contrôle de nos systèmes d’information à des acteurs étrangers, fragilisant notre économie et notre sécurité nationale. Les révélations d’Edward Snowden en 2013 sur la surveillance massive par la NSA n’étaient qu’un avant-goût : aujourd’hui, nos données deviennent un outil d’espionnage ou d’influence géopolitique.

Nos données : une arme silencieuse aux mains des puissants

Au fond, ces fuites soulignent un enjeu fondamental : les données sont devenues une arme silencieuse de pouvoir.

Chaque jour, nous générons des milliers de points de données – clics, recherches, achats – qui alimentent une machine invisible.

Contrôlées par des géants technologiques américains et chinois, ou revendues par des courtiers en données sur un marché opaque valant des centaines de milliards de dollars, elles servent à profiler les individus, influencer les décisions commerciales (comme les primes d’assurance) et même manipuler les opinions publiques lors de crises.

 Pour la société, les implications sont alarmantes : une souveraineté nationale affaiblie, où les États peinent à accéder à leurs propres données stockées à l’étranger. Des tensions géopolitiques, comme celles autour de Huawei ou TikTok, montrent que le cyberspace est un nouveau champ de bataille. Et pour les citoyens ? Une perte de liberté, où la vie privée devient un luxe, exposée à des brèches comme celle récente au ministère de l’Intérieur, où des millions de fiches judiciaires – incluant données sur victimes, témoins et familles – ont été exfiltrées par des pirates.

Cette attaque, facilitée par des négligences basiques comme l’échange de codes en clair, met en évidence un sous-investissement chronique en cybersécurité publique. Des infrastructures vieillissantes et un manque de modernisation laissent des millions de Français vulnérables à l’usurpation d’identité ou au chantage.

Vers un sursaut souverain ?

La condamnation de Free pourrait être le signal d’alarme tant attendu. Elle impose aux entreprises de traiter la cybersécurité comme une priorité non négociable, sous peine d’amendes récurrentes. Mais pour les victimes, c’est une victoire aigre-douce : les fonds vont au Trésor public, pas à une indemnisation directe. Les procédures judiciaires restent longues et complexes.

Il est temps de transformer cette vulnérabilité en opportunité. Investissons dans des data centers nationaux, formons des experts en cybersécurité et développons des alternatives européennes GDPR-compatibles. Rééquilibrons les priorités : autant de moyens pour protéger nos données que pour les surveiller. Seule une souveraineté numérique renforcée restaurera la confiance des citoyens et protègera notre avenir dans un monde connecté.

En fin de compte, nos données ne sont pas qu’un actif commercial – elles sont le reflet de nos vies. Les laisser s’échapper, c’est céder un pouvoir immense. La France doit reprendre les rênes, avant qu’il ne soit trop tard.

https://multipol360.com/la-condamnation-de-free-un-reveil-force-face-a-lhemorragie-de-nos-donnees-personnelles/

 


D) - Les manifestations des agriculteurs français : une victoire contre le MERCOSUR  

Alors que l’Union européenne s’apprête à signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur le 17 janvier prochain, malgré l’opposition farouche de la France, un vent de satisfaction souffle sur le monde agricole.

Les manifestations massives des paysans, qui ont secoué le pays depuis des mois avec des blocages de routes, de ports et de sites stratégiques, portent enfin leurs fruits.

Non seulement elles ont forcé les grands distributeurs à refuser publiquement les importations de produits sud-américains non conformes aux normes françaises, mais elles ont aussi instillé une peur palpable chez les industriels de l’agroalimentaire, qui craignent un boycott massif des consommateurs. Ce revirement marque un tournant décisif, démontrant que la mobilisation paysanne n’était pas vaine.

Les manifestations : un mouvement qui a payé

 Depuis l’automne dernier, les agriculteurs français, unis sous les bannières de syndicats comme la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne, ont multiplié les actions pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « trahison européenne ». Des milliers de tracteurs ont envahi les rues de Paris et de Bruxelles, des barrages filtrants ont été installés au Havre, et des manifestations ont bloqué des dépôts pétroliers à La Rochelle ou des sites portuaires. Ces protestations, qualifiées de « colère totale des paysans », ont mis en lumière les risques d’une concurrence déloyale : importations massives de viande bovine, de volaille, de sucre et de soja produits avec des pesticides interdits en Europe, des coûts de production 40 % inférieurs, et des pratiques environnementales laxistes favorisant la déforestation amazonienne.

Ces actions n’ont pas été sans effet. Malgré le feu vert donné par une majorité d’États européens le 9 janvier, les agriculteurs ont obtenu des concessions « incontestables » de Bruxelles, comme une enveloppe de 300 millions d’euros étalée sur 2026 et 2027 pour soutenir le secteur. Mais surtout, la pression a influencé les acteurs économiques clés.

Les patrons de la grande distribution, tels que Thierry Cotillard (Intermarché), Alexandre Bompard (Carrefour), Dominique Schelcher (Système U) et Michel-Édouard Leclerc (E.Leclerc), ont annoncé leur refus catégorique d’importer des produits du Mercosur ne respectant pas les normes françaises.

« On n’en achètera pas », ont-ils déclaré en chœur, soulignant un engagement à privilégier les filières locales pour 97 % du bœuf, 100 % de la volaille et du porc. Ce positionnement, assumé publiquement dans les médias, est perçu comme une victoire directe des manifestations, qui ont sensibilisé l’opinion publique et forcé les distributeurs à anticiper un rejet consommateur.

Dans le monde agricole, les réactions sont unanimes : ces résultats sont « très satisfaisants« . Pierrick Horel, Quentin Le Guillous et Maxime Buizard-Blondeau, représentants des Jeunes Agriculteurs, ont salué après une rencontre à Matignon un déblocage potentiel sur des sujets comme l’eau et la prédation, tout en maintenant la vigilance sur le Mercosur. « Si le traité devait être signé, nous nous mobiliserons aux frontières, dans les ports et à Strasbourg pour inciter au vote contre au Parlement européen », ont-ils averti. La FNSEA et la Coordination Rurale, qualifiant l’accord de « reniement total » et de « jeu de dupes« , soulignent que 80 % des agriculteurs et 70 % des citoyens le voient comme une menace mortelle, renforçant l’appel à des actions judiciaires devant la Cour de Justice de l’UE. Les protestations, promises à s’escalader en janvier, ont déjà étendu leur influence à l’Irlande, l’Italie, la Pologne et l’Espagne, où des blocages similaires dénoncent l’externalisation de la sécurité alimentaire.

