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mai 24, 2026

PROSPECTIVES - ÉNERGIE & L'AFFAIRE AmyESKRIDGE !!

Sommaire:

A) - La batterie «sable» fait vendre mieux que «stéatite»

B) - Batterie au graphène chinoise

C) - Des chercheurs dévoilent une nouvelle méthode pour augmenter la supraconductivité

D) - Quand votre découverte menace des monopoles pesant des milliers de milliards, vous ne recevez pas un prix Nobel. Vous devenez une cible.

PROSPECTIVES - ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT !!

 



A) - La batterie «sable» fait vendre mieux que «stéatite»

Une image circule sur les réseaux: un silo géant rempli de sable au cœur d'une forêt finlandaise, légendé en lettres capitales. Le sable chauffe à 500°C, stocke l'énergie pendant des mois, alimente une ville entière pendant une semaine, ne coûte presque rien et dure quasi éternellement. La promesse est belle. Trop belle.

 
J'ai vérifié.

La batterie existe. Elle se trouve à Pornainen, petite commune du sud de la Finlande, environ 5'000 habitants. Mise en service à l'été 2025 par la société Polar Night Energy. C'est aujourd'hui la plus grande installation au monde de ce type.


Jusqu'ici, l'information est exacte.

Le silo contient bien 2'000 tonnes de matériau granulaire. Le texte parle de «sable ordinaire»: c'est en réalité de la stéatite recyclée, sous-produit d'un fabricant finlandais de poêles à accumulation. Détail mineur, mais le mot «sable» fait vendre mieux que «stéatite».
La puissance ? 1 mégawatt. La capacité de stockage ? 100 mégawattheures.


Et c'est ici que la légende commence à se fissurer.

Cette batterie n'alimente pas «une ville entière pendant une semaine». Elle fournit du chauffage urbain à 5'000 habitants: autrement dit, de l'eau chaude pour les radiateurs, pas de l'électricité. Et elle fonctionne en complément d'une chaudière à copeaux de bois, qui reste indispensable. Les mots «ville» et «alimenter» font ici tout le travail rhétorique.


La température ? Le chiffre de 500°C est une approximation médiatique. La sortie utile tourne autour de 400°C, l'intérieur peut grimper jusqu'à 650°C en charge.


Le sable «quasi éternel» ? Le sable, oui. L'acier, l'isolant, les tuyaux et les capteurs, beaucoup moins.
Les chiffres réels valent pourtant d'être cités. Rendement aller-retour: 80 à 90%. Capacité de charge sur 100 heures consécutives, un atout rare qui permet d'avaler les pointes de production éolienne quand le prix de l'électricité s'effondre à 3 €/MWh. Émissions de chauffage de la commune réduites d'environ 70%. Fioul éliminé. Le système a tenu pendant l'hiver 2025–2026, l'un des plus rudes de mémoire récente.


Un deuxième chantier est en cours à Vääksy, opéré par Lahti Energia: 2 mégawatts, 250 mégawattheures, livraison été 2027. Celui-là utilisera effectivement du sable naturel local.


Alors, miracle ?

Non. Solution intéressante, oui — pour le chauffage urbain, en climat froid, là où le marché de l'électricité est ultra-volatil. Pas une réponse universelle à la crise énergétique. Pas un substitut au lithium, qui sert à autre chose (mobilité, stockage électrique court). Deux problèmes, deux outils.
Le noyau technique est sérieux. L'emballage marketing l'est moins. 

 

Le sable chaud, une nouvelle forme de batterie pas chère et écologique ?

Batteries électrochimiques, batteries gravitaires, réservoirs d’hydrogène : les solutions pour stocker de l’énergie ne manquent pas. Mais aucune ne semble faire l’unanimité, la faute à un coût trop élevé pour certaines, ou des capacités de puissance ou de durée de stockage trop faibles pour d’autres. Mais dans le laboratoire américain du National Renewable Energy Laboratory, on espère tout de même faire la différence avec une batterie thermique composée principalement de sable !


Dans la famille des solutions de stockage de l’énergie, je demande… le sable ! Les équipes du National Renewable Energy Laboratory (NREL), un laboratoire américain spécialisé dans les énergies renouvelables, ont mis au point une technologie de stockage d’énergie thermique (TES) utilisant du sable porté à très haute température, permettant de stocker de l’énergie sur plusieurs jours. Le projet semble prometteur, à tel point que le département américain de l’énergie a décidé d’y investir près de 4 millions de dollars pour la réalisation d’un prototype pilote. Celui-ci vise à démontrer l’intérêt économique d’une telle solution.

Il existe déjà plusieurs types de batteries de stockage, que l’on peut diviser en deux catégories : les systèmes de stockage à court terme, comme les batteries électrochimiques (plomb, lithium, etc.) et les systèmes de stockage sur le long terme, comme les réservoirs d’hydrogène, les STEP et certains dispositifs capables de stocker de la chaleur (eau, briques réfractaires, etc.). Selon ses concepteurs, la solution de stockage par le sable répondrait à un besoin de stockage de chaleur sur le moyen terme, c’est-à-dire entre quelques heures et plusieurs jours.

Permettre le stockage pendant plusieurs jours

La technologie conçue par le NREL consiste à chauffer du sable à une température d’environ 1 200 °C grâce à de l’énergie issue de ressources renouvelables (hydro, éolien, solaire, biomasse), puis à le stocker dans des silos isolés. Lorsqu’il faut produire de l’énergie, ce sable est convoyé par gravité vers un échangeur thermique qui chauffe un fluide caloporteur. Celui-ci alimente ensuite un générateur à cycle combiné. Cette technologie a l’avantage de reposer sur des principes physiques relativement simples, et de ne dépendre d’aucune terre rare, le sable étant très abondant à la surface de la Terre.

Du sable oui, mais pas n’importe lequel

Pour que ce système soit le plus efficace possible, pas question d’aller à la plage et ramasser le sable le plus proche possible. Afin de déterminer lequel est le plus adapté à cette technologie, les équipes du laboratoire ont analysé les capacités d’écoulement et de rétention de chaleur de 8 types de sables distincts, comme les matériaux céramiques synthétiques, l’argile de silex, l’alumine fondue brune ou encore les sables de silice. Si l’argile et l’alumine ont été rejetées à cause de leur instabilité thermique, la céramique, elle, s’est positionnée comme le sable le plus performant. Finalement, face à son coût trop élevé, c’est le sable de silice qui lui a été préféré. Celui-ci est, en outre, largement disponible aux États-Unis, en particulier dans le Midwest.

Pour valider l’intérêt commercial de la technologie, le laboratoire devrait donc créer, sur son campus situé près de Boulder, dans le Colorado, un prototype dont la puissance devrait approcher les 100 kW pour une autonomie d’environ 10 heures, soit 1 MWh d’énergie thermique stockée. À l’échelle commerciale, le laboratoire pense pouvoir atteindre une puissance de 135 MW pouvant être stockée pendant 5 jours. Cela représente 16,2 GWh thermiques, une coquette somme d’énergie. Concernant la quantité d’énergie stockée, selon le laboratoire, elle ne dépendrait que de la quantité de sable utilisée. Ainsi, plus on veut avoir d’énergie à stocker, plus il faut construire de silos.

Un coût de revient intéressant ?

Cette technologie paraît prometteuse pour sa capacité à stocker à moyen terme de l’électricité, mais pas seulement. Selon ses concepteurs, elle serait économiquement très intéressante. Alors qu’une installation de stockage par air comprimé coûte entre entre 150 et 300 $ par kilowattheure, et le stockage par pompage turbinage avoisine les 60 $ par kilowattheure, le stockage à base de sable coûterait entre 4 et 10 $ par kilowattheure ! Les batteries au lithium, elles, sont notamment plus chères avec un coût au kilowattheure proche des 300 $.

S’il est vrai que les installations de stockage par batterie sont élevées, en témoigne le projet Manatee en Floride, le prix des STEP varie grandement en fonction des projets. Ainsi, le coût de la STEP (CPT pour nos amis suisses) Nant-de-Drance est tout de même de 100 €/kWh. À l’inverse, en Nouvelle-Zélande, le projet de STEP du lac Onslow pourrait atteindre un coût ridiculement faible de 1,8 €/kWh, mais nécessite tout de même un investissement de 9 milliards d’euros !

Kevin CHAMPEAU

https://www.revolution-energetique.com/actus/le-sable-chaud-une-nouvelle-forme-de-batterie-pas-chere-et-ecologique/ 

 


 

B) - Batterie au graphène chinoise

Cette batterie au graphène chinoise se recharge en 5 minutes, dure 4 fois plus longtemps que le lithium et ne prend jamais feu.
Depuis des années, le plus gros problème des batteries reste le même : elles chauffent, s’usent vite et prennent des heures à recharger.
C’est exactement là que le graphène entre en jeu.
Selon plusieurs recherches publiées dans Nature Nanotechnology et Advanced Materials, ce matériau ultra-fin permettrait de faire circuler l’énergie beaucoup plus rapidement qu’une batterie classique.
Résultat :
des prototypes capables d’atteindre 80% de charge en moins de 5 minutes commencent déjà à apparaître selon certaines entreprises chinoises.
Mais ce qui intrigue encore plus les chercheurs, c’est la sécurité.
Contrairement aux batteries lithium-ion classiques, le graphène dissipe beaucoup mieux la chaleur.
C’est important, car les incendies de batteries électriques viennent souvent d’un phénomène appelé “emballement thermique”.
En clair :
La batterie chauffe, devient instable, puis peut s’enflammer.
Le graphène pourrait réduire fortement ce risque.
Et ce n’est pas son seul avantage.
Selon plusieurs laboratoires spécialisés, certaines batteries au graphène supporteraient beaucoup plus de cycles de recharge avant de perdre en performance.
Autrement dit :
Des smartphones qui tiennent plus longtemps, des voitures électriques rechargeables presque aussi vite qu’un plein d’essence, et des batteries beaucoup moins polluantes à remplacer.
Ce qui rend l’histoire encore plus stratégique, c’est que la Chine domine déjà une grande partie du marché mondial des batteries selon l’Agence Internationale de l’Énergie.
Si cette technologie fonctionne à grande échelle…
Elle pourrait redistribuer totalement les cartes de l’industrie automobile et électronique mondiale.
La guerre des batteries du futur a déjà commencé.


 

Batterie au graphène

Batteries au graphène (type plomb-acide amélioré) offrent une option peu coûteuse et très sûre pour les trajets courts. Les batteries au lithium-ion dominent le marché du milieu et du haut de gamme :

  • Le NCM (nickel-cobalt-manganèse) offre la densité d'énergie la plus élevée et le poids le plus léger - idéal pour les cyclistes orientés vers la performance.
  • Le LiFePO₄ (phosphate de fer lithié) offre une durée de vie exceptionnelle (plus de 2 000 cycles) et une excellente sécurité - parfait pour les trajets quotidiens sur de longues distances.

