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septembre 28, 2026

Pape Léon XIV, automne 2026 & Président Macron....... !

Léon XIV à Paris : La foule à l’Étoile, Macron face à sa propre phrase…

Le 25 septembre 2026, premier jour d’une visite de quatre jours, Léon XIV n’est pas venu départager les partis. Il est venu occuper un espace que le politique français nourrit trop peu : celui des idéaux. France 2 titre sans détour : « Le pape en France, une visite très politique. » À l’Élysée puis à l’Unesco, le souverain pontife a réaffirmé son opposition à l’aide médicale à mourir et appelé à encadrer l’intelligence artificielle. Dans les rues, la papamobile a traversé 2,5 kilomètres de ferveur. À Notre-Dame, il a dit que « le cœur d’un peuple bat dans ce lieu ». Au Stade de France, près de 80 000 jeunes de 17 à 35 ans l’attendaient. Macron l’a reçu au palais ; il a fait savoir qu’il n’assisterait pas, le lendemain, à la messe en plein air, où il se ferait représenter par le Premier ministre et Brigitte Macron. Nicolas Sarkozy, lui, a déclaré que, président, il y serait allé. Pourtant, lorsqu’il était président en 2008, il n’avait pas assisté à la messe de Benoît XVI aux Invalides.

Le contraste dessine le propos. L’État offre le protocole, la sécurité, un huis clos de quinze minutes. Le pape offre une parole sur la vie, la machine, la guerre et la laïcité. Quand le politique administre encore et console rarement, la chaire parle à ceux qui, comme Natasha St-Pier le dit au JDD, ont besoin « d’une parole bienveillante, d’un regard bon, d’une pointe d’espoir » dans un monde « de plus en plus informatisé et de moins en moins humain ». La foule des rues le dit autrement : « Il faut le rencontrer à tout prix une fois. » Ce n’est pas un slogan de diocèse. C’est le symptôme d’un pays où l’éloquence publique s’est tarie, où les camps occupent l’espace que les idéaux ont quitté, et où une partie de la jeunesse — y compris des nouveaux convertis, des revenants et des curieux — cherche un langage qui ne soit ni le marketing identitaire ni l’abandon gêné des institutions.

Sur les réseaux, la séquence de l’Élysée a été aussitôt déformée. Un carton viral, massivement repris, titre : « Macron s’est fait remettre à sa place par le pape Léon devant tout le monde. » Le bandeau fait dire au pontife, « sans hausser le ton » : « Un président qui fait semblant de se désintéresser de l’Église et des catholiques manque à son devoir. » Le mot à mot du Vatican est autre. Léon XIV a cité les paroles de Macron aux évêques de France en 2018 : « une Église prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation ; et qu’un Président de la République prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir. » Puis la prière pour « votre belle Nation ». Le « fait semblant », le « devant tout le monde », la « remise à sa place » sont un montage interprétatif, pas le discours. L’écart n’est pas anodin : le fake transforme une citation réciproque en humiliation unilatérale. Il n’empêche pas d’analyser pourquoi le montage a pris : en 2026, le même président s’absente de la messe de masse. La phrase de 2018, rendue par le pape, sonne alors comme un boomerang — sans que Léon XIV ait eu besoin de forcer le trait.

Les images aériennes du lendemain montrent, elles, un fait. Une foule immense est partie de la place de la Concorde, a rempli les Champs-Élysées et a débordé jusqu’à l’Étoile et l’avenue de la Grande-Armée. Le Vatican l’estime à environ 800 000 personnes, après une première estimation de 700 000. Ce n’est pas seulement un succès logistique. C’est le retour, en plein air, d’une évidence que le débat public s’est employé, des années durant, à relativiser : la France ne s’est pas seulement administrée comme République ; elle s’est aussi formée dans une matrice chrétienne — liturgie, calendrier, hôpitaux, écoles, droits de la personne repris et sécularisés. Minimiser cette généalogie n’efface pas la foule. Cela la rend illisible aux yeux de ceux qui gouvernent encore comme si le pays n’avait plus de fond.

Une journée d’État et de foule : Orly, l’Élysée, l’Unesco, Notre-Dame, Saint-Denis

L’avion s’est posé à Orly un peu avant 10 heures. Le couple présidentiel attendait sur le tarmac. Des fidèles tenaient une banderole « Welcome in France ». Sur les t-shirts, le Vatican avait fait imprimer la devise du voyage, tirée de l’Évangile : « Pour que le monde ait la vie ». France 2 le note : la formule célèbre la vie abondante ; elle est aussi une référence à l’opposition de l’Église à la loi sur la fin de vie.

À l’Élysée, Garde républicaine, entretien à huis clos avec Emmanuel Macron, puis discours aux autorités, au corps diplomatique et à la société civile. « La France est très souvent au cœur de la prière du pape », a-t-il dit en préambule. Origines familiales « normandes et béarnaises ». Paris, « ville lumière », phare « culturel, artistique et spirituel ». Trois fois, la devise. Face aux « bruits de bottes » et aux « crises multiformes », vocation française : « artisan infatigable de paix et de multilatéralisme », « au sein de notre chère Europe ».

L’après-midi, passage à la nonciature, puis l’Unesco et Khaled El-Enany : discours sur l’intelligence artificielle. Vers 16 h 30, la papamobile — Notre-Dame-des-Champs, Port-Royal, boulevard Saint-Michel, parvis de Notre-Dame. Quarante minutes, haute sécurité, foule. Première entrée du pontificat sous les ogives. Mgr Laurent Ulrich. Reliques de la Sainte-Croix et de la couronne d’épines, ramenées d’Orient par saint Louis. Vêpres devant près de 8 000 clercs, religieuses et séminaristes. Puis le Stade de France, veillée vers 18 h 30. Nuit à la nonciature, avenue du Président-Wilson, saluts à la fenêtre.

Le calendrier n’est pas un ornement. Il dit la stratégie : d’abord l’État, ensuite l’institution mondiale de la culture et de la science, ensuite le peuple dans la rue, ensuite le clergé dans la pierre reconstruite, enfin la jeunesse dans l’enceinte sportive. Un pape « offensif, qui entend rassembler, mais aussi affirmer ses convictions », écrit France 2. La communication, disent les envoyés depuis Rome, est « parfaitement maîtrisée ».

La maîtrise n’explique pas à elle seule ce que les caméras ont filmé. La déambulation n’était pas une parenthèse folklorique entre deux discours. C’était le premier grand défilé pontifical de Léon XIV dans la capitale, une messe de fait avant la messe. Des milliers de visages le long des boulevards — quelque 300 000 personnes selon l’estimation des autorités locales reprise par le Vatican —, des téléphones levés, des silences soudains, des acclamations. France 2 parle de « ferveur des fidèles ». Le mot est faible si l’on compare à l’ordinaire des cortèges officiels parisiens, trop souvent escortés par l’indifférence ou la contestation. Ici, la rue n’a pas demandé un programme. Elle a demandé une présence. La messe collective du lendemain — celle dont le chef de l’État s’absente — devait donner à cette ferveur sa forme liturgique, en plein air, au cœur symbolique de la République. Les clichés pris du ciel montrent une place saturée, un parvis blanc de têtes, les Champs-Élysées comme une nef à ciel ouvert. Le pouvoir politique offre le périmètre de sécurité. Le pouvoir d’éloquence, ce jour-là, n’était pas à l’Élysée.