La peur des industriels : le spectre d’un boycott massif

Si les agriculteurs savourent ces avancées, les industriels de l’agroalimentaire tremblent. L’accord, qui ouvre le marché européen à 99.000 tonnes de viande bovine et 180.000 tonnes de volaille sud-américaines, menace de saturer les chaînes d’approvisionnement avec des produits à bas coûts mais controversés. Or, le refus des distributeurs, amplifié par les manifestations, expose les industriels à un risque majeur : un boycott des consommateurs. Déjà, sur les réseaux sociaux, des appels à « acheter local » et à vérifier les étiquettes pullulent, avec des vidéos d’agriculteurs en larmes dénonçant la concurrence déloyale (certains appelant même à vider les rayons des marchandises importées alors qu’elles sont aussi produites en France)– au Brésil, 80 % des pesticides utilisés sont interdits en France.

Les industriels craignent que ce boycott ne s’étende aux produits transformés, où la traçabilité est plus floue. « C’est insoutenable », confie un agriculteur dans une vidéo virale, illustrant le désespoir face à un accord qui sacrifie les filières bovine, ovine et volaillère pour des intérêts mondialisés, profitant surtout à l’industrie allemande. Emmanuel Macron, qui avait promis un veto mais l’a qualifié de « plutôt positif » après des clauses de sauvegarde jugées insuffisantes, est accusé de trahison, alimentant la colère. Les industriels, dépendants des importations pour des marges élevées, redoutent une chute des ventes si les consommateurs, sensibilisés par les manifestations, optent pour le boycott. Des experts estiment que cela pourrait entraîner une restructuration forcée des filières, avec des pertes en cascade pour les agro-industriels.

Perspectives : une bataille loin d’être terminée

 Malgré ces résultats satisfaisants, le monde agricole reste mobilisé.

Les agriculteurs, pas satisfaits des concessions européennes, promettent de nouvelles actions si l’accord est ratifié, visant ports et autoroutes pour bloquer les importations.

Cette unité syndicale inédite, couplée à un soutien populaire croissant, démontre que les manifestations ont non seulement freiné l’accord mais aussi redonné du pouvoir aux paysans face aux élites bruxelloises. Pour les industriels, la peur d’un boycott n’est pas infondée : elle pourrait signer l’arrêt de mort d’une agriculture low-cost importée, au profit d’une souveraineté alimentaire réaffirmée. La signature imminente sera un test décisif – et les tracteurs sont prêts à repartir.

https://multipol360.com/les-manifestations-des-agriculteurs-francais-une-victoire-contre-le-mercosur/

 


 

En janvier 2026, alors que la France traverse une crise agricole sans précédent, l’Union européenne a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré l’opposition ferme de Paris.

Ce traité, qui unit l’Europe aux pays d’Amérique du Sud comme le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, représente une menace existentielle pour nos agriculteurs.

La France ne peut pas ratifier un tel accord : ce serait la capitulation totale face à une concurrence déloyale, la destruction de notre souveraineté alimentaire et la mise à mort programmée de milliers d’exploitations familiales. Emmanuel Macron, qui avait promis de protéger l’agriculture nationale, a cédé sous la pression internationale, trahissant les paysans français au profit d’une élite bruxelloise déconnectée.

Une concurrence déloyale qui anéantit les filières françaises

L’accord Mercosur ouvre grand les portes à des importations massives de produits agricoles sud-américains, produits avec des normes environnementales, sanitaires et sociales bien inférieures à celles imposées en Europe. Imaginez : des dizaines de milliers de tonnes de bœuf, de volaille, de sucre, de riz, de miel et de soja entrant sur le marché européen sans droits de douane, ou avec des quotas détaxés. Ces produits, issus de pratiques interdites en France – comme l’utilisation de pesticides bannis, la déforestation massive ou des conditions de travail précaires – viendront inonder nos étals à des prix imbattables.

Pour les agriculteurs français, déjà écrasés par des réglementations européennes draconiennes et des coûts de production exorbitants, c’est la catastrophe.

La filière bovine, par exemple, risque de s’effondrer sous le poids de cette concurrence. Des secteurs entiers comme la viande, les céréales et les produits laitiers pourraient voir leurs prix chuter, entraînant faillites en cascade et désertification rurale. Selon des projections alarmantes, la France, déjà importatrice nette de 60 % de sa volaille et de 40-60 % de ses fruits et légumes, deviendrait encore plus dépendante d’importations étrangères. Nos normes strictes, censées protéger l’environnement et la santé, deviennent un handicap insurmontable face à des concurrents qui n’ont aucune contrainte équivalente. C’est une hypocrisie flagrante : l’Europe impose des règles vertueuses à ses propres producteurs tout en important ce qu’elle interdit de produire localement.

Le revirement honteux de Macron et la pression dictatoriale de Bruxelles

Emmanuel Macron, qui s’était posé en défenseur des agriculteurs en promettant un veto français, a opéré un revirement spectaculaire. Il a qualifié l’accord de « plutôt positif » après avoir obtenu des clauses de sauvegarde renforcées, jugées totalement insuffisantes par les syndicats agricoles. Ce changement de cap a déclenché une fureur légitime dans le monde rural. La FNSEA dénonce une « reniement total » et un « affront », tandis que la Coordination Rurale parle d’un « jeu de dupes » où Macron sacrifie l’agriculture française pour plaire au Brésil. Lula da Silva, président brésilien, a publiquement pressé Macron d’ouvrir son cœur à cet accord, affirmant que la décision relève de l’UE et non des États individuels.

Cette ingérence révèle la perte de souveraineté : la France n’a plus voix au chapitre, réduite à un simple exécutant des diktats bruxellois.

