janvier 01, 2026

Dossier Iran: Histoire et révolution

Iran !
Le pays en pleine révolution en cours
 
Alors que des manifestations d’ampleur ont lieu en Iran depuis deux jours contre le régime des mollahs, aucune chaîne d’information, à l’exception de CNews, n’a évoqué cette actualité majeure depuis ce matin.
 
Le soulèvement iranien est un cauchemar pour la gauche occidentale.
Pas de Gaza, pas de victimisation rentable, pas de voile à défendre, juste un peuple qui veut la liberté.
Alors on détourne le regard, on étouffe, on se tait.
La vérité dérange plus que les mollahs.
La foule scande pour le retour de Pahlavi et contre les proxys de Khamenei
« Ceci est notre dernière bataille, Pahlavi va rentrer « ainsi que « ni Gaza, Ni Liban, je ne donne ma vie que pour l’Iran » 
 

 
Vous ne pouvez pas parler de ce qu’il se passe en Iran et vouloir cacher les slogans ! Le peuple iranien ne cesse de scander pour la chute du régime et le retour du Prince Reza Pahlavi.
 
Les étudiants de l'université Khajeh Nasir de Téhéran se joignent aux manifestations nationales, manifestant leur solidarité avec les citoyens qui réclament la justice économique et la fin de la répression. Ce qui est intéressant avec les manifestations, notamment celles des étudiants, dans tout l'Iran, c'est qu'il s'agit des premières manifestations au monde depuis deux ans et trois mois où les étudiants protestent CONTRE les terroristes et leurs soutiens, ainsi que pour leur propre liberté, plutôt que de protester POUR les terroristes comme on l'a vu faire à des millions d'étudiants attardés et à faible QI partout en Occident.
 
" UN COMMANDANT DE LA SÉCURITÉ IRANIEN ÉLIMINÉ

 
Selon des informations en provenance d'Iran, Mohammad Kowsari, commandant du renseignement et des opérations de l'unité de sécurité Imam Hassan à Kermanshah, a été éliminé.
Kowsari était impliqué dans des activités de renseignement, des arrestations et la répression de manifestations dans l'ouest de l'Iran, notamment dans les régions kurdes.
Cet incident survient dans un contexte de troubles sociaux à travers le pays, de grèves dans les bazars et d'escalade des manifestations
Les confirmations indépendantes restent limitées. La situation évolue."
Mossad
 
Le Lion rugit au cœur de la grande Perse !
Soutien indéfectible aux combattant de la liberté, aux défenseurs de la Lumière, aux porteurs de l’Humanité !
En France, la meute des chacals, complices des régimes de terreur, prosternés devant l’islamisme, ennemis des libertés humaines, se terre dans le silence comme un aveu : celui de la trahison suprême, de l’éternelle hypocrisie, de l’irrémissible abandon des Lumières.
Honneur aux résistants !
 
 
 
Iran Libre ?
Il y a une heure, 80 % des grandes villes iraniennes ont été annexées par notamment les étudiants et une grande partie de la population, les femmes ont été dit-on des lionnes...farouches opposantes aux mollah.
 

Le peuple iranien a pris le contrôle de la base des Gardiens de la révolution à Asadabad.
Qu'en sera t-il en plus haut lieu ?
Une économie en chute libre -40% Trump comme Israël auront été les précurseurs de cette paupérisation, des manifestations qui s'ensuivent...
Qu'en sera t-il aussi des groupes terroristes que l'Iran rançonnait ?
A suivre, le chemin de la liberté est parfois long !
 

Les villes tombées:
📍 Tehran
📍 Hamadan
📍 Qeshm
📍 Karaj
📍 Malard
📍 Abbasabad
📍 Shiraz
📍 Kermanshah
📍 Kerman
📍 Isfahan
📍 Ahvaz
📍 Yazd
📍 Vanak
📍 Mashhad
📍 Arak
📍 Kuhdasht
📍 Zahedan
📍 Urmia
📍 Yasuj
📍 Rasht
📍 Khorramabad
Les dernières informations rapportent que les Gardiens de la révolution utilisent désormais des balles réelles contre les manifestants,bien que débordés
 
Iran, confronté à des troubles, notamment économique !
Dans le Figaro Magazine, entretien de Sa Majesté l'Impératrice d'Iran en exil, Farah Pahlavi, que nous avons réalisé il y a quelques semaines, avec mon co-auteur Jean-Marie Montali. 
 

 
 Photos: Alfred Yaghobzadeh.
 

 

Iran, dans le miroir de la révolution

1 janvier 2026

2026, année de la libération pour l’Iran ?
Malgré la répression, des manifestations d’une ampleur inédite depuis des décennies ébranlent le régime des mollah. Animées par la force du désespoir économique, elles évoquent une version inversée de la révolution de 1979.

Le fantôme de 1979*

Janvier 1979. À Neauphle-le-Château, dans les Yvelines, à une trentaine de kilomètres de Paris, un vieil homme en turban noir reçoit chaque jour des journalistes venus du monde entier. À ses côtés, quelques étudiants iraniens traduisent ses paroles et expédient ses cassettes vers Téhéran. Ce religieux austère, que l’on disait oublié dans son exil, s’appelle Rouhollah Moussavi Khomeini. Il sera bientôt le Guide suprême de la République islamique, la plus haute autorité politique et religieuse du pays. En quelques semaines, son exil français devient le centre d’une révolution. Depuis son salon meublé d’un simple tapis, Khomeini dicte la chute d’un empire.

À des milliers de kilomètres de là, l’Iran du Shah vacille. Après trente-sept ans de règne autoritaire, Mohammad Reza Pahlavi a fait de son pays le laboratoire d’une paradoxale modernité autoritaire. Le « Roi des Rois » voulait rivaliser avec l’Occident, vantant ses réformes agraires, sa volonté d’industrialiser le pays, de l’alphabétiser et d’être le chantre de l’émancipation des femmes.

Mais la Révolution blanche qu’il avait lancée en 1963 a tourné court. Les mollahs, dépossédés de leurs terres et de leur pouvoir sur les zones rurales, crient vengeance. Quant aux paysans, beaucoup ont rejoint les villes et se sont entassés à leurs périphéries. Malgré l’émergence d’une classe moyenne ayant accédé à un certain confort, les bazaris, la bourgeoisie commerçante traditionnelle, étouffent sous la corruption et les exactions de la SAVAK, la police politique et le service de renseignement du Shah. L’Iran s’est enrichi, mais la modernité de Mohammad Reza Pahlavi n’a profité qu’à une élite. Le reste du pays vit dans la peur et la ferveur religieuse, un mélange explosif, nourri par la naïveté des communistes qui embarquent les fanatiques dans leur quête de justice sociale avant d’être emprisonnés, exterminés ou contraints à l’exil.

C’est un an plus tôt que l’étincelle jaillit. Une rumeur publiée dans un quotidien pro-régime insulte Khomeini. Les manifestations s’enchaînent, la répression s’abat. Les « vendredis noirs » de septembre font des centaines de morts sur la place Jaleh de Téhéran. L’armée tire sur la foule, mais les cortèges grossissent. Dans les mosquées, les prêches enregistrés de Khomeini circulent sous le manteau. Depuis la banlieue parisienne, sa voix promet la justice et l’humiliation des puissants.

