septembre 29, 2025

Le plan Trump pour Gaza - Paix et Business critiquable !

 

Dernière info:

Le président américain Donald Trump reçoit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour discuter de la proposition de paix en 21 points de Trump pour Gaza. Suivez notre couverture en direct ici. reut.rs/3ILqBQQ

 Le président du parti d'opposition Bleu et Blanc, Benny Gantz, dont le parti détient huit sièges à la Knesset qui en compte 120, a déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux qu'il était prêt à soutenir l'accord.

 



Il a écrit en hébreu :

« Je salue les efforts extraordinaires déployés par le président Trump pour conclure un accord sur les otages et garantir la sécurité d'Israël.

Il est maintenant temps de passer à l'action. Le plan du président Trump doit être mis en œuvre, nos otages doivent être ramenés chez eux, la liberté opérationnelle d'Israël doit être maintenue, le régime terroriste du Hamas à Gaza doit être remplacé et des États arabes modérés doivent être mis en place, comme je l'ai proposé il y a un an et demi.


Nous ne devons pas manquer l'occasion de ramener les otages, de garantir notre sécurité et de catalyser un « revirement stratégique » élargissant les cercles de normalisation régionale. »

L'ancien Premier ministre Yair Lapid a qualifié le plan de Trump de « base appropriée pour un accord sur les otages et la fin de la guerre » dans un message publié sur X. 



Plan global du président Donald J. Trump pour mettre fin au conflit de Gaza : 

 1. Gaza sera une zone déradicalisée et exempte de terrorisme qui ne représente pas une menace pour ses voisins. 

2. Gaza sera réaménagée au bénéfice de la population de Gaza, qui a déjà suffisamment souffert. 

3. Si les deux parties acceptent cette proposition, la guerre prendra fin immédiatement. Les forces israéliennes se retireront jusqu'à la ligne convenue afin de préparer la libération des otages. Pendant ce temps, toutes les opérations militaires, y compris les bombardements aériens et d'artillerie, seront suspendues, et les lignes de front resteront gelées jusqu'à ce que les conditions d'un retrait progressif complet soient réunies. 

4. Dans les 72 heures suivant l’acceptation publique de cet accord par Israël, tous les otages, vivants et décédés, seront restitués. 

 5. Une fois tous les otages libérés, Israël libérera 250 prisonniers condamnés à perpétuité, ainsi que 1 700 Gazaouis détenus après le 7 octobre 2023, y compris les femmes et les enfants détenus dans ce contexte. Pour chaque otage israélien dont les restes seront libérés, Israël libérera les restes de 15 Gazaouis décédés

. 6. Une fois tous les otages libérés, les membres du Hamas qui s'engagent à coexister pacifiquement et à retirer leurs armes bénéficieront d'une amnistie. Les membres du Hamas souhaitant quitter Gaza bénéficieront d'un passage sûr vers les pays d'accueil. 

7. Dès l'acceptation de cet accord, l'aide sera immédiatement acheminée dans la bande de Gaza. Les quantités d'aide seront au minimum conformes à celles prévues dans l'accord du 19 janvier 2025 relatif à l'aide humanitaire, incluant la réhabilitation des infrastructures (eau, électricité, assainissement), la réhabilitation des hôpitaux et des boulangeries, ainsi que l'entrée du matériel nécessaire au déblaiement des décombres et à la réouverture des routes. 

8. L'entrée de l'aide et de la distribution dans la bande de Gaza se fera sans interférence des deux parties, par l'intermédiaire des Nations Unies et de ses agences, du Croissant-Rouge et d'autres institutions internationales indépendantes de l'une ou l'autre des parties. L'ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens sera soumise au même mécanisme que celui mis en œuvre dans le cadre de l'accord du 19 janvier 2025. 

9. Gaza sera administrée sous la gouvernance transitoire temporaire d'un comité palestinien technocratique et apolitique, chargé de la gestion quotidienne des services publics et des municipalités pour la population de Gaza. Ce comité sera composé de Palestiniens qualifiés et d'experts internationaux, sous la supervision d'un nouvel organe international de transition, le « Conseil de la paix », présidé par le président Donald J. Trump. La composition des autres membres et chefs d'État sera annoncée ultérieurement, dont l'ancien Premier ministre Tony Blair. Cet organe définira le cadre et gérera le financement du réaménagement de Gaza jusqu'à ce que l'Autorité palestinienne ait achevé son programme de réformes, tel que décrit dans diverses propositions, notamment le plan de paix du président Trump de 2020 et la proposition franco-saoudienne, et puisse reprendre le contrôle de Gaza de manière sûre et effective. Cet organe s'appuiera sur les meilleures normes internationales pour instaurer une gouvernance moderne et efficace, au service de la population de Gaza et propice à l'attraction des investissements. 

10. Un plan de développement économique Trump visant à reconstruire et dynamiser Gaza sera élaboré en réunissant un panel d'experts ayant contribué à la création de certaines des villes miracles modernes les plus prospères du Moyen-Orient. De nombreuses propositions d'investissement judicieuses et des idées de développement prometteuses ont été élaborées par des groupes internationaux bien intentionnés et seront étudiées afin de synthétiser les cadres de sécurité et de gouvernance pour attirer et faciliter ces investissements, créateurs d'emplois, d'opportunités et d'espoir pour l'avenir de Gaza. 

11. Une zone économique spéciale sera créée, avec des tarifs et des taux d’accès préférentiels à négocier avec les pays participants. 

12. Personne ne sera contraint de quitter Gaza, et ceux qui le souhaitent seront libres de le faire et de revenir. Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons la possibilité de construire un Gaza meilleur.

 13. Le Hamas et les autres factions s'engagent à ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement ou sous quelque forme que ce soit. Toutes les infrastructures militaires, terroristes et offensives, y compris les tunnels et les installations de production d'armes, seront détruites et non reconstruites. Un processus de démilitarisation de Gaza sera mis en place sous la supervision d'observateurs indépendants, ce qui comprendra la mise hors d'usage définitive des armes selon un processus de déclassement convenu, et sera soutenu par un programme de rachat et de réintégration financé par la communauté internationale, tous vérifiés par les observateurs indépendants. La Nouvelle Gaza s'engagera pleinement à bâtir une économie prospère et à coexister pacifiquement avec ses voisins.

 14. Les partenaires régionaux fourniront une garantie pour s’assurer que le Hamas et les factions respectent leurs obligations et que la Nouvelle Gaza ne représente aucune menace pour ses voisins ou sa population. 

15. Les États-Unis collaboreront avec leurs partenaires arabes et internationaux pour mettre en place une Force internationale de stabilisation (FIS) temporaire, qui sera immédiatement déployée à Gaza. La FIS formera et soutiendra les forces de police palestiniennes agréées à Gaza, et consultera la Jordanie et l'Égypte, qui possèdent une vaste expérience dans ce domaine. Cette force constituera la solution de sécurité intérieure à long terme. La FIS collaborera avec Israël et l'Égypte pour contribuer à la sécurisation des zones frontalières, en collaboration avec les forces de police palestiniennes nouvellement formées. Il est crucial d'empêcher l'entrée de munitions à Gaza et de faciliter la circulation rapide et sécurisée des marchandises pour reconstruire et revitaliser Gaza. Un mécanisme de déconfliction sera convenu entre les parties. 

 16. Israël n'occupera ni n'annexera Gaza. À mesure que les FSI établiront leur contrôle et la stabilité, les Forces de défense israéliennes (FDI) se retireront selon des normes, des étapes et des calendriers de démilitarisation convenus entre elles, les FDI, les garants et les États-Unis, l'objectif étant de sécuriser Gaza et de ne plus représenter de menace pour Israël, l'Égypte ni ses citoyens. Concrètement, les FDI remettront progressivement le territoire de Gaza qu'elles occupent aux FDI, conformément à un accord conclu avec l'autorité de transition, jusqu'à leur retrait complet de Gaza, à l'exception d'un périmètre de sécurité qui sera maintenu jusqu'à ce que Gaza soit véritablement protégée contre toute résurgence de la menace terroriste. 

