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janvier 16, 2026

Le "Trumpiste" +500 milliards $ = + de 1 400 $/êtres américains à l'échelle individuelle ! Cool....

Trump réclame 500 milliards de dollars supplémentaires pour le Pentagone face à l'explosion des déficits 
 
La semaine dernière, le président Donald Trump a annoncé qu'il demanderait au Congrès un budget de la défense de 1 500 milliards de dollars pour 2027, soit une augmentation colossale de 500 milliards de dollars par rapport au budget militaire de 2026. Cette proposition de hausse des dépenses témoigne de l'importance accordée par l'administration Trump à l'engagement de nouveaux conflits et de la propension de la Maison Blanche à dépenser l'argent du contribuable. 
 
 
 
L'engagement de Trump d'augmenter les budgets militaires de 50 % intervient alors que les dépenses fédérales de ce nouvel exercice budgétaire figurent parmi les plus élevées jamais enregistrées. Trois mois seulement après le début de l'exercice (qui a commencé le 1er octobre), le gouvernement fédéral a déjà dépensé plus de 1 800 milliards de dollars, soit le deuxième niveau de dépenses le plus élevé de l'histoire pour cette période, même en tenant compte de l'inflation. Sans surprise, le déficit public fédéral s'élève à 602 milliards de dollars. Il s'agit du troisième déficit le plus élevé jamais enregistré pour cette période (après ajustement de l'inflation), après les dépenses liées à la panique du Covid et à la dernière année de mandat de Biden.
 

 
Malgré les affirmations répétées des partisans de Trump depuis des mois selon lesquelles nous verrons « bientôt » d'importantes coupes dans les dépenses fédérales, rien n'indique que ce soit le cas. Au contraire, Trump réclame désormais un demi-milliard de dollars supplémentaires pour financer ses proches dans l'industrie de la défense et acquérir davantage d'équipements militaires afin de menacer les alliés et partenaires commerciaux de longue date des États-Unis, comme le Danemark.
 
 

 
Ce sera le premier exercice budgétaire durant lequel l'administration Trump sera fermement au pouvoir, et si l'on s'en tient aux chiffres, il est difficile de constater une quelconque différence avec les années Biden. Cependant, si Trump obtient gain de cause en matière de dépenses militaires, nous observerons un changement notable par rapport aux années Biden : les dépenses fédérales seront bien plus élevées. 
 
Une augmentation de 50 % des dépenses militaires ? 
 
Dans une publication sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social la semaine dernière, Trump a déclaré : 
 
Après de longues et difficiles négociations avec des sénateurs, des membres du Congrès, des secrétaires et d'autres représentants politiques, j'ai décidé que, pour le bien de notre pays, surtout en ces temps troublés et dangereux, notre budget militaire pour l'année 2027 ne devrait pas s'élever à 1 000 milliards de dollars, mais plutôt à 1 500 milliards de dollars… Cela nous permettra de bâtir l'« armée de rêve » à laquelle nous avons droit depuis longtemps et, plus important encore, de garantir notre sécurité, quel que soit l'ennemi.
 

Les dépenses militaires américaines ont tendance à augmenter presque chaque année. Toutefois, ces dernières années, l'inflation a été si importante que, corrigée de l'inflation, elle est restée globalement stable autour de 915 000 milliards de dollars depuis 2024. À ce niveau, les dépenses militaires dépassent déjà celles des années 1980, période de course aux armements entre les États-Unis et l'Union soviétique. Bien que l'Union soviétique – une superpuissance trois fois plus vaste que les États-Unis – ait disparu, les États-Unis n'ont cessé d'accroître leurs dépenses militaires depuis le début des guerres contre l'Irak et l'Afghanistan. Après avoir dépensé des milliers de milliards de dollars pour « démocratiser » le Moyen-Orient et vaincre « l'axe du mal », ces guerres ont été perdues, mais l'héritage financier de ces dépenses demeure. 
 
 Une augmentation supplémentaire de 500 milliards de dollars serait néanmoins considérable par rapport aux augmentations de dépenses habituelles, comme on peut le constater en traçant un graphique. Une telle augmentation serait tout simplement hors normes.
 