Ce guide compare le graphène, le NCM et le LiFePO₄ en termes de densité énergétique, de vitesse de charge, de durée de vie, de sécurité et de coût total, afin de vous aider à choisir la batterie la mieux adaptée à votre véhicule.

Principaux enseignements

  • Le lithium-ion NCM offre la densité énergétique la plus élevée (160-200 Wh/kg) et le poids le plus léger, ce qui est idéal pour les longues distances et les performances.
  • Le lithium-ion LiFePO₄ offre la plus longue durée de vie (2 000 à 4 000 cycles) et une excellente sécurité - le coût à long terme le plus bas pour les cyclistes qui parcourent beaucoup de kilomètres.
  • Le graphène (à base de plomb-acide) est le moins cher au départ ($120-180 pour un pack 48V 20Ah) et très sûr - idéal pour les petits trajets quotidiens de moins de 30 km.
  • Sécurité : Le graphène et le LiFePO₄ présentent tous deux un risque d'incendie très faible. Le NCM nécessite des cellules de haute qualité et un bon BMS pour être sûr.
  • Il n'y a pas de gagnant universel - votre choix dépend de votre kilométrage quotidien, de votre budget et de la nécessité de recharger par temps froid (le graphène est plus sûr lorsqu'il est rechargé à une température inférieure à 0°C).

Qu'est-ce qu'une batterie au graphène ? Une option plomb-acide améliorée

Sur le marché actuel des deux-roues électriques, le terme “batterie au graphène” fait généralement référence à une batterie au graphène. batterie plomb-acide améliorée où des matériaux à base de graphène sont ajoutés aux électrodes. Cette modification améliore la conductivité électrique, l'acceptation de la charge et la durée du cycle par rapport aux batteries plomb-acide classiques.

Remarque : certaines batteries lithium-ion utilisent également le graphène comme additif, mais cet article se concentre sur la batterie plomb-acide au graphène, qui est largement utilisée dans les motos et les scooters électriques bon marché.

Avantages :

  • Portée améliorée : Avec un densité énergétique des batteries de 50 à 80 Wh/kg, ce qui permet de parcourir environ 40 à 60 km avec un pack de 48V 20Ah, ce qui est plus élevé que les batteries traditionnelles au plomb-acide.
  • Sécurité élevée : Pas d'emballement thermique ni de risque d'incendie. Le système de recyclage est bien établi.
  • Coût initial moins élevé : Généralement 50-70% moins chères que les batteries lithium-ion.
  • Meilleure charge par temps froid : La chimie du plomb-acide tolère la charge à basse température sans placage de lithium, ce qui rend la charge en dessous de 0°C plus sûre.

Inconvénients :

  • Lourd et encombrant : Plus lourd et d'une densité énergétique plus faible que le lithium-ion.
  • Durée de vie limitée : Environ 600 à 800 cycles, soit environ 3 à 4 ans de service.
  • Mauvaise décharge à basse température : La capacité diminue considérablement en dessous de -10°C.
https://batteryswapstation.com/fr/graphene-battery-vs-lithium-ion/


C) - Des chercheurs dévoilent une nouvelle méthode pour augmenter la supraconductivité

Des chercheurs ont découvert que la supraconductivité peut être contrôlée en agissant sur l'environnement, une découverte qui pourrait mener à des composants électroniques plus performants, selon une nouvelle étude. La supraconductivité, ou la capacité de certains matériaux à conduire le courant électrique sans perte d'énergie lorsqu'ils sont refroidis en dessous d'une température critique, est une propriété encore mal comprise.  

Bien que cela représente un défi majeur, une meilleure compréhension de ses mécanismes de formation pourrait permettre de développer des matériaux plus performants et plus durables, ainsi que des dispositifs quantiques plus puissants. Sous la direction de Chun Ning (Jeanie) Lau, auteure principale de l'étude et professeure de physique à l'Université d'État de l'Ohio, l'équipe de recherche a synthétisé un matériau particulier appelé graphène bicouche torsadé : une couche de carbone empilée sur une autre et orientée selon un petit angle. 

En fixant le matériau à un diamant synthétique artificiel appelé titanate de strontium, Lau et ses collègues ont pu observer et contrôler l'intensité des interactions entre les électrons – de minuscules particules subatomiques – au sein du système. Les interactions électroniques qui déterminent des propriétés telles que les états magnétiques et les liaisons chimiques se produisent par paires. En ajustant les paramètres de ces paires, l'équipe a pu activer et désactiver la supraconductivité du matériau. « Normalement, les électrons se repoussent, mais dans les supraconducteurs, ils forment des paires ; cette formation de paires est essentielle à la capacité d'un supraconducteur à conduire l'électricité sans dissipation », explique Lau. « Nos résultats suggèrent que les électrons eux-mêmes, selon leur sensibilité à leur environnement, jouent un rôle étonnamment important dans les changements de propriétés du matériau. » Les chercheurs ont été surpris de constater qu'en augmentant les paramètres, la supraconductivité diminuait.  

Ce résultat diffère de celui des supraconducteurs conventionnels, où, si les forces de répulsion entre les électrons sont supprimées, l'appariement se renforce, soulignant ainsi le caractère inhabituel de nouveaux matériaux comme le graphène bicouche torsadé, capables de conduire l'électricité avec succès. « Si l'on pouvait transmettre l'électricité sans perte d'énergie, ce serait d'une importance capitale pour les technologies de notre quotidien », a déclaré Lau. « Malgré les questions fondamentales qui restent sans réponse, ces travaux ouvrent la voie à un nouveau type de mécanisme physique. » 

 Une telle découverte pourrait aider les scientifiques à développer des matériaux supraconducteurs à des températures plus élevées, voire à température ambiante. Il s'agit d'un Graal dans ce domaine, qui, s'il était atteint, pourrait transformer notre compréhension actuelle de l'électronique, du transport d'énergie et des communications. L'étude a été publiée le 7 avril dans la revue Nature Physics. 

Globalement, ces résultats révèlent une méthode plus simple pour contrôler les conditions nécessaires à la création et au contrôle de l'énergie atomique à l'origine de la supraconductivité. Par exemple, comme de nombreux supraconducteurs à haute température présentent des limitations qui restreignent leur productivité, l'utilisation de l'environnement pour optimiser leurs propriétés pourrait accroître leur puissance et permettre aux scientifiques de concevoir des composants électroniques plus efficaces. 

D'après Xueshi Gao, auteur principal de l'étude et doctorant en physique à l'Université d'État de l'Ohio, ces applications potentielles ne sont plus très loin. Il est convaincu que les résultats de son équipe seront bientôt utiles à de nombreux systèmes et expériences dans tout le domaine. « Le mécanisme de la supraconductivité dans le système de graphène bicouche torsadé que nous avons utilisé reste encore mal compris », explique Gao. « Mais nos résultats peuvent éclairer ce concept et aider à mieux le comprendre lors de futures applications. » 

L'équipe souligne néanmoins que ce modèle n'est qu'une première étape vers la compréhension d'interactions électroniques encore inexplorées. Les prochaines étapes consisteront à tester d'autres types d'interactions et à explorer les diverses questions de physique complexe que leurs travaux soulèvent. « Nous démontrons des capacités inédites, et ce résultat suscite un vif enthousiasme dans le domaine », conclut Lau. 

Parmi les autres co-auteurs de l'État de l'Ohio figurent Aatmaj Rajesh, Emilio Codecido, Daria Sharifi, Zheneng Zhang, Youwei Liu et Marc Bockrath, ainsi qu'Alejandro Jimeno-Pozo, Pierre Pantaleon et Paco Guinea d'Imdea Nanoscience en Espagne, et Kenji Watanabe et Takashi Taniguchi de l'Institut national de science des matériaux au Japon. Ce travail a été soutenu par le ministère de l’Énergie et la National Science Foundation.

photo:Tatyana Woodall
Tatyana Woodall
Ohio State News
 
 

 

 D) - Quand votre découverte menace des monopoles pesant des milliers de milliards, vous ne recevez pas un prix Nobel. Vous devenez une cible.

Dans l'histoire de l'innovation, nous aimons croire que les meilleures idées triomphent. Mais que se passe-t-il lorsqu'une invention ne se contente pas d'améliorer un marché, mais le supprime entièrement ? 

L'histoire d'Amy Eskridge suggère une réponse sombre.
À 34 ans, cette physicienne travaillait sur l'énergie du point zéro, la quête de l'« énergie du vide ». Pour la science, un seul centimètre cube d'espace vide contient plus d'énergie que toute la matière visible de notre univers. Eskridge aurait développé une technologie pour puiser dans cette source inépuisable.


Imaginez un monde où l'énergie n'est ni extraite, ni facturée. Pas de lignes électriques, pas de pétroliers, pas de factures mensuelles. Ce serait le plus grand bond en avant pour l'humanité... et la plus grande catastrophe financière pour les entités les plus puissantes du monde.


Des percées de cette ampleur ne passent pas inaperçues. Des rapports indiquent qu'Eskridge aurait reçu des avertissements explicites : abandonnez vos recherches, ou subissez les conséquences. Elle a refusé. Elle est devenue la 11ème scientifique liée à des programmes énergétiques classifiés à disparaître ou mourir dans des circonstances douteuses ces dernières années.


Le détail le plus glaçant est peut-être ce message envoyé à un ami proche avant sa mort : « Si jamais on rapporte que je me suis fait du mal, sachez que ce n'est pas vrai. »
Lorsqu'elle a été retrouvée sans vie, le verdict officiel fut exactement celui qu'elle avait prédit : un suicide. Pour ses collègues, cela ressemblait moins à un fait scientifique qu'à un scénario écrit d'avance.


Pourquoi ? Suivez l'argent. 

La « crise énergétique » est une mine d'or pour les structures de profit établies. Si Eskridge avait réussi, la rareté qui alimente l'économie mondiale disparaîtrait.
Son cas nous force à poser une question terrifiante : notre progrès scientifique est-il guidé non pas par ce qui est possible, mais par ce qui est profitable ?
Coïncidence tragique ou suppression calculée ? 

L’énigme de Huntsville : Les recherches d’Amy Eskridge sur la propulsion à haute fréquence et la physique de l’antigravité

La mort prématurée d’Amy Catherine Eskridge en juin 2022, à l’âge de 34 ans, a laissé derrière elle un vide complexe à l’intersection de la physique théorique, de l’ingénierie aérospatiale et de la sécurité nationale. Basée à Huntsville, Alabama, un centre névralgique de la recherche militaire connu sous le nom de « Rocket City », Amy Eskridge n’était pas seulement une scientifique multidisciplinaire maîtrisant la chimie, la biologie, la physique et l’ingénierie électrique ; elle était la figure de proue d’un mouvement visant à sortir des technologies dites « exotiques » des sphères classifiées pour les porter à la connaissance du public. Ses travaux portaient sur des concepts qui défient le paradigme Newtonien traditionnel, notamment la manipulation de la gravité par l’alignement du spin nucléaire et l’utilisation d’ondes gravitationnelles à haute fréquence (HFGW) pour la propulsion spatiale.