Pire encore, l’UE impose cet accord malgré des contradictions internes flagrantes. Des hauts représentants comme Kaja Kallas et António Costa se contredisent publiquement sur l’état des négociations, révélant un processus opaque et antidémocratique. L’Allemagne, sous pression de Berlin, a supprimé en secret une clause protectrice qui garantissait que l’accord ne s’appliquerait pas sans ratification du Parlement européen. Cela ouvre la voie à une application provisoire dès mars 2026, contournant tout débat démocratique. C’est une dérive dictatoriale : Bruxelles agit comme un empire bureaucratique, ignorant les oppositions nationales et sanctionnant les récalcitrants. La France, avec son « non » isolé, s’est retrouvée marginalisée, tandis que des pays comme l’Allemagne et l’Espagne poussent pour une ratification rapide.

La colère des agriculteurs : un face-à-face explosif avec le pouvoir

Face à cette trahison, les agriculteurs français se mobilisent en masse. Des milliers de tracteurs ont bloqué Bruxelles et Paris, avec des barrages filtrants au Havre et des manifestations devant l’ANSES. Les quatre principaux syndicats – FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination Rurale et Confédération Paysanne – exigent l’abandon total de l’accord, rejetant les « concessions inédites » promises par le gouvernement comme des leurres inefficaces. « Mercosur = Non », clament-ils unanimement. Des actions sont promises dès janvier, potentiellement escaladant en un hiver de crise majeure.

Cette fureur n’est pas isolée : en Irlande, des milliers d’agriculteurs protestent contre l’externalisation de la sécurité alimentaire vers l’Amérique du Sud. En Espagne, les manifestations se multiplient.

Partout, la même crainte : un accord qui sacrifie les paysans européens pour des intérêts géopolitiques obscurs.

En France, 80 % des agriculteurs voient le Mercosur comme une menace mortelle, et 70 % des citoyens s’y opposent. Des appels à la destitution de Macron et au Frexit émergent, car cet accord symbolise l’échec total de l’UE : une machine à broyer les nations au profit d’une élite supranationale.

Pourquoi la France doit refuser : pour la survie et la souveraineté

Signer le Mercosur, c’est condamner notre agriculture à une mort lente. C’est ignorer les crises cumulées – comme l’épizootie de dermatose nodulaire bovine – et ajouter des accords cumulatifs comme celui avec l’Ukraine, qui augmentent les quotas d’importations bon marché. C’est renoncer à notre principe de précaution et à notre démocratie. La France doit saisir la Cour de justice de l’UE pour contester cet accord illégitime et suspendre toute ratification. Seule une mobilisation massive peut inverser la tendance. Le Mercosur n’est pas un progrès ; c’est un poison pour notre avenir. La France libre et souveraine doit dire non, pour sauver ses agriculteurs et son modèle alimentaire.

https://multipol360.com/mercosur-la-trahison-europeenne-qui-signe-larret-de-mort-de-lagriculture-francaise/

 

décembre 26, 2025

Comme si le monde occidental était l'ignoble monstre blanc de l'esclavage ! Histoire !

L'Occident doit-il sa puissance à l'esclavage et à l'exploitation coloniale ? 
 
 Une lecture globale de l'histoire se répand depuis longtemps à travers le monde ; elle prend de l'ampleur chaque jour. Elle se présente comme une explication globale de tous les problèmes actuels et fait de l'Occident le responsable de tous les malheurs des peuples du monde. 
 
Selon cette interprétation, l'Occident ne serait pas devenu la puissance dominante de la planète s'il n'avait pas pillé les matières premières et le travail des autres peuples. Sa richesse aurait commencé avec les épices d'Asie et l'or d'Amérique, puis le coton d'Inde et d'Amérique, et enfin les combustibles fossiles du Moyen-Orient. Cela aurait été impossible sans l'exploitation d'une main-d'œuvre libre, les esclaves, mis au service de l'Espagne, du Portugal, des Pays-Bas, de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Selon les tenants de cette théorie, le discours occidental qui explique l'abondance des pays par les valeurs de liberté et de droits de l'homme est une falsification, fruit d'une hypocrisie visant à masquer la réalité du pillage et à imposer un discours autoproclamé d'universalité, ne servant que ses propres intérêts. 
 
 
 
 Par conséquent, affirment-ils, les Occidentaux (et plus précisément les hommes blancs dominants) ne peuvent, après les avoir exploités et pillés, interdire aux peuples du monde, qui furent leurs esclaves, de bénéficier à leur tour des fruits de la croissance. Ils doivent donc réparer leurs torts, restituer tout ce qu'ils ont pris aux autres peuples, céder la place et renoncer à prétendre que leurs valeurs sont universelles. 
 
 Selon cette perspective, les pays du Sud doivent s'unir, quels que soient leurs régimes politiques, pour revendiquer ce qui leur est dû ; ils ne doivent pas se laisser contraindre par l'Occident à réduire leur consommation d'énergies fossiles, condition de leur croissance, sous prétexte de problèmes écologiques dont l'Occident serait la seule cause. Il ne s'agit pas non plus d'imposer des valeurs telles que celles de la démocratie ou de la laïcité, qui ne seraient que des masques de l'idéologie blanche. 
 
 La force de ce discours réside dans sa cohérence : il explique tout. Il donne sens au combat des « damnés de la Terre » évoqué par Franz Fanon dans son dernier ouvrage, publié en 1961, dont la préface, dans laquelle Jean-Paul Sartre justifiait les attaques contre les civils (« Tuer un Européen, c'est faire d'une pierre deux coups : éliminer à la fois l'oppresseur et l'opprimé »). Ce discours éclaire notamment le conflit au Moyen-Orient qui opposerait les peuples colonisés à une entité occidentale artificielle, imposée dans une région où elle n'a rien à faire. De même, il conduit à l'idée que, dans les pays occidentaux, les descendants d'esclaves et les migrants originaires de ces pays devraient recouvrer les richesses volées à leurs ancêtres et ne pas se voir imposer des valeurs qui ne sont pas les leurs. Naturellement, certains en viennent également à assimiler le féminisme et l'anticolonialisme. 
 