 17. Si le Hamas retarde ou rejette cette proposition, les opérations susmentionnées, y compris l’intensification de l’opération d’aide, se poursuivront dans les zones exemptes de terrorisme transférées par Tsahal aux FSI. 

18. Un processus de dialogue interreligieux sera établi sur la base des valeurs de tolérance et de coexistence pacifique pour tenter de changer les mentalités et les discours des Palestiniens et des Israéliens en mettant l’accent sur les avantages qui peuvent être tirés de la paix. 

19. Si le réaménagement de Gaza progresse et si le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est fidèlement mis en œuvre, les conditions pourront enfin être réunies pour une voie crédible vers l’autodétermination et l’État palestiniens, que nous reconnaissons comme l’aspiration du peuple palestinien. 

20. Les États-Unis établiront un dialogue entre Israël et les Palestiniens afin de convenir d’un horizon politique pour une coexistence pacifique et prospère.

Son émissaire, Steve Witkoff, a révélé que Trump a présenté un plan en 21 points aux dirigeants arabes et musulmans réunis à New York. Objectif : mettre fin à la guerre, libérer les otages, instaurer un cessez-le-feu durable, et reconstruire Gaza… sans le Hamas. Ce plan prévoit : - Le retrait des forces israéliennes une fois les infrastructures terroristes démantelées. - Une gouvernance post-conflit excluant le Hamas. - Un financement arabe pour la reconstruction. - Une supervision militaire multilatérale pour garantir la sécurité.

Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA

Vers une alternative crédible à la reconnaissance précipitée d’un État palestinien

 


 

Un projet international pour sortir de l’impasse

Depuis le début de la guerre à Gaza, la question du « jour d’après » reste un casse-tête insoluble. Entre les partisans d’une réoccupation israélienne, ceux qui défendent un retour de l’Autorité palestinienne (AP), et ceux qui appellent à une reconnaissance immédiate d’un État palestinien, aucun scénario n’a fait consensus.

C’est dans ce contexte qu’a émergé le plan porté par Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, et désormais soutenu par Donald Trump. Selon des informations publiées par i24NEWS et le Times of Israel, ce projet prévoit la création d’une Autorité internationale de transition pour Gaza (GITA), placée sous mandat de l’ONU.

L’objectif est clair : assurer la gouvernance, la reconstruction et la sécurité de Gaza après la guerre, tout en évitant un retour du Hamas au pouvoir et sans remettre immédiatement les clés à une AP discréditée.

La GITA : gouvernance internationale et sécurité renforcée

Concrètement, la GITA serait mise en place par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle disposerait d’un conseil d’administration de 7 à 10 membres, comprenant :

  • un représentant palestinien,
  • un haut responsable de l’ONU,
  • une forte représentation musulmane afin d’assurer une légitimité régionale.

Durant la phase transitoire, la GITA exercerait une autorité suprême sur Gaza, avec des compétences étendues en matière de gouvernance civile, de reconstruction des infrastructures, de gestion humanitaire et de sécurité.

Une Force internationale de stabilisation, mandatée par la communauté internationale, serait déployée pour empêcher toute résurgence du Hamas, sécuriser les corridors humanitaires et protéger les populations civiles.

L’Autorité palestinienne, de son côté, resterait associée mais dans un rôle secondaire et limité, avec une montée en puissance éventuelle conditionnée à des réformes et à sa capacité à assumer réellement ses responsabilités.

Le dilemme israélien

Le soutien de Donald Trump à ce plan marque une rupture. Le 27 août, lors d’une réunion organisée par Jared Kushner à la Maison Blanche, le président américain a affiché clairement sa préférence pour ce schéma, prenant ses distances avec l’idée controversée d’une « migration volontaire » des Gazaouis qu’il avait lui-même évoquée quelques mois plus tôt.

Pour Israël, cette orientation crée un dilemme stratégique. Le plan Blair évoque explicitement une unification future de Gaza et de la Cisjordanie sous l’AP, une perspective que Benjamin Netanyahou et une partie de son gouvernement rejettent.

Cependant, une alternative internationale crédible à la réoccupation israélienne pourrait être perçue à Jérusalem comme un moindre mal. Elle permettrait d’empêcher la résurgence du Hamas, tout en évitant à Israël la responsabilité directe du gouvernement civil à Gaza – une situation intenable à long terme.

Les acteurs régionaux au cœur du dispositif

Tony Blair a entamé une intense campagne diplomatique pour rallier les acteurs arabes clés : Arabie saoudite, Égypte, Qatar.

  • Riyad conditionne toujours son soutien à une perspective claire vers la création d’un État palestinien. L’Arabie saoudite veut apparaître comme garante d’une solution politique, dans la continuité de ses ambitions régionales.
  • L’Égypte voit dans cette formule une manière de contenir le Hamas sans être contrainte d’assumer seule la responsabilité de Gaza, ce qu’elle a toujours refusé.
  • Le Qatar, partenaire ambigu et soutien historique du Hamas, reste un acteur incontournable, en raison de son poids financier et de son rôle de médiateur dans la libération des otages.

L’adhésion de ces pays sera déterminante pour donner au plan une légitimité régionale et assurer son financement.

Un contraste frappant avec la stratégie française

Cette initiative internationale souligne par contraste les errements de la diplomatie française. Plutôt que de soutenir une formule pragmatique et réaliste pour gérer l’après-guerre, Emmanuel Macron a choisi la voie symbolique et périlleuse : reconnaître un État palestinien en pleine guerre.

Une telle reconnaissance, en l’absence de structures crédibles et stables, revient à :

  • récompenser la violence qui a conduit à la guerre,
  • renforcer une Autorité palestinienne corrompue et décrédibilisée,
  • isoler Israël au lieu de construire un cadre de stabilité.

Là où la France cède aux slogans et aux pressions idéologiques, le plan Blair cherche à bâtir une réalité institutionnelle solide.


 

Trois avantages stratégiques du plan Blair

L’initiative n’est pas exempte de défis – notamment la difficulté de garantir une réelle efficacité d’une structure internationale et le risque de blocages diplomatiques au Conseil de sécurité. Mais elle présente trois atouts majeurs :

  1. Neutraliser le Hamas : la présence d’une force internationale permettrait d’éviter la résurgence des groupes terroristes.
  2. Reconstruire Gaza : un cadre clair, financé et contrôlé par la communauté internationale, offrirait aux civils gazaouis une perspective concrète.
  3. Créer les conditions d’une gouvernance crédible : plutôt que d’imposer artificiellement un État palestinien, la GITA préparerait le terrain à une reprise progressive par des structures palestiniennes réformées.

Quel avenir pour Gaza ?


 

Le temps presse. « Nous n’avons pas de mois ni de semaines. Nous avons des jours », confiait récemment une source proche des discussions. L’urgence humanitaire et la lassitude régionale face à l’enlisement rendent indispensable une solution rapide.

Deux scénarios se dessinent :

  • Si la GITA est adoptée, elle pourrait constituer une étape réaliste vers une stabilisation progressive, ouvrant la voie à une nouvelle gouvernance palestinienne, débarrassée du Hamas.
  • Si elle échoue, Gaza risque de retomber soit dans le chaos et le retour du Hamas, soit dans une gestion forcée par Israël, avec tous les risques que cela porte sur le plan sécuritaire et de la tension au niveau régional.

Conclusion

Le plan Blair soutenu par Donald Trump ne résout pas toutes les contradictions, mais il offre un cadre concret pour sortir de l’impasse. Il marque un contraste saisissant avec la diplomatie française, qui a préféré les symboles creux à la construction d’une solution réaliste.

Dans l’histoire des conflits du Moyen-Orient, les slogans n’ont jamais fait la paix. Seules des structures solides, sécurisées et financées, peuvent offrir aux Gazaouis une chance de vivre autrement que sous la terreur du Hamas.

https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/ 

 En bref, le plan entérine la survie du Hamas, maintient son pouvoir de nuisance, blanchit les crimes du 7 octobre, et évacue la justice au profit d’un “reset” sans mémoire. 