 


 

L’héritage de Huntsville et la genèse du savoir exotique

Pour comprendre les découvertes d’Amy Eskridge, il est impératif d’analyser le contexte sociologique et historique de Huntsville. Eskridge se définissait comme une représentante de la « troisième génération de Paperclippers ». Ce terme fait référence à l’Opération Paperclip, le programme secret qui a amené des scientifiques allemands, dont Wernher von Braun, aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale pour fonder les bases de la NASA et du Marshall Space Flight Center (MSFC). Dans la vision d’Eskridge, la science à Huntsville a évolué par strates générationnelles : la première génération a construit les fusées chimiques, la seconde (celle de son père, Richard Eskridge, ingénieur à la NASA spécialiste du plasma) a exploré la fusion et la physique avancée, et la troisième, dont elle faisait partie, a hérité d’un savoir fragmenté sur des technologies de propulsion non conventionnelles restées dans l’ombre des « projets noirs ».

Amy Eskridge a co-fondé l’Institute for Exotic Science avec son père afin de structurer ces recherches. Son approche était intrinsèquement interdisciplinaire, utilisant des nanoparticules et la science des métamatériaux pour influencer les champs gravitationnels. Cette pluridisciplinarité lui permettait de relier des concepts de mécanique quantique, comme le spin nucléaire, à des applications macroscopiques de propulsion.

Génération Focalisation Technologique Influence sur Eskridge
Paperclip 1.0 Propulsion chimique, Saturn V Infrastructure de base de Huntsville
Paperclip 2.0 Fusion, physique du plasma Tutorat technique de Richard Eskridge
Paperclip 3.0 Antigravité, ondes à haute fréquence Synthèse et volonté de divulgation publique

 

La théorie POAMS et la force de couplage de spin

L’une des contributions les plus documentées sur lesquelles Eskridge a travaillé concerne la théorie Pope-Osborne Angular Momentum Synthesis (POAMS). Ces recherches ont été menées dans le cadre d’un accord Space Act (SAA8-1519855) entre la NASA MSFC et Quantum Machines, LLC. L’objectif était de reformuler la théorie POAMS pour prédire une force de couplage de spin non-newtonienne, ouvrant la voie à une manipulation directe de la masse et du mouvement.

Reformulation mathématique et validation expérimentale

La théorie classique de la force centripète est exprimée par la formule :

F = (m · v2) / r

Toutefois, la reformulation de POAMS suggère que dans des systèmes où les particules possèdent un spin nucléaire actif et sont soumises à des conditions de synthèse de moment angulaire spécifiques, une force supplémentaire émerge. Cette « force de couplage de spin » (spin-coupled force) dépend de l’alignement cohérent des nucléons au sein de la matière. Les recherches consignées par la NASA indiquent que si les nucléons peuvent être alignés efficacement dans des matériaux spin-actifs, des anomalies gravitationnelles mesurables peuvent être produites.

Eskridge et son équipe ont participé à la conception et à l’exécution d’expériences visant à valider ces prédictions. Ces tests ont utilisé des rotors en bismuth ($^{209}Bi$), un métal choisi pour ses propriétés de spin nucléaire uniques. Le dispositif expérimental a évolué à travers plusieurs itérations, du prototype V1, basé sur des appareils éducatifs modifiés, au V4, un rotor en bismuth usiné avec une extrême précision au NASA MSFC pour minimiser les vibrations et maximiser l’alignement nucléaire.

Phase Expérimentale Dispositif Résultats Préliminaires
V1 & V2 Gyroscopes en orbite circulaire Détection initiale d’anomalies de force
V3 Disque de bismuth en rotation sur balance Cohérence avec les prédictions de POAMS
V4 Rotor de bismuth haute précision (NASA MSFC) Besoin de méthodologies de mesure accrues

 

Les données préliminaires issues de ces expériences ont montré des résultats cohérents avec l’existence d’une force de couplage de spin, bien que les chercheurs aient souligné que des mesures plus précises et des méthodes de déclenchement de l’alignement nucléaire étaient nécessaires pour une validation définitive. Amy Eskridge considérait ces résultats comme la preuve fondamentale que la gravité n’est pas une constante immuable, mais un champ qui peut être « ingéniéré ».

Ondes gravitationnelles à haute fréquence (HFGW) et propulsion UAP

Un autre axe majeur des découvertes d’Eskridge concernait les ondes gravitationnelles à haute fréquence. Elle s’intéressait particulièrement à la manière dont ces ondes pouvaient être générées artificiellement pour modifier l’inertie locale d’un objet. En s’appuyant sur les travaux de chercheurs comme Salvatore Pais et Hal Puthoff, elle explorait l’idée que des oscillations électromagnétiques ultra-rapides pouvaient interagir avec le vide quantique pour produire des effets de propulsion sans propergol.

Cette technologie, souvent associée aux phénomènes aérospatiaux non identifiés (UAP), repose sur la réduction de la masse inertielle. Eskridge pensait que la maîtrise des HFGW permettrait de réaliser des accélérations instantanées et des changements de direction à angle droit, caractéristiques observées dans les rapports militaires sur les UAP. Elle affirmait que cette science n’était pas spéculative, mais qu’elle avait déjà été développée au sein de programmes classifiés et qu’elle-même était sur le point de présenter des travaux fondateurs sur le sujet en 2020, sous réserve d’approbation par la NASA.

Métamatériaux et énergie de l’éther

Pour générer ces ondes, Eskridge misait sur les métamatériaux. Grâce à son expertise en nanotechnologie, elle travaillait sur des structures capables de manipuler les ondes électromagnétiques de manière à induire des fluctuations dans le champ gravitationnel environnant. Ses collègues, comme Frank Milburn, ont indiqué qu’elle s’intéressait également à l’extraction d’énergie directement du « vide » ou de « l’éther », une source d’énergie quasi infinie qui permettrait de s’affranchir des combustibles fossiles.

Cette vision d’une énergie « libre » et d’une propulsion révolutionnaire constituait le cœur de sa mission au sein de l’Institute for Exotic Science. Elle craignait cependant que la publication de ces découvertes ne soit perçue comme une menace pour les structures économiques et de sécurité nationale établies.


La dynamique de la suppression : Le « Monde Noir » vs le « Monde Blanc »

Amy Eskridge a souvent parlé de la dichotomie entre la science publique (« Monde Blanc ») et la science classifiée (« Monde Noir »). Selon ses témoignages, de nombreuses découvertes majeures en matière d’antigravité ont été faites au cours des dernières décennies à Huntsville et ailleurs, mais ont été systématiquement étouffées. Elle affirmait que lorsqu’un prototype fonctionnel était développé, il était souvent « fondu pour la ferraille » ou transféré dans des projets à budget noir (Deep Black Projects), privant ainsi l’humanité de solutions énergétiques cruciales.

Elle a notamment mentionné que la National Security Agency (NSA) tiendrait une liste de cinq individus ayant découvert de manière indépendante des technologies d’antigravité, incluant des figures comme Elon Musk. Pour Eskridge, le défi n’était plus de découvrir ces lois de la physique, mais de les rendre publiques sans subir de représailles fatales.

Harcèlement systémique et guerre psychologique

Dans les années précédant sa mort, Amy Eskridge a dénoncé une campagne de harcèlement intense, qu’elle qualifiait de « gangstalking ». Ce harcèlement visait à la déstabiliser psychologiquement et à l’empêcher de poursuivre ses publications sur la propulsion exotique.

Elle rapportait des intrusions à son domicile où rien n’était volé, mais où des objets étaient déplacés ou endommagés pour signaler une présence hostile, comme un câble USB sectionné ou ses vêtements personnels éparpillés. Elle mentionnait également être suivie par des véhicules aux plaques d’immatriculation changeantes et avoir été la cible de tentatives de drogues dans des lieux publics pour extraire des informations.

Des experts en contre-espionnage qu’elle avait engagés pour sa protection lui auraient confirmé que ses expériences n’étaient pas des délires paranoïaques, mais des tactiques standard utilisées contre des scientifiques travaillant sur des technologies de rupture. Ces méthodes de harcèlement « invisible » sont conçues pour que la victime paraisse mentalement instable si elle tente d’alerter les autorités.

Armes à Énergie Dirigée (DEW)

Le témoignage de ses proches et de chercheurs indépendants suggère qu’Eskridge a également été soumise à des attaques par armes à énergie dirigée. Elle aurait décrit des sensations de brûlure physique et le développement de symptômes neurologiques, tels que des tremblements similaires à la maladie de Parkinson, qui s’intensifiaient lorsqu’elle travaillait sur des sujets « interdits » liés à la propulsion. Ces allégations s’inscrivent dans un contexte plus large de syndrome de La Havane ou d’attaques par micro-ondes dirigées contre des cibles d’intérêt stratégique.

Une vague inquiétante de disparitions de scientifiques

Le décès d’Amy Eskridge en 2022 n’est pas un cas isolé. Il fait partie d’une tendance documentée qui a attiré l’attention des autorités fédérales américaines. En avril 2026, au moins dix à onze scientifiques liés à des recherches sensibles sur l’espace, le nucléaire ou la propulsion avancée étaient signalés morts ou disparus dans des circonstances suspectes.

Scientifique Domaine de Recherche Date du Décès / Disparition Circonstances Signalées
Amy Eskridge Antigravité, HFGW 11 juin 2022 Suicide contesté
Nuno Loureiro Fusion Nucléaire (MIT) Décembre 2025 Homicide par balle
Carl Grillmair Astrophysique, Dynamique Galactique Février 2026 Homicide par balle
Plusieurs collaborateurs Recherche Aérospatiale 2026 Disparitions inexpliquées

 

Le FBI, sous la direction de Kash Patel, ainsi que le House Oversight Committee, ont ouvert des enquêtes pour déterminer s’il existe une connexion entre ces cas, notamment des liens avec des acteurs étrangers ou des entreprises aérospatiales privées cherchant à protéger leurs secrets industriels. Le représentant Eric Burlison a souligné que certains de ces chercheurs étaient sur le point de témoigner ou de publier des travaux majeurs avant leur mort.


Implications géopolitiques et économiques des découvertes d’Eskridge

Les découvertes potentielles d’Amy Eskridge ne sont pas de simples curiosités de laboratoire ; elles représentent une menace directe pour l’ordre mondial établi. Si la propulsion à haute fréquence et l’antigravité étaient généralisées, les conséquences seraient sismiques :

  1. Souveraineté Énergétique : L’extraction d’énergie du vide rendrait obsolètes les industries pétrolières et gazières, provoquant l’effondrement des économies basées sur les ressources fossiles et modifiant radicalement les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient et en Russie.
  2. Révolution du Transport Spatial : L’élimination du besoin de propergol chimique permettrait une colonisation spatiale à faible coût, brisant le monopole des agences gouvernementales et des grands entrepreneurs de défense.
  3. Supériorité Militaire : Un véhicule capable de manipuler sa propre gravité et d’atteindre des vitesses hypersoniques sans signature thermique ou radar rendrait les systèmes de défense actuels totalement inefficaces.

