septembre 15, 2025

Les annonces de Sébastien Lecornu au 30 septembre 2025

Dernières nouvelles ! 

Budget 2026 : une hausse de la « flat tax » revient dans le débat 
 
Selon nos informations, l'exécutif réfléchit à relever le taux du « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. La mesure pourrait rapporter plus de 1 milliard d'euros, mais constituerait un désaveu pour Emmanuel Macron.
 

 
C'est l'un des emblèmes de la politique de l'offre, mise en place par Emmanuel Macron dès son arrivée au pouvoir en 2017 pour favoriser l'investissement et la croissance économique : la « flat tax » (ou prélèvement forfaitaire unique, PFU) sur les revenus du capital (dividendes, placements, plus-values mobilières…) est depuis bientôt huit ans fixée au taux unique de 30 %.
 
Sa hausse est actuellement sur la table, ont appris «Les Echos», confirmant une information de «Politico». Matignon refuse de confirmer et précise que « rien n'est arbitré ». Mais selon nos informations, l'exécutif a même sondé des interlocuteurs du monde économique sur un éventuel passage à 36 %.
 
 
Impôts : Sébastien Lecornu écarte la taxe Zucman et le retour de l'ISF
 
Le Premier ministre a douché les espoirs de la gauche, qui réclame un renforcement substantiel de la taxation des plus fortunés.
 
Ni ISF ni taxe Zucman. Dans une interview accordée au « Parisien » ce vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a douché les espoirs de la gauche, qui réclame un renforcement substantiel de la taxation des plus fortunés.
 
« Il y a une demande politique et sociétale de plus de justice fiscale, notamment pour redresser nos finances publiques. On ne peut pas balayer ce débat d'un revers de la main », a reconnu le Premier ministre. Cependant, « est-ce que la taxe Zucman est la bonne réponse ? La seule réponse ? Personnellement, je ne le crois pas », juge-t-il.
 
« Deux défauts majeurs »
A ses yeux, la proposition faite par l'économiste d'un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros présente plusieurs défauts majeurs. D'abord, l'inclusion du patrimoine professionnel comprenant l'outil de travail (usines, machines, brevets, etc.), qui risquerait d'avoir des impacts en termes « d'emploi, d'investissement et de compétitivité ».
 
Ensuite, « nous avons besoin de capitaux français pour défendre notre souveraineté économique vis-à-vis de certaines prédations étrangères », considère-t-il. Enfin, le rendement risque d'être décevant, « à moins de 5 milliards d'euros et non 15 ou 25 milliards comme parfois avancé », calcule le Premier ministre, reprenant les chiffres évoqués par le président du Conseil d'analyse économique, Xavier Jaravel.
 
Il n'y aura donc pas de taxe Zucman dans le projet de loi de finances. Contrairement aux rumeurs qui circulaient ces derniers jours, il n'y aura pas non plus de retour de l'impôt sur la fortune (ISF). « Le gouvernement ne l'envisage pas », a balayé Sébastien Lecornu.
 
Avec ce double refus, le Premier ministre prend le risque de braquer les députés socialistes, avec qui il tentait ces derniers jours de trouver un terrain d'entente pour ne pas être censuré. « Après 17 jours de silence, force est de constater que le Premier ministre n'a pas entendu les revendications des Français portées par l'intersyndicale et le PS », réagit la députée PS, Estelle Mercier.
 
Sébastien Lecornu laisse néanmoins entendre qu'un geste pourrait être fait pour répondre aux revendications de justice fiscale. « Est-ce qu'en revanche la répartition de la charge au sein des impôts actuels doit évoluer ? De toute évidence, oui. Il faut être sourd pour ne pas entendre que les Français nous demandent plus de justice fiscale. Le débat doit avoir lieu, et là encore c'est au Parlement à la fin de le trancher. Je ferai donc une proposition de budget dans laquelle certains impôts augmenteront, mais d'autres diminueront. »
 
Sébastien Lecornu se refuse toutefois à alourdir la fiscalité d'une manière générale et rappelle que la France affiche « les taux de prélèvements obligatoires les plus importants de l'OCDE ». L'effort budgétaire, pour atteindre la cible de déficit légèrement relevée à 4,7 % du PIB l'an prochain (contre 4,6 % visés par le gouvernement Bayrou), passera donc avant tout par la réduction des dépenses, affichée en priorité.
 
L'Etat devra ainsi diminuer de 6 milliards d'euros son « train de vie », a-t-il indiqué, tandis que les collectivités locales et la Sécurité sociale seront aussi appelées à mieux maîtriser leurs dépenses.
 
Sébastien Dumoulin et Stéphane Loignon

 

Deux semaines après sa nomination, Sébastien Lecornu a répondu aux questions des journalistes du Parisien. Le nouveau Premier ministre a esquissé sa feuille de route tout en donnant sa position sur les différents sujets d’actualité.