Le 1er février 1979, le vol Air France n° 472 atterrit à Téhéran. À bord, Khomeini, 76 ans, rentre au pays. Deux millions d’Iraniens l’attendent sur la route de Mehrabad. Le cortège s’avance lentement dans un vacarme de klaxons et de prières. Ce jour-là, la monarchie millénaire prend fin. Le Shah, réfugié au Caire, ne remettra plus jamais les pieds sur sa terre. Dans les semaines qui suivent, les commissariats brûlent, la SAVAK est dissoute, les officiers du Shah exécutés. La République islamique est proclamée le 1er avril 1979, scellant la fusion du pouvoir spirituel et temporel sous la velayat-e faqih — le gouvernement du jurisconsulte.

La révolution iranienne ne se contente pas de chasser un monarque. Elle entend renverser l’ordre mondial et lancer un défi direct à l’Occident. Le 4 novembre 1979, une foule de jeunes islamistes franchit les grilles de l’ambassade américaine de Téhéran. Ils se baptisent « Étudiants musulmans suiveurs de la ligne de l’Imam ». Ils manifestent contre l’arrivée aux États-Unis du Shah, accueilli par Washington pour y être soigné. Le symbole leur est insupportable. Celui qui est tenu pour le despote corrompu de la Perse occidentalisée trouve refuge chez l’ennemi de la révolution. En quelques heures, cinquante-deux diplomates et membres du personnel sont pris en otages. Le monde bascule dans une crise diplomatique qui va durer 444 jours. Khomeini adoube les preneurs d’otages, qualifie l’ambassade de « nid d’espions » et transforme la crise en acte fondateur du nouveau régime. L’humiliation infligée à Washington devient un sacrement national. Sur les murs de Téhéran, on peint la haine du « Grand Satan ». Dans les cours d’école, les enfants apprennent à chanter « Marg bar Âmrikâ » comme une prière. Les manifestations s’étendent dans tout le pays.

À Washington, le président Jimmy Carter tente de dialoguer. En vain. Les sanctions économiques s’abattent : gel de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens, embargo commercial, rupture des relations diplomatiques. En avril 1980, l’opération Eagle Claw — la tentative de sauvetage des otages par une unité spéciale américaine — tourne au désastre. Huit GI’s meurent dans le désert iranien après une collision entre un avion de transport militaire C-130 et un hélicoptère. Les images font le tour du monde. Khomeini y voit un signe divin, triomphant : « Ils ont voulu porter atteinte à notre révolution avec cette opération ridicule. […] Que Carter sache que cette défaite est un nouveau scandale pour lui. […] C’est Dieu qui a fait échouer leur complot. Les sables du désert les ont arrêtés. »

Dans ce contexte, les Pasdaran, les Gardiens de la Révolution, prennent le contrôle des ports, des routes, des frontières et des télécommunications. Ils représentent l’armée idéologique de la République islamique, créée le 5 mai 1979 par décret de l’ayatollah Khomeini pour protéger la révolution contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. Il ne s’agit pas d’une simple armée. C’est une structure parallèle aux forces régulières (Artesh), avec ses propres moyens terrestres, aériens, navals, la Force al-Qods pour les opérations extérieures et les Bassidj pour la répression interne. C’est par leur biais que le blocus va créer sa propre économie et opprimer la population sous le manteau d’un islamisme à la fois radical et hypocrite.

La libération des otages intervient le 20 janvier 1981, le jour même de l’investiture de Ronald Reagan. Le régime de Téhéran a attendu que Carter quitte la Maison-Blanche pour signer les Accords d’Alger, prévoyant la restitution des otages contre le déblocage partiel des avoirs iraniens gelés. Le message est clair — l’Amérique ne dicte plus le tempo. Mais le prix de cette victoire symbolique est immense. L’Iran se retrouve coupé de tout. Les sanctions financières s’étendent, les entreprises occidentales se retirent, les relations bancaires sont suspendues. Les exportations de pétrole s’effondrent. Les médicaments, les pièces détachées, les devises manquent. C’est la naissance du blocus iranien. Les cargaisons de pétrole brut s’entassent dans les ports du Golfe, sans acheteurs. En 1981, les revenus liés aux hydrocarbures chutent de plus de 70 %, passant d’environ 20 milliards de dollars à moins de 8 milliards. C’est un étranglement progressif, voulu par Washington pour épuiser la jeune République islamique. Dans ses sermons, Khomeini exhorte le peuple à l’autarcie, la khod-kafa’i. En surface, la rhétorique est celle du sacrifice. En profondeur, c’est la naissance d’une économie fondée sur les réseaux parallèles où le clergé bénit les trafics nécessaires à la survie de la révolution, dont ceux de drogues et d’armes…


Décembre 2025, la révolution inversée ?

Quarante-six ans après cette révolution à laquelle communistes et moudjahiddines du peuple (organisation islamo-marxiste) ont participé, avant d’être à leur tour victimes du régime, le pouvoir des mollahs vacille sous le poids de ses crimes et de son absence de réaction face à la terrible crise économique qui frappe le pays. Si les contestations ont été multiples et toujours réprimées dans le sang ces dernières années, comme celle née en 2022 après l’assassinat par la police des mœurs de la jeune Mahsa Amini, pour un voile mal porté, les manifestations qui secouent l’Iran en cette fin décembre semblent de nature à véritablement mettre le règne des ayatollahs en danger. Elles expriment une profonde colère accumulée contre un système corrompu, égoïste et brutal, qui a transformé un pays riche en ressources en enfer — le blocus n’y étant pas non plus étranger.

Tout est parti de la dégradation fulgurante de la situation économique. Une hyperinflation galopante, atteignant 48,6 % en octobre et 42,2 % en décembre 2025, a fait exploser les prix alimentaires et vu la monnaie locale, le rial, chuter à un niveau abyssal. Il faut désormais échanger plus de 1,4 million de rials pour obtenir 1 dollar. Les commerçants, premiers touchés, ont fermé boutique à Téhéran dès le 29 décembre, notamment dans le bazar, le poumon économique de la ville. La révolte s’étend rapidement. Après les bazaris, les étudiants sont maintenant dans la rue et affrontent les forces de l’ordre, tandis qu’Ispahan et Mashhad rejoignent le soulèvement, lui donnant de l’ampleur. Un mouvement qui rappelle une version inversée de la révolution de 1979, déjà largement fondée sur des motifs économiques. Reste à attendre encore la réaction, potentiellement décisive, des Kurdes, dont Mahsa Amini était originaire, déjà largement impliqués dans la révolte de 2022.

Un régime divisé et à bout de forces

Les divisions au sein du gouvernement éclatent maintenant au grand jour, révélant les failles d’un système autoritaire théocratique où le clergé chiite exerce un pouvoir absolu, incorporant des éléments démocratiques factices comme l’élection du président. Ce dernier, le « réformiste » — un mot dépourvu de toute réalité — Masoud Pezeshkian, élu en 2024, appelle à « écouter les revendications légitimes des manifestants », sans que la police ne l’entende.