 
Si l'on ajoute les dépenses pour les anciens combattants — qui ne sont en réalité que des dépenses militaires différées, classées dans une catégorie distincte pour des raisons politiques —, le total des dépenses militaires atteindrait 1 800 milliards de dollars si Trump obtenait gain de cause. 
 
Augmentation des dépenses et des déficits 
 
Où l'administration trouvera-t-elle ces 500 milliards de dollars supplémentaires ? Il est fort probable qu'une grande partie provienne d'un accroissement de la dette fédérale et d'un creusement des déficits. Rappelons-nous qu'au cours de cet exercice budgétaire, le gouvernement fédéral a accumulé environ 200 milliards de dollars de déficits par mois. Compte tenu des tendances récentes, cela se traduira probablement par un déficit annuel de plus de 1 500 à 1 800 milliards de dollars. Si Trump obtient l'augmentation des dépenses militaires qu'il souhaite, nous serons confrontés à des déficits annuels de plus de 2 000 milliards de dollars. Même si Trump se contente de la moitié de son objectif et que le gouvernement fédéral ne dépense « que » 250 milliards de dollars supplémentaires pour le Pentagone, cela portera les déficits annuels à des niveaux jamais atteints, hormis pendant la crise du Covid-19. 
 
Les recettes douanières n'auront pas d'incidence significative. Même après des mois de hausse des nouveaux droits de douane (c'est-à-dire des taxes à l'importation), les dépenses du gouvernement fédéral augmentent plus vite que les recettes douanières ne sont perçues. Bien que l'administration ait affirmé à tort que les recettes douanières s'élevaient à 600 milliards de dollars, le montant réel est inférieur à la moitié, soit environ 280 milliards de dollars pour la quasi-totalité de l'année. Même avec l'augmentation des recettes fiscales sur les importations, cela représente toujours moins de 3 % des recettes fiscales fédérales.
 
 
 
De plus, tout ralentissement significatif de l'emploi ou de la croissance économique réduira considérablement les recettes fiscales en général. Lorsque cela se produira – et c'est inévitable –, le déficit explosera. 
 
Rien ne permet non plus de croire que l'administration ou la majorité au Congrès procéderont à des coupes importantes dans d'autres programmes. Nous ne verrons aucune réduction significative de la Sécurité sociale, de Medicare, de Medicaid, ni d'aucun autre programme majeur qui représente la grande majorité des dépenses fédérales. 
 
Face à tout cela, certains pourraient, à l'instar de Dick Cheney, déclarer que « les déficits n'ont pas d'importance ». Pourtant, les Américains paient cher pour ces déficits. Le nouveau rapport du Trésor montre, par exemple, que les contribuables ont payé plus de 300 milliards de dollars d'intérêts sur la dette nationale au cours des trois premiers mois de cet exercice budgétaire.  
 
Autrement dit, les États-Unis sont en passe – une fois de plus – de débourser plus de mille milliards de dollars d'intérêts cette année. Mille milliards de dollars sans aucun nouveau service ni ressource d'aucune sorte. Les intérêts de la dette sont supportés par les contribuables, qui doivent désormais payer pour des guerres perdues et des dépenses sociales inutiles, financées alors que nombre d'entre eux étaient enfants. Donald Trump veut alourdir le fardeau des contribuables avec des centaines de milliards de dollars de dépenses supplémentaires et des milliers de milliards de dollars d'obligations futures liées à la dette fédérale. Autrement dit, une analyse récente suggère que le coût pour les contribuables américains d'« acheter » le Groenland s'élèverait à 700 milliards de dollars. Autrement dit, le contribuable américain paie chaque année, en intérêts, l'équivalent de plus d'un Groenland. 
 
En effet, à l'échelle individuelle, 500 milliards de dollars représentent plus de 1 400 dollars par homme, femme et enfant aux États-Unis. Pour un foyer composé de deux adultes et un enfant, cela représente en moyenne plus de 3 000 dollars par foyer. Sachant que toute dépense militaire supplémentaire sera au moins partiellement financée par une nouvelle dette fédérale, il faut également prendre en compte les intérêts futurs que les contribuables devront payer indéfiniment. 
 