 
 
Mais ici, comme pour toute théorie de la mondialisation, une grande partie de ce qui précède est fausse : l’esclavage n’est ni une invention ni un monopole de l’Occident moderne. Il existait dans toutes les sociétés antérieures : en Égypte, en Inde, en Mésopotamie, en Chine, en Afrique, en Amérique précolombienne. Historiquement, de nombreux peuples ont considéré que leurs voisins ne méritaient rien d’autre que d’être traités comme des esclaves. De nombreux marchands achetaient, transportaient et vendaient des esclaves bien avant l’arrivée des Européens. De nombreux peuples ont pillé les ressources d’autrui. Par ailleurs, l’abondance des ressources naturelles et l’esclavage ne sont pas les véritables moteurs du décollage économique de l’Occident ; au contraire : lorsque les ressources et la main-d’œuvre sont gratuites, personne n’est incité à innover. Et c’est précisément de la prise de conscience du manque que naissent l’innovation et le développement. Ce sont aussi les villes dans le besoin, comme Bruges, Venise ou Amsterdam, qui furent les premiers foyers de développement de l’individualisme, des libertés individuelles, de l’État de droit et de l’espoir du bien-être de chacun.
 
Nous devons donc franchir un cap décisif et reconnaître que nul n'est innocent et que nous ne bâtirons pas une humanité heureuse sur la haine, mais sur la reconnaissance du passé barbare de chacun de nos peuples et sur notre engagement à y mettre fin, dans le respect d'autrui. 
 
 Jacques ATTALI
j@attali.com
Jacques Attali est docteur en sciences économiques, diplômé de l'École Polytechnique et conseiller d'État. Conseiller spécial du président français François Mitterrand pendant dix ans, il est le fondateur de quatre institutions internationales : Action contre la Faim, Eureka, la BERD et Positive Planet. Jacques Attali est l'auteur de 86 ouvrages (dont plus de 30 consacrés à la prospective), vendus à plus de 10 millions d'exemplaires et traduits en 22 langues. Il est chroniqueur pour les quotidiens économiques Les Echos et Nikkei, après avoir également collaboré avec L'Express. Jacques Attali dirige régulièrement des orchestres à travers le monde.
 

Lire aussi:
 

décembre 13, 2025

Informations alliées à l'Europe - Décembre 2025

Sommaire:

A) Von der Leyen et la « politique étrangère féministe » : un appel à l’importation massive de migrants

B)  Trump accuse l’Europe de « mauvaises décisions » et menace un effacement civilisationnel 

C) L’UE décide le gel des avoirs russes sans aucune consultation via le 49.3 européen

D) Être « munichois » aujourd’hui : qui veut vraiment la guerre ? 

E) Les deux moments où l’Europe a choisi la guerre plutôt que la paix

 


 

A) Von der Leyen et la « politique étrangère féministe » : un appel à l’importation massive de migrants

Dans un discours récent prononcé lors d’un événement officiel de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a une fois de plus défendu une « politique étrangère féministe » .

Sous couvert de promotion de l’égalité des genres et de partenariats internationaux, elle appelle ouvertement à « ouvrir davantage de voies de migration » en provenance d’Afrique et d’autres régions du tiers-monde, arguant que cela enrichirait culturellement les Européens.

Ce plaidoyer n’est pas seulement une déclaration d’intention : il s’inscrit dans une stratégie plus large qui ignore les réalités économiques et sécuritaires qui minent déjà l’Union européenne. Pire, il accentue une immigration subie, non choisie, qui érode les fondements culturels de nations comme la France. Face à une telle dérive, il est temps de poser la question : l’Europe peut-elle se permettre de sacrifier son avenir sur l’autel d’une idéologie importée ?

 


 

Une Union européenne au bord du gouffre économique : l’immigration comme fardeau caché

L’Union européenne traverse en 2025 une crise budgétaire sans précédent, exacerbée par les séquelles de la pandémie, la guerre en Ukraine et une inflation persistante. Selon les données de l’OCDE, la contribution budgétaire nette des immigrés a diminué après la crise financière de 2008 et n’a pas retrouvé son équilibre dans de nombreux pays membres. En France, le tableau est particulièrement alarmant : le taux de pauvreté relative des étrangers extra-européens atteint 47,6 % en 2020 (dernières données disponibles, avec une tendance à la hausse en 2025), contre 11,5 % pour les citoyens français, creusant un écart record de 36 points – le plus élevé d’Europe pour les non-UE, à égalité avec l’Espagne. Cette disparité n’est pas anecdotique : elle se traduit par une pression accrue sur les finances publiques, avec des ratios budgétaires parmi les pires de l’OCDE, où seule l’Estonie et la Lituanie font pire que la France.

L’immigration, dans sa forme actuelle, aggrave ces problèmes structurels. Les immigrés, souvent moins qualifiés et plus exposés au chômage (taux de 20-25 % chez les extra-européens contre 8 % pour les natifs), réduisent la productivité globale et entraînent une baisse des salaires réels. Résultat : des rentrées fiscales moindres et des dépenses sociales en explosion. L’Observatoire de l’Immigration note que cette dynamique joue un rôle sous-estimé dans la crise budgétaire française, avec un recul de la productivité qui pèse sur les impôts et les profits des entreprises. À l’échelle de l’UE, le solde migratoire positif (+169 000 en 2020, en hausse en 2025 malgré la crise ukrainienne) masque un coût réel : accueil, intégration et aides sociales représentent des milliards d’euros, alors que l’Allemagne et l’Autriche, premiers touchés par la crise des réfugiés de 2015, peinent encore à absorber l’afflux. Von der Leyen parle d’ « enrichissement culturel » , mais oublie l’appauvrissement financier : en 2025, le budget migration de l’UE avoisine les 10 milliards d’euros, au moment où les États membres serrent la vis sur les retraites et la santé.

 


 

L’aggravation sécuritaire : une France sous tension, minée par l’immigration non contrôlée

Si l’aspect économique est préoccupant, la dégradation sécuritaire est explosive.

En France, les statistiques du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) pour 2024-2025 confirment une surreprésentation des étrangers dans les infractions graves :

cambriolages, vols avec violence et agressions sexuelles voient leur part d’auteurs présumés non-français grimper à 30-40 % dans les affaires élucidées. Le rapport SSMSI de fin 2025 dresse un panorama accablant : +10 % de crimes haineux liés à l’ethnicité ou la nationalité en 2024. L’insécurité s’ancre dans le quotidien, avec une hausse de 15 % des homicides et tentatives en zones immigrées, selon les données Insee et SSMSI.

