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mai 29, 2026

Nouvelles d'un Monde de Paix à un Monde de Puissances....de totalitarisme !

Sommaire:

A) - Quand les protagonistes d’un conflit ne veulent pas céder, le pire est à craindre pour les autres.

B) - Mathias Desmet : la psychologie du totalitarisme technocratique qui étouffe l’Occident

C) - Facturation électronique obligatoire : la mafia euro-bruxelloise impose le contrôle fiscal total et la fin de la liberté de commercer

D) - Prédation chronopolitique : l’Iran, Israël et le mensonge diplomatique du temps

E) - Le Grand Entretien avec Peer de Jong – Guerres, puissances et chaos mondial : Où va le monde ?

 


 

 

A) - Quand les protagonistes d’un conflit ne veulent pas céder, le pire est à craindre pour les autres.

En Ukraine et au Moyen-Orient, aucun protagoniste des deux conflits en cours ne peut reculer sans mettre en jeu sa survie. Malgré tous les discours sur une paix imminente, il faut s’attendre à la prolongation de ces guerres, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses pour le monde. Les électeurs israéliens et américains, et les dirigeants européens et chinois peuvent encore agir pour éviter le pire.

Ma nouvelle chronique pour @lesechos est en ligne. 

 


 

Les conflits d’aujourd’hui ont une caractéristique qu’on n’a pas vue depuis la Seconde Guerre Mondiale : aucun belligérant ne peut céder sans disparaître. Après 1945, ce sont les fascistes et les nazis qui ont disparu. Dans les conflits qui ont suivi, la survie des grandes puissances n’était pas en jeu ; elles pouvaient céder, ce qu’elles firent à de nombreuses reprises : les Russes ont reculé en Afghanistan, en Europe centrale et Orientale, en Irak et ailleurs. Les Américains au Vietnam, en Afghanistan et dans bien d’autres contrées.  Les Français ont cédé partout.

Ce n’est pas le cas dans les deux conflits majeurs aujourd’hui :

En Europe, ni l’Ukraine ni la Russie ne peuvent reculer :  Pour l’Ukraine, ce serait renoncer à son existence même. Pour le régime de Vladimir Poutine, ce serait un coup majeur qui mettrait fin à sa toute-puissance au Kremlin.

Au Moyen-Orient, Israël ne peut reculer ni contre le Hamas, ni contre le Hezbollah, ni contre l’Iran, qui tous les trois proclament leur volonté de détruire l’État hébreu. Et réciproquement, le Hamas, le Hezbollah et l’Iran des mollahs savent que capituler face à Israël serait pour eux comme recevoir un coup de grâce. De même, les mollahs et les pasdarans ne peuvent pas accepter les conditions posées par les États-Unis sans accélérer leur chute, tandis que, pour Trump, accepter les conditions posées par les dictateurs de Téhéran serait ouvrir la porte à la nucléarisation de l’Iran et augmenterait les perspectives d’une victoire démocrate en novembre et de la paralysie de l’administration républicaine.

En conséquence, tous les discours qu’on entend sur des négociations en cours en vue d’un cessez-le-feu, qui seraient, dans les deux cas, à la veille d’aboutir à un accord, ne sont que des balivernes, qui ne visent qu’à retarder la prise de conscience, en particulier par les marchés financiers, de la réalité de la situation : celui qui acceptera un cessez-le-feu à son désavantage perdra, à échéance plus ou moins brève, le pouvoir dans son pays. On peut faire confiance à Zelinsky, Netanyahou, à Trump, à Poutine et aux mollahs pour tout faire pour l’éviter.

Il faut vraiment être aveugle pour ne pas le voir. Comme nous sommes aveugles sur le dérèglement climatique et sur tant d’autres choses.

Le plus vraisemblable n’est donc pas l’imminence, dans un aucun de ces deux théâtres d’opérations, d’un cesser-le- feu réel et durable, même si on va encore nous amuser beaucoup avec cela. Et que les chaînes d’informations continuent en feront leur miel.

En Ukraine, le plus probable est une aggravation du conflit, avec une entrée en guerre de la Biélorussie, l’utilisation par les Russes d’armes d’une puissance immense, le bombardement des centres-villes et des lieux de pouvoir, avec des représailles ukrainiennes de même ampleur. Au Moyen-Orient, le plus vraisemblable est un blocage durable du détroit d’Ormuz et une prolongation des batailles à Gaza et au Liban.

Avec des conséquences désastreuses pour l’économie mondiale. Car, même si on voit se mettre en place des mécanismes de substitution, même si le pétrole de la région passe en partie par d’autres chemins que le détroit d’Ormuz et les bateaux de commerce par d’autres passages que le canal de Suez, ces deux guerres entraînent des pénuries qui vont bientôt peser très lourd sur tous les pays du monde, en particulier sur les plus pauvres, qui n’ont rien à voir avec ce conflit :

Les stocks de pétrole de l’OCDE atteindront des niveaux critiques d’ici juin ; 120 milliards de mètres cubes de GNL seront perdus ; l’agriculture devrait enregistrer des pertes de récoltes à partir du second semestre 2026, (le détroit d’Ormuz gérant environ 30% du commerce mondial d’engrais) ; la période de semis dans l’hémisphère nord étant déjà passée, les perturbations entraîneront des dégâts irréversibles. Les polymères clés manqueront, avec des répercussions considérables pour les industries de l’emballage, des peintures, des produits pharmaceutiques et des cosmétiques. L’aviation et le tourisme souffriront de pénuries de kérosène, qui cloueront au sol des avions de plus en plus nombreux d’ici fin juin. Les industries de l’automobile (et en particulier des véhicules électriques) seront confrontées à une aggravation des pénuries d’aluminium, de plastiques et d’acide sulfurique, qui perturberont le traitement des métaux destinés aux batteries pendant au moins un an. Enfin, un tiers de l’approvisionnement mondial en hélium étant  interrompu, la fabrication de semi-conducteurs sera gravement perturbée, pendant au moins trois ans, indépendamment de tout cessez-le-feu.

La Chine, les Européens, l’Inde, l’Afrique, les pays du Golfe et une grande partie de l’industrie américaine, feront de plus en plus pression sur les belligérants pour éviter ce désastre que les marchés n’anticipent pas encore. Nul ne peut savoir s’ils auront suffisamment d’influence pour faire reculer des pouvoirs qui jouent leur survie.

La solution viendra donc plutôt soit de l’effondrement d’un dictateur, soit de la défaite électorale d’un dirigeant d’un pays démocratique. On peut plus aisément tabler, et espérer, en la défaite de Netanyahou et celle de Trump, tous les deux très menacés en novembre, qu’en un coup d’état à Moscou ou à Téhéran.

Rien, donc, de sérieux, ne devrait changer avant novembre. Il faut en tout cas s’y préparer. Et ne pas oublier que d’autres conflits à venir sont de même nature : Par exemple, celui qui pourrait opposer Pékin à Taïwan, avec les mêmes conséquences.

Le moment est venu pour l’Europe de faire entendre la voix de la raison.

Jacques Attali

Jacques Attali est docteur en économie, polytechnicien et conseiller d’État. Conseiller spécial du Président de la République François Mitterrand pendant 10 ans, il est le fondateur de 4 institutions internationales : Action contre la faim, Eureka, BERD, Positive Planet.

Jacques Attali est l’auteur de 86 livres (dont plus de 30 consacrés à l’analyse de l’avenir), vendus à 10 millions d’exemplaires et traduits en 22 langues. Il est éditorialiste pour les quotidiens économiques Les Échos et Nikkei après l’avoir été pour L’Express. 

Il dirige régulièrement des orchestres à travers le monde.

https://www.attali.com/geopolitique/quand-les-protagonistes-dun-conflit-ne-veulent-pas-ceder-le-pire-est-a-craindre-pour-les-autres/

 

 


B) - Mathias Desmet : la psychologie du totalitarisme technocratique qui étouffe l’Occident  

Une nouvelle forme de totalitarisme s’installe sous nos yeux

Le professeur Mathias Desmet, psychologue et statisticien à l’université de Gand, a parfaitement décrypté le mécanisme qui broie nos sociétés occidentales depuis une décennie. Dans une interview décisive,

il explique que nous ne sommes plus face à de simples dictatures classiques, mais à l’émergence d’un totalitarisme technocratique inédit, froid, bureaucratique et sans visage.

Ce n’est ni le fascisme ni le communisme du XXe siècle : c’est le totalitarisme du XXIe siècle, piloté par des élites ternes, des experts autoproclamés et des médias aux ordres.

RussiaGate, Covid, Ukraine : la même psychose collective qui se répète

Desmet le montre avec une clarté glaçante : depuis 2016, la société occidentale est prise dans une succession de formations de masse. 