À ce stade, la plupart des partisans de l'administration hausseront probablement les épaules et trouveront des prétextes pour justifier l'augmentation des dépenses, comme par exemple prétendre que les Chinois occuperont le Groenland si les contribuables américains ne se plient pas à leurs exigences et ne déboursent pas des centaines de milliards de dollars supplémentaires pour la « défense ». Ce phénomène illustre bien à quel point les libéraux radicaux du laissez-faire avaient raison : la guerre a toujours été l'un des plus grands atouts des régimes en place en quête de pouvoir politique. Presque partout et à toutes les époques, il a été relativement facile d'effrayer les contribuables – généralement ignorants de tout ce qui se passe en dehors de leur communauté – afin qu'ils abandonnent toujours plus de liberté et de ressources à l'État au nom de la sécurité et de la « défense nationale ».
 
 

 
Ryan McMaken ( @ryanmcmaken) is editor-in-chief at the Mises Institute, a former economist for the State of Colorado... 
 

 
 
SACRÉE NOUVELLE. Le président Trump vient de réduire LE DÉFICIT COMMERCIAL des États-Unis DE MOITIÉ, le plus bas depuis près de 20 ans, CNBC est totalement sous le choc!
"Accrochez-vous, C'EST INCROYABLE. - 29,4 milliards de dollars, nous l'avons RÉDUIT DE MOITIÉ!"
"En mars, c'était 136 milliards de dollars. Maintenant, moins de 30 milliards. Nous n'avons pas été aussi bas depuis longtemps - je n'ai pas assez d'ARCHIVES pour remonter aussi loin!"
Excusez-vous auprès de Donald Trump et Scott Bessent. ILS AVAIENT RAISON!
 

novembre 17, 2025

Europe News !

Sommaire :

A - La Cour des comptes européenne tire la sonnette d’alarme 

B -  Groenland : Un projet de loi pour limiter l’accès des étrangers à la propriété 

C - Budget : le Royaume-Uni face à un mur fiscal

D - L'Europe vue en baisse en amont d'une semaine chargée

 


 

A - La Cour des comptes européenne tire la sonnette d’alarme  

Un rapport accablant sur le budget de l’UE

Dans un contexte de tensions budgétaires croissantes au sein de l’Union européenne, la Cour des comptes européenne (CAE) a publié son rapport annuel pour l’exercice 2024, un document exhaustif de 638 pages.

Ce rapport, disponible en français sur le site officiel de la CAE, dresse un bilan critique du budget de l’UE, soulignant des erreurs persistantes dans les dépenses et une dette en forte augmentation.

La députée européenne Virginie Joron, du groupe des Patriotes au Parlement européen, a réagi vivement à ce document dans une vidéo postée sur X le 15 octobre 2025, en le qualifiant de « 6e carton rouge » pour l’UE et en pointant du doigt des fraudes liées aux vaccins COVID. Cet article s’appuie sur ces deux sources pour analyser les enjeux soulevés.


Les principaux constats du rapport annuel 2024 de la CAE

Le rapport de la CAE, qui examine les comptes consolidés de l’UE pour 2024, confirme la fiabilité des comptes pour la 18e année consécutive. Les recettes, évaluées à 250,6 milliards d’euros, sont jugées légales et régulières, sans erreurs significatives (même si l’on pourrait remettre en question la sincérité de cette institution forcément pro-UE). Cependant, l’opinion globale sur les dépenses budgétaires est défavorable, avec un taux d’erreur estimé à 3,6 % (intervalle de confiance à 95 % : 2,6-4,6 %). Ce seuil dépasse le niveau de signification de 2 %, indiquant des problèmes généralisés d’éligibilité, de marchés publics et de justificatifs manquants.

Voici un tableau récapitulant les taux d’erreur par rubrique budgétaire principale, tel que détaillé dans le rapport :

 


 

Ces erreurs touchent principalement les dépenses associées à la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), pour lesquelles la Cour émet une opinion avec réserves en raison de lacunes dans les évaluations préalables (effectuées avant le déblocage des fonds) et dans les mécanismes de contrôle exercés par les États membres.