 


 

C’est une prise de parole qui se faisait attendre. Sébastien Lecornu a mis fin à une période de diète médiatique dans les colonnes du Parisien, ce vendredi 26 septembre. Dans cette interview fleuve, le Premier ministre a fait savoir que la formation du gouvernement interviendrait avant le début des travaux parlementaires, soit au début du mois d'octobre. L’ancien ministre de la Défense a aussi plaidé pour une nouvelle implication des ministres. «Les ministres devront savoir négocier et revenir au travail parlementaire d’autrefois, c’est-à-dire le dialogue et aller chercher des compromis en séance jusqu'à tard dans la nuit. Et je montrerai l’exemple», a-t-il déclaré. 

Un budget qui devrait atteindre 4.7 % de déficit public

Sébastien Lecornu a également détaillé ses propositions pour le budget. «Je présenterai un projet robuste aux alentours de 4,7 % (de déficit)», au lieu de 4,6 % comme le prévoyait son prédécesseur François Bayrou. «J'ai décidé de ne pas imposer aux Français de renoncer à deux jours fériés sans être rémunérés. C’est pleinement compatible avec l’objectif de 3 % en 2029 qui reste inchangé», a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Le Premier ministre envisage dans ce projet de budget de réduire de six milliards d’euros le train de vie de l’État «qui doit donner l’exemple». «Il y a des attentes sociales fortes dans notre pays, il est donc hors de question de préparer un budget d’austérité et de régression sociale», a rapporté Sébastien Lecornu. Ce dernier a également affirmé être moins alarmiste que son prédécesseur. «Le FMI n’était pas aux portes de Bercy», a assuré le nouveau Premier ministre. 

Pas de suspension de la réforme des retraites

Revendication principale des syndicats, la suspension de la réforme des retraites n’a pas été retenue. «Ça ne réglerait aucun des problèmes» que sont pour lui la situation des femmes et la pénibilité au travail. Le nouveau Premier ministre considère cependant que la réforme Borne n’est pas «achevée» mais estime que «personne ne veut d’un nouveau conclave sur les retraites». Sur l’éventualité d’une réforme de l’assurance-chômage, Sébastien Lecornu a simplement dit souhaiter s’y «atteler en priorité avec les partenaires sociaux». 

Longuement commentée dans les médias ces dernières semaines, et demandée par une partie de la gauche, Sébastien Lecornu a précisé qu’il ne croyait pas que la taxe Zucman sur les hauts patrimoines soit «la bonne réponse», car il ne «veut pas» augmenter les impôts «globalement». Il a ensuite écarté la possibilité d’un retour de l’ISF. La question de la justice fiscale serait quand même intégrée au budget, selon le Premier ministre. «Je ferai donc une proposition de budget dans laquelle certains impôts augmenteront, mais d’autres diminueront», a lancé Sébastien Lecornu. 

Sur la participation du Parti socialiste au gouvernement, il a été plus précis. «Je ne veux pas de débauchage de personnalité issue d’une formation politique qui ne soutiendrait pas le gouvernement», a assuré le nouveau locataire de Matignon. Toutefois, Sébastien Lecornu a appelé au dialogue. «Je tends la main à tous les parlementaires, et en particulier à ceux du Parti socialiste, parti qui a donné deux présidents à la France. C’est un moment de responsabilité entre partis de gouvernement car personne n’aura raison seul», a conclu le nouveau Premier ministre.  

https://www.cnews.fr/france/2025-09-26/reforme-des-retraites-taxe-zucman-nouveau-gouvernement-sebastien-lecornu-detaille

 ALERTE BUDGET | Sébastien Lecornu détaille ses choix : -6 Md€ dépenses de l’État +6 Md€ retraites +5 Md€ santé Objectifs de Déficit : 4,7 % en 2025, retour à 3 % en 2029 Fiscalité : pas de taxe Zucman (<5 Md€), pas d’ISF, mais promesse de « justice fiscale » Retraites Borne maintenues mais à compléter (pénibilité, femmes) AME : pas de suppression, réforme contre fraude Plan antifraude fiscal & social Pas de moratoire sur les renouvelables Et il tente compromis avec le PS pour éviter le 49.3 (Le Parisien)



"Ni instabilité, ni immobilisme. Refuser l’instabilité demande une rupture de méthode, en réinventant notre façon de travailler avec le Parlement, mais aussi au sein du Parlement. Refuser l’immobilisme, parce qu’il nous reste 20 mois pour agir sur ce qui peut être fait par la négociation et de bons compromis. Le reste sera tranché dans les urnes en 2027.


 

 C’est la première fois sous la Veme République que les parlementaires ont autant de pouvoir. Avec 210 députés, le socle commun est toujours la première plateforme politique à l’Assemblée nationale, et dispose de la majorité absolue au Sénat. C’est une majorité à l’Assemblée très relative, qui ne suffit pas à gouverner comme avant. Je veux une discussion parlementaire moderne, franche et de haut niveau avec les oppositions, notamment la gauche républicaine.

On ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas. Beaucoup de choses ont déjà été réglées, notamment concernant les anciens Présidents de la République. Nous allons supprimer les derniers avantages « à vie » qui sont encore accordés à certains anciens membres du Gouvernement.