Consolation sociologique : Notre-Dame, Cassin, et le recul du politique

À l’Élysée, Léon XIV a salué la restauration de Notre-Dame : l’attention de Macron, les institutions publiques et privées, un savoir-faire « synonyme d’excellence », « tous les artisans et corps de métiers ». La réouverture n’est pas seulement « le couronnement d’une prouesse technique ». C’est « le symbole d’une espérance retrouvée, la preuve que ce que l’on croyait détruit à jamais peut renaître grâce à la collaboration de chacun, et le témoignage d’une unité réalisée dans l’effort commun ».

Le soir, sous les voûtes, l’homélie a donné à la métaphore son poids charnel. « J’ai souhaité vous rencontrer dans ce lieu symbolique. C’est une joie pour moi d’en avoir franchi le seuil. » « Sept années se sont écoulées depuis que le monde entier a retenu son souffle devant la cathédrale incendiée. À l’époque nous avions levé les yeux, déconcertés. Nous avons pris conscience en cette heure dramatique que Notre-Dame est plus qu’un monument. Aujourd’hui la splendeur du résultat révèle que le cœur d’un peuple bat dans ce lieu, que nous sommes au centre vital d’une civilisation. »

Sociologiquement, le geste est limpide. Un édifice brûlé, une société fracturée, un travail collectif qui défait le récit de l’irréparable. Ce n’est pas un miracle administratif. C’est une pédagogie de l’effort commun — précisément ce que les cycles électoraux et les niches parlementaires peinent à incarner. Le pape invite les acteurs politiques, sociaux et religieux à s’en inspirer pour « un nouvel élan […] dans un esprit d’unité, avec la force d’une vivante espérance ».

Il a nommé René Cassin et la Déclaration universelle, proclamée à Paris. Liberté, égalité, fraternité « ne sont pas de simples mots gravés sur les frontons » : ce sont des « exigences éthiques universelles » qui trouvent aussi dans l’Évangile « une source inépuisable ». Jean-Paul II : « pierre milliaire sur le chemin du progrès moral de l’humanité ». Toute menace contre les droits, biens matériels ou spirituels, « est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ».

Consoler, ici, ce n’est pas endormir. C’est rappeler qu’une nation qui a donné au monde le langage des droits ne peut les traiter comme un décor — ni comme un stock de prestations.

Or c’est précisément ce traitement-là qui définit, depuis une génération, une certaine surdité française. Non pas une infirmité : une surdité organisée. Le sommet de l’État entend encore les flux — croissance, sondages, sécurité du cortège, représentation protocolaire. Il n’entend plus, ou feint de n’entendre plus, ce qui n’entre pas dans la grille : le besoin d’un récit, d’une filiation, d’une limite posée à la technique et à la mort administrée. On a appelé cela la modernité. On a souvent obtenu l’abandon. Abandon des idées au profit des éléments de langage. Abandon des valeurs au profit des procédures. Abandon du politique, au sens noble — dire ensemble ce qui vaut la peine d’être défendu — au profit de la gestion. La République continue d’imprimer devise et frontons. Elle hésite à les habiter. Quand 800 000 personnes remplissent l’axe Concorde–Étoile, ce n’est pas « le retour du cléricalisme ». C’est le pays qui parle une langue que le Palais a désapprise.

Natasha St-Pier chante « Pour que le monde ait la vie » avec Grégory Turpin devant 80 000 jeunes, puis à Lourdes. Elle formule le besoin social que le discours pontifical rencontre : « On vit dans un monde qui n’est pas facile […]. Il reste peut-être cet endroit, notre spiritualité, qui, elle, ne peut pas devenir digitale. » Dix-huit ans après Benoît XVI à Paris. La foule des rues dit autre chose que les sondages : « Il faut le rencontrer à tout prix une fois. »

Cette phrase éclaire le Stade de France mieux que les communiqués. Quatre-vingt mille jeunes de 17 à 35 ans dans une enceinte conçue pour le spectacle sportif : ce n’est pas le catholicisme sociologique des années 1960, hérité et tiède. C’est une jeunesse mixte — pratiquants, nouveaux convertis, baptisés tardifs, agnostiques en quête, enfants d’une France où l’école et la culture ont trop souvent remplacé la transmission par le soupçon, le récit national par la repentance permanente, le bien commun par les assignations identitaires. Le wokisme, comme grille, a promis l’émancipation et produit souvent la fatigue : chacun sommé de se classer, rarement invité à s’élever. Léon XIV ne prononce pas le mot. Il en désarme la logique. Il parle de personne, non de camp ; de dignité sacrée, non de statut ; de dialogue des consciences, non d’uniformité morale. Au Stade de France comme à l’Étoile, l’éloquence redevient un pouvoir : non celui de gouverner, celui de nommer ce qui manque — précisément ce que le politique, en recul, ne nomme plus.

Le recul n’est pas seulement électoral. Il est anthropologique. Une société qui ne sait plus dire pourquoi la vie mérite d’être protégée jusqu’au bout, pourquoi la machine ne doit pas devenir un maître, pourquoi la guerre n’est pas une destinée, laisse un vide. Ce vide attire les camps, les réseaux, les fakes, et parfois un pape. L’élan des Champs-Élysées n’efface pas les menaces — sociales, géopolitiques, morales — que le pays sent peser. Il montre qu’une part de la population refuse de les affronter sans boussole. L’espoir n’est pas un sondage. C’est le fait qu’un axe entier de la capitale puisse encore se remplir pour autre chose qu’une finale ou une colère.


Le politique que l’Élysée n’écrit plus seul : fin de vie, machines, laïcité, armes

France 2 a raison sur le calendrier. Deux mois après l’adoption définitive de la loi créant un droit à « l’aide à mourir », Léon XIV dénonce, à l’Élysée, les dérives qui transforment science et technologie en entreprises lucratives favorisant « les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée ». « Je réaffirme avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. » Même martèlement à l’Unesco, organisation des Nations unies. Ce n’est pas une parenthèse spirituelle. C’est une contestation frontale d’un vote parlementaire, prononcée dans la maison du président de la République — là où le politique a tranché et où il refuse désormais d’entendre la contestation sous forme liturgique.

Le « paradis des machines » prolonge le diagnostic. Encyclique Magnifica Humanitas, mai 2026. Le progrès technique a amélioré les conditions de vie ; chaque étape révèle « la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien ». Bernanos : risque que l’obéissance aveugle et l’irresponsabilité deviennent maîtres du « Paradis des Machines ». La France, elle, avait formé des siècles durant « des hommes libres, pleinement responsables de leurs actes ». Urgence : « replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion » pour « ne pas perdre notre humanité au milieu du “paradis de machines” qui envahissent et conditionnent notre quotidien ». Discernement éthique. Liberté intérieure. Dignité sacrée.