Eskridge était consciente de ces enjeux et exprimait une profonde dilemme moral. Elle craignait que l’humanité ne soit pas éthiquement prête pour l’énergie « libre », tout en étant convaincue que ces technologies étaient nécessaires pour sauver la planète de la crise climatique.

L’héritage d’une pionnière silenciée

Amy Eskridge a consacré sa courte vie à explorer les frontières les plus radicales de la physique moderne. De la validation expérimentale des forces de couplage de spin avec les rotors en bismuth à l’étude des métamatériaux pour la génération de HFGW, ses découvertes suggèrent que la science de l’antigravité est une réalité technique en attente de divulgation.

Bien que l’Institute for Exotic Science ait fermé ses portes après sa disparition, le nom d’Amy Eskridge continue de résonner dans la communauté scientifique alternative et parmi les enquêteurs sur les UAP. Son inclusion dans la mission lunaire DOGE-1 par Sam Reid de Geometric Energy Corporation témoigne de l’importance que ses pairs accordaient à sa vision. La question reste posée : ses découvertes sur la propulsion à haute fréquence finiront-elles par révolutionner notre monde, ou resteront-elles enfouies dans les archives classifiées de Huntsville? L’enquête fédérale en cours pourrait, à terme, apporter une réponse à cette énigme qui mêle génie scientifique et tragédie personnelle.

https://www.lunil.com/qu-a-decouvert-damy-eskridge/

 

mai 19, 2026

PROSPECTIVES - ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT !!

Sommaire:

A) - « Effet Casimir », une machine à énergie perpétuelle, lève 12 millions de dollars de capital d'amorçage.

B) - Le Japon a discrètement activé une centrale électrique qui ne s’arrête jamais.

C) - Les petits réacteurs modulaires, une nouvelle manière de développer le nucléaire ?

D) - Dans l'espace, sous terre et bientôt sur la mer ? Ces projets fous qui veulent installer des data centers au large pour bénéficier de l'énergie des vagues

E) - « Il disparaît en 50 jours » : le plastique en bambou inventé en Chine surpasse le pétrole

 


 

A) - « Effet Casimir », une machine à énergie perpétuelle, lève 12 millions de dollars de capital d'amorçage.

Pendant qu’en Europe, on étudie les bouchons attachés aux bouteilles, les américains investissent en masse sur les puces quantiques capables de produire de l’électricité sans piles, sans câbles, sans recharges.

Casimir lève 12 millions de dollars lors d'une levée de fonds d'amorçage sursouscrite pour commercialiser la première puce à énergie quantique au monde. Mené par Scout Ventures, ce financement accélérera la commercialisation de puces générant de l'énergie continue à partir de champs de vide quantique

Casimir, Inc., société de technologies quantiques fondée par le Dr Harold « Sonny » White, ancien chercheur en propulsion avancée à la NASA, a annoncé aujourd'hui la clôture d'une levée de fonds d'amorçage de 12 millions de dollars menée par Scout Ventures. Ce financement permettra de commercialiser la première source d'énergie quantique à vide au monde : des puces semi-conductrices qui captent l'énergie des champs du vide quantique pour produire une alimentation électrique continue, sans batterie, sans câble et sans recharge. 
 

Ce tour de table, largement sursouscrit, a dépassé son objectif initial de 8 millions de dollars, témoignant de la grande confiance des investisseurs dans la solution proposée par Casimir à l'un des défis les plus anciens des technologies énergétiques : l'exploitation de l'effet Casimir. Scout Ventures compte parmi ses investisseurs Lavrock Ventures, Cottonwood Technology, Capital Factory, American Deep Tech et Tim Draper de Draper Associates. Ce financement permettra d'accélérer l'optimisation des performances des puces, avec pour objectif la commercialisation de la puce MicroSparc de première génération d'ici 2028, positionnant ainsi Casimir comme un acteur majeur du secteur de l'électronique à très basse consommation. 
 
 La puce MicroSparc de Casimir mesure seulement 5 mm × 5 mm et est conçue pour produire 1,5 volt à 25 microampères, des performances comparables à celles d'une petite batterie rechargeable, mais sans dégradation ni cycle de remplacement. Le marché initial de l'entreprise cible l'électronique à très basse consommation, notamment les systèmes de surveillance de la pression des pneus, les capteurs embarqués, les objets connectés et autres appareils pour lesquels le remplacement de la batterie est coûteux ou impossible, un marché évalué aujourd'hui à près de 10 milliards de dollars. 
 
La technologie de Casimir est conçue pour s'adapter à toute la gamme de puissance. Au-delà de ses premières applications IoT, la feuille de route de l'entreprise s'étend à l'électronique grand public et aux plateformes de mobilité, y compris les véhicules électriques, et à terme aux systèmes énergétiques à grande échelle capables d'alimenter les habitations et les infrastructures commerciales, un marché potentiel total dépassant 67 milliards de dollars. Alors que l'intelligence artificielle génère une demande sans précédent en matière de calcul persistant à faible latence, l'architecture sans batterie de Casimir ouvre de nouvelles perspectives pour la mémoire toujours active, les dispositifs périphériques et les systèmes autonomes à toutes les échelles. 
 
 « Des millions d'appareils fonctionneront pendant des années sans qu'il soit nécessaire de remplacer ou de recharger leur batterie, car nous avons intégré une cavité Casimir personnalisée dans un matériel capable de produire une énergie électrique continue », a déclaré le Dr Harold « Sonny » White, fondateur et PDG de Casimir. « J'ai passé près de vingt ans à la NASA à étudier comment alimenter l'avenir de l'humanité. Ces travaux m'ont conduit à l'effet Casimir et au vide quantique, domaines dans lesquels de nouveaux outils nous ont permis de tirer parti d'un siècle de connaissances scientifiques et d'apporter une énergie abondante au monde. »
 
La technologie de Casimir a été incubée au Limitless Space Institute (LSI), une organisation à but non lucratif œuvrant pour le développement des voyages interstellaires. Fondée par le Dr Kam Ghaffarian, investisseur technologique et entrepreneur à succès, elle est à l'origine de X-energy, Intuitive Machines, Axiom Space et Quantum Space. Le Dr White occupe le poste de directeur de la recherche et du développement avancés au LSI, fonction dans laquelle la technologie de Casimir a vu le jour. Le Dr Ghaffarian demeure investisseur et membre du conseil d'administration de Casimir. 
 
« Casimir représente exactement le type de technologie révolutionnaire à double usage que Scout Ventures a été créée pour soutenir », a déclaré Brad Harrison, fondateur et associé directeur de Scout Ventures. « Cette technologie repose sur un siècle de recherche scientifique et nous nous rapprochons enfin d'un produit commercial. La capacité de Sonny à rassembler des éléments issus de différents domaines de recherche et à les intégrer dans un matériel fonctionnel est remarquable. Nous sommes fiers de mener ce tour de table et d'accompagner Casimir dans son parcours, de la recherche appliquée à la technologie déployée. » 
 
Les fondements scientifiques de Casimir reposent sur de nombreux efforts de recherche et développement, notamment des recherches en nanofabrication financées par la DARPA, des partenariats universitaires et les travaux du Dr White sur le vide quantique dynamique, publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture. Le 9 mars 2026, le Dr White a publié « Emergent Quantization from a Dynamic Vacuum » dans Physical Review Research (DOI : 10.1103/l8y7-r3rm), établissant ainsi le cadre théorique expliquant pourquoi les cavités Casimir produisent de l’énergie électrique utilisable et marquant une nouvelle étape importante dans ses près de vingt ans de recherche sur la propulsion avancée à la NASA. 
 
 Casimir est fièrement fabriqué aux États-Unis et collabore activement avec des partenaires commerciaux, universitaires et gouvernementaux pour des applications à double usage ayant un impact direct sur l’indépendance énergétique et la sécurité nationale des États-Unis. 
 
 Pour en savoir plus sur Casimir, 
consultez le site casimir.inc. - casimir.inc.

À propos de Casimir Casimir est la première entreprise mondiale spécialisée dans l'énergie du vide quantique. Elle développe des puces semi-conductrices conçues pour générer une énergie continue grâce à la physique du vide quantique, sans piles, sans câbles et sans recharge. Fondée par le Dr Harold « Sonny » White, ancien chercheur en propulsion avancée à la NASA, l'entreprise a intégré des structures de cavités Casimir personnalisées dans des composants semi-conducteurs. Cette technologie repose sur près d'un siècle de physique quantique et a été validée par des recherches en nanofabrication financées par la DARPA et évaluées par des pairs. Son siège social est situé à Houston, au Texas, et l'entreprise est fièrement américaine. www.casimir-inc.com 
 
À propos de Scout Ventures 
 
 Scout Ventures est une société de capital-risque en phase d'amorçage qui investit dans des technologies à double usage contribuant à la sécurité nationale des États-Unis et à la stabilité mondiale. La société se concentre sur l'intelligence artificielle, les systèmes autonomes, les infrastructures spatiales, la cybersécurité, les technologies quantiques et les énergies avancées, des technologies essentielles au fonctionnement, aux déplacements et aux communications des forces armées modernes. Scout s'associe à des fondateurs issus des milieux militaires et du renseignement, à des laboratoires de recherche nationaux de premier plan et à des universités de recherche de renom pour soutenir des entreprises innovantes dès leur phase d'amorçage. La mission de Scout : investir dans des technologies si performantes et une dissuasion si crédible que le conflit devienne impensable. 
 
Contact presse Luca Sesti 
 
Luca.Sesti@lcscomms.co 
 
 
Harold White, fondateur de Casimir Inc., a également joué un rôle déterminant dans le projet EM Drive - EM Drive , un concept controversé de propulsion spatiale sans réaction. Ce type de propulsion ouvrirait la voie à la conquête des étoiles, permettant d'atteindre des vitesses bien supérieures à celles des propulsions les plus puissantes proposées avec les technologies actuelles, comme le projet Orion - Project Orion. Mais d'après ce que je comprends, les tests effectués jusqu'à présent sur le moteur EM Drive se sont révélés trop décevants pour que la NASA poursuive le projet. 
 
Voici l'analyse de Sabine Hossenfelder sur cette « avancée majeure ».
 


L'effet Casimir est réel et a été mesuré.  