Le plan dévoilé par le Washington Post révèle un document de 38 pages qui envisage la transformation totale de la bande de Gaza et son évacuation. → l.lefigaro.fr/Zjp

 


Donald Trump a présenté à New York son plan pour mettre fin à la guerre de Gaza devant huit pays arabes et musulmans. Un plan inspiré de Tony Blair, que Macron ignore totalement, alors qu’il se concentre sur l’essentiel : la fin de la guerre, la libération des otages et la reconstruction de Gaza — sans passer par la reconnaissance précipitée d’un État palestinien. 

Macron, lui, veut faire croire que cette reconnaissance mettrait fin à la guerre et au Hamas. Trump et Blair affirment au contraire : il faut d’abord mettre un terme aux combats, libérer les otages, garantir la disparition du Hamas, instaurer une administration régionale de Gaza pour sa reconstruction, puis seulement ouvrir la voie à une solution politique. 

 


 

Deux démarches radicalement opposées : l’une pragmatique, l’autre opportuniste. Mercredi, Trump a détaillé son plan lors d’une réunion multilatérale avec les dirigeants de huit pays (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Égypte, Jordanie, Turquie, Indonésie et Pakistan). 

Tous avaient été informés à l’avance et ont préparé un document de position saluant l’initiative américaine. « C’est ma réunion la plus importante », a souligné Trump, précisant que la prochaine étape serait une rencontre avec Netanyahou. Erdogan, de son côté, a qualifié la rencontre de « très fructueuse ». 

 Ce plan s’appuie sur la GITA (Gouvernance internationale et sécurité renforcée), imaginée par Blair. Cette autorité transitoire, créée par une résolution de l’ONU, disposerait d’un conseil de 7 à 10 membres (dont un représentant palestinien, un haut responsable de l’ONU, et une forte représentation musulmane pour garantir la légitimité régionale). Elle aurait autorité suprême sur Gaza, avec des compétences en gouvernance civile, reconstruction, aide humanitaire et sécurité. Voir les détails du plan (moyen-orient.fr/plan-gita-blai

L’absence de Mohammed ben Salmane à l’ONU aux côtés de Macron en dit long : Riyad garde ses distances et suit la ligne américaine, non les emballements d’un président français déconnecté et trop pressé de graver son nom sur une « solution » qui ne changerait rien. Car il n’y aura pas d’État palestinien issu de cette reconnaissance : seulement une rue arabe confortée dans sa haine d’Israël. Il est incompréhensible que Macron passe sous silence un plan bien plus pragmatique, déjà discuté avec les grandes puissances régionales. Mais le président français ne cherche pas une solution pour le Proche-Orient : il cherche l’applaudissement des anti-israéliens.

Faraj Alexandre Rifai

  


 

Isaac Herzog soutient le plan Trump : "Il est révolutionnaire"


"Selon les informations dont je dispose, il s'agit d'un plan sérieux, révolutionnaire et important", a souligné le président israélien

 


 

Le président israélien Isaac Herzog s'est exprimé lundi matin sur les ondes de Kan Reshet Bet à la veille d'une rencontre cruciale entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump. Cette réunion, qualifiée de "décisive et historique" par Herzog, pourrait déboucher sur l'annonce d'un accord visant à mettre fin à la guerre et à ramener les otages.

"Je prie et j'espère que cette rencontre produira un résultat positif avec un cadre pour le retour de tous les otages, la fin de la guerre et un changement de réalité sur le terrain", a déclaré le président israélien.

Un plan "sérieux et révolutionnaire"


Alors que des voix proches de Netanyahou ont exprimé leur pessimisme concernant la proposition américaine, le président Herzog a affirmé son soutien à l'adoption du plan proposé par Washington. "Selon les informations dont je dispose, il s'agit d'un plan sérieux, révolutionnaire et important", a-t-il souligné, précisant que cette initiative devrait permettre d'atteindre les objectifs fixés : ramener les otages et transformer la situation dans la bande de Gaza, où le Hamas ne devrait plus exercer de contrôle.

 


 

Répondre à la délégitimation internationale

Interrogé sur le processus de délégitimation qu'Israël subit actuellement sur la scène internationale, Herzog a estimé qu'il s'agissait de "tentatives de l'ennemi pour nous affaiblir". En référence au discours économique pessimiste prononcé récemment par Netanyahou, le président a tenu à rappeler l'importance de l'intégration d'Israël dans la communauté internationale. "Une partie de notre capacité à fonctionner en tant qu'État viable, c'est de ne pas se considérer comme Sparte, mais comme faisant partie de la famille des nations", a-t-il insisté.


 

Accord de plaider-coupable et nomination controversée

Sur la question d'un éventuel accord de plaider-coupable dans les affaires judiciaires de Netanyahou, Herzog a révélé avoir encouragé les parties à dialoguer, sans succès. Il s'est engagé à examiner en profondeur toute demande de grâce qui lui serait soumise.

Concernant la nomination controversée du général David Zini à la tête du Shin Bet, le président a indiqué avoir rencontré le candidat et être "impressionné par son parcours et le sérieux avec lequel il aborde cette mission", tout en soulignant que Zini était pleinement conscient de sa responsabilité d'agir "dans l'intérêt exclusif de l'État".

https://urlr.me/gtTphU 

 


 

Critique du plan Trump 

 


 

Netanyahu a convoqué une réunion d’urgence avant sa rencontre avec Trump. Le 1er ministre israélien est horrifié par le plan de Trump sur Gaza impliquant le retrait total d’Israël et la mise en place d’une feuille de route pour un État palestinien.

https://punchng.com/trump-pushes-gaza-deal-in-white-house-meeting-with-netanyahu/

Bref, ce “plan” n’a rien de nouveau : c’est la vieille recette de l’impérialisme occidental, peinte en blanc et bleu ciel, pour protéger Israël, contrôler Gaza et redorer l’image de Trump. La seule nouveauté, c’est le décor : les capitales arabes sont mises devant le fait accompli, sommées d’avaliser une solution déjà écrite.

 

trumpspostsonx-dot.github.io/truth-video




"L'équipe de Trump fait circuler un plan de 38 pages, baptisé « GRANDE FIDUCIE », pour Gaza. Ce plan prévoit une tutelle américaine de dix ans, transformant la bande de Gaza en une « Riviera du Moyen-Orient ». Le piège ? Tout commence par la relocalisation « volontaire » de deux millions de Palestiniens. Un génocide présenté comme un bien immobilier. Le plan « GREAT Trust » de l'équipe Trump pour Gaza envisage le déracinement de plus de 2 millions de Palestiniens, soit dans des « zones sécurisées » scellées, soit dans une relocalisation « volontaire » vers la Libye, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, le Somaliland, l'Indonésie et d'autres. Aucun de ces pays n'est d'accord, certains sont eux-mêmes en guerre. Ce n’est pas une politique, c’est un crime de guerre déguisé en bien immobilier.

Ceux qui accepteraient de partir recevraient 5 000 $ + des subventions pour la nourriture et le loyer. La propriété foncière remplacée par des « jetons numériques » pouvant éventuellement être échangés contre un appartement dans l’une des six « villes intelligentes IA » après 10 ans sous tutelle américaine. Un pot-de-vin pour l'exil.


 

Les empreintes digitales sont évidentes : Jared Kushner, Tony Blair, des hommes d’affaires israéliens, les acolytes de Trump. Les mêmes personnes qui ont profité de l’Irak et de la Palestine qui pendent désormais des stations balnéaires, des usines de VE et des terrains de golf sur les décombres de Gaza.

Un plan pour s'enrichir rapidement construit sur les crimes de guerre.
C’est la « vision » : • Tutelle dirigée par les États-Unis pendant 10 ans • Expulser les Palestiniens ou les enfermer dans des « zones » • 5 000 $ en espèces pour l'exil • Centres d'IA, « MBS Highway », complexes hôteliers « Trump Riviera » Le nettoyage ethnique dans sa forme la plus élevée, déguisé en « développement ». 
Appelons les choses par leur nom : déplacement forcé, transfert de population, vol de terres. Tout cela est interdit par le droit international. Ni l'IA, ni les complexes hôteliers, ni les terrains de golf ne peuvent blanchir un génocide." 
 
