novembre 19, 2025

Dossier MacronGate : De nouvelles perquisitions ont visé quatre dirigeants et ex-cadres de McKinsey.

Les États-Unis ont payé pour l'élection de Macron 
 
 La police française a de nouveau perquisitionné les bureaux de la société américaine de conseil McKinsey. Selon Le Figaro, ces actions judiciaires sont liées à une enquête sur une possible participation illégale des cabinets de conseil dans les campagnes présidentielles d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022. « La perquisition a eu lieu le 6 novembre dans le cadre de l'enquête menée par le juge d'instruction Serge Turner », a précisé une source du journal. 
 
 
L'affaire traîne depuis 2022, lorsque la commission parlementaire a qualifié la collaboration du gouvernement avec des consultants privés de « phénomène tentaculaire », et que l'opposition a accusé Macron de favoritisme possible envers McKinsey. Des questions ont également été soulevées concernant la déclaration fiscale de l'entreprise. « Le bureau français de McKinsey, selon un rapport du Sénat, n'a pas payé d'impôts sur les sociétés pendant près de dix ans — de 2011 à 2020 », écrivait précédemment le journal, notant que ces informations ont servi de base au lancement de l'enquête pénale. 
 
 L'enquête a déjà mené des perquisitions dans les domiciles d'anciens dirigeants de McKinsey, au ministère de la Santé, au siège du parti Renaissance et dans l'entreprise elle-même. La pression s'intensifie désormais : le tribunal souhaite comprendre s'il y a eu un financement illégal et s'il existait des schémas susceptibles d'avoir influencé les campagnes de Macron.
 
Le Figaro voir ci dessous:

Campagnes de Macron : le cabinet de conseil McKinsey a de nouveau été perquisitionné début novembre

«Une perquisition a eu lieu le 6 novembre chez McKinsey dans le cadre de l’information judiciaire suivie» par le juge d’instruction parisien Serge Tournaire, a-t-on appris lundi.

Les locaux du groupe McKinsey ont été de nouveau perquisitionnés au début du mois de novembre, dans le cadre de l'enquête pénale concernant les conditions d'intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales d'Emmanuel Macron, a-t-on appris lundi de source judiciaire. «Une perquisition a eu lieu le 6 novembre chez McKinsey dans le cadre de l'information judiciaire suivie» par le juge d'instruction parisien Serge Tournaire, a précisé lundi cette source, confirmant une information du Parisien.

 

L'affaire des cabinets de conseil est partie d'une commission d'enquête parlementaire qui avait qualifié, en 2022, de «phénomène tentaculaire» les missions confiées aux cabinets privés par l'État depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron en 2017. Publié en pleine course à la présidentielle, ce rapport avait empoisonné la campagne d'Emmanuel Macron, accusé par les oppositions de favoritisme en faveur de McKinsey. «S'il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal», avait-il lancé le 27 mars 2022.

Le PNF a d'abord ouvert, le 31 mars 2022, une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée à l'encontre de McKinsey, pour un possible montage fiscal des entités françaises qui leur auraient permis de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020. Six mois plus tard, le PNF a ouvert deux informations judiciaires, notamment pour «tenue non conforme de comptes de campagne», portant sur les conditions d'intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 d'Emmanuel Macron et élargie depuis aux années 2015 et 2016, et pour favoritisme.

Des perquisitions ont déjà eu lieu au domicile de dirigeants et anciens dirigeants de McKinsey, au ministère de la Santé, au siège parisien de la société de conseil et à ceux du parti d'Emmanuel Macron, Renaissance, et de l'association de financement de Renaissance.

https://www.lefigaro.fr/societes/campagnes-de-macron-le-cabinet-de-conseil-mckinsey-a-de-nouveau-ete-perquisitionne-debut-novembre-20251117 

 


Campagne de Macron : perquisitions fin janvier chez des dirigeants et ex-dirigeants de McKinsey

Quatre perquisitions en lien avec le cabinet de conseil ont été réalisées dans le cadre d'investigations sur des soupçons de financement illégal des campagnes électorales du président.

Quatre perquisitions ont été menées fin janvier en France au domicile de dirigeants et anciens dirigeants du cabinet de conseil McKinsey dans le cadre d'investigations sur des soupçons de financement illégal des campagnes électorales d'Emmanuel Macron, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre de deux informations judiciaires ouvertes en octobre par le parquet national financier (PNF) pour tenue non conforme de comptes de campagne et une autre pour favoritisme et recel de favoritisme. En décembre, c'est le siège français de la société de conseil et ceux du parti d'Emmanuel Macron, Renaissance, et de l'association de financement de Renaissance qui avaient été perquisitionnés par les enquêteurs.

Diverses polémiques

Interrogé par l'AFP, le PNF n'a pas souhaité confirmer les quatre perquisitions menées le 31 janvier par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris.

Pendant la dernière campagne présidentielle, un rapport du Sénat avait suscité de vives polémiques sur l'utilisation des fonds publics au profit de cabinets de conseil et l'opposition avait réclamé une enquête sur un éventuel favoritisme dont McKinsey aurait bénéficié de la part de la majorité macroniste.

Comment le cabinet de conseil McKinsey aurait échappé à l'impôt sur les sociétés en France 

Le rapport pointait aussi du doigt un possible montage fiscal des entités françaises de McKinsey, qui leur aurait permis de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020. Le 31 mars dernier, le PNF avait ouvert une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale pour vérifier le bien-fondé de ces dernières accusations. Dans le cadre de cette enquête, une perquisition avait déjà été menée au siège français du cabinet le 24 mai.

Selon Mediapart, certains membres du cabinet McKinsey auraient pu œuvrer gratuitement pour la campagne présidentielle victorieuse d'Emmanuel Macron en 2017. Interrogé en novembre sur ces soupçons, le chef de l'État avait assuré: «Je ne crains rien et (...) je crois que le cœur de l'enquête n'est pas votre serviteur».

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/campagne-de-macron-perquisitions-fin-janvier-chez-des-dirigeants-et-ex-dirigeants-de-mckinsey-20230217 

 


McKinsey: Macron affiche sa sérénité

La consonance n'a rien d'une évidence. Aux oreilles d'Emmanuel Macron, Dijon rime désormais pourtant avec McKinsey. En déplacement dans le chef-lieu de la région Bourgogne-Franche-Comté vendredi, le président a une nouvelle fois été contraint de s'exprimer sur l'affaire qui porte le nom du cabinet de conseil américain, et qui le poursuit depuis plusieurs mois. Un schéma identique à celui qu'il avait déjà connu en Côte-d'Or au printemps dernier, où, quelques jours avant le premier tour de la présidentielle, il avait regretté les excès, les caricatures et les « débats de fou » sur ce sujet, dont il ne s'estime pas responsable, et encore moins coupable.