  • RussiaGate : un récit absurde, sans preuve, imposé pendant des années.
  • Covid : un vaccin « miraculeux » mis au point en quelques mois, présenté comme la seule solution, avec interdiction de tout débat.
  • Guerre en Ukraine : soudain, la guerre est « non provoquée », l’OTAN n’y est pour rien, et toute nuance devient une trahison. 

À chaque fois, le même schéma : une adhésion fanatique à un récit unique, une intolérance totale envers la dissidence, et une volonté de détruire ceux qui osent poser des questions. C’est la marque du totalitarisme moderne.

La formation de masse : le cœur psychologique du totalitarisme

Desmet explique que le totalitarisme ne naît pas d’abord de la force brute, mais d’un processus psychologique et social : la formation de masse. 

Entre 20 et 30 % de la population adhèrent de manière fanatique à un récit collectif. Ils deviennent aveugles à la réalité, prêts à tout sacrifier (santé, richesse, avenir de leurs enfants) et surtout profondément intolérants envers ceux qui pensent autrement. C’est ainsi que des mères dénoncent leurs propres enfants, que des voisins se dénoncent entre eux. 

Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il a pris une ampleur inédite avec la modernité : solitude massive, atomisation des individus, perte de sens (jusqu’à 60 % des gens considèrent leur travail comme un « bullshit job »). Résultat : une anxiété flottante, une frustration et une agressivité sans objet précis. Dès qu’un récit simple (le virus, Poutine, le « complot ») est diffusé par les médias, les gens y accrochent toute leur angoisse et retrouvent un semblant de lien social… au prix de leur liberté.

Dictature classique ou totalitarisme ? La différence est capitale

Dans une dictature classique, la population a peur du pouvoir et se soumet. Si le dictateur tombe, le régime s’effondre. 

Dans le totalitarisme, c’est la population elle-même (ou une partie fanatisée) qui devient le bras armé du système.

La police secrète, ce sont les 20-30 % qui croient dur comme fer au récit officiel et qui traquent les dissidents.

Le pouvoir n’a plus besoin d’être charismatique : il est technocratique, bureaucratique, porté par des experts sans éclat, comme l’avait prédit Hannah Arendt dès 1953.

Le totalitarisme technocratique : le nouveau visage du système

Aujourd’hui, ce ne sont plus Hitler ou Staline qui dirigent, mais des bureaucrates de Bruxelles, des experts payés par les think tanks, des médias et des GAFAM. Ils transforment l’être humain en machine biologique (cf. Yuval Noah Harari) qu’il faut optimiser, pucer, contrôler. La science elle-même est devenue une nouvelle religion : « Faites confiance à la science », « Faites confiance aux experts ». 

La propagande n’a plus besoin de la force : elle utilise la solitude, l’angoisse et la répétition. Et surtout, elle transforme la démocratie en son contraire : une majorité qui piétine les droits des minorités.

La seule résistance efficace : la parole sincère

Face à cela, Desmet est clair : la seule arme qui marche, c’est la parole sincère. Pas la violence, pas les complots, mais le courage de continuer à dire la vérité, calmement, même quand la masse ne veut pas entendre. C’est ce qui empêche le totalitarisme d’atteindre sa phase ultime : la destruction morale de l’adversaire.


 

Français, réveillez-vous : ce totalitarisme est déjà là

Ce que décrit Mathias Desmet, c’est exactement ce que vit la France et l’Europe depuis des années : conformisme imposé, censure, diabolisation de la dissidence, récit unique sur l’Ukraine, sur l’UE, sur le « progrès » technocratique. 

La mafia euro-atlantiste a trouvé la formule parfaite : un totalitarisme sans dictateur visible, porté par des bureaucrates et des experts, qui détruit la liberté au nom de la « solidarité », de la « science » et de la « démocratie ». 

La seule issue reste la même : le Frexit. Sortir de cette prison européenne, reprendre notre souveraineté, restaurer le débat véritable et la liberté de penser. 

Tant que nous resterons dans l’Union européenne, dans l’euro et dans l’OTAN, ce totalitarisme technocratique continuera à progresser. Il est temps de dire NON. Il est temps de reprendre notre destin en main. 

La parole sincère, c’est déjà la résistance. Et la France souveraine, c’est la seule solution.

https://multipol360.com/mathias-desmet-la-psychologie-du-totalitarisme-technocratique-qui-etouffe-loccident/



 

C) - Facturation électronique obligatoire : la mafia euro-bruxelloise impose le contrôle fiscal total et la fin de la liberté de commercer  

Sous couvert de « simplification », Big Brother s’installe dans vos factures

À partir du 1er septembre 2026, la France bascule dans l’horreur administrative et numérique. Toutes les entreprises, TPE, PME, auto-entrepreneurs, professions libérales, médecins, agriculteurs, artisans, auteurs… seront obligés de passer à la facturation électronique (e-invoicing) et à l’e-reporting.

Plus de facture papier, plus de PDF par mail : tout doit transiter par des plateformes privées agréées par l’État et par le réseau européen Peppol. 

Tatiana Ventôse l’a parfaitement démontré dans son intervention chez Nicolas Vidal : ce n’est pas une simple modernisation. C’est la surveillance généralisée et permanente de toutes nos transactions économiques. 

Tout le monde est concerné : même les plus petits

On vous ment déjà en vous disant « ce n’est que pour les grosses boîtes ». Faux. Dès septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA (même celles sous franchise en base) devront pouvoir recevoir des factures électroniques. L’émission devient obligatoire en septembre 2027 pour les petites structures. 

Auto-entrepreneurs, libéraux, commerçants, agriculteurs : vous êtes tous dans le viseur. Seuls les purs salariés et fonctionnaires échappent (pour l’instant). Mais toutes vos données – nom, adresse, ce que vous achetez, à qui vous vendez, à quel prix, en quelle quantité – seront transmises en quasi temps réel à la DGFiP… et au réseau européen. 

Peppol : le lobby privé créé par Bruxelles qui va tout centraliser

Derrière ce système se cache Peppol (OpenPeppol), une organisation de droit belge créée par la Commission européenne. Présentée comme un « réseau démocratique », c’est en réalité un lobby privé qui compte parmi ses membres : 

  • les grands cabinets de conseil (PwC, EY, etc) qui vont vous facturer des formations et audits ;

  • les fournisseurs de logiciels qui vont vous vendre leurs solutions payantes ;

  • et, selon Tatiana Ventos dans son intervention du 26 mai 2026, s’appuyant sur les recherches de Frédéric Baldan (ancien lobbyiste européen et activiste belge), des entreprises étrangères, dont des filiales liées au Parti communiste chinois (via une entreprise aérospatiale) et à Alibaba, présenté comme service de renseignement fiscal de Pékin.

On va donc confier toutes nos données économiques à un réseau international contrôlé en partie par des puissances étrangères. C’est du délire absolu. 

Un racket mafieux en bonne et due forme

Vous n’aurez pas le choix : il faudra obligatoirement passer par une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) privée qui va vous facturer un abonnement. L’État crée ainsi un nouveau marché juteux pour des boîtes privées qui vont s’enrichir sur votre dos en transmettant vos données à l’administration. 

C’est exactement le fonctionnement de la mafia : on vous oblige à payer pour « protéger » votre activité… sauf qu’ici, c’est l’État et l’Union européenne qui vous rackettent et vous espionnent. 

La fin de la liberté de commercer et de la vie privée économique

Comme l’a très bien résumé Frédéric Baldan : « Si on refuse la facturation électronique, on ne peut plus faire commerce aujourd’hui. » 

La facture papier sera illégale. Le PDF par mail sera illégal.

Sans inscription dans ce réseau, votre entreprise n’existera plus légalement. C’est la mort programmée de la liberté d’entreprendre. 

Ajoutez à cela les risques de cyberattaques massives (comme celle de l’ANTS en 2026) et la centralisation de toutes ces données chez des acteurs privés exposés au Cloud Act américain ou aux intérêts chinois : c’est la fin de tout secret commercial, de toute confidentialité. 

Le paquet ViDA voté par TOUS les eurodéputés français

Cette horreur vient directement du projet européen ViDA (VAT in the Digital Age). Et devinez quoi ? 100 % des députés européens français ont voté pour, y compris ceux du RN, de LFI, de Renaissance et des autres. Manon Aubry, Jordan Bardella, tous complices (voir ici et ici). 

Même ceux qui se disent « souverainistes » laissent passer l’étranglement numérique de la France. 


 

La seule issue : le Frexit

Français, producteurs de richesse, entrepreneurs, indépendants : on vous transforme en agents de renseignement du fisc et en vaches à lait d’un cartel euro-bruxellois. 

Ce n’est pas une réforme technique. C’est une brique supplémentaire dans l’édifice totalitaire que construit l’Union européenne : contrôle total, disparition du cash avec l’euro numérique, passeports pour objets d’occasion, identité numérique obligatoire… 

La France ne se relèvera pas en acceptant ce carcan. Elle se relèvera en reprenant sa souveraineté. 