Hala Jaber (Journaliste six fois primé. Auteur d'ouvrages sur le Hezbollah et l'Irak. Ancien correspondant étranger senior du STimes. RTs )






 

 

 

septembre 27, 2025

L’annonce du 19e train de sanctions : une nouvelle offensive contre la Russie

 

Le suicide économique de l’Europe par les sanctions

L’annonce du 19e train de sanctions : une nouvelle offensive contre la Russie

Dans un geste qui souligne l’enchevêtrement croissant de la politique européenne avec les priorités géopolitiques américaines, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le 18 septembre 2025 ce qui pourrait être le paquet de sanctions le plus agressif de l’UE à ce jour contre la Russie. Qualifié de 19e train de sanctions depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, cette proposition inclut une interdiction totale des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe à partir du 1er janvier 2027 – un an plus tôt que prévu initialement. Elle étend également les mesures punitives aux raffineries et aux commerçants de pétrole de pays tiers, notamment en Chine et en Inde, accusés d’aider Moscou à contourner les restrictions existantes. Sur le papier, cela est présenté comme une étape décisive pour « réduire les revenus de guerre de la Russie » et contraindre Vladimir Poutine à s’asseoir à la table des négociations pour mettre fin au conflit en Ukraine. Von der Leyen a déclaré qu’il était « temps de fermer le robinet », en insistant sur la nécessité de priver la machine militaire du Kremlin des fonds issus des exportations énergétiques.

 


Pourtant, derrière cette rhétorique se cache une réalité crue : près de trois ans après le début de cette guerre des sanctions, la stratégie européenne n’a pas seulement échoué à mettre la Russie à genoux économiquement, mais elle a infligé des dommages bien plus graves au continent lui-même, à ses industries et à ses ménages.

La Russie a habilement réorienté ses exportations énergétiques vers l’Est, renforçant ses liens avec la Chine et d’autres puissances asiatiques, tandis que l’Europe est aux prises avec une flambée des prix de l’énergie, une désindustrialisation accélérée et une dépendance croissante au GNL américain coûteux. L’ironie est amplifiée par le timing de ce dernier paquet, qui semble être une réponse directe aux exigences du président américain Donald Trump, qui a conditionné de nouvelles sanctions américaines contre la Russie à une rupture complète des liens énergétiques de l’Europe avec Moscou. Cet alignement non seulement met en lumière la diminution de l’autonomie de Bruxelles, mais expose aussi un paradoxe géopolitique pervers :

les dirigeants européens, piégés dans leur engagement dogmatique à confronter la Russie, accélèrent leur propre déclin stratégique tout en offrant aux États-Unis un véritable pactole énergétique.

Le contexte historique : une dépendance énergétique brisée

Pour comprendre l’ampleur de cette blessure auto-infligée, il faut d’abord revenir sur le contexte historique de la relation énergétique de l’Europe avec la Russie. Avant 2022, la Russie était le partenaire énergétique indispensable de l’UE, fournissant près de 30 % du pétrole du bloc et presque la moitié de son gaz naturel. Cette dépendance s’était construite sur des décennies, ancrée dans les avantages mutuels de la géographie et de l’économie. Des pipelines comme Nord Stream 1 et 2 acheminaient du gaz bon marché et fiable directement des champs sibériens vers les usines allemandes et les foyers français, alimentant la puissance industrielle du continent. L’Allemagne, en particulier, prospérait grâce à cet arrangement, son secteur manufacturier – représentant plus de 20 % du PIB – dépendant de l’énergie russe abordable pour maintenir sa compétitivité mondiale dans l’automobile, la chimie et les machines.

La guerre en Ukraine a brisé cet équilibre, déclenchant une vague sans précédent de sanctions visant à isoler économiquement la Russie. À la mi-2025, la part de la Russie dans les importations de pétrole de l’UE avait chuté à un maigre 2 %, et celle du gaz à 12 %. Pourtant, ce découplage était loin d’être complet ou efficace. Deux pipelines clés restent opérationnels : la ligne Druzhba, qui continue d’alimenter en pétrole des nations enclavées d’Europe centrale comme la Hongrie et la Slovaquie, et TurkStream, qui fournit du gaz à l’Europe du Sud, y compris la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie. Ces exemptions reflètent les défis pratiques d’une coupure totale ; la Hongrie, sous le Premier ministre Viktor Orbán, a plusieurs fois opposé son veto à des mesures plus strictes, arguant qu’elles dévasteraient son économie.

Le pivot vers le GNL : un choix coûteux et hypocrite

De plus, le pivot de l’UE vers le GNL a été un pansement coûteux. Les importations de GNL représentent désormais 50 % de l’approvisionnement total en gaz du bloc, contre 20 % avant la guerre, les États-Unis émergeant comme le fournisseur dominant avec près de la moitié de ce volume. Ce virage s’est fait à un prix premium : le GNL américain n’est pas seulement plus cher en raison des coûts de liquéfaction, de transport et de regazéification, mais il est aussi soumis à des marchés mondiaux volatils. En 2025 seulement, les prix de l’énergie européens ont augmenté en moyenne de 15 à 20 % par rapport aux niveaux d’avant 2022, exacerbant l’inflation et érodant le pouvoir d’achat des ménages. Paradoxalement, l’Europe a même augmenté ses achats de GNL russe, qui reste « nettement moins cher » que son homologue américain, avec des importateurs majeurs comme la France, l’Espagne et les Pays-Bas. Des contrats à long terme lient ces nations, illustrant l’hypocrisie d’un régime de sanctions qui prône l’absolutisme moral mais plie devant la nécessité économique.

L’absurdité culmine avec les importations indirectes. Incapable de s’approvisionner en brut directement auprès de la Russie, l’Europe achète désormais des produits pétroliers raffinés à des intermédiaires comme l’Inde et la Turquie.

Ces pays importent du pétrole russe à prix réduit, le raffinent et le revendent avec une marge importante. Au cours des six premiers mois de 2025, l’UE et la Turquie ont importé 2,4 millions de tonnes de tels produits en provenance de l’Inde, dont les deux tiers estimés proviennent de brut russe – coûtant environ 1,5 milliard d’euros. Ce commerce détourné non seulement enrichit les intermédiaires, mais soutient indirectement les revenus russes, sapant le but même des sanctions. Les gains des exportations de combustibles fossiles de la Russie ont légèrement baissé en août 2025 à 564 millions d’euros, une baisse de 2 % par rapport au mois précédent, mais restent robustes grâce aux flux redirigés vers l’Asie.

Les conséquences économiques : désindustrialisation et stagnation

Le bilan économique pour l’Europe a été brutal. Trois années consécutives de stagnation industrielle se sont transformées en déclin pur et simple, particulièrement dans les secteurs énergivores. L’Allemagne, emblème de cette crise, autrefois saluée pour sa Energiewende (transition énergétique), fait face à une « désindustrialisation » massive due aux coûts élevés de l’énergie et à la coupure abrupte des approvisionnements russes. Au cours des dernières semaines de 2025, 125.000 emplois industriels ont disparu, avec des entreprises comme BASF et Volkswagen délocalisant des opérations vers les États-Unis ou l’Asie où l’énergie est moins chère. Le secteur manufacturier, affaibli depuis 2021 par la hausse des prix de l’énergie et une demande mondiale faible, s’est contracté davantage en 2025 en raison d’une chute de 31 % de la production éolienne au premier semestre, forçant une dépendance accrue aux importations coûteuses. La consommation énergétique globale en Allemagne a augmenté de manière inattendue début 2025, due à la mauvaise performance des renouvelables, exacerbant la crise.

Cette désindustrialisation n’est pas isolée ; elle est systémique. L’économie plus large de l’UE a stagné, avec une croissance du PIB oscillant en dessous de 1 % en 2025, tandis que l’inflation persiste en raison de la volatilité énergétique. Les petites et moyennes entreprises (PME), colonne vertébrale de l’industrie allemande, ont été vocales sur les prix élevés de l’énergie et les politiques médiocres qui les rendent non compétitives globalement. Les experts attribuent cela non seulement à la crise énergétique, mais à des problèmes structurels comme la baisse des exportations automobiles vers la Chine et les coûts de la main-d’œuvre. Pourtant, la cause racine remonte aux sanctions : en remplaçant le gaz russe bon marché par du GNL plus cher, l’Europe a gonflé sa facture énergétique de milliards annuellement, érodant ses avantages industriels.