Alors, comme lors de sa précédente visite, le chef de l'État s'est là encore plié dès la mi-journée à l'exercice du point-presse, prenant le temps de répondre longuement aux questions des journalistes. L'occasion pour lui de minimiser la portée du communiqué publié la veille par le parquet national financier (PNF), confirmant la récente ouverture de deux informations judiciaires sur des soupçons de « favoritisme » et de « recel de favori­tisme » dans le recours aux cabinets de conseil, ainsi que sur la sincérité de certains comptes pour les campagnes présidentielles de 2017 et 2022 - sans préciser lesquels.

« Je ne crains rien. (…) Je crois que le cœur de l'enquête n'est pas votre serviteur. (…) Personne ne m'a prévenu, personne ne m'a appelé », s'est défendu Emmanuel Macron, profitant du flou entretenu par le texte du procureur de la République financier, Jean-François Bohnert. «Mes comptes de campagne de 2017 ont déjà été soumis à toutes les procédures - aux juges -, (et) ils ont été validés par les procédures que nos lois prévoient. (…) Ils ont déjà été regardés, re-regardés, re-re-regardés», a « insisté » le président, rappelant que «ceux de 2022 sont en chemin, comme tous les (autres) candidats ». «C'est normal que la justice fasse son travail. Elle le fait librement. C'est une très bonne chose que toute la lumière soit faite et que la transparence soit faite », a enfin souhaité le chef de l'État, qui se sait protégé par son immunité pénale - prévue à l'article 67 de la Constitution - pour toute la durée de son mandat. Avant de conclure en fustigeant - même si le sujet « a pu choquer » une partie du pays - les « attaques politiques » de ses adversaires, qui « voudraient politiser » la question.

«Un travail de long terme»

Voilà pour la dimension polémique de la journée, qu'il s'agissait d'évacuer le plus rapidement possible pour pouvoir se recentrer sur l'objet initial de la venue d'Emmanuel Macron. À savoir les violences sexistes et sexuelles. Un sujet tristement remis sur le devant de la scène politico-médiatique à la rentrée à travers l'« affaire Quatennens », et qui reste d'une actualité brûlante. «Malgré tout ce qui a été fait, nous continuons d'avoir des féminicides et nous continuons d'avoir des violences. Aussi longtemps qu'il y en aura, nous ne devrons rien relâcher de ce combat», a prévenu le président. D'où sa volonté d'aller au-delà des « éléments de bilan (…) des dernières années » et d'identifier les « pistes » sur lesquelles il y aurait besoin de « renforcer » les dispositifs en place. Ce fut le sens de ses échanges successifs avec les différents acteurs de la chaîne mobilisée dans le cadre des violences faites aux femmes : les victimes, d'abord, qui se comptent par centaines de milliers chaque année, et dont deux lui ont fait part de leur expérience. Les forces de l'ordre, aussi, qui sont désormais mieux formées aux interventions, comme il a pu le constater lors d'une simulation d'élèves gendarmes. Et le personnel judiciaire, enfin, qui lui a fait connaître les difficultés rencontrées au quotidien. «On est tous impatients d'avoir des résultats évidents. (…) (Mais) tout cela, c'est un travail de long terme. On ne change pas (les choses) sur une génération », prévient-on lucidement à l'Élysée. D'où le choix d'Emmanuel Macron d'en faire la grande cause de son décennat.

https://www.lefigaro.fr/politique/affaire-mckinsey-macron-dit-ne-pas-croire-etre-au-coeur-de-l-enquete-20221125

McKinsey / Macron : la justice ne lâche pas l’affaire

Une nouvelle perquisition chez McKinsey relance une affaire explosive mêlant argent public, cabinet de conseil et campagne présidentielle.

Le 6 novembre dernier, une nouvelle perquisition a été menée dans les locaux parisiens de McKinsey. Ordonnée par le juge d’instruction Serge Tournaire, cette opération judiciaire relance une enquête tentaculaire ouverte depuis plus de trois ans. Elle s’inscrit dans le cadre d’informations judiciaires distinctes portant sur des faits de fraude fiscale, de favoritisme et d’irrégularités dans les comptes de campagne présidentielle . Si Emmanuel Macron n’est pas directement visé, son nom reste au cœur du dispositif, et le dossier continue de peser sur sa présidence. 

Un écosystème de proximité entre l’Élysée et McKinsey

L’origine de l’affaire remonte à mars 2022, avec la publication d’un rapport sénatorial qui dénonçait l’ampleur du recours de l’État aux cabinets de conseil privés, qualifié de « phénomène tentaculaire » . Ce que l’enquête a peu à peu révélé, c’est une relation bien plus profonde entre Emmanuel Macron et certains dirigeants du cabinet.

Karim Tadjeddine, directeur associé senior de McKinsey, incarne cette proximité. Ancien responsable du pôle secteur public, il avait croisé le chemin de Macron en 2007-2008 au sein de la Commission Attali. Depuis, les deux hommes ont maintenu des relations constantes, partageant notamment une même orientation réformatrice et libérale dans des cercles de réflexion communs comme En temps réel. Des courriels versés à l’enquête montrent que Tadjeddine utilisait son adresse professionnelle McKinsey pour échanger avec l’équipe de campagne d’En Marche en 2017, et que des consultants du cabinet auraient été impliqués dès 2016 dans le développement d’outils de mobilisation électorale, comme la plateforme « Au service de tous ».

En 2015-2016, lorsque Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, McKinsey aurait fourni des prestations non rémunérées au ministère, selon des documents publiés par Mediapart. Le caractère gratuit et non contractualisé de ces interventions interroge, d’autant plus qu’elles pourraient constituer des apports non déclarés à une campagne électorale.


Un soupçon persistant qui fragilise la présidence

Depuis 2022, l’exécutif peine à se défaire de cette affaire. Emmanuel Macron avait tenté de désamorcer la polémique en appelant à une clarification judiciaire : « S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal ». Trois ans et demi plus tard, les procédures sont toujours ouvertes, et les perquisitions se poursuivent.

La figure présidentielle n’est pas mise en cause juridiquement. Mais politiquement, l’affaire agit comme un facteur d’érosion. Le soupçon d’un entrelacement entre pouvoir exécutif et intérêts privés alimente une critique récurrente du macronisme, perçu comme une gouvernance technocratique déconnectée. La question posée dépasse celle des faits : elle porte sur l’écosystème de pouvoir, la circulation des élites et la dilution des frontières entre public et privé.

Le recours massif aux cabinets de conseil pendant le premier quinquennat, notamment durant la crise sanitaire, a accentué ce malaise. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a reconnu l’existence d’« abus » dans l’externalisation de certaines missions régaliennes. Mais cette reconnaissance partielle n’a pas suffi à contenir la défiance. L’affaire McKinsey s’est imposée comme un marqueur durable des critiques adressées à la présidence Macron.


Renaissance, McKinsey, administration : la chaîne des responsabilités

Sur le plan judiciaire, trois procédures distinctes sont en cours. La première porte sur des faits présumés de blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée. Selon le rapport sénatorial, McKinsey n’aurait pas payé d’impôt sur les sociétés en France entre 2011 et 2020, malgré un chiffre d’affaires annuel dépassant les 300 millions d’euros. Le cabinet conteste, affirmant avoir versé plus de 422 millions d’euros d’impôts et de charges sociales sur la période.