Le Frexit est la seule solution. Sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN. Reprise en main de notre destin. 

Il est temps de dire NON. Signez la pétition contre cette folie (même si elle passe par l’identité numérique, c’est déjà un scandale). Et surtout, réveillez-vous : la liberté de commercer est en train de mourir sous nos yeux. 

Tant que nous resterons dans cette prison européenne, la France sera détruite de l’intérieur. Il est temps que les Français reprennent leur pays.

https://multipol360.com/facturation-electronique-obligatoire-la-mafia-euro-bruxelloise-impose-le-controle-fiscal-total-et-la-fin-de-la-liberte-de-commercer/ 

 


 

D) - Prédation chronopolitique : l’Iran, Israël et le mensonge diplomatique du temps

Tout accord diplomatique contient un mensonge sur le temps. On signe au présent des engagements que les parties n’habitent pas dans la même durée. L’une cherche une respiration tactique tandis que l’autre travaille déjà l’après, si bien que l’accord, tout en prétendant rapprocher des volontés, ne fait souvent que juxtaposer des temporalités irréconciliables. Le Memorandum of Understanding (MOU) discuté entre Washington et Téhéran le montre avec une netteté particulière : dès lors qu’à Washington on parle de désescalade, de garanties et de calendrier, à Téhéran le raisonnement relève d’un autre registre, fait de survie du régime, de continuité de l’État et d’usure méthodique de l’adversaire. Le malentendu ne tient pas seulement aux clauses mais au temps lui-même.


C’est en ce sens qu’il faut parler de prédation chronopolitique : une situation où l’un des acteurs transforme la durée en ressource tandis que l’autre en supporte le coût, l’asymétrie ne relevant plus de la seule patience stratégique, mais d’un échange inégal où un acteur consomme du temps pendant que l’autre l’accumule. En stratégie, cela suffit déjà à établir un avantage décisif. François Hartog a montré que les sociétés n’articulent pas toutes le passé, le présent et l’avenir de la même manière, mais, en politique étrangère, ces régimes de temps ne sont pas de simples catégories d’analyse puisque certains acteurs savent s’en servir comme d’instruments. La République islamique l’a compris depuis 1979.

Téhéran superpose en effet plusieurs régimes de temps : mémoire impériale persane, horizon chiite et calcul tactique de l’usure, pariant sur l’épuisement des adversaires, sur la lenteur des démocraties et sur la succession des administrations. Le régime islamique n’a pas besoin de gagner. Il lui suffit de durer plus longtemps que ses adversaires. C’est là que se révèle la vulnérabilité occidentale : les démocraties gèrent l’urgence électorale et l’instant médiatique ; l’Iran investit la durée.

Le MOU doit être lu dans cette perspective, parce que le débat public se concentre sur les seuils d’enrichissement, les mécanismes de contrôle et le rythme des sanctions, ce qui n’est pas inutile en soi mais devient secondaire si l’on n’interroge pas la structure temporelle du problème. L’accord intervenu ne brise pas la logique d’attente du régime iranien ; il lui offre précisément ce qu’il recherche le plus : du temps, et le temps, pour Téhéran, n’est pas un contexte mais une arme. Israël le perçoit avec une netteté particulière parce qu’il vit dans une autre épaisseur historique, portant une mémoire longue et la conscience permanente que l’histoire peut recommencer, ce qui rend son rapport au temps plus grave, plus chargé et plus tragique que celui des démocraties ordinaires.

C’est une des raisons pour lesquelles Israël se retrouve souvent seul au moment décisif, cette solitude ne relevant pas toujours d’un abandon explicite mais d’une incompatibilité de temporalités. On ne négocie pas un siècle avec un mandat de quatre ans et on ne bâtit pas une architecture durable avec des partenaires qui vivent sous la tyrannie de l’instant. Le problème n’est donc pas seulement iranien, il est aussi occidental. La question palestinienne occupe, dans cet ensemble, une place plus complexe qu’on ne le dit souvent, car elle n’est pas seulement un conflit territorial ou national, mais elle est aussi une temporalité suspendue, fragmentée et reconduite par la répétition du conflit et par l’attente politique qu’elle produit. Sans cesse reprise, instrumentalisée et traduite dans d’autres stratégies, au premier rang desquelles celle de Téhéran.

Le vrai clivage n’oppose ni modérés ni idéologues, ni Israéliens et Palestiniens. Il oppose des régimes du temps, des manières inégales de convertir ce temps en puissance, et c’est là que se situe la ligne de fracture décisive. La mémoire israélienne ne procède d’ailleurs pas d’une seule catastrophe historique. Elle articule des mémoires européennes et orientales, religieuses et politiques, ce qui explique aussi son rapport singulier à la vulnérabilité et à la durée.

Cette pluralité des mémoires confirme l’enjeu central : les conflits les plus durables ne se résolvent pas au rythme du commentaire, mais exigent une politique étrangère capable de penser au-delà des cycles courts. La France gaullienne avait compris, avec l’arme nucléaire, qu’une souveraineté sérieuse se pense à l’échelle des générations. Aujourd’hui, cette capacité s’est affaiblie, les démocraties occidentales demeurant enfermées dans la simultanéité médiatique et dans l’obsession de la réaction immédiate, où l’on confond souvent mouvement et stratégie ; l’Iran, lui, ne confond rien, car il attend, il observe, il use, il recommence, et ce rapport au temps explique une part essentielle de sa résilience.

C’est pourquoi le MOU ne doit pas être lu seulement comme un arrangement diplomatique de plus, mais comme un test de capacité stratégique. Il pose une question simple et dure : les démocraties occidentales peuvent-elles encore produire une politique étrangère qui ne soit pas structurellement perdante face à des régimes installés dans la durée ? Jusqu’ici, la réponse demeure incertaine. Téhéran a déjà intégré ce que les démocraties refusent encore d’admettre : dans certains rapports de force, le temps est la première des conquêtes. Il ne se signe pas. Il habite les puissances — ou les détruit.

Fundji Benedict


 

https://nouvellerevuepolitique.fr/fundji-benedict-predation-chronopolitique-liran-israel-et-le-mensonge-diplomatique-du-temps/

 


E) - Le Grand Entretien avec Peer de Jong – Guerres, puissances et chaos mondial : Où va le monde ?

Le système international traverse une phase de recomposition brutale marquée par le retour des conflits de haute intensité, la fragmentation des équilibres géopolitiques et l’affaiblissement progressif des cadres de sécurité hérités de l’après-Guerre froide. Entre la confrontation entre Israël, les États-Unis et l’Iran, la guerre russo-ukrainienne qui s’enlise, les tensions stratégiques entre Washington et Pékin et la déstabilisation persistante du Sahel, les rapports de force mondiaux semblent entrer dans une nouvelle ère de confrontation durable.

Dans ce contexte, la rencontre prévue ce 15 mai 2026 entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin apparaît comme un moment diplomatique majeur. Rivalités commerciales, compétition technologique, guerre énergétique, crise ukrainienne et tensions indo-pacifiques structurent désormais la relation entre les deux principales puissances mondiales. 

Parallèlement, l’Afrique et particulièrement le Sahel demeurent des zones de forte instabilité stratégique, où se croisent terrorisme jihadiste, effondrement étatique, rivalités d’influence et recul progressif de la présence française.

Pour analyser ces bouleversements géopolitiques majeurs et leurs implications militaires et stratégiques, Le Diplomate Média a une nouvelle fois rencontré Peer de Jong. Ancien colonel des Troupes de marine, expert des dynamiques de conflictualité et cofondateur de l’Institut Themiis.

Propos recueillis par Roland Lombardi

Le Diplomate : Depuis plusieurs années, les conflits de haute intensité et les rapports de force entre grandes puissances semblent redevenir centraux dans les relations internationales. Sommes-nous selon vous entrés dans une nouvelle phase historique de confrontation globale durable ?

Peer de Jong : L’irruption de la Russie en Ukraine en 2022 a été fortement déstabilisatrice dans les rapports entre États. C’est la première fois qu’un pays du P5 envahit son voisin…. C’est déstabilisant pour l’Ukraine évidemment mais aussi pour l’Europe qui voit un conflit conventionnel s’incruster sur le continent. La menace n’est plus virtuelle. Facteur aggravant, cette invasion produit des effets induits. Donald Trump nouvellement élu en janvier 2025 s’est d’emblée retracté sur l’aide à apporter à l’Ukraine tout en préconisant une nouvelle logique géopolitique centrée sur le continent américain ; une forme de doctrine de Monroe revisitée appelée la « doctrine de Donroe » en référence au prénom du président américain. En matérialisant son espace d’intérêt et d’influence sur le Groenland, le Canada, Panama et le Mexique (et accessoirement sur le Venezuela et Cuba…) lors de son discours d’intronisation en janvier 2025, Donald Trump reconnait aux autres grandes puissances que sont la Russie et la Chine, la possibilité d’exercer leur influence sur leurs zones géographiques respectives. Presque un « droit de tirage » qui met en exergue, avec le véto quasi permanent de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité des Nations unies, une sorte de fin du droit international.   

La guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran a profondément déstabilisé le Moyen-Orient et ravivé les tensions énergétiques mondiales. Comment analysez-vous aujourd’hui les objectifs stratégiques réels de Washington dans cette confrontation ?

La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël le 28 février 2026 contre l’Iran présente plusieurs caractéristiques. On remarque en préalable, l’influence du premier ministre Netanyahou sur l’exécutif américain alors que ce dernier semblait après les bombardements de juin 2025, plutôt enclin à laisser « pourrir la situation ». Les émeutes de janvier 2026 en Iran allaient d’ailleurs dans le sens de la logique américaine. A l’évidence, poussés par les Israéliens qui ont évidemment leur propre agenda, les forces américaines ont lancé le 28 février 2026, une opération militaire qui a présenté deux caractéristiques négatives. En effet, l’impréparation sans prévenir les alliés de l’OTAN et le défaut de planification (cadre espace-temps et effet final recherché ?) ont caractérisé l’assaut initial sur l’Iran. La doctrine américaine « choc et effroi » (shock and awe), fondé sur l’écrasement de l’ennemi et son incapacité à réagir, n’a pas été efficiente. Ces errements initiaux pourraient être corrigés par la redéfinition d’un objectif clair : celui d’interdire à l’Iran un accès au nucléaire militaire. Cet objectif est en phase avec ceux de la Chine. Les discussions sont en cours…     

À lire aussi :  EXCLUSIF – Le Grand Entretien avec Reza Pirzadeh –  Entre guerre classique et guerre hybride : les ressorts de la résilience iranienne

Malgré les frappes occidentales, l’Iran paraît avoir démontré une forte capacité de résilience politique, militaire et régionale. Cette séquence constitue-t-elle selon vous un succès limité pour les États-Unis ou révèle-t-elle les limites actuelles de la puissance américaine ?

Cette résilience iranienne démontre d’abord la très bonne capacité d’anticipation de l’Iran qui s’était visiblement préparé à un conflit de ce niveau (tunnels, installations enterrées, etc…). De plus, l’Iran avait clairement dissimulé les progrès réalisés dans le domaine de la balistique. Ces deux points forts se conjuguant dans l’emploi des moyens. De l’autre côté, les États-Unis, malgré le très haut niveau de l’armée américaine, démontrent plusieurs faiblesses : tout d’abord le défaut d’appréciation des forces de l’Iran (lié en grande partie au « mépris » des Américains sur les capacités iraniennes/discours de Trump). Cet état d’esprit a engendré un défaut d’appréciation des capacités iraniennes. Les États-Unis ont ainsi semblé durant les premières semaines du conflit comme totalement décalé par rapport à une réalité. Enfin les États-Unis ont subi la double manœuvre iranienne : celle du blocage du détroit d’Ormuz et celle des tirs massifs dit de saturation de missiles et de drones sur les pays du Golfe Persique. Les forces américaines ont subi le tempo de Téhéran révélant les limites de l’emploi de la force militaire.   

Concernant la guerre russo-ukrainienne, le conflit semble désormais installé dans une logique d’usure prolongée. Comment évaluez-vous aujourd’hui l’état réel des forces militaires russes et ukrainiennes après plus de quatre années de guerre ?

Après 4,5 ans de guerre, nous sommes clairement entrés dans une phase de cristallisation du conflit. Sur le terrain, on note un essoufflement du mouvement vers l’ouest des forces russes tandis que les Ukrainiens résistent et arrivent même à reprendre du terrain. Ainsi les forces ukrainiennes ont repris plus de 100 Km2 en avril 2026. Cette stabilisation du front dénote une usure des belligérants malgré les déclarations des uns et des autres. Par contre, la guerre s’est déplacée sur un autre plan. Les Russes et les Ukrainiens se mènent à présent une guerre dans la profondeur qui s’apparente à une guerre d’attrition. Drones et missiles s’échangent à un rythme particulièrement élevé et provoquent des destructions importantes, des installations énergétiques entre autres. Ces tirs dans la profondeur provoquent de fait des dégâts collatéraux très importants. 

Donald Trump avait promis de mettre rapidement fin aux grands conflits internationaux après son retour à la Maison-Blanche. Pourquoi les États-Unis semblent-ils aujourd’hui incapables d’imposer une stabilisation durable aussi bien en Ukraine qu’au Moyen-Orient ?

Sur l’Ukraine, deux visions s’affrontent aux États-Unis. La première prône une forme de partage objectif du monde et la stabilisation du conflit aux conditions russes. Donald Trump a ouvert la voie en exprimant son désintérêt pour l’Ukraine. Pour lui, les États-Unis doivent se concentrer sur le continent américain qui est leur zone d’intérêt. Il donne ainsi un blanc-seing à la Chine pour agir en Asie, comme il attribue un rôle dominant à Poutine sur le fuseau central, c’est-à-dire sur l’Europe et l’Afrique. C’est la vision « real politique » de partage du monde. 

La motivation des Européens pour s’engager collectivement en faveur de l’Ukraine a ouvert la voie à une vision mercantile aux États-Unis. Comme l’Europe n’a plus les industries de défense capables de répondre aux demandes de Kiev, les Etats-Unis se placent en position de pourvoyeurs d’armes pour les Ukrainiens mais achetées par les États européens. C’est un modèle économique qui se veut vertueux à Washington mais qui enfonce progressivement l’Europe dans une politique d’assujettissement aux conditions américaines. Le sommet de l’OTAN des 7 et 8 juillet 2026 en Turquie promet d’être compliqué.  

La guerre au Moyen-Orient révèle quant à elle, des failles importantes au sein de l’armée américaine mais sans préjuger de sa capacité à mener un conflit. L’armée des États-Unis reste le modèle le plus puissant… mais altéré par les atermoiements de l’exécutif américain.

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La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin pourrait-elle ouvrir une phase de stabilisation stratégique entre Washington et Pékin ou faut-il plutôt y voir une simple gestion tactique d’une rivalité systémique appelée à durer ? 

La Chine devient progressivement la « tour de contrôle » mondiale de la paix et de la guerre. Et si la Chine partage avec la Russie et les États-Unis, le statut de grande puissance, elle n’est pas engagée dans un conflit chaud. Elle ne commet pas l’erreur américaine et russe d’être mise en échec par des pays plus faibles comme l’Iran et l’Ukraine. La Chine a compris, probablement avant tout le monde, que le nucléaire militaire ne dissuade que le nucléaire militaire. Mais se frotter à un pays déterminé comme l’Iran ou l’Ukraine, donc mener un combat asymétrique, donne un avantage systémique aux plus faibles dès lors qu’ils utilisent des armements « rudimentaires » et en grand nombre. La capacité à durer fait le reste.  

Vous connaissez particulièrement bien les questions africaines et sahéliennes. Après le recul de l’influence française au Mali, au Niger ou encore au Burkina Faso, la France peut-elle encore redevenir un acteur crédible en Afrique face à la montée en puissance de la Russie, de la Chine ou de la Turquie ? Et comment analysez-vous le retour en force des jihadistes au Mali notamment ?

La France a perdu l’ensemble de ses « positions » territoriales entre 2022 et 2025. Le dispositif français s’est évaporé en 3 ans à l’exception de Djibouti qui est louée. Cette perte d’influence majeure s’apparente à une perte de crédibilité. Cet état de fait a ouvert grandes les portes de l’Afrique à tous nos compétiteurs qu’ils soient Américains, Russes, Turcs, Israéliens, Chinois et bien sûr Européens. Ce constat d’échec ne vient pas seulement de l’impossibilité pour l’opération Barkhane de traiter la question du djihadisme dans le Sahel. Il vient d’un flux récurrent d’erreurs commises depuis 1994 – de la guerre au Rwanda, à la dévaluation du franc CFA sans en informer les États, à la suppression du ministère de la coopération mais aussi de maladresses comme l’humiliant discours de Dakar en 2007 ou d’erreurs comme la guerre en Libye en 2011, etc…. La France s’est embourgeoisée dans sa relation à l’Afrique dans un contexte de montée en puissance de l’Union européenne depuis le traité de Lisbonne qui lui donne de larges prérogatives en même temps que des budgets conséquents. L’Afrique est devenue attractive. Elle s’ouvre à tous. Mais elle doit trouver à présent les solutions à la montée du terrorisme islamiste qui gangrène le Sahel, l’Afrique centrale et à terme les pays du Golfe de Guinée. La porte s’est ainsi également ouverte pour les djihadistes internationaux qui peuvent entrevoir à présent la création d’un califat au cœur du continent.   