Le rapport note également une exécution budgétaire élevée (98,9 % des engagements et 97,6 % des paiements), mais alerte sur les risques de dégagements automatiques (8,8 milliards d’euros prévus d’ici 2027) et l’impact de l‘inflation sur le pouvoir d’achat des fonds (-13,9 % projeté d’ici 2027).

Sur le plan financier, le passif total de l’UE s’élève à 827,3 milliards d’euros au 31 décembre 2024, dont 601,9 milliards d’euros de passifs financiers (emprunts en hausse à 601,3 milliards d’euros).

Le rapport projette un encours dépassant les 900 milliards d’euros d’ici 2027, en lien avec NextGenerationEU et le soutien à l’Ukraine (plus de 130 milliards d’euros engagés). Les coûts d’intérêts pour NextGenerationEU sont estimés entre 29 et 30,4 milliards d’euros, doublant les prévisions initiales, avec un remboursement reporté aux futurs cadres financiers pluriannuels (CFP).

Concernant les fraudes, le rapport relève des irrégularités dans les achats de vaccins COVID en Italie, au Portugal et en Espagne : en Italie, des faiblesses dans la traçabilité et des paiements incorrects (coûts déjà couverts par l’UE déclarés à nouveau) ; au Portugal, des dépenses inéligibles pour des vaccins revendus à l’UE ou à des tiers sous le programme REACT-EU ; en Espagne, un manque de traçabilité post-livraison. Au niveau de la Commission, des problèmes de transparence dans les négociations de marchés vaccins sont soulignés, avec un manque de documentation sur les prix et clauses (cité à la page 42).

Globalement, 311 affaires de fraude présumée liées à NextGenerationEU ont été signalées fin 2024, pour un préjudice estimé à 2,8 milliards d’euros.

Les recommandations de la CAE portent sur l’amélioration de la traçabilité des données, la fixation de valeurs intermédiaires pour les indicateurs de performance, et l’élaboration d’un calendrier de remboursement pour NextGenerationEU d’ici fin 2026. Un arrêt de la Cour de justice de l’UE du 14 mai 2025 est mentionné, reprochant à la Commission un manquement à la bonne administration dans les achats de vaccins.

La réaction virulente de Virginie Joron

La députée européenne Virginie Joron, connue pour ses positions critiques envers les institutions européennes, a réagi à ce rapport dans une vidéo diffusée sur X le 15 octobre 2025. Elle lie le rapport à des déclarations de Thierry Breton sur LCI concernant des dépenses excessives liées au remaniement Macron (15-20 milliards d’euros). Virginie Joron qualifie le document de « 6e carton rouge » pour la CAE, en insistant sur la dette de l’UE à 600 milliards d’euros, potentiellement 900 milliards d’ici 2027.

Dans cette intervention, elle dénonce des fraudes liées aux vaccins COVID en Italie, au Portugal et en Espagne : « doses revendues, doubles factures… Financées par VOS impôts.  » Elle cite explicitement la page 42 pour le manque de documentation sur les contrats (prix et doses) et la page 251 pour les fraudes spécifiques : en Italie, des bénéficiaires ont déclaré des coûts déjà payés par l’UE ; au Portugal, des doses vendues à l’UE ou à des tiers ont été déclarées pour un financement intégral ; en Espagne, des problèmes similaires de traçabilité. Elle utilise le hashtag #Pfizergate pour évoquer un scandale plus large autour des contrats vaccins, et compare la dette à « un Bruno Le Maire » pour souligner son ampleur. 

Virginie Joron, membre des commissions Marché intérieur, Contrôle budgétaire et Pétitions, n’est pas intervenue en plénière lors de la présentation du rapport au Parlement européen le 22 octobre 2025. Elle a toutefois commenté le document en le reliant à des enjeux nationaux français tels que les impôts et la souveraineté.

Analyse : Entre faits et controverses

Ce rapport de la CAE met en lumière les défis structurels de l’UE : une dette croissante alimentée par la crise COVID et la guerre en Ukraine, et des contrôles insuffisants qui exposent les contribuables à des risques.