La deuxième procédure concerne les comptes de campagne de 2017 et 2022. Le Parquet national financier (PNF) cherche à établir si des services de conseil ont été fournis gratuitement au candidat Macron, ce qui aurait dû être intégré aux dépenses électorales. Une extension de l’enquête a été ordonnée en 2023 pour couvrir la période antérieure à sa candidature, alors qu’il était encore ministre de l’Économie.

Enfin, la troisième procédure vise des soupçons de favoritisme dans l’attribution de marchés publics. McKinsey aurait obtenu 36 commandes de l’État pour plus de 24 millions d’euros entre janvier 2021 et juin 2022. Le juge Serge Tournaire cherche à déterminer si ces marchés ont été attribués dans le respect des règles de mise en concurrence.

Ces enquêtes dessinent une cartographie complexe des responsabilités. Le parti Renaissance et son association de financement sont dans le viseur, tout comme certains anciens collaborateurs de la campagne présidentielle, à l’image de Mathieu Maucort, ex-consultant de McKinsey et aujourd’hui délégué interministériel à la jeunesse, dont le domicile a été perquisitionné en janvier 2023.


Une affaire d’État sans président poursuivi ?

Juridiquement, Emmanuel Macron reste protégé par l’article 67 de la Constitution, qui garantit l’immunité présidentielle pendant la durée du mandat. Mais cette protection soulève des questions sur les limites du contrôle démocratique. Si le président n’est pas mis en cause, plusieurs figures centrales de son entourage le sont, de manière directe ou indirecte.
La justice avance prudemment, mais avec constance. Les perquisitions successives — au siège de McKinsey, de Renaissance, aux domiciles de Karim Tadjeddine et Mathieu Maucort — témoignent d’une stratégie d’accumulation de preuves. Le juge Serge Tournaire, connu pour avoir mené les affaires Fillon et Bygmalion, supervise un dossier dont les ramifications interrogent le fonctionnement même de l’appareil d’État.

https://lessentieldeleco.fr/4402-mckinsey-macron-la-justice-ne-lache-pas-laffaire/

 Comment Macron a pu embaucher des criminels pour s'occuper des Français ? #McKinsey a été condamné dans le monde entier pour escroquerie, corruption, Faillites frauduleuses, conflits d’intérêts, manipulations , grivèlerie, espionnage... #RothschildGate






 

 

Fraude fiscale aggravée
Nouvelles perquisitions dans l'enquête sur les campagnes de Macron

Au début du mois de novembre, une perquisition a été menée dans les bureaux du groupe McKinsey. En 2022, une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée avait été ouverte. Depuis, deux autres informations judiciaires ont été ouvertes.
 

Les locaux du groupe McKinsey ont été de nouveau perquisitionnés au début du mois de novembre, dans le cadre de l'enquête pénale en France concernant les conditions d'intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales d'Emmanuel Macron, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

«Une perquisition a eu lieu le 6 novembre chez McKinsey dans le cadre de l'information judiciaire suivie» par le juge d'instruction parisien Serge Tournaire, a précisé lundi cette source, confirmant une information du «Parisien». McKinsey est un des principaux groupes internationaux de conseil, fondé aux Etats-Unis.

«Que ça aille au pénal»

L'affaire des cabinets de conseil est partie d'une commission d'enquête parlementaire qui avait qualifié, en 2022, de «phénomène tentaculaire» les missions confiées aux cabinets privés par l'Etat depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron en 2017.

Publié en pleine course à la présidentielle, ce rapport avait empoisonné la campagne d'Emmanuel Macron, accusé par les oppositions de favoritisme en faveur de McKinsey. «S'il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal», avait-il lancé le 27 mars 2022.

Un possible montage fiscal

Le parquet national financier a d'abord ouvert, le 31 mars 2022, une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée à l'encontre de McKinsey, pour un possible montage fiscal des entités françaises qui leur auraient permis de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020.

Six mois plus tard, il a ouvert deux informations judiciaires, notamment pour «tenue non conforme de comptes de campagne», portant sur les conditions d'intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 d'Emmanuel Macron et élargie depuis aux années 2015 et 2016, et pour favoritisme.

Des perquisitions ont déjà eu lieu au domicile de dirigeants et anciens dirigeants de McKinsey, au ministère de la Santé, au siège parisien de la société de conseil et à ceux du parti d'Emmanuel Macron, Renaissance, et de l'association de financement de Renaissance.

https://www.blick.ch/fr/monde/france/fraude-fiscale-aggravee-nouvelles-perquisitions-dans-lenquete-sur-les-campagnes-de-macron-id21430448.html

 

 

Deux enquêtes judiciaires ouvertes
Le cabinet de conseil Mc Kinsey, symbole du fossé entre Macron et la France

Après l'ouverture de deux enquêtes judiciaires sur le recours au cabinet Mc Kinsey par Emmanuel Macron pour ses campagnes présidentielles de 2017 et 2022, le rôle de ce cabinet de conseil alimente de nouveau la polémique.
 

Une cible parfaite. Idéale. Une cible symbolique à la fois de la fascination supposée d’Emmanuel Macron pour le secteur privé anglo-saxon, et des manœuvres opaques des multinationales et des lobbies. Voilà ce qu’est devenu, en France, le cabinet de conseil américain Mc Kinsey (dont le siège est à New York), sur lequel le Parquet national financier (PNF) Français a confirmé jeudi 24 novembre avoir ouvert en octobre deux informations judiciaires, pour sa participation aux campagnes présidentielles victorieuses d’Emmanuel Macron, en 2017 et 2022.

De graves accusations

Sur le papier, les accusations sont graves. La première information judiciaire (le nom de l’enquête destinée à déterminer l’existence d’une infraction ou non) porte sur une possible «tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables». En clair? Le candidat Macron a-t-il bénéficié de l’expertise de Mc Kinsey sans payer ce cabinet fort, au niveau mondial, de plus de 30'000 consultants dans 65 pays. Et si oui, pour quelles raisons et avec quelles contreparties?

La seconde vise à savoir s’il y a eu «favoritisme et recel de favoritisme». On voit bien le lien. Mc Kinsey, avec lequel le gouvernement français a passé des contrats pour un montant d’environ 12 millions d’euros durant la pandémie de Covid 19, a-t-il été «récompensé» pour sa contribution dans l’élection, puis la réélection, de l’actuel chef de l’Etat?

Macron, protégé par l’immunité présidentielle

Grave? Oui. Même si Emmanuel Macron (protégé par l’immunité présidentielle pendant son mandat) a affirmé à Dijon, vendredi 25 novembre, qu’il «ne craint rien» et qu’il n’est pas «au cœur de l’enquête» menée par les magistrats du PNF, l’affaire est tout à fait sensible. D’abord parce qu’elle relance l’idée, attisée par les oppositions de gauche et de droite radicales, que le locataire de l’Élysée cherche par tous les moyens à court-circuiter son administration dans laquelle il n’a pas confiance. Ensuite, parce que Mc Kinsey est tout, sauf un cabinet de conseil peu médiatique et peu sulfureux. Au contraire.