Cette aggravation n’est pas fortuite : elle découle d’une immigration subie, favorisée par des politiques européennes laxistes comme le Pacte sur la Migration et l’Asile de 2024, qui accélère les procédures mais peine à contenir les flux irréguliers (+20 % en Méditerranée en 2025). En France, 159 000 immigrés nets en 2023 (chiffre en hausse), dont une majorité extra-européenne, alimentent un sentiment d’insécurité généralisé. Les attentats et violences liées au terrorisme islamiste, comme ceux de 2023-2024, renforcent cette perception : l’immigration doit être choisie, au mérite et aux besoins, non imposée par Bruxelles au nom d’un « féminisme » qui ferme les yeux sur les trafics humains et les filières clandestines.

En France : valeurs en péril, pressions pour une « chari’compatible » et recul des symboles ancestraux

La France paie un tribut particulièrement lourd à cette immigration non maîtrisée. Nos valeurs républicaines – laïcité, égalité, héritage chrétien – se heurtent à une intégration défaillante. Beaucoup de nouveaux venus, loin de s’assimiler, exercent une pression via des associations collaborationistes pour imposer leurs mœurs, rendant la société « charia compatible » . Le site Vigilance Halal dénonce ainsi l’extension de l’abattage rituel sans étourdissement : la moitié de la viande consommée en France est halal en 2025, malgré une dérogation censée être exceptionnelle. Cette pratique cause une souffrance animale prolongée (jusqu’à 15 minutes d’agonie), des risques sanitaires majeurs (contaminations E. coli, saignées incomplètes) et une opacité commerciale : certifications imposées sans étiquetage clair, au prix de 10-15 centimes/kg, constituant une escroquerie pour les consommateurs. Une horreur sanitaire et éthique, imposée au nom d’une minorité, qui mine la laïcité et les normes européennes (Directive 93/119/CE).


 

Pire, les symboles catholiques ancestraux reculent au nom d’un « laïcisme » dévoyé. Les crèches de Noël dans les mairies, tradition festive et culturelle, sont attaquées en justice par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui les qualifie d’illégales au nom de la loi de 1905. À Béziers ou Perpignan, les maires comme Robert Ménard sont condamnés pour « violation de la neutralité » , tandis que les fêtes de Noël deviennent « fêtes de fin d’année » – comme les « vacances de fin d’année » dans les écoles, effaçant le mot même de Noël. Sociologiquement, le terrorisme (attentats de 2023) et les pressions communautaires transforment ces célébrations en terrain miné. Le Conseil d’État tolère les crèches si elles ont un « caractère culturel » , mais la jurisprudence hétérogène alimente un nihilisme qui gomme nos racines chrétiennes au profit d’une inclusivité salafisée.

Un basculement électoral : les enfants de l’immigration votent Rassemblement National

Ironie du sort : face à cet échec, beaucoup d’issus de l’immigration se tournent vers le Rassemblement National (RN). En 2025, 42 % des Français ont déjà voté RN au moins une fois, dont 46 % des 25-34 ans et 47 % des 50-64 ans – des profils souvent touchés par l’immigration. Les sympathisants RN sont 99 % à rejeter de nouveaux arrivants, et 97 % favorables à un référendum sur l’immigration. Ce vote d’adhésion (39 % en 2025) reflète un ras-le-bol partagé : sécurité, pouvoir d’achat, identité. Le RN, avec son programme de « stop à la submersion migratoire » (fin du regroupement familial, expulsion des délinquants), capte ces voix issues de l’immigration qui subissent la concurrence et l’insécurité.

Pour une immigration choisie, au service de la France

La « politique étrangère féministe » de von der Leyen n’est pas un progrès : c’est une capitulation face à une mondialisation qui ignore les peuples. L’Europe, et la France en tête, ne peut plus subir une immigration massive qui alourdit les budgets, dégrade la sécurité et érode nos valeurs. Il est urgent de rendre la parole aux citoyens via un référendum, comme le demandent 70 % des Français. Choisissons nos immigrés : qualifiés, intégrés, respectueux de nos lois. Défendons Noël, les crèches, notre laïcité authentique – non ce laïcisme qui masque un effacement culturel. La France n’est pas un hôtel ouvert à tous : c’est une nation, avec son histoire, ses valeurs et son avenir à protéger.

https://multipol360.com/von-der-leyen-et-la-politique-etrangere-feministe-un-appel-a-limportation-massive-de-migrants/



 

B)  Trump accuse l’Europe de « mauvaises décisions » et menace un effacement civilisationnel  

Les relations entre les États-Unis et l’Europe traversent une crise majeure, marquée par les déclarations virulentes de Donald Trump et la publication de la nouvelle National Security Strategy (NSS 2025). Dans une émission diffusée sur Tocsin, animée par Clémence, les invités Alexandre Del Valle et George Kuzmanovic décryptent ces événements, soulignant un repositionnement américain réaliste et cynique, loin des idéaux atlantistes traditionnels.

Trump met en garde l’Europe : « Nous ne voulons pas que l’Europe change autant »

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Donald Trump a directement interpellé l’Union européenne : « L’Europe doit être très prudente. Ils prennent une mauvaise direction. C’est très mauvais. Nous ne voulons pas que l’Europe change autant.  » Ces mots interviennent trois jours après la publication de la NSS 2025, un document de 33 pages qui accuse l’Europe de s’acheminer vers un « effacement civilisationnel » en raison de politiques migratoires, de censure et de perte d’identité nationale. Le texte appelle à « cultiver la résistance » au sein des nations européennes pour contrer cette trajectoire.

Parallèlement, l’UE a infligé une amende de 120 millions d’euros à X (propriété d’Elon Musk) pour non-respect du Digital Services Act (DSA), notamment en raison des coches bleues payantes. Donald Trump y voit une attaque contre la liberté d’expression, renforçant les tensions idéologiques et technologiques.

Ukraine : Trump déçu par Zelensky, les Européens tentent de peser

Sur le front ukrainien, Trump s’est dit « déçu » que Volodymyr Zelensky n’ait « pas encore lu » la proposition de paix américaine, affirmant que « la Russie est OK avec ce rapport » . Ce plan, perçu comme favorable à Moscou, suscite l’inquiétude à Bruxelles.