Les projections à plus de 900 milliards d’euros d’ici 2027 soulignent l’urgence d’une réforme budgétaire, comme recommandé par la CAE. Les irrégularités sur les vaccins, bien que non qualifiées de fraudes massives dans le rapport (SIC), font écho aux préoccupations de transparence soulevées par le Tribunal de l’UE en mai 2025.

La vidéo de Virginie Joron  https://x.com/v_joron/status/1978399487308824764 met en avant ces constats pour critiquer directement les institutions européennes, reliant les chiffres à des enjeux concrets pour les citoyens. Elle met en avant ces constats accablants, les connectant à des enjeux concrets pour les citoyens. En les associant à des scandales comme #Pfizergate, elle partage son analyse avec le public, appelant implicitement à une plus grande transparence.

https://multipol360.com/la-cour-des-comptes-europeenne-tire-la-sonnette-dalarme/ 


 

B -  Groenland : Un projet de loi pour limiter l’accès des étrangers à la propriété  

Entre souveraineté et développement

Le Groenland, territoire autonome danois riche en ressources naturelles et en paysages immaculés, est en train d’opérer un virage stratégique en matière de politique territoriale.

Un projet de loi, actuellement en discussion au Parlement groenlandais (Inatsisartut), vise à restreindre le droit des étrangers non-résidents à acquérir des biens immobiliers sur son territoire.

Une décision qui reflète la recherche d’un équilibre délicat entre ouverture au monde et préservation des intérêts nationaux.

Une volonté de contrôle face aux convoitises internationales

La mesure, portée par le gouvernement local, n’interdit pas purement et simplement l’acquisition par des étrangers. Selon les termes du projet, les ressortissants de pays non nordiques – c’est-à-dire en dehors du Danemark, de la Finlande, de l’Islande, de la Norvège et de la Suède – devront obtenir une autorisation préalable des autorités groenlandaises pour acheter un bien immobilier.

L’objectif affiché est double. Il s’agit officiellement de protéger le marché local du logement, alors que la pression sur les prix dans certaines zones, notamment la capitale Nuuk, reste une préoccupation. Mais au-delà de cet aspect social, la loi est perçue comme un outil géopolitique. Le Groenland, qui gère déjà la majorité de ses affaires internes, renforce ainsi son contrôle sur son territoire face aux investissements étrangers, parfois perçus comme une forme de prédation économique ou d’influence stratégique.

« C’est une question de souveraineté » , a déclaré un député de la majorité sous couvert d’anonymat. « Nous devons avoir la mainmise sur notre sol, surtout à une époque où les convoitises sur l’Arctique et ses ressources ne cessent de croître. »

Un contexte géostratégique sensible

Cette initiative ne peut être dissociée du contexte géopolitique de la région arctique.

Avec le réchauffement climatique qui ouvre de nouvelles voies maritimes et rend l’exploitation des ressources minières plus accessible, le Groenland est devenu un point de mire sur l’échiquier international.

Ses sous-sols regorgeraient de terres rares, de minerais précieux et de hydrocarbures, attisant l’intérêt de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie et surtout la Chine. Pékin, dans le cadre de son initiative « Route de la Soie Polaire », a multiplié les tentatives d’investissement dans les infrastructures et le secteur minier groenlandais ces dernières années.

La perspective, même lointaine, de voir des intérêts étrangers, et notamment chinois, acquérir des terres à des fins stratégiques ou pour y établir une présence durable, a certainement accéléré la prise de conscience à Nuuk et à Copenhague. Bien que la défense et la politique étrangère restent du ressort du Danemark, le gouvernement groenlandais utilise ses leviers autonomes pour affirmer ses prérogatives.


Un équilibre à trouver pour l’avenir économique

La décision groenlandaise n’est pas sans susciter des débats. Si la protection du patrimoine foncier fait consensus, certains s’interrogent sur l’impact potentiel sur les investissements nécessaires au développement économique de l’île.

Le tourisme, un secteur en croissance, pourrait être concerné. Les professionnels redoutent que des restrictions trop sévères ne compliquent le développement d’infrastructures hôtelières ou l’acquisition de résidences secondaires par des touristes à fort pouvoir d’achat, qui constituent une manne financière.