À l’Unesco, le registre devient opérationnel. Le pape prononce ce passage en anglais ; France 2 en retient : « Je voudrais attirer l’attention sur les défis qui surgissent dans le vaste champ de la technologie. Nos efforts dans ce domaine doivent garantir que les nouvelles technologies demeurent au service de la personne humaine, au lieu de devenir un instrument supplémentaire de domination et d’injustice. » À l’Élysée, le matin même, il avait posé le cadre. Une société « authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires » ; il reprenait là sa propre formule du discours au corps diplomatique du 9 janvier 2026. Dialogue « urgent » entre appartenances culturelles et religieuses. La science et la technologie, lorsqu’elles « ne sont pas éclairées par la conscience », proposent des solutions immédiates qui « peuvent gravement les détourner du bien ». Entreprises lucratives : manipulations génétiques, GPA, achat d’organes, « mort programmée ».

Vincent de Paul, le XVIIᵉ siècle caritatif, les soignants : « école d’humanité ». Accueillir la vie sans condition. « Défendre avec courage et compassion ceux qui n’ont pas de voix. » Le politique promet le soin comme prestation. Le pape le replace comme vocation. Là où l’État gère des flux, l’Église, dans son récit, « se [fait] le visage vivant de la tendresse et de la compassion de Dieu ».

Sur la laïcité, il refuse le piège que Sarkozy, le matin même à la télévision, a rappelé à sa manière. L’ancien président : « chrétien de naissance », « de culture », « de croyance » — « trois raisons d’être à la messe du pape ». Macron absent de la messe de masse : décision « très personnelle ». « Certains disent “au nom de la laïcité, on ne doit pas y aller”, ça n’a aucun sens. La laïcité, ce n’est pas une interdiction. La laïcité, c’est un droit. Le droit de croire ou de ne pas croire. » « Si j’avais été président de la République, j’aurais assisté à la messe du pape. » Il a lui-même rappelé qu’Emmanuel Macron avait assisté, en 2023, à la messe du pape François au Vélodrome de Marseille. Absent des Invalides en 2008, Sarkozy était cette fois à la Concorde.

Léon XIV, à l’Élysée, dit presque la même chose dans la langue de Rome. L’engagement au service d’autrui est « l’expression de la juste laïcité de la Cité terrestre ». « Le chrétien impliqué dans la vie publique […] ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie. » « La véritable laïcité n’exclut pas la dimension religieuse, mais sait au contraire en tirer parti comme d’une ressource éducative. » L’école catholique « a toute sa place ». La juste laïcité ne consiste pas à « exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation », mais à faire dialoguer État et Église « au service du bien commun, pour que le monde ait la vie ». Instance de dialogue Saint-Siège–Église de France–gouvernement. Vatican II : saine coopération.

Puis la citation de 2018, rendue à son auteur. Pas un clash inventé. Un miroir. Le président de 2018 théorise encore le devoir d’attention aux catholiques. Le président de 2026 s’absente de la messe — et, selon l’Élysée, de tout temps religieux de la visite. Deux mois après la loi sur l’aide à mourir. Au moment où la foule déborde jusqu’à l’Étoile. Le fake viral (« fait semblant », « remise à sa place ») surinterprète ; il révèle aussi une attente : une fraction du pays voulait entendre un rappel, et l’a fabriqué quand le texte officiel lui semblait trop courtois. Souhaiter prier pour « votre belle Nation » n’est ni une caresse ni une gifle. C’est la clôture liturgique d’un rappel civique que Macron avait lui-même formulé. La surdité consiste ici à traiter ce rappel comme une affaire privée, alors que 800 000 personnes en ont fait une affaire publique.

Le Moyen-Orient et la guerre ferment le discours de puissance. Aide à l’Église en Détresse, Œuvre d’Orient, Fonds pour les écoles d’Orient depuis 2021 : plus de 260 établissements, sept universités au Liban, Bethléem. « Nous ne pouvons pas rester indifférents devant de telles souffrances qui blessent la dignité humaine et crient justice à Dieu. » Civilisation de l’amour. Jean XXIII : arrêter la course aux armements, réduire parallèlement, proscrire l’atome, contrôler. Conviction « erronée » que l’arme nucléaire est « un gage de sécurité ». « La paix n’est pas un équilibre des forces, elle se construit chaque jour par le dialogue et la justice. » « Je vous exhorte donc à ne jamais vous résigner à la perspective d’une guerre en la considérant comme “inévitable”. » Paix « désarmée et désarmante ». La France, « dans la fidélité à ses valeurs », doit « creuser le sillon ».

La phrase tombe dans un monde où pèse encore la guerre lancée fin février par Washington et Israël contre l’Iran, où les alliés européens résistent à l’implication directe. C’est aussi un monde où le même Léon XIV a été qualifié, en avril, de « terrible » en politique étrangère par Donald Trump. Le pape ne nomme pas ce conflit-là à l’Élysée. Il nomme le principe. C’est assez pour que la visite soit politique sans être partisane.

L’éloquence, ici, n’est pas un ornement. C’est un acte de souveraineté symbolique. Pendant que le débat français s’épuise en lignes de fracture — fin de vie, identité, école, frontières — le pape reconstitue une grammaire : la personne avant le dispositif, le bien commun avant le camp, la paix avant l’équilibre de la peur. Il ne gagne pas une élection. Il rappelle qu’une nation peut encore être parlée autrement qu’en parts de marché électoral. La ferveur des boulevards, du Stade de France et de l’Étoile n’est pas la preuve d’un raz-de-marée confessionnel. Elle est la preuve d’une soif. Une jeunesse que l’on a trop souvent formée à déconstruire plutôt qu’à habiter cherche, fût-ce une soirée, un lieu qui « ne peut pas devenir digital ». Les nouveaux convertis n’y sont pas une statistique officielle du jour ; ils sont le signe que la transmission, ailleurs en panne, reprend parfois par le bas — par la rue, par le stade, par une homélie, par une place saturée vue du ciel — lorsque le haut de l’État choisit le huis clos et s’épargne la messe.



Léon XIV n’est pas venu gouverner la France. Il est venu dire ce que le calendrier parlementaire, deux mois après une loi de fin de vie, et le calendrier diplomatique, au milieu des « bruits de bottes », nourrissent trop peu. Un peuple blessé a besoin d’une image de renaissance (Notre-Dame, « cœur d’un peuple »), d’un langage de dignité (Cassin) et d’un garde-fou contre la machine (Bernanos, Unesco). Il a besoin d’un soin qui n’est pas un marché (Vincent de Paul), d’une laïcité qui n’expulse pas la conscience (contre l’absence à la messe autant que contre le cléricalisme), et d’une paix qui n’est pas un équilibre de terreur.