Le président du Parlement, du même camp que le chef de l’État, évoque les « difficultés économiques » du peuple, trahissant une peur palpable au sommet. Mais ces voix « modérées » se heurtent à la surdité du Guide suprême, Ali Khamenei, terré dans son bunker, qui refuse tout compromis, préférant la répression via les Bassidj et les Pasdaran.

Pourtant, selon nos informations, nombre de réformistes, sentant le vent tourner, commencent à fuir le Titanic institutionnel et rejoignent, les uns l’opposition centriste, les autres la frange nationaliste des contestataires, les derniers, les tenants d’un retour à une monarchie constitutionnelle incarnée par le fils du Shah renversé en 1979, Reza Pahlavi.



 

Les manifestants profitent également d’un contexte favorable, marqué par les difficultés internes et externes rencontrées par les mollahs — retour de Trump à la Maison-Blanche, pressions sur le programme nucléaire, guerre contre Israël via ses proxies comme le Hezbollah, le Hamas ou les Houthis yéménites.

Les forces de l’opposition : vers une cause commune sous la bannière de Reza Pahlavi ?

Face à cette tyrannie agonisante, l’opposition iranienne, longtemps fragmentée, sent poindre son heure. Ses courants divers — monarchistes, républicains, libéraux démocrates, activistes des droits des femmes, prisonniers politiques et familles de victimes — convergent vers une volonté de faire cause commune pour renverser la République islamique. Le débat sur la forme future du gouvernement — monarchie constitutionnelle ou république — est reporté à l’après-chute, priorisant l’unité contre l’ennemi commun.

Au centre de ces adversaires du pouvoir émerge effectivement la figure de Reza Pahlavi, dont le nom résonne dans les rues de Téhéran et au-delà. Il incarne un visage rassembleur, à même d’orchestrer une transition démocratique. En exil depuis 1979, il appelle à la désobéissance civile massive, invitant les forces de sécurité à rejoindre le peuple contre un régime « incompétent et criminel ». 

Soutenu par des prisonniers politiques, des personnalités publiques et une diaspora active, il dépasse les clivages, prônant une démocratie laïque, les droits humains, la défense des minorités et l’intégrité territoriale. Lors d’une récente conférence de presse, il a exhorté les manifestants à rester unis pour « mettre fin au régime des ayatollahs », appelant tous les segments de la société — commerçants, étudiants, militaires — à se joindre au mouvement.

Des rassemblements comme celui de Munich, en juillet 2025, où il a réuni des dissidents pour un « moment historique », illustrent cette unification. Encore néanmoins relative, tant il existe de dissensions historiques entre les différents courants. Pahlavi sera-t-il reconnu comme leader pouvant incarner la phase de transition vers un gouvernement provisoire et des élections libres ? La question demeure. Mais des activistes pro-républicains, autrefois opposés, le soutiennent désormais.

La jeunesse technophile : l’arme secrète de la résistance iranienne

Dans cette bataille pour la liberté, la particularité de la résistance iranienne réside dans sa jeunesse, dans un pays dont la population ne dépasse pas 32 ans de moyenne d’âge. Très éduquée, hyperconnectée et farouchement technophile, comme Les Électrons libres, elle amplifie le mouvement avec une ingéniosité qui défie la censure du régime. Habituée à contourner les barrières numériques imposées par les mollahs (via des applications cryptées comme Signal et Telegram, ou des VPN pour masquer les IP), cette jeunesse coordonne des manifestations éclairs, courtes et précises, permettant de fuir avant l’arrivée des Bassidj ou de la police, tout en assurant une synchronisation nationale. Grâce à elle, les mêmes slogans, les mêmes actions se déploient simultanément à Téhéran, Ispahan ou Mashhad.

Ce lien technologique tisse aussi un pont solide avec la diaspora iranienne, malgré les récits antagonistes propagés par le régime pour semer la discorde. Les deux mondes restent connectés, alimentant des dossiers explosifs (comme ceux sur la contrebande d’or par la Force al-Qods), produits par des binationaux enquêteurs. Parfois, ces connexions infiltrent même le cœur du régime, où certains acteurs, contraints par la nécessité de nourrir leur famille, ne soutiennent pas les mollahs par conviction mais par volonté de survivre.

Une clé de cette opposition réside aussi dans des réseaux de hackers, qui contrecarrent les cyberopérations du régime menées par des agents entraînés par la Russie, experte en ingérence étrangère. Face à un réseau internet bas débit maîtrisé par le gouvernement, les résistants iraniens ont obtenu le repositionnement de satellites occidentaux pour accéder à un haut débit, facilitant la coordination des mouvements. Des rassemblements comme le « Free Iran Rally » à Paris en février 2025, ou les « Assises de la jeunesse iranienne », en octobre, soulignent comment cette génération insurgée, assoiffée de liberté, entretient le flambeau de la résistance.

En cette fin 2025, l’Iran arrive à un carrefour historique de son chemin. La puissance de la contestation, aidée par des circonstances plus favorables que jamais, permettra-t-elle à ce grand pays, vieux de 2 500 ans, de retrouver sa splendeur et son rôle de guide de la civilisation moyen-orientale ? Nous l’ignorons, mais nous l’espérons.

* La première partie de cet article est librement inspirée du chapitre XV du livre de l’auteur de l’article, La drogue au pouvoir, à paraître aux Éditions du Cerf, début 2026.

Benjamin Sire 

https://lel.media/iran-dans-le-miroir-de-la-revolution/

 

Iran

L’Iran (persan : ايران), historiquement appelé la Perse, en forme longue la République islamique d'Iran, est un pays d'Asie de l'Ouest. Il est bordé au nord par la mer Caspienne, au sud par le golfe Persique et le golfe d'Oman. Il partage des frontières avec l'Afghanistan, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, l'Irak, le Pakistan, le Turkménistan et la Turquie. Sa capitale est Téhéran, située dans le nord du pays. 

Liens externes

 

Iran et le business transgenre: Liberté - Mutilation ou peine de mort !

L'islamo-fascisme - islamo-gauchisme - Islamisme - wahhabisme - salafiste - chiite - sunnite

 

 

 

 
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décembre 31, 2025

Le Macronisme aigu !

La macronie : un système opaque gangréné par le népotisme, le copinage et l’impunité 

Le pouvoir macroniste, souvent qualifié de « macronie », se présentait comme une rupture avec l’ancien monde politique, promettant renouvellement, transparence et moralisation de la vie publique.

 


Pourtant, près de neuf ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le bilan est accablant : un entourage verrouillé, des nominations douteuses, des affaires étouffées et une déconnexion croissante avec les Français.

Loin d’avoir éradiqué les vieux démons du clientélisme et du favoritisme, la macronie les a exacerbés, transformant l’État en un réseau d’influences où les fidèles sont récompensés et les critiques marginalisées.


 

Le népotisme et le copinage au cœur du système

Dès 2017, Emmanuel Macron promettait une loi contre le « népotisme », en réaction à l’affaire Fillon. Ironie de l’histoire : son propre quinquennat (puis second mandat) a été marqué par une série de nominations perçues comme du pur favoritisme. Des proches du couple présidentiel ont été placés à des postes clés, souvent sans que leurs compétences justifient pleinement ces choix.