Le gouvernement se veut rassurant, affirmant que les projets d’investissement sérieux et bénéfiques pour l’économie locale continueront à recevoir des autorisations. La loi n’est pas conçue comme un mur, mais comme un filtre.

Une étape de plus vers une souveraineté renforcée

Au-delà de l’aspect purement immobilier, cette législation s’inscrit dans la longue marche du Groenland vers une plus grande autonomie, voire à terme une indépendance totale. En reprenant le contrôle de son sol, le territoire affirme sa capacité à définir seul les règles qui régissent son développement.

C’est un signal fort envoyé à la fois à la communauté internationale et à Copenhague : le Groenland entend être le maître de son destin, capable de se protéger sans pour autant se couper du monde. Le vote final de cette loi, attendu dans les prochains mois, sera un jalon important dans la construction politique de cette nation arctique en quête de son plein accomplissement.

https://multipol360.com/groenland-un-projet-de-loi-pour-limiter-lacces-des-etrangers-a-la-propriete/ 

 

 

C - Budget : le Royaume-Uni face à un mur fiscal

Pas moins de 100 propositions, la plupart alourdissant la fiscalité, ont fuité avant le projet de budget qui sera présenté le 26 novembre. Sur les marchés, le prix de la dette britannique est à la hausse.

Une équation politique différente de la France, mais un casse-tête fiscal qui s'en rapproche. A Londres, le gouvernement travailliste a beau être largement majoritaire à Westminster, il se trouve face à un surcroît de déficit à combler pour les prochaines années, principalement en raison d'un facteur technique. Suite à une erreur, le Bureau de responsabilité budgétaire (OBR) doit en effet réévaluer à la baisse sa prévision de productivité de l'économie britannique.

D'ici au 26 novembre, date de présentation du projet de budget, il faut donc chercher 20 à 30 milliards de livres supplémentaires pour respecter les engagements pris sur plusieurs années par l'équipe Starmer. Même si l'OBR peut se tromper à nouveau…

Flou stratégique

Autre point qui rappelle la France : derrière la discipline affichée par le gouvernement britannique se profile un flou stratégique similaire à celui de la France sur le retour à la croissance durable et à des comptes vraiment équilibrés ; flou que reflète la nervosité particulière des investisseurs sur la dette d'Etat britannique (le Gilt).

Comme l'explique François-Joseph Schichan, du bureau de conseil Flint Global, « ce sont deux pays qui angoissent également les marchés financiers, à la différence près que le Royaume-Uni a déjà connu son moment de réveil : une tempête à la suite du mini-budget de Liz Truss ».

L'autre ressemblance est que la majorité travailliste est devenue si fragile que le Premier ministre Keir Starmer est parfois jugé en sursis. « Je ne donne pas cher de ses chances de rester en place après les élections locales de mai prochain, qui seront un désastre, » poursuit François-Joseph Schichan.

Un point de vue de plus en plus partagé : l'aile gauche du parti est persuadée que c'est à son tour de conduire, depuis le 10 Downing Street, la majorité Labour aux Communes.

Nouvelles tensions sur le Gilt

Depuis ses revers sur les allocations chauffage aux retraités et une tentative infructueuse de baisser les aides à l'invalidité alors qu'un quart de la population active en touche, le gouvernement reste très discret côté réduction des dépenses - ce qui l'empêche d'ailleurs de tirer du crédit politique de ce côté-là. C'est donc à un véritable concours de hausses d'impôt qu'assistent le public et les entreprises britanniques depuis quelques semaines, au prix d'une incertitude pesant sur l'économie.

Quel est le but recherché en matière de politique fiscale ? Je n'en ai aucune idée.

Un expert interrogé par le « Times »

L'option la plus souvent évoquée était celle d'une hausse du taux de base d'impôt sur le revenu pour lever 6 milliards de livres. Ce serait la première fois depuis 50 ans et une rupture avec les promesses de campagne Labour. Mais la chancelière de l'Echiquier, Rachel Reeves, y aurait renoncé, selon la presse britannique, en raison d'un nouveau calcul communiqué in extremis au Trésor par l'OBR. Cela n'a pas empêché l'information de provoquer de nouvelles tensions sur le Gilt, passé à 4,58 % (14 points de base en plus) sur le 10 ans.