Le message sociologique est celui-ci. Les institutions civiles gèrent encore les flux — hôpitaux, écoles, frontières, lois, dispositifs de sécurité autour du cortège. Elles peinent à dire pourquoi vivre ensemble. C’est cela, l’abandon : non la disparition de l’État, mais le recul du politique comme producteur d’idéaux. Une partie du pays, et surtout de sa jeunesse, a cessé d’attendre cette phrase du Palais. Elle l’a cherchée dans un défilé de 2,5 kilomètres, dans une cathédrale relevée, dans une veillée de 80 000 âmes à Saint-Denis, dans une messe de masse dont les vues aériennes montrent l’Étoile comme une assemblée. Les réseaux ont fabriqué un président « remis à sa place ». Le Vatican a rendu à ce président sa phrase de 2018. Il ne faut pas confondre les deux. Il faut voir ce qui les relie : l’indifférence perçue aux catholiques n’est plus, pour une fraction du pays, un détail de laïcité ; elle est lue comme un manquement — et, plus largement, comme la preuve que le sommet n’entend plus le fond. Le pape a reparlé le « pour que le monde ait la vie » comme un idéal que la République a gravé et qu’elle n’incarne plus seule. On pourra lui objecter le dogme, la bioéthique, le nucléaire. On ne pourra pas dire qu’il a parlé dans le vide. Il a parlé dans le creux laissé par une politique qui offre encore le tarmac et refuse parfois la messe — et qui console rarement. La foule, elle, n’a pas demandé la permission. Elle a rempli la place. Malgré les menaces. Parce que l’espoir, ici, n’était plus dans le communiqué : il était dans l’axe.

 

Angélique Bouchard 

Diplômée de la Business School de La Rochelle (Excelia - Bachelor Communication et Stratégies Digitales) et du CELSA - Sorbonne Université, Angélique Bouchard, 25 ans, est titulaire d’un Master 2 de recherche, spécialisation « Géopolitique des médias ». Elle est journaliste indépendante et travaille pour de nombreux médias. Elle est en charge des grands entretiens pour Le Dialogue.

 https://lediplomate.media/leon-xiv-paris-foule-etoile-macron/





À Metz, Emmanuel Macron s’est permis d'arriver en retard et de faire attendre le Pape avant de prendre une nouvelle leçon de philosophie politique sur la guerre, la paix et l’Europe.
 
Notre président pervers narcissique manipulateur a cessé spontanément de bouder pour venir instrumentaliser honteusement cette visite du Pape à Metz, sur une terre de frontières, de blessures et de cicatrices, là où nous savons du fait de l’histoire, après trop de sang versé, que la paix et la réconciliation ne doivent pas être de vains mots, que ça doit être un choix à un moment donné, et du courage.
 
Emmanuel Macron est donc venu à Metz pour nous revendre son discours politique euro-fanatique et répugnant avec son Europe fédérale, technocratique, distante, autoritariste, liberticide, progressiste, immigrationniste, belliciste et ruineuse. 
 
L’Europe d’Emmanuel Macron, de Gabriel Attal et d'Édouard Philippe, c’est une Europe sans frontières, sans valeurs, qui ne défend plus notre civilisation et qui brûle norte argent pour servir des causes lointaines et des intérêts étrangers avec notre argent. 
 
Le pape a appelé à arrêter la guerre en Ukraine immédiatement car elle est un « MASSACRE INUTILE » ! Il a souligné que la Paix en Ukraine exigeait un dialogue patient, des sacrifices et des renoncements, sous entendant, notamment, que le régime corrompu de Kiev devait apprendre à accepter sa défaite. 
 
Léon XIV a encore parlé des racines chrétiennes de l’Europe, sans arrogance, comme un héritage qu’on n’a pas le droit d’oublier. 
 
Enfin, plutôt que de parler de "souveraineté européenne" (qui n’a pas de réalité politique et juridique), le Pape a évoqué notre bonne et nécessaire souveraineté nationale. 
 
Ça fait davantage de bien d'entendre le Pape rassurant qu’Emmanuel Macron, angoissant. Notre président ne va rien régler d’ici demain, bien sûr, car il doit se nourrir du chaos (comme devant nos Lycées). 
 
Mais le positionnement du Pape replace les choses à leur juste place et surtout à l’endroit : la paix ne tombe pas du ciel toute faite. Elle se décide. Elle se prépare. Elle se discute. Elle se négocie. Et, tôt ou tard, elle se signe. 

Yann Bizien 

 
 
21 Septembre 2026 , à quelques jours de l'arrivée du saint Père Léon XIV en France , l'Elysée annonce que le président Macron n'assistera pas aux messes du pape Léon XIV 
 
24 Septembre 2026 , le stade de France accueille 80 000 pèlerins dans un spectacle d'une beauté fracassante mêlant , religion , croyance , histoire et allégresse .
 
25 Septembre 2026 , 1 million de personnes s'amassent place de l'étoile , le long des 2 km des Champs Elysées et place de la Concorde , pour une messe pontificale qui surpris le saint père lui même .
 
27 Septembre 2026 , 150 000 pèlerins valides et en position de handicap , accueillent le pape Léon XIV pour une messe à la grotte de Massabielle à Lourdes . 
 
28 Septembre 2026 , près de 100 000 personnes accueillent le pape Léon XIV pour une rencontre et une messe à Metz , carrefour des religions . 
 
28 Septembre 2026 , à la vue de l'ampleur de l'accueil des chrétiens français réservé à leur saint père Léon XIV et le retentissement sociétal de la visite papale , Emmanuel Macron annonce qu'il se rendra à Metz , assistera à la messe papale en la cathédrale de Metz 
 
Le dernier miracle de la visite papale aura été de faire comprendre à un pseudo président français , que les dix dernières années de la France , les 10 années de sa présidence , n'auront servi à rien , dix en de perdus , 10 ans qui ne feront pas une ligne dans l'histoire de France , 10 années de négation de l'esprit français ......
 
28 Septembre 2026 , le jour où un pseudo président de la république française se rendit compte qu'il porte des habits bien trop grands pour sa petite personne ......

 


 

Léon XIV en France : les messages du pape mettent Emmanuel Macron face à un débat sur la paix et l’Europe

 

La visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, s’est achevée lundi soir après quatre journées particulièrement denses à Paris, Lourdes et Metz. Présenté par certains commentateurs comme un épisode difficile pour Emmanuel Macron, ce déplacement a surtout fait émerger plusieurs débats sensibles autour de la place du christianisme, de l’identité française, de la paix et de l’avenir européen.

Le président de la République a accueilli le pape au palais de l’Élysée le 25 septembre. Les deux hommes ont échangé sur les relations entre la France et le Saint-Siège ainsi que sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la guerre en Ukraine, la situation au Proche-Orient, les partenariats avec l’Afrique, le climat et l’intelligence artificielle. L’Élysée a également insisté sur une volonté commune de travailler en faveur de la paix et du dialogue.

La séquence parisienne a toutefois donné lieu à une configuration institutionnelle particulière. Emmanuel Macron n’était pas présent à la messe célébrée place de la Concorde le 26 septembre. Il était représenté par son épouse, Brigitte Macron, aux côtés notamment du Premier ministre Sébastien Lecornu. La cérémonie a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes venues assister à la messe présidée par Léon XIV.

Cette absence a rapidement nourri les commentaires politiques. Pour certains observateurs critiques du chef de l’État, elle symboliserait une distance entre Emmanuel Macron et la dimension religieuse de la visite. Il faut toutefois rappeler qu’il s’agit d’une interprétation politique et non d’une conclusion établie sur les intentions du président. 

La mobilisation populaire a, elle, constitué l’un des éléments les plus visibles du déplacement. Dès le vendredi soir, environ 80 000 jeunes étaient réunis au Stade de France pour une veillée avec le pape. Léon XIV leur a parlé de foi, de vocation, de fraternité et d’espérance, en insistant notamment sur le fait que le combat chrétien ne devait pas être compris comme un affrontement contre les autres.