  • Des cas emblématiques comme la tentative de nomination de l’écrivain Philippe Besson au consulat de Los Angeles en 2018, annulée sous la pression pour « copinage ».
  • Plus récemment, des soupçons autour de subventions accordées à des associations dirigées par des amies de Brigitte Macron, comme l’affaire des 2 millions d’euros versés à l’association e-Enfance de Justine Atlan via les Pièces Jaunes.
  • La suppression du corps diplomatique en 2022 a été dénoncée comme un moyen de placer des fidèles sans passer par les concours traditionnels, renforçant l’accusation de « recasage » des alliés politiques.

Ces pratiques ne sont pas isolées : elles s’inscrivent dans une logique d’entre-soi élitiste, où l’accès au pouvoir passe plus par la proximité avec le président que par le mérite républicain. La macronie fonctionne comme un club fermé, où les hauts fonctionnaires, banquiers et communicants issus des mêmes écoles (ENA, Sciences Po) se cooptent mutuellement.


 

L’opacité et l’étouffement des affaires

La macronie excelle dans la gestion des scandales : rapidité à classer, enquêtes bâclées et communication verrouillée. L’affaire Benalla en 2018 a révélé un Élysée prêt à protéger ses proches au prix de mensonges d’État. Depuis, les controverses se multiplient sans conséquences réelles :

  • Conflits d’intérêts dans les cabinets ministériels.
  • Pantouflage vers le privé (McKinsey, cabinets de conseil).
  • Dépenses opaques autour de la Première dame, épinglées par la Cour des comptes.

En 2025, alors que la France traverse une crise politique profonde (instabilité gouvernementale, dette explosive, contestations sociales), l’entourage macroniste semble imperméable aux critiques. Le président, isolé, s’appuie sur un cercle restreint qui filtre l’information et marginalise toute voix dissonante.

Une illustration parfaite : les théories conspirationnistes comme symptôme d’une défiance totale

La prolifération de rumeurs extrêmes, comme celles relayées sur X affirmant que des opposants gênants (tels qu’Olivier Marleix) auraient été « suicidés » pour protéger des dossiers sensibles sur la finance ou la souveraineté nucléaire, traduit une défiance abyssale envers le pouvoir. Ces théories, amplifiées par des sites comme Profession Gendarme qui citent des sources alternatives et présentent des spéculations sur un possible rôle de l’État ou de Macron dans la mort de Marleix, émergent dans un contexte où les enquêtes officielles ont conclu à un suicide sans intervention extérieure, comme l’a confirmé le parquet de Chartres en juillet 2025 après autopsie et analyses.

Bien que ces allégations restent spéculatives et non étayées par des preuves concrètes, elles fleurissent parce que la macronie a elle-même alimenté le soupçon par son opacité récurrente. Quand les enquêtes officielles sont perçues comme expéditives par une partie du public, et que les critiques légitimes sur des scandales comme Alstom (où Marleix avait enquêté) sont minimisées, l’imagination comble le vide au détriment de la vérité et de la sérénité publique, même si les faits établis pointent vers une tragédie personnelle plutôt qu’un complot.


 

Une dérive autoritaire au service d’un clan

La macronie n’est pas seulement clientéliste ; elle est devenue un système où le pouvoir présidentiel s’exerce sans contre-pouvoirs efficaces. Dissolutions d’assemblée intempestives, usage massif du 49.3, nominations contestées : tout concourt à concentrer les décisions entre les mains d’un petit groupe. Les Français, épuisés par l’inflation, les réformes impopulaires et l’instabilité, paient le prix de cette gouvernance arrogante.

Emmanuel Macron avait promis de restaurer la confiance dans la politique. Il laisse derrière lui un pays divisé, méfiant et convaincu que le sommet de l’État fonctionne d’abord pour ses propres intérêts.

La macronie n’est pas une renaissance : c’est la confirmation que, en France, le pouvoir corrompt toujours ceux qui s’y accrochent trop longtemps.

Il est temps de tourner la page pour retrouver une République exemplaire, loin des réseaux et des privilèges d’un clan.

https://multipol360.com/la-macronie-un-systeme-opaque-gangrene-par-le-nepotisme-le-copinage-et-limpunite/

 

Politique de concurrence, perspectives 2026 et enjeux géopolitiques

Politique de concurrence et Antitrust en Europe et aux États-Unis : Perspectives transatlantiques et enjeux géopolitiques


Une analyse académique en économie politique internationale, par François Souty

La régulation de la concurrence ne se limite plus à un instrument économique : elle est devenue un outil stratégique, industriel et géopolitique. Aux États-Unis comme en Europe, la protection des consommateurs, la promotion de l’innovation et le contrôle des grandes plateformes numériques sont des priorités, mais elles s’inscrivent dans des cadres institutionnels et politiques différents…

                              Réalisation Le Lab Le Diplo

Politique de concurrence et Antitrust en Europe et aux États-Unis : Perspectives transatlantiques et enjeux géopolitiques

Par François Souty, docteur en histoire économique, ancien haut fonctionnaire français, est notamment ancien chargé d’affaires internationales à la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne (2021-2024). Il enseigne le droit de la concurrence à la Faculté de Droit de Nantes-Université et la géopolitique à Excelia Business School Group (la Rochelle-Paris Cachan). Il est membre du conseil scientifique de l’Institut Valmy.

Introduction

La régulation de la concurrence ne se limite plus à un instrument économique : elle est devenue un outil stratégique, industriel et géopolitique. Aux États-Unis comme en Europe, la protection des consommateurs, la promotion de l’innovation et le contrôle des grandes plateformes numériques sont des priorités, mais elles s’inscrivent dans des cadres institutionnels et politiques différents.

Cet article propose une analyse comparative des politiques de concurrence en Europe et aux États-Unis, avec un accent sur la dimension géopolitique transatlantique. Il examine les orientations stratégiques et priorités opérationnelles sous Teresa Ribera, nouvelle Vice-présidente exécutive de la Commission européenne, chargée notamment de la compétitivité et de la politique de la concurrence en Europe et la doctrine “America First Antitrust” sous Abigail Slater (nommée à l’américaine par le prénom diminutif Gail Slater), Assistant Attorney General chef de la Division Antitrust au Département fédéral de la Justice et W. Ferguson, président de la Federal Trade Commission aux États-Unis. L’objectif est de mettre en lumière les convergences et divergences, ainsi que les implications pour la compétitivité et la souveraineté technologique sur les deux rives de l’Atlantique.

I. L’évolution de la politique de concurrence européenne avec l’arrivée de Teresa Ribera

La politique de concurrence européenne a été profondément influencée par Margrethe Vestager, Commissaire à la Concurrence de 2014 à 2024, et se poursuit sous Teresa Ribera, Vice‑Présidente exécutive chargée de la transition propre et compétitive depuis décembre 2024. Sous Vestager, l’Europe a affirmé une approche normative forte, caractérisée par un enforcement numérique robuste. Les actions antitrust contre Google, Apple, Meta et Amazon, ainsi que la mise en œuvre du Digital Markets Act (DMA) et du Digital Services Act (DSA), ont marqué sa volonté de garantir une concurrence équitable dans les marchés numériques¹.