Une autre option, qui serait désormais privilégiée, est de geler les seuils déterminant les tranches d'impôts en fonction des revenus pour une année supplémentaire jusqu'à avril 2030, ce qui permettrait de discrètement lever 10 milliards. Ce serait un moyen de ne pas revenir sur les promesses de campagne.

Le secteur libéral dans le viseur du gouvernement

Le gouvernement vise ensuite des mesures plus ciblées. S'il exclut a priori un impôt sur la fortune, il réfléchit notamment à taxer davantage l'immobilier haut de gamme, par exemple en changeant le calcul des impôts locaux (council tax).

La chancelière avait également dans son viseur environ 190.000 professionnels du secteur libéral (avocats, comptables…) payés en tant qu'associés et donc moins taxés. Alors que cela risque de rendre le pays moins attractif et que ces professionnels sont bien placés pour optimiser leurs impôts, cette option, qui aurait pu rapporter 2 milliards, aurait été abandonnée, selon le « Financial Times » en fin de semaine.

Si une baisse de la TVA sur la facture énergétique et le déplafonnement d'allocations familiales après deux enfants dans un foyer sont à l'étude, Londres réfléchit par ailleurs à taxer les jeux d'argent pour un rendement estimé à 3 milliards. Mais les courses de chevaux auraient été exemptées.

Taxe sur les véhicules électriques

Londres pourrait par ailleurs taxer davantage les « surprofits » de son secteur bancaire après trois années de taux d'intérêt élevés. Mais ce serait au prix de la compétitivité de la City pour un rendement de 1 à 2 milliards incertain.

La liste ne s'arrête pas là. Paul Johnson, qui vient de quitter son poste de patron du groupe de réflexion Institute for fiscal studies (IFS), relève qu'il y aurait 100 propositions étudiées par Rachel Reeves, principalement des hausses d'impôts.

Ainsi un resserrement des dégrèvements d'impôt sur les sommes que les salariés demandent à leur employeur de mettre de côté pour eux (pour la retraite, un vélo électrique…) est à l'étude. De même qu'une taxe sur les dividendes ou sur les voitures électriques. Ces dernières donneraient lieu à une surtaxe de 250 livres en moyenne par an, contre 600 livres de taxe sur les carburants pour les voitures à essence.

Le secteur automobile, à qui a été fixée une transition à marche forcée vers l'électrique, a très mal réagi. Londres prévoit aussi de mieux rémunérer - jusqu'à plusieurs millions de livres - les lanceurs d'alerte qui dénoncent les stratégies d'évitement fiscal des entreprises, une incitation à l'américaine…

Pression immense sur Rachel Reeves

Le problème de cet inventaire à la Prévert pour trouver 20 ou 30 milliards rapidement est que les économistes n'en voient pour l'instant pas la cohérence. « Quel est le but recherché en matière de politique fiscale ? Je n'en ai aucune idée », dit Paul Johnson au « Times ».

Or, rappelle ce spécialiste, le code fiscal a besoin d'être réformé en profondeur, qu'il s'agisse de l'impôt sur la propriété immobilière, de la TVA, des tranches les plus élevées de l'impôt sur le revenu, de la fiscalité décourageante sur l'investissement, etc. La pression sur Rachel Reeves le 26 novembre est immense.

Nicolas Madelaine (Correspondant à Londres) Nicolas Madelaine

https://www.lesechos.fr/monde/europe/budget-le-royaume-uni-face-a-un-mur-fiscal-2198912

 


D - L'Europe vue en baisse en amont d'une semaine chargée

Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse lundi à l'ouverture, pour commencer une semaine qui sera marquée par la publication des données économiques américaines en retard et des résultats financiers, l'attention se concentrant sur les perspectives en matière de taux d'intérêt et sur l'issue du rallye effréné des valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA).

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,06% à l'ouverture.

Les contrats à terme signalent une baisse de 0,09% pour le Dax à Francfort, de 0,11% pour le FTSE à Londres et de 0,12% pour l'EuroStoxx 50.