L’État doit être exemplaire sur sa gestion de l’argent du contribuable. Une mission débutera prochainement pour faire le ménage dans les comités, délégations et offices étatiques. Elle sera placée sous mon autorité directe pour une application rapide des décisions prises. Et confiée à des hauts fonctionnaires de sensibilités politiques différentes, en retraite et donc libres de toute attache, fins connaisseurs des rouages de l’État. 

Nos concitoyens disent une chose simple : le travail doit payer. Je retire donc du précédent projet de budget la suppression de deux jours fériés. Pour réduire notre déficit, nous trouverons d’autres sources de financement, en protégeant toujours en priorité les fruits du travail des Français. 

La rupture concerne autant la méthode que le fond. Nous présenterons au Parlement un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale, après une large concertation : le service public n’est pas qu’une affaire d’élus. Pour réduire la dilution des responsabilités et le millefeuille administratif payé par le contribuable, sans jamais tomber dans la critique facile de nos fonctionnaires. Chaque administration doit être sous l’autorité directe d’un ministre, d’un préfet ou d’un élu local. Quand on sait qui commande, on sait à qui demander des comptes. 

L’accès aux soins est encore trop souvent une source d’angoisse. Depuis 2017, nous avons commencé à inverser la tendance, notamment sur la formation et le recrutement de médecins, mais nous devons faire plus. L’État sera au rendez-vous, en faisant confiance aux acteurs locaux et en accompagnant leurs démarches créatives, comme ici à Mâcon, en Saône-et-Loire. Notre objectif est simple : d’ici 2027, un réseau de 5000 sites France Santé, pour une offre de soins accessible à tous les Français en 30 minutes dans chaque bassin de vie. Nous allons y arriver. 

Je veux dire sincèrement à nos compatriotes que je mesure leurs attentes et que je connais les difficultés. Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver. 

https://x.com/SebLecornu 

 


 

Sébastien Lecornu annonce la suppression des avantages «à vie» des anciens ministres au 1er janvier 2026

C’est fait : les avantages « à vie » des anciens membres du Gouvernement seront supprimés dès le 1er janvier 2026. S’il est normal que la République protège les personnes faisant l’objet de menaces, il n’est en revanche pas concevable qu’ils puissent bénéficier d’avantages à vie en raison d’un statut temporaire. La protection policière ne sera accordée aux anciens Premiers ministres et ministres de l’intérieur que pour une durée limitée, et reconduite en fonction de la réalité du risque. Tous les autres moyens mis à disposition des anciens Premiers ministres à vie le seront dorénavant pour une durée limitée.


«On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas», avait indiqué ce week-end le nouveau premier ministre dans une interview à la presse régionale.

Sébastien Lecornu n’a pas tardé à passer de la parole aux actes. Deux jours après s’être engagé à supprimer les avantages «à vie» dont bénéficient les anciens ministres, le nouveau premier ministre vient de concrétiser sa promesse. «C’est fait», a confirmé ce lundi soir le Normand sur le réseau social X, annonçant que ce changement sera effectif dès le 1er janvier 2026. «S’il est normal que la République protège les personnes faisant l’objet de menaces, il n’est en revanche pas concevable qu’ils puissent bénéficier d’avantages à vie en raison d’un statut temporaire», fait valoir le successeur de François Bayrou à Matignon moins d’une semaine après sa nomination, confirmant une information du Parisien .

Seule exception, une «protection policière» accordée aux anciens premiers ministres et ministres de l’intérieur pour «une durée limitée, et reconduite en fonction de la réalité du risque», prend soin de détailler Sébastien Lecornu. Lequel enfonce le clou : «Tous les autres moyens mis à disposition des anciens premiers ministres à vie» (moyens matériels, chauffeur, véhicule...) «le seront dorénavant pour une durée limitée», prévient l’élu de l’Eure.

Dans un entretien accordé ce week-end à la presse quotidienne régionale, le premier ministre, en quête d’économies budgétaires, avait préparé les esprits à un tel aggiornamento.  

«On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas. La réforme, ce n’est pas toujours “pour les autres”, cela crée la suspicion», 

 avait-il jugé. Comme pour tenter de faire redescendre la température sociale à quelques jours de la journée de mobilisation syndicale, prévue le 18 septembre.

D’après Le Parisien, le gouvernement prévoit de revoir le décret du 20 septembre 2019, qui encadre les privilèges accordés aux anciens premiers ministres. Jusqu’à présent, ces derniers pouvaient se voir octroyer «sur leur demande, un véhicule de fonction et un conducteur automobile», à la charge de l’État. Mais aussi bénéficier d’un «agent pour leur secrétariat particulier» pendant dix ans à compter de la fin de leurs fonctions et au plus tard jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 67 ans. À noter que ces avantages ne s’appliquent pas aux anciens hôtes de Matignon lorsque ceux-ci disposent déjà de privilèges via un mandat parlementaire ou local, ou leur fonction publique.

 

Sébastien Lecornu en opération séduction avec les partenaires sociaux

En recevant une par une les organisations syndicales et patronales, le premier ministre tente de retisser un lien abîmé par ses prédécesseurs.