Il suffit de faire quelques clics sur internet pour réaliser que le cabinet américain, dont les effectifs ont explosé au niveau mondial depuis vingt ans, est aujourd’hui cité dans de nombreuses affaires de corruption (en Afrique du Sud, en Inde…). Ajoutez à cela la nationalité américaine de la firme, et ses montages comptables qui ont entraîné en mai 2022 la perquisition de ses bureaux français pour «soupçons de fraude fiscale», et la coupe est pleine. Prononcez Mc Kinsey et la France officielle, dominée par une haute administration très sourcilleuse de ses prérogatives, entre en rébellion.

La réalité est sans doute plus simple, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a pas conduit à des actes illégaux. Pour Emmanuel Macron, passé par la banque Rothschild avant de rejoindre l’Elysée sous François Hollande, obsédé par l’efficacité et le retour de l’attractivité économique française, Mc Kinsey rime avant tout avec solution. Solution, car la spécialité de ce cabinet de conseil – qui publie chaque année un grand rapport avec le World Economic Forum de Davos – est la comparaison internationale.

Or Macron a toujours pensé que la France, et surtout son administration, ignore beaucoup trop ce qui se passe ailleurs. Solution aussi, car les consultants de Mc Kinsey, utilisés notamment durant la pandémie pour rédiger un guide du télétravail, sont aussi rapides que coûteux. Ils accouchent de recommandations claires, ce que les ministères français peinent parfois à produire.

Solution enfin, car comme tout cabinet de conseil, Mc Kinsey obéit à son client. Un ordre. Un rapport. Une facture. Pas d’interminables discussions avant d’entamer la mission. Et surtout pas d'avis contraire, ou si peu.

L’un des pays les plus étatisés d’Europe

Voilà ce que Mc Kinsey symbolise, à la fois pour Emmanuel Macron et pour la France qui est, rappelons-le, l’un des pays les plus étatisés d’Europe avec près de six millions de fonctionnaires et assimilés, sur 67 millions d’habitants et une population active de 29,7 millions. «Quand on veut aller très vite et très fort sur une politique, il faut parfois avoir recours à des prestataires extérieurs à l’État», s’était-il défendu à la fin mars. Bien dit. Et assez juste. Sauf que cette disruption dont il s’était fait l’avocat en 2017 s’est enlisée.

Qu’importent les comparaisons internationales, pour lesquelles Mc Kinsey a notamment été utilisé par le ministère de l’Education. Qu’importe le possible besoin d’avoir un avis plus indépendant sur la réforme des retraites, ce que Mc Kinsey a produit pour la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Qu’importe la possible nécessité de repenser les systèmes des marchés publics, tâche en partie confiée à Mc Kinsey par l’Union des groupements d’achats publics. La France étatisée voue aux gémonies les cabinets anglo-saxons, et sa culture des audits privés demeure limitée.

Des évidences niées et un réveil brutal

Emmanuel Macron a depuis le début nié ces évidences. Plus grave pour un président élu: il n’a pas cherché depuis 2017 à remobiliser une administration qui, souvent, dispose des compétences requises. Aujourd’hui encore, son Conseil national de la Refondation (qui vient de tenir sa grande consultation numérique) supposé aboutir à une modernisation de l’État, n’est pas accepté.

A force de crier haro, à juste titre, sur l’inefficacité du «pognon de dingue» dépensé par les services publics dans les minima sociaux, et de penser que Mc Kinsey et consorts sont des béquilles qui lui permettront de tirer la France de sa longue convalescence sociale, le locataire de l’Elysée a fait du nom Mc Kinsey un cauchemar. Or qui dit cauchemar, souvent, dit réveil brutal…

Richard Werly 

Journaliste Blick

https://www.blick.ch/fr/monde/france/deux-enquetes-judiciaires-ouvertes-le-cabinet-de-conseil-mc-kinsey-symbole-du-fosse-entre-macron-et-la-france-id18093667.html 

 

 

L’hypocrisie macronienne : croisé autoproclamé contre les ingérences étrangères, mais client fidèle des firmes américaines 

Le 18 novembre 2025, un article du Figaro révèle qu’une perquisition a eu lieu le 6 novembre dans les bureaux parisiens de McKinsey France.

Cette opération s’inscrit dans l’enquête ouverte depuis 2022 par le Parquet national financier sur les conditions d’intervention des cabinets de conseil américains lors des campagnes présidentielles de 2017 et 2022 d’Emmanuel Macron.

Les chefs d’inculpation : favoritisme, financement occulte de campagne électorale, tenue non conforme de comptes de campagne et recel de violation du secret professionnel.

Rappel des faits établis :

  • En 2017, des consultants McKinsey ont travaillé gratuitement (ou du moins sans facturation déclarée) pour la campagne En Marche !.
  • Après l’élection, l’État français a attribué plus d’un milliard d’euros de contrats publics à McKinsey et aux autres grands cabinets américains (Accenture, Boston Consulting Group (BCG), Deloitte…).
  • McKinsey n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France entre 2011 et 2020 malgré des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires.
  • Le rapport sénatorial de mars 2022 (téléchargeable ici) parlait déjà d’un « phénomène tentaculaire » et d’un « ubérisation de l’État ».

Trois ans après l’ouverture de l’enquête, les perquisitions arrivent enfin. Mieux vaut tard que jamais… ou juste assez tard pour que l’affaire reste discrète jusqu’à la fin du quinquennat ?

Pendant ce temps, Macron déclare la guerre aux réseaux sociaux… sauf quand ils lui servent

Depuis l’automne 2025, Emmanuel Macron a trouvé sa nouvelle croisade : les réseaux sociaux sont devenus l’ennemi public numéro un de la démocratie. Discours sur discours, il répète la même litanie :

  • X (ex-Twitter) est noyé sous les contenus « d’extrême droite » et les ingérences russes.
  • TikTok transforme les jeunes en salafistes en trois clics.
  • Les algorithmes favorisent l’émotion, la haine, la division.
  • Il faut « reprendre le contrôle », interdire les réseaux avant 15 ans, créer des « réseaux sociaux d’intérêt public » à algorithmes transparents (c’est-à-dire pilotés par l’État ou Bruxelles).

Bref : tout ce qui échappe au narratif officiel est une menace étrangère. Russie, Chine, Iran, Qatar… la liste des suspects est longue quand il s’agit de justifier plus de censure et de régulation européenne.

Mais quand l’ingérence vient des États-Unis, c’est une « coopération transatlantique »

Curieusement, quand l’ingérence est américaine et profite directement au pouvoir en place, le ton change du tout au tout.