Le 8 décembre, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont reçu Zelensky à Londres pour affirmer leur unité. Macron a insisté sur le « financement et la fourniture de programmes à l’Ukraine » et la nécessité d’une « convergence » avec les positions américaines, tout en soulignant les « atouts » européens pour faire pression sur la Russie via des sanctions.

La NSS 2025 : un repositionnement réaliste des États-Unis

Alexandre Del Valle, docteur en histoire contemporaine, y voit une continuité avec des rapports américains antérieurs (CIA, DNI) alertant sur des « enclaves civilisationnelles » en Europe. Pour lui, ce n’est pas un « point de bascule » mais une stratégie d’ « offshore balancing » (Politique qui vise à minimiser l’engagement direct américain dans les conflits régionaux tout en maintenant une influence dominante sur l’équilibre des puissances mondial) : déléguer le fardeau sécuritaire aux Européens tout en maintenant le contrôle.

George Kuzmanovic, Président du mouvement République souveraine et directeur de Fréquence Populaire Média, souligne que la NSS acte la fin de l’hégémonie américaine et un monde multipolaire.

La Russie n’y est plus un adversaire prioritaire ; la Chine l’est.

Les États-Unis abandonnent l’Ukraine comme « guerre proxy ratée » et cherchent à décorréler Moscou de Pékin. Trump, ultra-réaliste, utilise la corruption ukrainienne (via le NABU) comme levier de pression.

Les invités dénoncent le cynisme : les États-Unis ont armé l’Ukraine sous Trump 1, connu la corruption, et s’en servent maintenant pour justifier un retrait. Zelensky risque d’être sacrifié comme d’anciens alliés (Noriega au Panama).

Vassalisation européenne et corruption structurelle

Les deux analystes critiquent la dépendance européenne : élites « obligées » des multinationales américaines (Goldman SachsBlackRock), ventes d’entreprises stratégiques (Alstom), et corruption au sein de l’UE (Qatargate, affaires von der Leyen). Macron, récompensé par l’Atlantic Council, est accusé de brader la France.

Pour Kuzmanovic, les dirigeants européens, gauche comme droite, restent vassaux de Washington – version conservatrice sous Trump. Del Valle évoque une « corruption structurelle » qui impose l’achat d’armes américaines et la poursuite limitée de la guerre pour écouler des stocks.

Vers un découplage transatlantique ?

Cette NSS marque un découplage : les États-Unis se recentrent sur l’hémisphère occidental (doctrine Monroe revisitée), délèguent l’OTAN aux Européens (5 % du PIB en dépenses militaires) et soutiennent les partis « patriotiques » en Europe. Trump veut arrêter une guerre coûteuse pour faire du « business » (investissements en Russie arctique).

 

USA/UE : Les Américains haussent le ton ! 🔷 Georges Kuzmanovic Directeur de publication Fréquence Populaire Média‪@FPopMedia‬ 🔷 Alexandre del Valle Docteur en Histoire contemporaine, consultant international, chercheur associé au Center of Political and Foreign Affairs et au Centre Français de Recherche sur le Renseignement. Professeur de Géopolitique et de relations internationales et islamologue. Auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier “Le nouvel ordre post-occidental” (éditions l’Artilleur) Se procurer l'ouvrage : https://www.editionsartilleur.fr/prod...
 

Les invités concluent sur un ton alarmiste :

l’Europe, vassalisée et corrompue, risque de prolonger un conflit inutile.

Les citoyens, écrasés par les impôts et l’inflation, pourraient bientôt se révolter contre cette élite déconnectée.

Cette analyse, riche en références historiques (de Gaulle, Kissinger, Brzezinski), souligne un monde en recomposition où les États-Unis, réalistes et cyniques, imposent leur agenda tandis que l’Europe peine à affirmer sa souveraineté.

https://multipol360.com/trump-accuse-leurope-de-mauvaises-decisions-et-menace-un-effacement-civilisationnel/ 

 


 

C) L’UE décide le gel des avoirs russes sans aucune consultation via le 49.3 européen

Le 12 décembre 2025, l’Union européenne a franchi un pas décisif en décidant de geler indéfiniment environ 210 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe immobilisés sur son territoire. Cette mesure, prise via une procédure d’urgence (article 122 du traité), vise à supprimer le renouvellement semestriel des sanctions, qui nécessitait l’unanimité et exposait l’UE à des veto de pays comme la Hongrie ou la Slovaquie.

Elle pave la voie à un prêt massif (jusqu’à 165 milliards d’euros) pour financer l’Ukraine en 2026-2027, couvrant besoins militaires et civils, sous forme de « prêt de réparations » adossé à ces actifs.

Ursula von der Leyen a salué cette décision comme un « signal fort » à la Russie, affirmant qu’elle augmente les coûts de la guerre pour Moscou tout en renforçant la position ukrainienne. Pourtant, cette initiative soulève de graves questions sur sa légalité, ses risques économiques et son impact géopolitique.

Sans consultation populaire ni débat démocratique approfondi, elle engage l’Europe dans une escalade dangereuse.

Un précédent périlleux pour la confiance internationale

Geler indéfiniment des avoirs souverains d’une banque centrale viole le principe d’immunité souveraine reconnu en droit international. La Russie qualifie cela de « vol » et a déjà engagé des poursuites contre Euroclear (qui détient la majorité des fonds) devant des tribunaux moscovites. Même si ces jugements ne seront pas reconnus en UE, ils ouvrent la porte à une guerre juridique prolongée.

Plus grave : cette décision érode la confiance dans le système financier européen. La Banque centrale européenne et plusieurs États membres (Belgique, Italie, France, Allemagne) ont exprimé des craintes : si l’UE semble prête à saisir des réserves étrangères pour des motifs politiques, d’autres pays (Chine, Arabie saoudite, etc.) pourraient retirer leurs actifs de l’eurozone.

Cela augmenterait les coûts d’emprunt pour les États européens et fragiliserait l’euro comme monnaie de réserve.

Des analystes estiment que, même si l’impact immédiat est limité, ce précédent pourrait à long terme détourner les flux financiers vers d’autres places (New York, Singapour).