Enfin, dans un monde marqué par la montée des blocs, le retour des guerres et les tensions économiques mondiales, la France dispose-t-elle encore selon vous des moyens militaires, diplomatiques et industriels lui permettant de préserver une véritable autonomie stratégique ?

La France a évidemment les moyens militaires, diplomatiques et industriels pour préserver voire amplifier son autonomie stratégique. Malheureusement la France aborde la période avec une situation budgétaire catastrophique qui limite de fait ses capacités tout en divisant l’opinion publique française. Enfin, l’Europe a compris qu’il ne fallait pas compter sur les Américains et sur Trump, pour les protéger. L’OTAN n’est plus l’alliance espérée par les Européens à l’issue de la deuxième guerre mondiale. Trump a sonné la fin de l’idée selon laquelle les Européens pouvaient consommer sereinement sans faire les efforts indispensables à sa protection. C’est un peu l’histoire des « trois petits cochons » et la prise de conscience de la nécessité d’investir massivement dans les questions de défense. Cette prise de conscience provoque de fait une exacerbation de la compétition intra européenne. Les Allemands affirment à présent leur volonté d’être « leader » de la défense du continent en se dotant de la plus grande armée conventionnelle européenne, tandis que la Pologne semble avoir des prétentions identiques. Il nous faut donc entretenir le très haut niveau technologique de notre modèle nucléaire militaire tout en affermissant les forces conventionnelles mises à mal depuis la réforme Armée 2000 et la RGPP, la réforme générale des politiques publiques chère au président Nicolas Sarkozy. Mais avec quel budget ?  


 


 

 

 

janvier 04, 2026

L'État ce Maître-chanteur redoutable, manipulateur pervers par Arthur Homines

L'État assure sa propre continuité en captant nos affects, les transformant en une allégeance indue envers son appareil politique, administratif et militaire. L'esprit peu entraîné projette alors ses émotions les plus intimes (comme l'amour des paysages de son enfance, sa langue, ses habitudes, ses relations, etc) sur l'entité politique au sein de laquelle il a vécu jusque-là. 
 

 
 C'est une forme de hold-up psycho-affectif et culturel. L'individu se sent appartenir à quelque chose de bien réel, et cela est bien légitime. Mais l'État s'est depuis longtemps greffé par-dessus ces réseaux naturels en prétendant qu'il serait le seul à pouvoir garantir leur pérennité. C'est un chantage redoutable, et qui fonctionnera tant qu'on n'aura pas imaginé d'autres formes d'organisation, et notamment de défense. 
 
C'est par ce biais que nous en venons à parler de "la France" ou de "l'Occident" comme d'entités politiques disposant d'une volonté propre (voire d'un destin), et indispensables à nos vies. 
 
Ce langage de perversion de la réalité nous condamne alors à la logique binaire du « Nous vs Eux ». Si l'Occident est un corps, alors chacun de nous est déterminé à n'être qu'une cellule de celui-ci prête à se sacrifier. C'est la dissolution de l'individu dans une chimère politico-mystique. 
 
Et plus la souveraineté individuelle est mise à mal, plus nous dérivons en tendance vers des réflexes servant de compensations psychologiques à une puissance évaporée. C'est pourquoi certains se sentent revigorés quand ils voient les USA manifester leur domination. Il s'agit de sortir de cette brutalité par procuration, en réalisant que l'institution même qui prétend vous protéger est un bourreau, non un allié.
 
Identitaires => fusion entre atlantisme/pro-américanisme, sionisme, européisme, libéralisme (léger, quand ça les arrange) et bellicisme. 
 
Je veux bien qu'on se doive de proposer autre chose que le souverainisme et le nationalisme sauce socialiste, mais il s'agirait de ne pas faire encore pire. 
 
Il n'y a qu'à voir comment ses partisans se rangent systématiquement dans le camp néoconservateur américain et conçoivent les rapports sociaux. Ils valideraient sans problème un régime bien plus autoritaire que celui de Macron tant que celui-ci leur promet de satisfaire leurs désirs. 
 
Aucune trace de conception juridique autour de la souveraineté individuelle, aucune théorie des droits de propriété ni aucune compréhension des mécanismes de la monnaie, du crédit ou du capital...seule la Force compte ! 
 
Quel horizon. Ils veulent les fruits de la Civilisation (notamment la richesse et la sécurité, produits de l'individualisme européen), tout en se vautrant dans un nouveau collectivisme droitier. 
 
Que voulez-vous, ils prétendent incarner une politique pragmatique. Ils disent tous pareil juste avant de finir dévorés par le régime qu'ils ont eux-mêmes poussé.

Notre espèce n'est pas nécessairement vouée à se foutre sur la gueule à cause d'ultra-minorités constituées en castes violentes. 
 
Ne confondez pas ce qui est (ou a été) avec ce qui doit être (ou ce qui pourrait être). Soutenir que la violence est la seule règle de gestion des rapports humains sous prétexte qu'on a connu que cela revient à utiliser l'argument de ceux qui auraient refusé l'abolition de l'esclavage. 
 
Non seulement c'est votre imagination qui bloque, mais surtout nul ne peut prédire l'avenir. L'évolution du monde est incertaine et chaotique, restons humbles. Je me rends compte de la difficulté d'intégration d'un tel propos, mais il ne s'agit que de conditionnement. Nous pouvons donc démystifier cette croyance. 
 
L'histoire que l'on nous enseigne depuis l'enfance est une chronique des crimes de masse. On ne retient donc que les dates de batailles et les traités signés par les chefs d'une époque donnée. On oublie les milliards d'échanges quotidiens, les solidarités et les innovations qui ont eu lieu MALGRÉ les castes violentes (et non grâce à elles !). 
 
On perçoit donc aisément « l'ordre » imposé par le haut, tout en oubliant l'ordre légitime et structurant émanant du bas. Les étatistes croient encore que leur organe chéri est une réalité indépassable, mais rien ne dit qu'il en sera ainsi pour l'éternité. C'est à nous de nous en détacher. Surtout, ils ne sont pas créateurs de richesse. 
 
Au contraire, TOUT ce que vous chérissez est le produit du Droit et du Marché. La violence des États ne peut rien créer, elle ne peut que détruire. La Civilisation est ce processus par lequel l'Humanité s'efforce de se sophistiquer pour sortir de l'Agression. Nous avons encore du travail, manifestement.
 
L’État et les industries de connivence ont industrialisé la mort dans des proportions inimaginables. Ils ont travesti la violence en droit, le mensonge en science et le vol en solidarité. Ils sont responsables d'inflation, d’endettement public, de cartellisation de l’économie, d’expropriations directes et indirectes, de corruption, de népotisme et de favoritisme, de destruction des liens familiaux et communautaires, d'uniformisation culturelle, de chaos social, de surveillance de masse, de propagande, de manipulations et de mensonges, de censures, de répressions, d’incarcérations d’innocents, d’esclavage, de déportations, de colonisations et d’apartheids, d’ingénieries pathogènes, d’attaques fabriquées pour justifier la guerre, de conscriptions, de pillages, d’alliances barbares, de déstabilisations à l’étranger, de famines, de tortures, de bombardements et de génocides. Que vous faut-il de plus pour déclarer qu'ils sont le problème ? 

Question fréquente, à laquelle je vais tenter d'apporter une réponse claire. L'usage de la force est légitime dans le cadre d'une réponse proportionnée à une agression déjà en cours (menace sérieuse ou violation de propriété manifeste par exemple). C'est la règle de Droit. Ensuite, vient la notion de prévention. Ce besoin de frapper en premier parce qu'on sent que l'autre le fera sinon. La réponse est alors NON, ce principe ne tient pas. Il trahit par ailleurs un manque d'imagination. La gestion du risque doit être abordée bien autrement. Il s'agit de repartir d'un règle de Droit justifiable, puis de mettre en place les conditions de la quasi-impossibilité de l'agression.

Tout ce qui relève de l'intervention dite préventive signe en réalité la fin du Droit. Si je peux vous frapper parce que je pense que vous allez me frapper en premier, alors n'importe qui peut frapper n'importe qui à tout moment. La notion de « menace imminente » est même une arme rhétorique de prédilection dès qu'il s'agit de justifier les guerres, l'expansion budgétaire et le contrôle social. C'est un puits sans fond puisqu'il y aura toujours une nouvelle menace à « prévenir » à l'autre bout du monde. Je vous invite donc à renverser le paradigme.

L'agression doit devenir fantaisiste, improbable, coûteuse, délirante. L'idée même de « frappe préventive » devrait représenter un risque financier et juridique énorme pour celui qui ose y songer. Pour ce faire, il faudra mettre en place un large réseau de contrats, d'alliances et commercer abondamment avec ses voisins (voire au-delà bien sûr). Si j'agresse mon partenaire commercial, je me ruine moi-même et je perds sa confiance ! En instaurant les conditions de la quasi-impossibilité de l'agression par l'établissement d'un nouveau cadre social, nous sortirons du cycle de la Barbarie pour entrer dans celui de la Civilisation.