Le lendemain, place de la Concorde, la messe a attiré une foule considérable. Dans son homélie, le pape a notamment appelé les catholiques français à retrouver un horizon d’espérance et à contribuer à une société renouvelée à partir de ses racines spirituelles. 

Cette dimension française du discours pontifical occupe une place importante dans la lecture proposée par la vidéo à l’origine de cet article. Son auteur estime que Léon XIV aurait mis particulièrement en valeur l’histoire, la culture et les racines chrétiennes de la France, en contraste avec ce qu’il considère comme la politique menée depuis plusieurs années par Emmanuel Macron.

Sur ce point, le voyage comportait effectivement une forte dimension historique et culturelle. Le programme officiel prévoyait notamment Notre-Dame, l’UNESCO, le Stade de France, Lourdes et enfin Metz, ville associée à la mémoire de Robert Schuman et à l’histoire de la construction européenne.

 À Notre-Dame, Léon XIV a présenté la cathédrale comme davantage qu’un simple monument. Il a établi un parallèle entre sa reconstruction après l’incendie de 2019 et la capacité de l’Église française à se renouveler. Devant les responsables religieux réunis dans la cathédrale, il a appelé à une Église « vivante, multiforme et proche », capable de transmettre son héritage tout en regardant vers l’avenir.

 Mais c’est surtout la question de la paix qui a pris une place centrale dans les déclarations du pape. Dès son arrivée en France, Léon XIV avait présenté son déplacement comme une occasion de porter un message de paix. Le thème a ensuite traversé ses différentes interventions, jusqu’à la dernière journée à Metz. 

À Metz, ce message est devenu particulièrement explicite. Lors de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », Léon XIV a appelé les responsables politiques à privilégier le dialogue et la négociation. Il a également invité à être prêts à « sacrifier certaines positions pour le bien supérieur » de la paix.

Le pape a par ailleurs mis en garde contre une vision selon laquelle l’augmentation des dépenses militaires constituerait à elle seule une réponse suffisante aux menaces internationales. Son discours évoquait la nécessité d’« efforts créatifs » pour construire la paix et soulignait les limites d’une logique reposant uniquement sur le réarmement. 

Ces propos peuvent naturellement être lus à travers le contexte européen actuel, notamment la guerre en Ukraine et les débats sur la défense européenne. Mais ils ne constituent pas, en eux-mêmes, une attaque directe contre Emmanuel Macron. Le président français défendait lui aussi à Metz une Europe capable d’agir, de renforcer sa souveraineté et de garantir sa sécurité.

Dans son propre discours, Emmanuel Macron a justement insisté sur une Europe « puissance de paix, d’indépendance et de démocratie ». Il a évoqué l’héritage de Robert Schuman, Alcide De Gasperi et Konrad Adenauer et défendu l’idée d’une Europe souveraine et démocratique. 

La rencontre de Metz montre donc davantage une différence de priorité et de formulation qu’un affrontement ouvert entre le pape et le président français. Léon XIV a placé l’accent sur la négociation, le dialogue et la paix, tandis qu’Emmanuel Macron a davantage insisté sur la souveraineté, la sécurité et la capacité d’action européenne.

La vidéo dont est issu le transcript présente pourtant cette séquence comme un désaveu politique du chef de l’État. Son auteur estime notamment que le pape aurait refusé de s’inscrire dans une vision strictement européenne attendue par Emmanuel Macron. Cette interprétation doit être distinguée du contenu réel des discours. 

Un autre élément avancé dans la vidéo concerne la présence des dirigeants européens à Metz. L’événement avait bien été conçu avec une dimension européenne et s’est tenu au Centre des Congrès Robert Schuman, en présence de représentants politiques européens. Le pape y a ensuite prononcé un discours consacré aux racines de l’Europe, à la paix et à l’unité.

Le point culminant de la journée a finalement été la messe célébrée dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz. Contrairement à ce qui avait été prévu initialement, Emmanuel Macron a finalement décidé d’y assister. Le protocole a été modifié dans la nuit afin de permettre sa présence aux côtés du pape.

Ce changement est intéressant car il nuance également le récit d’un président totalement tenu à distance pendant la visite. Emmanuel Macron a finalement accompagné Léon XIV jusqu’à la fin de son séjour. À l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, les deux hommes ont encore eu un entretien privé d’environ trente minutes avant la cérémonie officielle de départ.

Le pape a quitté la France lundi soir après quatre jours de rencontres, de célébrations religieuses et de discussions consacrées à des questions françaises mais aussi internationales. Son voyage aura donc mêlé religion, culture, jeunesse, politique internationale, Europe et paix. 

Pour les soutiens du mouvement Les Patriotes, cette visite constitue néanmoins une occasion de défendre une certaine conception de la France. Dans la vidéo, son auteur parle d’une « France heureuse », attachée à son histoire et à sa souveraineté, et oppose cette vision à la politique européenne et gouvernementale actuelle.

Cette lecture relève du positionnement politique de l’auteur et ne peut pas être confondue avec le message officiel du Vatican. Léon XIV n’a pas appelé les Français à soutenir un parti ou un mouvement politique français. Ses interventions ont plutôt porté sur la foi, la paix, la dignité humaine, le dialogue et les responsabilités des sociétés européennes. 

La visite aura néanmoins produit une séquence politique particulièrement visible. L’ampleur des rassemblements, les discours sur les racines chrétiennes de la France, l’absence de Macron à la messe de la Concorde, puis son retour à Metz et les appels du pape à la négociation ont alimenté de nombreuses interprétations.

Au terme de ce déplacement, le principal contraste n’est donc peut-être pas celui d’une confrontation personnelle entre Emmanuel Macron et Léon XIV, mais celui entre deux registres de discours. D’un côté, un président qui insiste sur la construction européenne, la souveraineté et la sécurité collective. De l’autre, un pape qui place au centre de son message la paix, le dialogue, la réconciliation et la recherche d’un bien commun dépassant les rapports de force.

C’est précisément cette différence qui pourrait continuer à nourrir le débat français et européen dans les prochaines semaines. La visite de Léon XIV est terminée, mais les questions qu’elle a soulevées sur les racines de la France, la place du christianisme, l’avenir de l’Europe et la manière de rechercher la paix restent, elles, pleinement ouvertes.

 https://telex.danhngon.pro/blog/leon-xiv-en-france-les-messages-du-pape-mettent-emmanuel-macron-face-a-un-debat-sur-la-paix-et-leurope-mycay?

septembre 21, 2025

"En Russie, des millions d'opposants se taisent parce qu'ils ont peur"

Un documentaire donne la parole aux voix qui osent défier Vladimir Poutine

Ce film, diffusé dimanche 21/09/25 à 21h05 sur France 5, dévoile des images inédites des prisons russes. Manon Loizeau explique à franceinfo comment elle l'a conçu hors de Russie, notamment grâce aux images tournées sur place par sa coréalisatrice. 