Les bénéficiaires américains : un marché captif pour le GNL américain

Pendant ce temps, les États-Unis sont sortis vainqueurs incontestés. Les exportations de GNL américain vers l’Europe ont explosé, transformant le continent en marché captif de Washington. Près de la moitié des importations de GNL de l’UE proviennent désormais des rives américaines, avec des entreprises comme ExxonMobil projetant une domination à trois quarts du marché bientôt. Des contrats à long terme verrouillent cette dépendance : Eni italien a signé un accord de 20 ans avec Venture Global en 2025, suivi de deals similaires de Sefe allemand et Edison italien. La déclaration brutale du secrétaire américain à l’Énergie – « Vous voulez des fournisseurs d’énergie sécurisés qui sont vos alliés, pas vos ennemis » – encapsule cette stratégie. ExxonMobil anticipe que l’Europe s’engage à 750 milliards de dollars d’achats énergétiques américains sur des décennies, une aubaine pour les producteurs américains au milieu des changements mondiaux.

Ce pactole n’est pas accidentel ; c’est le couronnement d’efforts américains de longue date pour arracher l’Europe à l’énergie russe. La guerre en Ukraine a fourni le prétexte parfait, avec les explosions mystérieuses de Nord Stream en 2022 – toujours non résolues – coupant commodément des infrastructures clés. Alors que l’Europe se précipite à construire des terminaux GNL, les américains récoltent les profits, tandis que les préoccupations environnementales montent : le GNL américain a une empreinte carbone plus élevée que le gaz russe par pipeline, sapant les objectifs climatiques de l’UE.

 


L’ultimatum de Trump : une pression transactionnelle

Entre en scène Donald Trump, dont le retour à la Maison Blanche en 2025 a amplifié cette dynamique. Le 13 septembre 2025, Trump a lancé un ultimatum aux alliés de l’OTAN : cessez tous les achats de pétrole russe, ou les américains n’imposeront pas de nouvelles sanctions « majeures » sur Moscou. Il est allé plus loin, exigeant des tarifs de 50-100 % sur la Chine et l’Inde pour contournement des sanctions, affirmant que cela affaiblirait les alliances de la Russie. Les diplomates de l’UE admettent en privé que ces demandes sont irréalistes – des tarifs sur les géants asiatiques déclencheraient des mesures de représailles, gonflant les coûts européens et perturbant le commerce. Pourtant, la réponse rapide de von der Leyen – avancer l’interdiction du GNL – suggère une capitulation, priorisant l’« unité » transatlantique sur le sens économique.

L’approche transactionnelle de Trump expose la vulnérabilité de l’Europe. Tout en exigeant que l’Europe rompe les liens, des rapports ont émergé en septembre 2025 sur des discussions secrètes entre ExxonMobil et Rosneft russe pour reprendre la coopération sur le projet Sakhaline. Bien que démenti par Exxon, l’implication est claire : les firmes américaines pourraient réengager avec la Russie post-guerre, achetant de l’énergie bon marché pour revendre à premium, tandis que l’Europe reste écartée.

Ce double standard souligne la stratégie de Washington : garder les Russes dehors, les Américains dedans, et les Européens en bas – une politique écho de 1945.

 

Le renforcement du partenariat sino-russe : power of Siberia 2

La réponse de la Russie a été d’approfondir les liens asiatiques, exemplifiée par le pipeline Power of Siberia 2. Le 2 septembre 2025, la Russie et la Chine ont signé un mémorandum pour ce projet de 2 600 kilomètres à travers la Mongolie, prévu pour livrer 50 milliards de mètres cubes de gaz annuellement d’ici le début des années 2030. Cela s’appuie sur le succès de Power of Siberia 1 sous un accord de 400 milliards de dollars sur 30 ans, renforçant les besoins industriels de la Chine tout en sécurisant les revenus russes. Les négociations ont calé sur les prix, mais le levier de la Chine – la désespérance de la Russie post-coupure UE – a sécurisé des termes favorables. Les analystes prédisent un « choc structurel » sur les marchés mondiaux du GNL, réduisant les importations maritimes de la Chine et sapant les ambitions américaines.

Ce pivot met en évidence l’isolement de l’Europe. Alors que la Russie verrouille des marchés asiatiques, les sanctions de l’UE renforcent involontairement l’axe sino-russe, défiant la domination occidentale. Pékin et Moscou se moquent du régime « stupide » de Bruxelles, alors que l’Europe paie cher pour une politique qui n’a pas altéré le cours de la guerre en Ukraine.

Un paradoxe géopolitique : l’Europe prise dans son propre piège

Le paradoxe géopolitique est profond : les leaders de l’UE, enlisés dans une rhétorique anti-russe, sacrifient leur autonomie pour une confrontation qui bénéficie à Washington. Les exigences de Trump encadrent l’auto-mutilation économique de l’Europe comme un « bargain » pour le soutien US, accélérant le déclin. Des divisions internes – le refus de la Hongrie de stopper le pétrole russe – exposent des fractures. Sans inversion radicale – renormaliser les liens avec la Russie, prioriser l’énergie bon marché – le continent fait face à la stagnation, l’insignifiance, ou pire : une escalade vers une guerre totale.

Cette situation n’est pas nouvelle ; elle s’inscrit dans une longue histoire de dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie, qui a commencé après la Seconde Guerre mondiale avec les premiers accords gaziers soviétiques dans les années 1960. À l’époque, l’Europe occidentale, en pleine reconstruction, voyait dans l’énergie soviétique une opportunité pour diversifier ses sources au-delà du charbon et du pétrole moyen-oriental. Les pipelines transcontinentaux, comme l’Urengoy-Pomary-Uzhgorod en 1984, symbolisaient une interdépendance économique qui transcendait les clivages de la Guerre froide. Même après l’effondrement de l’URSS, cette relation a persisté, avec Gazprom devenant un pilier de l’approvisionnement européen.

Les origines des tensions : une critique américaine de longue date

Mais les tensions géopolitiques ont toujours plané. Dès les années 2000, les États-Unis, sous George W. Bush et Barack Obama, ont critiqué cette dépendance, la voyant comme une vulnérabilité stratégique qui pourrait être exploitée par Moscou. Les crises gazières de 2006 et 2009, où la Russie a coupé les fournitures à l’Ukraine, affectant l’Europe, ont renforcé ces craintes. L’UE a répondu par une diversification, investissant dans des terminaux GNL et des interconnexions, mais sans rompre les liens avec la Russie. Nord Stream 2, achevé en 2021 malgré les sanctions américaines, était censé sécuriser 55 milliards de mètres cubes annuels, mais n’a jamais fonctionné pleinement en raison des tensions.

La guerre de 2022 a changé la donne. L’UE, sous pression américaine et motivée par une solidarité avec l’Ukraine, a imposé des sanctions progressives : embargo sur le charbon en avril 2022, sur le pétrole brut en décembre, et un plafond de prix à 60 dollars le baril pour le pétrole russe transporté par mer. Ces mesures, coordonnées avec le G7, visaient à limiter les revenus russes sans causer un choc énergétique mondial. Pourtant, elles ont échoué : la Russie a vendu son pétrole à des rabais à l’Inde et à la Chine, compensant les pertes de volume par des prix plus élevés ailleurs.

Les impacts immédiats : crises et subventions massives

Les impacts sur l’Europe ont été immédiats et sévères. Les prix du gaz ont atteint des records en 2022, forçant des rationnements industriels et des subventions gouvernementales massives – plus de 800 milliards d’euros en aides énergétiques entre 2022 et 2024. En Allemagne, le gouvernement a nationalisé Uniper, un importateur clé de gaz russe, pour 29 milliards d’euros, évitant une faillite.