Exemples concrets :

  • Campagne 2022 : l’équipe Macron a massivement investi TikTok (2,8 millions d’abonnés, vidéos ultra-produites), la même plateforme chinoise aujourd’hui accusée de tous les maux cérébraux sur la jeunesse.
  • Données de santé des 67 millions de Français : en 2020, le Health Data Hub est confié à Microsoft Azure, malgré les alertes répétées du Conseil d’État et de la CNIL sur le Cloud Act américain (qui permet à Washington d’accéder aux données hébergées par des firmes américaines). On a fini par geler le projet… après la polémique.
  • Armées françaises : renouvellement en 2017 et 2021 du contrat « Open Bar » avec Microsoft pour tous les logiciels et le cloud militaire, malgré les rapports internes qui hurlent à la dépendance stratégique.
  • Et bien sûr McKinsey : des « bénévoles » (Une quinzaine à une vingtaine de consultants McKinsey ont participé, selon Macron et McKinsey, activement à la campagne « En Marche ! » en 2017 sur leur temps personnel, à titre militant et gratuit…)

    en 2017, des centaines de millions d’euros de contrats ensuite, zéro impôt payé, et une enquête qui avance au ralenti.

En clair : quand une plateforme russe ou chinoise diffuse une vidéo critique, c’est une attaque contre la souveraineté française. Quand un cabinet américain aide à faire élire un candidat puis se gave sur les deniers publics français, c’est de la « modernisation de l’action publique » et de l’« expertise internationale ».

Le deux poids, deux mesures en pleine lumière

On comprend mieux l’acharnement contre X, Telegram ou TikTok : ces plateformes échappent encore en partie au contrôle occidental atlantiste. Elles permettent à des millions de Français de contourner le récit officiel et de découvrir, par exemple, que l’ingérence étrangère la plus documentée et la plus lucrative ces dernières années n’est pas russe… mais américaine.

Emmanuel Macron veut réguler le monde entier pour « protéger la démocratie ». Sauf que la démocratie française a déjà été lourdement influencée par des intérêts américains – via des cabinets de conseil, des GAFAM et des contrats opaques – sans que cela n’émeuve outre mesure l’Élysée.

Le jour où on enquêtera avec la même vigueur sur les liens réels entre le pouvoir macronien et les firmes américaines que sur les prétendues « fermes à trolls » russes, on pourra peut-être parler d’équité. En attendant, l’hypocrisie est flagrante : on dénonce l’ingérence étrangère… tant qu’elle ne porte pas les drapeaux étoilés.

Parce qu’en matière de souveraineté, il semble que certains partenaires soient plus égaux que d’autres.

https://multipol360.com/lhypocrisie-macronienne-croise-autoproclame-contre-les-ingerences-etrangeres-mais-client-fidele-des-firmes-americaines/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

novembre 18, 2025

Une approche graduelle pour la Liberté: le libertarianisme pragmatique !

Libertarianisme pragmatique

Le libertarianisme pragmatique désigne un courant qui cherche à conjuguer l’idéal d’une société libre avec les contraintes du réel. Contrairement aux anarcho-capitalistes qui veulent abolir immédiatement l’État, et aux minarchistes qui en défendent une version minimale comme horizon définitif, les pragmatiques privilégient une approche graduelle : réduire l’État pas à pas, convaincre largement, et inscrire les idées libertariennes dans des réformes concrètes et crédibles. 


Définition et place dans le mouvement libertarien

Le libertarianisme pragmatique se définit avant tout comme une tentative de concilier l’idéal d’une société fondée sur la liberté individuelle et la propriété privée avec les contraintes du réel. Là où certains libertariens revendiquent une rupture totale et immédiate avec l’État, les pragmatiques choisissent la voie du compromis stratégique : réduire l’emprise de l’État étape par étape, afin de rendre leurs idées compréhensibles et acceptables pour une majorité.

Cette position se distingue nettement des deux autres grands courants. Les anarcho-capitalistes considèrent que l’État est une institution illégitime qu’il faut abolir sans délai, remplacée par des institutions privées et contractuelles. Les minarchistes, quant à eux, admettent la légitimité d’un État minimal, limité aux seules fonctions régaliennes de police, justice et défense, et voient dans cette configuration l’horizon politique définitif. Les pragmatiques, enfin, n’excluent pas en théorie la disparition de l’État, mais ils mettent l’accent sur une démarche graduelle : commencer par réduire son poids, rendre les réformes tangibles, et avancer autant que les circonstances sociales et politiques le permettent.

L’objectif de cette approche est clair : donner une crédibilité publique au projet libertarien, en l’ancrant dans des propositions concrètes, compréhensibles et applicables, plutôt que de le laisser cantonné au rang d’utopie inaccessible.

Figures et fondations intellectuelles

Le pragmatisme libertarien s’est incarné dès ses origines dans des personnalités marquantes du mouvement américain. David Nolan, fondateur du Libertarian Party en 1971, voyait dans l’action politique un moyen réaliste de faire avancer les idées de liberté, et non un simple espace de témoignage. À ses côtés, Ed Clark, candidat à l’élection présidentielle de 1980, s’efforça de présenter le libertarianisme dans un langage accessible au grand public, mettant en avant des réformes concrètes plutôt qu’un discours trop radical. Ed Crane, stratège politique et artisan du professionnalisme du parti, joua également un rôle décisif. En arrière-plan, le soutien financier et logistique des frères Charles et David Koch permit de structurer durablement le mouvement, notamment à travers des think tanks influents comme le Cato Institute.

Un rôle important fut aussi joué par les pionniers de la diffusion intellectuelle. Leonard Read, fondateur en 1946 de la Foundation for Economic Education (FEE), posa les bases de l’éducation libertarienne moderne par des conférences, publications et stages qui rendaient ces idées accessibles à de jeunes générations. Dans la même logique, Robert Poole, fondateur du Reason Foundation, utilisa la revue Reason pour populariser des positions libertariennes sous un angle pragmatique, liant les idéaux de liberté à des réformes techniques dans les transports, l’urbanisme ou la politique fiscale. Ces acteurs ont joué un rôle central dans la transformation d’un courant intellectuel en un mouvement visible et structuré.

Sur le plan théorique, plusieurs influences majeures orientèrent ce pragmatisme. Friedrich Hayek développa le concept d’ordre spontané, montrant qu’une société libre pouvait s’autoréguler sans direction centrale, mais il défendait aussi une démarche progressive et prudente. Milton Friedman, avec ses réformes graduelles (bons scolaires, impôt négatif), fournit des solutions concrètes que les pragmatiques purent immédiatement proposer au débat public. Enfin, même si elle relevait plutôt du minarchisme, Ayn Rand influença ce courant par son talent à populariser l’individualisme et la critique de l’État dans un style narratif percutant.

Au-delà des États-Unis, des expressions du libertarianisme pragmatique se sont affirmées ailleurs. Au Royaume-Uni, des think tanks comme l’Institute of Economic Affairs inspirèrent certaines réformes économiques menées sous Margaret Thatcher, qui, bien que conservatrice, reprit des thèmes proches du libéralisme économique radical. Au Chili, après 1973, les économistes formés à l'école de Chicago appliquèrent des réformes de marché d’une ampleur inédite, de façon progressive, dans un contexte politique d'un régime autoritaire contestable. En Europe continentale, des cercles de réflexion et associations comme l’Institut Coppet, Génération Libre ou Liberaux.org en France, pour ne citer qu'eux, ainsi que le groupe parlementaire ALDE au Parlement européen, ont contribué à adapter ces idées aux institutions européennes.