À peine nommé, Sébastien Lecornu ne ménage pas son agenda. Dans son marathon de rendez-vous et de consultations, le nouveau premier ministre laisse une large place aux partenaires sociaux. Une manière d’éviter l’écueil auquel son prédécesseur s’est heurté. Après la chute de François Bayrou, l’ancien ministre des Armées le répète à l’envi : il veut être en « rupture » tant sur le fond que sur la forme.

Le défilé des partenaires sociaux a donc commencé vendredi dernier avec la venue de Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT. Après deux heures de discussion, la syndicaliste a jugé le nouveau chef du gouvernement « à l’écoute ». Elle n’a toutefois pas manqué de réaffirmer sa motivation « à réussir la mobilisation du 18 septembre ». Reçue ce lundi matin, son homologue cégétiste Sophie Binet s’est montrée plus virulente. La secrétaire générale de la centrale de Montreuil avait donné rendez-vous à la presse sur le trottoir de Matignon. « Ce rendez-vous confirme plus que jamais…

https://www.lefigaro.fr/social/sebastien-lecornu-en-operation-seduction-avec-les-partenaires-sociaux-20250915 

 


 

Thierry Solère, «intermédiaire» de l’ombre derrière Sébastien Lecornu

 L’ancien député LR rallié à Emmanuel Macron en 2017 sert d’agent de liaison au nouveau Premier ministre, dont il est un ami de longue date.

Il était aux premières loges de la passation de pouvoirs entre François Bayrou et Sébastien Lecornu. Cravaté et souriant, Thierry Solère assistait à la consécration d’un intime. « Mon meilleur ami », dit-il depuis longtemps de Sébastien Lecornu, à qui il a offert cette chienne baptisée Tiga dont le nouveau Premier ministre se sépare rarement. 

Depuis que Sébastien Lecornu a pris ses quartiers, Thierry Solère a déjà été aperçu à plusieurs reprises à Matignon, parfois assis à côté du nouveau titulaire des lieux en réunion. Mais pas question pour lui d’intégrer officiellement le cabinet de son ami. « Ce sera un visiteur du soir », évacue un proche de Lecornu. Ce qu’il était déjà à Brienne, siège du ministère des Armées que ce dernier occupait depuis 2022.

https://www.lefigaro.fr/politique/thierry-solere-intermediaire-de-l-ombre-derriere-sebastien-lecornu-20250915

 Mission Etat efficace" : Sébastien Lecornu nomme deux fonctionnaires chargés de supprimer des structures publiques
➡️  https://l.franceinfo.fr/43C

Sébastien Lecornu relance la chasse aux comités, opérateurs et délégations inutiles →https://l.lefigaro.fr/Dw3

«Mise en extinction» du SNU, délégations interministérielles... Sébastien Lecornu relance la chasse aux agences et comités inutiles

Le premier ministre a chargé deux hauts fonctionnaires de lui faire des propositions pour améliorer l’organisation et renforcer l’efficacité du service public.

La chasse aux agences, opérateurs et comités inutiles est un sport auquel les derniers premiers ministres se sont adonnés. Sébastien Lecornu vient à peine de déposer ses affaires à Matignon qu’il en rejoint le club. Le nouveau chef du gouvernement a lancé ce vendredi la mission « État efficace », pour une meilleure organisation et une plus grande efficacité du service public. Avec une petite variante cette fois-ci : deux hauts fonctionnaires (Pierre-Mathieu Duhamel et Denis Morin) sont chargés de débusquer les structures caduques ainsi que les défauts d’organisation dans les services, et de lui en rendre compte directement, de façon « agile ». Autrement dit, ils devront formuler « en continu » auprès de Sébastien Lecornu des propositions de mesures d’efficacité. « La volonté est d’accélérer sur ces sujets en boucle courte, plutôt que de faire des cycles très longs comme cela était privilégié sous François Bayrou », précise une source gouvernementale.

 


Les chargés de mission du premier ministre poursuivront deux objectifs, précise Matignon. Le premier consiste à rendre l’organisation administrative plus lisible et plus efficace, notamment en regroupant et, si besoin, en supprimant des structures redondantes. L’intention est également de rendre le pouvoir aux ministres sur des services et sur les opérateurs réputés avoir pris trop d’indépendance. Le deuxième volet doit « contribuer, dans un contexte de finances publiques contraintes , à renforcer la performance de la gestion » de tous les services et organismes publics visés.

Plusieurs délégations interministérielles supprimées

Afin de montrer qu’il ne s’agit pas là de vœux pieux, Matignon annonce du même coup que différentes délégations interministérielles vont d’ores et déjà être supprimées. Ainsi la délégation interministérielle en charge du suivi des conclusions du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique, et celle à la forêt et au bois vont-elles disparaître. Un sort similaire sera réservé dès le 1er octobre au poste de délégué interministériel à l’accompagnement des territoires en transition énergétique. La délégation interministérielle aux restructurations d’entreprises est supprimée et ses missions sont renvoyées vers la direction générale des entreprises (DGE), tandis que celle en charge des grands événements sportifs rejoint la direction des sports du ministère des Sports.