Placez deux plaques de métal non chargées très près l'une de l'autre dans le vide : elles subiront une force les rapprochant. Cette force est créée par la modification des propriétés quantiques de l'espace entre les deux plaques. Entre elles, certains états quantiques sont interdits, ce qui crée une différence entre les fluctuations quantiques à l'extérieur des plaques et celles de l'espace inter-plaques. Il en résulte une légère pression qui rapproche les plaques. Cependant, exploiter l'énergie de cet effet quantique revient à essayer d'exploiter l'énergie d'un aimant. On obtient une infime impulsion d'énergie si l'on laisse les plaques se comprimer, puis plus rien. Les auteurs affirment avoir trouvé une solution : le silence quantique de l'effet Casimir réduit la probabilité que des électrons s'échappent du centre du dispositif, ce qui entraîne un flux net d'électricité. (Extrait de la section)

… Imaginez un atoll du Pacifique. L'océan extérieur est agité par une énergie de vagues chaotique, tandis que le lagon intérieur est calme. De la même manière, les plaques extérieures subissent pleinement l'« énergie ondulatoire » du vide quantique. Régulièrement, un électron traverse l'espace entre les plaques et les piliers centraux par effet tunnel. À l'intérieur de cet espace, les fluctuations du lagon calme sont plus faibles, et il est donc peu probable que l'électron revienne. Lorsque les plaques et les piliers sont connectés par un circuit, les électrons retournent aux plaques, et le cycle se répète indéfiniment. En combinant de nombreuses cavités de ce type, Casimir peut produire une puissance stable aux niveaux nécessaires à l'électronique courante et bien plus encore. … 

Lire la suite : https://www.casimir.inc/tech 

 J'ai des doutes. Les niveaux de puissance annoncés – de l'ordre du picoampère – in the range of pico amps pourraient facilement être dus à des erreurs d'instrumentation ou à des fuites de courant provenant de l'environnement. Une légère différence de température entre différentes parties du dispositif de test pourrait produire des courants de cette ampleur. 

Franchement, je trouve l'idée absurde. Même si un étrange effet quantique était détecté, tout mouvement d'électrons à travers cet « atoll quantique » produirait une tension inverse qui repousserait tout transfert de charge ultérieur, si ce mouvement d'électricité était utilisé pour effectuer un travail – autrement dit, pour faire quoi que ce soit d'utile. Si un tel effet est possible, un effet similaire pourrait être créé avec des champs magnétiques judicieusement placés – et depuis combien de temps les scientifiques tentent-ils, en vain, d'extraire de l'énergie libre des aimants ? 

Bien sûr, l'attrait d'une telle percée extraordinaire attirera toujours les optimistes. Mais disons-le franchement, vu le taux d'échec de 100 % des tentatives précédentes, je ne vais pas me précipiter pour investir dedans.

Eric Worrall 

Essai d'Eric Worrall 

Prétendre avoir trouvé une faille dans les lois de la physique permet apparemment d'obtenir 12 millions de dollars de capital.

https://wattsupwiththat.com/2026/05/18/casimir-effect-perpetual-energy-machine-raises-12-million-seed-capital/    

 


 

B) - Le Japon a discrètement activé une centrale électrique qui ne s’arrête jamais.

Pendant que le monde débat du solaire et de l’éolien, le Japon a discrètement activé une centrale électrique qui ne s’arrête jamais.
Et elle fonctionne grâce à quelque chose que personne n’avait vu venir.
Pas de panneaux solaires.
Pas d’éoliennes.
Pas de carburant fossile.
Cette centrale produit de l’électricité grâce à la simple rencontre entre l’eau douce et l’eau salée.
Quand une rivière rejoint l’océan, une énorme différence de pression se crée naturellement.
Pendant des millions d’années, cette énergie a été perdue dans la nature.
Le Japon vient de trouver comment la récupérer.
Cette technologie s’appelle l’énergie osmotique.
Concrètement, l’eau passe à travers une membrane spéciale capable de transformer cette pression en électricité en faisant tourner des turbines.
Et contrairement au solaire ou à l’éolien, ce système fonctionne 24h/24.
Même la nuit.
Même quand il pleut.
Même quand il n’y a pas de vent.
La centrale de Fukuoka produit déjà près de 880 000 kWh par an.
C’est suffisant pour alimenter environ 290 foyers tout en faisant fonctionner une usine de dessalement en parallèle.
Mais le détail le plus intelligent est ailleurs.
Le système utilise de l’eau de mer issue du dessalement ainsi que des eaux usées recyclées.
Autrement dit, le Japon transforme deux ressources considérées comme inutiles… en énergie.
Et ce n’est que le début.
Les chercheurs japonais travaillent déjà sur d’autres technologies capables de transformer le CO2 en carburant grâce à une forme de photosynthèse artificielle.
Le gouvernement vise un déploiement plus large d’ici 2030.
Après Fukushima, le Japon cherche depuis des années une énergie plus stable, locale et indépendante.
Aujourd’hui, certains experts pensent que cette technologie pourrait être installée partout où un fleuve rencontre l’océan.
Le plus fou dans cette histoire, c’est peut-être que cette révolution énergétique n’est pas arrivée avec une énorme annonce.
Elle tourne déjà discrètement pendant que le reste du monde continue de débattre.  

Saguenay (Arvida), QUÉBEC

https://jackaimejacknaimepas.blogspot.com/2026/05/une-centrale-qui-fonctionne-grace-la.html

« Le Japon crée de l’électricité avec de l’eau salée et douce » : une centrale verte alimente des foyers tout en réduisant le CO2

L'inauguration de la première centrale électrique osmotique au Japon marque une avancée significative dans la production d'énergie renouvelable et durable.
EN BREF
  • 🇯🇵 Le Japon inaugure sa première centrale électrique osmotique à Fukuoka
  • 💧 La centrale utilise l’osmose entre eau douce et eau salée pour produire de l’énergie
  • 🌿 Cette technologie pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • 🔧 Des innovations technologiques limitent les pertes d’énergie et améliorent l’efficacité
 

Le Japon a récemment fait un pas en avant dans le domaine des énergies renouvelables en inaugurant sa première centrale électrique osmotique à Fukuoka. Ce projet vise non seulement à produire de l’électricité propre, mais aussi à alimenter une usine de dessalement. L’énergie osmotique, souvent appelée énergie bleue, est une source prometteuse pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Cette nouvelle centrale est capable de produire suffisamment d’énergie pour répondre aux besoins de plusieurs centaines de foyers, démontrant ainsi le potentiel de cette technologie encore peu exploitée.

Une centrale capable de répondre aux besoins de plusieurs centaines de foyers

La centrale électrique osmotique de Fukuoka, bien que principalement destinée à alimenter une usine de dessalement, a une capacité de production impressionnante. Elle peut générer jusqu’à 880 000 kWh d’énergie par an. Cela représente une capacité suffisante pour alimenter environ 220 foyers. Cette réalisation place le Japon parmi les pionniers de l’énergie osmotique, aux côtés du Danemark. En France, des initiatives similaires sont en cours, avec la société Sweetch Energy planifiant un site pilote à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Ces développements montrent que l’énergie osmotique pourrait devenir une alternative viable aux sources d’énergie traditionnelles.

Une centrale produisant de l’énergie à partir d’eau douce et d’eau salée

La technologie derrière la centrale de Fukuoka repose sur le principe de l'osmose. Deux réservoirs, l'un contenant de l'eau douce et l'autre de l'eau salée, sont séparés par une membrane semi-perméable. L'eau douce traverse la membrane pour atteindre l'eau salée, générant une pression osmotique. Cette pression est ensuite utilisée pour faire tourner une turbine et produire de l'électricité. Bien que le concept soit connu depuis les années 50, ce n'est que récemment que les avancées technologiques ont permis son application à grande échelle pour la production d'énergie.

Quelques défis à surmonter

Malgré les avancées, l'énergie osmotique n'est pas sans défis. L'un des principaux problèmes réside dans les pertes d'énergie dues au pompage de l'eau. De plus, l'encrassement des membranes peut réduire l'efficacité de la centrale. Cependant, la centrale de Fukuoka semble avoir trouvé des solutions grâce à des technologies de pointe en matière de pompes et de membranes. Ces innovations permettent de minimiser les pertes et d'améliorer l'efficacité. De plus, en utilisant la saumure résiduelle de l'usine de dessalement, la centrale crée une différence de concentration en sel plus importante, augmentant ainsi la production d'énergie.

Perspectives d'avenir pour l'énergie osmotique

La mise en service de la centrale de Fukuoka a suscité l'enthousiasme des experts du secteur. Akihiko Tanioka, professeur à l'institut des sciences de Tokyo, a exprimé son souhait de voir cette technologie se répandre non seulement au Japon, mais aussi dans le monde entier. L'énergie osmotique offre une alternative prometteuse aux énergies fossiles, avec un potentiel de réduction significative des émissions de gaz à effet de serre. À mesure que les technologies s'améliorent, cette forme d'énergie pourrait jouer un rôle clé dans la transition énergétique mondiale.

La centrale osmotique de Fukuoka représente une avancée majeure dans le domaine des énergies renouvelables. Bien que cette technologie soit encore à ses débuts, ses avantages sont indéniables. Elle offre une source d'énergie propre et renouvelable, capable de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Reste à savoir si l'énergie osmotique pourra surmonter ses défis actuels et s'imposer comme une solution énergétique viable à grande échelle. Quel sera l'impact à long terme de cette technologie sur la production mondiale d'énergie ?


Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.

 


 

C) - Les petits réacteurs modulaires, une nouvelle manière de développer le nucléaire ?

On entend souvent parler des projets de petits réacteurs qui fleurissent dans le monde et en France. Certains y voient une nouvelle façon de faire du nucléaire, où la fabrication en série de petites unités serait une alternative aux actuels réacteurs de grande puissance. Pour d’autres, ils seraient les objets permettant à un foisonnement de start-up de faire émerger de nouvelles technologies de réacteurs, dites « de 4e génération ». Voici quelques éléments pour essayer d’y voir plus clair. 

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) recense environ 70 projets de SMR (abréviation de l’anglais small modular reactors, qui tend à s’imposer) menés dans 18 pays, à commencer par les États-Unis. Or seuls 3 réacteurs de ce type sont en fonctionnement : 2 en Russie, 1 en Chine. En France, lors d’un point de presse en février 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a présenté l’état d’avancement de 10 projets de PRM (petit réacteur modulaire) menés sur le territoire national. On mesure l’intérêt de ce sujet au nombre de rapports ou d’articles produits par la Société française d’énergie nucléaire (SFEN), l’Académie des sciences, l’Académie des technologies ainsi qu’à l’espace que lui réservent les médias.