 


 

"Des traîtres à la nation". Voilà comment Vladimir Poutine qualifie les voix dissidentes dans son pays. Soucieux de donner l'image d'une Russie forte et unie, il durcit la répression envers les opposants politiques, traqués et emprisonnés, mais mis en lumière dans le documentaire "Politzek, les voix qui défient le Kremlin". Diffusé dimanche 21 septembre sur France 5, à 21h05, le film de Manon Loizeau et Ekaterina Mamontova s'immerge dans la vie de quatre femmes dont les proches ont été condamnés à de longues peines. Il décrit l'implacable machine répressive au service du Kremlin et dévoile des images inédites de l'intérieur des geôles russes. Manon Loizeau revient pour franceinfo sur l'élaboration de ce film.

Franceinfo : Pourquoi n'avez-vous pas pu vous rendre en Russie pour tourner votre film ?

Manon Loizeau : J'ai vécu 10 ans en Russie, de 1994 à 2004. Lorsque Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir en 2000, j'ai commencé à réaliser des films sur les assassinats politiques, dont celui d'Anna Politkovskaïa, qui était une amie. Mais aussi sur les empoisonnements au polonium, sur la Tchétchénie et sur les crimes de guerre commis en Ukraine. Les autorités russes n'ont évidemment jamais apprécié mes films. Je suis donc connue du FSB, les services secrets russes. Je ne peux plus y retourner en Russie, même si elle reste mon pays de cœur. Lorsque nous avons appris l'arrestation d'Evan Gershkovich, le correspondant du Wall Street Journal à Moscou, condamné à 16 ans de prison pour espionnage, je me suis dit que retourner en Russie était devenu bien trop dangereux. Même si ce journaliste a été libéré depuis.

Comment avez-vous pu réaliser votre documentaire à distance ?

C'était la question : comment tourner un film de l'intérieur sans être sur place ? J'ai actionné toutes les personnes que je connaissais là-bas et j'ai été mise en contact, au bout de quelques mois, avec une jeune réalisatrice, Ekaterina Mamontova. Elle réalisait déjà des films, sous un pseudo, pour dénoncer le régime, mais ce qui était très important pour moi, c'est qu'elle avait l'intention de quitter la Russie avant même que nous décidions de travailler ensemble, car je ne voulais pas que ce film soit la raison de son exil. Elle a donc filmé une dernière fois son pays avant de le quitter. 

 


 

Que souhaitiez-vous raconter sur cette Russie ? 

Je souhaitais faire un film autour de ces milliers de Russes jetés en prison parce qu'ils sont contre la guerre en Ukraine. Ce qui a vraiment déclenché le projet a été d'une part l'arrestation d'Oleg Orlov, un militant des droits de l'homme que je connais bien, mais surtout la mort d'Alexeï Navalny.

Je voulais montrer la répression et les arrestations arbitraires qui font régner la terreur, mais également l'incroyable résistance. On a tous l'impression que tous les Russes dissidents sont partis, et que ceux qui sont restés sont en accord avec la politique de Vladimir Poutine. Alors qu'il y a des millions de personnes opposées au régime, mais qui se taisent parce qu'elles ont peur. On ne les entend plus, on ne les voit plus, mais pour autant, il y a des tas de gens qui vont dans les tribunaux soutenir les prisonniers politiques, qui se recueillent toujours sur la tombe d'Alexeï Navalny, et qui croient encore à la liberté.  

Comment Ekaterina Mamontova a-t-elle pu filmer les procès ?

Tout est interdit, mais comme il n'y a presque plus de médias occidentaux, les autorités laissent les quelques journalistes russes d'opposition filmer les détenus au début et à la fin de leur procès, pour montrer à quel point ils punissent sévèrement les voix discordantes. C'est une façon pour eux d'effrayer les dissidents, car ils arrêtent des personnes qui appartiennent à toutes les strates de la société : artistes, médecins, intellectuels, ouvriers, enfants... Ils ne savaient évidemment pas qu'Ekaterina filmait pour nous.

Combien de temps ce tournage a-t-il duré ? 

Nous pensions qu'elle ne travaillerait que quelques jours. Au bout de deux mois, je recevais encore chaque jour des images qu'elle tournait. Finalement, le tournage a duré un an. Il m'est très vite apparu que ce documentaire serait sur des femmes qui se battaient pour leurs proches. 

Le film s'est construit de manière clandestine et artisanale. Au fil du temps, j'ai pu rencontrer des femmes réfugiées en France. Tout d'abord Nadejda, dont la fille artiste était emprisonnée depuis trois ans pour avoir remplacé des étiquettes dans les supermarchés par des messages antiguerre. Ensuite, j'ai fait la connaissance d'Anna Karetnikova, qui avait travaillé dans des prisons russes pendant des années. J'ai ainsi pu commencer à dresser des portraits.

 


 

A-t-il été difficile de faire témoigner la mère d'un adolescent emprisonné ?

En fait, nous savions que des enfants étaient arrêtés. J'avais commencé à enquêter là-dessus, mais les parents ne parlaient pas, car tout le monde était terrorisé. En août 2024, un accord entre les Etats-Unis et la Russie a permis la libération de certains dissidents, dont Oleg Orlov. Ils ont été échangés contre des prisonniers politiques russes qui étaient détenus dans plusieurs pays occidentaux. Les familles de prisonniers politiques ont pris conscience que ceux qui ont été remis en liberté avaient été soutenus lors de grandes campagnes de mobilisation. Contrairement au pianiste Pavel Kouchnir, mort dans l'indifférence générale à 39 ans, car personne ne savait qu'il était en prison.

Irina, la mère de l'adolescent de 14 ans emprisonné que l'on voit dans le documentaire,(Lire en fin de post) a alors commencé à parler à des médias d'opposition russe, car son fils s'est fait battre en prison. Elle a eu très peur pour sa vie. Elle est devenue le porte-voix de toutes les mamans, car il y a des dizaines d'enfants en prison.

Dans le documentaire, vous montrez que les prisonniers peuvent recevoir des lettres...

Oui, cela paraît complètement kafkaïen dans un système russe où la Constitution est sans cesse bafouée : procès truqués, faux témoins créés de toutes pièces et payés, et en même temps, dans cette même Constitution, les gardiens de prison ont l'obligation de remettre le courrier aux prisonniers et ils le font. Une des prisonnières politiques que l'on voit dans le film a reçu des centaines de lettres d'enfants du monde entier qui dessinaient des arcs-en-ciel et des drapeaux ukrainiens, après une campagne d'Amnesty International très médiatisée.

Les gardiens, submergés, lui ont donné tous ces courriers, ce qui l'a aidée à tenir. Les lettres, ce sont les mots contre les murs, c'est essentiel. La prison est un trou noir où sont engloutis des tas de gens. Il faudrait faire une campagne d'information pour que tout le monde puisse écrire aux enfants emprisonnés surtout.

Nous dédions aussi ce film aux milliers de prisonniers ukrainiens qui sont dans les prisons russes et dont nous n'avons aucune nouvelle. Ils sont dans des centres secrets. Les échanges entre l'Ukraine et la Russie concernent des militaires. Pas les civils, qui sont vraiment dans un trou noir.

Comment avez-vous obtenu les images de l'intérieur des prisons ?

Grâce à Anna Karetnikova, qui est réfugiée en France et a longtemps travaillé dans des prisons russes comme observatrice. Elle nous a montré toutes les images qu'elle avait filmées et cela a illustré en creux ce que nous racontions. Anna faisait partie de l'ONG Memorial, gérée par Oleg Orlov, et est devenue visiteuse de prison en 2005. A l'époque, les autorités russes ont permis à des membres d'ONG de pénétrer dans les centres pénitentiaires afin de donner des gages à l'Europe.