Toute politique étatico-démocratique définit un but suprême à viser (la « justice sociale », la « grandeur nationale », etc) et use de mystifications pour y parvenir. Pour faire accepter la croissance des exceptions juridiques, chaque politique doit alors renommer la violence qu'elle instituera. Pour ce faire, les camps politiques usent de mots-écrans qu'ils font passer pour du bon sens. Le vol se change alors en « solidarité », la contrainte en « citoyenneté » et le privilège en « intérêt général ». Ces mystifications permettent d'anesthésier la lucidité des individus, leur faisant croire qu’ils servent une entité juste et nécessaire. 
 
L’étatisme est en réalité devenu la nouvelle religion majoritaire, avec sa foi, son culte et ses rites. L’État est ainsi présenté comme la seule entité capable de corriger les « failles » de notre nature humaine, de nous protéger et d’instaurer la paix entre les hommes. Aucun changement de fond ne sera possible sans réaliser en nombre l'ampleur de cette duperie.
 
Cela n'arrive que lorsqu'on en reste à des logiciels de prédation entre États. En effet, les anti-impérialistes au sens anti-américains voire antisionistes, sont souvent des impérialistes russes ou chinois, qu'ils le formulent explicitement ou non. Ils seraient ravis d'assister à un changement d'allégeance à l'échelle mondiale, que ce soit par conviction, par réaction à d'autres positions qu'ils ne supportent pas, ou pour d'autres raisons que j'omets sans doute. 
 
Pourtant, on peut être anti-impérialiste sans être alter-impérialiste, cela en étant anti-État tout court. Ne souhaiter aucune allégeance du tout. Mais cela suppose de changer complètement de regard sur le monde, sur la nature de l'État, sur l'individu et sur ses possibilités d'organisation.

« Le monde n'est que rapports de force ! » Non, les États ne vivent qu'à travers le rapport de force, nuance. Nous autres humains civilisés vivons par l'échange. L'État vous a simplement fait croire que son propre ADN était une loi universelle. C'est la mystification de Hobbes : l'homme est un loup pour l'homme, et vous auriez donc besoin de l'État pour votre propre sécurité. Si le monde n'était que rapports de force, aucune société ne tiendrait dix minutes... 
 
Quand vous entrez dans une boulangerie, vous n'usez pas du rapport de force pour obtenir votre pain. Vous ne brandissez pas d'arme. Vous ne menacez pas. C'est un échange basé sur le respect des droits de propriété. La coopération est tellement fluide et omniprésente au sein de notre vie qu'elle en devient invisible. Les criminels existent bien sûr, mais que représentent-ils face à la puissance de feu des États et à leurs méfaits ? 
 
L'État a besoin que vous croyiez que le monde est violent par nature pour se rendre indispensable après avoir lui-même incendié la société. Il a besoin d'instaurer un climat de tension permanent à l'intérieur, voire à l'extérieur de ses frontières. 
 
Mais être civilisé, c'est au contraire faire le choix de substituer l'argument à l'épée, et l'échange au vol. Le « pragmatique » qui nous dit que tout est fondé sur le rapport de force confond l'étatisme et le marché, tout en dévoilant qu'il n'a pas imaginé une société autrement défendue que par son pompier pyromane central.
 
Savez-vous pourquoi l'État ne se réduit jamais bien longtemps ? Parce que sa survie dépend de l'élargissement de son périmètre d'activité, laquelle n'est que prédation. 
 
Contrairement à une entreprise qui doit séduire ses clients pour prospérer, l'État ne survit que par la capture de la valeur échangée entre les personnes. S'il cessait de s'étendre, il perdrait de sa force et finirait par ne plus pouvoir prétendre nous être indispensable. Le bétail fiscal finirait par réaliser l'ampleur de son indigence. 
 
 L'État doit donc constamment inventer de nouveaux "besoins" publics, de nouvelles crises à résoudre et de nouveaux périls dont lui seul pourrait nous protéger. Chaque intervention est un prétexte et une métastase. 
 
Bien sûr, l'étatisme peut s'arrêter un instant pour reprendre son souffle et ménager son bétail. Mais il ne revient jamais en arrière de son plein gré et refuse de reculer trop longtemps. Quelque part, demander à l'État de se retirer de nos vies de lui-même, c'est comme demander à une sangsue de ne plus ponctionner le sang de son hôte.

 L'État transforme toujours nos droits naturels en concessions sous conditions. Votre souffrance sera donc peut-être "valable", peut-être pas. Des comités en jugeront ! Ajoutez à cela le risque d'incitation à l'euthanasie par logique comptable afin de désengorger les services de soins palliatifs (ou économiser tout court), et vous aurez déjà un beau tableau du bordel.

Revenez à un cadre de non-agression et de contrats privés pour penser à l'endroit. Projetez-vous dans une société où votre corps serait votre capital ultime, dont vous disposeriez intégralement. Les personnes concernées par cette ultime décision pourraient payer des prestataires privés, eux-mêmes en lien avec des assureurs veillant à la transparence de l'acte.

La structure même de cette activité imposerait un mécanisme de filtrage des acteurs et de sélection des critères d'une grande rigueur. S'engager dans la pratique ou la couverture d'un acte médical dont les contours sont flous représenterait un péril financier majeur. L'incertitude dans ce domaine serait donc neutralisée par la précision des protocoles et le sérieux des prestataires.

Forcément, pour un étatiste la liberté d'expression n'a de sens que si elle est conditionnée par ses soins. Pourtant, l'expression devrait être régulée par les contrats que vous passez, point. C'est exactement comme pour n'importe quel droit de propriété. La propriété privée devrait encadrer l'expression. Quels accords passez-vous ? Quelles sont leurs clauses ? Quelle sanction s'applique en cas de litige ? Etc. 
 
Donc chez moi on ne dit pas "ceci", et chez vous on ne dit pas "cela". Ce sont les règles. Nous sommes maîtres chez nous, souverains. Vous êtes libres de les accepter, ou pas. Mais dans ce dernier cas repartez d'où vous venez ou assumez les conséquences juridiques si vous les outrepassez. Bien sûr, cette configuration restera inapplicable tant que l'État monopolise l'espace au lieu de nous le rendre.
 
Tous les États sont criminels par nature, car chacun d'eux représente un monopole de la violence initiée sur un territoire donné. En s'érigeant en juges ultimes de tous les conflits (dont ceux qu'ils provoquent), ils s'extraient donc du droit naturel et violent le nôtre. Cependant, une symbiose étatique se distingue particulièrement par sa capacité de violence et son ignominie : j'ai nommé l'axe Washington-Tel Aviv. Une fusion rendue plus manifeste que jamais par les dossiers Epstein, et plus encore par ses alignements militaires successifs. 
 
 D'un côté, une force de frappe massive alimentée par le privilège du dollar, permettant à l'Empire de projeter sa violence à moindre frais. De l'autre, une entité politique dont la légitimité repose sur un socle ethnique et un liant historique religieux, mais dont la survie dépend d'un moteur sécuritaire devenu produit d'exportation. L'appareil d'État américain servant de bras armé et de bouclier à Israël par ailleurs. Nous sommes donc face à une superstructure de domination qu'il faudra rendre obsolète par notre capacité à la grand remplacer. 
 
Là est l'important : le paradigme politique que nous subissons n'est pas une fatalité. En fait, le mode d'organisation des sociétés humaines n'est jamais que la projection de la maturité éthique, de la prospérité et des coutumes des individus qui la composent. Il en va de même à plus haute échelle. Le chaos mondial en cours est alors le symptôme d'un mimétisme de masse. À force de déléguer notre Liberté à des structures centralisées, nous avons écarté la possibilité d'ordres sociaux volontaires et concurrents pour laisser place à ce giga-cartel.

La Liberté n'est pas inaccessible. Ne pas agresser son prochain n'a rien d'une utopie. Ou alors, faut-il croire que nos rues sont peuplées de personnes assoiffées de sang et qu'aucun lien social n'est pérenne ? 
 
Dans 99 % de nos interactions quotidiennes, nous n'agressons pas. C'est à la fois peu naturel et contre-productif. L'ostracisme, la perte de réputation et le risque de représailles sont par ailleurs des régulateurs de violence depuis toujours. 
 
Le vrai problème, c'est que les individus attribuent leur propre capacité de renoncement à la violence à une qualité supposée de l'État. Ce dernier a réalisé un coup de maître en s'appropriant les capacités civilisatrices des individus. Les gens en finissent par penser que la paix est un service public plutôt qu'un instinct affiné par l'éducation. 
 