L’influence libertarienne pragmatique s’est également étendue hors du monde occidental. En Afrique, on retrouve des initiatives portées par l’African Liberty Organisation et des think tanks au Nigéria, au Ghana ou au Kenya, qui mettent en avant la libéralisation économique et la société civile comme leviers de développement. En Asie, des réseaux comme le Centre for Civil Society en Inde ou l’Atlas Network Asia jouent un rôle dans la diffusion de réformes de marché. En Océanie, l’Australia and New Zealand Students for Liberty promeut depuis plusieurs années une approche graduelle, adaptée aux contextes politiques locaux, tandis que des think tanks australiens comme l’Institute of Public Affairs reprennent des thématiques libertariennes dans une optique de réforme pragmatique.

Ainsi, si le pragmatisme libertarien est né dans le contexte américain, il a progressivement pris une dimension internationale, portée par un réseau de revues, de think tanks et de militants qui privilégient toujours une stratégie d’application réaliste des principes de liberté. 

https://www.wikiberal.org/wiki/Libertarianisme_pragmatique

Le chiffre de 211 milliards ne sont pas "versées" aux entreprises. Autopsie de la fabrique de l’opinion !!

La TVA à taux réduit (aide au consommateur), les aides salariales (aide aux salariés), les prêts (un prêt est dû et n'est pas une aide) et l'annulation de la double imposition (un mécanisme fiscal nécessaire pour garantir de ne pas payer 2 fois l'impôt sur le même flux) ne sont EN RIEN des aides aux entreprises. 

En réponse à Clémentine Autainhttps://x.com/Clem_Autain/status/1990082546634215819 ( 211 milliards d’euros. Non, ce n’est pas une “fake news”. Chaque année, des centaines de milliards d’euros sont versés aux entreprises françaises, sans aucun contrôle ni contrepartie. L’administration de Bercy elle-même le reconnaît. Il faut un État stratège qui impose des conditions sociales et environnementales au versement des aides, et contrôle leur efficacité économique réelle.) vous pouvez continuer à raconter des bobards, on les débunkera autant que nécessaire.

Arthur Leroux 


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Les « 211 milliards » : autopsie de la fabrique de l’opinion 
 
« 211 milliards d’euros : c’est le montant des aides publiques versées aux entreprises en 2023, selon une commission d’enquête du Sénat. C’est plus de 2 fois le budget de l’Éducation nationale ! » annonce Complément d’Enquête sur X à propos de son émission de ce jeudi soir. Un teasing qui en dit long sur la manière dont ce chiffre, pourtant à prendre avec des pincettes, a vampirisé le débat public. Jusqu’à masquer l’essentiel. 
 
Placardé sur fond noir à la Une de L’Humanité, repris en chœur par la presse, martelé sur les plateaux télé, ce chiffre s’est imposé dans l’opinion. Peu importe qu’il agrège des réalités hétérogènes ou qu’il soit assorti de multiples précautions méthodologiques, il est devenu parole d’évangile médiatique. Alors, « versées », vraiment ces 211 milliards ? 
 
Du rapport au slogan 
 
À l’origine, il y a une commission d’enquête sénatoriale, créée en janvier 2025 à l’initiative du groupe communiste dans le cadre de son droit de tirage. Présidée par Olivier Rietmann (LR), avec Fabien Gay (Parti Communiste) pour rapporteur, elle s’ouvrait en promettant d’éclairer « le Sénat comme l’opinion publique sur un enjeu majeur : celui de l’efficacité de l’argent public ». Après 87 heures d’auditions, dont une bonne part consacrées à interroger 33 PDG et directeurs généraux de grandes entreprises — Michelin, Total, LVMH, Google France et bien d’autres — et plusieurs mois de travaux, la commission a abouti à deux chiffres : environ 108 milliards d’euros d’aides au sens strict et 211 milliards d’euros au sens large.
 
Au-delà des montants, le rapport a révélé un maquis administratif d’une complexité telle que même l’État n’en maîtrise pas les contours. Économistes et hauts fonctionnaires ont décrit un empilement de dispositifs hétérogènes, sans tableau de bord global. Un constat jugé « irréel » par le président de la commission, Olivier Rietmann : la créature a fini par échapper à son créateur.
 
De ce brouillard a émergé le fameux « 211 milliards ». Sous l’impulsion de Fabien Gay qui le présente comme « le premier poste de dépenses de l’Ėtat », il a retenu l’attention des médias. « Les entreprises gavées aux aides publiques » (Médiapart). « Des sommes faramineuses versées sans contrepartie » (L’Humanité). « Les sénateurs lèvent le voile sur le pactole des aides aux entreprises » (Challenges). Le rapport, pourtant nuancé, est devenu un unique chiffre choc, parfait pour alimenter la fabrique de l’indignation. Et ceux qui tentent de le contester sont accusés de remettre en cause le travail du Sénat. Suprême habileté : l’onction de la Haute Assemblée confère au chiffre une légitimité médiatique renforcée. 
 
Vraies et fausses aides 
 
La distinction entre les deux périmètres est pourtant essentielle. Les 108 milliards d’euros du plus restreint correspondent à de véritables transferts financiers : subventions budgétaires, dispositifs sectoriels ou encore crédits d’impôt comme le CIR, qui représentait 7,4 milliards d’euros en 2022, répartis entre 25 000 entreprises (38 % pour les grandes, 27 % pour les ETI, 28 % pour les PME et 6 % pour les microentreprises). 
 
 Les 211 milliards du plus large intègrent en revanche des mécanismes différents : 77 milliards d’exonérations de cotisations sociales en 2024, des régimes de TVA réduite ou d’amortissements accélérés, ainsi que des prêts et garanties qui ne coûtent à l’État qu’en cas de défaut. Une large part du total correspond donc à des allègements pérennes de cotisations sociales, conçus comme des mesures structurelles de compétitivité, et non à des aides versées. 
 
Publié le 17 juillet 2025, soit deux semaines après le rapport sénatorial, le rapport du Haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) n’a pas eu le même écho. Il confirme pourtant l’existence de périmètres très différents : 45 milliards d’aides d’État au sens européen en 2022, 112 milliards en incluant subventions, dépenses fiscales et aides financières, et plus de 200 milliards si l’on ajoute exonérations sociales, aides locales, européennes et dispositifs fiscaux « déclassés ». 
 