Quatre ans plus tard, elle a quitté l'ONG et a été engagée par la prison, qui lui a fourni une caméra. Elle s'est alors dit qu'elle pourrait aider de l'intérieur des détenus. Les choses se sont dégradées lorsqu'elle a vu de plus en plus de ses amis, défenseurs des droits de l'homme, emprisonnés. Elle s'est enfuie en 24 heures de Russie lorsqu'elle a commencé à être inquiétée. Ce qui est incroyable, c'est qu'elle a pu faire une copie de tout ce qu'elle avait filmé. 

 


On a le sentiment que la répression s'intensifie...  

Oui, depuis le mois de juin, il y a eu des raids terribles chez des ONG et des journalistes. Depuis le 1er septembre, le régime a fait passer tout un arsenal législatif pour ouvrir onze centres de pré-détention, qui recréent un peu un nouveau goulag, où seront enfermés exclusivement des prisonniers politiques. Ils autorisent désormais le FSB à avoir légalement ses propres prisons. Ils pourront faire absolument tout ce qu'ils veulent, alors que ce genre d'endroit avait disparu en 1990, lors de la chute de l'URSS.

La messagerie WhatsApp et toutes les applications occidentales sont désormais interdites. Une nouvelle messagerie russe appelée Max a été intégrée dans tous les portables vendus. Depuis le 1er septembre, tous les téléphones russes deviennent de facto des traqueurs et des enregistreurs. On est rentré dans le tout répressif, ce qui n'augure rien de bon, et tout le monde a très peur que les gens qui sont déjà en prison soient jugés pour de nouveaux chefs d'accusation. 

Le documentaire "Politzek, les voix qui défient le Kremlin", réalisé par Manon Loizeau et Ekaterina Mamontova, est diffusé dimanche 21 septembre sur France 5, à 21h05, et visible sur la plateforme france.tv.

Article rédigé par Isabelle Malin - Propos recueillis par France Télévisions

Source 

 



"Même les camarades de mon fils l'ont dénoncé" : en Russie, la répression politique n'a pas épargné Arseny, emprisonné à 14 ans 

Toute voix russe discordante ou critique de Vladimir Poutine est désormais muselée, relate un documentaire diffusé dimanche sur France 5. Le film suit les proches de plusieurs prisonniers politiques, dont la mère de cet adolescent, condamné pour ses propos sur les réseaux sociaux et à l'école.

Son visage, encore adolescent, ne s'affiche désormais que sur des photos. Des souvenirs de vacances que sa mère garde précieusement. Arseny a aujourd'hui 15 ans, l'âge d'aller au lycée. Mais il n'a aujourd'hui pour horizon que les murs de sa prison. Incarcéré dans un établissement pour mineur de l'Oural, ce jeune russe paie ses prises de position politiques, dans un pays où aucune voix anti-Poutine ne peut émerger. 

Son histoire, comme celle d'autres dissidents, est racontée dans un documentaire tourné clandestinement pendant près d'un an en Russie et diffusé dimanche 21 septembre à 21h05 sur France 5. Intitulé "Politzek, les voix qui défient le Kremlin", et réalisé par Manon Loizeau et Ekaterina Mamontova, le film dévoile des images de l'intérieur de prisons russes. Il dresse le portrait de quatre femmes qui luttent pour la libération de leurs compagnons, amis, filles et fils emprisonnés, qu'ils soient défenseur des droits humains, metteuse en scène de théâtre, jeune artiste ou adolescent trop critique du pouvoir. Dans une Russie déchirée par la guerre menée en Ukraine depuis plus de trois ans, ainsi que par une répression de plus en plus vive, ces prisonniers politiques ont un surnom : les Politzek.

 


 

"Liberté pour les prisonniers politiques"

Arseny en fait désormais partie. Avant d'être arrêté, il était un élève brillant, qui rêvait d'une autre Russie. Il postait régulièrement des vidéos sur Ies réseaux sociaux, dans lesquelles il dénonçait la guerre en Ukraine, le trucage du procès d'Alexeï Navalny, principal opposant à Vladimir Poutine jusqu'à sa mort dans une prison de Sibérie en 2024, ainsi que "l'Etat totalitaire" qu'est devenu son pays.

 


 

"Salut les amis, je suis sorti manifester seul. C'est le jour de la Russie contre Poutine. Liberté pour les prisonniers politiques, liberté pour tous", clame-t-il dans un de ses courts films. En août 2023, des membres du FSB, les services secrets russes, débarquent à l'aube chez l'adolescent et l'interrogent, comme l'explique sa mère, Irina Turbina, dans le documentaire : "Les agents du FSB lui ont demandé : 'Tu ne te caches pas, tu dis partout ouvertement que tu es contre Poutine. Pourquoi tu fais tout ça ?'" 

Arseny assume alors ses propos et leur répond qu'il considère que c'est de sa responsabilité de dénoncer la politique répressive du président russe. Quelques mois plus tard, le jeune adolescent est convoqué à Moscou, pour être jugé devant un tribunal militaire.

Sa mère, qui vit seule avec son fils, apprend alors que la professeure d'histoire d'Arseny va témoigner contre lui. Irina est persuadée que c'est l'école, où l'adolescent exprimait librement ses opinions, qui a désigné son fils aux services de renseignements : "Je pense qu'avec d'autres professeurs, ils ont appelé le FSB pour signaler Arseny. (...) Même les camarades de classe de mon fils l'ont dénoncé. (...) Ils l'ont tous dénoncé." Elle explique que c'est à ce moment-là que des agents ont commencé à surveiller son fils, et retrouver ses publications politiques sur internet. "Tout a démarré à ce moment-là", se désole Irina.

Condamné à 5 ans de prison

Pourtant, Arseny et sa mère sont plutôt optimistes lorsqu'ils se rendent au procès, en juin 2024. Pour eux, l'idée qu'un adolescent alors âgé de 14 ans isolé soit considéré comme dangereux semble extravagante. Mais à l'énoncé du verdict, tout s'effondre.

"Le juge est arrivé et, d'une voix blême, a dit que le tribunal (...) reconnaissait mon fils coupable. Arseny était assis et il pleurait."

Irina Turbina, mère d'un prisonnier politique russe

Dans le documentaire "Politzek, les voix qui défient le Kremlin"

L'adolescent est condamné à cinq ans de prison pour "participation aux activités d'une organisation terroriste". Il est d'abord incarcéré dans l'établissement pénitentiaire pour mineur de la capitale russe, située à 400 kilomètres de son domicile, où Irina ne peut se rendre qu'une fois par mois faute de moyens. Arseny écrit régulièrement des lettres à sa mère, dans lesquelles il lui explique qu'il est souvent battu et qu'il est terrifié. Puis, après un passage à l'hôpital, il est envoyé dans une colonie pénitentiaire pour mineurs dans l'Oural, sans moyen de communication. Plus de 2 000 kilomètres le séparent désormais de sa mère et de sa région natale.

 Source avec vidéo à voir

 

 

septembre 07, 2025

Les "djeunes" et l'armée française; chair à canon ??