La publication de données américaines majeure cette semaine sera le rapport sur l'emploi de septembre, retardé, qui sera dévoilé jeudi.

Ces chiffres pourraient être trop anciens pour être vraiment utiles car des enquêtes privées ont déjà signalé un ralentissement du marché du travail. Mais avec 19 interventions prévues cette semaine de la part de responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed), leur interprétation des données sera également scrutée de près.

Vendredi, le président de la Réserve fédérale de Kansas City, Jeffrey Schmid, et la présidente de la Réserve fédérale de Dallas, Lorie Logan, se sont montrés "hawkish" et ont émis des doutes quant à la nécessité de réduire les taux le mois prochain.

"On s'attend à ce que la faiblesse des données sur l'emploi et la hausse de l'inflation entraînent un équilibre des risques. Aucun de ces deux facteurs n'est bon pour le risque car la 'stagflation' fait son retour dans le vocabulaire", a affirmé Bob Savage, responsable de la stratégie macroéconomique des marchés chez BNY.

Un autre événement important pour les marchés cette semaine sera la publication des résultats de Nvidia, qui s'annonce comme un test pour la tendance haussière de l'IA.

LES VALEURS A SUIVRE : [L8N3WQ1RX]

A WALL STREET

Le S&P 500 et le Nasdaq ont rebondi vendredi à New York grâce à des achats à bon compte lors d'une séance volatile marquée par les doutes entourant l'intelligence artificielle et le scepticisme affiché par des responsables de la Réserve fédérale (Fed) sur la nécessité d'une baisse des taux le mois prochain.

Après avoir perdu plus de 1% en matinée, le S&P 500 a clôturé en lègère baisse de 0,05%, à 6.734,11 points, et le Nasdaq Composite en hausse de 0,13% à 22.900,59 points.

Le Nasdaq perd toutefois 0,45% sur la semaine.

Le Dow Jones a clôturé en nette baisse, plombé notamment par UnitedHealth (-3,2%) et Visa (-1,8%). L'indice des grandes valeurs industrielles a terminé sur un recul de 0,65% à 47.147,48 points.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a perdu 0,1% dans un marché agité, les actions liées au tourisme ayant dégringolé dans un contexte de tensions diplomatiques avec la Chine au sujet de Taïwan.

L'économie japonaise s'est par ailleurs contractée sur la période juillet-septembre, pour la première fois en six trimestres, alors que les exportations ont été plombées par les nouveaux droits de douane imposés par les Etats-Unis, selon les données publiées lundi par le gouvernement.

En Chine et à Hong Kong, les investisseurs se montrent aussi prudents face à l'intensification des tensions entre Pékin et Tokyo au cours du week-end et préférent sécuriser leurs bénéfices après la récente reprise.

L'indice composite de la Bourse de Shanghai recule de 0,58% et le CSI 300 des grandes capitalisations abandonne 0,84%.

La Bourse de Hong Kong abandonne 1,03%.

CHANGES/TAUX

Le dollar est en hausse, les investisseurs se préparant à la publication d'une série de données économiques américaines après la fin du "shutdown", dans l'espoir que celles-ci clarifient les perspectives de taux de la Fed en décembre.

Le billet vert gagne 0,13% face à un panier de devises de référence.

L'euro perd 0,17% à 1,1600 dollar.

Sur le marché obligataire, les rendements américains sont quasiment inchangés.

Le taux des Treasuries à dix ans abandonne 0,2 point de base à 4,1463%. Le deux ans recule de 0,8 point de base à 3,6059%.

PÉTROLE

Les prix du pétrole reculent, effaçant les gains enregistrés la semaine dernière, alors que les chargements ont repris au principal centre d'exportation russe de Novorossiisk après deux jours d'interruption dans ce port de la mer Noire qui avait été touché par une attaque ukrainienne.

Le Brent abandonne 0,9% à 63,81 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 1% à 59,49 dollars.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 17 NOVEMBRE

Mara Vilcu  

https://www.boursorama.com/bourse/actualites/l-europe-vue-en-baisse-en-amont-d-une-semaine-chargee-c105197e837551cb40716955fba76bfe 

 

 

 

 

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