Représailles russes et escalade militaire

Moscou menace depuis longtemps de représailles symétriques : saisie d’actifs occidentaux en Russie (estimés à plusieurs centaines de milliards pour les entreprises européennes). Mais les risques vont au-delà : en pleine négociation sur un éventuel plan de paix (impliquant les États-Unis de Trump), cette mesure durcit les positions russes et complique toute sortie de crise. Elle empêche même l’utilisation de ces fonds dans un accord négocié, comme certains plans américains le suggéraient.

En finançant directement la défense ukrainienne (et non seulement la reconstruction), l’UE franchit une ligne rouge : elle devient de facto cobelligérante, augmentant le risque d’attaques hybrides (cyber, sabotage) ou même d’escalade conventionnelle. La Belgique, principale détentrice via Euroclear, a exigé des garanties totales contre les pertes potentielles, soulignant les « risques économiques, financiers et légaux conséquents » .

Une décision élitiste, sans légitimité populaire

Cette mesure a été adoptée sans référendum ni consultation des parlements nationaux, et en contournant l’unanimité pour éviter les veto.

Ursula von der Leyen et la Commission imposent une politique belliciste à 450 millions d’Européens, alors que les opinions publiques sont de plus en plus fatiguées par le conflit et ses conséquences (inflation énergétique, charges budgétaires).

Des voix critiques au sein même de l’UE – Belgique, Italie, Hongrie – dénoncent un « viol du droit européen » (Viktor Orbán) et appellent à des alternatives moins risquées, comme un emprunt commun. Ignorer ces dissensions creuse le fossé au sein de l’Union et alimente l’euroscepticisme.

Vers une Europe affaiblie et isolée

Au lieu de privilégier la diplomatie pour une paix négociée, cette décision précipite l’Europe dans une confrontation prolongée. Elle pousse la Russie vers des alliances renforcées (Chine, Iran, Corée du Nord) et complique les efforts américains pour une résolution. À terme, ce n’est pas Moscou qui paiera le prix fort, mais les citoyens européens : hausse des coûts énergétiques, instabilité financière et risque accru de guerre élargie.

L’UE, sous la houlette de von der Leyen, joue un jeu dangereux avec l’avenir du continent. Il est temps de revenir à la raison : privilégier la négociation plutôt que l’escalade, et respecter la souveraineté – y compris celle des peuples européens – avant qu’il ne soit trop tard.

https://multipol360.com/lue-decide-le-gel-des-avoirs-russes-sans-aucune-consultation-via-le-49-3-europeen/ 


 

L'UE gèle indéfiniment les avoirs russes en dévoyant ses propres traités. 💥 La Russie a en saisissant les avoirs des entrepreneurs européens qui n'ont rien demandé. 💥 L'UE agit contre l'avis de la BCE, du FMI, de Trump, du Japon, d'EuroClear et contre l'avis de nombre d'investisseurs dans le monde. 💥 L'UE va détruire elle-même la zone euro en continu : aucun investisseur n'aura plus en l'€. 💥 Macron, Zelensky, Merz, vonder Leyen, Starmer, Kaya Kallas et tous les néocons va-t'en guerre choisir la continuation de la guerre en #Ukraine qui ne s'en relèvera jamais. 💥 Jamais aucune dette ukrainienne contractée avec les pays de l'UE ne sera remboursée. 💥 On vient de monter d'un crâne dans l'escalade et le risque de guerre nucléaire. 💊 Et cela ne changera rien à la crise économique, sociale, politique en Europe - cela va l'aggraver. ↗️ L'UE vient de mettre le turbo au développement des #BRICS et des paiements alternatifs en monnaies nationales. 📣 Demain, L'Œil de Kuzma sur @FPopMedia sera également consacré à ce sujet central dont on cache tout aux citoyens.



 

D) Être « munichois » aujourd’hui : qui veut vraiment la guerre ?  

Rédigé à partir de l’émission d’Éric Branca sur Tocsin média.

Dans un contexte où le terme « munichois » est brandi comme une insulte sur les réseaux sociaux – notamment à propos du conflit en Ukraine –, il est temps de revenir sereinement aux accords de Munich de septembre 1938. Souvent invoqués sans explication précise, ces accords symbolisent une capitulation en temps de paix qui a pavé la voie à la guerre. Comme l’aurait dit Churchill (même si la formule est apocryphe) : « Nous avions le choix entre la guerre et le déshonneur. Nous avons choisi le déshonneur, et nous aurons la guerre. »

Le contexte historique : l’expansion hitlérienne et la complaisance anglo-saxonne

En 1938, l’Allemagne d’Hitler viole systématiquement le traité de Versailles depuis 1935, avec la complicité active des Britanniques et des Américains. Ces derniers, motivés par des intérêts économiques, aident l’Allemagne à se relever au détriment de la France, victorieuse de 1918 mais privée des réparations attendues.

Les étapes clés de l’expansion allemande :

1935 : Rétablissement du service militaire et signature d’un accord naval anglo-allemand (à l’insu des Français), autorisant l’Allemagne à reconstituer une flotte importante.

1936 : Remilitarisation de la Rhénanie, sans réaction française malgré les protestations initiales.

1938 : Anschluss (annexion de l’Autriche).

Hitler, dans Mein Kampf (1927), avait pourtant annoncé ses intentions : détruire la France, les Juifs, la Russie, et coloniser l’Europe de l’Est. Mais les capitaux anglo-saxons continuent d’affluer.

Les Sudètes : un prétexte stratégique

Hitler revendique les Sudètes, région tchécoslovaque peuplée de 3 millions d’Allemands germanophones. Officiellement, pour réunir les Allemands dispersés. En réalité, c’est un levier pour démanteler la Tchécoslovaquie, alliée clé de la France en Europe centrale.

Les Sudètes forment une forteresse naturelle protégée par une ligne de fortifications modernes (comparable à une Maginot achevée), et abritent les usines Škoda – un joyau industriel d’armement, passé sous influence française après 1918.

Sans les Sudètes, la Tchécoslovaquie devient vulnérable : Hitler sait que sa perte la fait « tomber comme un fruit mûr ».

Les « négociations » de Munich : un diktat

Il n’y a pas eu de véritables négociations, mais une série de concessions :

Avril 1938 : Konrad Henlein (leader nazi des Sudètes) exige l’autonomie.

Juin 1938 : Chamberlain impose un référendum via le Times allant plus loin qu’Hitler.

Septembre 1938 : Crise aiguë au congrès de Nuremberg ; Hitler menace d’intervenir militairement.