Ce site n'est plus sur FB (blacklisté sans motif), 

L’engagement des jeunes dans l’armée française aujourd’hui : une fausse bonne idée ?


L’Armée de terre française lance un appel massif au recrutement : 16.000 soldats par an, comme le rapporte un récent article de France 3 Régions, couvrant une cérémonie à Bayonne où quarante jeunes Basques et Béarnais, âgés de 18 à 24 ans, ont signé des contrats d’engagement. L’article dépeint cette démarche comme une opportunité exaltante, un « rêve d’enfant » pour des recrues motivées par l’aventure, la protection du pays et un sens à leur vie. Des citations émouvantes soulignent les valeurs de fraternité, d’exigence et de dépassement de soi, avec des profils variés – diplômés ou non – accédant à des formations prestigieuses, comme devenir pilote d’hélicoptère via l’académie de Saint-Cyr.

Pourtant, derrière cette vitrine séduisante, une ombre plane : l’engagement militaire aujourd’hui, sous un gouvernement  asservi aux intérêts de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, pourrait transformer ces jeunes en chair à canon pour des causes étrangères et plus que douteuses.

S’engager dans l’armée est une décision noble en soi, mais pas lorsqu’elle sert un pouvoir corrompu qui priorise les agendas géopolitiques sur la défense du peuple français.

                                                     Un déguisement pour la parade de Noël

 Une armée pour défendre le peuple, pas pour des guerres politico-financières

Historiquement, l’armée française est conçue pour protéger la nation et ses citoyens, pas pour mener des offensives impérialistes ou servir de bras armé à des alliances supranationales. L’article de France 3 évoque les risques, y compris « celui de perdre votre vie », comme l’affirme Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre de la Défense, en soulignant un « monde incertain et dangereux » marqué par des crises et des transformations technologiques guerrières. Mais ces risques sont-ils justifiés lorsque les missions actuelles semblent dictées par des intérêts politico-financiers ? Sous Emmanuel Macron, la France s’implique dans des conflits comme celui en Ukraine, où des troupes françaises sont envoyées sans mandat clair, servant potentiellement de pions dans une guerre par procuration entre l’OTAN et la Russie. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, l’a rappelé avec clarté : Emmanuel Macron doit obtenir l’aval de l’Assemblée nationale pour déclarer la guerre ou déployer des troupes, conformément à votre Constitution. Sans cela, ces envois sont illégitimes, transformant les soldats en « troupes d’occupation » sans le consentement du peuple français.

S’engager aujourd’hui, c’est risquer sa vie pour des élites qui bafouent la souveraineté nationale au profit d’alliances atlantistes, où les jeunes deviennent des mercenaires involontaires pour des intérêts étrangers.

Dans ce conflit ukrainien, les pertes quotidiennes sont effroyables, estimées à environ 1.000 morts par jour, selon des rapports récents ; à ce rythme, il ne faudrait qu’une quinzaine de jours pour que les 16.000 jeunes recrues annuelles françaises disparaissent, broyés par une guerre qui n’est pas la nôtre.

Les leçons de l’histoire : Vichy et la collaboration, un précédent accablant

Pour illustrer ce danger, rappelons l’occupation nazie et le régime de Vichy. Durant la Seconde Guerre mondiale, la police et la gendarmerie françaises, sous les ordres d’un gouvernement collaborationniste, ont souvent servi les intérêts allemands plutôt que ceux de la France. Ont-ils défendu le peuple français en participant à la rafle du Vél’ d’Hiv’, à la déportation de Juifs, ou encore, à la répression des résistants ? Pétain et Laval, au nom d’une « noble cause » supposée, ont aligné les forces armées sur l’ennemi, transformant des militaires loyaux en outils d’oppression. Était-ce une cause honorable ? Non, c’était une trahison. Aujourd’hui, un parallèle s’impose : un gouvernement perçu comme corrompu, influencé par Bruxelles et Washington, pourrait-il exiger le sacrifice de notre jeunesse pour des guerres injustes ? Les jeunes recrues, motivées par un idéal patriotique comme celles citées dans l’article – « Je veux me battre pour la liberté » ou « Pour avoir la paix, il faut une armée forte » – risquent de se retrouver piégées dans des opérations qui ne servent pas la France, mais des agendas globalistes.

La fierté de défendre son pays n’existe que si les ordres donnés vont dans le sens de la défense de son territoire, de ses valeurs et de sa patrie. En l’état actuel, ce n’est plus le cas : l’ennemi est à l’intérieur et non à l’extérieur !

Jean Moulin 1940

Il faut dire aux jeunes qui s’engagent aujourd’hui qu’ils n’auront pas de quoi être fiers de ce qu’ils auront fait, tout comme ne l’ont pas été tous ceux qui ont collaboré avec l’ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale, en gardant des camps de prisonniers peuplés d’ennemis fictifs (juifs, communistes, tziganes, patriotes amoureux de la France, etc.). Jean Moulin n’était pas du côté du pouvoir ! N’ayez pas honte de votre engagement, ne collaborez pas avec une oligarchie corrompue qui vous avilira !

 

Un gouvernement corrompu : la jeunesse doit-elle se sacrifier pour eux ?

La France actuelle est gangrenée par la corruption : scandales financiers, népotisme et soumission aux lobbies internationaux minent la légitimité du pouvoir. Emmanuel Macron, avec une popularité en berne (77 % des Français désapprouvent l’action d’Emmanuel Macron), ignore souvent le Parlement, comme le souligne de nombreux chefs de file politique : sans vote à l’Assemblée, les déploiements en Ukraine sont dépourvus de base légale, ce qui fait de l’armée une force illégitime au service d’intérêts étrangers. Pourquoi notre jeunesse devrait-elle risquer sa vie pour un tel régime ? L’article de France 3 vante l’engagement comme un remède au manque de sens chez les jeunes, mais est-ce vraiment le cas lorsque ces vies pourraient être gaspillées dans des conflits comme l’Ukraine, où la France n’a pas d’intérêts directs, mais suit aveuglément l’OTAN ? N’y a-t-il pas de meilleures causes à servir ? Par exemple, défendre les frontières nationales contre l’immigration illégale et la délinquence, ou s’engager dans des mouvements civiques pour restaurer la souveraineté. Attendre une meilleure période – un gouvernement patriote, non asservi – semble plus sage que de se précipiter dans une machine de guerre qui pourrait les broyer pour rien.

 

Prudence, jeunes français – ne devenez pas de la chair à canon

S’engager dans l’armée est une décision admirable quand elle sert la nation. Mais aujourd’hui, avec un gouvernement qui piétine la démocratie et aligne la France sur des puissances extérieures, c’est une fausse bonne idée. Les 16.000 recrues annuelles risquent de devenir des pions dans des guerres illégitimes, comme celles dénoncées par Maria Zakharova, sans mandat populaire.

Jeunes Français, réfléchissez : votre patriotisme mérite mieux qu’une armée de mercenaires au profit d’intérêts étrangers. Attendez une France libre, où l’armée défendra vraiment le peuple, pas des élites corrompues. La noblesse de l’engagement militaire ne doit pas être souillée par des causes indignes.

https://multipol360.com/lengagement-des-jeunes-dans-larmee-francaise-aujourdhui-une-fausse-bonne-idee/

 

 

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