La France, moins dépendante (grâce au nucléaire), a vu ses factures énergétiques doubler pour les ménages, alimentant des protestations sociales.

En 2025, la désindustrialisation s’accélère. L’Allemagne prévoit une contraction de 0,2 % du PIB, avec l’industrie chimique perdant 20 % de sa production depuis 2022. Des géants comme Thyssenkrupp envisagent des fermetures d’usines, citant les coûts énergétiques comme facteur principal. En Italie, les PME du secteur céramique, dépendantes du gaz, ont vu 30 % de leurs entreprises fermer. L’UE dans son ensemble risque une perte de 2-3 % de PIB cumulée d’ici 2030 due aux sanctions, selon des estimations du FMI.

La résilience russe : croissance et industrialisation

Pendant ce temps, la Russie résiste. Son économie a crû de 3,6 % en 2024, soutenue par les dépenses militaires et les exportations redirigées. Les sanctions ont stimulé l’industrialisation domestique, avec des investissements dans les technologies pour contourner les embargos. La Chine, en achetant 20 % de pétrole russe en plus en 2025, a comblé le vide européen.

Trump exploite cette faiblesse. Son ultimatum reflète une vision où l’Europe paie pour sa propre subordination. En exigeant des tarifs sur la Chine, il risque une guerre commerciale globale, mais pour l’Europe, cela signifie des coûts plus élevés pour les biens importés, aggravant l’inflation.

Le symbole du power of Siberia 2 : un axe sino-russe renforcé

Le partenariat sino-russe s’approfondit, avec Power of Siberia 2 comme symbole. Ce projet, estimé à 13,6 milliards de dollars, diversifie les routes énergétiques russes, réduisant la vulnérabilité aux sanctions occidentales. La Chine gagne un approvisionnement stable, soutenant sa croissance, tandis que la Russie sécurise des revenus à long terme.

En conclusion, la politique énergétique de l’UE depuis 2022 est un cas d’école de dommages auto-infligés. En se coupant des approvisionnements russes bon marché, elle a offert aux États-Unis une occasion unique de dominer le marché européen de l’énergie.

En adoptant des sanctions qui n’ont pas affaibli la Russie mais ont dévasté l’industrie européenne, Bruxelles a transformé le continent en pion géopolitique.

Les dirigeants européens prétendent défendre les valeurs et la solidarité ; en réalité, ils président à un processus de désindustrialisation et de déclin, tout en continuant à aggraver dangereusement les tensions avec la Russie. À moins d’un changement radical, l’avenir du continent sera fait de stagnation et d’insignifiance – et, dans le pire des cas, d’une guerre totale.

 


 

  Déclaration de la présidente von der Leyen sur le 19e train de sanctions contre la Russie


Au cours de ce dernier mois, la Russie a malheureusement fait montre de tout son mépris à l'égard de la diplomatie et du droit international. Elle a lancé certaines des plus vastes attaques de drones et de missiles contre l'Ukraine depuis le début de la guerre, frappé tant des bâtiments gouvernementaux que des habitations civiles et touché notre bureau de Kiev, la représentation de notre Union. Les menaces qui pèsent sur notre Union sont également de plus en plus lourdes. Ces deux dernières semaines, des drones Shahed russes ont violé l'espace aérien de notre Union, tant en Pologne qu'en Roumanie. Ces actes sont indignes de quelqu'un qui veut la paix. Encore et toujours, le président Poutine pratique l'escalade. Et en réponse, l'Europe augmente sa pression. C'est la raison pour laquelle je vous présente aujourd'hui notre 19e train de sanctions.

Premièrement, parlons de l'énergie. L'économie de guerre de la Russie est soutenue par les recettes provenant des combustibles fossiles. Nous voulons réduire ces recettes. Nous interdisons donc les importations de GNL russe sur les marchés européens. Il est temps de fermer le robinet. Nous y sommes préparés. Nous avons économisé de l'énergie, diversifié nos approvisionnements et investi dans des sources d'énergie à faible intensité de carbone comme jamais auparavant. Aujourd'hui, ces efforts sont payants. Nous venons d'abaisser le plafond des prix du pétrole brut à 47,6 USD. Pour renforcer l'application des sanctions, nous les appliquons désormais à 118 navires supplémentaires de la flotte fantôme. Au total, plus de 560 navires sont maintenant inscrits sur la liste des navires visés par les sanctions de l'UE. Quant aux grandes sociétés du secteur de l'énergie que sont Rosneft et Gazpromneft, elles écopent désormais d'une interdiction totale des transactions. Et d'autres entreprises feront également l'objet d'un gel des avoirs. Nous visons désormais ceux qui financent la guerre menée par la Russie en achetant du pétrole en violation des sanctions. Nous ciblons les raffineries, les négociants en pétrole et les entreprises pétrochimiques de pays tiers, y compris la Chine. En trois ans, les recettes pétrolières réalisées par la Russie en Europe ont chuté de 90 %. Nous clôturons maintenant ce chapitre pour de bon.

Deuxièmement, nous ciblons les brèches du système financier que la Russie exploite pour se soustraire aux sanctions. Nous étendons l'interdiction des transactions à d'autres banques sises en Russie, ainsi qu'à des banques de pays tiers. Nous intensifions notre répression contre le contournement. À mesure que les tactiques de fraude gagnent en sophistication, nous adapterons nos sanctions pour garder une longueur d'avance. C'est ainsi que, pour la première fois, nos mesures restrictives frapperont les plateformes de crypto-actifs et interdiront les transactions en cryptomonnaies. Nous inscrivons sur la liste des banques étrangères connectées au système parallèle russe de services de paiement. Et nous limitons les transactions avec des entités situées dans les zones économiques spéciales.

J'en viens à mon troisième point. Nous ajoutons de nouvelles restrictions directes à l'exportation pour les biens et technologies utilisés sur le champ de bataille. Nous dressons également la liste de 45 entreprises en Russie et dans des pays tiers. Ces entreprises apportent un soutien direct ou indirect au complexe militaro-industriel russe. Dans une guerre fondée sur l'innovation, il est essentiel de couper l'accès de la Russie aux technologies clés. Surtout quand il s'agit des drones.

Notre analyse économique est limpide : nos sanctions affectent gravement l'économie russe. Le taux d'intérêt y est de 17 %. L'inflation reste élevée. L'accès de la Russie au financement et aux revenus ne cesse de se réduire. Et l'économie de guerre de la Russie, qui est en surchauffe, atteint ses limites. La capacité des pouvoirs publics à soutenir l'économie diminue. Fait encore plus remarquable : lorsque nous discutons directement avec des partenaires qui parlent avec la Russie, ceux-ci affirment que l'allègement des sanctions figure parmi les premières demandes russes. Nous savons que nos sanctions constituent un outil efficace de pression économique. Et nous continuerons à les employer jusqu'à ce que la Russie s'assoie avec l'Ukraine à la table des négociations pour parvenir à une paix juste et durable.

Parallèlement, comme je l'ai annoncé la semaine dernière, nous travaillons à une nouvelle solution pour financer les efforts de défense de l'Ukraine sur la base des avoirs russes immobilisés. Soyons très clairs sur ce point : cette guerre est l'œuvre de la Russie et c'est à l'agresseur de payer. Grâce aux soldes de trésorerie associés à ces actifs russes, nous pouvons accorder à l'Ukraine un prêt de réparation. On ne touchera pas aux actifs eux-mêmes. Et le risque devra être supporté collectivement. L'Ukraine ne remboursera le prêt qu'une fois que la Russie aura versé des réparations. Nous présenterons prochainement une proposition.

Enfin, nous alignons nos sanctions sur celles de nos partenaires du G7, sous la direction de la présidence canadienne. Et pour soutenir l'Ukraine dans sa lutte pour la liberté, nous travaillons également de concert avec la coalition des volontaires. L'Europe est aux côtés de l'Ukraine depuis le tout début. Face à l'escalade menée par la Russie, l'Europe a relevé le défi. Nous continuerons à utiliser tous les outils à notre disposition pour mettre un terme à cette guerre brutale. J'invite à présent les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. Nous voulons que la Russie se retire du champ de bataille et vienne à la table des négociations. C'est ainsi que nous donnerons une vraie chance à la paix.