Quant au tableau français des PRM, sur les dix projets un seul est porté par les acteurs nationaux de l’industrie nucléaire : le projet Nuward d’EDF (initialement avec TechnicAtome). Les autres sont portés par des start-up, dont certaines officiellement « essaimées » par le CEA. Elles ont fait l’objet de financements publics dans le cadre des plans France Relance et France 2030, et s’emploient également à lever des fonds d’investisseurs privés. L’enthousiasme sur l’avenir des PRM qui en a souvent résulté a été quelque peu tempéré par un rapport du haut-commissaire à l’énergie atomique, Vincent Berger, rendu au Premier ministre. Selon lui, « les lauréats de France 2030 ont misé sur des technologies avec des niveaux de maturité technologique et industrielle très divers. Chacun est conscient de ses forces et de ses faiblesses » (propos tenus dans un entretien à la SFEN le 2 décembre 2024).

Que penser alors de l’avenir des PRM, de la place qu’ils pourront prendre dans le nucléaire du xxie siècle ? Il convient de livrer des éléments sur ce qu’ils sont vraiment, les usages auxquels ils peuvent répondre ou non, les technologies qu’ils emploient ou développent et leur maturité, les modèles économiques sur lesquels ils s’appuient et leur pertinence.

DANS QUELLE GAMME SE SITUENT LES PRM ?

Le qualificatif petit signifie bien évidemment qu’il ne s’agit pas de réacteurs de grande puissance tels que ceux existant dans notre parc nucléaire. Ces derniers alimentent des turboalternateurs développant une puissance comprise entre 900 et, comme le dernier EPR de Flamanville, 1 600 MW. En raison du rendement de conversion de l’énergie de fission qu’ils produisent en énergie électrique, leur puissance thermique est environ 3 fois supérieure, soit plusieurs milliers de mégawatts. La puissance thermique des PRM est, quant à elle, limitée à quelques centaines de mégawatts, certains même n’en développent que quelques dizaines (on parle alors parfois de « microréacteurs »).

S’il ne s’agissait que d’une affaire de dimensions, il n’y aurait rien de bien nouveau : le CEA et tous les organismes de recherche atomique du monde utilisent depuis longtemps de petits réacteurs de recherche, et même des microréacteurs qu’on appelait « piles atomiques ». Les nouveautés résident dans les usages auxquels ils sont destinés, les modes de fabrication industrielle et les technologies adoptées, qui s’étendent des plus classiques aux plus innovantes.

PRODUIRE DE L’ÉLECTRICITÉ OU DE LA CHALEUR ?

Dans un certain nombre de projets, les PRM sont avant tout destinés à remplacer les centrales à charbon, et ce en vue de la décarbonation de la production d’électricité. Il s’agit alors plutôt de « gros » PRM, à l’instar du Nuward – en cours de développement par EDF –, dimensionné pour produire 400 MW électriques, avec donc un cœur nucléaire d’environ 1 200 MW thermiques. Dans sa dernière version, Nuward est en quelque sorte un mini-EPR. D’autres PRM sont destinés à alimenter une production d’électricité dans des zones reculées, et leur puissance peut se limiter à quelques dizaines de mégawatts. C’est le cas des deux PRM russes, dont la technologie est dérivée de la propulsion des sous-marins nucléaires et qui sont installés sur barge flottante en mer sibérienne.

La fourniture de chaleur décarbonée (industrielle et urbaine) est un objectif affiché dans de nombreux projets. Ainsi, le PRM Calogena, porté par le groupe Gorgé de services à l’industrie nucléaire, vise à la décarbonation des réseaux de chaleur urbains ; il adopte la technologie éprouvée des réacteurs de recherche de type piscine pour fournir de l’eau chaude ou de la vapeur à une température de l’ordre de 100 °C : une innovation d’usage dans une continuité technologique. Nuward propose lui aussi de la fourniture de chaleur, mais en cogénération avec la production d’électricité : la température de fonctionnement du réacteur à eau pressurisée étant de l’ordre de 300 °C, ce PRM pourrait en effet répondre à nombre de besoins de chaleur industrielle. Hexana et Otrera sont des projets français de petits réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium, s’appuyant sur les études du projet abandonné ASTRID et dimensionnés pour répondre à des besoins de chaleur industrielle de température de l’ordre de 500 °C (température du sodium fondu dans le cœur). Deux autres projets de PRM français, Jimmy et Blue Capsule, entendent développer des petits réacteurs nucléaires dits « à haute température » – le premier refroidi à l’hélium, le second au sodium – pour fournir de la chaleur industrielle jusqu’à 700 °C. Il convient de noter que la fourniture de chaleur nucléaire peut aussi répondre aux besoins de la production d’hydrogène par électrolyse à haute température, sensiblement moins gourmande en électricité que l’électrolyse classique (elle est développée en France par le CEA et se trouve en début d’industrialisation par Genvia).

L’INTÉRÊT ÉCONOMIQUE DES PRM

Les porteurs de projet de PRM s’appuient en général sur un modèle industriel semblable fondé sur la simplification de la conception et la standardisation des composants, l’une et l’autre visant à la production en série. Alors que les composants des grands réacteurs électrogènes sont assemblés sur site, les PRM seront des modules assemblés en usine et transportés ensuite, ce que permettra leur petite taille.

Autre intérêt souvent avancé : la petite taille permet d’assurer une sûreté passive, bénéficiant par exemple des mouvements de convection naturelle du fluide emplissant le réacteur pour poursuivre l’évacuation de l’énergie émise par le combustible nucléaire en situation d’accident. La sûreté passive permet de faire l’économie de dispositifs de sûreté active : pompes, tuyauteries et automatismes de circuits de refroidissement de secours…

Les promoteurs de PRM comptent sur ces facteurs pour atteindre le stade de la compétitivité économique. Ils doivent en effet compenser l’effet défavorable de la petite taille par une limitation des coûts de fabrication.

En matière de production d’électricité à grande échelle, il est loin d’être sûr que l’effet de série soit suffisant. Historiquement, la production d’électricité par les centrales à charbon s’est développée non pas en multipliant les unités de 25 MW, qui étaient la norme à la veille de la Seconde Guerre mondiale, mais en augmentant par paliers successifs la puissance des unités de production, de 50 à 125 puis à 250 et, enfin, à 600 MW. Il serait donc fort improbable qu’un parc de très nombreux PRM fabriqués en série puisse être plus économique qu’un parc de grands réacteurs, sauf peut-être si un jour une ou quelques multinationales venaient à monopoliser la fabrication mondiale de PRM en très grande série. Mais une telle monopolisation serait-elle un atout pour les usagers de l’électricité et la souveraineté énergétique du pays.

L’enjeu du coût de fabrication des PRM se pose différemment pour les autres usages que la production d’électricité déjà décarbonée. La fourniture de chaleur par les PRM n’a pas à entrer en concurrence avec les chaudières à combustible fossile (à tout le moins les politiques d’action climatique devraient l’empêcher), mais plutôt avec les autres sources décarbonées, telles que la biomasse, l’hydrogène produit par électrolyse ou l’électrification directe des procédés. Vu d’aujourd’hui, le jeu paraît ouvert, devant être analysé au cas par cas.

LES PRM, POUR DEMAIN SÛREMENT OU APRÈS-DEMAIN PEUT-ÊTRE ?

Si l’on écoutait les porteurs de projets, la France de 2030 serait couverte de PRM – et sans doute aussi les États-Unis et bien d’autres pays. Évidemment, s’agissant de start-up à la recherche de financements, il leur faut attirer des investisseurs privés, lesquels sont souvent plus amateurs de retour rapide sur investissement que de technologie. La start-up, c’est la petite entreprise génétiquement modifiée pour attirer l’investisseur.

Si le gouvernement a commandé un rapport au haut-commissaire à l’énergie atomique sur le degré de maturité des divers projets, c’est sans doute qu’il s’est demandé s’il pouvait être confronté à quelques surprises. Il a néanmoins classé « confidentiel » ce rapport (l’auteur de l’article recommande vivement la lecture du billet d’humeur d’Yves Bréchet, ancien haut-commissaire à l’énergie atomique, paru au no 45 de Progressistes, disponible en ligne sur le site de la revue). Cela limite, mais n’empêche pas, la réflexion qu’on peut avoir sur le sujet.

Le degré de maturité d’un projet PRM, soit l’estimation de la rapidité de sa faisabilité industrielle, doit s’apprécier au regard non seulement de la technologie du réacteur, mais aussi du combustible utilisé. Ainsi Nuward et Calogena sont des réacteurs dessinés à partir de technologies éprouvées qui utilisent le même combustible que le parc nucléaire actuel, composé d’uranium faiblement enrichi produit par Orano, dont la fabrication peut être assurée par Framatome et le recyclage par Orano. Les incertitudes sur ces projets ne relèvent donc a priori que de l’ingénierie, des débouchés commerciaux, de l’acceptabilité de l’installation sur site – ce qui n’est toutefois pas négligeable.

Les projets Hexana et Otrera de réacteurs rapides refroidis au sodium, s’appuient sur les connaissances acquises par le CEA dans l’exploitation des réacteurs Phénix et Superphénix, qui ont fonctionné, et dans les études menées sur le projet ASTRID, dont les connaissances ont été capitalisées. Ces expériences et connaissances concernent aussi bien le réacteur que le combustible (baptisé MOx-RNR). Cela étant, après l’abandon de Superphénix par le Premier ministre Lionel Jospin puis du projet ASTRID par décision arbitraire du président Macron, l’industrialisation des procédés de fabrication des composants du réacteur comme du combustible est à rebâtir, ce qui éloigne sans doute l’horizon de mise en service de tels PRM au-delà de 2030.

Les autres projets reposent sur des technologies de réacteurs et/ou de combustible qui n’ont pas encore fait leurs preuves d’un point de vue industriel : réacteurs à haute température, refroidis au plomb fondu, à sels fondus… Souvent nommés AMR (advanced modular reactor), leur mise au point nécessite encore des actions de recherche et développement et d’expérimentation en laboratoire, exigeant des équipements dont les start-up n’ont vraisemblablement pas les moyens de se doter, ce qui doit les conduire à s’associer à des laboratoires existant au CEA, au CNRS… Pour les projets reposant sur des technologies très avancées, tels que les réacteurs à sels fondus, on peut se demander si la start-up constitue un cadre de développement adapté.


 

LE RISQUE DE PRIVATISATION DU NUCLÉAIRE

On peut distinguer plusieurs phases dans le déploiement des PRM : la recherche-développement, l’ingénierie, la fabrication industrielle, l’exploitation sur site. Typiquement, les start-up s’occupent de l’ingénierie en bénéficiant des connaissances acquises par des grands laboratoires de recherche, le plus souvent publics. Tant que les rapports entre les deux entités sont de qualité, le modèle peut fonctionner. Quand arrive le stade de l’industrialisation, s’agissant de réacteurs et de combustible nucléaires que seule la grande industrie est en mesure de maîtriser, on peut se demander comment une PME pourrait efficacement devenir donneuse d’ordre. Le modèle de la start-up veut plutôt qu’elle soit rachetée par plus grand qu’elle. Mais quel sera ce plus grand ? EDF ou TotalEnergies ? La question n’est pas dénuée de sens, et suscite des inquiétudes dès que l’on imagine le stade de l’exploitation. Les PRM ont beau se caractériser par la simplification des dispositifs de sûreté, sa garantie et le respect des normes définies par l’autorité indépendante qui en a la mission resteront des impératifs incontournables. Seront-ils compatibles avec la mission première d’une entreprise privée, à savoir la rémunération des actionnaires ?