29-30 septembre : Conférence de Munich entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier. La Tchécoslovaquie n’est pas invitée ; son président Beneš cède tout.

Un secret révélé : les usines Škoda sont vendues discrètement à un consortium allemand lié à Göring, affaiblissant définitivement la défense tchécoslovaque.

À son retour, Daladier s’attend à être hué mais est acclamé ; il murmure : « Les cons ! S’ils savaient… » Il croit gagner du temps pour réarmer, mais Chamberlain signe un papier séparé avec Hitler promettant la paix entre Royaume-Uni et Allemagne (sans mentionner la France).

Les leçons de Munich et le parallèle avec l’Ukraine

Le parallèle formel est troublant : un puissant voisin revendique une région (Sudètes/Donbass), et des grandes puissances décident du sort d’un État sans le consulter.

Mais les différences sont profondes :

– En 1938, l’Occident n’aide pas la Tchécoslovaquie ; aujourd’hui, des moyens massifs soutiennent l’Ukraine.

– La dynamique favorise Hitler (expansion territoriale de 30 % pour l’Allemagne de 1933 à 1938) ; depuis 1991, c’est l’OTAN qui s’étend vers l’Est (14 nouveaux membres).

– Les Sudètes n’étaient couvertes par aucun traité protecteur ; le Donbass l’était par les accords de Minsk, non respectés (comme l’ont admis Merkel et Hollande), avec l’Europe comme garante.

– La Tchécoslovaquie était vitale pour la sécurité française ; le Donbass ne l’est pas pour l’Europe occidentale.

La conséquence oubliée de Munich : le pacte germano-soviétique (1939), Staline se tournant vers Hitler face au refus anglo-français d’un alliance.

Aujourd’hui, repousser la Russie pourrait la pousser vers la Chine, comme l’URSS vers l’Allemagne en 1939.

Jacques Chirac le disait : « Il ne faut jamais pousser un chat dans un coin. »

Les vrais « munichois » d’aujourd’hui ne sont pas ceux qui prônent la paix en Ukraine, mais ceux qui, par idéologie, risquent d’isoler la Russie et d’alimenter une escalade plus large.

L’histoire ne se répète pas, mais les rapports de force, eux, déterminent tout. Il est temps de raisonner avec calme, loin des anathèmes et des parallèles hâtifs.

https://multipol360.com/etre-munichois-aujourdhui-qui-veut-vraiment-la-guerre/

 


 

E) Les deux moments où l’Europe a choisi la guerre plutôt que la paix

LA PERFIDE ALBION

Avril 2022 : Boris Johnson, le bulldozer solitaire

Le 9 avril 2022, Boris Johnson atterrit à Kiev sans prévenir personne. Il marche dans les rues avec Zelensky, pose devant les caméras, prononce un discours tonitruant sur la « liberté » et la « résistance ». 

Puis, en tête-à-tête, il livre le message qui va tout faire basculer 

« L’Occident ne signera jamais de garantie de sécurité avec Poutine. Ne signez rien. On va l’écraser sur le champ de bataille. »

Les négociations d’Istanbul (qui, malgré leurs failles, prévoyaient un cessez-le-feu rapide, la neutralité ukrainienne et le retrait russe du nord) s’effondrent dans les jours qui suivent. 

David Arakhamia, chef de la délégation ukrainienne, le confirmera plus tard : « Boris Johnson est venu et nous a dit : on ne signe rien avec eux, on continue le combat. »

Boris a joué solo, en pleine lumière, avec sa gouaille habituelle. On l’a vu. On l’a haï. On l’a traité de criminel. Il a assumé.

Décembre 2025 : le quatuor Starmer – Macron – Merz – Zelensky

Trois ans et des centaines de milliers de morts plus tard, rebelote. 

Cette fois, c’est un sommet à quatre, costards impeccables, drapeaux bien alignés, communiqué rédigé par des armées de conseillers en communication.

Le 8 décembre 2025, à Downing Street : 

  • Keir Starmer reçoit Volodymyr Zelensky.
  • Emmanuel Macron et Friedrich Merz sont invités. 

Ils passent deux heures en huis clos, puis posent ensemble pour la photo officielle.

Leur message, cette fois-ci, est poli, collectif et parfaitement assumé : 

« Nous rejetons toute paix qui récompenserait l’agression russe. Nous travaillons à une contre-proposition qui garantisse la sécurité de l’Ukraine et le respect de son intégrité territoriale. »

Traduction : le plan Trump (reconnaissance de facto des annexions russes, limitation drastique de l’armée ukrainienne, élections sous pression) est inacceptable. 

On (ils !) continue la guerre jusqu’à obtenir de meilleures conditions et gagner du temps pour notre propre agenda.

La même décision, deux emballages différents

  • Boris l’a fait seul, avec brutalité, en regardant Zelensky dans les yeux.
  • Les quatre autres le font à plusieurs, avec des sourires, des communiqués et des appels conférence à la Maison Blanche.

Le résultat est identique : 

Refus d’une paix imparfaite mais salvatrice, choix délibéré de poursuivre le conflit pour des raisons géopolitiques, morales ou électorales (choisissez celle(s) qui vous arrange).

Get our FREE Newsletter at https://www.PrometheanAction.com — In this episode, Susan Kokinda discusses President Trump's recent national security strategy, which marks a significant departure from over a century of British-influenced American foreign policy. The episode delves into the geopolitical friction between the U.S. and the UK, particularly regarding their strategies toward Russia and Ukraine. Kokinda underscores the broader clash of worldviews between American sovereignty and British-led internationalism, highlighting the latest developments including reactions from Russia and European elites. The episode also examines the opposition Trump faces from both within the U.S. political establishment and British geopolitical strategists, and emphasizes the importance of maintaining political support to ensure the success of Trump's transformative policies.
 

La seule différence, c’est le nombre de mains qui tiennent le couteau.

Et pendant qu’ils se félicitent de leur « unité » et de leur « fermeté », des soldats continuent de mourir dans le Donbass.

C’est la même politique : c’est juste passé de l’acte solitaire au crime organisé.

https://multipol360.com/les-deux-moments-ou-leurope-a-choisi-la-guerre-plutot-que-la-paix/

 

 

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