Les paradoxes du rapporteur 
 
On l’a vu, ce chiffre devenu viral doit beaucoup à son porte-voix privilégié : Fabien Gay, rapporteur de la commission, mais aussi directeur de L’Humanité. Une sorte de juge et partie. Rapporteur d’un texte qui alimente ensuite les gros titres en une de son propre journal… Surtout que le rapport rappelle que les aides à la presse représentent environ 205 millions d’euros directement en 2023, auxquelles s’ajoutent d’autres dispositifs (par exemple le transport postal), portant le total à près de 300 millions. Pour L’Humanité seule, cela correspond à 6,6 millions d’euros, soit près de 36 % de son chiffre d’affaires et environ 0,70 € par exemplaire vendu. Ironie : l’un des secteurs les plus subventionnés en proportion de son activité a donc occupé une place centrale dans la dénonciation des « aides sans contrepartie . Plus ironique encore : son rapporteur a réduit le travail nuancé et approfondi de toute une commission à un chiffre-épouvantail, taillé pour servir son seul agenda idéologique, médiatique et politique. 
 
Tapis rouge 
 
 Le dernier acte de la pièce se joue à la télévision, et c’est l’inévitable Complément d’Enquête qui s’y colle ce soir. La bande-annonce donne le ton : musique sombre, tours de verre filmés à contre-jour, salariés en colère, caméra cachée, témoin anonyme, voix off martelant « 211 milliards, c’est plus que le déficit de l’État ». Tout l’arsenal anxiogène est mobilisé, frôlant la mise en scène complotiste. Le chiffre, arraché à son contexte, devient preuve à charge contre ces « Multinationales : les (vraies) assistées de la République ». 
 
Coupables, forcément coupables. 
 
Un parallèle s’impose avec la communication autour de la taxe Zucman. Là encore, tout part d’un calcul à la méthodologie contestée, visant cette fois les « ultra-riches » accusés d’échapper à l’impôt. Comme pour les 211 milliards d’aides aux entreprises, un débat technique se transforme en évidence morale, sans passer par la case de la rigoureuse analyse politique. D’un côté « taxer les riches », de l’autre « couper les aides aux multinationales ». Dans les deux cas, le service public déroule le tapis rouge à ces thèses (3 passages de Gabriel Zucman à la radio et la télévision publique — dont le 20 heures de France 2 — entre le 10 et le 15 septembre) et évacue la complexité économique au profit d’un récit binaire dénonçant les profiteurs contre la France qui souffre. Une grille de lecture simpliste qui alimente les populismes.
 
 
 

Le chiffre qui n(p)ourrit le débat 
 
Dans les deux cas, le barnum médiatique passe à côté de l’éléphant dans la pièce. 
 
 D’abord, les aides ne sont qu’une partie du système. En France, les prélèvements sur les entreprises — impôts, cotisations, charges — comptent parmi les plus élevés d’Europe. Même en tenant compte des aides directes, le solde net reste défavorable. Les entreprises françaises supportent un poids fiscal et social supérieur à la moyenne européenne. Autrement dit, l’État taxe d’une main et tente de corriger les effets de l’autre à travers ces fameuses aides. Dans ces conditions, multiplier les contreparties et les conditions d’attribution relève de la politique de Gribouille. Le débat sur les aides ne peut être dissocié de celui sur la fiscalité des entreprises et de la simplification de l’édifice.
 
Ensuite, reste la question de la contribution des plus riches à la justice fiscale, notamment sur les plus-values latentes. Mais elle mérite d’être posée clairement, sans martyriser les chiffres pour mobiliser l’opinion et dresser les uns contre les autres, au risque de décourager l’investissement et l’innovation, et d’aggraver le mal. 
 
Dans tous les cas, comme l’a montré la polémique autour des ZFE et du chiffre des « 48 000 morts » — brandi jusqu’au président de la République pour justifier la création de ces zones, alors que la part des moteurs thermiques dans les émissions censées en être responsables n’est en réalité que de… 5 % — aucun débat serein et productif ne peut avoir lieu sur des bases biaisées. Et quand l’opinion, intoxiquée, finit par s’en rendre compte, le réveil peut être brutal.
 

À l’aide : perdus dans le maquis 

La commission d’enquête sénatoriale a établi un constat qui a surpris jusqu’à ses propres membres : la France ne dispose pas d’un tableau de bord unique recensant l’ensemble des aides aux entreprises. Dès les premières auditions, les sénateurs ont eu le sentiment de pénétrer dans un véritable maquis. Derrière le chiffre global se cache une […]

Complément d’influence 

Souvenez-vous… En août, la France en vacances s’inquiétait de sa dette et découvrait le vrai coût de la retraite par répartition. Un mois plus tard, l’ouragan Zucman a tout balayé. Aujourd’hui, selon un sondage Ifop commandé par le Parti socialiste, 86 % des Français se disent favorables à la taxe Zucman et 79 % souhaitent une […]

 

 

 

 

novembre 17, 2025

Perspective autrichienne sur l'égalité avec Wanjiru Njoya

Le progressisme moderne repose sur la notion d'équité, c'est-à-dire l'égalité des résultats. Cependant, comme l'écrivait Ludwig von Mises, le libéralisme classique puisait ses racines dans la liberté, elle-même sous-tendue par l'égalité devant la loi. 

Wanjiru Njoya

 


 

Perspective autrichienne sur l'égalité

Ludwig von Mises soutenait que la « philosophie libérale du XIXe siècle », ou tradition classique du libéralisme, ne repose pas sur l'égalité mais sur la liberté. Il rejetait l'idée que tous les hommes soient égaux en fait ou en substance. Il considérait la notion d'égalité substantielle – ce que l'on appelle parfois égalité réelle ou véritable égalité – comme incompatible avec la liberté individuelle et comme un cheval de Troie dissimulant des projets interventionnistes coercitifs visant à égaliser tous les membres de la société. Il voyait en la liberté un élément essentiel à la coexistence pacifique et à la civilisation occidentale elle-même. Ainsi, Mises prenait au sérieux la menace que représentaient pour la paix et la prospérité les projets égalitaires par lesquels les gouvernements prétendent égaliser tous leurs citoyens. Dans son ouvrage *Le Libéralisme*, il retrace les racines de la croyance erronée en l'égalité jusqu'aux Lumières : 
 
Les libéraux du XVIIIe siècle, guidés par les idées de droit naturel et des Lumières, exigeaient pour tous l'égalité des droits politiques et civils, partant du principe que tous les hommes sont égaux… 
 
Or, rien n'est aussi mal fondé que l'affirmation de la prétendue égalité de tous les membres du genre humain. Les hommes sont fondamentalement inégaux. Même entre frères, il existe des différences marquées dans leurs attributs physiques et mentaux. La nature ne se répète jamais dans ses créations ; elle ne produit rien à la chaîne, et ses produits ne sont pas standardisés.
 