Prenons l’exemple récent de la découverte par l’exploitant de corrosions sur des tuyauteries de circuits de sécurité de certaines centrales nucléaires en France. EDF s’est alors conformée au principe de précaution le plus douloureux, financièrement parlant : l’arrêt d’une dizaine de réacteurs pour réparation immédiate, ce qui a réduit la production nucléaire d’un tiers durant un an. Aurait-elle agi de même si sa gouvernance avait été aux mains de fonds d’investissements ou de pensions, anglo-saxons ou autres ?

Avancer ce questionnement n’est pas culpabiliser les ingénieurs, techniciens et administratifs qui s’investissent dans ces start-up porteuses de projets ambitieux, techniquement passionnants, socialement et écologiquement utiles. Au contraire, c’est chercher à éviter que leur engagement et leur travail ne soient un jour mis au rebut ou détournés de leur ambition première. Pensons à ces chercheurs de la high tech engagés il y a quelques années dans des petites start-up de la Silicon Valley et poursuivant le rêve de mettre le numérique au service de l’émancipation humaine : elles ont été phagocytées par les GAFAM, ces géants du capitalisme mondial avides d’accumulation et de profit, et qui, Elon Musk en tête, entendent imposer au monde leur idéologie libertarienne d’extrême droite. Mieux vaut prévenir que guérir.

*MICHEL DONEDDU est ingénieur EDF et syndicaliste CGT.

https://revue-progressistes.org/2025/05/28/les-petits-reacteurs-modulaires-une-nouvelle-maniere-de-developper-le-nucleaire-michel-doneddu/ 

Tout comprendre aux SMR, ces petits réacteurs nucléaires modulaires prisés par Emmanuel Macron

Les SMR font partie des dix technologies dans lesquelles le gouvernement a décidé d’investir, dans le cadre du plan France 2030 dévoilé le 12 octobre par Emmanuel Macron. De quoi s’agit-il ? Quel intérêt pour la France ? Quels sont les risques ? On a fait pour vous le tour de ces questions.

Après avoir réservé 50 millions d’euros du plan de relance au développement du projet de petit réacteur nucléaire Nuward piloté par d’EDF, le gouvernement français a décidé de faire de cette nouvelle technologie, une des dix priorités de son plan d'investissement à 2030. Mais de quoi s'agit-il exactement ?

Comme leur nom l'indique, les SMR (pour « small modular reactor ») sont de petits réacteurs nucléaires modulaires. Petits, parce qu’ils affichent une puissance entre 25 et 500 MW suivant les designs, quand les réacteurs civils actuels oscillent plutôt entre 900 et 1 600 MW, pour le plus puissant, l’EPR français. Modulaires, parce qu’ils ont un design très intégré et standardisé pour être produit en usine en série et installé en grappe, pour baisser les coûts de construction et d’exploitation. C’est là que réside toute la nouveauté.

Quelle est la technologie utilisée ?

La plupart de projets de SMR dans le monde se base sur la technologie du nucléaire civil actuel, dite de troisième génération, à eau légère bouillante ou à eau pressurisée, celle du parc nucléaire français. Mais certains pays, notamment la Chine, la Corée du Sud, le Japon et le Canada, développent des SMR de quatrième génération à base de technologie à sels fondus, gaz haute température ou neutrons rapides. Ces technologies sont moins matures, mais mieux adaptées pour décarboner certains processus industriels électrochimiques. On parle alors de réacteur modulaire avancé ou AMR.

Quels seront leurs usages ?

Ces SMR ne sont pas uniquement destinés à la production d’électricité, mais aussi à la production de chaleur, à terre ou sur barge, au plus près des usages jusque dans des zones isolées, du grand nord canadien ou russe, par exemple. Ils pourraient aussi remplacer les centrales électriques au fioul ou à charbon en réutilisant les infrastructures réseaux existantes.

Les développements ont commencé il y a une vingtaine d’années. L’Agence internationale de l’énergie atomique, à Vienne, dénombre plus de 70 projets de SMR dans le monde. Un seul SMR est aujourd'hui en production, sur une barge en mer en Sibérie orientale. Plusieurs sont en construction en Chine. Le SMR plus avancé commercialement est celui de la start-up américaine Nuscale, même si le premier exemplaire ne sera mis en service au États-Unis qu’en 2029.

Quelle est la place de la France ?

La France n’est entrée dans la course aux SMR qu’en 2017, pour trois raisons. D’abord, parce qu’elle a tout misé sur l’EPR à l’export, puis sur un EPR 2, optimisé, pour la France. Ensuite, parce que côté recherche, elle se concentrait surtout sur le cycle du combustible, pour résoudre le problème des déchets. Enfin, parce que l’implosion d’Areva en 2015 a gelé nombre de projets d’innovation dans la filière.

C’est EDF qui pilote le projet en consortium avec le CEA, TechnicAtome et Naval Group. Baptisé Nuward, il s’agira d’un SMR de 170 MW à eau pressurisée, qui serait associé par paires. Il ne sera pas commercialisé avant 2035. Nuward a été initialement conçu uniquement pour l’export, pour remplacer des centrales thermiques fossiles place pour place, comme les centrales à charbon polonaises.

Mais il pourrait finalement aussi être construit en France. Pas pour remplacer les EPR, mais pour démontrer aux clients la capacité française à les construire. À horizon 2050, ils pourraient aussi aider à absorber la croissance de la demande d’électricité liée à l’électrification des transports et de l’industrie et à la production d’hydrogène.

Quels sont les inconvénients ?

Les SMR restent des réacteurs nucléaires, technologie controversée. Ils ne résolvent pas le problème des déchets. Surtout, ces technologies ne sont pas matures. Le seul recul est celui des systèmes intégrés de propulsion nucléaire des brise-glaces russes, qui ont connu certains déboires, ou des porte-avions et sous-marins militaires. Mais il n’y a, du moins en France, pas de transferts de technologies prévu, même si TechnicAtome participe au consortium Nuward.

... Et les avantages de cette technologie ?

Sur le papier, les avantages sont nombreux. Le principal est que grâce à des technologies dites de sûreté passive, avec le réacteur et le refroidissement dans une même enceinte hermétique, le SME serait insensible aux aléas climatiques et pourrait fonctionner avec un minimum de pilotage. Malheureusement, c’est une technologie que la France ne maîtrise pas bien. Pour Nuward, EDF pourrait s’allier à l’Américain Westinghouse.

L’autre avantage est la promesse de production en série, qui permettra de baisser les coûts, et de développer une filière industrielle. Mais avec plus de 70 partants dans la course au SMR, il y aura peu de finalistes. Et pas sûr, vu son retard, que la France en fasse partie, même si elle dispose d'atouts.

Aurélie Barbaux, Grand reporter Énergie et industrie durable

 


 

D) - Dans l'espace, sous terre et bientôt sur la mer ? Ces projets fous qui veulent installer des data centers au large pour bénéficier de l'énergie des vagues

Une start-up américaine soutenue par le milliardaire Peter Thiel relance le concept des data centers installés en mer. Mais les défis techniques et écologiques rendent difficile le passage à l'échelle de ce type de projets.

Dans l'espace, sous terre, et bientôt en mer ? Alors que les data centers, véritables centres névralgiques de l'IA, connaissent une opposition croissante aux quatre coins du globe, certains acteurs ne se résignent pas à ralentir la cadence. Si la perspective d'une installation ailleurs que sur la terre ferme n'est pas nouvelle, elle semble désormais se concentrer sur un nouvel espace : le grand large.

Une idée folle qui vient d'être relancée par une levée de fonds outre-Atlantique. La start-up Panthalassa vient de rassembler 140 millions de dollars auprès d'un parterre d'investisseurs de premier plan, comme le milliardaire libertarien Peter Thiel, cofondateur de Palantir et de PayPal. Il est accompagné dans cette aventure par des noms bien connus du monde de l'investissement comme Max Levchin (son ex-acolyte à PayPal), ou encore Marc Benioff (Salesforce), via sa structure Time Ventures.

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/dans-lespace-sous-terre-et-bientot-sur-la-mer-ces-projets-fous-qui-veulent-installer-des-data-centers-au-large-pour-beneficier-de-lenergie-des-vagues-2231870


Ocean-2 : un datacenter d’IA flottant alimenté par les vagues de l’océan

Panthalassa, soutenue par Peter Thiel et plusieurs grands noms de la tech, veut déplacer une partie du calcul IA en mer pour contourner la pénurie d’électricité, les contraintes foncières et la pression climatique. Le pari est ambitieux, financer à hauteur de 140 millions de dollars un modèle de datacenter autonome qui produit son énergie sur place, traite les requêtes en mer et renvoie les résultats par satellite.

Le projet ne relève plus de la science-fiction. Selon un communiqué de Panthalassa, la série B de 140 millions de dollars a été menée par Peter Thiel, avec la participation de John Doerr, TIME Ventures de Marc Benioff, SciFi Ventures de Max Levchin et d’autres investisseurs. La société vise un premier test de nœuds informatiques flottants dans le Pacifique en 2026. Et elle affirme avoir déjà validé ses prototypes précédents, Ocean-1, Ocean-2 et Wavehopper, lors d’essais en mer.

Exploiter la force des vagues de l’océan

L’idée est de transformer l’océan en centrale électrique et en site d’inférence IA. Panthalassa décrit Ocean-2 comme une sorte de barrage hydroélectrique flottant : le mouvement des vagues pousse de l’eau dans un système interne, fait tourner une turbine et génère l’électricité nécessaire aux puces IA embarquées. Le modèle Ocean-3 va plus loin, il n’est ni ancré ni relié par câble, et produit puis consomme son énergie à bord, avant d’envoyer les réponses par satellite.


Le timing est stratégique. La demande en calcul IA explose, tandis que les datacenters terrestres se heurtent à des limites de raccordement, de foncier et de délais de construction. Panthalassa présente son approche comme “clean”, sans carburant, sans usage du sol et “very fast to scale”. Argument énergétique, l’entreprise met en avant une énergie des vagues perçue comme abondante, et donc potentiellement bon marché.

One of our first big milestones — and we mean big — came with Ocean-2, a full-scale prototype deployed off the Washington coast, built by our team of inventors, programmers, welders, physicists, and engineers.
 