Plus surprenant, Matignon annonce au détour de son communiqué « la mise en extinction » du service national universel (SNU), pourtant cher à Emmanuel Macron, et donc de la délégation générale chargée de ce sujet, au 1er janvier. Un service militaire volontaire (SMV) doit être prochainement créé. Cependant, « il ne s’agit pas de supprimer le SNU » immédiatement, a tempéré l’entourage du premier ministre cité par l’AFP. C’est aussi l’occasion d’accélérer la disparition d’entités « en fin de vie », comme le coordonnateur national des mobilités pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, et la délégation ministérielle aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 du ministère de l’Économie. Ces mesures, de portée symbolique, ont vocation à montrer « l’exemplarité de l’État », explique-t-on à Matignon, où l’on ajoute que « ce n’est que le début de la mission ». Car pour l’heure, seules « quelques dizaines de postes » sont concernées par les annonces de ce vendredi.

« On a pris des choses faciles pour commencer », ironise la sénatrice (LR) Christine Lavarde, rapporteuse d’une commission d’enquête sur les agences et opérateurs de l’État, tout en saluant le volontarisme affiché par le premier ministre. Désormais, « il s’agit de passer à l’action », estime celle dont les travaux ont conclu en juillet que 540 millions d’euros peuvent être économisés en deux ou trois ans sur les 103 agences, 434 opérateurs, 317 organismes consultatifs et 1 153 organismes publics nationaux recensés. Amélie de Montchalin, ministre sortante des Comptes publics, avait pour sa part affirmé en avril vouloir réaliser 2 à 3 milliards d’économies d’ici à 2027 en supprimant ou fusionnant un tiers des opérateurs, hors universités. Un objectif bien plus ambitieux mais qui suppose de couper dans des politiques publiques, et pas seulement de mettre de l’ordre dans le maquis des opérateurs, rétorque Christine Lavarde, sceptique.

Si l’on ignore encore l’ampleur du travail qui sera diligenté par Sébastien Lecornu, à Matignon on assure vouloir se servir « de l’existant » et que l’heure n’est plus à l’élaboration d’un « énième rapport ». Le gouvernement pourra s’appuyer sur la proposition de loi que les sénateurs LR ont élaborée cet été à partir des conclusions de la commission d’enquête, qui sera bientôt rendue publique. « Si ces deux hauts fonctionnaires mettent en musique notre travail, c’est parfait », espère la sénatrice.

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/sebastien-lecornu-relance-la-chasse-aux-comites-operateurs-et-delegations-inutiles-20250919

 

 
 

Le nœud coulant de la dette....Or et Patrimoine !

Le nœud coulant de la dette : jusqu’où l’épargne des Français financera-t-elle les transferts sociaux ?


Jordan Bardella a refait savoir qu’en cas de victoire aux législatives anticipées qui ne manqueront pas de succéder à la censure  à notre sens inévitable de Sébastien Lecornu, le RN souhaitait lancer un « fonds souverain français », avec un capital et un rendement garantis par l'État.

(
Dans cette capsule Patrimoine, Machabert rappelle les fondamentaux de la gestion de patrimoine par gros temps, à mesure que les Français, gagnés par la peur, prêtent (sans le savoir ou presque, via les fonds euros de leurs contrats d’assurance-vie) de plus en plus au Léviathan, qui est à la source de leur malheur, puisque la dette qu’il lève consiste désormais pour l’essentiel en des dépenses de fonctionnement, par nature improductives, et des transferts sociaux toujours plus vastes. )

 

Est-ce crédible et surtout est-ce de nature à tirer notre pays de l’ornière dans laquelle il s’enfonce, d’autant que l’agence Fitch Ratings vient de nous reléguer vendredi 12 septembre dans le club des « simples A », aux côtés de l’Estonie, de l’Arabie saoudite ou encore de la Chine ? 

 

 

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Éric Verhaeghe

 

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Source: https://www.lecourrierdesstrateges.fr/le-noeud-coulant-de-la-dette-jusquou-lepargne-des-francais-financera-t-elle-les-transferts-sociaux/  

 

septembre 14, 2025

La fracture sociale est aggravée par un désenchantement profond envers les élites politiques déconnectées de la réalité !

L’étude du professeur et chercheur britannique David Betz, publiée dans le Military Strategy Magazine en août, alerte sur une montée significative des tensions internes dans les pays occidentaux : « La principale menace pour la sécurité et le bien-être de l’Occident aujourd’hui n’est pas extérieure mais intérieure — en particulier, la guerre civile. »
 
 
 
Selon Betz, l’idée que les sociétés modernes, démocratiques et prospères sont immunisées contre la guerre civile appartient désormais au passé. Alors qu’une génération plus tôt, les nations occidentales étaient encore unies par un sentiment fort d’identité et d’héritage commun, elles sont aujourd’hui devenues des « entités disloquées », des « puzzles de tribus identitaires concurrentes » vivant dans des communautés séparées.
 