L'utopie, c'est bien plutôt de croire qu'un monopole de la violence pourrait un jour être légitime alors même qu'il outrepasse notre souveraineté individuelle, et qu'il pourrait être géré par des anges qui n'en abuseront jamais. 
 
L'État est depuis le départ un parasite qui se fait passer pour le remède. Quand les gens comprendront que cette entité ne produit pas la paix mais qu'elle la consomme et la rend impossible à long terme, son voile pourra enfin tomber.
 
L'époque est encore traversée par cette croyance terrible selon laquelle l'État serait le seul à pouvoir nous protéger et rendre la justice. C'est non seulement une manière de contourner le consentement individuel (puis-je dire non ?), mais aussi un postulat non démontré. 
 
Au contraire, considérer que le régalien est un marché comme les autres est une déduction logique tirée de l'observation de l'action humaine. L'économie est la science étudiant l'action humaine, mettant en oeuvre des moyens limités pour atteindre des fins illimitées. Par conséquent, la sécurité et la justice sont des biens économiques comme les autres. 
 
En fait, le génie du Pouvoir est d'avoir fait croire que l'ordre social exigeait un monopole de fait. L'État occupe de force cet espace vital et nous convainc que sans son occupation, nous serions incapables de nous organiser pour faire société et éviter la violence.

Si l'on considère que la sécurité est un besoin crucial de notre espèce (ce que je crois), alors deux constats s'imposent : - Une demande naturelle existe et continuera d'exister (des gens en paieront d'autres pour être protégés), au même titre qu'une demande industrielle et des usages non monétaires existent pour l'or. On appelle ça un marché. - 
 
Nous n'avons pas intérêt à ce que ce marché soit capturé par un organe unique, car alors nous ne pourrions ni bénéficier de la qualité du service (merci la concurrence), ni de la protection offerte par la décentralisation de la sécurité (afin que les flingues ne soient pas dans les mains d'une seule entité). Oups... 
 
l’État accapare justement ce domaine de la sécurité en monopolisant la police et l’armée. Ne pas s'étonner alors que notre "protecteur officiel" finisse inévitablement par devenir la principale source d'insécurité de ceux qu'il prétend défendre.

octobre 06, 2025

Art: Cancel culture, wokisme, décadence notoire occidentale...!

La décadence occidentale : le suicide culturel à travers la mode et l’art 

Dans un monde où l’Occident semble s’acharner à détruire ses propres fondations, les récents défilés de mode, comme celui de la marque « Matières Fécales » pour la collection Printemps/été 2026 à Paris, illustrent parfaitement cette spirale nihiliste. Partagés sur X par de nombreux utilisateurs, ces événements ne sont pas de simples excentricités artistiques, mais des symptômes d’une société en pleine autodestruction. Des mannequins aux apparences grotesques, maquillés en fantômes blafards ou affublés de tenues évoquant la putréfaction, défilent devant un public de bobos complaisants. Ces images, capturées dans des vidéos virales (voir ci-dessous), montrent des corps difformes, des visages déshumanisés et des outfits qui célèbrent la laideur pure.


 

C’est le triomphe d’un nivellement par le bas, où la beauté est sacrifiée au nom d’une accessibilité forcée, imposée par des élites déconnectées de toute humanité.

Des mannequins de plus en plus laids : le nivellement des canons de beauté

Autrefois, la mode célébrait l’élégance, la grâce et l’harmonie des formes, inspirée par des idéaux classiques hérités de la Renaissance ou de l’Antiquité. Aujourd’hui, comme le dénonce @zoesagan, les mannequins sont choisis pour leur laideur assumée : obèses, androgynes, aux maquillages cadavériques, portant des robes noires évoquant des linceuls ou des corsets révélant des corps malmenés. Dans le défilé de « Matières Fécales », on voit des modèles aux visages peints en blanc, aux lèvres pourpres, déambulant dans des tenues florales morbides ou des lingeries provocantes qui exposent sans pudeur. L’un d’eux, un homme en porte-jarretelles et bas résille, arbore un air spectral, tandis qu’une femme aux formes généreuses est enveloppée dans un tulle sombre, comme un fantôme sorti d’un cauchemar.

Ce choix n’est pas fortuit : il s’agit de démocratiser la beauté en la rendant « accessible à tous », c’est-à-dire en la nivelant vers le bas.

Plus de standards élevés qui pourraient exclure ; à la place, une uniformisation du moche, où l’exceptionnel est banni au profit du banal, du difforme. Comme l’écrit @zoesagan : « Mort de la beauté. Mort de l’enfance. Mort des droits individuels et de la conscience autodéterminée. » Cette tendance, soulignée par les réactions outrées sur X, transforme la mode en outil de contrôle social, où l’élite impose une esthétique qui humilie l’humain plutôt que de l’élever.


 

Le suicide incompréhensible de la société et de l’art : la laideur comme norme

Ce phénomène n’est que la pointe visible d’un suicide culturel plus large. L’art occidental, jadis bâtisseur de cathédrales gothiques où la religion servait de garde-fou pour canaliser la créativité vers le sublime, se complaît désormais dans la laideur, la guerre et les sentiments négatifs. Les défilés comme celui-ci, avec leurs modèles évoquant des zombies ou des monstres de cirque du XIXe siècle – comme le note un commentaire sur X –, sont des miroirs de cette déchéance.

L’art contemporain, infiltré par les conglomérats de mode, n’est plus critique mais complice : il promeut le vide, le désespoir, et une « infection culturelle » qui tue l’espoir chez les jeunes générations.

Parallèlement, le cinéma occidental suit la même voie morbide. Les zombies envahissent les écrans depuis des décennies, de The Walking Dead à World War Z, dépeignant un monde post-apocalyptique où l’humanité n’est que survie brutale et décomposition. Les films de guerre et de violence se multiplient avec des scénarios de plus en plus glauques : des sagas comme Saw ou Hostel exaltent la torture, tandis que des blockbusters comme Joker ou The Batman plongent dans la folie nihiliste. Même les productions récentes, telles que Civil War (2024) ou les remakes interminables de dystopies, insistent sur la destruction, le chaos et l’absence de rédemption. C’est un art qui ne célèbre plus la vie, mais la mort – un suicide esthétique incompréhensible, où la beauté est remplacée par le grotesque pour mieux refléter une société épuisée.


 

Des élites déconnectées : un entre-soi mortifère imposé à tous

Qui orchestre cette descente aux enfers ? Des élites totalement déconnectées des sentiments humains, comme le pointe @zoesagan : ("L’objectif aujourd’hui est bien de destituer le monde de la mode de son pouvoir. Le démunir de son pouvoir en sapant sa légitimité, l’obliger à reconnaître son caractère arbitraire, révéler qu’il opère dans une dimension hypothétique. L’objectif est d’exposer le fait qu’il ne fonctionne qu’en tant que circonstance, de rendre transparents ses stratagèmes, ses méthodes et ses tactiques. Le but est de révéler comment le monde de la mode, comme toute forme de gouvernement, doit comploter pour survivre. Destituer le pouvoir c’est le ramener à la terre. Tous ces enfoirés constituent l’illusion structurée et soutenue du monde de la mode. Ce monde promeut des idées progressistes tout étant fondamentalement régressif. La génération des baby-boomers qui possède et exploite le monde de la mode est encore intérieurement jeune dans sa pensée mais ses perspectives d’ouverture sont, à leur image, ridées, décrépies, corrompues et condamnées. Les « gilets jaunes » savent maintenant que nous sommes dans une ère de rupture qui prend la forme d’une décadence culturelle, à la fois politique, morale et écologique. Forcement, tous commencent à être émotionnellement épuisés par l’appauvrissement et la destruction de la civilisation occidentale. Tout ce que nous voyons est commercial. Ils représentent tous le commerce et n’ont pas d’âme. La totalité des personnes et sociétés impliquées ici sont organisées comme un virus. Ce virus agit comme une propagande culturelle. L’attribut dominant de cette infection culturelle est un état délirant de l’importance de soi. Il est le code de contrôle culturel de cette époque. Le résultat de 50 ans d’infection culturelle. Ils sont aujourd’hui moins de 500 à détenir les règles du jeu qu’ils ont eux-mêmes écrites. L’ensemble des processus fabriqué par ce petit monde n’est qu’un assemblage de mort. Mort de la beauté. Mort de l’enfance. Mort des droits individuels et de la conscience autodéterminée. Toutes les personnes assimilées à ce lavage de cerveau sociétal sont coupables de crime de la pensée. Ils sont organisés comme un virus culturel contagieux conçu pour tuer tout sentiment d’espoir d’une génération entière et TUER littéralement leur conscience. Ce spectacle n’est que désespoir. Un profond manque d’espoir pour des centaines de millions de personnes privées de leur capacité à développer naturellement leurs propres concepts de bonheur. Tous les jours les médias du monde nous inondent au sujet du réchauffement climatique. Au sujet de la mort de centaines d’espèces d’organismes naturels. Qu’est ce que le spectacle offert par le monde de la mode aujourd’hui, si ce n’est la représentation très inquiétante d’un phénomène mondial de réchauffement culturel. Cette désintégration de notre culture, de notre histoire est rarement signalée. Soyez conscients que chaque jour il existe de plus en plus de signes de la mort imminente de notre espèce humaine, à la fois par le réchauffement climatique de la planète, mais aussi, et avec une rapidité égale, par la mort de notre conscience culturelle commune. Le monde de la mode est né d’un vide, vide dont il avait besoin pour créer. Le monde de la mode a créé un vide encerclant l’individu et chacun de ses adeptes particulièrement le monde de la jeunesse. Il a créé un vide culturel mondialisé. Cette période de vide a commencé quand la communication a été redéfinie comme une performance impliquant le corps, la rhétorique visuelle et l’habillement. Stratégie et méthode déployée pour remplacer la responsabilité de l’individu et développer une définition originale de soi-même. Le selfie a remplacé le soi. Destituer le monde de la mode signifie quitter le paradigme du monde de la mode. Cela signifie percevoir le monde non pas comme vide mais au contraire, rempli de vie. La vérité est que les marques de mode d’aujourd’hui sont organisées exactement comme toute autre institution financière mondiale. Avec un seul ordre du jour : les marges. Des milliards sont dépensés pour créer l’illusion que ce sédatif institutionnalisé ressemble à une industrie créative. Alors que le monde de la mode est un pollueur mondial géant absolument insoutenable. Le processus de déploiement de nouveaux produits sur une base continue est contraire à toute idée raisonnable de discussion. Le monde de la mode attaque la structure de l’identité d’un individu. Nous croyons que l’identité individuelle devrait avoir un espace infini pour expérimenter. Le complexe mode-media-industrie veut exactement que le contraire se produise. Son but est de programmer l’individu le plus tôt possible à croire que vivre dans un état d’esprit libre et infini est socialement indésirable. 500 personnes sont en commande de ce contrôle et seulement 100 personnes ont le pouvoir ultime, à savoir la masse financière. ) « Ils sont aujourd’hui moins de 500 à détenir les règles du jeu qu’ils ont eux-mêmes écrites. » Ces seigneurs de la mode, souvent issus de familles comme les Arnault, opèrent dans une bulle d’entre-soi mortifère, où le commerce prime sur l’âme.