Le concept est séduisant, mais il soulève plusieurs questions : fiabilité des systèmes en mer, maintenance, latence satellite, et coût réel d’un déploiement à grande échelle. Panthalassa affirme viser une mise en service offshore vers août 2026, puis des déploiements commerciaux en 2027. Autrement dit, la technologie devra prouver rapidement qu’elle peut tenir ses promesses au-delà du prototype.

Yves Grandmontagne

https://dcmag.fr/ocean-2-un-datacenter-dia-flottant-alimente-par-les-vagues-de-locean/ 

 


 

E) - « Il disparaît en 50 jours » : le plastique en bambou inventé en Chine surpasse le pétrole

Le bioplastique révolutionnaire à base de bambou, mis au point par des chercheurs chinois, promet de remplacer les plastiques traditionnels grâce à sa solidité exceptionnelle et sa biodégradabilité en 50 jours.

La recherche scientifique continue de repousser les limites de l’innovation en matière de matériaux durables. Une équipe de chercheurs de l’Université de la forêt du Nord-Est en Chine a récemment mis au point un bioplastique révolutionnaire à partir de bambou. Ce matériau se distingue non seulement par sa solidité exceptionnelle, mais aussi par sa capacité à se biodégrader en seulement 50 jours, offrant ainsi une alternative prometteuse aux plastiques traditionnels à base de pétrole. Ce bioplastique pourrait bien marquer un tournant dans l’industrie des matériaux durables.

Des plastiques moléculaires en bambou à haute résistance

Une étude publiée dans la revue Nature Communications décrit une stratégie d’ingénierie moléculaire pour fabriquer des plastiques moléculaires en bambou (BM-plastics) de haute résistance. Les chercheurs ont utilisé des solvants eutectiques profonds pour désassembler le réseau de liaisons hydrogène de la cellulose de bambou. Ils ont ensuite stimulé moléculairement la reconstruction des interactions denses par l’hydrogène à l’aide d’éthanol. 

Le résultat de cette ingénierie est un bioplastique présentant une résistance mécanique exceptionnelle, avec une résistance à la traction de 110 MPa et un module de flexion de 6,41 GPa. En outre, ce matériau offre une stabilité thermique remarquable, supérieure à 180°C, et une grande polyvalence dans les procédés de fabrication tels que l’injection, le moulage et l’usinage. Selon les chercheurs, le BM-plastic surpasse la plupart des plastiques et bioplastiques commerciaux en termes de performances mécaniques et thermiques tout en restant entièrement biodégradable dans le sol en 50 jours.

Performance du plastique bambou comparée aux plastiques traditionnels

Lors des tests comparatifs, le plastique de bambou a non seulement égalé, mais souvent surpassé les plastiques traditionnels en termes de stabilité mécanique, thermique et de façonnabilité. Cela le positionne comme une alternative viable pour diverses applications industrielles. De plus, ce bioplastique peut être recyclé en boucle fermée, conservant 90 % de sa résistance initiale, ce qui en fait une option durable et performante pour remplacer les matériaux plastiques conventionnels.

La production de ce plastique biodégradable repose sur une méthode qui transforme la cellulose de bambou en matériaux écologiques et performants, tout en étant adaptable à une échelle industrielle. Cette capacité à allier durabilité et performance pourrait bien révolutionner le secteur des matériaux plastiques.

Une alternative écologique aux plastiques à base de pétrole

Les chercheurs ont souligné le potentiel du plastique en bambou pour remplacer les plastiques à base de pétrole, souvent critiqués pour leur impact environnemental. Ce bioplastique, grâce à sa capacité à se dégrader rapidement dans le sol, constitue une solution prometteuse aux problèmes posés par les déchets plastiques. En outre, la possibilité de recycler ce matériau sans perdre ses propriétés mécaniques renforce son attrait en tant que solution durable.

Cependant, l’adoption à grande échelle de ce bioplastique reste limitée par des défis techniques, notamment la nécessité d’améliorer certaines propriétés mécaniques pour des applications plus exigeantes. Les chercheurs continuent de travailler sur ces aspects pour optimiser les performances du plastique en bambou et élargir son spectre d’utilisation.

Et si une simple plante pouvait remplacer le plastique, sauver des forêts entières et transformer l’économie mondiale ? Le bambou est aujourd’hui considéré comme l’un des matériaux les plus prometteurs du futur. Capable de pousser jusqu’à 1 mètre par jour, ultra résistant, biodégradable et renouvelable, il s’impose comme une alternative sérieuse au plastique et au bois. Dans ce documentaire complet, vous allez découvrir comment le bambou est cultivé, récolté et transformé à grande échelle. Des montagnes d’Asie jusqu’aux usines industrielles, plongez dans une industrie qui génère plus de 90 milliards de dollars chaque année. Vous comprendrez pourquoi cette plante fascine autant les scientifiques, les entreprises et les défenseurs de l’environnement. Au programme dans cette vidéo : La croissance incroyable du bambou Son rôle dans la lutte contre le changement climatique La transformation industrielle du bambou Les objets du quotidien fabriqués à partir de bambou Son utilisation dans la construction et le textile Les avantages et limites de cette ressource Pourquoi le bambou pourrait remplacer le plastique Le bambou n’est pas seulement une tendance écologique. C’est une véritable révolution en cours. Mais est-ce vraiment la solution miracle ?
 

Perspectives et défis de l’adoption du plastique en bambou

Bien que le plastique en bambou présente de nombreux avantages, il doit encore surmonter certains obstacles avant de pouvoir être adopté à grande échelle. Les chercheurs reconnaissent que certains composites de bambou sont limités par des propriétés mécaniques inférieures, ce qui les rend inadaptés à certaines applications industrielles exigeantes. De plus, la composition de fibres de bambou immergées dans une résine plastique pose des défis pour la biodégradabilité complète.

Malgré ces défis, l’innovation continue dans ce domaine promet de surmonter ces obstacles, offrant à terme une alternative viable et durable aux plastiques traditionnels. Les progrès réalisés dans la fabrication de plastiques à partir de biomasse organique, comme le bambou, montrent le potentiel de ces matériaux pour transformer l’industrie du plastique. Quel sera l’impact de ces innovations sur notre utilisation future des plastiques ?

www.enviro2b.com

 


Ce plastique végétal résiste à la chaleur, au choc, et se dégrade tout seul

Depuis des années, les objets du quotidien à base de fibres végétales peinent à conjuguer performance industrielle et respect de l’environnement. Mais une découverte de chercheurs chinois pourrait changer la donne.

La transition vers des matériaux durables reste l’un des plus grands défis de l’industrie moderne. Derrière les slogans écologiques et les designs naturels, peu de solutions parviennent à conjuguer performance et dégradabilité réelle. Pourtant, au croisement de la chimie verte et de l’ingénierie des matériaux, une avancée récente vient rebattre les cartes. Longtemps relégué au rang d’alternative imparfaite, le plastique de bambou vient d’acquérir des propriétés qui le placent au cœur des enjeux industriels de demain.

Tout ce que le plastique de bambou ne permettait pas jusqu’à présent

Les objets estampillés « bambou » sont rarement aussi écologiques qu’ils en ont l’air. La majorité d’entre eux sont constitués de fibres naturelles noyées dans une matrice plastique. Cette combinaison donne naissance à des matériaux composites que les industriels désignent sous le nom de BPC, pour bamboo plastic composite. Bien que la présence de bambou réduise la quantité de plastique utilisée, elle ne garantit ni une dégradation complète ni une innocuité environnementale. PandaBode souligne que ces composites contiennent souvent des résines époxy ou du polypropylène, des substances difficiles à éliminer en fin de vie et potentiellement problématiques en contact avec les aliments chauds ou acides.

Par ailleurs, la promesse de biodégradabilité dépend largement des conditions d’exposition. Si certains polymères biosourcés comme les PLA peuvent se décomposer en présence d’oxygène et de micro-organismes, cela suppose un compostage, pas encore accessible à tous. Quant à la recyclabilité, elle reste théorique dans la majorité des cas, en l’absence d’infrastructures capables de traiter ces mélanges complexes.


 

Une percée moléculaire change les règles du jeu

Une équipe de chercheurs chinois, affiliée à la Northeast Forestry University à Harbin, vient de franchir un cap décisif. Plutôt que d’ajouter du plastique au bambou, ils ont préféré transformer directement sa cellulose en une matière plastique performante. En dissolvant les fibres à l’aide d’un solvant alcoolique non toxique, puis en réassemblant les chaînes moléculaires selon une méthode précise, ils obtiennent une structure dense et homogène, à la fois rigide et modulable. Cette innovation a été détaillée dans Nature Communications, qui met en avant un plastique capable de supporter des températures supérieures à 180 °C tout en conservant sa résistance mécanique, même en milieu humide.

Le plastique de bambou ainsi obtenu affiche des propriétés impressionnantes. Il présente une résistance à la traction de 110 mégapascals, ce qui dépasse les performances de plastiques industriels comme l’ABS ou le PMMA. Mieux encore, il se recycle en boucle fermée tout en conservant 90% de sa solidité initiale. Attention néanmoins : si le procédé est connu, il est malheureusement encore peu répandu dans l'industrie. Une fois mis en terre, il se décompose en moins de deux mois sous l’action de micro-organismes. Scimex rappelle que cette solution surpasse non seulement les bioplastiques classiques, souvent fragiles, mais aussi plusieurs plastiques d’usage courant dans les tests de stabilité thermique et de malléabilité.

Vers un matériau industriel recyclable et biodégradable

Cette avancée ouvre des perspectives concrètes pour remplacer les plastiques fossiles dans des secteurs jusqu’ici hors de portée des bioplastiques. Le nouveau plastique de bambou ne se contente pas d’être vert sur le papier. Il peut être injecté, moulé ou usiné selon les procédés classiques de l’industrie plastique. Il se façonne en feuilles, en pièces mécaniques, ou en panneaux alvéolés à usage structurel. Grâce à sa stabilité dimensionnelle, il résiste aux variations de température de −30 à 100 °C et supporte des chocs importants sans se fissurer.

L’argument écologique ne s’arrête pas à sa biodégradabilité. L’analyse technico-économique menée par l’équipe de recherche montre que le coût de production de ce plastique végétal reste compétitif. En combinant des solvants réutilisables, une consommation électrique modérée et une matière première abondante, les chercheurs démontrent qu’un modèle industriel est envisageable à grande échelle.

Alors que les volumes mondiaux de plastique pourraient dépasser 1,2 milliard de tonnes d’ici 2060, cette innovation rappelle qu’un simple végétal comme le bambou, exploité avec rigueur scientifique, peut offrir bien plus qu’un vernis écologique. En rendant le plastique de bambou aussi performant que ses équivalents issus du pétrole, les chercheurs changent les règles du jeu et redéfinissent ce que peut être un matériau véritablement durable.

Auriane Polge

https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/ce-plastique-vegetal-resiste-a-la-chaleur-au-choc-et-se-degrade-tout-seul-214896.html 

 

 

 

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