Betz identifie plusieurs éléments récurrents, notamment la destruction ciblée de la mémoire collective par le vandalisme ou le pillage des musées, archives et monuments, effaçant une partie essentielle de l’histoire nationale : « Les guerres civiles causent de graves déprédations par le vandalisme iconoclaste ou le vol de l’infrastructure culturelle de la société — c’est-à-dire l’art et autres objets et architectures historiques. »
 
La fracture sociale est aggravée par un désenchantement profond envers les élites politiques, perçues comme déconnectées de la réalité et incapables d'apporter des réponses concrètes aux défis contemporains : 
« Les gouvernements occidentaux, confrontés à une détresse civilisationnelle structurelle croissante et ayant gaspillé leur légitimité, perdent la capacité de gérer pacifiquement des sociétés multiculturelles, désormais fracturées à un point terminal par la politique identitaire ethnique."
 
Le résultat initial est une descente accélérée de plusieurs grandes villes vers un statut “sauvage” marginal. » S’ajoute à cela une fracture démographique : « Le premier facteur est la dimension ville-campagne des conflits à venir, qui résulte des dynamiques d’installation des migrants.
 
 
 
En termes simples, les grandes villes sont radicalement plus diverses et entretiennent une relation politique de plus en plus hostile avec le reste du pays. » David Betz illustre son propos à partir de la carte des 457 circonscriptions françaises qui ont voté au premier tour des élections européennes de 2024 pour le Rassemblement national (contre 119 pour d’autres partis).
 
Et d’ajouter : « Les pays les plus susceptibles de voir éclater un conflit civil violent en premier sont la Grande-Bretagne et la France — tous deux ont déjà connu ce qu’on peut qualifier d’incidents précurseurs ou exemplaires. ».     
 

 

La cleptocratie (ou kleptocratie) est le gouvernement (ou le pouvoir) des voleurs.!! Selon HH.HOPPE

Il n'y a pas beaucoup de chances que les imbéciles, même s'ils forment la majorité, soient systématiquement plus malins que la minorité des individus brillants et énergiques et parviennent à s'enrichir à leurs dépens. 
 
 

 
 
Bien plutôt, la plus grande partie de la redistribution se fera à l'intérieur du groupe des "non-pauvres", et il arrivera souvent que ce soient les plus riches qui arrivent à se faire subventionner par les plus pauvres. 
 
Pensez seulement à la pratique quasi-universelle des études universitaires quasiment "gratuites", grâce auxquelles la classe ouvrière, dont les enfants fréquentent rarement l'enseignement supérieur, est amenée à subventionner la formation des enfants de la bourgeoisie. » 
 
Hans-Hermann Hoppe
 
 
«  Il est facile de comprendre pourquoi on pourrait vouloir instituer un État. Ce n'est pas, comme on nous le serine depuis l'école maternelle, pour réaliser le bien commun ou parce que sans État il n'y aurait pas d'ordre, mais pour une raison beaucoup plus égoïste et basse. C'est parce que celui qui détient un monopole de l'arbitrage final sur un territoire donné peut inventer et imposer des lois en sa faveur au lieu de reconnaître et d'appliquer le droit existant ; et qui peut légiférer peut aussi imposer, et donc s'enrichir aux dépens d'autrui. »
    — Hans-Hermann Hoppe, Natural order, the state, and the immigration problem, Journal of Libertarian Studies, 2002, voir source ici en Pdf
 
Source: Wikibéral 
 

La Voie du Milieu avec François-René Đặng-Vũ Bân Rideau, dit "Faré" et Arthur Homines

 Le Tao ou la voie du Milieu

Tao ou Dao signifie en chinois « voie ». Le terme désigne aussi l'action de marcher, d'avancer. C'est un peu l'équivalent du mot « démarche » (au sens de méthode) ou « chemin ». En ce sens très large, le Tao appartient à toutes les philosophies chinoises.
 

 
"Le sophisme du juste milieu consiste à affirmer qu'une position moyenne entre deux extrêmes serait la meilleure. C'est un réflexe fréquent en politique, où l'on cherche à piocher des idées de chaque côté. Toutefois, cette approche ne peut séduire que ceux qui n'ont ni compris ni intégré le principe de non-agression (NAP), tel que défini par la philosophie anarcho-capitaliste. 
 
Il n'existe pas de "juste milieu" entre l'agression et la non-agression. C'est une norme binaire : soit vous agressez, soit vous n'agressez pas. Il ne peut y avoir de compromis. L'idée d'avoir "un peu d'agression" en société serait une contradiction, qui rendrait la justice inapplicable. Toute autre norme justifierait la violence de l'État envers l'individu, ou celle d'individus envers d'autres. 
 
 Le NAP permet de séparer le juste de l'injuste. Il tranche entre ce qui relève d'une action légitime et ce qui n'en relève pas, supposant alors réparation. Sans un critère objectif, il est impossible de rendre la justice sur la base d'un principe découvert par la raison. Le NAP est justement cette norme éthique absolue. 
 

 
Et à tous ceux qui estiment que bien des situations sociales appelleraient des réponses plus nuancées que le simple choix binaire "agression vs. non-agression", je répondrais ceci : de même qu'une route peut ne pas être parfaitement parallèle sans que cela ne remette en question le concept de parallélisme , la difficulté d'appliquer le NAP dans une situation confuse ne remet pas en question sa validité en tant que principe normatif. 
 