Sans les garde-fous d’antan, comme la religion qui inspira les joyaux architecturaux des cathédrales – symboles d’élévation spirituelle et collective –, ces élites imposent leur vision régressive sous couvert de progressisme.

Elles chouchoutent cette tendance, la financent via des conglomérats comme LVMH, et la diffusent via des algorithmes qui contrôlent les esprits.

Les Français, en particulier, ne se reconnaissent plus dans cette violence non seulement physique, mais morale et esthétique. Comme le souligne @parrhesiaste_fr dans une publication relayée : « Avilissement de la personne humaine, homogénéisation du laid, négation de la dignité du visage. » Les réactions sur X sont unanimes : « Cauchemardesque ! », « Démons qui ne se cachent plus« , « Vol au-dessus d’un nid de coucou« . Même les soirées privées des stars, comme celle organisée très récemment par Leonardo DiCaprio à Paris – où des célébrités comme Nina Dobrev et Kim Kardashian fuient en larmes, couvrant leurs visages devant les paparazzis –, révèlent la pourriture sous le glamour. Des orgies dégénérées ? décrites comme ayant tourné au chaos, montrent que l’élite vit dans un vide culturel qu’elle exporte au reste de la société.


 

Cet entre-soi élitiste et mortifère est magistralement dépeint dans le film « Eyes Wide Shut«  (parfois désigné sous l’abréviation EWS, ou « Les Yeux grand fermés »), un film britannico-américain réalisé, produit et coécrit par Stanley Kubrick, sorti en 1999. Il s’agit du dernier opus du cinéaste, qui mourut opportunément d’une crise cardiaque six jours après avoir présenté le montage final à Warner Bros., alimentant des théories conspirationnistes selon lesquelles il aurait été éliminé pour avoir exposé les secrets des puissants. Inspiré de la nouvelle « Traumnovelle » d’Arthur Schnitzler, le film plonge dans un monde occulte où les élites se livrent à des rituels masqués et orgiaques, déconnectés de toute empathie humaine, explorant des thèmes de jalousie, d’infidélité et de vide existentiel.

Kubrick y révèle comment ces cercles fermés imposent leur nihilisme décadent, manipulant la société tout en se protégeant derrière des masques, un miroir troublant de la réalité contemporaine où les scandales sexuels et la corruption des puissants font écho aux actualités.

De même, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 incarne ce nihilisme autodestructeur, salissant tout sur son passage sous prétexte de célébration culturelle. Présentée comme une ode à la diversité, elle a suscité un tollé mondial pour sa parodie apparente de « La Cène » de Léonard de Vinci, avec des drag queens et un Dionysos bleu au centre d’un banquet, perçue comme une moquerie blasphématoire envers le christianisme et une promotion de propagande LGBT. Critiquée par des leaders religieux chrétiens, musulmans et juifs, des politiciens conservateurs, et même des figures comme Elon Musk, cette mise en scène déjantée et laide a été accusée d’insulter les croyances religieuses, de glorifier la décapitation lors de références à la Révolution française, et de transformer un événement unificateur en spectacle de division morale.

 


 

Les organisateurs, élites déconnectées des aspirations populaires, ont ainsi imposé leur vision régressive, profanant l’héritage français et occidental au nom d’un progressisme vide, renforçant le sentiment d’un suicide collectif où rien de sacré n’est épargné.

Rejeter le nihilisme pour retrouver l’humanité

L’Occident, en célébrant la laideur et le nihilisme, signe son propre arrêt de mort. Cette mode grotesque, ces films glauques et cet art suicidaire ne sont pas des innovations, mais des aveux d’échec. Il est temps de destituer ce pouvoir arbitraire, comme l’appelle @zoesagan : « La liberté ce n’est pas d’acheter. La liberté c’est de voter. » Les Français, émotionnellement épuisés par cette décadence, doivent se réveiller et reclaim leur héritage – celui des cathédrales, pas des défilés funèbres. Sinon, nous assisterons à la fin d’une civilisation, non par une catastrophe externe, mais par un suicide intérieur consenti.

 https://x.com/parrhesiaste_fr/status/1974625748263776410

Parfaite illustration de l'époque : quand une pathologie mentale ou une posture perverse se prend pour une idéologie, que la folie se rationalise en revendication. Ici la déshumanisation devient une tendance à la mode : avilissement de la personne humaine, homogénéisation du laid, négation de la dignité du visage, culte du mauvais goût nihiliste pratiqué sur des esclaves chics, mais esclaves quand même. Ce défilé a le mérite de résumer l'époque. Comme un aveu.

https://x.com/Pascal_Laurent_/status/1974817257160081607 

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU ! Celle-ci c'est le pompon, tous les bobos qui assistent à ce foutage de gueules et qui trouvent ça génial 

https://x.com/liasagan/status/1974760240718524434 

Comme Leonardo DiCaprio est le nouveau Epstein à Paris, c’est lui qui organise les orgies pour les "rich and famous" dans la Ville Lumière. Hier, sa "soirée" a dégénéré et la police n’a évidemment pas le droit d’en parler. Les pauvres Nina Dobrev, Kim Kardashian, Laura Harrier et Vittoria Ceretti n’oublieront jamais cette "fête" et encore moins le restaurant Siena à Paris.

M. Di Caprio est un habitué des soirées saturées de prostituées en France, organisées par ses entourages, à chaque Festival de Cannes notamment. Les téléphones y sont strictement interdits, et les services de sécurité omniprésents. M. Di Caprio est un habitué des soirées saturées de prostituées en France, organisées par ses entourages, à chaque Festival de Cannes notamment. Les téléphones y sont strictement interdits, et les services de sécurité omniprésents.


Renversement des valeurs...

Aurélien Froissart, a publié le 20 septembre 2025 sur son compte X une vidéo le montrant en train de jouer La Vie en rose d’Edith Piaf sur un des pianos mis à disposition dans la gare Paris gare de Lyon, pendant que la danseuse Victoria Dauberville, pointes aux pieds, virevolte devant les voyageurs qui se sont arrêtés pour profiter du spectacle.

Cette orgie d’esthétisme et de grâce a bien sûr été stoppée par des agents de sécurité de la gare sur ordre de la direction (sous prétexte de sécurité, bien sûr…). https://x.com/aurelienfst/status/1969365129847267804

https://multipol360.com/la-decadence-occidentale-le-suicide-culturel-a-travers-la-mode-et-lart/

 

 

 

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