Merci.


 

Chez Youtube, vers une reconquête globale des libertés !

 Parfois tout ne vas pas si mal...

YouTube cède et rétablit les voix conservatrices bannies 

L’annonce de YouTube : un revirement majeur

Le 23 septembre 2025, la plateforme de vidéos en ligne, filiale de Google, géant de la technologie, a marqué un tournant majeur en annonçant la réactivation de comptes supprimés pour des contenus liés à la pandémie ou à la fiabilité des scrutins électoraux. Cette décision, révélée dans un document (disponible également ici) adressé à une commission législative américaine, souligne un engagement renouvelé envers l’ouverture des débats, permettant à des créateurs bannis pour des infractions à des règles désormais caduques de retrouver leur espace.

 


 

C’est un aveu implicite que les anciennes pratiques de modération, souvent influencées par des agendas externes, n’avaient plus lieu d’être.

Parmi les bénéficiaires de ce revirement se trouvent des figures conservatrices de premier plan, écartées pour leurs analyses critiques qualifiées à l’époque de fausses informations. Un ancien agent fédéral devenu animateur médiatique virulent, un ex-conseiller à la sécurité nationale sous une administration républicaine, et l’hôte d’un podcast dédié à l’examen sans complaisance des intrigues politiques font partie de ceux qui pourraient revenir. Ces personnalités, qui attirent des millions de followers, avaient été exclues par un système passablement biaisé, fermant la porte à des perspectives essentielles pour un dialogue équilibré.

Les révélations sur les ingérences de l’administration démocrate

Derrière cette mesure se cachent des révélations sur des interventions répétées de hauts responsables d’une présidence démocrate, qui ont poussé l’entreprise à supprimer des publications sur la crise sanitaire, même conformes aux normes internes. Cela a créé un environnement où les plateformes étaient incitées à aligner leurs actions sur des directives officielles, étouffant les voix alternatives sous prétexte de protection publique.

 


 

Les aveux et réformes chez Meta

Ce geste de la plateforme vidéo s’inscrit dans une tendance plus large où les empires numériques, réalisant que les utilisateurs en ont assez de la censure qu’ils croyaient discrète et craignant des pertes financières si les abonnés les désertent, ajustent opportunément leurs politiques pour s’aligner sur les nouvelles tendances politiques des dirigeants en place.

Mark Zuckerberg, PDG de la firme Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, a confessé dans une correspondance aux élus américains datée du 26 août 2024 que des pressions similaires venues du même exécutif l’ont conduit à censurer des éléments sur la maladie virale, y compris des satires et des caricatures à ce sujet.

Il a aussi admis une erreur dans le traitement de l’affaire de l’ordinateur portable de Hunter Biden, le fils de Joe Biden, où le New York Post avait publié le 14 octobre 2020 un article explosif révélant des emails et fichiers du PC abandonné dans un magasin de réparation à Delaware, suggérant des affaires de corruption impliquant Hunter avec des entreprises étrangères comme Burisma en Ukraine et des liens avec la Chine, compromettant Joe Biden lui-même en raison d’allégations d’influence et de corruption.

Cette admission pointe vers un mélange néfaste entre pouvoir public et secteurs privés, rappelant l’appel à une séparation stricte entre politique et économie pour préserver les libertés fondamentales.

Poursuivant sur cette lancée, Mark Zuckerberg a dévoilé début janvier 2025, via une intervention vidéo, des réformes pour assouplir les contrôles sur son réseau principal. Il a évoqué un virage culturel post-électoral favorisant l’expression libre, tout en fustigeant les autorités et les organes de presse classiques pour avoir encouragé une répression croissante. Les ajustements incluent une réduction des restrictions, un essor des discussions sur les enjeux publics, et l’ajout d’annotations collectives pour revitaliser un espace de parole sans entraves.

 


 

Le cas Telegram : la répression en Europe

Cette érosion de la liberté d’expression ne se limite pas aux États-Unis ; elle se manifeste avec acuité en Europe, où un entrepreneur tech d’origine russe et française, fondateur de Telegram, une application de messagerie axée sur la confidentialité, a été arrêté en août 2024 à son arrivée en France. Accusé de faciliter des délits graves via un manque de surveillance sur sa plateforme, qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs et repose sur un chiffrement intégral, il a défendu une vision des communications sans ingérence étatique. Les autorités françaises l’ont approché sous couvert de lutte contre des menaces sécuritaires, mais avec des motifs géopolitiques sous-jacents touchant des régions sensibles. Ce cas, perçu comme une attaque contre les innovateurs qui résistent à la surveillance, a déclenché une indignation mondiale, soulignant comment la sécurité sert souvent de prétexte à un contrôle accru du numérique (voir ici et ici).

Les manifestations en France : une révolte populaire

Face à ces restrictions, les peuples se mobilisent de plus en plus pour réclamer leurs droits. En France, des manifestations massives ont paralysé le pays en septembre 2025, avec des blocages de routes, des incendies de barricades et des affrontements avec les forces de l’ordre, en protestation contre les politiques gouvernementales perçues comme répressives. Ces actions, mobilisant des centaines de milliers de personnes, visent à contester un exécutif accusé d’austérité et de dérive autoritaire, amplifiant les appels à plus de transparence et de liberté dans le domaine digital. Des grèves nationales et des perturbations généralisées ont suivi, marquant un refus croissant de la population face à des mesures qui étouffent les voix dissidentes.

Les soulèvements au Népal et aux Philippines : la colère contre la corruption et la censure

Au Népal, des protestations massives menées par la génération Z ont éclaté début septembre 2025 contre une interdiction généralisée de 26 plateformes de médias sociaux, perçue comme une atteinte flagrante à la liberté d’expression, et contre la corruption endémique du gouvernement. Ces manifestations, déclenchées par le blocage de sites comme Facebook, X, YouTube et les messageries de communication (WhatsApp, Telegram, etc…) le 4 septembre, ont tourné à la violence avec des affrontements mortels, l’incendie de bâtiments publics et l’assaut du parlement le 9 septembre, entraînant la démission du Premier ministre et plus de 60 morts. Les citoyens, frustrés par l’instabilité politique et les abus de pouvoir, exigent le respect des droits à l’assemblée pacifique et à la parole libre, forçant un gouvernement intérimaire à prendre le relais. Aux Philippines, des milliers ont défilé le 21 septembre 2025, coïncidant avec l’anniversaire de la loi martiale de 1972, pour dénoncer la corruption massive dans les projets de contrôle des inondations, avec des milliards de fonds publics détournés. Les manifestations, marquées par des arrestations massives – plus de 200 personnes – et l’usage de canons à eau et de gaz lacrymogène par la police, soulignent une exigence d’intégrité et de transparence, amplifiant les appels à protéger la liberté d’expression contre les répressions étatiques.

Même le président a exprimé un soutien symbolique, illustrant la pression populaire qui pousse les autorités à reculer face à la colère collective.

Le rôle des élections aux États-Unis : un réveil démocratique

Aux États-Unis, les élections de 2024 ont joué un rôle primordial dans ce réveil, influençant les politiques sur la liberté d’expression. Des affaires judiciaires ont mis en lumière les tentatives de l’administration démocrate, d’influencer les modérations sur les réseaux sociaux et de censurer des vues opposées. La Cour suprême a statué en faveur du gouvernement dans un cas clé, mais les débats ont amplifié les préoccupations sur les droits constitutionnels, poussant à une transparence accrue pour éviter les interférences dans les futurs scrutins. Post-élection, les implications pour les libertés civiles se font sentir, avec des appels à défendre la démocratie contre toute forme de contrôle narratif imposé.

 


 

Vers une reconquête globale des libertés

Ces mouvements globaux signalent un éveil collectif : les citoyens, las des chaînes numériques imposées par les États, utilisent manifestations, soulèvements et urnes pour exiger un retour à une expression sans frontières. C’est le début d’une reconquête des espaces libres, où la technologie sert l’individu plutôt que le pouvoir.

https://multipol360.com/youtube-cede-et-retablit-les-voix-conservatrices-bannies/

 

Justice indépendante, un monde à deux vitesses ? Affaire Sarkozy corruption ou pas !