En cas de situation litigieuse, le principe demeure. C'est l'application du droit qui varie, non le principe lui-même. Le droit est un processus qui vise à appliquer ce principe. Dans un système de droit privé, des arbitres privés auraient donc le devoir de déterminer ce qui s'est passé et de prendre une décision finale. Autrement dit, ce n'est pas parce que l'application est complexe que le principe est mauvais. Au contraire, c'est le principe qui guide l'application du droit et la rend légitime."
 
Sur un autre sujet, je précise: Il faut comprendre une chose avec les profils radicalisés : la philosophie, les arguments, la cohérence... ils s'en fichent complètement. Ce n'est pas leur sujet. Ils sont là pour défendre une vision de la société et la faire appliquer, avec l'espoir évident de faire partie des vainqueurs dans le monde qu'ils imaginent. La gauche la plus extrême s'y complaît, mais ce phénomène se retrouve également à droite. C'est une question d'approche de la réalité et de degré d'aveuglement. Vous ne pourrez jamais convaincre quelqu'un comme Ilan Gabet de vos idées. Il est déjà complètement hypnotisé. Pour lui, vous êtes des ordures intégrales dès que vous n'êtes pas d'extrême-extrême-extrême gauche. Il a été programmé comme tel. Il serait sans doute ravi s'il vous arrivait malheur. Depuis quelques jours, on voit ce genre de profil lobotomisé enchaîner les cyber-menaces de mort et jouer de perversion en public. Ceux qui s'en amusent savent pertinemment que leurs propos peuvent exciter les foules, notamment les profils capables de violence directe (tabasser, voire tuer). Ilan Gabet fait partie de ces agents du chaos, en se servant de la diabolisation comme manière de se dédouaner et de la haine de ses suiveurs pour répandre sa violence sur le monde. Arrêtez de perdre du temps avec eux et concentrez-vous sur l'essentiel.

Arthur Homines

Messager de la Liberté. Droit naturel, école autrichienne d'économie & investigations sur le Pouvoir.

https://x.com/arthurhomines/status/1966895629075968320 


Un petit rappel de mon ami François-René Đặng-Vũ Bân Rideau, dit "Faré" de son site en 2006

Quatre histoires sur la Voie du Milieu

  Chaque fois que je suis appelé un extrémiste, le plus souvent par des gens qui en appellent à une troisième voie entre le capitalisme et le socialisme (comme Benito Mussolini le fit avant eux), j'aime à raconter l'une ou l'autre de ces deux histoires.
Une forme courte de la première histoire a longtemps été dans ma collection de citations.
(Traduit en juin 2016)
 
Une jeune femme insouciante voyageait à travers une forêt. Au fond des bois, son groupe d'amis fut arrêté par un brigand, qui abattit ses compagnons désarmés. Le voyou exigea tout son or et déclara qu'il la laisserait partir en vie si seulement elle lui accorderait ses charmes pendant une semaine. Téméraire mais pas stupide, la jeune femme rassembla tout son courage, et prit les jambes à son cou. Et elle courut et courut, durant des minutes aussi interminables que désespérés, l'agresseur de la talonner, de l'insulter, et de lui raconter toutes les tortures qu'elle endurerait quand il l'aurait attrapée, jusqu'à ce qu'enfin elle arriva à bout de souffle dans une clairière où un ermite était assis en méditation devant sa hutte. Elle se jeta aux pieds de l'ermite et l'implora de l'aider. Un expert renommé en arts martiaux, l'ermite était aussi un adepte de la Voie du Milieu, versé dans la sagesse antique et vénéré comme Guide Spirituel. Prudent ne jamais utiliser la violence que pour une Justice Supérieure, il proposa d'entendre les deux parties et de rendre un verdict fondé sur sa Très Juste Philosophie de la Voie du Milieu.

"Ce bandit veut me voler et me violer", dit la femme, "s'il vous plaît protégez-moi."
"Cette pute est entré sans permission dans mon territoire," affirma le brigand,
"j'exige tout son or et une semaine de ses charmes comme une compensation légitime pour cette agression."
"Je ne vous donnerai rien du tout," répondit la femme, "car mon or et mon corps sont à moi, et vous avez aucun titre sur cette forêt."
Alors que le brigand commençait à l'insulter et qu'elle entamait une réponse, le Sage cria sévèrement "Silence !".

Les deux parties effrayées écoutant respectueusement, il prononça donc ces paroles de Sagesse:
"La Justice se trouve toujours dans un Juste Milieu. Loin que l'un de vous ait Raison, chacun d'entre vous ne détient que la moitié de la Vérité.
La Vérité réside à Mi-chemin entre vos deux revendications extrêmes. Aussi, le Brigand s'emparera de la moitié de la propriété de la Voyageuse, et la moitié de celle-ci seulement; de plus, il la violera pendant trois jours et demi, et trois jours et demi seulement.

Après avoir livré sa Sage Sentence, l'ermite retourna à sa méditation, et s'efforça via moult exercices de respiration d'ignorer les cris d'une femme que trop attachée à son confort terrestre.