Depuis sa prise de fonction, Teresa Ribera a poursuivi et fait évoluer la politique de concurrence européenne (la notion de « politique de la concurrence » ne figure plus dans l’intitulé de son portefeuille indiquant une mutation relevant d’une politique plus industrielle influencée par le développement durable et la transition écologique, articulant vision stratégique et mise en œuvre concrète. Ses discours à la conférence CRA de Bruxelles, en décembre 2024 et début 2025, permettent de synthétiser quatre axes principaux.

Tout d’abord, la politique de concurrence est conçue comme un outil central pour renforcer la compétitivité européenne et anticiper l’innovation dans les secteurs critiques. Ribera insiste sur la nécessité d’aligner cette politique avec la transition énergétique, la numérisation et le marché unique, afin de favoriser investissement et innovation[1].

Ensuite, l’enforcement numérique constitue une priorité. Le Digital Markets Act (DMA) est appliqué pour encadrer les plateformes dominantes et garantir un accès équitable aux nouveaux entrants[2]. Ribera souligne l’importance de la transparence et de la prévisibilité juridique pour protéger à la fois l’innovation et les consommateurs.

Troisièmement, la politique de fusions et le contrôle des aides publiques étrangères via le Foreign Subsidies Regulation (FSRégalement conçu et adopté sous MmeVerstager) sont utilisés pour prévenir les distorsions de marché et protéger l’innovation[3]. La surveillance s’étend également aux marchés essentiels affectant directement la vie quotidienne, comme l’énergie, les médicaments et les biens de consommation.

Enfin, Mme Ribera intègre des objectifs sociétaux et environnementaux dans la régulation, en veillant à ce que la concurrence soutienne la transition écologique et l’équité sociale[4]. La mise en œuvre opérationnelle reflète ainsi une politique de concurrence qui s’affiche comme proactive, alliant « enforcement », compétitivité et durabilité.


Principales différences entre les deux approches de politique de la concurrence Verstager et Ribera

Critères                                     Vestager (2014-2024)                               Ribera (2025-…)
Orientation généraleDroit strict appliqué de manière indépendante et normativePolitique de concurrence intégrée à objectifs industriels et verts
Enforcement antitrust (art. 101-102 TFUE)Très ferme, nombreuses sanctionsToujours actif, mais parfois plus flexible (soft enforcement)
Régulation numériqueDMA central, focus puissant contre Big TechMaintien du focus mais intégré à une stratégie plus large
Aides                  d’ÉtatApplication stricte, même lors de transitions          Adaptation possible pour soutenir des     objectifs « stratégiques »
Contrôle des fusionsStrict, focalisé sur intégrité du marchéLégère ouverture pour permettre la croissance des acteurs européens + propositions Draghi de réformes du contrôle des fusions (réforme à venir en 2026 ?)
Liens avec autres politiquesPlutôt autonomeFortement lié à la compétitivité, transition écologique et industrielle

Les grandes affaires récentes illustrent cette approche : Google Shopping, Apple App Store et Amazon Marketplace[5], la conformité DMA de Microsoft et Meta[6], ainsi que plusieurs cas sous le FSR[7]. Cette combinaison de stratégie et d’action concrète illustre la volonté d’affirmation par la Présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen rôle central de l’Europe dans la régulation numérique et industrielle. Il est encore trop tôt pour se prononcer clairement sur l’impact des problématiques environnementales et de transition vers l’économie verte voulue par Mme Von der Leyen au cours de son premier mandat, dont Mme Verstager avait relativement protégé la politique européenne de la concurrence en la maintenant sur ses axes historiques augmentés d’une forte attention à l’économie digitale et à la mondialisation économique. 

II. Evolution signalée de la doctrine américaine en 2025 : “America First Antitrust

Aux États-Unis, la doctrine “America First Antitrust” adoptée par Gail Slater et William Ferguson met l’accent sur la protection des consommateurs et la compétitivité nationale. Elle repose sur une application stricte du droit et sur un enforcement ciblé des comportements anticoncurrentiels[8].

La doctrine est particulièrement bien développée dans le premier discours, prononcé le 28 avril 2025, par Abigail Slater, alors nouvellement nommée Assistant Attorney General à la tête de l’Antitrust Division du DOJ. Le texte a été prononcé à Notre-Dame University (Chicago). Il s’agit d’un discours inaugural majeur sur la vision de. Mme Slater sur l’antitrust, intitulé “The Conservative Roots of America First Antitrust Enforcement”.[9] Ce discours – très peu commenté en Europe hélas – a ainsi dessiné les contours des fondements idéologiques, les priorités de l’approche et dénommé la doctrine qu’elle entend suivre à la tête de la Division Antitrust durant la seconde Administration Trump. 

A. Refondation idéologique : l’antitrust comme instrument des valeurs conservatrices avec trois principes directeurs

De manière très significative et documentée par une fort attrait pour la culture historique américaine, Mme Slater ancre l’antitrust dans la tradition conservatrice américaine, affirmant que son rôle est de défendre les principes fondateurs du pays — liberté individuelle, libre entreprise, et protection contre la tyrannie, qu’elle attribue non seulement à l’État mais aussi aux monopoles privés. Elle évoque le Sherman Act de 1890, signé à l’époque pour contrer les trusts dominants, et relie cette histoire à des mouvements populaires comme celui des « Grangers » dans le Midwest du XIXᵉ siècle. Pour elle, ces valeurs historiques légitiment une approche antitrust qui n’est pas seulement économique, mais aussi profondément ancrée dans la défense de la liberté individuelle face à la concentration de pouvoir économique. A cette occasion, Mme Slater a exposé les trois principes centraux qui guideront son action :

i) Protection de la liberté individuelle

L’antitrust doit protéger les libertés économiques des individus en empêchant que des monopoles abusifs ne restreignent les choix des consommateurs, des travailleurs et des petites entreprises. Elle fonde cette idée sur une lecture conservatrice des droits naturels garantis par la Constitution américaine. 

ii) Respect des textes originels et de la jurisprudence

Mme Slater met l’accent sur une interprétation du droit centrée sur les textes originels et le contexte historique des lois antitrust (Sherman ActClayton Act). Elle refuse que l’antitrust devienne un instrument normatif sans ancrage juridique ferme, insistant sur le rôle des lois telles qu’adoptées par le Congrès et déjà interprétées par les tribunaux. 

iii) Méfiance à l’égard de l’inflation réglementaire

Elle affirme qu’une régulation générale et ex ante risque d’“étouffer” l’innovation et de renforcer les positions des grandes entreprises plutôt que de les challenger. Selon elle, l’antitrust doit rester un outil judiciaire et ciblé, et non un ensemble de règles administratives appliquées à tous indistinctement. 