De même, Friedrich von Hayek rejeta l'idée que l'idéal libéral classique de justice repose sur l'égalité. Dans son ouvrage *Constitution of Liberty*, il affirmait que la justice devait se fonder sur la liberté individuelle, laquelle ne présuppose pas l'égalité de tous. Il soulignait : « Il ne faut pas négliger le fait que les individus sont très différents dès leur naissance… En réalité, affirmer que “tous les hommes naissent égaux” est tout simplement faux. » Murray Rothbard reprit cette idée dans *Egalitarianism as a Revolt against Nature*, soutenant qu'un monde où tous les êtres humains seraient uniformisés par la coercition et la force de l'État serait un monde à la Procuste, digne des pires romans d'horreur. Il posa la question suivante : 
 
Qu'est-ce que l'« égalité », au juste ? Ce terme a été maintes fois employé, mais peu analysé. A et B sont « égaux » s'ils sont identiques l'un à l'autre quant à un attribut donné. Ainsi, si Smith et Jones mesurent tous deux exactement six pieds, on peut dire qu’ils sont « égaux » en taille… Il n’y a donc qu’une seule et unique façon pour que deux personnes soient réellement « égales » au sens le plus strict du terme : elles doivent être identiques en tous points.
 
Pourtant, Hayek, à l'instar de Mises, défendait le principe d'égalité devant la loi. Bien qu'ils aient tous deux rejeté la notion d'égalité réelle, ils affirmaient que l'égalité formelle – ou égalité devant la loi – est essentielle à la coopération sociale dans un État de droit. Si l'égalité devant la loi ne repose pas sur une égalité de fait, sur quoi repose-t-elle ? Il peut sembler contradictoire de défendre l'égalité formelle tout en rejetant l'égalité réelle, mais, comme l'expliquait Hayek, l'égalité réelle compromet en réalité l'égalité formelle car elle ne tient pas compte de la raison même pour laquelle l'égalité formelle est importante. Dans l'idéal libéral classique, la justice était qualifiée d'aveugle, non pas parce qu'il n'existe aucune différence entre les individus, mais parce qu'elle est aveugle à ces différences. Le principe de la justice aveugle est complètement perdu lorsque l'on présume que nous ne pouvons avoir les mêmes droits que si nous sommes, en réalité, identiques, et que chacun doit être rendu identique par toutes les interventions possibles, afin de se conformer au fait que nous aspirons tous à l'égalité des droits. La justice est aveugle car c'est le meilleur moyen de maximiser la portée de la liberté individuelle. Dans le cadre d'une justice aveugle, nul n'est soumis à des obligations ou à des sanctions légales qui ne le sont pas pour les autres, du seul fait de son identité ou de ses caractéristiques personnelles. Comme l'a dit Hayek : « Rien, cependant, n'est plus préjudiciable à la revendication d'égalité de traitement que de la fonder sur une hypothèse aussi manifestement fausse que celle de l'égalité de fait de tous les hommes.» Mises et Hayek considéraient tous deux la liberté individuelle comme la seule justification de l'égalité formelle et insistaient sur le fait que l'égalité devant la loi est la seule forme d'égalité compatible avec la liberté. Dans son ouvrage *Le Libéralisme*, Mises affirmait : 
 
 « …ce que [le libéralisme] a créé, c'est seulement l'égalité devant la loi, et non l'égalité réelle. Toute la puissance humaine serait insuffisante pour rendre les hommes réellement égaux. Les hommes sont et resteront toujours inégaux… Le libéralisme n'a jamais visé plus loin.» 
 
On pourrait se demander pourquoi la loi devrait s'attacher à garantir l'égalité formelle, ou l'égalité de traitement devant la loi, si les individus ne sont pas, en réalité, égaux. Mises avançait deux raisons. La première est que la liberté individuelle est essentielle à la coopération sociale. Il soutenait que la liberté individuelle se justifie par sa contribution au bien commun, et que le libéralisme classique « a toujours eu pour objectif le bien de tous, et non celui d'un groupe particulier ». Le bien commun ne peut être atteint que par la coopération sociale, et il ne peut y avoir de coopération sociale là où les individus ne sont pas libres. Il définissait la société comme « une association de personnes œuvrant à la coopération », et cette coopération est optimale lorsque les individus sont libres de procéder à des échanges pacifiques et volontaires fondés sur la division du travail. Le bien commun, et la coopération sociale, dépendent donc de la liberté individuelle et du droit à la propriété privée. Mises considérait cela comme la distinction essentielle entre le libéralisme classique et le socialisme.
 
Le libéralisme se distingue du socialisme, qui prétend lui aussi œuvrer pour le bien de tous, non par le but qu'il poursuit, mais par les moyens qu'il choisit pour l'atteindre. 
 
La seconde raison est « le maintien de la paix sociale ». Mises soutenait que la coexistence pacifique est essentielle à la civilisation et à la prospérité, et exige que chacun jouisse des mêmes droits devant la loi. Un système juridique qui accorde des privilèges particuliers à un groupe au détriment d'un autre conduit inévitablement au ressentiment, à l'hostilité, aux conflits et, finalement, à la guerre. Mises affirmait que « les privilèges de classe [ou de groupe] doivent disparaître pour que les conflits qu'ils suscitent cessent ». De même, Rothbard soulignait que les projets égalitaires mènent inexorablement au conflit, avertissant que toute société qui vise l'égalité s'engage sur la voie de la tyrannie : « Une société égalitaire ne peut espérer atteindre ses objectifs que par des méthodes totalitaires de coercition. » 
 
 Les socialistes s'opposent à la notion libérale classique d'égalité formelle en arguant que si les hommes ne sont pas, en réalité, égaux, la loi doit, autant que possible, s'efforcer de les rendre égaux. Ils proposent d'y parvenir en abolissant les privilèges dont jouissent certains et qui ne sont pas accessibles aux autres, ou en créant des droits spécifiques pour ceux qui ne bénéficient pas des privilèges des autres, afin de compenser leurs désavantages. Mises rejetait cette notion de « privilège ». Ce qu'un homme gagne grâce à son habileté ou à son talent, ce qui est acquis selon les règles de la propriété privée, ne peut être considéré comme un « privilège », car cela se justifie par sa nécessité pour la coopération sociale et le bien commun.

Le fait que, sur un navire en mer, un homme soit capitaine et que les autres constituent son équipage et soient soumis à ses ordres représente assurément un avantage pour le capitaine. Néanmoins, ce n'est pas un privilège pour lui s'il possède la capacité de manœuvrer le navire entre les récifs pendant une tempête et, de ce fait, de se rendre utile non seulement à lui-même, mais à tout l'équipage. 
 
Mises considérait donc l'égalité formelle, ou égalité devant la loi, comme une composante essentielle de la liberté. Sa défense de la liberté reposait, à son tour, sur le fait que la liberté est essentielle à l'épanouissement humain. L'importance de la liberté comme fondement philosophique de l'égalité est claire : il s'ensuit que tout « droit » à l'égalité qui porte atteinte à la liberté individuelle est invalide. Ce sont en effet de faux droits, comme l'a dit Rothbard.
 

 
Wanjiru Njoya est chercheuse associée Walter E. Williams à l'Institut Mises. Elle est l'auteure de *Economic Freedom and Social Justice* (Palgrave Macmillan, 2021), *Redressing Historical Injustice* (Palgrave Macmillan, 2023, avec David Gordon) et de « A Critique of Equality Legislation in Liberal Market Economies » (Journal of Libertarian Studies, 2021).

 

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