Entre Mur des "cons", syndicalisme, et, partialité de 19 juges; un(e) seul(e) en déciderait ?

La condamnation de Nicolas Sarkozy : un coup d’état judiciaire ?


Le verdict du 24 septembre 2025 condamnant Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme dans l’affaire libyenne soulève une certaine indignation, mais aussi des questions sur les zones d’ombre de son passé.

Si la justice semble dévoyée avec un renversement de la charge de la preuve, une exécution provisoire contestable et une immunité pour les faux médiatiques, – comme l’a analysé Philippe de Villiers sur CNews – Sarkozy n’est pas exempt de reproches.

 

Son rôle dans la mort de Kadhafi, qui a éliminé un témoin potentiel, et sa « trahison » du peuple français via le traité de Lisbonne pourraient être vus comme un retour de bâton. Pendant ce temps, son fils Louis semble prêt à reprendre le flambeau politique, suggérant que la dynastie Sarkozy n’est pas éteinte. Beaucoup de questions restent en suspens…

 


 

Le tribunal a balayé trois chefs d’accusation – absence de corruption, d’enrichissement personnel et de financement libyen avéré pour la campagne de 2012 – pour ne retenir que l’association de malfaiteurs, basée sur un « faisceau d’indices » ténu. Après une décennie d’enquête coûteuse, ce verdict apparaît comme un point de bascule judiciaire, selon l’analyse de Philippe de Villiers sur CNews le 26 septembre : la charge de la preuve bascule vers l’accusé, obligé de démontrer son ignorance des actes de ses collaborateurs. Dans un véritable État de droit, c’est à l’accusation de prouver la culpabilité ; ici, l’absence de preuves concrètes devient un argument contre Sarkozy. De Villiers souligne ce renversement comme hallucinant : « Quand il n’y a rien, il n’y a rien à prouver. » Cette inversion évoque les pratiques américaines, où deux récits s’affrontent et l’un l’emporte par pure politique.

L’exécution provisoire et le mandat de dépôt différé aggravent l’indignité : Sarkozy, qui s’est toujours présenté devant les juges, sera incarcéré d’ici janvier 2026, avant même l’appel. Cela prive les politiques du double degré de juridiction, les plaçant en position d’infériorité dès la première instance. Conçue pour empêcher récidives ou fuites, cette mesure semble détournée ici, comme dans d’autres affaires impliquant des figures de droite.

De Villiers y voit une jurisprudence dangereuse, appliquée déjà à Marine Le Pen et promise à d’autres, comme Jordan Bardella (qui verra peut-être arriver son tour au moment opportun).

Les juges, en imposant l’exécution provisoire, transforment les politiques en « petites souris » qu’ils manipulent à loisir, effaçant le pouvoir législatif et exécutif au profit d’un prêtoire tout-puissant.
Ajoutez à cela un troisième outrage, relevé par de Villiers : l’immunité accordée aux faux est criante : le document clé de l’accusation, relayé par Mediaparts’est révélé falsifié, pourtant sans poursuites. Cette impunité pour les « médias du camp du bien » transforme la presse en outil judiciaire, coûtant cher au contribuable sans responsabilité pénale. Sarkozy, réagissant avec dignité à la sortie de l’audience – « Après 10 ans d’enquête, des millions dépensés pour un financement inexistant » – incarne une certaine résilience, mais cette affaire soulève des doutes sur son innocence totale.
 
 

 

Car nuançons : Sarkozy n’est pas un agneau immaculé.

Son intervention décisive en Libye en 2011, sous mandat ONU, a précipité la chute et la mort par lynchage de Mouammar Kadhafi en octobre de la même année.

Kadhafi, accusé d’avoir financé Sarkozy avec 50 millions d’euros, était un témoin clé potentiel ; sa disparition violente a-t-elle opportunément fermé des bouches ? L’affaire libyenne, avec ses allégations de pacte occulte, laisse planer des ombres sur les motivations de cette guerre, qui a plongé la Libye dans le chaos et favorisé l’immigration incontrôlée vers l’Europe. Était-ce une coïncidence bienvenue ?

De même, le traité de Lisbonne de 2008 reste une plaie ouverte : après le rejet populaire du traité constitutionnel par référendum en 2005 (55 % de non), Sarkozy a contourné la volonté du peuple en le faisant ratifier par le parlement. Cette « trahison » démocratique, vue comme un déni de souveraineté, pourrait être interprétée comme un retour de bâton judiciaire. En imposant une Europe supranationale sans consultation, Sarkozy a alimenté le sentiment d’une élite déconnectée, propice à des règlements de comptes via les tribunaux.

N’est-ce pas l’ironie du sort pour un homme qui a souvent joué avec les règles ?

Malgré ces nuages, la dynastie Sarkozy semble loin d’être éteinte. Son fils Louis, âgé de 28 ans, se lance en politique : candidat à la mairie de Menton pour les municipales de mars 2026, il multiplie les apparitions publiques, promouvant un livre sur Napoléon et soutenant son père lors du procès. Formé aux États-Unis, avec un passé militaire et des ambitions affichées, Louis pourrait reprendre le flambeau, perpétuant un héritage familial controversé mais résilient. La relève est-elle prête à affronter les mêmes tempêtes judiciaires ?

Beaucoup de questions restent en suspens : le « faisceau d’indices » tiendra-t-il en appel ? Kadhafi mort, qui corroborera les allégations ? Et si cette condamnation n’était que le symptôme d’une justice idéologisée, inversant la barbarie – quatre ans pour le logeur du Bataclan, cinq pour Sarkozy ?

Du « Mur des cons » aux scalps collectionnés, la magistrature semble cibler les puissants de droite.


 

Cette indignité judiciaire ébranle une fois de plus la République, mais elle interroge aussi les actes passés de Sarkozy. L’histoire jugera-t-elle au-delà des tribunaux ?

https://multipol360.com/la-condamnation-de-nicolas-sarkozy-un-coup-detat-judiciaire/

 
A PROPOS DU MOBILE D'UN DELIT NON EXPLIQUE
 
J'avoue que je n'ai pas le courage de lire en entier les 400 pages du jugement de Madame Nathalie Gavarino et de ses deux collègues, ni d'essayer de comprendre comment, en l'absence de toute preuve tangible, leur "intime conviction" permet d'établir que Sarkozy a eu l'intention (un peu comme dans Minority Report) de commettre un délit de détournement de fonds dont les juges ne parviennent pas à démontrer l'existence !
 
En revanche, est-ce qu'elle et ses copains expliqueraient, par hasard, la raison pour laquelle Kadhafi, à l'époque très proche de Silvio Berlusconi et plutôt réconcilié avec Jacques Chirac, aurait accepté de renflouer illégalement Sarkozy et ses sbires ? 
 
Ministre de l'Intérieur au moment des faits, à la fin 2005, ce dernier n'avait que peu de choses à "vendre" au Raïs de la Tripolitaine, en échange de plusieurs dizaines de millions d'euros.
Peut-être faudrait-il ou aurait-il fallu commencer par cela - dans la mesure où c'est curieusement le même Sarkozy qui fut très largement à l'origine de la chute puis de l'exécution du dictateur libyen cinq ans plus tard.
 
La thèse du chantage potentiel ne paraît pas crédible, car précisément la possibilité d'un tel chantage aurait dû contraindre Sarkozy à demeurer jusqu'au bout dans les petits papiers du chef de la Jamahiriya, capable de révéler sa prétendue indignité quand il le voulait.
 
A moins que l'ancien ministre, si vigoureusement atlantiste, de Jacques Chirac, n'ait eu d'autres fi... ?
Mon Dieu, je n'ose même pas continuer...

Gabriel Nerciat Larvatus


 
La condamnation d’un ancien Président de la République à une peine de prison ferme n’a de précédent que celles de Louis XVI et de Pétain, dans des circonstances historiques exceptionnelles.

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