B. Antitrust au service de l’“American Dream” et de l’économie réelle et position de la Division Antitrust du Department of Justice

Mme Slater associe l’application de l’antitrust américain à la réalisation de l’“American Dream, définie comme la possibilité pour chaque individu de prospérer et de gravir les échelons économiques grâce à la concurrence. Elle affirme que des marchés réellement compétitifs permettent aux entrepreneurs, travailleurs et consommateurs d’atteindre sécurité et mobilité économique.  De manière fort intéressante et absolument mal comprise en europe – voire pas du tout -, elle critique par ailleurs les décennies de politiques néolibérales américaines (le « Washington Consensus ») qui, selon elle, ont favorisé la mondialisation, l’ouverture des marchés au commerce international notamment asiatique mais aussi européen et la sous‑application des lois antitrust, contribuant à l’érosion industrielle dans des régions comme le Midwest

Concernant son positionnement vis‑à‑vis de la régulation et le rôle du DOJ, Mme Slater exprime une grande défiance à l’inflation normative et oppose l’enforcement judiciaire du droit antitrust au cas par cas à la réglementation générale : « L’antitrust n’est pas une réglementation, mais une application du droit. » Elle présente l’antitrust comme un « outil de scalpel plutôt que de masse » (on dirait en Europe « par catégories »), capable de cibler des comportements anticoncurrentiels spécifiques plutôt que d’imposer des règles générales (comme c’est plus souvent le cas en Europe façonnée par le droit romain) ; selon Mme Slater, des séries de règles générales pourraient figer les marchés. Elle dénonce également le risque de « corporate capture », où des réglementations trop larges, trop génériques profiteraient aux grands acteurs qu’elles prétendent contrôler et étoufferaient les nouveaux entrants.

C.  Priorités concrètes, appels à l’action et tournant idéologique avec « l’America First Antitrust »

Dans son discours, Mme Slater appelle à une application vigoureuse des lois antitrust existantes pour s’attaquer aux « ill‑gotten monopolies » (littéralement monopoles mal acquis), pour défendre les consommateurs, les travailleurs et les petites entreprises, ce qu’elle décrit comme la mission centrale de l’“America First Antitrust”. Elle annonce également la création d’un Anticompetitive Regulations Task Force visant à repérer et éliminer des réglementations jugées anti‑concurrentielles (idée souvent développée depuis deux décennies à l’OCDE au sein du comité de la concurrence présidé jusqu’à 2025 par l’économiste français et ancien juge à la cour de Cassation, le professeur Frédéric Jenny). Elle souligne enfin que l’engagement des citoyens et des entreprises à signaler des pratiques anticoncurrentielles est essentiel pour l’efficacité de l’antitrust dans le contexte économique actuel. 

Ce grand discours comporte donc une dimension politique affirmée, encore une fois peu voire pas remarquée en Europe : il ancre l’antitrust non seulement dans le droit positif mais aussi dans une vision conservatrice du rôle de l’État fédéral, rejetant les approches technocratiques et prônant une participation active des citoyens à la défense de marchés compétitifs. Cette tonalité contribue à définir l’antitrust comme un élément clé de l’agenda économique transatlantique actuel. En résumé, cette prise de parole d’Abigail Slater souligne la vivacité de l’antitrust durant la Présidence Trump, marque un tournant idéologique pour l’antitrust américain, fondé sur des valeurs conservatrices, met l’accent sur la protection de la liberté individuelle, le respect du texte des lois, la méfiance envers la régulation expansive et le renforcement de l’application judiciaire des règles antitrust pour favoriser une concurrence dynamique servant les consommateurs, les travailleurs et les petites entreprises. 

La priorité américaine est d’assurer une concurrence libre et équitable, en particulier dans les secteurs numériques, où Amazon, Google et Meta sont régulièrement surveillés[10]. La politique de fusions se concentre sur des cas spécifiques, comme ceux de Microsoft et Nvidia, pour limiter la concentration et préserver l’innovation[11]. Les secteurs stratégiques tels que le cloud et les app stores font également l’objet d’une attention particulière[12]. Contrairement à l’approche européenne, l’antitrust américain est donc très nettement moins prescriptif sur les objectifs sociaux ou environnementaux (voire pas du tout), privilégiant un enforcement judiciaire ciblé et une protection de la compétitivité nationale, avec une dimension géopolitique implicite face à la compétition mondiale dans la tech mais aussi vis-à-vis de l’Union Européenne.

III. Convergences, divergences et implications transatlantiques

Une comparaison des deux approches révèle des convergences : protection de l’innovation, régulation des plateformes numériques, et mise en œuvre concrète de l’enforcement. A l’opposé, les divergences résident surtout dans la méthode et les objectifs : l’Europe adopte une approche proactive et normative, intégrant politique industrielle et transition écologique, tandis que les États-Unis privilégient l’enforcement ciblé sur l’antitrust (sur l’efficacité économique et la lutte contre les monopoles ou pratiques abusives de positions dominantes), centré sur les consommateurs et la compétitivité nationale. Enfin, les enjeux géopolitiques sont devenus majeurs. L’UE vise par une politique de la concurrence reprofilée à protéger sa souveraineté numérique et industrielle, tandis que les États-Unis cherchent à sécuriser les chaînes de valeurs technologiques et maintenir leur leadership. Une coordination transatlantique, même partielle, pourrait influencer la standardisation des règles numériques et la gouvernance des marchés mondiaux, avec des répercussions directes sur l’innovation et la compétitivité globale. Un groupe de travail transatlantique entre les Etats-Unis et l’Union Européenne existe mais ne semble pas produire de résultats concrets depuis le début de cette année 2025 : c’est à suivre néanmoins car le Rapport Draghi sur la compétitivité européenne a mentionné la nécessité d’évolutions de cette politique européenne de la concurrence dans le domaine du contrôle des concentrations[13].

a.  L’analyse comparée des politiques de concurrence en Europe et aux États-Unis révèle des convergences importantes sur plusieurs points. Les deux approches visent à protéger l’innovation, assurer un accès équitable aux marchés et encadrer les grandes plateformes numériques afin de prévenir les comportements anticoncurrentiels à tendance monopolistiques privées (appelées abusives en Europe). Dans les deux juridictions, l’accent est mis sur l’enforcement opérationnel : les affaires récentes contre Google, Apple, Amazon, Microsoft ou Meta montrent que tant la Commission européenne que le DOJ et la FTC n’hésitent pas à poursuivre, sanctionner ou à imposer des mesures correctives aux acteurs dominants.

b.   Cependant, des divergences significatives apparaissent dans la méthode et la philosophie sous-jacente. L’Europe, sous Ribera et Vestager, adopte une approche préventive et normative, intégrant la politique industrielle, la transition écologique et la protection des marchés stratégiques au sein d’un cadre cohérent. Les instruments tels que le DMA et le FSR illustrent cette volonté d’encadrer les comportements à long terme et de préserver la souveraineté économique et technologique européenne. En revanche, la doctrine américaine “America First Antitrust” se concentre sur un enforcement ciblé et réactif, centré sur la protection des consommateurs et la compétitivité nationale, avec moins de préoccupation directe pour la coordination avec les objectifs industriels ou environnementaux. Cette approche est plus juridico-réglementaire, privilégiant l’action sur des comportements anticoncurrentiels précis et des transactions concrètes plutôt qu’une régulation systémique.

 c. D’un point de vue géopolitique, cette comparaison permet de dégager plusieurs leçons transatlantiques:

  1. Une complémentarité des approches: l’approche proactive européenne peut servir d’exemple pour anticiper les risques structurels et protéger les marchés stratégiques, tandis que l’approche américaine offre un modèle efficace de sanction ciblée et rapide. Les deux approches peuvent se nourrir mutuellement : l’Europe pourrait s’inspirer d’un enforcement judiciaire plus ciblé pour certaines infractions, tandis que les États-Unis pourraient intégrer des dimensions industrielles et stratégiques plus larges.
  2. Des implications pour la gouvernance numérique mondiale : les différences de méthode influencent la standardisation internationale des règles numériques. L’Europe tend à imposer des obligations structurelles (interopérabilité, neutralité de classement), tandis que les États-Unis privilégient la correction des abus avérés. Cette dualité crée un espace où les entreprises doivent naviguer entre deux régimes, mais offre aussi l’opportunité d’élaborer des normes globales harmonisées, par exemple via l’OCDE, la CNUCED, l’International Competition Network (ICN) ou le G7/G20, chacune de ces organisations internationales ou groupement d’Etats possédant un comité d’experts développant – ou susceptible de développer – une activité de nature normative internationale en matière de concurrence.
  3. Une importante dimension géopolitique et d’exercice de souveraineté: l’antitrust n’est plus seulement un instrument économique ; il devient un levier de souveraineté technologique et industrielle. L’UE tente d’utiliser sa politique de concurrence extensive pour protéger ses champions technologiques et industriels en leur permettant de se développer face aux « gatekeepers » définis ou identifiés à l’aide du nouvel outil que constitue le DMA et limiter l’influence des acteurs étrangers subventionnés, tandis que les États-Unis cherchent à sécuriser leur leadership mondial dans les secteurs stratégiques. La coordination transatlantique, même partielle, pourrait renforcer la position des démocraties occidentales face à la concurrence globale, notamment asiatique.
  4. L’innovation et la transition écologique durable: la politique européenne intègre explicitement des objectifs environnementaux et sociaux dans le cadre concurrentiel, ce qui pourrait servir de modèle pour des approches plus larges de l’antitrust, tandis que l’approche américaine montre la force d’un enforcement ciblé capable de sanctionner rapidement les comportements abusifs. Une combinaison de ces deux logiques pourrait maximiser à la fois innovation, durabilité et justice économique.

En résumé, l’analyse comparative révèle que, malgré des priorités et méthodes différentes, l’UE et les États-Unis partagent des objectifs communs de protection de la concurrence et de stimulation de l’innovation, tout en développant des instruments distincts adaptés à leurs contextes institutionnels et stratégiques. Cette dualité constitue une opportunité d’apprentissage réciproque et souligne l’importance de la coordination transatlantique dans un monde numérique et industriel de plus en plus interconnecté, même si le modèle américain entend laisser le marché plus libre de ses évolutions que dans une Union Européenne où les institutions affichent beaucoup plus d’interventionnisme.

IV. Conclusion

La comparaison des politiques de concurrence en Europe et aux États-Unis montre que, malgré des méthodes différentes, les deux approches convergent vers la protection de l’innovation et la régulation des grandes plateformes numériques.

Sous Teresa Ribera, l’Europe tente de redéployer la politique européenne de la concurrence – sans amendement à ce stade des sources de droit originaires (les articles 101 à 106). Elle procède en revanche d’un enrichissement ou d’un renforcement des sources de droit dérivé (Règlement 1/2003 en cours de révision, Règlement FSR ou Foreign Subsidies Regulation adopté en 2023, appliqué pour les premières fois en 2024 et 2025) ou avec la création d’une nouvelle source réglementaire de droit dérivé concernant les marchés digitaux, source complémentaire au droit de la concurrence (DMA, DSA, texte réglementaires sectoriels distincts du droit de la concurrence) – vers une politique intégrée combinant enforcement, compétitivité industrielle, objectifs sociaux et environnementaux. Aux États-Unis, la doctrine “America First Antitrust” privilégie un enforcement ciblé, centré sur la protection des consommateurs et le renforcement de la compétitivité nationale. Cette différenciation ne remet pas fondamentalement en cause la matrice individuelle de développement de ces droits de part et d’autre de l’Atlantique depuis les années 1950.[14]

Au-delà des différences, l’antitrust s’affirme comme un important levier géopolitique, effectif ou potentiel, un instrument de souveraineté industrielle et technologique. La coordination transatlantique ou la simple compréhension mutuelle des stratégies de régulation est désormais essentielle pour participer à un véritable réveil industriel et technologique (digital) européen et – si une coopération internationale peut être redéployée pour garantir un marché mondial concurrentiel, innovant et durable. Ceci ne va hélas pas de soi, après la mise en sommeil du groupe de travail sur commerce international et concurrence à l’OMC depuis vingt ans.

 
François Souty est Président exécutif du Cabinet LRACG Conseil en stratégies européennes et droit de la concurrence, enseignant à Excelia Business School (La Rochelle-Tours-Cachan), à l'Université Catholique de l'Ouest (Niort) et chargé d'enseignements à la Faculté de Droit de l'Université de Nantes.

[1] Teresa Ribera, Discours à la CRA Brussels Conference, 10 décembre 2024, ieu-monitoring.com.

[2] Teresa Ribera, Discours à la CRA Brussels Conference, début 2025, linkedin.com.

[3] Ibid.

[4] Ibid

[5] Commission européenne, Google Shopping, Apple App Store and Amazon Marketplace enforcement, 2024‑2025.

[6] Commission européenne, DMA compliance actions for Microsoft and Meta, 2025.

[7] Commission européenne, Foreign Subsidies Regulation enforcement cases, 2025.

[8] Abigail Slater et Andrew Ferguson, America First Antitrust: DOJ and FTC priorities in the Biden administration, 2025.

[9] Discours d’Abigail Slater à Notre Dame Law School, 28 avril 2025 : “The Conservative Roots of America First Antitrust Enforcement”U.S. Department of Justice

[10] DOJ & FTC, Enforcement actions in digital platforms, 2024‑2025.

[11] Ibid.

[12] DOJ & FTC, Contested mergers and acquisitions: Microsoft and Nvidia, 2025.

[13] Voir notre précédent article, « Rapport Draghi : futurs défis pour la compétitivité. L’Union Européenne, le rapport Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne : quelles conséquences  stratégiques inspirantes pour la France ? », Le Diplomate média, 9 décembre 2025.  

[14] Voir notamment nos deux ouvrages, F. Souty, La politique de la concurrence aux Etats-Unis, Paris, PUF, 1995, coll. Que-sais-je ? n°, 128 p. et Le droit et la politique de la concurrence de l’Union européenne, Paris, Montchrestien, 2013, 4e édition, coll. Clefs, 160 p.

 

 

 

 

 

décembre 30, 2025

Loi spéciale et 310 milliards d'euros d'emprunt d'État en 2026

Budget 2026 : la France va emprunter un montant record de 310 milliards d'euros l'an prochain

Economie. Les parlementaires ont adopté la semaine dernière une loi d'urgence pour assurer la continuité des services publics en janvier, jusqu'à ce qu'un budget adéquat pour 2026 puisse être voté.