Et si le point n'est pas assez clair, voici la deuxième histoire, récemment inventée sous l'inspiration d'un exemple extrait d'un essai d'Ayn Rand.


Quelque temps plus tard, notre ermite, ayant abandonné la moitié de sa hutte au bandit, puis la moitié du reste, décida que la vie dans la forêt n'était plus aussi inspirante qu'elle ne l'avait été auparavant, et se rendit en pèlerinage au très reculé Temple de la Vie et la Mort. À la fin de son voyage à gravir une montagne élevée et pelée sous un soleil brûlant, l'ermite fatigué et assoiffé fut accueilli par un moine à la porte du temple.

"Paix à vous, Pèlerin. Je suis le Prêtre de la Vie.
Voici un peu de thé chaud pour étancher votre soif, veuillez boire de cette coupe."
Comme l'ermite atteignait la tasse de thé qui lui avait été offerte, un autre moine sortit en courant du temple, et a cria:

"Attention, Étranger, ne buvez pas de cette coupe! Je suis le Prêtre de la Vie et voilà le Prêtre de la Mort. Ce qu'il vous propose est un puissant poison une seule goutte duquel pourrait tuer dix personnes. Voici un peu de thé chaud pour vous. S'il vous plaît buvez de ma tasse et non pas de la sienne." "Ne l'écoutez pas!" fit le premier moine. "C'est lui le Prêtre de la Mort, et c'est sa tasse qui contient le poison mortel, je vous en prie, buvez de ma tasse et abstenez-vous de boire de la sienne."

Les deux moines commencèrent à argumenter, mais furent promptement interrompus par l'ermite. Ils portèrent donc leurs regards suppliants sur un homme serein.
"Allons bon," déclara calmement l'ermite, "je suis un adepte de la Voie du Milieu, et je peux dire que, loin que l'un de vous ait Raison, chacun d'entre vous ne détient que la moitié de la Vérité. La Vérité réside à Mi-chemin entre vos deux revendications extrêmes. En conséquence, je vais boire la moitié de la première coupe, et la moitié de la seconde coupe." Et l'ermite de répandre à terre la moitié de chaque tasse, de mélanger les liquides restants,
et de boire le mélange. Peu après, il mourut dans d'horribles convulsions, incapable d'entendre le rire du Prêtre de la Mort et les lamentations du Prêtre de la Vie.


Je laisserai la morale de l'histoire à Thomas Paine:

La modération dans le tempérament est toujours une vertu; mais la modération dans les principes est toujours un vice.



Mise à jour: bien que chacune ces histoires se suffit à elle-même, les combiner ensemble et avec les compléments suivants peut apporter une illumination supplémentaire.


Après trois jours et demi, l'ermite finalement força le bandit à libérer la femme et à lui laisser la moitié de son or. Quelques semaines plus tard, alors qu'il dépensait son butin durement gagné dans une taverne, le détrousseur a raconté cette histoire très particulière à son avocat et ami.
"Oh non!" commenta l'ami, "tout ce que tu avais à faire était d'exiger deux fois plus que ce que tu ne voulais vraiment!"

Cette même année, la jeune femme, en convalescence de son traumatisme, se rendit aussi en pèlerinage au célèbre Temple de la Vie et la Mort. Confrontée à la même salutation par les deux moines, elle essaya présomptueusement de déterminer qui était le Prêtre de la Vie et qui était le Prêtre de la Mort en leur posant des questions.
Mais la discussion qui suivit entre les deux moines devint vite trop abstraite, complexe et ésotérique à suivre pour son esprit féminin, faible et ignorant. Aussi après un certain temps, elle pris la première occasion d'un silence dans le débat pour s'interposer et proposer:

"Vous deux ô grands sages devez avoir très mal à la gorge pour avoir participé à controverse intellectuelle aussi prolongée. Que ne buvez-vous donc chacun du thé que vous avez apporté ?
La modeste femme que je suis peut attendre d'être servie après les luminaires de la sagesse que vous êtes."

 

 
 Quant à des morales à ces histoires, je peux en trouver beaucoup, mais je devrais probablement vous laisser les trouver vous-même, et donc je ferais mes suggestions en encre invisible (sélectionnez le texte pour les révéler):
 
Chaque crime est la moitié d'un crime double; un demi-crime est toujours un crime.
C'est la négation des droits et non l'étendue d'une action qui caractérise un crime.
Les demandes des honnêtes gens ne s'éloignent jamais de la simple justice, mais il n'y a pas de limite aux exigences des malhonnêtes gens.
On juge un arbre aux fruits qu'il porte.
Une personne intelligente parfois peut ou ne peut pas anticiper les fruits futurs, mais tout le monde peut voir les fruits passés.
Les personnes les plus sages ne sont pas toujours les plus instruites et autres "intellectuels" proclamés.
La responsabilité - manger sa propre pâtée pour chien - est ce qui maintient chacun de nous sur la bonne voie.
On découvre la meilleure façon de vivre non pas en imposant la conclusion d'un débat (politique), mais en laissant chaque personne à vivre de la façon qu'elle recommande aux autres (liberté). 



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