 

La France devrait emprunter, comme prévu, le montant record de 310 milliards d'euros l'an prochain sur les marchés, malgré l'absence de budget pour 2026, a indiqué ce mardi 30 décembre l'Agence France Trésor (AFT), chargée de la gestion de la dette de l'Etat.

Les emprunts pourront débuter dès janvier et la somme annuelle sera "susceptible d’être ajustée, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2026", a-t-elle indiqué dans son programme de financement pour 2026. Ces 310 milliards d'euros, déjà annoncés en octobre, englobent le montant de l'ensemble des nouvelles obligations à "moyen et long terme", c'est-à-dire à échéance d'un an et plus, auxquelles sont soustraits les rachats anticipés de dettes par l'Etat.

Un record

Il s'agit d'un record, même si, rapportée à la richesse produite durant l'année, cette somme ne devrait représenter qu'environ 10 % du PIB, ce qui ne change pas drastiquement par rapport à 2025. Selon les chiffres de l'AFT, l'Etat a emprunté cette année en net 300 milliards d'euros de dettes à moyen et long terme, une augmentation par rapport à 2024, quand cette somme avait atteint 285 milliards d'euros.

Cette hausse intervient alors que la dette publique a atteint au troisième trimestre un nouveau record en valeur, à près de 3 500 milliards d'euros, et que les coûts de l'emprunt ont grimpé sur les marchés. La France a emprunté en 2025 en moyenne avec un taux d'intérêt de 3,14 % à moyen et long terme, contre 2,91 % en 2024, selon l'AFT. A échéance dix ans, référence sur le marché des obligations, il est passé de 2,94 % à 3,37 %.

Cela s'explique d'abord par une augmentation tendancielle de l'ensemble des taux en Europe car l'Allemagne, première économie du continent et longtemps chantre de la rigueur budgétaire, a décidé d'augmenter sa dette pour financer un plan d'investissement massif.

A défaut pour l'heure de budget pour l'année prochaine, une loi spéciale visant à permettre à l'Etat de percevoir l'impôt et d'emprunter sur les marchés a été promulguée samedi par Emmanuel Macron après le feu vert de l'Assemblée nationale et du Sénat. Les discussions budgétaires au Parlement doivent reprendre en janvier.

AFP

 


Budget 2026 : la loi spéciale promulguée au Journal officiel 

En attendant un vrai budget, l’exécutif a officialisé samedi la reconduction temporaire des finances de 2025. Une procédure exceptionnelle sauve les meubles mais révèle les profondes paralysies du Parlement.

C’est désormais acté. Ce samedi, par sa publication au Journal officiel, le président Emmanuel Macron a promulgué la loi spéciale qui régira les finances publiques à compter du 1er janvier 2026. Ce texte, voté à l’unanimité par le Parlement mardi dernier, est loin d’être une victoire politique. Il constitue l’aveu criant d’un échec : l’impossibilité pour les députés et les sénateurs de s’accorder sur un projet de loi de finances dans les délais. Une situation évoquant les blocages outre-Atlantique, même si ce dispositif législatif permet précisément d’« éviter un blocage de l’Etat comme c’est parfois le cas aux Etats-Unis lors des shutdowns ».

 


 

Un budget figé, des ambitions gelées

Dans les faits, cette mesure technique « reconduit, jusqu’à l’adoption de ce budget, les impôts et les enveloppes allouées à l’Etat dans les conditions de 2025 ». L’État continuera donc de fonctionner et les services publics seront financés, mais toute perspective de nouvelle politique budgétaire est gelée. Le gouvernement ne peut ni créer de nouvel impôt ni engager de dépense inédite. Un cadre particulièrement inconfortable pour la majorité, alors que le chef de l’État a érigé la défense en priorité absolue. Les ambitions en la matière sont donc mises en suspens.

Ce scénario, hélas, commence à devenir familier. Après la chute du gouvernement Barnier en décembre 2024, la France avait déjà connu plusieurs mois de flou avant l’adoption des textes budgétaires en février 2025. L’histoire se répète, mais dans un contexte encore plus tendu.

Le dialogue engagé par le Premier ministre Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale, au prix de concessions sensibles sur les retraites. Mais ce fragile compromis n’a pas résisté au gouffre qui sépare l’Assemblée nationale du Sénat, cette dernière chambre étant « hostile à tout impôt supplémentaire ».

Le sursis de janvier

Face à cette impasse, le chef du gouvernement a affiché un optimisme de circonstance. 

« Si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi », a-t-il déclaré, se disant « persuadé » de parvenir à un accord.

Un vœu pieux qui sonne comme un appel du pied, tandis que son camp le presse de recourir à l’arme nucléaire du 49.3. La loi spéciale n’est qu’un répit, un sursis accordé à la représentation nationale.

La véritable bataille est simplement reportée à janvier. Elle s’annonce brutale. Les parlementaires devront non seulement boucler un budget, mais aussi se confronter à l’épineuse question de la trajectoire des finances publiques. Les discussions écoulées n’ont « pas permis de dessiner une trajectoire de réduction du déficit », alors même que la France est confrontée à un endettement croissant. La loi spéciale évite le chaos immédiat, mais elle laisse intacte cette équation politique quasi insoluble. Le pays est en pilotage automatique, et les turbulences ne font que commencer.

https://multipol360.com/budget-2026-la-loi-speciale-promulguee-au-journal-officiel/ 

 


Malgré l’absence de budget, la France empruntera bien 310 milliards d'euros en 2026, un record

Cette somme annuelle sera «susceptible d’être ajustée, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2026», a indiqué l’Agence France Trésor (AFT) dans son programme de financement pour 2026.

La France devrait emprunter, comme prévu, le montant record de 310 milliards d'euros l'an prochain sur les marchés, malgré l'absence de budget pour 2026, a indiqué mardi l'Agence France Trésor (AFT), chargée de la gestion de la dette de l'État.

Les emprunts pourront débuter dès janvier en vertu de la loi spéciale promulguée samedi par Emmanuel Macron et la somme annuelle sera «susceptible d'être ajustée, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2026», a-t-elle indiqué dans son programme de financement pour 2026.

Plus d’informations à venir...

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/malgre-l-absence-de-budget-la-france-empruntera-bien-310-milliards-d-euros-en-2026-un-record-20251230

 


Un nouveau directeur général à la tête de l'Agence France Trésor

L'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat, a annoncé mercredi la nomination de Cyril Rousseau au poste de directeur général, où il succèdera à Anthony Requin.

Jusqu'alors directeur général adjoint de l'AFT, Cyril Rousseau remplacera à compter du 1er août Anthony Requin, nommé inspecteur général des finances après six années à la tête de l'AFT. Cyril Rousseau «a accompli l'essentiel de sa carrière à la direction générale du Trésor, rejointe en 2004 et où il était précédemment sous-directeur des affaires financières multilatérales et du développement, et vice-président du Club de Paris», a précisé l'AFT dans un communiqué.

L'Agence France Trésor est chargée de placer la dette française auprès des investisseurs et émet les obligations (OAT) qui financent les besoins en trésorerie de l'Etat.

 https://www.lefigaro.fr/flash-eco/un-nouveau-directeur-general-a-la-tete-de-l-agence-france-tresor-20210707

 

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